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jeudi 6 septembre 2012

Mike Walton

(Texte et images de Benoît AKA KeithActon que vous pouvez également lire dorénavant sur un blogue d'histoire du Football canadien : http://bottedenvoi.blogspot.ca/)

Après une carrière junior fructueuse avec les Marlboros de Toronto (incluant une Coupe Memorial en 1964), Mike Walton attira l’attention des Leafs.  Comme l’équipe était toutefois au sommet à ce moment, il fit la navette pendant quelques années entre la LNH et la Ligue Américaine.


Il faut dire que ses favoris proéminents et sa longue chevelure ne l’aidèrent pas à obtenir la confiance du très strict entraîneur Punch Imlach.  Le problème fut finalement réglé lorsqu’un soir, George Armstrong et Tim Horton se cachèrent dans sa chambre pour ensuite jouer aux apprentis barbiers avec lui.

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Son insoumission, sa grande confiance en lui et les attentes à son endroit ne furent pas les seules causes de ses relations plutôt complexes avec Imlach.  Son mariage avec la petite-fille du propriétaire Conn Smythe compliqua aussi les choses, même si ce dernier le détestait.  Smythe n’appréciait pas qu’il soit représenté par Alan Eagleson, qui avait aidé à mettre sur pied l’association des joueurs.  Au départ d’Imlach, les choses ne s’arrangèrent d’ailleurs pas.

Il chercha alors l’assistance d’un psychiatre (approuvé par la ligue) qui lui diagnostiqua un problème de dépression, alimenté par son lien particulier entre lui, l’équipe et sa famille.  Il passa donc aux Bruins dans un échange à trois équipes, où les Flyers firent entre autres l’acquisition de Bernard Parent.  En 1972, il y gagna une deuxième Coupe Stanley (après celle de 1967 avec les Leafs). 
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Au cours de la saison suivante, il fut impliqué dans un accident bizarre, alors que dans un hôtel de St-Louis, il trébucha, tomba sur une plaque de verre et dut recevoir plus de 200 points de suture et plusieurs transfusions.

Son talent offensif et sa personnalité flamboyante en fit une cible parfaite pour l’AMH naissante.  En 1973-74, il signa donc un contrat de trois ans pour 450 000$ avec les Fighting Saints du Minnesota, où il devint le centre d’intérêt principal.  Malgré une certaine inconstance dans son jeu, son impact fut immédiat et il gagna dès sa première année le championnat des compteurs de la ligue, avec une fiche de 57-60-117.  Son nouveau statut, ainsi que sa nouvelle prospérité, ne l’aidèrent évidemment pas à retrouver une certaine modestie, bien au contraire.

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Lors d’un match à Edmonton, alors que Walton était sur le point de s’échapper, son coéquipier Gordie Gallant se mérita une pénalité derrière lui.  Walton se mit alors à enguirlander Gallant jusqu’au banc des pénalités.  Après avoir purgé son deux minutes, Gallant alla retrouver Walton pour lui donner des coups.  L’arbitre dit alors à l’entraîneur Harry Neale qu’il devrait donner une inconduite à son équipe, ce à quoi Neale répliqua qu’à ce qu’il sache, rien n’empêchait deux coéquipiers de se battre.

À un autre moment à Winnipeg, au lendemain d’une soirée apparemment bien arrosée, il eut aussi l’idée de faire rire ses coéquipiers. Il sauta donc dans une piscine, qui se situait à côté de la patinoire d’entraînement, avec tout son équipement.  La blague devint moins drôle lorsque l’équipement, une fois complètement détrempé, se mit à l’entraîner vers le fond.  Il dut donc être repêché (au sens propre du terme) par ses coéquipiers.  Et comme l’équipe était arrivée par autobus sur le site avec leur équipement sur le dos, il dut regagner l’autobus mouillé dans le froid hiver de Winnipeg.         

Il avait aussi une immense peur des insectes.  Ceci représentait tout un obstacle dans certains des vieux arénas des premières années de l’AMH.  Le Sam Houston Arena (où jouaient les Aeros de l’endroit) était entre autres réputé pour ses coquerelles format géant.

En février 1976, il décida qu’il en avait assez des Fighting Saints et de leurs problèmes financiers et il quitta l’équipe trois jours avant qu’elle ne disparaisse en pleine saison.  Il se joignit alors aux Canucks, qui avaient fait l’acquisition de ses droits dans la LNH deux ans plus tôt.  Il y connut sa meilleure saison dans la Ligue Nationale en 1977-78 avec une fiche de 29-37-66.  Il fut malgré cela échangé aux Blues contre un simple choix de 4e ronde une fois l’année terminée.

Après 23 matchs, il fut laissé aller par les Blues.  Les Bruins lui firent ensuite signe pour 14 matchs et il termina ce qui fut sa dernière année dans la Ligue Nationale avec Chicago.

Celui qu’on surnommait « Shakey » (parce que sur la glace, sa tête changeait de direction à un rythme accéléré) est aujourd’hui agent immobilier dans la région de Toronto, où il aurait eu plusieurs joueurs des Leafs comme clients.

Sources : Willes, Ed, “The Rebel League, The Short and Unruly Life of the World Hockey Association”, McClelland & Stewart, 2004,


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