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lundi 15 avril 2013

CCM



Encore aujourd’hui, le nom CCM est bien présent, étant un des principaux fournisseurs d’équipement de la LNH.  Pourtant, à ses origines, le hockey n’avait rien à y voir.
 
Walter Massey était le fils d’un puissant industriel, Hart Massey, qui possédait le fabricant d’équipements agricoles Massey-Harris (devenu plus tard Massey-Ferguson).  En 1899, il eut l’idée de produire des vélos.
 
Lorsque l’American Bicycle Company envisagea de s’établir au Canada, cinq fabricants canadiens, dont Massey-Harris, décidèrent de s’unir pour affronter la compétition.  La Canada Cycle & Motor Company était née.  Établie à Weston (faisant aujourd’hui partie de Toronto), l’entreprise eut aussi comme projet de fabriquer des automobiles (d’où le « M » dans « CCM »).  La production automobile ne dura toutefois que de 1905 à 1915.
 
Les patins ne sont arrivés que quelques années plus tard.  On cherchait à faire quelque chose avec les retailles de métal qui traînaient dans l’usine.  On décida donc d’en faire des lames de patins.
 

 
Suite à son décès, CCM acquit en 1937 l’entreprise de George Tackaberry, qui avait inventé la bottine de patins renforcée sur le devant et au talon.  S’en suivit une grande domination des CCM Tacks dans le marché du patin.  L’entreprise se mit également à fabriquer d’autres pièces d’équipement.
 
Toutefois, rien n’est éternel.  Suite à la récession du début des années 1980, CCM rendit les armes et fit faillite en 1983.  L’usine de Weston fut démolie peu de temps  après.  Toutefois, la marque avait toujours une grande valeur et intéressa deux acheteurs.  Le Groupe ProCycle de Saint-Georges-de-Beauce l’utilisa pour ses vélos.  Pour ce qui est du hockey, c’est l’homme d’affaires montréalais David Zunenshine, qui possédait déjà une entreprise de fabrication de chandail de hockey, qui s’en porta acquéreur pour fabriquer de l’équipement. 
 
À la fin des années 1980, l’entreprise se diversifia dans le secteur des jouets, en faisant l’acquisition de noms comme Coleco et Buddy L.  Elle prit le nom de SLM International en 1991.

 
En 1995, elle dut se restructurer, se départir de certains actifs et demander la protection contre ses créanciers.
 
En 1998, elle fit l’acquisition de la montréalaise Sports Holdings, qui détenait les marques Titan, Jofa, Koho, Canadien et Heaton.  Pour souligner son focus sur l’équipement de hockey, SLM fut renommé « The Hockey Company ».
 
En 2004, elle fut rachetée par l’américaine Reebok, qui mit principalement l’emphase sur sa propre marque, ainsi que sur CCM.  En 2005, c’est au tour de Reebok d’être avalée par l’allemande Adidas.

En plus de son bureau et de son centre de recherche de Montréal, l’entreprise possède toujours une usine de chandails à St-Hyacinthe, une de bâtons à Cowansville et une qui fabrique l’équipement destiné aux professionnels à St-Jean-sur-Richelieu.  Le reste de la production vient de l’étranger.
 
Sources : “The story of CCM : Weston plant created much more than bikes and skates” de Liam Casey, 24 juillet 2011, The Toronto Star (thestar.com),
“Reebok CCM abolit 85 emplois à St-Jean-sur-Richelieu“ de Michel Munger, 25 novembre 2011, Argent (argent.canoe.ca),
“À propos de CCM:  Les origines de CCM“ et “Nouvelles : Reebok inaugure son nouveau siège social et son centre d’innovation à Montréal“ 17 janvier 2006 (ccmhockey.com), wikipedia.org.

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