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jeudi 15 août 2013

Claude Provost, le meilleur joueur oublié de tous les temps?


J'aime souvent namedropper le héros de ma ville natale, le grand Jean-Claude Tremblay, comme le plus grand joueur oublié de l'historie de la NHL. Ce défenseur efficace qui a révolutionné sa position avec son style élégant et efficace est souvent cité par tous les baby-boomers comme ayant été leur héros d'enfance, ayant même été immortalisé dans la (pleurnicharde) chanson Hockey de Beau Dommage comme ayant été l'idole d'enfance du protagoniste de la chanson. Apparemment qu'en raison de sa défection vers la WHA en 1972, il aurait été depuis boudé de toutes considérations pour l'intronisation au Temple de la Renommée. Et comme de nos jours on n'intronise que des joueurs ayant terminé leur carrière récemment (money talk, bullshit walk), et bien il ne le sera probablement jamais, même lorsque que ces vieux bougons ayant connu l'époque de la WHA seront morts... 

Même si je ne l'ai jamais vu jouer, étant natif de La Baie au Saguenay, je ne suis pas très objectif lorsque j'emets mon opinion envers le talent de Jean-Claude Tremblay, c'est le nôtre, celui qui a gagné 5 fois la Coupe avec le Canadien et qui a fondé pratiquement les Nordiques en plus d'être de ma ville natale... Mais question de changer de disque, je peux aujourd'hui poser une autre question à propos des joueurs de l'ombre : Est-ce que Claude Provost serait-il ce plus grand joueur oublié de l'histoire...

Claude Provost n'a jamais connu les spotlights, il était l'homme de l'ombre dans une machine comprenant trop d'étoiles brillantes, toutefois, les faits sont là pour le prouver, il était une des grandes colonnes de deux dynasties du Canadien...

(Superbe photo, ça vaut la peine de cliquer dessus pour la voir en plus grosse définition...)

Claude Provost arriva avec le Canadien lors d'une saison charnière de l'équipe, la saison 1955-56. Guidé par la promesse de son as marqueur Maurice Richard qui, bannit au printemps précédent, avait manqué à son équipe lors de la finale de la Coupe Stanley et promis de revenir en lion l'année suivante, le Canadien était en mission... L'équipe avait également comme entraîneur une ancienne légende de l'équipe, Toe Blake, qui imposa son style plutôt old school marqué par une exigence de performance presque sans faille. Et en Claude Provost, Blake avait un joueur recrue exemplaire en ce qu'il était acharné et qui se sacrifiait en déployant ses talents à affronter les joueurs les plus agressif de la NHLen les contenant avec l'aide d'un coup de patin redoutable. Provost était donc le joueur idéal pour ce système qui se devait d'être parfait. 

Lors de cette première saison dans la NHL, Provost et Blake remportèrent leur première Coupe Stanley ensemble. Ils en remporteront 8 ensemble...

Les talents défensifs de Provost furent constamment reconnus dans cette Ligue Nationale à 6 équipes, étant même surnommé "L'ombre de Bobby Hull" durant cette période où le Golden Jet était le meilleur joueur au monde, c'est à dire le talent défensif dont il possédait. Mais à une époque où le Canadien était en reconstruction, où les Dickie Moore, Jacques Plante, Boom-Boom Geoffrion et autres Doug Harvey furent cédé aux Rangers pour loyaux services, Provost passa non seulement le test, mais devint encore plus un des joueurs les plus importants du Canadien... 


Avec Phil Goyette et André Pronovost, il devint un des joueurs les plus complets de la NHL, développant des qualités offensives jusqu'alors ignorées. En 1965, Provost connu une de ses meilleures saisons avec un sommet personnel de 64 poins en 70 matchs et fut nommé sur la première équipe d'étoile de la NHL, donc fut considéré comme le meilleur ailier droit de la NHL pour cette saison. Sa meilleure saison au niveau des buts fut en 1961-62 où il en "spotta" 33 au sein du trio pivoté par Henri Richard. 

En 1968, on inaugura en honneur du défunt Bill Masterton un trophée en son nom remis au joueurs ayant "démontré le plus de qualité de persévérance et d'esprit d'équipe" En reconnaissance de ses talents trop souvent ignorés, on remit à Claude Provost ce nouveau trophée à Provost. À cette époque il n'existait pas de trophée remis au meilleur attaquant défensif comme de nos jours, mais parions que Provost l'aurait remporté à maintes reprises... 

Provost remporta à nouveau la Coupe Stanley en 1969, sa neuvième et première sans la gouverne de Toe Blake. Il évolua encore une saison avant de prendre sa retraite après 15 saisons à être un de principaux guerriers du Canadien de Montréal. À la fin de sa carrière, il était, en compagnie d'Henri Richard, l'un des assistants au capitaine des capitaines, Jean Béliveau...



En 1971, ses droits furent échangés aux Kings contre une somme d'argent, mais il était déjà loins du jeu, étant alors entraîneurs du National de Rosemont de la LHJMQ. 

C'est sous d'autres cieux du sud, sous ceux de la Floride, qu'il mourût en 1984...

Provost remporta en tout 9 fois la Coupe Stanley... Seuls Yvan Cournoyer, Jean Béliveau et Henri Richard ont remporté plus de Coupe Stanley que lui... Il est d'ailleurs le seul à avoir plus de 8 fois son nom tant en tant que joueur et/ou de membre de l'exécutif d'une équipe n'étant pas membre du Temple de la Renommée... Seuls Provost, Jean Béliveau et Henri Richard ont remporté toutes les Coupe Stanley de la dynastie des années 50 et des années 60...

Un journaliste a déjà affirmé que Claude Provost ressemblait à un marin saoul qui marchait sur le pont d'un bateau durant un ouragan... Je parie qu'il s'en foutait...


1 commentaire:

Sebastien Lefrancois a dit…

Quoi? 8 coupes stanley c'est pas assez pour etre au temple? Bon ok! Il n'a ya pas que els coupes qui comptent, mais 8 quand même ...

Si Bobby Hull est au temple de la renommée, il me semble normal d'y retrouver aussi son ombre! :-D