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lundi 5 août 2013

Neil Sheehy



Lorsque le Tricolore a fait son acquisition cet été, il a été fait mention que George Parros, un diplômé de la prestigieuse Université Princeton en économie, avait été classé comme le quatrième athlète le plus brillant par un article du Sporting News de 2010.
 
 
Même si, à prime abord, ce n'est pas sur les bancs d'une université de la réputée Ivy League qu'on pense trouver un futur homme fort de la LNH, Parros n'est pas le premier dur à cuire sur patins à avoir suivi ce chemin.
 
Lors de la conquête de la Coupe Stanley des Canadiens en 1985-86, ils avaient affronté les Flames de Calgary en finale.  Ces derniers avaient surpris tout le monde en éliminant les puissants Oilers, les empêchant ainsi d’égaler le record de cinq Coupes Stanley consécutives.
 
Dans l’alignement des Flames, on retrouvait alors un défenseur au style agressif qui n’hésitait pas à jeter les gants, Neil Sheehy.  D’ailleurs, il avait accumulé 271 minutes de pénalité en 65 matchs au cours de la saison, auxquelles il en ajouta 79 de plus en 22 matchs de séries.  Son rôle au sein de l’équipe ne faisait donc aucun doute, lui qui n’avait accumulé que 18 points en saison et 2 en séries, dans cette période particulièrement offensive.
Pourtant, comme Parros, il ne correspondait pas à l’image cliché du bagarreur.  Car voyez-vous, Sheehy était un produit de l'illustre Université Harvard, où il passa quatre saisons (de 1979 à 1983).
 
Jamais repêché, il se vit offrir un contrat par les Flames à la fin de son stage universitaire.  N’ayant accumulé que 126 minutes de pénalité en 103 matchs avec l’auguste institution, il comprit que pour progresser dans le réseau des Flames, il devait quelque peu changer son style de jeu.  Faisait également partie du club de boxe lors de son passage à Harvard, il combina ses deux activités.  Après trois saisons à faire des allers-retours entre les mineures et Calgary, il fit finalement sa place chez les Flames.
 
En janvier 1988, il fut échangé aux Whalers de Hartford dans un échange impliquant Dana Murzyn (voir texte du 5 juin 2013).  Il trouva alors une autre façon de se faire remarquer, en devenant le deuxième joueur de la LNH à porter le numéro « 0 ».  (L’autre étant Paul Bibeault, un gardien qui a joué avec les Canadiens au début des années 1940, voir texte du 2 août 2011.  Deux autres gardiens, John Davidson et Martin Biron, ont quant à eux déjà porté le numéro « 00 ».) 
 
Comme le nom original irlandais de sa famille était «O’Sheehy » et que le « O » avait été abandonné au fil du temps, son numéro se voulait un hommage au nom de ses ancêtres.  
 
Son passage dans la ville de l’assurance fut toutefois de courte durée.  Au cours de l’été, il fut échangé aux Capitals, avec qui il porta le numéro 15.  Il resta à Washington jusqu’en 1991, après quoi il retourna à Calgary pour une dernière saison.
 
Au total, il joua 379 matchs dans la grande ligue, montrant une fiche de 18-47-65 et 1311 minutes de pénalité, auxquelles on peut ajouter les 241 minutes de pénalité accumulées en 54 matchs de séries.    
 
Il alla ensuite jouer deux saisons en Slovénie, une destination peu courante pour les hockeyeurs nord-américains, surtout au début des années 1990.
 
Aujourd’hui père de neuf enfants, Sheehy est agent de joueur.
 
Sources : “Blue Lines: Zero Effect”, 19 avril 1998, Hartford Courant (articles.courant.com),  “Q&A :  Neil Sheehy” de Mark Malinowski, 16 octobre 2011, The Hockey News (thehockeynews.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org. 

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Cool ! Plecaneck va avoir quelqu'un avec qui jaser ;)

Brun Brun a dit…

Je me rends compte aujourd'hui que le seul autre joueur de hockey dans cette liste est un certain Douglas Murray.
Donc Les Canadiens est l'équipe la plus smart de la ligue?