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vendredi 13 juin 2014

Les perdants du Conn Smythe

















Mercredi soir dernier, je me suis demandé, presque légitimement, si Henrik Lundqvist, suite à sa performance remarquable contre les Kings, pouvait être un candidat sérieux au trophée Conn Smythe... En fait ce n'était qu'une vague pensée, sachant bien qu'il n'est probablement pas trop de compétition avec les performances présente des Jeff Carter, Anze Kopitar et autres Jonathan Quick...

Me vint alors une réflexion à savoir si la NHL était la seule ligue d'élite nord-américaine à avoir remis le trophée du meilleur joueur des séries éliminatoires à un membre d'une équipe perdante. Et bien j'ai fait ma petite recherche...

Au basketball de la NBA, c'est arrivé qu'à une seule reprise qu'un joueur d'une cause perdante. C'était en 1969 alors que ce joueur s'alignait avec des Lakers qui furent défaits face à leurs éternels rivaux, les Celtics de Boston. C'était d'ailleurs la première année que l'ont remis ce trophée et on ne le remit jamais plus à un perdant depuis...


Au baseball majeur, c'est arrivé qu'à une seule reprise également, en 1960 alors que Bobby Richardson, membre des Yankees ayant perdu face aux Pirates de Pittsburgh, fut nommée meilleur joueur de la série mondiale. À l'époque, Richardson était également le premier gagnant de ce titre relativement nouveau à l'époque (ce fut instauré en 1955) à ne pas être un lanceur...

Au football, c'est arrivé également qu'une seule fois qu'un meilleur joueur du Superbowl fut du côté des perdants, et de surcroit, ce fut un joueur de défense, Chuck Howser des Cowboys de Dallas durant le Superbowl V en 1971. Durant ce match où les Cowboys furent défaits face aux Colts de Baltimore, Howser fit deux interceptions et recouvrit un "fumble". Ce match, qui était le premier depuis la fusion entre la AFL et la NFL, est souvent reconnu comme étant le "Stupor Bowl" en raison de ses jeux assez ordinaires. Les Colts possèdent toujours le record de 7 revirement contre eux dans une cause gagnante lors du match ultime de la NFL. Vous comprendrez donc pourquoi ce fut la seule fois dans l'histoire de la NFL qu'un perdant fut nommé meilleur joueur du Superbowl et pourquoi ce fut à l'époque la première fois qu'un joueur défensif fut nommé MVP...


Et, question de montrer que je suis rigoureux, j'ai vérifié et aucun joueur de la MLS n'a été nommé meilleur joueur de la très célèbre MLS Cup...

Donc, au final, il y a plus de joueurs de la NHL qui remportèrent le trophée Conn Smythe, soit 5, que de joueurs perdants nommés dans les autres sport nord-américains. En fait, la raison est simple, c'est que le trophée Conn Smythe est remis au meilleur joueur des séries éliminatoires et non le meilleur joueur de la ou les finales. On comprendra donc pourquoi au hockey on a nommé plus souvent qu'autrement des perdants meilleurs joueurs de l'après-saison.

Voici ces joueurs :

1966 - Roger Crozier - Red Wings de Detroit - Roger Crozier fut le lauréat du Conn Smythe lors de la seconde remise de ce trophée, en 1966, et du même coup fut le premier gardien à remporter ce trophée. Crozier fut assez impérial devant le filet des Red Wings durant le début de la série face au Canadien, remportant les deux premiers matchs, avant de se blesser lors du quatrième match, ce qui limita sa mobilité lors des autres matchs et coûta probablement la Coupe Stanley aux Wings.

Mais pour la petite histoire, on était donc à la deuxième remise de ce trophée et tout le monde s'attendait non seulement à ce qu'un joueur du Canadien remporta le Conn Smythe, mais que ce fut Jean-Claude Tremblay qui allait être le lauréat de ce trophée. Voyant qu'un perdant allait remporter ce trophée, JC, qui était un homme assez bougonneux, aurait pété une crise, ne comprenant pas qu'un perdant puisse être nommé meilleur joueur des séries. Question de le faire taire, les joueurs du Canadien se seraient cotisés pour lui payer une voiture afin de le remercier de les avoir aidé à remporter la Coupe Stanley...



1968 - Glenn Hall - Blues de St-Louis - Toujours en s'inclinant contre le Canadien en finale, le légendaire Glenn Hall fut nommé lauréat du Conn Smythe. Bien que battu en 4 par le Canadien, Hall fut impérial devant son filet et fit en sorte que les quatre matchs furent des matchs remportés avec un déficit d'un but. On reconnait depuis toujours ces séries contre les Blues du début de l'expansion comme étant des séries qui bien que battus en 4, les Blues furent de redoutables adversaires...


1976 - Reggie Leach - Flyers de Philadelphie - Encore une fois, en 1976, un joueur du Canadien fut privé du trophée Conn Smythe et cette fois-cis, ce ne fut pas un gardien qui bloquait tout qui fut nommé meilleur joueur des séries, mais un attaquant des Flyers. Reggie Leach était, lors de ces séries, assez productif, récoltant pas moins que 19 buts en 16 matchs. Reste que son équipe fut décimée par le Canadien en 4 dans une correction qui fut qualifiée de la vengeance du "vrai hockey" contre le "hockey de brutes" de années 70. Le record de Leach fut égalisé depuis par Jari Kurri en 1985, bien que ce record fut égalisé en 18 matchs.



1987 - Ron Hextall - Flyers de Philadelphie - Je me rappelle de ce printemps de 1987, ce gardien qui frappait sur ses poteaux et qui était plus agressif que les autres gardiens et qui surtout arrêtait tout... C'est lui qui stoppa notre aspiration, nous, fans du Canadien, à remporter à nouveau la Coupe Stanley et qui alla même menacer les Oilers en rien de moins que sept matchs. Durant cette saison de 1986-87, Hextall remporta non seulement le Conn Smythe, mais également le Vézina et le Calder... Comme on dit, il était "sua coche". Le tout aurait été plus spectaculaire que s'il avait rapporté la Coupe à Philadelphie. En plus, entre le match numéro 6 et 7 de la série, le plus grand joueur de l'histoire, Wayne Gretzky, affirma qu'Hextall était le meilleur gardien qu'il affronta de sa carrière... Rien de moins...


2003 - Jean-Sébastien Giguère - Mighty Ducks d'Anaheim - La "run" des Mighty Ducks de 2003 fut l'une des raisons qui m'incita à recommencer à regarder le hockey. À l'époque, je ne regardait plus le hockey depuis presque une dizaine d'année pour diverses raison, mais voir cette équipe dont tout le monde riait de à l'époque parce qu'elle avait un nom poche, qu'elle était la propriété de Disney, arriver à maturité et atteindre la finale, avec un gardien québécois, m'a donner le goût de recommencer à prêter attention au hockey. De plus, ces Mighty Ducks qui menèrent des Devils en mode "on en gagne une dernière, gang" au match numéro 7 m'avait impressionné. Je me rappelle que mon appréciation pour les Ducks est pas mal née à cette époque, même qu'un ami de Toronto m'avait envoyé un CD de son groupe et dans la pochette il avait fait un dessin avec un joueur des Ducks la Coupe Stanley à bout de bras et une des personne dans les estrades avait des lunettes et un chandail écrit "Martin" dessus... Faudrait que je le retrouve, je ne sais pas où ça doit bien être dans mes affaires...

Ce que j'adore des photos de Giguère avec le Conn Smythe, c'est qu'on voit bien que c'est la Coupe qu'il voulait...


Ron Hextall, Jean-Sébastien Giguère, Conn Smythe, ça me rappelle une petite chanson...

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