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lundi 15 décembre 2014

Bill Quackenbush


Traditionnellement, on s’attend à un minimum de robustesse de la part d’un défenseur.  C’est encore vrai aujourd’hui, mais ce l’était encore plus lorsque les arrières ne se portaient pas vraiment à l’attaque.  Il y a toutefois eu des exceptions.  Bill Quackenbush en était une.

Ayant joué au soccer étant plus jeune, le torontois d’origine reçut même une offre pour devenir professionnel.  Il préféra finalement le hockey, mais son jeu sembla influencé par son autre sport de prédilection.  C’est principalement par positionnement (et par son maniement de bâton) et non par son physique, qu’il s’avéra efficace.  

Il s’est retrouvé pour la première fois dans l’uniforme des Red Wings pendant la Deuxième Guerre mondiale. 


Il fut d’abord choisi au sein de la deuxième équipe d’étoiles en 1947, avant de passer à la première en 1948 et 1949.  C’est aussi à la fin de la saison 1947-48 qu’il débuta une séquence de 131 matchs consécutifs sans écoper d’une seule pénalité.  Il n’en obtint aucune en 1948-49 et pour les 45 premiers matchs en 1949-50.

Sa fiche immaculée de 1948-49 lui valut d’ailleurs de recevoir le Trophée Lady Byng, remis au joueur le plus gentilhomme.  Il est ainsi devenu le premier défenseur à le remporter.  Depuis, seulement Red Kelly (en 1951, 1953 et 1954) et Brian Campbell (en 2012) ont réédité l’exploit.

Cet honneur n’a par contre pas été perçu de la même façon par tous.  Le directeur-gérant Jack Adams détestait ce trophée.  Selon lui, tout joueur qui se le méritait n’avait pas sa place au sein de son équipe.  Il échangea donc Quackenbush (avec Peter Horeck) contre quatre joueurs.

Il conserva le même style à Boston, où il fut plus apprécié.  Il fut à nouveau nommé au sein de la première équipe d’étoiles en 1951 et de la deuxième en 1953.
 

En 1950-51, les Bruins furent particulièrement affectés par les blessures.  Ayant peu de profondeur, on dut en demander plus aux vétérans.  Au cours d’un match, Quackenbush passa même 55 minutes sur la glace.

Après six saisons à Boston, il prit sa retraite en 1956.  Sa fiche en carrière est de 62-222-284.  Mais surtout, en 774 matchs à la ligne bleue, il n’écopa que de 95 minutes de pénalité et il ne se battit qu’une seule fois.

Il travailla ensuite comme agent manufacturier, tout en étudiant le génie le soir à l’Université Northeastern, à Boston.  Il devint également entraîneur adjoint de l’équipe de hockey de son université.

En 1967, il est devenu entraîneur de l’équipe de hockey de la prestigieuse Université Princeton.  Après plusieurs années difficiles, le programme retrouva une certaine respectabilité.  En 1969, il prit en charge l’équipe de golf.

Comme l’équipe de hockey retomba rapidement dans ses mauvaises habitudes et que l’équipe de golf eut beaucoup de succès, il abandonna la première pour se concentrer sur la deuxième.

Il fit un retour au hockey en 1978, lorsque Princeton décida de mettre sur pied un programme féminin.  Quackenbush les mena au titre de la Ivy League en 1982, 1983 et 1984, avant de prendre sa retraite en 1985.

Il est membre du Temple de la renommée du hockey depuis 1976.

Après avoir souffert de la maladie d’Alzheimer, il est décédé en 1999, à l’âge de 77 ans.

Sources : legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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