Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

vendredi 5 décembre 2014

Quitter sur une bonne note...











Il y a un bout que je réfléchis à un article à propos de la manière dont les gens prennent leur retraite du hockey. Je ne savais pas trop comment parler de ça, mais il faut dire que c'est la semaine idéale pour parler de ce sujet, l'actualité était remplie d'exemples, même qu'en écrivant ces lignes j'apprends que le seul et unique Georges Parros annonce sa retraite. Par contre, deux événements en particulier ont alimenté mes réflexions... Les deux sont par contre similaires en ce que l'un aura la finalité de l'autre dans le futur...



La premier événement est la signature de Martin Brodeur avec les Blues. Comme tout le monde, j'aime beaucoup ces joueurs qui ont passé toute leur carrière avec la même équipe, qui ont tout fait pour cette équipe et qui ont le logo de cette dernière de tatoué sur le coeur. En fait, tout ça, c'est un peu de l'idéalisme, surtout dans le hockey contemporain, le hockey des joueurs-mercenaires. Justement, le grand Jean Béliveau dont nous portons tous le deuil ces jours-ci semble être l'idéal-type de la carrière se terminant à merveille, avec la seule équipe avec laquelle il a évolué et en soulevant la Coupe Stanley... D'ailleurs lors de ce triomphe de 1971, sachant que c'était son chant du cygne, Béliveau fit un geste qui deviendra le geste normal de nos jours, il souleva la Coupe à bout de bras et fit le tour de la patinoire. Il voulait ainsi non seulement remercier ses fans mais leur signifier qu'ils faisaient partie de ce triomphe...

Trêve d'anecdote...

Donc dans le hockey contemporain, celui de la masse salariale, jouer toute sa carrière avec la même équipe est plus qu'une exception. Je reviens sur la chose, si Martin Brodeur n'a pas fait toute sa carrière avec les Devils, imaginez les autres... (D'ailleurs, je vois ça avec philosophie : Devils + Blues = Heavy Metal) Par contre, à moins que Brodeur ne finisse sa saison/carrière avec la Coupe Stanley avec les Blues (ou toute autre équipe), cet épisode ne sera qu'un anecdote mineur dans sa glorieuse carrière. Qui se rappelle de Steve Shutt avec les Kings, Guy Lapointe avec les Bruins ou Serge Savard avec les Jets? On ne peut pas tous être des Raymond Bourque...

(Ouch...)

Donc dans le hockey contemporain, il est normal de ne pas pouvoir jouer avec la même équipe...

La hockey me fait souvent penser à la politique, il est rare de sortir de ce monde dans la joie. Les deux cas mentionnés ci-haut, celui de Béliveau et de Bourque, sont des cas d'exception. Nommez-moi une personne qui quitte la politique dans la joie et l'allégresse... Souvent, on quitte dans la défaite, on démissionne au bout du rouleau avec une excuse bidon ou encore, on meurt en devoir... Le hockey est peut-être moins brutal que la politique quand aux conditions dans lesquelles on quitte, mais souvent, ce n'est jamais vraiment en grande pompes... Pensez-vous que Francis Bouillon aurait voulu terminer sa carrière dans la NHL en se faisant remercier par l'équipe avec laquelle il a joué la majeure partie de sa carrière pour aller jouer en Suisse?

Ce qui m'en vient à parler de l'autre événement de la semaine qui m'a marqué... La retraite de Daniel Alfredsson...




Daniel Afredsson a donc annoncé sa retraite et a signé un contrat d'une seule journée avec les Senators pour un dernier tour de piste avec les Senators hier lors de la période d'échauffement avant le match des Senators.

Étant de mauvaise foi, je me demandais si le geste des Senators de signer Alfredsson pour une journée afin de lui permettre de prendre sa retraite en tant que Senator était un geste un peu hypocrite, sachant que si Alfie prend sa retraite, c'est faute de ne pas avoir de contrat dans la NHL. Si les Senators avaient vraiment voulu réouvrir les liens officiellement avec son ancien capitaine, ils auraient pu le signer pour une saison chant du cygne... Mais bon, c'est mon opinion...

J'ai donc téléphoné mon ami Alex, le seul fan des Sens que je connaisse, afin de lui demander ce qu'il pensait de ce geste. Il m'a tout de suite dit que c'était un grand geste de la part des Senators, surtout en considérant que ce dernier est le plus grand joueur ayant porté un chandail des Senators d'Ottawa. Il s'agit donc d'un geste "classy" de la part des Sens envers le plus grand joueur de son histoire. Donc oubliez ce que je pensais au début, j'avais tort et je pense maintenant que mon ami a raison...

À ma mémoire, le seul autre qui ait eu ce traitement fut Mike Modano, lui aussi plus grand de l'histoire de l'équipe qui lui a "fait le coup". Et en jasant avec mon ami, je lui ai demandé si le Canadien aurait dû faire ça avec Saku Koivu. Il m'a répondu non parce qu'Alfredsson n'a joué qu'une seule saison à Detroit et qu'il est sans contredit le plus grand Sens alors que Saku a joué plusieurs saisons avec les Ducks et n'est pas le plus grand Canadien de tous les temps. Je suis ambivalent sur la question par contre, sachant que Koivu possède une place importante dans l'histoire du Canadien. Je ne dis pas contrairement à certain qu'on devrait retirer son chandail comme certains l'ont avancé, mais on devrait trouver une manière de l'honorer... À suivre...

Mais pour revenir à ce que je disais au début, Il est certain que Brodeur quand il aura pris sa retraite officiellement, peu importe ce qui arrivera dans un futur rapproché, sera honoré par les Devils et sera surtout remémoré pour ses faits et gestes avec cette équipe...

Tout ça pour dire que c'est assez difficile de terminer une carrière de hockey sur une bonne note...

4 commentaires:

Kirk McLean a dit…

Remarque que Brodeur porte présentement le bon logo pour terminer sur une bonne note ;)

Antoine Richard a dit…

Je suis également ambivalent en ce qui a trait à Saku Koivu mais il reste néanmoins le 10e meilleur pointeur du CH (seulement le numéro de Steve Shutt n'est pas retiré parmi ce top 10.) Koivu a marqué l'équipe,n'a jamais eu la chance de jouer avec des grands ailiers et évoluait pendant les années les plus difficiles de l'équipe.

Il doit être honoré d'une façon ou d'un autre, je crois que de voir son chandail retiré est le bon choix, peut être pas tout de suite parcontre...

Anonyme a dit…

Faut pas pousser avec Koivu. C'était un bon petit joueur combatif, sans plus. Avec des statistiques qui se comparent à celles d'un Pierre Mondou ou d'un Cliff Ronning. Qui plus est, y'a tout de même eu la chance d'évoluer avec de bons joueurs comme Damphousse, Recchi, Rucinsky et Ryder et a eu plus que sa part de glace en avantage numérique. Je crois qu'il fut sensiblement du même calibre qu'un Plekanec par exemple. Donc c'est définitivement non pour le retrait de son chandail.

Sébastian Hell a dit…

Pour ce qui est d'Alfie, ce que je trouve bizarre, c'est qu'il a lui-même dit que si sa santé lui permettait de jouer une année de plus, c'était à Detroit et nulle part ailleurs. Melnyk et Murray sont vraiment zen de lui avoir fait sa soirée en sachant qu'il allait dire ça en pleine conférence de presse pour annoncer l'événement...

Pour ce qui est de Koivu, il y a trois types d'honneurs au Centre Bell, en ordre du 'plus grand' au 'plus petit': le numéro au plafond, la photo dans la chambre des joueurs, et le numéro sur les murs derrière les spectateurs, le ''Clercle d'honneur''.

Considérant que pour la photo dans la chambre, ça prend 1. 210 matchs avec le club (il l'a), 2. être au Temple de la Renommée (il l'aura peut-être) ET 3. une Coupe Stanley, et que seule l'élite de ce cercle restreint se retrouve ensuite au plafond, ça fait deux spots qui ne lui seront pas offerts.

Par contre, pour l'ensemble de son oeuvre, pour avoir été régulier malgré le fait d'avoir joué avec des Zednik, Bulis, Savage post-octobre et autres Rucinsky, il mérite amplement le cercle d'honneur derrière les sièges gris.