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lundi 31 mars 2014

Trêve de hockey #73 - Le Stade Municipal de St-Jean









Le baseball a longtemps été particulièrement populaire dans ma ville natale de St-Jean-sur-Richelieu.  Ce n’est pas un hasard si l’un des meilleurs québécois dans ce sport, Claude Raymond (voir texte du 24 août 2011), est originaire de l’endroit.
 
Alphonse Dufort
En 1947, la Ligue Provinciale fit un retour, après avoir interrompu ses activités pendant la guerre.  Les Braves de St-Jean en faisaient partie.  Le calibre de jeu était assez relevé.   La Ligue pouvait alors bénéficier de l’apport de joueurs qui avaient été jouer dans la Ligue Mexicaine.  Cette ligue avait tenté de faire compétition au Baseball Majeur en attirant certains de ses joueurs.  Lorsque l’aventure tourna au vinaigre, les Ligues Majeures suspendirent les « traîtres ».  Comme la Ligue Provinciale évoluait en dehors de la structure du Baseball Majeur, elle fut l’une des rares destinations possibles pour les joueurs suspendus. 

Des joueurs comme Alex Carrasquel, auparavant avec les Senators de Washington, et Lou Klein, des Cardinals de St.Louis, s’alignèrent avec les Braves.  Les autres équipes de la ligue n’étaient pas en reste, avec entre autres les Cubs de Drummondville, qui purent compter pendant un moment sur Sal Maglie, des Giants de New York et Max Lanier, également des Cards.
 
À ce groupe, on pouvait ajouter des joueurs de la Ligue des Noirs, des latinos et des joueurs locaux, dont Jean-Pierre Roy, Roland Gladu et Stan Bréard, qui étaient également de retour du Mexique.
 
En juin 1949, devant des menaces de poursuite et la pression de certains propriétaires, le commissaire Happy Chandler réintégra les joueurs suspendus.  La Ligue Provinciale perdit alors cette source.
 
L’année suivante, la Ligue fut intégrée au Baseball Majeur, comme ligue de classe « C ».  Les Braves profitèrent de cette saison pour se mériter le championnat de la saison régulière, avec une fiche de 58-49, en plus de remporter les séries pour une deuxième fois, après celles de 1947.  On retrouvait alors dans l’alignement johannais le lanceur Ruben Gomez, qui connut dans l’uniforme des Giants de New York des saisons de 17-9 en 1954, et de 15-13 en 1957.
 
En 1951, les Braves de Québec (voir texte du 21 août 2011), tout comme les Royaux de Trois-Rivières d’ailleurs, quittèrent la Ligue Can-Am pour se joindre à la Provinciale.  Il y eut donc deux des huit clubs qui avaient le même nom.  Par contre, la situation ne dura pas, puisque maintenant affilié aux Pirates de Pittsburgh, St-Jean prit le nom de « Canadiens » en 1952.  (L’ex-équipe de Farnham s’appelait déjà les Pirates.) 
 
 
Ce n’était toutefois pas la seule nouveauté pour le club de St-Jean.  Pour accommoder son équipe, au sommet de sa popularité, la ville avait fait construire un tout nouveau stade au coût de 200 000$ (1,87 millions $ en dollars d’aujourd’hui).  L’enceinte contenait 3500 places, ce qui était énorme pour une ville qui comptait à ce moment 19 000 habitants.
 

Chuck Bullock
Sur le terrain, les Canadiens eurent leur meilleure saison en 1955, alors qu’ils cumulèrent l’impressionnante fiche de 86-44.  La déception fut toutefois grande lorsqu’ils perdirent en séries au premier tour, contre Burlington.
 
 Ce ne fut par contre pas la seule déception pour leurs partisans.  Les Pirates cessèrent d’abord leur affiliation.  On tenta de les remplacer, mais en vain.  En plus de faire perdre une importante source de joueurs, cette nouvelle fit aussi perdre à l’équipe une source de revenus.  Comme le club était administré sur une base communautaire, par un conseil d’administration élu, qui se portait garant des dettes, cette perspective n’avait rien d’emballante.  Avec un club champion en 1955, St-Jean avait attiré 45 000 spectateurs, ce qui n’était pas si impressionnant et surtout très loin des meneurs à ce chapitre, soit Québec, avec 101 000.   En ajoutant à l’équation une dette accumulée de 13 000$, on décida de mettre fin aux activités.
 
Finalement, d’autres clubs connurent des situations semblables et la Ligue en entier cessa ses activités.  Il fallut attendre à 1958 avant qu’une autre Ligue Provinciale ne se forme.  Par contre, son calendrier était limité à peine à une trentaine de matchs et St-Jean n’en faisait pas partie.  Cette ligue dura jusqu’en 1970. 
 
Jacques Monette
Le Stade de St-Jean se retrouva ainsi sous-utilisé, avant de connaître une triste fin.  Le 26 novembre 1964, une chaufferette demeurée allumée causa un incendie, qui entraîna sa perte.
 
J’ai déjà mentionné mon amour pour les Stades Municipal de Québec et Fernand-Hébert de Trois-Rivières (voir texte du 22 avril 2013), qui abritent tous deux une équipe de la Ligue Can-Am, et qui ont une capacité similaire à celle qu’avait le Stade de St-Jean.
 
Au moment où les matchs des Blue Jays au Stade Olympique ont ramené le baseball dans l’actualité, et qu’un groupe tente de mettre sur pied une équipe de la Ligue Can-Am (les Princes) pour la région de Montréal, je ne peux qu’imaginer que la situation serait beaucoup plus simple si le Stade de St-Jean était toujours là.  St-Jean est passée de ville industrielle, à ville en déclin, mais elle est ensuite devenue une banlieue de Montréal.  Oui, elle est à l’extrémité sud de la région, mais la présence d’un stade déjà bâti diminuerait grandement le risque de l’aventure.  Elle éviterait la nécessité de construire une nouvelle infrastructure, coûteuse (il en a coûté 1 million $ seulement pour rénover celui de Québec en 1999) et très peu versatile, pour un projet dont le succès est loin d’être assuré.
 
Oui, je sais, je fabule.  Plein de choses auraient pu se passer.  Le Stade aurait pu être éventuellement démoli, comme c’est venu près d’arriver à Québec.  Le passage du temps aurait pu l’abîmer.  Mais bon…  Ça ne coûte pas cher de fabuler…
 
Sources :
 
« Les belles années de la Provinciale » de Christian Trudeau (quebec.sabr.org),
 
« Baseball », Le Canada Français, 9 juin 1949, p.26,
 
« Entre nous sportifs… » de Marc Brais, Le Canada Français, 27 octobre 1955, p.18,
 
« Entre nous sportifs… » de Marc Brais, Le Canada Français, 16 février 1956, p.18,
 
« Certains échevins veulent un autre stade et d’autres demandent un aréna; le problème sera étudié en janvier », Le Canada Français, 3 décembre 1964, p.17-18,
 
« Spectacular Fire Destroys Municipal Stadium », The News and Eastern Townships Advocate, p.1, 3 décembre 1964,
 
«  Un projet qui grouperait stade, piscine, centre d’art et marché », Le Canada Français, 10 décembre 1964, p.1,
 
baseball-reference.com, quebec.sabr.org.

dimanche 30 mars 2014

La Southeastern Collegiate Hockey Conference











Sans vouloir trop vous expliquer pourquoi je me suis retrouvé à faire une recherche à cet effet (en fait, je l'explique un peu plus bas), je me suis retrouvé récemment à rechercher s'il y avait du hockey universitaire dans le Sud-Est américain. J'ai plus ou moins été impressionné de savoir que la chose existait. En fait, je ne suis pas tant surpris de voir que des universités du Sud-Est aient des programmes de hockey, par contre, je doute fort que le calibre soit élevé. Ça doit être plutôt l'équivalent de venir ici à Montréal pour jouer au baseball avec les Redmen de McGill ou les Stigners de Concordia, bien que le calibre soit pas tant élevé, on peut toujours jouer dans une ligue compétitive tout en étudiant...

La Southeastern Collegiate Hockey Conference fait partie de la troisième division de la ACHA (American Collegiate Hockey Association), donc vous imaginez le calibre... J'ose penser que votre ligue de garage doit avoir un calibre plus élevé...

Mais ce que j'aime le plus de ces universités, du moins ce qui m'a fait rire, c'est qu'on retrouve la plupart de ces fameuses équipes du Sud de la NCAA qui font les beaux jours du football ou du basketball collégial américain mais dans leur version hockey, ce qui implique une sémantique un peu, disons, "non-sudiste". La plupart de ces équipes ont adopté un nominatif additionnel qui fait sourire pour montrer qu'il s'agit d'une équipe de hockey sur glace, contrastant souvent avec le nom de l'équipe.  

Voici quelques exemples :

(J'ai d'ailleurs pris soins de fait état de la politique de recrutement des joueurs de chacune de ces équipes pour vous montrer à quel point le calibre doit être relativement faible...)

Alabama Frozen Tide
Les Alabama Crimson Tide représentent certainement l'une des grandes puissance du football collégial américain. L'ancienne équipe de Forrest Gump au football et apparemment l'équipe sportive américaine ayant les fans les plus conservateurs possède son petit frère de hockey. Mais pour faire plus hockey, ils utilisent le mot "frozen" au lieu de "crimson". Il s'agit par contre de 

Pour ce qui est du recrutement, il y a une page sur le site web avec un formulaire de candidature, on ne mentionne pas les pré-requis et si l'université défraie les coûts, j'imagine que oui...

J'aime bien le chandail, très simple et sobre... 


Florida Ice Gators
Pour des raisons que j'ignore, j'ai toujours aimé les Gators de Florida. En fait, c'est en vérifiant s'il y avait un programme de hockey dans cette université que je suis tombé sur cette liste d'équipes qui ont "hockeyisé" leur nom. Et bien, voilà, les Gators ont bel et bien un programme de hockey et ont ajouté le mot "Ice" devant. Sachez d'ailleurs qu'un alligator étant un animal au sang froid, il ne survivrait probablement pas dans un environnement glacial...

Sur le site web de l'équipe, il y a un formulaire pour ceux intéressés jouer pour l'équipe, malheureusement, il n'y a pas plus d'information...

Le chandail est particulièrement ordinaire... Trop Islanders à mon goût...


Georgia Ice Dogs
Autre puissance du Sud en football collégial, Georgia possède également une équipe de hockey. Et au lieu de nommer simplement l'équipe Bulldogs, ils ont nommé l'équipe Ice Dogs... Y'en a qui se compliquent la vie...

Encore une fois, il y a un formulaire pour soumettre sa candidature sur le site web de l'équipe, on n'y mentionne que les exigences académiques pour faire partie de l'équipe... Il est également très bien de mentionner qu'il faut peser sur "Submit" pour soumettre son formulaire...

J'aime ce chandail, il est simple et efficace...

Mississippi Ice Rebels
Les Rebels de "Ole Miss" sont notamment une puissance du basketball. Pour leur équipe de hockey, ils ont décidé qu'ils n'étaient pas simplement des Rebels, mais des Ice Rebels. J'aime l'idée de rebelle des glaces...

Sur le site web, il est mentionné que l'équipe n'est pas financée par l'université, mais plus sur la base du "pay-to-play". Il est donc mentionné qu'une partie des revenus de l'équipe provient de plusieurs sources (campagnes de financement, publicité, entrée aux guichets...), mais que cela ne suffit pas, donc les joueurs doivent défrayer des frais pour être des rebelles des glaces...

Le chandail, pour sa part, est atroce...

Mississippi State Ice Dawgs
Tout comme Georgia, l'équipe de Mississippi State se nomme les Bulldogs et comme Georgia, on a ajouté le Ice devant en diminuant le nom de l'équipe. La seule différence est qu'on a écrit "Dawgs" au lieu de Dogs...

Sur le site web de l'équipe, il y a un formulaire pour ceux intéressés jouer pour l'équipe, malheureusement, il n'y a pas plus d'information...

J'aime beaucoup les chandails de couleur grenat et les logos avec un "M", et comme cette équipe est en grenat et a un "M" comme logo, j'aime bien. Par contre, le bout des manches et le bas du chandail ont des designs un peu laid.

Tennessee Ice Vols
Les équipes sportives de Tennessee, université située à Knoxville, se nomment les Volunteers. L'équipe de football, la plus connue, a remporté 4 fois le championnat national, en 1938, 1950, 1951 et 1998. L'équipe de hockey se nomme Ice Vols. Les Ice Vols seraient le plus vieux programme de hockey dans le Sud, fondé en 1966.

Si on se fie à leur site web, l'équipe est de type "pay-to-play", l'université ne supporte financièrement son programme de hockey. Tout étudiant de l'université est éligible pour jouer dans l'équipe s'il défraie les 750$ par semestre pour jouer dans l'équipe et s'il passe l'étape du camp d'entraînement qui lui coûte 50$.

J'aime particulièrement le chandail de l'équipe...

Un autre chandail de l'équipe possède un très intéressant damier orange sur les épaules...


Les autres universités, Auburn, Arkansas, South Carolina (les Gamecocks!) et Vanderbilt, ont leur noms normaux...

Sachez d'ailleurs que les Razorbacks d'Arkansas sont les champions de 2014 de cette conférence, il s'agissait de leur 4e titre en 6 ans...

J'apprécie particulièrement les deux personnes avec une couverture dans les estrades...

Vous pouvez voir un petit vidéo du match de la finale sur ce lien, en plus d'un texte commençant par "Most Arkansas fans don’t realize they have a hockey team. Even fewer realize just how good the Razorbacks are."  : http://5newsonline.com/2014/02/09/arkansas-wins-sec-hockey-championship/

vendredi 28 mars 2014

Les casques JOFA (2ème partie)



 Voici la deuxième partie de l'histoire des casques JOFA. Dans la première partie (que vous pouvez lire ici) je parlais de l'origine du casque ainsi que des célèbres joueurs à l'avoir porté dans la LNH durant les années 80 et le début des années 90. Maintenant, passons aux dernières années et les derniers modèles de JOFA.


 Un des joueurs emblématiques du début des années 90 est Jaromir Jagr qui, en plus de sa glorieuse crinière frisée, portait le JOFA 390. Ce nouveau modèle plus arrondi et plus sécuritaire était destiné à remplacer les JOFA 280 et 235, ce qui fût éventuellement le cas. Le 390 fût le produit le plus vendu de l'histoire de JOFA et de nombreuses vedettes de la LNH l'adoptèrent.



Mario Lemieux commença à porter un casque JOFA lors de la saison 1991-92 (il portait auparavant un Cooper) mais dans son cas il eût droit à un modèle personalisé, le JOFA 366 (bon marketing ici). Ce modèle est semblable au JOFA 390 mais n'a pas de protection aux oreilles. Mario avait aussi la particularité d'enlever le "3" du 366 sur l'avant du casque. Il porta ce casque jusqu'à sa première retraite en 1997. Lorsqu'il revint au jeu en 2000-01, il ne ramena pas son JOFA et porta différentes marques de casque dont certains pas mal moins beaux à mon avis...



Bien que le JOFA 366 fût fait spécialement pour Mario Lemieux, il n'en eut pas l'exclusivité. D'autres joueurs comme Teemu Selanne porteront fièrement le 366 au cours des années.



Un des joueurs à qui le JOFA allait particulèrement bien fût Claude Lemieux qui commença à le porter en 1993 lorsqu'il jouait au New Jersey et qui le portera également avec l'Avalanche du Colorado.



Theoren Fleury porta également le 390 pendant quelques saisons. Certains dénigreurs du JOFA évoquent le fait que les joueurs le portant ressemblent à des balles de golf. Ça peut être le cas mais personnellement je ne trouve pas qu'il s'agit d'une mauvaise chose. Ce casque est grandiose. J'aime particulièrement cette photo...



D'autres joueurs ont porté le JOFA 366 et 390 lors des années fastes du début des années 90 dont Rick Tocchet, Phil Housley et Alexandre Daigle. Dans la première partie je mentionnais que les Oilers d'Edmonton personnifiaient la popularité du JOFA 235, et bien je crois que les Penguins de Pittsburgh des années 90 personnifiaient le JOFA 390 (et 366).



Chez le Canadien le JOFA fût également très populaire. Denis Savard, qui portait déjà des casques au style arrondi avant son arrivée avec le CH, commença à porter le 235 pour ensuite porter le 390 lorsqu'il joua avec le CH et le porta jusqu'à la fin de sa carrière. Dans le cas d'Oleg Petrov et Benoit Brunet, il ne portèrent le JOFA que pour quelques saisons, Brunet changea de modèle vers 1997 (il changea également de numéro vers la même époque) et Petrov ne le porta que durant ses premières années avant de retourner en europe jusqu'en 2000. À son retour dans la LNH il porta un autre casque.



Selon mes recherches, le dernier joueur des Canadiens à avoir porté un casque JOFA fût Vincent Damphousse qui commençea à porter le JOFA lors de son arrivée avec le CH en 1992. Vers 1998 ou 1999 il changea pour CCM et ne porta plus le JOFA, même lors de ses dernières années avec les Sharks.



Chez les Nordiques, quelques joueurs portèrent le JOFA durant les dernières années d'existence de l'équipe. Les joueurs suédois semblèrent affectionner particulièrement leur produit local, Mats Sundin et Peter Forsberg commencèrent leur carrière en portant le JOFA. D'ailleurs on peut bien voir la différence ici entre le 390 et le 366 sur ces deux photos alors que le 390 de Sundin fait particulièrement plus "balle de golf" avec la protection aux oreilles. Le 366 de Forsberg est légèrement plus ajusté et a l'air plus confortable sans cette protection. Les deux joueurs changeront de modèle de casque plus tard dans leur carrière avec Toronto et Colorado respectivement.



Alors que les casques 390 et 366 gagnèrent en popularité, quelques joueurs continuèrent de porter l'ancien modèle, le 280, durant la première moitié de la décennie. C'était le cas de Zigmund Palffy des Islanders, Petr Klima des Oilers et Christian Ruuttu des Sabres. Palffy fût un des derniers joueur d'avant à porter le 280 dans la LNH. Il le porta durant ses deux premières saisons avec les Islanders, de 1993 à 1995.



Si Palffy fût le dernier attaquant à porter le JOFA 280, ce ne fût pas le dernier joueur. Quelques gardiens affectionnaient beaucoup le 280 muni d'une grille protectrice. Cette pratique remontait aux années 80 alors que des gardiens comme Richard Brodeur utilisaient ces mêmes casques. Arthurs Irbe porta ce casque rudimentaire jusqu'à sa retraite à la fin de la saison 2003-2004 et fût donc le dernier joueur (à l'exception de Selanne) à porter un JOFA dans la LNH.



Un des gardiens à avoir abusé du style JOFA fût sans aucun doute Tommy Soderstrom, ancien gardien des Flyers et des Islanders, qui apparemment aimait bien porter 10 livres d'équipement supplémentaire et qui n'avait pas peur du ridicule avec son JOFA 390 muni d'une grille surdimensionnée. Soderstrom et ce monstre disparurent de la ligue en 1997.



Vers la fin des années 90, JOFA commençea à perdre des adeptes alors que de plus en plus de joueurs les delaissèrent pour passer à d'autres modèles plus modernes. JOFA essaya toutefois d'introduire différents modèles peu mémorables comme le JOFA 690 que Jaromir Jagr porta à l'occasion lors de ses séjours avec les Capitals et les Rangers. De nos jours il ne porte que le Reebok.



Mais apparemment que Jagr affectionne toujours le JOFA car il a été vu en train de porter un JOFA 235 (a.k.a le Gretzky) lors de ses passages en ligue Tchèque et en KHL. Ces ligues n'ont apparemment pas les mêmes standards d'équipement et de commandites que la LNH.



De nos jours la marque JOFA n'existe qu'en europe et n'est plus beaucoup associé au hockey. Les seuls casques que l'on peut trouver avec la marque JOFA inscrite dessus sont des casques plus appropriés pour le skateboard. Reebok marchande toujours le JOFA 390 pour le hockey mais sous le nom du Reebok 3K où aucun logo de JOFA n'apparait sur le produit. JOFA n'est plus qu'un souvenir que l'on retrouve sur les vieilles images de nos joueurs vedettes d'autrefois et n'a apparemment plus aucune forme corporative. Si vous cherchez JOFA sur Google vous aurez plus de chande de tomber sur la Jewish Orthodox Feminist Alliance que sur un site officiel de JOFA...



Donc il nous reste seulement Teemu Selanne comme survivant du JOFA qu'il continue de porter avec passion (à l'exception de cette rare photo de son passage avec les Sharks dont personne ne se souvient). Le mystère persiste à savoir comment il se les procure. Peut-être que Reebok lui a remis une batch de JOFA avant de discontinuer la marque ou bien peut-être qu'il les achète sur Ebay. Toujours est-il que je vais m'ennuyer de lui et de ces casques légendaires une fois qu'il accrochera ses patins (et son casque) pour de bon.

J'espère qu'on exposera le casque de son dernier match au temple de la renommée.

mercredi 26 mars 2014

Un match de boxe baseball/hockey qui n'a pas eu lieu...







Comme vous le savez sans doute, le Canadien a battu les Bruins dans un match assez intense lundi, mettant fin à une séquence de 12 victoires de l'équipe de la ville en forme de binne. La défaite des Bruins mis en aux oubliettes l'espoir de de battre un record d'équipe datant de la saison 1929-30 de 14 victoires consécutives... Ce record, bien que vieux, est assez unique, il fallut plus de 50 ans avant que ce record de victoires (donc aucun match nul!) ne fut battu par les Islanders en 1982. Cette marque demeure la troisième plus longue séquence de l'histoire. 

Cette saison des Bruins fut assez florissante notamment en termes de records, car en plus de ce record, deux records encore jamais battus aujourd'hui furent établis, soit celui du moins matchs nuls (1) et du moins de défaites en une saison (5) en plus d'un autre record qu'il fallut attendre dans les années 70 pour voir tomber, celui du plus de victoires à domicile avec 20. Ce record fut égalé en 1976 par les méchants Flyers de Philadelphie avant de n'être battu par les Red Wings qu'en 2011-12 avec 23...

Vous serez par contre soulagé de savoir que ce sont toutefois les Canadiens de Montréal qui remportèrent la Coupe Stanley au printemps 1930... Tout ça rappelle également cette fameuse saison 1970-71 où les Bruins cassèrent tout, battirent une tonne de record et furent défaits par le Canadien au printemps...

(Lionel Hitchman, Myles Lane, George Owens et Eddie Shore en 1929)


Ce qui fut, lors de la fameuse saison 1929-30, la clé du succès des Bruins, fut un changement de règlement qui changea à jamais la face du hockey. C'est à l'orée de cette saison que la NHL permit aux joueurs de faire des passes vers l'avant en zone offensive. Avant cette saison, donc, les joueurs ne pouvaient faire des passes vers l'avant qu'en zone défensive, ce qui donnait beaucoup de latitude aux gardien. Ce règlement allait tellement changer le hockey, notamment à la position de gardien, en facilitant l'attaque et ainsi augmentant le nombre de buts. L'exemple le plus flagrant pour illustrer la chose fut la fiche du gardien du Canadien George Hainsworth. Lors de la saison 1928-29, le légendaire gardien du Canadien établit des records presque imbattables de nos jours de 22 blanchissages pour une moyenne de 0,92 et passa la saison suivante à une fiche de 4 blanchissages et une moyenne de 2,42...

Mais une chose assez inusitée se produisit également en 1929-30. En janvier 1930, au Garden de Boston, un combat de boxe assez inusité se produisit entre le joueur des White Sox Art Shires et un autre joueur des Braves de Boston nommé Al Spohrer. Shires s'était fait connaître quelques temps plus tôt en affrontant un joueur des Bears de Chicago nommé George Trafton dans un match où des soupçons de trucages qui furent écartés...

Mais suite à sa victoire contre Spohrer, des tractations se firent dans la ville de Boston pour que Shires affronte le redoutable défenseur des Bruins Eddie Shore. On reconnait Shore dans l'histoire du hockey comme le premier grand leader des Bruins et notamment celui qui donna à cette équipe son identité d'équipe robuste. Déjà, à cette époque, on reprochait au jeune Shore d'être l'un des joueurs les plus salaud et il fut ainsi considéré pour être celui qui allait sauver l'honneur de la ville de Boston. 

(Art Shires)

Ainsi, la direction de la NHL laissa à la discretion des Bruins le choix de permettre ce match, chose qui fut accordée. Par contre, ce fut le juge Kenesaw Mountain Landis qui mit son véto et interdit la tenue d'un tel combat. Par la suite il décida de passer une loi interdisant à tout joueurs de prendre part à un match de boxe à moins de prendre sa retraite officielle du baseball... La décision mit un terme à la carrière de boxeur de Shire et pour sa part, sa carrière de baseballeur se termina ironiquement quelques années plus tard alors qu'il portait l'uniforme des Braves de Boston... 

Presque à la même époque, Eddie Shore se fit encore plus connaître comme le joueur le plus salaud de la NHL en défonçant le crâne du joueur des Leafs Ace Bailey, mettant fin à sa carrière... Le geste donnera lieu au premier match des étoiles, match qui servait à amasser des fonds pour venir en aide à Bailey la famille...

Il était comme ça, Eddie Shore...



lundi 24 mars 2014

Jack Evans








Jack Evans a connu une très longue carrière dans la Ligue Nationale, mais en étant pratiquement toujours avec des équipes faibles.
 
Natif du Pays de Galles, il immigra avec sa famille en Alberta à un jeune âge.  Ayant un fort accent gallois qu’on confondait souvent avec celui du sud des États-Unis, il hérita du surnom « Tex ».
 
Défenseur défensif, il joua ses premiers matchs dans la LNH en 1948-49 avec les Rangers, une équipe faible de cette période.  Pendant plusieurs années, il fit la navette entre New York et divers clubs des ligues mineures. 
 
C’est finalement en 1955-56, à l’âge de 27 ans qu’il réussit à faire sa place chez les toujours faibles Rangers, qui réussirent tout de même cette année-là à se qualifier pour les séries pour la première fois en six ans.  Evans joua sur une base régulière pendant trois ans avec les Blueshirts, avant d’être laissé sans protection. 
 

Pas convaincu qu'une amende de 25$ aurait encore beaucoup d'effet...
 Il fut alors repêché par les Black Hawks, un autre club faible de cette période.  Mais heureusement pour lui, l’équipe parvint finalement à s’améliorer avec les acquisitions de Bobby Hull, Stan Mikita, Glenn Hall et Pierre Pilote.  Evans fit alors partie de l’équipe gagnante de la Coupe Stanley de 1961, dans probablement sa seule période avec une équipe de haut calibre.  Cette période dura jusqu’en 1963, après quoi il fut rétrogradé dans les mineures.
 
Au fil des années suivantes, il put évoluer comme joueur-entraîneur et joueur-assistant entraîneur, ce qui lui permit de préparer son après-carrière.  En 1972-73, il se retrouva derrière le banc des Gulls de San Diego de la WHL, un club pour lequel il avait joué plusieurs années.  En 1975, il mena les Golden Eagles de Salt Lake de la Ligue Centrale à la Coupe Adams.
 
C’est alors qu’il eut sa chance derrière un banc de la LNH, mais ce ne fut pas dans les meilleures conditions.  Il fut nommé le huitième entraîneur en neuf ans des faibles Seals de la Californie.  Il n’eut pas beaucoup plus de succès que les autres et le club rata les séries pour une sixième année consécutive.
 
Il fut toutefois le dernier à occuper ce poste puisqu’à la fin de la saison, l’équipe déménagea à Cleveland, pour devenir les Barons.  Le changement d’air ne changea rien aux résultats, qui furent aussi mauvais en Ohio qu’en Californie.  Le club rata les séries les deux ans qu’il fut à Cleveland.  Puis en 1978, les Barons furent amalgamés avec les North Stars du Minnesota, et le poste d’Evans fut par conséquent aboli.
 
Evans retourna donc avec les Golden Eagles.  Devenu le club école des Blues de St-Louis, Evans les mena à la finale en 1979, avant de remporter une deuxième Coupe Adams en 1980 et une troisième en 1981.
 
Sa performance lui valut en 1983 une autre chance dans la Ligue Nationale, mais encore une fois, ce n’était pas avec un club d’élite.  Ce sont les Whalers d’Hartford qui lui firent signe.

 L’équipe eut un certain succès dans l’AMH (Association Mondiale de Hockey), mais ses dix-huit saisons dans la LNH (de 1979 à 1997) furent assez médiocres.  Pendant cette période, elle ne se qualifia pour les séries qu’à huit reprises.  Et en dix-huit ans, elle ne gagna qu’une seule série éliminatoire.  Cette série, c’est en 1986 qu’elle la remporta, contre Québec, alors qu’Evans en était à sa troisième saison derrière le banc.  Au deuxième tour, les Whalers réussirent à pousser les Canadiens, les éventuels champions de la Coupe Stanley, à un septième match, qui se rendit jusqu'en prolongation.  C'est finalement un but de Claude Lemieux qui mit fin à leur saison.
 
Au cours de ces mêmes dix-huit années, une seule fois les hommes en vert terminèrent plus haut qu’au quatrième rang dans leur division.  C’était l’année d’après, en 1986-87, alors qu’Evans les mena à la tête de la division Adams.  Par contre, les Nordiques prirent leur revanche et sortirent les Whalers au premier tour.  Au cours de la saison suivante, Evans fut congédié. 
 
Jusqu’à leur déménagement en Caroline en 1997, les Whalers ne terminèrent ensuite plus jamais plus haut que quatrième de leur division et ne passèrent jamais le premier tour, ratant au passage les éliminatoires lors de leurs cinq dernières années d’existence.  En fait, ils ne parviendront qu’à jouer pour une fiche supérieure à .500 qu’une seule autre fois.  On peut donc affirmer que malgré une fiche globale négative de 163-174-37, le seul entraîneur qui eut le moindre succès avec cette franchise, c’est Evans.
 
Il ne vit par contre pas son ancienne équipe déménager, puisqu’il mourut en 1996, à l’âge de 68 ans.
 
Sources: legendsofhockey.net, wikipedia.org.

dimanche 23 mars 2014

Des nouvelles de Michael Leighton



On s'est bien rendu compte la semaine dernière que la tâche de 3e gardien d'une équipe de hockey peut être une tâche très ingrate. Lorsque Dustin Tokarski par exemple s'est vu remercié de son premier blanchissage en carrière en étant retourné dans les mineures et lors de ce même match, on aurait pu interpréter comme bien égoïste le sourire du gardien des Sabres Nathan Lieuwen lorsqu'il vit que Jonas Enroth fut blessé, ce qui allait lui donner la chance de jouer dans la NHL pour la première fois...

Bien ingrate est la vie de gardien de but voulant faire ses preuves dans la NHL... La plupart du temps, en bon soldat, on croupit dans la ligue américaine, tentant de faire de son mieux d'impressionner le club plus haut tout en souhaitant sans l'avouer bien sûr que l'un des gardiens se blesse ou soit remercié, ce qui ne garantie pas non plus une chance d'enfin pouvoir évoluer dans la NHL. Plusieurs gardiens n'ont joués que des miettes dans la NHL alors qu'ils ont passé plusieurs matchs sur le banc à regarder l'action avant d'être retourné dans les ligues mineures... Bien peu de postes sont disponibles et les chances de pouvoir voir de l'action sont encore plus rares... Ne nous surprenons donc pas de voir un jeune homme sourire en voyant son coéquipier se blesser... Ce qui ne garantie pas plus de pouvoir percer dans la NHL...

Parlez-en à Michael Leighton... Michael Leighton, en bon soldat a passé la majeure partie de sa carrière à regarder des matchs au bout du banc ou à jouer dans les mineures en attendant d'être rappelé, donnant toujours son meilleur quand la chance s'est pointée... On se rappellera d'ailleurs que Leighton fut le gardien mena les Flyers à deux victoires de la Coupe Stanley au printemps 2010. Toutefois, on se rappelle très peu que suite à cette performance assez respectable, il fut remercié en passant la saison suivante dans la ligue américaine... Mais bon, comprendre la logique des gardiens de Flyers est une science parallèle en soi...

Et savez-vous où évolue présentement Michael Leighton?



Michael Leighton évolue présentement dans la KHL avec le Donbass Donetsk où il a quand même récolté une très bonne moyenne de but de 1.74 cette saison... D'ailleurs, Le Donbass Donetsk a enregistré le record du moins de but accordé dans la KHL cette saison en en accordant 99 en 54 matchs...

En plus, il ne doit pas être trop dépaysé, le chandail de l'équipe étant similaire à celui des Flyers...

Vous savez où c'est Donetsk? C'est Ukraine de l'est, région russophone de ce pays où la tension est présentement à son comble... D'ailleurs récemment, des équipes se sont fortement demandées s'il fallait vraiment se rendre dans cette ville afin de jouer au hockey. La question mérite d'être posée, reste que c'est juste du hockey, est-ce que ça vaut la peine d'être pris dans un conflit pour aller jouer un match de hockey? Ce qui a d'ailleurs poussé la KHL à demander à l'équipe, qui est présentement en séries d'après-saison, de jouer tous ses matchs à l'étranger... Et comme l'équipe affronte le Lev Praha, équipe basée à Prague, ses matchs locaux auront lieu à Bratislava en Slovaquie...

Ça ne fait pas trop une bonne publicité pour la KHL, ça... En tout cas, j'y penserais deux fois avant d'aller jouer dans cette ligue...

C'est un peu chien pour Michael Leighton, une fois avec un poste où il peut exceller, il se retrouve dans un pays en état de guerre...

Et d'ailleurs, le Donbass Donetsk a joué cette semaine ce qui constitue le le plus long match de l'histoire de la ligue contre le Lev Praha... Le match, remporté par le Donbass Donetsk, a duré 126 minutes... Ça aurait été le 11e match le plus long dans la NHL s'il avait été joué dans cette ligue...

Sachez également que le capitaine du Donbass Donetsk est le seul et unique Ruslan Fedotenko...






Et parlant de Crimée et de guerre, sachez que l'une des chansons les plus connues d'Iron Maiden parle de la Crimée...

samedi 22 mars 2014

Bill McDougall



Bill McDougall est né le 10 août 1966 à Mississauga en Ontario. Son parcours dans le hockey fût assez particulier et il en en sortira avec un record que même Wayne Gretzky n'aura pas approché. Il brûla la ligue à chacun des niveaux où il a joué mais ne réussit jamais à s'établir dans la LNH.

Après avoir passé une saison avec les Broncos de Humboldt de la ligue junior de Saskatchewan, McDougall alors agé de 20 ans fît un choix étrange et signa avec les Mariners de Port-Aux-Basques, une équipe senior de Terre-Neuve où il ammassa 61 points en 26 matchs. C'est en 1989 qu'il commença son parcours professionnel. Lors de la saison 1989-90, il joua pour les Panthers de Erie de la ECHL où il termina premier pointeur de la ligue avec une récolte impréssionnante de 148 points en seulement 57 matchs. Après ces 57 matchs, les Red Wings de Détroit tentèrent leur chance avec McDougall et il termina la saison 89-90 avec leur équipe affiliée de la AHL, les Red Wings d'Adirondack où il continua d'empiler les points avec 17 points en 11 parties. Il continua sur sa lancée lors de la saison suivante et ammassa 99 points avec Adirondack en plus de jouer ses 2 premières parties dans la LNH avec Detroit où il récolta 1 passe et joua même un match en série. Il commença la saison suivante avec Adirondack mais Détroit l'échangèrent aux Oilers d'Edmonton en février 1992 et il termina la saison 91-92 avec les Oilers du Cap Breton, le club école d'Edmonton.




C'est avec Cap Breton qu'il laissa sa marque dans l'histoire du hockey professionnel. Il termina la saison 91-92 avec 78 points et continua son bon rendement la saison suivante avec 88 points en 71 matchs. Il joua également 4 parties avec les grands Oilers, récoltant 2 buts et 1 passe. Malgré ce bon rendement, Edmonton n'avait pas vraiment de place pour lui. L'équipe était en reconstruction et avait plusieurs jeunes joueurs de centre en avant de lui dans la hiérarchie dont Doug Weight et Shaun Van Allen... Il dût donc retourner ronger son frein dans la ligue américaine.

Edmonton ayant été éliminé rapidement des séries, il retourna donc terminer la saison avec Cap Breton qui eux étaient grandement favoris pour les séries de la AHL. L'équipe 92-93 des Oilers de Cap Breton est d'ailleurs reconnue comme une des plus dominantes de l'histoire de la ligue américaine. Lors des séries de 1993, Cap Breton remporta haut la main la coupe Calder avec une fiche de 14 victoires et seulement 2 défaites. Le meilleur exemple de dominance de cette équipe fût Bill McDougall qui brûla totalement la ligue avec une récolte de 26 buts et 26 passes pour un total de 52 points en seulement 16 matchs, une moyenne de 3.25 points par match. Ce total de points est le record pour les points en séries dans le hockey professionnel nord-américain. Le plus proche poursuivant est Wayne Gretzky qui ammassa 47 points en 1985.

Il gagna évidemment le trophée Jack A. Butterfield remis au joueur le plus utile de ces séries de 93 (le deuxième meilleur compteur de l'équipe fût Roman Oksiuta loin derrière avec 28 points). Bien sûr on ne peut pas comparer les résultats de Gretzky et McDougall car le niveau est totalement différent entre la AHL et la LNH mais c'est tout de même impréssionnant. Il détient également le record de la ligue américaine pour le plus de buts en un match des séries avec 5 buts, obtenus lors d'un match contre St.John's.



Après cette fin de saison exceptionnelle, McDougall capta l'attention du Lightning de Tampa Bay qui lui offrirent un meilleur contrat que ce que les Oilers étaitent prêts à débourser et qui semblaient être une meilleure option pour lui. Mais encore une fois de meilleurs joueurs de centre le devancaient dans la hierarchie, cette fois Brian Bradley et Chris Gratton. Il je noua que 22 matchs en 93-94 avec le Lightning, ammassant 3 buts et 3 passes. Il passa le reste de la saison avec les Knights d'Atlanta dans la IHL qui gagnèrent le championnant le la IHL en 94. Cette fois McDougall ne fût pas aussi dominant et termina 4ème meilleur compteur de cette équipe championne.


Quel beau lettrage sur les vieux chandails du Lightning...

Probablement déçu et frustré de ne pas débloquer dans la LNH, McDougall traversa en europe lors de la saison suivante où il joua pour le Courmaosta HC en Italie. Il joua par la suite en Suisse et en Allemagne jusqu'en 2002 où il revint de ce côté-ci de l'atlantique et termina sa carrière en jouant 3 saisons au niveau sénior avec les Real McCoys de Dundas, une communauté d'Hamilton en Ontario. Et lors de ses deux premières saisons avec Dundas, il remporta encore le championnat.

Il prît sa retraite en 2006 et est maintenant de retour au Cap Breton et donne des camps de hockey.

Sources:
wikipedia
hockeydb
legends of hockey
hbboard
ahl.com