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vendredi 28 novembre 2014

L’évolution des casques Cooper


Suite à la lecture des excellents articles sur les casques Jofa (1ere partie ; 2eme partie), je me suis rappelé des casques Cooper que j'ai porté lors de ma carrière dans le hockey mineur, qui sont aujourd'hui disparu de la carte également. C’est à mon tour de faire un récapitulatif des casques que cette compagnie à développé au fil des ans.

La compagnie « Cooper of Canada »


Tout d’abord, un peu d’histoire. Cecil John Weeks et Jack Cooper achetèrent en 1949 la compagnie General Leather Goods, originalement fondé en 1905. La compagnie fut dès lors renommée Cooper Weeks. Cette compagnie fut la première à inclure de la couleur sur leurs pièces d’équipement.

Avant l’achat de la compagnie par Weeks et Cooper, General Leather Goods, fabriquait des skis et des raquettes. C’est pendant la Grande Dépression des années 30 que GLG commença à fabriquer de l’équipement de hockey, dont des jambières et des gants.

Pendant les années ’50 et ’60, la compagnie Cooper Weeks travaillait étroitement avec les équipes de la LNH, dont les Canadiens de Montréal afin de réduire le poids de l’équipement tout en augmentant leur durabilité et leur sécurité. C’est alors que disparut peu à peu le cuir pour faire place au « foam » et au plastique !

En 1971, Cecil John Weeks vendit ses parts à Jack Cooper. La compagnie fut alors rebaptisé Cooper of Canada. C’est dans cette décennie que Cooper travailla en étroite collaboration avec un nom célèbre afin d’améliorer l’équipement de gardien, et j’ai nommé : Dryden ! Par contre, ce ne fut pas Ken, mais son frère ainé, Dave !

La compagnie se développait très bien. Elle acquiert Hespeler (fabriquant de bâton de hockey et de baseball) en 1972. À partir de 1986, leurs produits firent leur entrée dans les Ligues Majeures de Baseball. En 1990, Canstar Sport Inc (propriétaire de la marque Bauer) acheta la division hockey de Cooper. C’est en 1995, lorsque Nike fit l’acquisition de Canstar que la marque Cooper disparu du milieu du hockey.

Le casque SK10



Premier casque manufacturé par Cooper Weeks. Il était composé de trois pièces de plastique, dont 2 de même format pour le devant et le derrière de la tête. À l’époque, il servait plus à protéger les joueurs des coupures résultant de coups de bâtons ou de lancer.

Les casque SK100 - SK120 et SK200



Étrangement, ce casque est encore très populaire de nos jours et se vend aux alentours de 120$ sur le web. Car si la marque Cooper est disparu du monde du hockey, elle est très prisé par les joueurs de Hurling, un sport gaélique (un étrange mélange de Lacrosse et de soccer). Ce casque, plus sécuritaire que le SK10, était tout aussi léger. La mousse utilisé permettait également un meilleur confort que son prédécesseur. Le modèle SK120, plus de luxe, était rembourré avec du cuir au lieu de la mousse.

Le modèle SK200, quant à lui, avec une devanture plus proéminente, utilisait sensiblement la même devanture que le SK10.

Le casque SK300



De loin le modèle le plus laid (à mon humble avis) manufacturé par Cooper. Bien sûr, les matériaux utilisés étaient de meilleure qualité, la protection accru, mais ça ressemble plus à un casque de football qu'à un de hockey ... Bref, l'évolution allait continuer.


Le casque SK600


Enfin, un casque d'hockey digne de ce nom ! Ce fut mon tout premier casque dans le hockey organisé, back in 1992. Ce casque, contrairement au SK300 permettait un ajustement et une excellente protection. Le foam utilisé était plus épais, plus robuste que ceux utilisé avant. Ce casque fut très prisé par les gardiens de but. Souvenons-nous que, vers la fin des années 1970, le masque à la Jacques Plante était de plus en plus remplacé par un combo, casque et grille. Parmi les gardiens ayant utilisé le SK600, pensons à Bob Froese, Ken Wregget, Vladislav Tretiak, et plus récemment, Tim Thomas ! 


À la même époque, Cooper introduisit le protecteur facial JAWS. Je ne suis pas sur à quel point ce pouvait être sécuritaire pour celui qui le portait !




Le casque SK2000


Ah, le fameux casque SK2000 ! C'est, et de loin, le casque qui fut le plus populaire de Cooper. Autant plusieurs joueurs vedette le portaient, dont Gilbert Perreault et Mario Lemieux, autant presque tout les joueurs junior-majeur ont porté ce casque au début des années '90.

(Remarquez ce magnifique casque 3 couleurs !)

Mark Messier portait un casque très similaire, mais de marque Winwell. Perso, je crois que c'est un Cooper SK2000 sur lequel Winwell ont collé leur logo.

Tout comme le SK600, le SK2000 fut longtemps utilisé par des gardiens. Pensons seulement à Chris Osgood ou Dominik Hasek. Même Rick DiPietro a porté ce casque (un ancien d'Osgood que les Islanders gardaient encore stock) après qu'il se soit fait cassé la gueule la mâchoire ! Ce casque faisait moins pression sur sa mâchoire qu'un masque de gardien conventionnel.


Le casque XL7




Supposément une révolution dans le domaine, cette atrocité a rapidement été déclaré plus dangereux que sécuritaire, car les "clips" Cooper Lock avait la fâcheuse manie de se "déclipser" lors d'un contact trop violent, qui faisait en sorte que la visière tombait. D'ailleurs, Martin avait publié un billet sur ce fameux casque.

Le casque HH3000


Le dernier modèle produit par Cooper, ainsi que mon dernier casque de joueur alors que je jouais encore dans les rangs Bantam. Suite à la fusion de 1995,  Nike/Bauer ont continué de produire ce modèle. Encore aujourd'hui, les casques Bauer s'inspirent beaucoup du style du HH3000.

Carl Voss


Bien que né aux États-Unis, Carl Voss déménagea au Canada avec sa famille à l’adolescence.  Il alla ensuite étudier à l’Université Queen’s, à Kingston, où il s’illustra avec ses équipes sportives, au hockey et au football.

En 1924, il aida les Golden Gaels à se mériter la Coupe Grey.  (À ce moment, les équipes universitaires pouvaient aspirer à la Coupe Grey.) 


En 1926, c’est sur la glace qu’il se mit en évidence, alors que Queen’s atteignit la finale de la Coupe Memorial.  (À ce moment, les équipes universitaires pouvaient également aspirer à la Coupe Memorial.)  Ce sont toutefois les Canadians de Calgary qui l’emportèrent.

Après un passage au niveau junior avec les Marlboros de Toronto, il fut embauché par Conn Smythe pour s’aligner avec les Maple Leafs.  Ce premier arrêt dans la Ligue nationale d’une longue série ne dura que 14 matchs sur trois ans.

Il passa ensuite trois saisons dans la Ligue internationale avec les Bisons de Buffalo, avec qui il gagna un championnat et un titre de meilleur pointeur.
 
C’est à partir de 1932-33 que sa tournée de la Ligue nationale commença pour de bon. 

Il partagea d’abord sa saison entre les Rangers et les Red Wings.  Toujours éligible, ça ne l’empêcha pas de devenir le premier récipiendaire du titre de recrue de l’année avec une fiche de 23 points en 48 matchs.  (Ce n’est que quatre ans plus tard que ce titre deviendra le Trophée Calder.)

En 1933-34, c’est entre Détroit et Ottawa qu’il partagea sa saison.

Comme les Senators déménagèrent ensuite à St-Louis, il passa la saison 1934-35 avec les Eagles.  Au sein d’une équipe très faible, ses 31 points firent de lui le meilleur pointeur de l’équipe, et comme l’équipe cessa ses activités à la fin de la saison, de toute leur histoire.
Devant se trouver une nouvelle équipe pour 1935-36, il se retrouva avec les Americans de New York.

Avant que ne débute la saison suivante, il fut échangé aux Maroons de Montréal, avec qui il passa la saison 1936-37.

En 1937-38, c’est entre les Maroons et les Black Hawks de Chicago qu’il partagea son temps.  Les Hawks allèrent jusqu’au bout, ce qui fit de Voss le deuxième joueur à s’être mérité autant la Coupe Grey que la Coupe Stanley, après Lionel "Big Train" Conacher.  (voir texte du 9 mai 2009)

C’est sur cette note que s’est terminée sa carrière de joueur, puisqu’au camp des Hawks en 1938, Voss subit une blessure qui l’obligea à prendre sa retraite.

Sa tournée du monde du hockey se poursuivit tout de même, mais sous d’autres formes.  Il devint d’abord le représentant de CCM assigné aux diverses équipes de hockey aux États-Unis.

Pendant cette même période, il arbitra des matchs dans plusieurs ligues, incluant la Ligue américaine.

Gravissant les échelons, il devint pendant un moment le président de la United States Hockey League (USHL), un circuit mineur, jusqu’à la fin de ses activités en 1951. 

Il devint alors entraîneur et directeur-gérant des Flyers de St-Louis de la Ligue américaine, tout en conservant son poste de consultant envers les arbitres.  (Je suppose que ce n’était pas des arbitres de sa ligue…)

C’est tout de même du côté de l’arbitrage que lui vint son poste suivant, lorsque la LNH lui offrit le poste d’arbitre en chef.  Il conserva ce poste pendant quinze ans, période pendant laquelle il améliora la qualité de l’arbitrage.  Il recruta de nouveaux effectifs dans les ligues mineures et fit passer le nombre d’officiels de 10 à 23.

Il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1974, dans la catégorie des bâtisseurs.

Carl Voss est décédé en 1993, à l’âge de 86 ans. 
 
Sources :  legendsofhockey.net, wikipedia.org.

Initialement publié sur www.bottedenvoi.blogspot.com

mardi 25 novembre 2014

La production offensive en 1929-30


Le billet d’hier au sujet de Dit Clapper mentionne qu’un changement de la règle du hors-jeu a significativement augmenté la production offensive à travers la ligue en 1929-30.  L’effet de ce changement a été tel qu’il a dû être modifié au cours de la saison.  Voici quelques faits qui montre son impact.
 
-En 1928-29, avec dix équipes qui jouaient 44 matchs chacune, il s’est marqué un total de 642 buts dans la ligue.  L’année suivante, il s’en est compté 1301.
 
 
-En 1928-29, l’équipe ayant marqué le plus de buts a été Boston, avec 89.  En 1929-30, ce sont les Pirates de Pittsburgh en ont marqué le moins avec 102.
 
-Sept équipes sur dix ont au moins doublé leur production offensive en 1929-30 par rapport à l’année précédente.  Chicago en a compté trois fois et demi plus.
 
-En 1929-30, Cooney Weiland a été couronné meilleur buteur (43) et meilleur pointeur (73) de la ligue.  Dans le cas des buts, il s’agit de un de moins que la légendaire performance de Joe Malone. (voir texte du 29 janvier 2012)  Pour les points, Weiland a établi un record qui ne sera égalisé que 13 ans plus tard par Doug Bentley.  Par contre, à ce moment, la saison comptait désormais 50 matchs et plusieurs joueurs étaient partis à la guerre.  La saison suivante, la marque était battue par Herb Cain des Bruins, avec 82 points.
 
-Alors que le Trophée Vézina était à ce moment décerné au gardien avec la meilleure moyenne, le gagnant de 1928-29 a été George Hainsworth des Canadiens, avec une moyenne de 0,92.  En 1929-30, une moyenne de 2,19 a suffi à Tiny Thompson.  (voir texte du 7 octobre 2013)
 
 
-Sans revenir à une période aussi défensive qu’avant, la production offensive a tout de même baissé en 1930-31.  Toutes les équipes ont compté moins de buts, sauf les Leafs, qui en ont marqué deux de plus.
 
Comme quoi les règles peuvent certainement avoir une influence sur les marques établies.

Sources: hockeydb.com 

lundi 24 novembre 2014

Dit Clapper


Défenseur à son arrivée à Boston en 1927, l’entraîneur Art Ross décida de faire de Dit Clapper un ailier droit.  L’expérience parut prometteuse, puisque Clapper marqua à sa première présence sur la patinoire.
 
Suite à une Coupe Stanley en 1929, les Bruins débutèrent la saison suivante sous de nouvelles de nouvelles règles, plus libérales.  La Ligue Nationale avait dans les faits à toute fin pratique éliminé les hors jeux, puisque les joueurs pouvaient entrer en zone offensive avant la rondelle.
 
Mené par la Dynamite Line (Clapper, Cooney Welland et Dutch Gainor), Boston termina la saison avecc une fiche de 38-5-1.  Leur moyenne de 0,875 demeure encore à ce jour inégalée.  Clapper compta 41 buts en 44 matchs.  Weiland se mérita le championnat des compteurs avec 73 points.  Les Oursons avaient compté au total 179 buts, le double de leur total de l’année précédente, 37 buts de plus que la deuxième équipe (donc près de un de plus par match).  La règle du hors jeu dut être changée au milieu de l’année.
 
Les Bruins croyaient ainsi pouvoir défendre leur titre acquis l’année précédente, mais ils se firent surprendre par les Canadiens en finale.
 
Dit Clapper eut d’autres excellentes saisons par la suite, mais jamais au même niveau.  (Il faut dire que suite au retour de la règle du hors jeu, la production dans la ligue subit une baisse généralisée.)
 
Malgré un gros gabarit pour l’époque (6’2’’ 200 lbs), Clapper n’était pas particulièrement robuste.  Il fut par contre impliqué dans un incident en 1937.  Suite à un bâton élevé, l’arbitre ne se contenta pas de lui décerner une punition.  Il l’insulta également.  Clapper répliqua en lui donnant un coup de poing.  L’arbitre en question s’appelait Clarence Campbell, qui plaida en faveur de Clapper, en raison des insultes proférées.  Clapper s’en tira avec une amende de 100$.  Une fois devenu président de la ligue, ce même Campbell eut à rendre une décision célèbre au sujet d’un autre coup de poing à l’endroit d’un arbitre.  Il se montra moins clément à l’endroit de Maurice Richard et il en résulta l’émeute de 1955.
 
En 1938, Art Ross retourna Clapper à la défense pour former une paire avec Eddie Shore (voir textes du 21 mars 2009 et du 26 mars 2014).  Lorsque Clapper fut nommé au sein de l’équipe d’étoiles, il devint le premier à l’être autant à l’avant qu’à la défense (l’autre est Neil Colville).
 
Clapper fit à nouveau partie de l’équipe championne de la Coupe Stanley en 1939 et en 1941.  Avec ses trois Coupes, il demeure encore à ce jour le joueur qui l’a remporté le plus souvent dans l’uniforme des Bruins.
 
En 1944, il devint le joueur ayant joué le plus de matchs.  Il conserva ce record jusqu’en 1957, alors qu’il fut dépassé par Maurice Richard.
 
Cette même année, il devint joueur-entraîneur, lorsqu’il remplaça Art Ross sur une base intérimaire.  En 1945-46, il obtint le poste sur une base permanente.  Au cours de la saison de 1946-47, il ne joua que six matchs, ses derniers, pour ensuite se concentrer sur sa tâche d’entraîneur.  À l’annonce de sa retraite, les Bruins retirèrent immédiatement son numéro 5 et le Temple de la renommée l’admit aussitôt.  Il est le seul à avoir fait son entrée au Temple alors qu’il était encore actif.
 
Clapper est devenu le premier joueur à jouer 20 saisons dans la LNH.  Encore aujourd’hui, il demeure l’un des neuf à avoir réussi cet exploit avec une seule équipe.
 
Il demeura entraîneur pour deux autres saisons, mais devant le manque de résultats, il démissionna.
 
Il retourna par la suite à Peterborough, pour s’occuper de sa compagnie de plomberie et de son magasin d’articles de sports, en plus de s’impliquer en tant que directeur des Petes de Peterborough, au niveau junior.
 
En 1973, un AVC lui laissa d’importantes séquelles qui finirent par l’emporter en 1978.
 
En 1983, il y eut une controverse à Boston, alors qu’Harry Sinden assigna son numéro 5 à un joueur dont il venait tout juste de faire l’acquisition.  Qui était ce joueur?  Guy Lapointe, dont les Canadiens viennent tout juste d’accrocher son numéro 5 au plafond du Centre Bell.  Bobby Or exprima son désaccord et Lapointe changea pour le 27.
 
Sources: « Habs icon Lapointe overwhelmed by retirement of his No. 5 » de Dave Stubbs, 7 novembre 2014, Montreal Gazette (montrealgazette.com), wikipedia.org.

samedi 22 novembre 2014

Ces chandails d'une seule saison (1ère partie)







Il arrive qu'un chandail de hockey ne correspondent pas aux attentes des fans, des joueurs ou des dirigeants d'une équipe. Plusieurs équipes ont tenté à maintes reprises de se relooker, je pense notamment aux Canucks de Vancouver et leurs nombreux changements de logos et de couleurs. Dans la plupart des cas de changements de chandails, on laisse normalement la chance au coureur et on attend quelques années avant de le rechanger. Mais dans certains cas, on change rapidement d'avis. Voici quelques chandails de la LNH qui n'ont duré qu'une seule saison.

Oilers d'Edmonton 1996-97

En 1996, les Oilers décidèrent de se moderniser et choisirent de foncer leurs couleurs. Ce n'était pas quelque chose de nouveau dans la ligue, les Whalers de Hartford l'avaient fait quelques années auparavant et d'autres équipes comme les Sabres ou les Capitals avaient également changé leurs chandails pour quelque chose de plus sombre (pour inévitablement revenir en arrière une décénnie plus tard). La version du chandail blanc que l'on voit ici ne dura que pour la saison 96-97 puisque la saison suivante on décida d'enlever les bandes aux épaules, mais ce look dura toutefois jusqu'en 2007.


Rangers de New York - 1946-47 et 1998-99
 Les Rangers sont reconnus pour le lettrage oblique sur le devant du chandail. Ce lettrage évolua à maintes reprises depuis la fondation de l'équipe en 1926. Mais en 1946 on essaya quelque chose de nouveau en modifiant la position du lettrage et en incluant le numéro du joueur à l'avant. La saison suivante on retourna à l'oblique.

Notez également la position du "A" sur le bras du chandail, je me demande s'il s'agissait bien du "A" d'assistant capitaine ou bien autre chose. C'est probablement la première fois que je vois un gardien de but comme assistant.

50 ans plus tard, les Rangers produisirent un 3ème chandail avec la statue de la liberté comme logo. La version bleue du chandail dura quelques saisons mais pour une seule saison en 98-99, ils eurent une version blanche du chandail qu'on ne revit pas par la suite (comme Wayne).


Cougars (et Falcons) de Detroit 1926 à 1932

Aux débuts de la LNH, les équipes n'hésitaient pas à changer de chandail. Avant de devenir les Red Wings, les Cougars eurent 4 chandails différents en 4 saisons de 1926 à 1930. Il changèrent ensuite de nom pour les Falcons en 1930 et ce chandail dura toutefois 2 saisons avant que de nouveaux propriétaires arrivent en place et instaurent la roue ailée que l'on retrouve toujours de nos jours.


Canadiens de Montréal 1909-1913

Les Canadiens aussi eurent plusieurs chandails différents à leurs débuts. Les 4 premiers ici eurent une longévité d'une seule saison de 1909 à 1913. Ils eurent également un chandail supplémentaire en 1912-13 en plus du chandail de barbier. Le 5ème que l'on voit ici sur le montage fut porté exclusivement lors des parties contre les Sénateurs d'Ottawa qui portaient un chandail rayé similaire. La saison suivante, le look contemporain de l'équipe commença à prendre forme.


Canadiens de Montréal 1924-25
Le look contemporain du chandail et le logo du CH étaient déjà en place depuis quelques saisons lorsqu'en 1924 l'équipe décida de changer le logo au centre pour mettre un globe terrestre représentant qu'il étaient les champions du monde suite à leur conquète de la Coupe Stanley la saison précédente.


Senators d'Ottawa 1921-22 et 1923-24

Cette pratique était assez courante dans les années 20. Ce sont les Senators qui furent les premiers à s'identifier de la sorte, quoi que dans leur cas je crois qu'on peut plutôt considérer qu'il s'agit d'une "patch" et non d'un nouvel uniforme.


Toronto Arenas et Toronto St-Pats

Comme les Red Wings, les Maple Leafs eurent deux autres incarnations avant de devenir l'équipe à la feuille d'érable. Et comme Detroit, Toronto changea de chandail presque à chaque saison en portant 7 chandails différents en 10 ans.

Maroons de Montréal 1924-25

Avant d'avoir leur fameux chandail avec le gros "M" comme logo, les Maroons portaient un chandail encore plus sobre lors de leur saison inaugurale en 1924-25. Le "M" fit son entrée en scène la saison suivante et demeurera en place sous plusieurs formes jusqu'à la fin de l'équipe en 1938.


Black Hawks de Chicago 1926-27 et 1934-35

Lors de leur première saison en 1926-27, les Black Hawks (écrit en 2 mots à l'époque) portèrent ce chandail rayé blanc et noir. Ils inversèrent les couleurs la saison suivante et cette version dura jusqu'en 1934. Ils ajoutèrent ensuite la couleur rouge à la palette du chandail maintenant orné d'une seule bande blanche au centre. Le logo était toujours en noir et blanc et cette première version du nouveau look ne dura que pour la saison 1934-35 (la première d'Howie Morenz avec l'équipe). La saison suivante la bande centrale du chandail devint beige et pour la première fois, le logo devint en couleurs. C'est cette version qui fut l'inspiration pour la classique hivernale de 2009.


Voici ce qui conclut la première partie. J'en ai encore beaucoup d'autres et j'ai préféré séparer l'article en deux. Dans la deuxième partie il y aura plusieurs souvenirs nauséabonds des années 90...



jeudi 20 novembre 2014

La nouvelle mascotte des Raiders de Prince Albert













Il y a quelques années, j'ai écrit un texte à propos de la représentation caricatural de l'autre en prenant comme exemple l'ancien chandail des Raiders de Prince Albert, texte que je vous recommande de (re)lire. Je disais grosso modo que de notre société où les personnes, les informations et les objets s'entremélangent de plus en plus, les représentations caricaturales de l'autre sont sujettes à de fortes critiques. Je parlais à l'avant plan qu'il y a une quarantaine d'année, il était peut-être peu choquant d'avoir d'avoir une caricature de guerrier arabo-musulman comme logo tel que les Raiders de Prince Albert portaient à l'époque, notamment lorsqu'ils ont remporté la Coupe Memorial en 1985, mais que depuis, l'équipe avait cru bon de changer son logo, le "raider" étant devenu un pirate...

Mais faute est d'admettre que mon exemple était assez bon car l'actualité de la dernière semant nous l'a montré...

La semaine dernière, les Raiders ont inauguré une nouvelle mascotte représentant ce bon vieux logo. N'en fallait pas plus pour que les groupes représentant les communautés culturelles montent au barricades pour affirmer que le fait d'utiliser l'image d'un personnage relativement violent représentant une communauté culturelle...

L'équipe s'est dite assez surprise de la réaction de certains...

Force est d'admettre que malgré le sourire de la mascotte, c'est pas mal du ressort de la caricature culturelle...



J'ai hâte de voir la suite...

Mais y'a pire, y'a les Redskins ou encore la controverse concernant la casquette des Indians...


lundi 17 novembre 2014

Tommy Gorman


Tommy Gorman a été impliqué dans trois sports parmi les plus populaires au début du XXe siècle : le hockey, la crosse et les courses de chevaux.
 
Comme joueur, c’est d’abord à la crosse qu’il s’est illustré.  Aux Jeux de Londres, en 1908, il a fait partie de l’équipe canadienne qui a remporté la médaille d’or.  Il faut dire qu’il n’y avait que deux pays participants, le Canada et l’hôte, la Grande-Bretagne.  Sans surprise, le sport fut ensuite retiré du programme des Jeux.
 
De retour au pays, il joua au niveau professionnel, qui était à ce moment très populaire. (voir text du 26 mars 2012) 
 
Bien qu’il n’ait jamais sérieusement joué au hockey, il fut embauché comme recruteur par les Senators d’Ottawa en 1916, tout en travaillant au quotidien Ottawa Citizen.  Les propriétaires des Sens (qui faisaient partie de sa famille) semblèrent satisfaits de son travail, puisqu’ils le nommèrent secrétaire-trésorier, puis gérant, avant de devenir actionnaire.
 
En 1917, il fut l’un des fondateurs de la LNH, lorsque les propriétaires de la NHA voulurent isoler Eddie Livingstone, le propriétaire de Toronto.
 
Sous sa gouverne, les Senators remportèrent la Coupe Stanley en 1920, 1921 et 1923.  Il quitta l’organisation de sa ville natale en 1925 pour faire partie de l’aventure des Americans de New York. 
 
L’équipe eut plus ou moins de succès et en 1929, il quitta le monde du hockey pour se consacrer aux courses de chevaux.  Il géra alors une piste au Mexique jusqu’en 1932.
 
Il revint ensuite dans le monde du hockey pour devenir entraîneur, puis directeur-gérant des Black Hawks de Chicago, une équipe qui éprouvait des difficultés à ce moment.  Il fit l’acquisition de Lionel Conacher (voir texte du 9 mai 2009) et malgré la plus faible attaque de la ligue, les Hawks remportèrent leur première Coupe dès l’année suivante.
 
Il eut par contre une dispute avec le propriétaire et se retrouva ainsi avec les Maroons de Montréal.  Le succès fut immédiatement au rendez-vous et les Maroons remportèrent la Coupe en 1937-38.  Gorman est ainsi devenu le seul entraîneur à gagner la Coupe deux années consécutives avec deux équipes différentes.
 
Mais économiquement, les temps étaient durs.  Il y avait une équipe de trop à Montréal.  En 1938, les Maroons rendirent l’âme, pour laisser la place aux Canadiens, qui éprouvaient pourtant des difficultés sur la glace.
 
En 1940, on eut recours à ses services pour remplacer Jules Dugal comme directeur-gérant des Canadiens.  C’est sous son règne que Maurice Richard fut embauché.  Toutefois, après des débuts difficiles et des blessures, Gorman perdit confiance en lui.  Ceux qui ont vu le film de Charles Binamé et Ken Scott se souviendront peut-être d’une scène où un représentant des Canadiens tente désespérément de refiler Richard à n’importe quel de ses homologues de la Ligue Nationale.  Il s’agit de Gorman.
 
Les choses se sont par contre replacées et les Canadiens ont tout de même remporté la Coupe en 1944 et en 1946 (ses sixième et septième).  Gorman a ainsi accompli un autre fait d’armes qu’il ne partage avec personne d’autre.  Il a été directeur-gérant de quatre équipes championnes de la Coupe Stanley : les Senators, les Black Hawks, les Maroons et les Canadiens.  Suite à la Coupe de 1946, il a passé les rênes à Frank Selke. (voir texte du 16 septembre 2013)

Mais pour Gorman, gérer un club de hockey ne semblait pas être une occupation à temps plein.  Un peu comme lorsqu’il travaillait pour le Citizen lors de son passage avec les Senators, il avait d’autres occupations.
 
Il a géré la piste de course de Connaught, en Outaouais, de 1937 jusqu’à sa mort en 1961.  (Ses fils l’ont ensuite opéré pendant des dizaines d’années.)  Il a aussi été promoteur à Montréal et à Ottawa de spectacles et de lutte.  Suite à son départ des Canadiens en 1946, il a acheté les Senators d’Ottawa (version de la Ligue senior du Québec, voir texte du 18 juillet 2011, puisque ceux de la LNH ont cessé leurs activités en 1934.)  Son équipe a d’ailleurs gagné la Coupe Allan en 1949. 
 
En 1951, il s’est aussi tourné vers le baseball, en se portant acquéreur de la filiale AAA des Giants de New York, les Giants de Jersey City.  Il les déménagea à Ottawa, mais l’expérience ne dura qu’un an.  L’année suivante, l’équipe devint la filiale des Athletics de Philadephie, mais sans l’implication de Gorman.
 
Dernier fondateur vivant de la LNH, il a été élu au Temple de la renommée du hockey deux ans après son décès, en 1963, dans la catégorie des bâtisseurs.
 
En 1977, il a été admis au Temple de la renommée canadien des courses de chevaux.
 
Sources : horseracinghalloffame.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

jeudi 13 novembre 2014

Le #4 d'Aurèle Joliat (2e partie)


Le retrait récent du #5 de Guy Lapointe a incité quelques journalistes à écrire des articles au sujet de qui pourrait être le prochain.  Des noms comme Durnan, Shutt, Lemaire et Bowman ont entre autres été avancés. 
 
(Les Knicks de New York ont retiré le #613 pour honorer Red Holzman parce que leur ex-entraîneur les a menés à 613 victoires.  Peut-être que les Canadiens devraient donc retirer le #419 pour Bowman?)
 
Personnellement, j’ai une préférence pour le #6 de Toe Blake (surtout si on considère autant sa carrière de joueur que sa carrière d’entraîneur).  Trois Coupes comme joueur (incluant une avec les Maroons), un Hart, un Lady Byng, trois fois élu au sein de la première équipe d'étoiles, capitaine et huit autres Coupes (dont les cinq consécutives) comme entraîneur, ce n’est pas rien.  Et puis, si on a dit que Lapointe allait rejoindre les deux autres membres du Big Three (Robinson et Savard), Blake irait rejoindre les deux autres membres de la Punch Line (Maurice Richard et Elmer Lach).
 
Mais je n’ai pas pu m’empêcher de signaler qu’Aurèle Joliat était victime d’une grande injustice, lui dont le numéro a déjà été retiré et qu’on a ensuite oublié.  (voir texte du 11 décembre 2013)  Quand on a regardé le match du 75e anniversaire du CH, comment ne pas trouver ce monsieur attachant?
 
 
 
Marc de Foy, du Journal de Montréal, m’a gentiment répondu qu’il y a plusieurs années, il avait écrit un article à ce sujet (et au sujet d’Elmer Lach, qui a été victime du même genre d’oubli et qui a depuis été corrigé).  Il avait soumis cette information aux Canadiens, avec plusieurs articles de l’époque pour appuyer ses dires.  Après deux semaines, on lui est revenu en lui disant qu’il y avait eu confusion.  Joliat et Lach n’auraient été qu’invités aux cérémonies pour honorer Jean Béliveau et Henri Richard, mais que celles-ci ne leur étaient pas destinées.
 
En ce qui me concerne, cette réponse est absurde. 
 
Premièrement, si on fait une cérémonie pour retirer un numéro et qu’on invite deux grands joueurs qui l’ont porté, il me semble que c’est évident qu’on honore les deux.  Lorsqu’on a retiré le #12, on n’a pas dit que Dickie Moore n’était là que pour honorer Yvan Cournoyer.  La différence, c’est qu’avant le déménagement au Centre Molson / Bell, on ne hissait pas de bannière avec les noms au plafond.
 
Et deuxièmement, comment expliquer que les journalistes, le Temple de la renommée et surtout Claude Mouton aient tous mal compris?  Monsieur Mouton était annonceur lors de cette soirée du 9 octobre 1971.  Il a aussi été directeur des relations publiques pendant plusieurs années.  Alors qu’il était toujours dans l’organisation, il écrit un livre sur l’histoire de l’organisation (que je suppose que quelqu’un d’autre dans l’organisation a relu avant sa publication), mais il a mal compris ce qui se passait?!?   
 
Allez monsieur Molson, vous qui avez tant de classe et tant de respect pour l’histoire de votre équipe, corrigez cette erreur.
 
Allez monsieur Houle, vous qui jouiez pour le tricolore en 1971, faites valoir le cas d’un des membres de votre association des anciens.
 
(Pour votre information, j’ai envoyé une lettre à messieurs Molson et Houle, avec des copies des articles, en décembre dernier mais je n’ai reçu aucune réponse.)

mardi 11 novembre 2014

Red Garrett


Petit billet court, à l’image de la carrière et de la vie de son sujet.
 
Originaire de Toronto, Dudley "Red" Garrett avait été recruté par l’équipe de sa ville, les Leafs.  Il n’eut toutefois pas l’occasion de jouer avec eux, puisqu’en 1942, il est échangé aux Rangers avec Hank Goldup, contre Babe Pratt (voir texte du 14 octobre 2012).  Cet échange fut très profitable pour les Leafs.
 
C’est au cours de cette saison que Garrett fit ses débuts avec les Blueshirts.  Il joua au total 23 matchs, amassant un but et une passe.
 
Il ne termina toutefois pas sa saison à New York.  Comme la guerre faisait rage, il se retrouva dans la marine et joua quelques matchs avec des équipes militaires.
 
Le 25 novembre 1944, Garrett se trouvait sur le HMCS Shawinigan, au large de Port-aux-Basques, à Terre-Neuve, lorsqu’un U-Boat allemand le coula.  Tout l’équipage périt.  Garrett avait 20 ans.
 
Pour honorer sa mémoire, la Ligue Américaine (où il a également joué quelques matchs) présente depuis 1947 le Dudley "Red" Garrett Memorial Award à sa recrue de l’année. 
 
Parmi ses récipiendaires, on note plusieurs noms familiers comme Terry Sawchuk, Pelle Lindbergh (voir texte du 12 novembre 2010), Brett Hull, Félix Potvin, Daniel Brière et… René Bourque.
 
Sources : rongood.net, ahlhalloffame.com, wikipedia.org.