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lundi 2 mars 2015

Bryan Watson


 
 Bryan “Bugsy” Watson était un défenseur au talent limité.  Ses principales contributions étaient d’accrocher et de retenir, en plus de jouer robuste, malgré qu’il n’était pas si grand (5’9’’ 170 lbs).  Il avait aussi le don d’exaspérer ses adversaires.

Il débuta dans l’organisation des Canadiens avec qui il joua quelques matchs.  Il eut même droit à une bague de la Coupe Stanley en 1964-65, même s’il n’avait pas joué suffisamment de matchs pour avoir droit à son nom sur la Coupe.  Il passa aussi du temps avec les As de Québec de la Ligue Américaine, où il joua avec Doug Harvey, en fin de carrière.

En 1965, suite au repêchage intra-ligue, il se retrouva avec les Red Wings, avec qui il joua un peu plus.

En 1967, il devenait un candidat typique pour le repêchage d’expansion.  Il fut effectivement choisi par les North Stars du Minnesota, mais il ne porta jamais leur uniforme.  Il retourna plutôt à Montréal par voie de transaction et y joua encore sporadiquement.  Par contre, il servit d’appât pour un autre tour de passe-passe de Sam Pollock.  Il fut échangé aux Seals d’Oakland pour leur premier choix au repêchage de 1972, donc quatre ans plus tard.  Ce choix, le cinquième au total, servit à acquérir Michel Larocque.  (voir texte du 7 avril 2014)
 
C’est alors que prit vraiment son envol sa longue carrière de joueur évoluant au sein de clubs faibles, ayant besoin d’un joueur robuste, faute d’être très talentueux.  Il faut dire que l’emphase sur le jeu physique du début des années 1970 lui convenait bien.  De plus, les expansions à répétition permirent à des joueurs comme lui de prolonger leur carrière.

Malgré le prix relativement élevé payé par les pauvres Seals, il ne leur fut pas d’une grande utilité, puisqu’au mois de janvier suivant, il prit le chemin de Pittsburgh dans un échange à six joueurs.

Il passa quelques saisons avec les Penguins, où il connut sa meilleure saison offensive en 1971-72, avec 3 buts et 20 passes.  Au cours de la même saison, il fut le meneur de la ligue pour les minutes de pénalité, avec 212.

Après un bref passage à St-Louis, il se retrouva en 1973-74 avec une autre équipe faible de l’époque, en faisant un deuxième passage à Détroit.  (voir texte du 29 avril 2013)  C’est dans l’uniforme rouge et blanc qu’il atteignit un autre de ses sommets, lorsqu’il accumula 322 minutes de pénalité en 1975-76.  Il s’agissait du deuxième total de la ligue, derrière le "sympathique" Steve Durbano (voir texte du 22 janvier 2013), contre qui il avait été échangé par les Penguins aux Blues.

En 1976, il fut échangé aux misérables Capitals, contre Greg Joly, le décevant premier choix de leur histoire.  (voir texte du 30 décembre 2013)

Après avoir été libéré par Washington, il signa en mars 1979 un contrat avec les Stingers de Cincinnati de l’AMH.  À la fin de la saison, Watson termina sa carrière de joueur en même temps que l’équipe et la ligue mirent fin à leur existence.

En 878 matchs, Watson n’accumula que 17 buts et 135 passes.  Par contre, son total de punition se chiffre à 2212 minutes.  Encore aujourd’hui, il s’agit du 42e total de l’histoire de la LNH.  À noter qu’aucun autre des 41 joueurs qui le devancent n’a joué pendant la période des six équipes.  Watson est le plus âgé.

En 1980-81, les Oilers d’Edmonton, admis l’année précédente dans la LNH, décidèrent de promouvoir leur entraîneur Glen Sather au poste de directeur-gérant.  Watson devint alors entraîneur-chef de Gretzky et sa bande.  Par contre, suite à un mauvais de saison (4-9-5), Sather décida de retourner derrière le banc.  Watson termina l’année comme adjoint, avant de se retirer du monde du hockey.

Il est ensuite retourné dans la région de Washington, où il s’est ouvert un restaurant.

Sources:  bugsyspizza.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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