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lundi 18 mai 2015

Roy Conacher







Il arrive que, même en parvenant à la Ligue Nationale, l’écart de talent entre frères fasse en sorte que la carrière du joueur plus marginal passe complètement inaperçue.  (voir texte du 21 juillet 2014)  Dans le cas de Roy Conacher, il a connu une carrière des plus respectables.  Par contre, le niveau atteint par ses frères lui a tout de même porté ombrage.  Charlie a connu une carrière exceptionnelle, principalement avec les Leafs.  Quant à Lionel (voir texte du 9 mai 2009), ses exploits au hockey, au football, à la crosse et à la boxe ont fait de lui rien de moins que l’athlète canadien par excellence de la première moitié du XXe siècle.  Il en fallait donc beaucoup pour se démarquer d’eux, d’autant plus que Roy avait une personnalité discrète et effacée.
 
Ayant commencé à jouer plus jeune qu’eux, Roy était perçu comme un meilleur patineur.  Il en allait de même pour son frère jumeau Bert, mais celui-ci perdit un œil en jouant au hockey de rue avec ses frères, et c’est ainsi que s’évanouirent ses espoirs.
 
En 1935-36, Roy aida les Nationals de West Toronto à se mériter la Coupe Memorial.  Après deux saisons au niveau senior, il alla rejoindre en 1938-39 son frère Charlie dans la LNH.  Pendant qu’il jouait avec Détroit, Roy faisait ses débuts avec les Bruins de Boston.
 
Dès sa saison recrue, il se mit en évidence, en marquant 26 buts (en 47 matchs), un sommet dans la ligue.  Il fallut attendre plusieurs années avant de voir une autre recrue arriver en tête du palmarès des marqueurs, lorsque Teemu Selanne réalisa cet exploit en 1992-93.  Toutefois, Roy ne remporta pas le Trophée Calder (recrue de l’année), puisque c’est son coéquipier Frank Brimsek (voir texte du 6 octobre 2014) qui se le mérita.
 
Cette saison remarquable fut couronnée par une conquête de la Coupe Stanley, où Roy a marqué le but gagnant dans le match décisif contre les Leafs.
 
Roy se mérita une autre Coupe Stanley en 1941 avec les Bruins, tout en se maintenant parmi les meilleurs buteurs de la ligue.
 
En 1942, il s’enrôla dans l’Aviation canadienne, pour aller combattre pendant la Seconde guerre mondiale.  Il continua tout de même à jouer au hockey au sein d’équipes militaires.  Il revint avec les Bruins au cours de la saison 1945-46, avec qui il put jouer quatre matchs.
 
Craignant toutefois qu’il ne puisse reprendre complètement la forme, le directeur-gérant des Bruins Art Ross échangea Roy aux Red Wings, une erreur qu’il reconnut plus tard.
 
À la fin de la saison 1946-47, suite à une fiche de 30-24-54 en 60 matchs, Roy eut une dispute salariale avec l’entraîneur-directeur-général des Wings, Jack Adams.  (La chose était assez courante avec Adams.)  Il fut donc à nouveau échangé, aux Rangers, une équipe pathétique à ce moment.  (voir texte du 19 août 2013)  Roy refusa de se rapporter à l’équipe et annonça sa retraite.
 
Lorsque l’échange fut annulé, les Black Hawks (qui, comme les Red Wings, appartenaient à la famille Norris) demandèrent l’autorisation de négocier avec lui.  Chicago trouva un terrain d’entente et "acheta" son contrat des Wings.  Roy se retrouva donc avec une autre équipe faible de cette période.
 
Ça ne l’empêcha pas de s’illustrer.  En 1948-49, dans une équipe dirigée par son frère Charlie, ses 68 points en 60 matchs lui valurent le trophée portant le nom de son ancien patron, Art Ross (meilleur compteur).  Il s’agissait de la deuxième fois qu’il était remis.  Roy fut également choisi au sein de la première équipe d’étoiles.
 
 Il conserva un niveau de performance plus qu’acceptable pendant quelques années, mais après 12 matchs en 1951-52, il annonça sa retraite, pour vrai cette fois.  Les Black Hawks le remplacèrent aussitôt dans l’alignement par son neveu Pete, le fils de Charlie.
 
Sa fiche en carrière est de 226-200-426 en 490 matchs, avec seulement 90 minutes de pénalité.
 
Roy retourna alors vivre en Ontario, où il s’occupa de hockey mineur.  Il est décédé en 1984 des suites d’un cancer, à l’âge de 68 ans.
 
Suivant ses frères Charlie (1961) et Lionel (1994), le "Conacher oublié" fut intronisé à titre posthume au Temple de la renommée en 1998.  Les frères Conacher sont ainsi devenus le seul trio de frères à en faire partie.
 
Sources: hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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