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samedi 15 août 2015

Charles Bourgeois



À l‘occasion de la fête nationale de l’Acadie, voici un billet au sujet de Charles Bourgeois.
 
Natif de Moncton, Charles débuta tôt à jouer au hockey et comme c’est souvent le cas, son père s’impliqua dans ses activités.  Par contre, alors qu’il avait 15 ans, il dut faire face à une épreuve considérable.  Son père, policier, ainsi qu’un collègue, furent tués en service.  Ils furent piégés alors qu’ils allaient remettre la rançon à des kidnappeurs d’un enfant.  Les ravisseurs les obligèrent à creuser leurs tombes, avant de les abattre.  L’affaire fit grand bruit au pays à ce moment.  Plutôt que de le décourager, le décès tragique de son père servit par la suite de motivation pour Charles.
 
Il joua plus tard avec les Aigles Bleus de l’Université de Moncton, sous les ordres de Jean Perron.  En 1980-81, l’équipe se mérita son premier championnat canadien, à Calgary.
 
Le rôle joué par Charles, un grand défenseur, dans la victoire des Aigles Bleus incita les Flames à l’inviter à leur camp, puisqu’il n’avait pas été repêché.
 
Après s’être taillé un poste avec le club école à Oklahoma City, il fut rappelé dès sa première année professionnelle et joua 54 matchs avec le grand club.
 
Malgré quelques allers-retours dans les mineures, Bourgeois finit par se tailler définitivement un poste à Calgary.  Il y sera jusqu’en février 1986, alors qu’il fut impliqué dans une transaction majeure.  Il prit le chemin de St-Louis avec Ed Beers et Gino Cavallini, alors que Joe Mullen, Terry Johnson et Rik Wilson prirent le chemin inverse.
 
Les Blues eurent ensuite un long parcours en séries sous les ordres de Jacques Demers.  Bourgeois eut même un match de deux buts contre les Leafs, fait peu commun pour un défenseur défensif comme lui. 
 
En demi-finale, les Blues rencontrèrent l’équipe qui avait échangé Bourgeois quelques mois plus tôt, les Flames.  C’est finalement Calgary qui l’emporta en sept matchs et qui alla ensuite s’incliner devant les Canadiens en finale.
 
Toujours à St-Louis, il joua ensuite sous les ordres d’un autre entraîneur qui se retrouva plus tard derrière le banc des Canadiens, Jacques Martin.  Après deux ans avec les Blues, son temps de glace diminua.  Il fut alors échangé aux Whalers en mars 1988, mais joua peu.
 
Il passa ensuite du temps dans la Ligue américaine, avant d’aller jouer quelques saisons en France et d’y apprendre le métier d’entraîneur.
 
À son retour au Nouveau-Brunswick, il fut d’abord entraîneur-adjoint, puis entraîneur des Hawks de Moncton, alors la filiale des Jets de Winnipeg.  Il les mena à la finale de la Coupe Calder, dans ce qui s’avéra la dernière saison de l’équipe.
 
Il retourna ensuite avec les Aigles Bleus, comme adjoint, puis comme entraîneur-chef, de 2001 à 2005.  Son équipe a d’ailleurs remporté le championnat de la division atlantique à sa dernière année.
 
Toujours impliqué dans la communauté, il opère depuis plusieurs années une école de hockey de grande envergure, toujours à Moncton.
 
Sources : “Blues’ never-say-die character forged through adversity” de David Johnston, 13 mai 1986, Montreal Gazette, p.C1, “Fusillade : une semaine très difficile pour Gerry Belliveau” de Jean St-Cyr, 8 juin 2014, Acadie nouvelle (acadienouvelle.com), “Almost 40 years ago, Moncton mourned two slain police officers” de Kelly Shiers, 5 juin 2014, The Chronicle Herald (thechronicalherald.ca), legendsofhockey.net, wikipedia.org.
 
 

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