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mercredi 29 avril 2015

Les Capitaines : Tampa Bay






Le Lightning débuta ses activités pour la saison 1992-93, en même temps que les nouveaux Sénateurs d'Ottawa. Comme les Sénateurs, la ligue aurait du enquêter davantage sur les fondements de la franchise alors que l'équipe fut considérée comme un cauchemar financier. L'équipe était originalement financée par un consortium japonais qui ne connaissait rien au hockey et dont les vrais dirigeants restaient inconnus de la plupart des membres de l'organisation. Certaines rumeurs les liaient également à la mafia japonaise. Quoiqu'il en soit, ces nombreux problèmes administratifs se firent ressentir sur la glaçe et le Lightning mit du temps à se mettre en marche. Après avoir trouvé de nouveaux (et vrais) propriétaires et après avoir remporté la coupe de 2004, on espérait que le Lightning soit enfin devenu une franchise stable, ce qui ne se réalisa pas toutefois comme prévu. Le Lightning était redevenu une piètre équipe instable à la fin de la décénnie 2000, perdant éventuellement les joueurs responsables de la conquête de 2004. L'équipe est présentement sur une bonne lancée et dirigée par de bons hommes de hockey après quelques saisons difficiles. 

Pour leurs capitaines, le Lightning innova en la matière en choississant de ne pas en nommer pour les 3 premières saisons de son existence. 10 joueurs ont porté le "C" durant les deux premières décennies de l'équipe. Voici leur histoire.





1. Paul Ysebaert 1995-1997
Cet ancien joueur des Devils, Red Wings, Jets et Blackhawks fut désigné comme  premier capitaine du Lightning pour la saison 1995-96. Il n'a cependant jamais retrouvé son flair offensif qu'il avait montré à Détroit. Il joua les 5 dernières saisons de sa carrière avec le Lightning et joua une dernière saison en Suisse en 99-2000.

2. Mikael Renberg 1997-1998
Repêché par les Flyers en 1990, Renberg est surtout reconnu pour ses années passées sur la ligne "Legion of Doom" avec Eric Lindros et John Leclair. Après la finale de 1997, les Flyers l'échangèrent au Lightning avec Karl Dykhuis pour 4 (!) choix de première ronde. Il ne joua qu'une saison complète avec le Lightning, étant retourné aux Flyers après 20 matchs en 98-99. Il joua par la suite pour les Coyotes et les Maple Leafs avant de retourner jouer en europe.

3. Rob Zamuner 1998-1999
Repêché par les Rangers en 1987, Zamuner ne sera jamais capable de percer leur alignement et signa en tant qu'agent libre avec la nouvelle équipe du Lightning en 1992. Il connut de bonnes saisons avec eux durant leurs premières saisons tumultueuses jusqu'à ce qu'il soit échangé aux Sénateurs en 1999. Il joua par la suite pour les Bruins avant de terminer sa carrière en Suisse en 2006.

4. Bill Houlder 1999

Houlder était un vétéran ayant joué avec les Capitals, Sabres, Mighty Ducks, Blues, le Lightning et les Sharks avant de revenir à Tampa Bay pour la saison 99-2000. Il fut nommé capitaine après le départ de Zamuner mais après seulement 14 matchs, il fut envoyé au ballotage et fut réclamé par les Predators. Il joua à Nashville jusqu'à sa retraite en 2003.

5. Chris Gratton 1999-2000
3ème choix au total du repêchage de 1993, Gratton joua les 4 premières saisons de sa carrière à Tampa Bay avant de signer avec les Flyers en 1997. Il fut retourné au Lightning contre Mikael Renberg un an plus tard. Son deuxième séjour à Tampa Bay fut de courte durée alors qu'il passa aux Sabres en mars 2000. Il joua ensuite pour les Coyotes, l'Avalanche et les Panthers avant de faire un autre retour à Tampa Bay de 2007 à 2009.

6. Vincent Lecavalier 2000-2001, 2008-2013

Surnommé le "Michael Jordan" du hockey par le propriétaire du Lightning, Art Williams, Lecavalier devint le plus jeune capitaine de l'histoire à 19 ans et 314 jours (record battu depuis par Sidney Crosby et Gabriel Landeskog). La direction changea toutefois d'idée un an plus tard, déclarant qu'il était trop jeune pour cette responsabilité. Sans devenir Michael Jordan, il devint quand même un des bons joueurs de la ligue durant quelques saisons, notamment en 2006-07 où il accumula 52 buts et 108 points. Il retrouva le "C" en 2008-09 jusqu'à ce que l'équipe rachète son contrat en 2013. Il est présentement membre des Flyers et son avenir reste incertain du à sa contribution offensive sur le déclin.

7. Dave Andreychuk 2002-2006

Un des meilleurs marqueurs de l'histoire, Andreychuk surprit beaucoup de gens en 2001 lorsqu'il signa avec Tampa Bay au lieu d'essayer de trouver une équipe prétendante à la coupe Stanley. Il apporta beaucoup de leadership à l'équipe et après une saison 2001-2002 sans capitaine, il fut nommé comme successeur à Lecavalier. Sa décision de joindre le Lightning et de refuser d'être échangé lui rapporta finalement beaucoup alors qu'il mena l'équipe à la coupe Stanley en 2004. Après le lock-out, son rendement diminua et l'équipe le libéra en janvier 2006, mettant un terme à sa carrière de 1639 matchs (6ème rang de l'histoire).

8. Tim Taylor 2006-2008

L'équipe termina la saison 2005-06 sans capitaine suite à quoi le vétéran Tim Taylor fut nommé comme successeur à Andreychuk. Il s'amena à Tampa Bay en 2001 après avoir joué pour les Red Wings, Bruins et Rangers. Une opération à la hanche le força à manquer la saison 2007-08 mais l'équipe ne nomma pas de remplaçant durant son absence. Il se retira après cette saison perdue et l'équipe renomma Lecavalier comme capitaine pour la saison 2008-09.

9. Martin St. Louis 2013-2014
Dernier membre de l'équipe championne de 2004, St. Louis succéda à Lecavalier après le départ de ce dernier. Il fut l'un des meilleurs joueurs de la décennie 2000 (et 2010) avec un trophée Hart, 2 Art Ross et 3 Lady Bing. Son association avec le Lightning se termina toutefois de façon peu glorieuse alors qu'il demanda d'être échangé, partiellement à cause de son rejet initial de l'équipe olympique canadienne par son directeur général Steve Yzerman. L'équipe acquiesça à sa demande et l'envoyèrent à New York lors d'un rare échange capitaine contre capitaine en retour de Ryan Callahan. C'est avec les Rangers qu'il dépassa le cap des 1000 points et qu'il espère remporter une deuxième coupe Stanley.

10. Steven Stamkos 2014-
Le nouveau visage de la franchise, Stamkos est un des meilleurs marqueurs de la ligue. Il est d'ailleurs un des rares joueurs à avoir marqué 60 buts lors des 20 dernières années. Il succéda à St. Louis le lendemain de son échange à New York.

mardi 28 avril 2015

Metallica pour passer d'un aréna à l'autre...









Je ne vais peut-être pas me faire d'amis ici, mais bon...

Ce que j'aime, en tant que sociologue, ce sont les significations qu'on donne aux choses, ce qui est utilisé pour former le groupe. Toutes les sociétés ont des symboles, souvent plus gros que nature, que ce qu'ils étaient en réalité, autour desquels ils se rassemblent... Pas de symboles, pas de société... Si on n'en a pas et qu'on veut unir la société, on en créera... Les anciennes républiques soviétiques d'Asie mineures, par exemple, afin de créer un esprit national, ont dépoussiéré des histoires moyenâgeuses de héros nationaux ou encore ont fait (lire imposé), dans le cas du Turkménistan, de leur chef d'État un Dieu vivant...

Souvent, dans le quotidien, le mythe se crée ici et là. On le fait par souci de vouloir rassembler et capitaliser là-dessus, ou peut-être même de manière inconsciente... Par contre, avec le recul, on se rend compte que certains gestes forment l'identité d'une communauté sans qu'on y ait fait quoi que ce soit, ou presque...

Ce qui m'en vient au vif de mon sujet...



Lors d'un récent passage dans la Vieille-Capitale (je sais ils n'aiment plus que l'on nomme leur ville comme ça là-bas...), mon beau-frère m'a parlé d'une rumeur à l'effet que Metallica allait être le groupe qui allait et fermer l'ancien Colisée et ouvrir le nouvel amphithéâtre... Sachant l'amour des gens de Québec pour ce groupe, la chose ne me surprenait pas tant... 

Depuis, la rumeur est devenue vraie et donc Metallica a été mandaté pour être le pont symbolique entre l'ancien monde et le nouveau... L'ancien Québec vers celui du futur...

La chose ne me surprend pas, mais tout de même, on est en droit de se poser des questions à propos de quelle symbolique donner à la chose, qu'est-ce que ça représente symboliquement au niveau de l'identité de la ville de Québec. Qu'est-ce que ça dit sur la population d'une ville quand le "grand projet de société" de cette collectivité (notez les guillemets) se célèbre avec le concert d'un groupe rock dont l'apogée date d'il y a plus de 25 ans? (C'est mon opinion...) 

Ça me semble pas tant rassembleur symboliquement pour ceux qui ne sont pas des hommes blancs hétérosexuels entre 30 et 50 ans comme cérémonie... C'est encore mon opinion...

Ce qui m'a fait songer à comment on ferme des édifices sportifs... 

Du moins, le cas de Québec est relativement différent de la plupart de édifices sportifs en ce qu'il y a une sorte de passation de pouvoir qui s'effectue sans qu'il n'y ait de porteurs de la transition. On sait tous que l'idée derrière ce nouvel amphithéâtre étant une reconquête de l'équipe perdue, la symbolique au niveau hockey est un peu boiteuse, on n'a qu'à songer aux prix Nobel qui ont affirmés la semaine dernière qu'ils allaient manifester lors du match pré-saison du Canadien. Encore là, ça en dit beaucoup symboliquement sur la chose... Et qu'aurait été une passation entre les deux endroits avec les Remparts? Du genre premier match de la saison au Colisée et deuxième dans leur nouveau domicile? Peut-être pas assez rassembleur... 



C'est pourquoi le choix de Metallica groupe très populaire à Québec, se fait quand même logique, le groupe ayant joué très souvent dans l'ancien temple des Nordiques depuis leur premier passage en 1984. Peu d'autres artistes auraient la légitimité de faire la cérémonie... 

Justement, c'est peut-être bien de demander à Metallica de faire la chose, éveiller le spectre des Nordiques non-revenus serait peut-être déplacé...

On se rappelle tous des cérémonies de fermetures du Forum et de l'ouverture du Centre Molson. Le Canadien étant une machine à mythes, il nous avait gavé à grand coup de fantômes se déplaçant entre les lieux et de passation de flambeau (jusqu'à nous en faire vomir...) Bien que le Colisée fut un lieu d'histoire de grandes histoires de hockey, la non-continuité de l'histoire du hockey dans son enceinte semble rendre encore plus la piste de Metallica logique... Même si on y était allé avec l'incarnation présente des Remparts comme proposé plus haut, le lien entre les anciens Remparts ou autres équipes ayant joué au Colisée n'est pas direct et la symbolique qu'on peut y retirer y resterait plus boiteuse comparativement à un groupe rock qui y joue depuis plus longtemps que n'importe quelle équipe qui a pu y jouer...

Pas évident, donc de penser à mieux que Metallica pour faire la transition, même si ça en dit long sur la ville de Québec...

Bref, on a l'histoire qu'on a et on fait avec les mythes qu'on peut créer...


lundi 27 avril 2015

Danny Grant


Comme d’autres au milieu des années 1960, comme par exemple Jude Drouin (voir texte du 20 mars 2013) et Gerry Desjardins (voir texte du 20 janvier 2014), Danny Grant a été victime du surplus de talent à Montréal.  Bien qu’il joua quelques matchs avec le grand club (ce qui lui valut une Coupe Stanley en 1967-68), il passa surtout du temps avec la filiale, les Apollos de Houston.  (voir texte du 17 mars 2012)

C’est finalement en 1968-69 qu’il obtint sa vraie chance, alors qu’il passa aux North Stars du Minnesota avec Claude Larose contre Marshall Johnston (voir texte du 2 janvier 2013) et le premier choix des Stars de 1972.  Sam Pollock l’utilisa pour sélectionner Dave Gardner, qui joua dans la LNH mais qui ne constitua pas un vol, comme certains autres de ses choix.

Grant ne mit pas de temps à s’illustrer avec sa nouvelle équipe, alors que sa fiche de 31-35-65 lui valut le Trophée Calder (recrue de l’année).  Tout comme Gaye Stewart (voir texte du 28 octobre 2013) l’a fait précédemment, comme Tony Esposito le fera l’année suivante et Ken Dryden (voir texte du 1er août 2011) le fera trois ans plus tard, Grant a donc remporté la Coupe Stanley avant d’être couronné recrue de l’année.
 
Pilier de l’attaque des North Stars, Grant participa au match des étoiles en 1969, 1970 et 1971.

En 1974, à la surprise générale, il fut échangé aux Red Wings contre Henry Boucha (voir texte du 16 février 2011), l’un des rares joueurs américains de la ligue à ce moment et natif du Minnesota.  L’échange fut doublement à l’avantage des Wings, puisque Grant se retrouva sur le même trio que Marcel Dionne.  Grant marqua 50 buts, soit 16 de plus que son sommet en carrière.  À ce moment, il n’était que le 12e à réaliser cet exploit.
 
Sa gloire fut par contre éphémère.  Dionne quitta pour Los Angeles à la fin de la saison et Grant prit sa place comme capitaine.  Par contre, il fut par contre constamment ennuyé par des blessures.

Après trois saisons et demie à Détroit, Grant alla rejoindre Dionne avec les Kings, mais il fut à nouveau ennuyé par des blessures.  Après une saison et demie en Californie, il annonça sa retraite.  Au total, il montre une fiche de 263-272-535 en 736 matchs.  Encore aujourd’hui, il est le meilleur pointeur de l’histoire de la LNH parmi les natifs du Nouveau-Brunswick.

En 1995, il devint entraîneur de l’équipe de l’Université du Nouveau-Brunswick, située dans sa ville natale de Fredericton.  En 1997-98, il fut derrière le banc des Mooseheads d’Halifax de la LHJMQ, mais avec des résultats mitigés.

À partir de 2002, il passa quelques saisons comme entraîneur-adjoint des Tommies de l’Université St.Thomas, toujours à Fredericton.  D’ailleurs, en 2008, lorsqu’il fut déterminé que les Tommies auraient une nouvelle patinoire, il fut décidé que celle-ci honorerait Danny Grant.  Toutefois, ce dernier insista pour qu’elle honore également son ami "Buster" Harvey, qui a aussi joué dans la LNH dans les années 1970, qui est également originaire de Fredericton et qui a succombé à un cancer.

Les Tommies jouent donc maintenant leurs matchs au Grant-Harvey Centre, la première patinoire en Amérique du Nord avec un système de chauffage et de refroidissement géothermique.

Sources : “Arena to share name of 2 hockey veterans”, 27 août 2008, CBC News (cbc.ca), ”Grant-Harvey Centre Opens its Doors” de Nick Murray, 9 octobre 2012, The New Brunswick Beacon (newbrunswickbeacon.ca), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

mercredi 22 avril 2015

Les Capitaines : St.Louis

 


Les Blues de St.Louis, malgré le fait qu'ils n'ont jamais remporté la coupe Stanley, ont une histoire riche en rebondissements. Ils débutèrent leurs activités après l'expansion de 1967 et devinrent l'une des meilleures équipes de cette expansion, se rendant en finale 3 ans d'affilée de 1968 à 1970. Aucune autre participation depuis ce temps malgré de nombreuses présences en séries et de bonnes équipes auxquelles il manquait toujours un élément pour se rendre jusqu'au bout. J'aime particulièrement les années 90 des Blues pour le bordel ambiant au sein de l'équipe, que ce soit au niveau des nombreuses offres hostiles qu'ils ont fait à travers la ligue, leurs décisions douteuses et leur tentative d'imiter les Rangers durant la saison 95-96 en rapatriant d'anciennes gloires des Oilers... Et que dire de l'année 1983, alors que les Blues en pleine crise financière ont failli déménager à Saskatoon et n'ont même pas participé au repêchage cette année-là? (lire cet ancien texte de Benoit).

L'équipe fut compétitive pour la majeure partie de son histoire et est présentement considérée de nouveau comme une équipe prétendant à la coupe Stanley. Est-ce-que cette année est la bonne?

Voici les capitaines des Blues.





1. Al Arbour 1967-1970
Un des rares joueurs à jouer avec des lunettes, Arbour est surtout reconnu pour son règne légendaire comme entraineur des Islanders mais comme joueur il eut tout de même une longue carrière de plus de 20 ans, remportant 4 coupes Stanley avec Detroit, Chicago et Toronto. Il fut le premier capitaine des Blues et mena l'équipe à la finale lors des 3 premières années de l'expansion. Il prit sa retraite après 22 matchs durant la saison 70-71 et prit la place de Scotty Bowman derrière le banc. Il occupa le poste jusqu'en 1973. Ancien texte de Martin ici.

2. Red Berenson 1970-1971, 1976, 1977-78
Berenson fut obtenu des Rangers durant la première saison des Blues en 1967-68 et devint la première star offensive de l'équipe. Il remplaça Arbour en 1970 mais l'équipe décida de l'échanger aux Red Wings en retour de Garry Unger. Il joua à Détroit jusqu'en 1974 et fut par la suite retourné aux Blues. Il retrouva le "C" en 1976 et en 1977-78 durant la dernière saison de sa carrière. Ancien texte de Martin ici.

3. Jim Roberts 1971-1972
Ce défenseur débuta avec les Canadiens en 1964 et y remporta 2 coupes Stanley avant de devenir la première sélection des Blues lors du repêchage d'expansion. Il succéda à Berenson lors de la saison 1971-1972 mais après seulement 26 matchs, il fut retourné à Montréal où il joua jusqu'en 1977 et remporta 3 autres coupes Stanley. Il fut retourné aux Blues par la suite contre un choix de 3ème ronde au repêchage de 1979 qui devint Guy Carbonneau.

4. Barclay Plager 1972-1976
Obtenu des Rangers en même temps que Berenson en novembre 1967, Plager était le coeur et l'âme des Blues durant leur première décennie d'existence. Lui et son frère Bob étaient les piliers de la défense de l'équipe. Il succéda à Roberts de 1972 jusqu'en 1976. Il fut rétrogradé dans la Central Hockey League avec les Blues de Kansas City où il fut nommé joueur-entraineur. Il revint plus tard avec les Blues comme entraineur-chef et assistant. Il mourrut du cancer en 1988. Son numéro 8 fut retiré par l'équipe par la suite.

5. Garry Unger 1976-1977
Chassé de Détroit par le terrible Ned Harkness parce qu'il ne voulait pas se couper les cheveux (oui c'est vrai), Unger s'amena à St.Louis en retour de Berenson durant la saison 1971-72. Il marqua 30 buts ou plus durant 8 saisons consécutives avec les Blues. Il porta le "C" durant une saison jusqu'à ce qu'on le redonne à Berenson. Il joua ensuite pour les Flames et les Oilers jusqu'en 1983.

6. Barry Gibbs 1978-1979
Gibbs, qui porte le même nom que le chanteur des Bee Gees (sans le S cependant) était un défenseur vétéran qui avait auparavant joué pour les Bruins, les North Stars et les Flames. Il joua 2 saisons avec les Blues alors qu'il était en fin de carrière. Il remplaça Berenson suite au départ de ce dernier. Il quitta St.Louis pour Los Angeles en 1979-80 et joua une dernière saison dans la CHL en 1980-81 avant de prendre sa retraite.

7. Brian Sutter 1979-1988
Le plus vieux des frères Sutter à avoir joué dans la LNH, Brian est le seul à avoir eu son numéro retiré (#11 par les Blues en 1988). Comme ses frères Brent (NYI), Darryl (CHI) et Ron (PHI) il fut nommé capitaine de son équipe. Il est celui qui occupa le poste le plus longtemps avec les Blues, soit durant 9 saisons. Une blessure au dos mit fin prématurément à sa carrière en 1988. Il fut aussitôt nommé entraineur de l'équipe et il resta en poste jusqu'en 1992.

8. Rob Ramage (Intérim)
Ramage remplaça Sutter à quelques reprises durant les saisons 85-86 et 86-87 alors que ce dernier ne joua qu'une cinquantaine de matchs en 2 ans. C'est avec les Blues que Ramage joua le plus longtemps, soit 6 saisons. Il joua aussi pour les Rockies du Colorado, Calgary, Toronto, Minnesota, Tampa Bay, Montréal et Philadelphie.

9. Bernie Federko 1988-1989
Un des joueurs sous-estimés et oubliés des années 80, Federko joua de 1976 à 1989 avec les Blues, récoltant plus de 1000 points durant cette période. Il fut échangé aux Red Wings en 1989 contre Adam Oates et Paul MacLean, un échange qui fut qualifié de vol par la suite alors que Oates devint une star à St.Louis et Federko prit sa retraite en 1990. Son numéro 24 fut retiré par l'équipe en 1991.

10. Rick Meagher 1989-1990
Meagher était un joueur polyvalent qui s'amena à St.Louis en 1985 après avoir joué pour les Canadiens, les Whalers et les Devils. Il remporta le trophée Selke en 1990, l'année où il fut nommé capitaine. Il ne joua cependant que 20 matchs en 90-91 et les blessures le poussèrent à la retraite. Ancien texte de Martin ici.

11. Scott Stevens 1990-1991
Stevens était un défenseur étoile avec les Capitails durant les années 80 et il changea malgré lui le visage de la LNH en signant un contrat avec les Blues en 1990 alors qu'il était agent libre avec restriction. Ce contrat eut un effet domino à travers la ligue au niveau des contrats des joueurs et du système de compensations aux équipes (les Capitals reçurent deux choix de première ronde et 100,000$). Un an plus tard, les Blues tentèrent le même coup en signant Brendan Shanahan des Devils et un dossier encore plus compliqué s'ensuivit. Un arbitre décida que Stevens serait la compensation des Devils pour la signature de Shanahan. Stevens était furieux et ne voulait pas quitter St.Louis mais se décida éventuellement à se rapporter aux Devils. Les Blues perdirent donc leur capitaine d'une saison en septembre 1991.

12. Garth Butcher 1991-1992
Ce défenseur intimidant fut obtenu des Canucks lors d'un méga-échange en mars 1991. Butcher et Dan Quinn s'amenèrent à St.Louis en retour de Geoff Courtnall, Robert Dirk, Sergio Momesso et Cliff Ronning. Cette perte en profondeur affecta grandement les Blues et l'échange fut considéré comme un échec. Butcher fut toutefois nommé capitaine pour la saison 91-92 mais l'équipe lui retira le "C" la saison suivante au profit de Brett Hull.

13. Brett Hull 1992-1995
Le fils de Bobby fut obtenu des Flames en 1988 et devint une superstar lorsqu'il fut jumelé à Adam Oates avec qui il marqua 228 buts de 89-90 à 91-92 et marqua 50 buts en 50 matchs durant 2 saisons d'affilée. Il fut nommé capitaine en remplacement de Butcher en 1992 mais se fit enlever le titre par Mike Keenan en 1995 alors que les deux hommes se disputaient constamment. Les Blues durent choisir entre Keenan et Hull et c'est Iron Mike qui fut renvoyé par l'équipe en décembre 1996. Hull pour sa part signa avec les Stars de Dallas en 1998 et y remporta sa seule coupe Stanley en 1999. Son numéro 16 fut retiré par l'équipe en 2006.

14. Shayne Corson 1995-1996
Corson venait de terminer une saison 1995 tumultueuse en tant que capitaine déchu des Oilers (le pire de leur histoire d'ailleurs) lorsque les Blues prirent une autre décision étrange en le signant en tant qu'agent libre avec restriction. Les Oilers obtinrent Curtis Joseph et Mike Grier en compensation. Corson fut nommé capitaine en remplacement de Hull mais ne termina pas la saison avec le "C". Au moins les Blues se reprirent de belle façon en réussissant à l'échanger à Montréal en retour de Pierre Turgeon…






 
15. Wayne Gretzky 1996
Malheureux à Los Angeles, Gretzky demanda d'être échangé au printemps 1996. Les Blues réussirent à faire son acquisition et il fut aussitôt nommé capitaine à la place de Corson. Les Blues espéraient qu'il forme un duo terrible avec Brett Hull mais l'équipe fut éliminée en 2ème ronde par Détroit et la chimie avec Hull ne s'était jamais vraiment concrétisée. Mike Keenan critiqua également le jeu de Gretzky dans les médias. Wayne rejeta ensuite une offre de contrat de 3 ans des Blues et signa avec les Rangers où il termina sa grande carrière.

16. Chris Pronger 1997-2003, 2003-2004
Après les départs de Gretzky et Corson, les Blues décidèrent de jouer la saison 96-97 sans capitaine. Après le congédiement de Keenan en décembre 1996, on s'attendait à ce que Brett Hull retrouve le "C" mais c'est plutôt le jeune Pronger qui fut désigné pour la saison 97-98. Obtenu des Whalers en retour de Brendan Shanahan en juillet 1995, Pronger devint un des meilleurs défenseurs de la ligue, récoltant d'ailleurs les trophées Norris et Hart en 2000. Une blessure le limita à 5 matchs durant la saison 2002-03 et c'est Al McInnis qui le remplaça durant ce temps. Pronger insista pour que McInnis garde le "C" à son retour au jeu car le rôle ne lui convenait pas.

17. Al McInnis 2003-2004
L'ex-défenseur étoile des Flames signa avec les Blues en 1994. Encore une fois il s'agissait d'un agent libre avec restriction et les Blues perdirent Phil Housley en compensation mais ce fut une bonne décision pour l'équipe. L'homme au lancer frappé foudroyant remplaça Pronger durant la saison 2002-03 et par la suite en 2003-04 mais une blessure à un oeil mit fin à sa saison après seulement 3 matchs et Pronger retrouva le "C". Le lock-out de 2005 mit fin à un retour possible de McInnis par la suite. Son numéro 2 fut retiré par les Blues et les Flames.

18. Dallas Drake 2005-2007
Au retour du lock-out, les Blues, qui avaient fait les séries de 1980 à 2004, étaient maintenant sur la pente descendante et terminèrent derniers dans la ligue en 2005-06. Le vétéran Dallas Drake fut le capitaine lors des deux premières saisons post-lockout. Il était avec les Blues depuis la saison 2000-01 après avoir joué pour les Red Wings, les Jets et les Coyotes. Il termina sa carrière avec un retour à Detroit en 2007-08 où il remporta la coupe Stanley.

19. Eric Brewer 2008-2011
Obtenu des Oilers en retour de Chris Pronger en 2005, Brewer participa à la reconstruction des Blues à la fin de la décennie 2000. Il fut nommé capitaine suite au départ de Drake et garda le titre jusqu'à son échange au Lightning en février 2011. Il est présentement membre des Maple Leafs où il a joué son 1000ème matchs cette saison.

20. David Backes 2011-
Ce joueur américain fut repêché par les Blues en 2003. Il fit ses débuts dans la ligue durant la saison 2006-07 et devint graduellement un des leaders de l'équipe. Il espère être celui qui mènera les Blues à leur première coupe Stanley.

lundi 20 avril 2015

Eddie Gerard


Originaire d’Ottawa, Eddie Gerard travaillait pour l’imprimerie du gouvernement fédéral.  Il jouait également au hockey au niveau amateur, en plus de jouer au football avec les Rough Riders d’Ottawa.  Il joua au poste de centre arrière de 1909 à 1913, avec le club qui à ce moment avait toujours le statut d’amateur.
 
En 1913, il reçut plusieurs offres pour devenir hockeyeur professionnel.  Il opta finalement pour demeurer dans sa ville natale, en choisissant l’offre des Senators.  Ceux-ci lui avaient assuré qu’il pourrait conserver son poste dans la fonction publique.  Il abandonna par contre le football.
 
De 1916 à 1918, il fut joueur-entraîneur.  C’est donc lui qui dirigea les Senators lors de la création de la LNH en 1917.  Par la suite, il conserva tout de même un poste de leadership, alors qu’il fut capitaine de 1919 jusqu’à la fin de sa carrière, en 1923.
 
 L’équipe atteint des sommets en 1920 et 1921, alors qu’elle remporta la Coupe Stanley.
 
En 1922, ce ne sont pas les Senators qui atteignirent la finale, mais bien les St.Patricks de Toronto (les futurs Maple Leafs), qui avaient réussi à éliminer ces mêmes Senators.  Leurs adversaires étaient les Millionnaires de Vancouver de la PCHA.  (La Coupe Stanley n’était pas encore à ce moment la propriété exclusive de la LNH.)  Au quatrième match, le défenseur Harry Cameron se blessa.  Le gérant des Millionnaires, Lester Patrick, donna alors la permission aux St.Pats d’utiliser un autre joueur pour le remplacer.  Ils choisirent Gerard.  C'est un peu comme si l'an dernier, suite à la blessure de Carey Price, les Canadiens avaient emprunté Tuukka Rask, alors qu'ils venaient d'éliminer les Bruins, pour terminer leur série contre les Rangers.  Comme quoi à l’époque, on ne se formalisait pas de certaines choses...

Gerard fut solide en défense et Toronto l’emporta 6-0.  Cameron revint ensuite pour le cinquième match, que les St.Pats remportèrent 5-1.  Ils méritèrent alors la série et la Coupe.  C’est ainsi que le seul match de Gerard dans leur uniforme lui valut une troisième Coupe en trois ans.
 
L’année suivante, de retour avec Ottawa, sa ″vraie″ équipe, Gerard remporta une quatrième Coupe Stanley consécutive.
 
Par contre, une masse se développa dans sa gorge.  Bien que celle-ci s’avéra bénigne, elle affecta sa respiration.  Il prit donc sa retraite comme joueur.
 
En 1924-25, il devint le premier entraîneur des Maroons de Montréal.  Dès sa deuxième saison, il ajouta une cinquième Coupe Stanley à son palmarès, sa première derrière un banc.
 
Il démissionna de son poste en 1929, alors qu’on lui offrit de diriger les Americans de New York, poste qu’il a pourtant décliné.  Suite à une autre mauvaise saison en 1929-30, les Amerks rappliquèrent et lui offrirent à nouveau le poste, que Gerard accepta finalement.  Comme il remplaça Lionel Conacher (voir texte du 9 mai 2009), qui était joueur-entraîneur, Gerard ne voulut pas avoir son prédécesseur sous ses ordres.  Il échangea donc celui-ci aux Maroons.
 
Toutefois, Gerard n’eut pas beaucoup plus de succès que les autres (l’équipe eut trois saisons avec une fiche au-dessus de ,500 en 17 ans) et après deux saisons, il retourna derrière le banc des Maroons.  Il y passa les saisons 1932-33 et 1933-34, avant d’être remplacé par Tommy Gorman. (voir texte du 17 novembre 2014)
 
Il retourna donc avec son équipe originale en 1934.  Par contre, les Senators étaient rendus à St-Louis et se nommaient dorénavant les Eagles.  Le séjour de Gerard derrière leur banc se limita toutefois à 13 matchs et l’existence des Eagles s’arrêta après cette seule saison.
 
En 1937, alors qu’il était toujours à l’emploi du gouvernement, il eut des complications découlant de sa masse à la gorge.  Il mourut à l’âge de 47 ans. 
 
En 1945, à l’ouverture du Temple de la renommée du hockey, Gerard fut l’un des neuf membres inauguraux.
 
Sources : ″Gerard to play for St.Patricks″, Canadian Press, 25 mars 1922, Montreal Gazette, p.22, ″St.Pats Prolong Cup Series″, Vancouver Sunday Sun, 26 mars 1922, p.23, ″The Final Game″, Vancouver Sun, 28 mars 1922, p.8, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

vendredi 17 avril 2015

L'héritage des Nordiques dans le Midwest







Mathieu m'a récemment fait parvenir cette photo :



Il s'agit des Panthers de Lakeville North, une équipe d'un high school du Minnesota...


Ce que j'aime, c'est que j'ai l'impression qu'il s'agit d'un mash-up du logo des Nordiques et de celui du Normandin à cause de la barre à gauche...



Bah, j'exagère...

C'est par contre le contraire du premier logo des Admirals de Milwaukee



Considérant que Milwaukee a été habité en premier par un canadien-français du nom de Solomon Juneau au début du 19e siècle... Ah l'héritage canadien-français du Midwest...

mercredi 15 avril 2015

L'hommage du Collège Français de Longueuil à Jean Béliveau




Je suis allé hier voir le troisième match de la série finale de la LHJQ entre le Collège Français de Longueuil et les Cougars de Collège Champlain de Sherbrooke... J'ai cru bon remarquer que les chandails du Collège Français de Longueuil possèdent un hommage à Jean Béliveau :



Vous ne le voyez peut-être pas bien, mais il y a un petit "4" brodé à gauche sur le chandail...

Parlant du Colisée Jean-Béliveau... Je vais voir beaucoup de hockey durant l'hiver et je vais un peu partout dans un rayon d'environ une heure et demie de route de Montréal et j'ai rarement vu un aréna aussi étrange que celui-là. Vous m'excuserez de n'y être jamais allé, mais bon... J'aimerais connaître l'architecte qui a dessiné les plans de cet aréna... Tout est étrangement disposé, fait pour que personne n'aime l'expérience... Difficile de croire qu'il s'agit du plus gros aréna de l'une des plus grosses villes du Québec... 

Remarquez que je suis allé à Laval au Colisée cet hiver et que je n'ai pas plus été impressionné...

Pour ce qui est du match, les locaux (un des pires nom...) l'ont emporté par la marque de 5 à 3 et la série est maintenant menée par Sherbrooke 2 matchs contre 1...

D'ailleurs, j'aime beaucoup le hockey de la LHJQ, le hockey y est très offensif, il y a beaucoup de buts, que voulez-vous de plus... J'y ai vu d'ailleurs à Montréal-Est au début des séries un des matchs les plus fous que j'ai vu de ma vie. L'équipe de Montréal-Est, les Rangers, menait 8 à 3 contre les Inouks de Granby au milieu de la 2e et, d'une manière épique, les visiteurs ont remonté la pente et ont remporté le match 10 à 8 et éliminé les locaux dans les dernièes minutes du match...

Vous savez, le genre de match dont je vais me rappeler toute ma vie...

lundi 13 avril 2015

Gerry, Carey et Colin Wilson








Gerry Wilson jouait au niveau junior dans l’ouest canadien et semblait promis à un brillant avenir.  Il eut même l’occasion de jouer trois matchs avec les Canadiens en 1956-57.  Toutefois, une blessure au genou est venue contrecarrer ses plans.  Wilson avait par contre un plan B plus que valable.  Il fut admis en médecine et devint éventuellement chirurgien-orthopédiste. 
 
En 1973, il reçut une bourse pour quitter Winnipeg et aller à Stockholm pour ses études postdoctorales.  Une fois là-bas, il put compter sur un jeune adjoint de recherche qui se nommait Anders Hedberg.  Celui-ci jouait également au hockey pour le Djurgarden de la Ligue Élite suédoise.  Les deux se sont immédiatement bien entendus.
 
Pendant ce temps, Bobby Hull s’était joint aux nouveaux Jets et à la nouvelle AMH en raison d’un faramineux contrat.  Par contre, autre que lui, le talent au sein de l’équipe était un peu plus limité et Hull commençait à déchanter.
 
À ce moment, il y avait très peu de joueurs européens en Amérique du Nord. (voir texte du 19 août 2011)  Dans la LNH, on les regardait de haut et on les trouvait peu robustes.
 
Wilson connaissait Billy Robinson, le recruteur en chef des Jets, et ce dernier lui dit que l’équipe avait besoin d’aide.  De son côté, Wilson était devenu convaincu que plusieurs joueurs suédois étaient suffisamment talentueux pour jouer avec succès en Amérique du Nord.  Il lui recommanda donc son copain Hedberg, ainsi que deux autres joueurs dont Hedberg lui avait parlés : Ulf Nilsson et le défenseur Lars-Erik Sjoberg.  Robinson dut alors convaincre Ben Hatskin, le propriétaire des Jets (texte du 8 septembre 2014) de lui allouer un budget pour se rendre en Suède et en Finlande.  Heureusement, Robinson connaissait un agent de voyage qui lui dénichait des billets d’avion vers la Scandinavie à prix raisonnable…
 
Les Jets embauchèrent alors plusieurs joueurs suédois et finlandais, malgré les sceptiques.   Les résultats furent par contre des plus heureux.  Le jeu créatif, rapide et ouvert de Nilsson et Hedberg compléta à merveille celui de Hull, qui marqua 77 buts en 1974-75.  Les Jets remportèrent par la suite la Coupe Avco en 1976, 1978 et 1979.  De leur côté, les européens prirent par après de plus en plus de place dans le hockey nord-américain, autant en influence qu’en nombre.  Glen Sather affirma plus tard qu’il avait bâti les Oilers des années 1980 basé sur ce qu’il avait vu de Nilsson, Hedberg et compagnie.
 
Mais là ne s’arrête pas le lien de la famille Wilson avec le hockey.
 
Alors qu’il était à Dartmouth College, une prestigieuse université du New Hampshire, le fils de Gerry, Carey, a été repêché par les Black Hawks.  Il s’est toutefois retrouvé avec le HIFK d’Helsinki, où il a joué avec son frère jumeau Geoff.  Entre temps, ses droits furent échangés aux Flames contre Denis Cyr. (voir texte du 5 août 2011)  C’est après avoir fait partie de l’équipe olympique canadienne (qui termina quatrième) en 1984 à Sarajevo, que Carey fit ses débuts dans la LNH, avec les Flames.
 
Après une saison de 72 points, il connut sa meilleure saison à vie en termes de buts en 1985-86, avec 29.  Cette même année, les Flames se rendirent en finale pour la  première fois de leur histoire, qu’ils perdirent contre les Canadiens.
 
En janvier 1988, Carey fut échangé aux Whalers avec Neil Sheehy (voir texte du 5 août 2013) contre Dana Murzyn (voir texte du 5 juin 2013).  Il passa plus tard aux Rangers dans un échange impliquant Brian Lawton (voir texte du 29 septembre 2014), avant de retourner à Hartford, puis de revenir à Calgary.  Il subit une blessure au genou en 1993 qui, comme pour son père, mit fin à sa carrière.
 
Mais l’histoire de famille se poursuit.
 
Le fils de Carey, Colin, est né au Connecticut pendant qu’il s’alignait avec les Whalers.  Après un passage à Boston University, Colin fut repêché septième au total en 2008 par les Predators de Nashville.  Il mit peu de temps à faire l’équipe et il y est toujours.
 
Le docteur Gerry Wilson, qui en plus d’avoir été médecin des Jets à un moment, a également travaillé avec les Blue Bombers de la LCF et le Royal Winnipeg Ballet, est décédé en 2011, à l’âge de 73 ans.
 
Sources :
 
Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.174-178,
 
″Prominent hockey supporter dies at 73″ de Gordon Sinclair Jr., 23 mars 2011, Winnipeg Free Press (winnipegfreepress.com), ″Tom Thompson’s Blog: How Dr. Gerry Wilson changed the NHL″ de Tom Thompson, 31 mars 2011, The Hockey News (thehockeynews.com), hockeydb.com, legendsofhockey.net.

samedi 11 avril 2015

Eddie Convey dans un filet désert...








Dans sa célèbre série de livres sur les "Original 6", Brian McFarlane raconte, dans le livre sur les Leafs, une hisoire hilarante concernant un joueur nommé Eddie Convey.

Eddie Convey avait débuté sa carrière dans l'organisation des Leafs et s'était développé en même temps que des joueurs devenus des grands pour les Leafs tel que Red Horner, Charlie Conacher et King Clancy au sein des filiales du club. Convey fut d'ailleurs une des bougie d'allumage de St. Michael's Majors lors de leur conquête de la Coupe Memorial de 1929. Contrairement à ses amis, Convey, pas mal moins talentueux, lui, ne fit pas le grand saut vers les Leafs et se trouva de la job avec Americans de New York, équipe de bas de fond de la NHL.




Sans trop de succès dans la NHL avec les Americans (étrangement, McFarlane s'est trompé et dit qu'il jouait pour les Rangers...), Convey ne trouvait aucun moyen de noircir la feuille de score et se voyait dorénavant menacé d'être rétrogradé dans la AHL. Alors que les Americans furent de passage à Toronto, les anciens collègues de Convey eurent vent que si Convey ne marquait pas, sa carrière dans la NHL allait être terminée très rapidement. Voulant aider leur ami, King Clancy et Charlie Conacher discutèrent avec le gardien Lorne Chabot afin de laisser leur ami Convey marquer un but après que les Leafs aient une confortable avance.

Alors que le match se déroula en vitesse grand V pour les Leafs, vint donc un moment où, alors qu'ils menaient 4-0, Conacher fit signe à Chabot de laisser Convey marquer. Ainsi, Conacher fit un geste faible pour échapper la rondelle et la laisser à Convey qui partit en échappée alors que Chabot fit un geste douteux laissant le filet ouvert. Voyant le filet s'ouvrir, Convey lança un boulet de canon... très loin du filet...

Voyant cela, Conacher et Clancy allèrent convaincre leur gardien de laisser une autre chance à Convey. Peu convaincu, Chabot finit par accepter. Durant jeu autour du filet, Clancy fit semblant d'echapper la rondelle et la remit à Convey, aussitôt Chabot se jeta sur tout son long, laissant le filet grand ouvert dans sa partie supérieure. Convey voyant cela, il décocha un tir pour atteindre la partie supérieure qui se retrouva directement... sur la pomme d'Adam du gardien et non dans le but... 

Frustré, Chabot fit signe à ses coéquipiers qu'ami ou pas, c'est fini, leur ami étant trop jambon pour marquer dans un filet grand ouvert...

Convey ne marqua pas tant plus durant sa carrière dans la NHL. En fait, il marqua qu'un seul but dans sa carrière de 38 matchs en 3 saisons dans la NHL. Il passa par la suite beaucoup d'années dans la AHL, notamment avec les Hornets de Pittsburgh, participant même au match des étoiles de 1938. 

Eddie Convey mourut en 1969. Apparemment que les joueurs impliqués dans cette histoire l'ont gardée secrète jusqu'à la mort de ce dernier, ne voulant pas l'embarrasser... 

lundi 6 avril 2015

Dunc Munro




Dunc Munro était un gagnant.  Il a à son palmarès pratiquement tous les titres qu’il pouvait espérer.
 
En 1919, il s’aligna avec l’équipe de l’Université de Toronto qui se mérita la toute première Coupe Memorial.  En 1919 et en 1920, il s'est également aligné avec les Argonauts de Toronto.  S'il y était resté une saison de plus, il aurait aussi pu se mériter la Coupe Grey, puisque les Argos l'ont emporté en 1921.
 
Après une deuxième saison à l’université, il se dirigea vers le niveau senior, avec les Granites de Toronto.  Encore une fois, le succès fut au rendez-vous.  Les Granites remportèrent la Coupe Allan (un championnat qui existe encore, mais qui avait plus d’importance à ce moment) en 1922 et en 1923.
 
Le triomphe de 1923 valut aux Granites un billet pour Chamonix, lieu des premiers Jeux Olympiques d’hiver, en 1924.  Le Canada étant à ce moment complètement dominant sur la scène internationale, il n’eut aucune difficulté à remporter l’or.  (voir texte du 25 janvier 2014)  Munro ajouta donc ce titre à sa fiche.  Et comme à ce moment, le tournoi olympique faisait office de championnat du monde, techniquement, Munro a aussi gagné ce titre.
 
L’automne suivant, Munro fit finalement le saut chez les professionnels, en signant avec les nouveaux Maroons de Montréal.
 
Le grand défenseur s’imposa et en 1926, il fut nommé capitaine, comme il l'avait été au sein de l'équipe olympique.  Encore une fois, Munro ajouta à sa collection en remportant la Coupe Stanley cette même année (seulement la deuxième saison des Maroons).  Il devint donc le premier à remporter la combinaison Coupe Memorial – Coupe Stanley.  En plus, si on ajoute la Coupe Allan et l’or olympique à l’équation, le phénomène est encore plus rare.
 
Munro fut aussi l’un des premiers à revendiquer d’être payé un peu plus décemment.  Ses démarches lui valurent éventuellement un salaire de 11 000$ par saison (environ 150 000$ en dollars d’aujourd’hui). 
 
Durant les séries de 1928, les Maroons éliminèrent pour la seule fois de leur histoire leurs rivaux montréalais et se rendirent à nouveau en finale.  Ils durent par contre baisser pavillon devant les Rangers.
 
Au premier match de 1928-29, Munro fut victime d’un léger malaise cardiaque et dut renoncer au reste de la saison.
 
Malgré cela, Munro n’eut pas peur de s’atteler à la tâche.  Il reprit non seulement sa carrière de joueur en 1929-30, mais il y ajouta également les fonctions d’entraîneur et de directeur-gérant.
 
Il permit aux Maroons de redevenir respectables après une saison difficile, mais ça ne dura pas.  En 1930-31, il joua peu et fut éventuellement congédié comme entraîneur.  Il joua une dernière saison en 1931-32 avec les Canadiens.
 
À sa retraite, il devint président de l’éphémère ligue de crosse intérieure, où jouaient quelques équipes de la LNH.  (voir texte du 30 octobre 2014)
 
Après avoir fait quelques autres crises cardiaques, une lui fut ultimement fatale.  Il mourut en 1958, à l’âge de 56 ans.
 
Sources : ″One of Original Montreal Maroons Dies″, Montreal Gazette, 4 janvier 1958, p.8, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 4 avril 2015

Les Capitaines : Arizona (et anciens Jets)








Avant d'évoluer en Arizona, les Coyotes furent la première incarnation des Jets de Winnipeg, d'abord dans l'AMH où ils furent la meilleure équipe de l'histoire du circuit maudit de 1972 à 1979 et ensuite dans la LNH. L'entrée dans la grande ligue en 1979-80 fut plus difficile pour les Jets alors que plusieurs joueurs quittèrent l'équipe lors du repêchage de réclamation de la ligue et l'équipe termina dernière lors de ses deux premières saisons. Ils devinrent plus compétitifs éventuellement mais étaient dans la même division que les Oilers et les Flames donc ils connurent peu de succès en séries. Dans les années 90, les affaires n'allaient pas bien pour les anciennes équipes de l'AMH et les Jets, comme les Nordiques et les Whalers, déménagèrent. Les Coyotes de Phoenix ne firent pas mieux que leurs prédecesseurs et ont aussi connu leurs parts de problèmes financiers, forcant même la ligue à racheter l'équipe. Cette saison, l'équipe changea de nominatif régional pour désormais s'appeler les Coyotes de l'Arizona.

Au moins, les Coyotes peuvent se vanter d'avoir des capitaines stables au sein de leur franchise, seulement 3 joueurs des Coyotes ont porté le "C" depuis les débuts de l'équipe en 1996. Pour leur part, les Jets en eurent 13 en 24 saisons.

Voici les capitaines des Jets.





1. Ab McDonald 1972-1974
McDonald était un ailier défensif qui gagna 4 coupes Stanley avec les Canadiens et les Blackhawks avant de voir son temps d'utilisation diminuer par la suite avec les Red Wings. L'expansion de 1967 lui permit de retrouver du lustre et il devint le premier capitaine des Penguins. Il joua aussi 3 saisons avec les Blues avant de faire le saut dans l'AMH en 1972. Il se retira après la saison 1973-74.

2. Danny Johnson 1974-1975
Johnson était un produit des Maple Leafs mais ne réussit jamais à percer leur alignement. Il put enfin gouter à la LNH en 1970 après avoir été repêché par les nouveaux Canucks de Vancouver. Il fit toutefois le saut dans l'AMH en 1972 et succéda à McDonald pour sa dernière saison professionnelle en 1974-75.

3. Lars-Erik Sjoberg 1975-1978, 1979-1980
Jouant dans l'ombre des Hull, Nilsson et Hedberg, Lars-Erik Sjoberg était la pierre angulaire de la défense des Jets qu'il mena à 3 conquêtes de la coupe AVCO. Il était un des meilleurs défenseurs de la ligue rebelle. Il manqua la majeure partie de la dernière saison de l'AMH en 1978-79 à cause d'une blessure au tendon d'Achille mais revint toutefois pour la première saison des Jets dans la LNH. Il devint par le fait même le premier capitaine né en europe de l'histoire de la ligue. La première saison des Jets dans la LNH en fut toutefois une à oublier et il préféra se retirer en 1980.

4. Barry Long 1978-1979
Long débuta sa carrière avec les Kings en 1972 mais n'étant utilisé qu'en tant qu'attaquant défensif, il préféra aller dans l'AMH et avoir un rôle plus offensif. Il joua trois ans avec les Oilers avant d'être échangé aux Jets en 1976. Il remplaça Sjoberg durant la saison 1978-79 alors que ce dernier fut blessé. Lors de la fusion avec la LNH, il fut réclamé par les Red Wings mais fut retourné à Winnipeg la saison suivante. Il se retira en 1982.

5. Morris Lukowich 1980-1981
L'entrée dans la LNH ne fut pas de tout repos pour la meilleure équipe de l'AMH mais Lukowich s'imposa comme la première vedette offensive de l'équipe au début des années 80. Il arriva avec les Jets en 78-79 et connut une saison de 65 buts cette année-là. Il fut nommé capitaine au départ de Sjoberg mais ne garda le titre qu'une seule saison. Il quitta pour les Bruins en 1985 et prit sa retraite en 1987 avec les Kings.

6. Dave Christian 1981-1982
Membre d'une grande famille de hockey américaine, Christian débuta avec les Jets en 1980, une semaine après avoir remporté l'or aux Olympiques lors du "Miracle on ice". Il devint rapidement un des meilleurs joueurs des Jets mais comme Lukowich, il ne fut capitaine que pour une seule saison. Après la saison 82-83, il fut échangé aux Capitals suite à une dispute contractuelle. Il joua 7 saisons avec Washington et 4 autres avec Boston et Chicago avant de prendre sa retraite en 1996 dans la IHL.

7. Lucien DeBlois 1982-1984
DeBlois joua pour 6 équipes dans la LNH et c'est avec les Jets qu'il connut ses meilleures saisons. Il fut capitaine pour 2 de ceux-là et après une saison de 79 points en 83-84, il fut échangé aux Canadiens où il remporta la coupe Stanley en 1986. Il joua aussi pour les Rangers, Rockies, Nordiques et Maple Leafs. Il termina sa carrière en faisant un retour avec les Jets en 1992.

8. Dale Hawerchuk 1984-1989, 1989-1990 (co-capitaine)
1er choix au total en 1981, Hawerchuk fut le visage de la franchise durant les années 80. Il joua 9 ans à Winnipeg et termina à chaque fois premier compteur de l'équipe et obtenant 6 saisons de plus de 100 points. Il occupa le poste de capitaine pour 5 saisons suite à quoi l'équipe décida de partager le titre de capitaine à 3 joueurs en 1989-90. Après une saison décevante (selon les standards auquel il nous avait habitué) de 81 points cette année-là, les Jets décidèrent de l'échanger dans une méga transaction avec les Sabres. Il joua avec les Sabres pendant 5 ans et ensuite pour les Blues et les Flyers avant de prendre sa retraite en 1997. Il demeure un des seuls joueurs des Jets à être admis au temple de la renommée (avec Bobby Hull et Serge Savard et bientôt Teemu Selanne). Son numéro 10 fut retiré par les Coyotes en 2007, même s'il n'a jamais porté leur chandail.

 9. Thomas Steen 1989-1991 (co-capitaine)
Un des meilleurs joueurs de l'histoire des Jets et un des plus sous-estimés de son époque, Steen joua 14 saisons avec l'équipe et détient le record du plus de matchs joué avec les Jets (950). Il fut tri-capitaine en compagnie d'Hawerchuk et Randy Carlyle en 89-90 et ensuite co-capitaine avec Carlyle après le départ d'Hawerchuk. Il joua avec les Jets jusqu'en 1995 suite à quoi l'équipe retira son numéro 25, tout juste avant le départ pour Phoenix. Il reprit du service en 1996 en Allemagne et joua jusqu'en 1999. Il se retira ensuite de nouveau et annonça sa retraite en même temps que Wayne Gretzky.

10. Randy Carlyle 1989-1991 (co-capitaine)
Carlyle débuta sa carrière avec les Maple Leafs en 1976 mais fut rapidement échangé aux Penguins en 1978. Il sera capitaine des Penguins de 1981 à 1984 suite à quoi il fut échangé aux Jets. Il joua de 84 à 1993 avec Winnipeg mais ses dernières saisons comme co-capitaines furent ponctuées de nombreuses blessures et il abandonna le "C" en 1991.

11. Troy Murray 1991-1993
Murray était une pièce importante de l'attaque des Blackhawks durant les années 80. Il gagna d'ailleurs le trophée Selke en 1986. Il s'amena à Winnipeg lors d'un échange en 1991 et fut aussitôt nommé le nouveau capitaine de l'équipe. Son séjour à Winnipeg fut toutefois de courte durée alors qu'il fut ramené à Chicago durant la saison 92-93. Il joua ensuite pour les Senators, les Penguins et l'Avalanche avec qui il termina sa carrière avec une coupe Stanley en 1996.

12. Dean Kennedy 1993
Kennedy était un défenseur robuste mais effacé qui roula sa bosse avec les Kings de 1982 à 1989 et ensuite avec les Rangers et les Sabres de 1989 à 1991. Il s'amena avec les Jets en octobre 1991 et aida à stabiliser la défense de l'équipe. Il obtint le "C" à la suite du départ de Murray et le garda pour le reste de la saison 92-93. Il joua une autre saison avec les Jets mais fut réclamé au ballotage par les Oilers au retour de la grève de 1994. Il termina sa carrière à Edmonton en 1995.

13. Keith Tkachuk 1993-1995, 1996-2001
Repêché 19ème au total en 1990 (choix obtenu des Sabres dans l'échange d'Hawerchuk) Tkachuk débuta avec l'équipe en 1992 et devint un des meilleurs attaquants des Jets. Il fut nommé capitaine lors de la saison 93-94 mais au début de la saison 95-96, les Blackhawks espéraient le réunir avec Jeremy Roenick et lui firent une offre de contrat hostile qu'il accepta alors qu'il était agent libre avec restriction. Malgré leur situation financière précaire, les Jets égalèrent l'offre. L'équipe lui retira le "C" mais il connut tout de même une saison de 50 buts lors de la dernière année de l'équipe à Winnipeg. Il retrouva le "C" lors du dernier match de l'équipe avant le déménagement alors que Kris King fut blessé. Il fut renommé capitaine permanent des Coyotes lors de leur arrivée à Phoenix et garda ce titre jusqu'en 2001 lorsqu'il fut échangé aux Blues. Il joua à St. Louis jusqu'en 2011 sauf le temps de quelques matchs en 2007 avec les Thrashers.

14. Kris King 1995-1996
King était un robuste attaquant avec les Red Wings et les Rangers avant de s'amener à Winnipeg en 1992 avec Tie Domi en retour d'Ed Olczyk. Il remplaça Tkachuk comme capitaine lors de la saison 1995-96 mais perdit le titre la saison suivante lors du déménagement à Phoenix. Il joua ensuite avec les Maple Leafs et les Blackhawks jusqu'en 2001.

15. Teppo Numminen 2001-2003
Un des meilleurs joueurs finlandais de l'histoire, Numminen était un défenseur fiable et durable qui joua 15 saisons avec les Jets et les Coyotes. Il succéda à Tkachuk en 2001 et fut capitaine jusqu'à son échange à Dallas en 2003. Il joua par la suite pour les Sabres de 2005 à 2009. Son numéro 27 fut retiré par les Coyotes par la suite. Il est au 2ème rang pour le nombre de matchs joués dans la ligue par un joueur européen avec 1372 matchs, derrière Nicklas Lidstrom.

16. Shane Doan 2003 -
Doan débuta sa carrière lors de la dernière saison des Jets à Winnipeg en 95-96. Il mit quelques saisons à vraiment se mettre en marche et à partir de la saison 99-2000 il marqua 20 buts et plus lors de 9 saisons d'affilée et s'établit comme leader chez les Coyotes. Il succéda à Numminen au début de la saison 2003-04 et est toujours avec l'équipe malgré l'instabilité de la franchise et les rumeurs d'échange le concernant. Il est maintenant le meneur pour les matchs joués avec la franchise Jets/Coyotes et est deuxième pour les buts et les points derrière Dale Hawerchuk.