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lundi 29 juin 2015

Les Capitaines : Winnipeg








Voici le dernier chapitre de ma série sur les capitaines des 30 équipes de la LNH! J'ai commencé ce projet il y a plus d'un an et nous voici enfin à la dernière équipe dans l'ordre alphabétique: les Jets de Winnipeg (version 2.0), la plus récente équipe à avoir déménagé d'une autre ville.

La franchise débuta ses activités lors de la saison 1999-2000 sous le nom des Thrashers d'Atlanta, la deuxième équipe à tenter d'implanter le hockey dans cette ville après les Flames d'Atlanta qui existèrent de 1972 à 1980 avant de déménager à Calgary. Cette deuxième tentative fut aussi un échec, tant sur la glace qu'au niveau administratif. Les Thrashers ne firent les séries qu'une seule fois en 11 saisons, et cette seule incursion en 2006-07 fut soldée par un balayage au mains des Rangers de New York.

Malgré la présence de quelques jeunes joueurs excitants comme Ilya Kovalchuk, Dany Heatley et Marian Hossa, les Thrashers furent à mon avis l'équipe la plus insignifiante dans l'histoire de la LNH. Et contrairement à plusieurs équipes défuntes comme les Whalers, les Nordiques, les North Stars ou bien même les Barons de Cleveland/Seals de Californie, je ne vois pas comment on pourra se remémorer avec nostalgie l'époque des Thrashers. On s'en reparle dans vingt ans peut-être où on rigolera de leurs uniformes. Quoiqu'il en soit, après plusieurs saisons infructueuses et plusieurs rumeurs de déménagement, l'équipe fut achetée par un groupe de Winnipeg et comme pour les Flames d'antan, l'équipe fut transférée au Canada. En 2011-2012, une nouvelle mouture des Jets de Winnipeg commença ses activités, au grand plaisir de toute la province du Manitoba et les amateurs de hockey au Canada.

Voici les capitaines des Thrashers et des nouveaux Jets. J'espère que vous avez apprécié cette série. Pour ma part je ne suis pas fâché de passer à autre chose!



1. Kelly Buchberger 1999-2000
Cet ancien capitaine des Oilers s'amena à Atlanta lors du repêchage d'expansion de 1999 après 11 saisons à Edmonton où il remporta 2 coupes Stanley. Il fut nommé premier capitaine de la franchise mais ne termina pas la saison inaugurale des Thrashers, étant plutôt échangé aux Kings dans un échange impliquant Donald Audette. Il termina sa carrière en 2004 avec les Penguins.

2. Steve Staios 2000-2001

Cet ancien des Bruins et des Canucks succéda à Buchberger pour la saison 2000-01 mais comme son prédécesseur, il ne porta le "C" qu'une saison. Il signa avec les Oilers comme agent libre pour la saison 2001-02 et joua jusqu'en 2010 avec Edmonton. Il jouera par la suite pour les Flames et les Islanders jusqu'à sa retraite en 2012.

3. Ray Ferraro 2001-2002
Anciennement des Whalers, Islanders, Rangers et des Kings, Ferraro s'amena avec les Thrashers pour leur saison inaugurale non pas par le repêchage d'expansion mais plutôt comme agent libre. Il était un de leurs meilleurs attaquants lors des 2 premières saisons de l'équipe, terminant d'ailleurs en tête des compteurs avec 76 points en 2000-01, suite à quoi il fut nommé capitaine. Il fut cependant échangé à la fin de la saison aux Blues avec qui il joua ses 15 derniers matchs.

4. Shawn McEachern 2002-2004
McEachern fit sa marque dans la LNH avec les Senateurs d'Ottawa avec qui il connut de bonnes saisons de 1996 à 2002. Il avait auparavant joué avec les Penguins où il commença sa carrière en 1992 et avec qui il gagna la coupe. Il succéda à Ferraro pour la saison 2002-03 et devint le premier capitaine des Thrashers à porter le "C" plus d'une saison. Il quitta toutefois l'équipe au retour du lock-out et joua une dernière saison en 2005-06 avec les Bruins.

5. Scott Mellanby 2005-2007
Ancienne légende des Panthers, Mellanby signa avec les Thrashers après le lock-out et fut aussitôt nommé capitaine de la jeune équipe. Il joua ses deux dernières saisons avec les Thrashers et les mena à leur seule participation en séries en 2006-07 suite à quoi il prit sa retraite. Il demeure au 3ème rang de l'histoire pour le nombre de matchs joués sans gagner la coupe Stanley avec 1431 matchs, tout juste derrière Mike Gartner (1432) et Phil Housley (1495).

6. Bobby Holik 2007-2008
Les Rangers décidèrent de racheter le faramineux contrat qu'ils avaient octroyé à Holik après le lock-out de 2004-05 et il signa donc avec les Thrashers par la suite, probablement pour pas mal moins d'argent. Il succéda à Mellanby pour la saison 2007-08 mais son contrat se terminait après cette saison-là et il retourna jouer une dernière saison avec les Devils où il avait auparavant connu ses meilleurs moments durant les années 90. Et comme Martin nous en a déjà fait part, il aime bien les fusils...

7. Ilya Kovalchuk 2009-2010
Les Thrashers débutèrent la saison 2008-09 sans capitaine mais Kovalchuk fut élu par les joueurs pour porter le "C" à la mi-saison en janvier. La saison suivante, plutôt que de le perdre pour rien durant l'entre-saison, l'équipe décida de l'échanger aux Devils après une impasse contractuelle. Il signa un contrat controversé de 15 ans avec les Devils qui fut annulé éventuellement lorsqu'il quitta pour la KHL en 2013. Il demeure au premier rang de l'histoire de l'équipe pour les buts (328) et les points (615).

8. Andrew Ladd 2010-
Double champion de la coupe Stanley avec les Hurricanes et les Blackhawks, Ladd fut acquis de Chicago en 2010 alors que les Hawks durent réduire leur masse salariale. Il fut nommé comme successeur à Kovalchuk et sera le dernier Thrashers et le premier des nouveaux Jets à porter le "C".

mardi 23 juin 2015

Le magasinage de Sam Pollock


Pour faire suite au billet d’hier, où je mentionnais que la puissance des Canadiens dans les années 1970 était due au flair de Sam Pollock, voici la liste de son magasinage.  En effet, Pollock semble avoir compris plus rapidement que les autres qu’avec la fin des  équipes commanditées, le repêchage prendrait de plus en plus d’importance.  Il s’est donc servi de la profondeur qu’il avait pour s’approprier une grande quantité de choix au repêchage. 

Voici donc certains de ces meilleurs coups.  Je me suis ici limité aux joueurs qui ont eu un impact.  Pollock en a obtenu encore plus, mais il ne pouvait pas faire mouche à tout coup…

Vous remarquerez qu’il n’hésitait pas à acquérir des choix plusieurs années d’avance.  Et évidemment, les équipes d’expansion, avec du personnel moins expérimenté et qui se devaient de gagner à court terme pour s’établir dans leur marché, semblaient ses cibles favorites.

14 juin 1967

Minnesota obtient Danny O’Shea.

Montréal obtient le 1er choix des North Stars de 1970.  (6e au total, qui devint Chuck Lefley, voir texte du 18 novembre 2013)

10 juin 1968
Oakland obtient Bryan ″Bugsy″ Watson (voir texte du 2 mars 2015).
 
Montréal obtient le 1er choix des Seals de 1972 (6e au total, qui devint Michel Larocque, voir texte du 7 avril 2014).
 
11 juin 1968
 
Los Angeles obtient Gerry Desjardins (voir texte du 20 janvier 2014).
 
Montréal obtient le 1er choix des Kings de 1969 (6e au total, échangé aux North Stars, qui devint Dick Redmond) et le 1er choix de 1972 (4e au total qui devint Steve Shutt).
 
23 janvier 1970
 
Los Angeles obtient Dick Duff. (voir texte du 8 octobre 2013)
 
Montréal obtient Dennis Hextall et le 2e choix des Kings de 1971 (20e au total, qui devint Larry Robinson).
 
22 mai 1970
 
Oakland obtient Ernie Hicke et le 1er choix de Montréal (10e au total, qui devint Chris Oddleifson).
 
Montréal obtient François Lacombe et le 1er choix des Seals de 1971 (1er au total, qui devint Guy Lafleur, voir texte du 15 juin 2012).
 
29 mai 1973
 
Atlanta obtient Chuck Arnason (voir texte du 14 juin 2011) et les droits sur Dale Hoganson.
 
Montréal obtient le 1er choix des Flames de 1974 (10e au total, qui devint Rick Chartraw).
 
29 mai 1973
 
Los Angeles obtient Bob Murdoch et Randy Rota.
 
Montréal obtient le 1er choix des Kings de 1974 (12e au total, qui devint Mario Tremblay).
 
9 mars 1974
 
St-Louis obtient Dave Gardner.
 
Montréal obtient le 1er choix des Blues de 1974 (7e au total, qui devint Doug Risebrough).
 
13 septembre 1976
 
Colorado obtient Ron Andruff et Sean Shanahan (voir texte du 15 janvier 2011).
 
Montréal obtient le droit d’échanger son 1er choix de 1980 avec celui des Rockies.  Les Canadiens exercent l’option.  Ils repêchent 1er, choix qui devint Doug Wickenheiser.  Les Rockies repêchent 19e, choix qui devint Paul Gagné.
 
Ce n’est pas Pollock qui choisit Wickenheiser, mais son successeur, Irving Grundman.
 
Les Coupes Stanley remportées par ces joueurs obtenus par Pollock :
 
Chuck Lefley 2
Michel Larocque 4
Steve Shutt 5
Larry Robinson 6
Guy Lafleur 5
Rick Chartraw 4 (plus une 5e avec les Oilers)
Mario Tremblay 5
Doug Risebrough 4
 
Faits intéressants:
 
-Dans le seul repêchage de 1971, Pollock alla chercher avec des choix acquis deux des plus importantes pièces de la dynastie des années 1970 : Guy Lafleur et Larry Robinson.
 
-Au repêchage de 1974, Montréal possédait 5 des 18 sélections de la 1ère ronde.  En plus de Chartraw, Tremblay et Risebrough, Pollock a choisi Cam Connor (5e) et Gord McTavish (15e).
 
Fin renard, ce Sam…
 
Sources : hockeydraftcentral.com, nhltradetracker.com.

lundi 22 juin 2015

Chronique NHL 94: Gagner la coupe avec les Mighty Ducks d'Anaheim









Je vais faire quelque chose de différent aujourd'hui et vous parler de mon amour pour le jeu NHL 94. J'ai récemment fait réparer mon Sega Genesis et j'ai pu renouer avec la merveille qu'est ce jeu incontournable qui est toujours aussi amusant après toutes ces années. En tout temps je prendrais NHL 94 à la place d'une version plus récente comme NHL 07 ou NHL 10 par exemple. Ce jeu possède un charme qui ne sera jamais égalé. Cependant j'y ai peut-être un peu trop joué et il n'y a plus vraiment de challenge. Au début je jouais avec des bonnes équipes de l'époque comme les Canadiens, les Nordiques et les Canucks mais graduellement je préférais jouer avec des équipes moins bonnes comme les Oilers ou mon équipe favorite du jeu, les Whalers de Hartford. Mais je parvenais toujours assez facilement à me rendre en finale de la coupe et l'emporter car une fois qu'on a bien apprivoisé les contrôles et les équipes, il est assez facile de dominer l'adversaire, surtout l'ordinateur qui lui ne joue jamais au maximum de ses capacités. Et comme je joue seul la plupart du temps, il n'y a pas grand défi à l'horizon.

Mais l'autre jour j'ai décidé de tenter une nouvelle expérience: gagner la coupe avec la pire équipe du jeu, les Mighty Ducks d'Anaheim, cette nouvelle équipe d'expansion qui faisait ses débuts cette année-là. Avec une cote "overall" de 51, cette équipe est définitivement la pire du jeu et gagner avec eux devrait constituer un défi de taille. On retrouve d'autres équipes poches dans ce jeu, je pense aux Sénateurs d'Ottawa (cote de 55) qui eux venaient de terminer la saison 92-93 au dernier rang avec seulement 10 victoires ou bien les Sharks de San Jose (56) ou les Panthers de la Floride (52), cousins de l'expansion cette même année. Mais aucune de ces équipes ne rivalise avec la terrible équipe des Mighty Ducks à NHL94. Je vous jure c'est pénible. J'ai joué avec les Sénateurs à quelques reprises mais malgré que cette équipe n'est pas très bonne, elle possède quand même quelques bons éléments qui permettent de s'en sortir. J'ai même battu les Penguins avec les Sénateurs avec des joueurs comme Bob Kudelski, Sylvain Turgeon et Norm MacIver.
Un des éléments intéressants de NHL94 et de la version du jeu à cette époque est que tu dois te débrouiller avec ce que tu as. Contrairement aux versions actuelles du jeu, il n'y a aucun échange, aucun repêchage, aucun agent libre et aucune progression (ou régression) chez les joueurs, si ce n'est qu'à chaque match, un des tes joueurs est sur une "hot streak" et un autre sur une "cold streak". Il te revient à toi de trouver la perle rare dans ton équipe et les bonnes combinaisons qui te permettront de marquer des buts ou de plaquer ton adversaire comme il se doit. Et pour jouer avec une équipe poche, tu dois user de créativité et bucher dur car il est plus difficile de marquer des buts traditionnels (genre le wrap-around ou le one-timer) quand les membres de ton équipe sont plus lents que la zamboni.

J'ai donc commencé mes séries de la coupe Stanley 1994 avec les Mighty Ducks et leur affreuse cote de 51. J'aurais pu prendre les Panthers de la Floride qui se trouvent pas loin à 52 mais les Panthers sont nettement meilleurs que les Mighty Ducks, spécialement dû au fait qu'ils comptent sur le gardien John Vanbiesbrouck (cote de 63) qui est meilleur que bien des gardiens dans de meilleures équipes. Les Mighty Ducks pour leur part n'ont que les gardiens Guy Hébert (44) et Ron Tugnutt (40).




Quel est donc ce fameux alignement des Mighty Ducks dans NHL 94? Comme le jeu fut sorti assez rapidement avant le début de la saison, l'alignement des Mighty Ducks n'était pas complet. Il s'agit seulement des joueurs marginaux choisis lors du repêchage d'expansion de 1993, et même encore il en manque quelques-uns (Joe Sacco par exemple). Plusieurs joueurs de l'édition inaugurale des Mighty Ducks ayant signé comme agent libre plus tard dans l'entre-saison (Garry Valk, Shaun Van Allen) ne se retrouvent pas dans le jeu, ce qui diminue grandement la qualité de ton alignement. Et Paul Kariya, repêché en 1993, n'était pas encore avec l'équipe. Encore une fois tu te débrouilles avec ce que tu as.

Voici l'alignement : (notez bien que les cotes des joueurs ne sont pas exactement les mêmes ici que dans ma version sur Sega Genesis, les valeurs des joueurs changent même légèrement de partie en partie)

Source: NHL94.com


Power play: Insignificant... À titre de comparaison, allez voir l'alignement boosté des Penguins de Pittsburgh...

C'est donc avec cette joyeuse bande de rejets des autres équipes que j'ai tenté de remporter les grands honneurs. Voici le récit épique de quelques-uns des "meilleurs" joueurs constituant mon équipe.

#25 Terry Yake (cote de 66)
L'attaque des Mighty Ducks repose sur les épaules de Yake, cet ancien joueur des Whalers qui constitue le meilleur élément offensif de l'équipe avec une cote de 66. Il venait d'éclore avec 53 points en 66 matchs en 92-93 avec les Whalers et termina la vraie saison 93-94 des Mighty Ducks au premier rang des compteurs avec 52 points et marqua le premier tour du chapeau de l'histoire de l'équipe. Il va sans dire qu'il fut mon meilleur attaquant durant mes séries. Dans la vraie vie ce fut toutefois sa seule saison à Anaheim et sa dernière de plus de 50 points. Il ne comptera plus jamais autant durant le reste de sa carrière avec les Maple Leafs, Blues et Capitals. Mais durant 2 saisons il faisait partie des bons joueurs dans des équipes poches comme les Whalers et les Mighty Ducks et il est l'élément clé des Mighty Ducks de NHL94.

#20 Anatoli Semenov (62)
Semenov était une star de l'union soviétique durant les années 80 et se fit remarquer par les Oilers d'Edmonton alors que le rideau de fer allait tomber. Les Oilers le repêchèrent en 1989 et il se joignit à l'équipe durant les séries de 1990. Sa meilleure année à Edmonton fut en 91-92 où il récolta 20 buts et 22 passes. Il fut cependant laissé sans protection lors du repêchage d'expansion de 1992 et fut réclamé par le Lightning de Tampa Bay. Mais il fut échangé aux Canucks après seulement 13 matchs. Les Canucks espéraient qu'il puisse compléter le trio de Pavel Bure mais la chimie ne réalisa pas réellement et il fut une fois de plus laissé sans protection au repêchage d'expansion où il joignit les rangs des Mighty Ducks, faisant de lui un membre sélect des abonnées des clubs d'expansion. Il ne joua que 49 matchs en 93-94, récoltant 30 points et fut échangé aux Flyers la saison suivante. Dans le jeu, Semenov est mon deuxième meilleur joueur et le seul complément logique à Terry Yake sur la première ligne.

#24 Troy Loney (47)
Le premier capitaine des Mighty Ducks était un ancien employé de soutien chez les Penguins avec qui il remporta 2 coupes Stanley. Il est un bon joueur moyen, juste assez rapide et physique avec qui je parvient à marquer quelques buts ici et là. Je l'ai cependant mis sur ma 2ème ligne afin de bien balancer mes trios.








#7 Alexei Kasatonov (62)
À la défense, mon seul défenseur en haut de 60 est Kasatonov. Comme Semenov, il était une star de l'union soviétique dans les années 80. Il parvint à quitter l'URSS en 1989 et alla rejoindre son compatriote et ancien coéquipier Slava Fetisov avec les Devils. Il connut 4 bonnes saisons avec les Devils mais l'équipe avait beaucoup de profondeur à la défense et il fut laissé sans protection au repêchage d'expansion. Apparemment que lui et Fetisov s'haissaient pour mourir. Il constitue le pilier de ma défense, le seul qui a vraiment un peu de vitesse et qui plaque bien à chaque fois que tu tentes le coup.






 
#33 Bill Houlder (49)
Le seul autre défenseur capable de compléter mon alignement partant est Houlder qui était un joueur marginal avec les Capitals et les Sabres avant de s'amener à Anaheim. Il n'est pas un vilain joueur et a un certain flair offensif qui complète bien ma première paire de défenseurs avec Kasatonov. Mais on est loin d'un défenseur de première ligne.





#29 Guy Hébert (46)
Après avoir joué dans l'ombre de Curtis Joseph à St.Louis, Hébert put enfin devenir un gardien numéro un avec les Mighty Ducks avec qui il joua jusqu'en 2001. Il est cependant terrible dans NHL 94. Il donne des retours, il est très lent et peut te couter le match à lui seul. Il s'agit toutefois de ma seule option dans les buts alors que le substitut est Ron Tugnutt qui est encore pire avec une cote de 39. Il faut être doué avec l'option "gardien manuel" si on veut survivre avec Guy Hébert dans les buts.






D'autres joueurs font un travail honnête dans mon équipe sans être incroyables, je pense à Lonnie Loach, Bob Corkum et Tim Sweeney. J'ai aussi plusieurs cônes comme Stu Grimson, Steven King et surtout Sean Hill, ancien défenseur du Canadien qui me fait plutôt penser à l'ancêtre de Hal Gill. Mais pendant plusieurs matchs, je cherchais comment bien compléter mon premier trio et j'ai finalement trouvé la perle rare...


#26 Robin Bawa (41)
Quelques fois dans ce jeu, tu trouves un joueur moins bien coté que les autres qui devient une révélation. Parce qu'honnêtement, le système de cotation du jeu en était à ses débuts et parfois ne réflètait pas bien la vraie valeur d'un joueur. J'ai tenté de compléter ma première ligne avec Steven King (47) et Lonnie Loach (49) sans grands succès. Mais pendant ce temps, Robin Bawa (41) explosait sur ma 3ème ligne en marquant des buts à profusion malgré son temps de jeu limité. Il devint également mon inspiration pour écrire ce long texte interminable.








Mais la question demeure : Who the fuck is Robin Bawa ?






Voici Robin Bawa, ce joueur qui tenta de plaquer John Cullen et qui détruisit plutôt la baie vitrée lors d'un match entre les Canucks et les Whalers. Il ne joua d'ailleurs que 2 matchs à Vancouver durant la saison 91-92. Il était auparavant une star offensive dans la ligue junior de l'ouest mais ne put se rendre dans la ligue nationale à moins de se reconvertir en bagarreur, ce qu'il fit. Il amassa plus de 200 minutes de pénalités par année pendant 5 saisons dans la ligue américaine et et la ligue internationale avant de finalement percer un alignement de la LNH avec les Sharks de San Jose en 92-93. Il y joua 42 matchs, sa plus longue saison en carrière dans la LNH durant laquelle il marqua 5 buts et amassa 47 minutes de pénalité. Il se ramassa avec les Mighty Ducks la saison suivante mais ce fut ses derniers pas dans la grande ligue, jouant seulement 12 matchs et récoltant une seule passe. Il retourna jouer dans la IHL pour les 6 saisons suivantes sans jamais revenir dans la LNH. Tout ce qui reste de son parcours se résume à quelques bagarres sur Youtube… Il est toutefois le premier joueur d'origine indienne à se rendre dans la LNH.





Mais pourquoi Robin Bawa, le joueur le plus obscur que j'ai jamais vu dans NHL 94, est-il aussi bon dans mon alignement et pourquoi constitue-t-il le complément parfait à Terry Yake et Anatoli Semenov sur ma première ligne?

Malgré sa cote "overall" de 41, Bawa est extrêmement bien balancé dans plusieurs facettes de son jeu et représente la perle rare parfaite. J'exagère un peu, il est quand même poche mais chez les Mighty Ducks de NHL 94, il est mon Brendan Gallagher. Et j'adore également son nom...



Les premiers aspects que je considère dans les cotations des joueurs sont l'agilité et la vitesse. Et Bawa est égal dans les deux avec une bonne note raisonable de 47, ce qui en fait un joueur habile, facile à manier et pas trop lent. Son atout majeur est toutefois sa "shot accuracy" qui est incroyable à 75. Si ton agilité, ta vitesse et ta shot accuracy sont bonnes, on s'en fout des autres éléments comme la "offensive awareness" et la "défensive awareness". Tous les joueurs du jeu sont poches en défense anyway. C'est toi qui a le contrôle au bout du compte et Bawa, avec un poids de 228 livres, est un excellent plaqueur et il ne te nuit pas trop en défense.

C'est donc avec Bawa et le reste de cet alignement peu spectaculaire que j'ai tenté le grand coup: gagner les séries de 1994 avec la nouvelle équipe d'expansion des Mighty Ducks d'Anaheim.

Ce ne fut pas un succès.

Je me suis fait ramassé et humilié en première ronde par les Blues de St.Louis en 7 matchs…et j'ai perdu le 7ème match en prolongation sur un but de Brett Hull (coté à 81). Je sais, perdre en 7 matchs ce n'est pas exactement se faire ramasser mais ce fut tout un coup dur à encaisser, surtout en première ronde. Et les 3 victoires que j'ai récoltées furent par la peau des fesses, souvent par un seul but qui était souvent un garbage goal. C'est donc la première fois depuis longtemps que je n'ai pas remporté la coupe à NHL 94. Guy Hébert ne faisait pas le poids il va sans dire. Mais Yake et Semenov ont terminé les séries avec 10 et 9 points respectivement et Bawa avec 5 buts et 1 passe. Kasatonov a un peu décu avec seulement 3 passes mais il plaque bien et était mon meilleur défenseur malgré tout. Troy Loney était un bon capitaine avec 2 buts et 2 passes et plusieurs bons plaquages également.

Au bout du compte je n'ai pas réussi mon pari mais j'ai retrouvé quelque chose qui me manquait à ce jeu: un challenge. Je suis présentement en première ronde d'une nouvelle épopée, cette fois contre les Canucks et c'est 1-1 dans la série... Je vous reviens la-dessus une fois que j'aurai réussi... et je pense peut-être en faire un vidéo.

P.S LONG LIVE BAWA!

Les premiers repêchages




Avant 1963, il n’y avait pas de repêchage.  C’était aux équipes de faire leur recrutement et de signer les meilleurs joueurs possibles.  Comme le hockey était peu joué aux États-Unis, Montréal, Toronto et Détroit (puisque c’est tout près de l’Ontario) bénéficiaient d’un certain avantage, puisqu’ils pouvaient compter sur plusieurs joueurs locaux.  Boston, New York et Chicago ne pouvaient pas vraiment en dire autant.
 
Les équipes les mieux organisées commanditaient également de nombreux clubs à travers le Canada, qui leur servaient ensuite de pépinière.  Frank Selke (voir texte du 16 septembre 2013) avait entre autres mis sur pied un réseau impressionnant pour les Canadiens.
 
Le système n’était toutefois pas très équitable et la compétition en souffrait.  (Même si certaines équipes ne s'aidaient pas, en étant mal administrées, voir texte du 19 août 2013.)
 
En 1963, on décida de rééquilibrer les choses en instaurant un repêchage.  La NFL avait été la première ligue professionnelle nord-américaine à utiliser ce principe en 1936.  La BAA (l’ancêtre de la NBA) suivit en 1947.  La division est de ce qui est devenu la Ligue canadienne de football en a tenu un pour la première fois en 1953.  La LNH était donc l’avant dernière.  Le Baseball majeur attendit jusqu’en 1965 avant de tenir le sien.
 
Par contre, le premier repêchage ne touchait que les joueurs qui n’appartenaient pas déjà à une équipe de la LNH.  De plus, les clubs conservèrent le droit de commanditer des équipes (et par conséquent de s’approprier leurs joueurs).  Par exemple, Bobby Orr (voir texte du 30 octobre 2010) a fait ses débuts avec les Bruins en 1966 sans passer par le repêchage, puisqu’il jouait avec les Generals d’Oshawa, une équipe affiliée à Boston.  La règle de la commandite demeura jusqu’en 1968.
 
C’est pourquoi les premiers repêchages ne constituaient pas nécessairement des événements très importants.  La plupart des meilleurs joueurs n’avaient pas à s’y soumettre, puisqu’ils appartenaient souvent déjà à une équipe commanditée.  Les Canadiens avaient réussi à faire inclure une clause d’exception culturelle, qui leur permettait de choisir les deux premiers canadiens-français avant les autres équipes.  Pourtant, il faudra attendre 1968 avant qu’ils ne l’exercent.  (Ils l’exerceront une deuxième fois en 1969, avant qu’elle ne soit abolit.  La clause leur a donc donné Michel Plasse (voir texte du 14 novembre 2010), Roger Bélisle, Réjean Houle et Marc Tardif (voir texte du 27 novembre 2011).  Contrairement à la légende populaire, cette clause n’a donc pas joué un rôle primordial dans les succès du tricolore.)
 
Voici ce que ça a donné :
 
1963
 
21 joueurs ont été choisis en 4 rondes.  Seulement 5 d’entre eux (3 en première ronde) ont joué dans la grande ligue.  Par contre, ceux qui y sont parvenus ont connu de belles carrières.  Le premier a été Garry Monahan, choisi par les Canadiens.  (voir texte du 15 juin 2012)  Le deuxième a été Pete Mahovlich, par les Wings.  Les deux ont plus tard été échangés l’un contre l’autre.
1964
 
Encore 4 rondes.  Par contre, comme personne n’a passé son tour, 24 joueurs ont été choisis.  9 ont joué dans Ligue nationale.
 
Des 6 joueurs sélectionnés en première ronde, un seul, Tom Martin, a joué dans la LNH.  Le choix des Leafs, le cinquième au total, n’a toutefois joué que 3 matchs.  Il a par contre joué trois saisons dans l’AMH.
 
L’histoire de cette séance se trouve ailleurs. 

-       Les Bruins ont utilisé leur premier choix, le deuxième au total, pour sélectionner Alex Campbell;

-       En fin de deuxième ronde (12e au total), les Canadiens ont choisi Guy Allen;

-       En troisième ronde (14e au total), Boston prit Ken Dryden;

-       À la fin de cette même troisième ronde, Montréal opta pour Paul Reid.

À peine plus tard, bien avant le début de la saison, Sam Pollock, le nouveau dg des Canadiens, effectua son premier échange.  Il envoya Allen et Reid à Boston pour Campbell et Dryden.  Même en faisant abstraction de la suite, cet échange n’a aucun sens.  Pourquoi est-ce que Boston n’a pas pris Allen au lieu de Campbell et Reid au lieu de Dryden si ce sont eux ce qu’il voulait?  Montréal aurait aussi pu prendre Dryden au lieu d'Allen.
 
Ni Allen, ni Campbell, ni Reid n’ont joué dans la Ligue nationale.  Dryden (voir texte du 1er août 2011) a été élu au Temple de la renommée.
 
1965
 
La LNH admit la AHL, la CHL et la WHL à son repêchage.  Toutefois, une seule équipe de la Ligue américaine a choisi un joueur, dans une récolte particulièrement faible.  Tellement que les Maple Leafs ont renoncé à y participer.
 
11 joueurs ont été choisis sur trois rondes.  Seulement deux ont atteint la Ligue nationale : Pierre Bouchard et Michel Parizeau.
 
1966
 
La séance de 1966 montre qu’elle commence à avoir un peu plus d’importance.  4 rondes, 24 joueurs.  14 d’entre eux ont joué dans la LNH, incluant les 6 de la première ronde.  Brad Park (2e au total) constitue le meilleur joueur de la cuvée, qui comprenait également Philippe Myre, Don Luce et Jude Drouin. (voir texte du 20 mai 2013)
 
1967
 
Premier repêchage avec les équipes d’expansion.  Pourtant, les nouveaux Blues y accordèrent si peu d’importance qu’ils n’y participèrent même pas.  (Ils rateront également celui de 1983, mais dans des circonstances différentes, voir texte du 23 juin 2011.)  Los Angeles et Pittsburgh se contentèrent d’une seule sélection pour débuter leur existence.
 
Au total, 18 joueurs furent choisis.  Seulement 3 joueront dans la Ligue nationale, dont un seul en première ronde, Serge Bernier, le premier choix de l’histoire des Flyers.  (voir texte du 28 septembre 2009)
 
Comme on peut le voir, le repêchage était considéré au début avec une certaine désinvolture.  C’est peut-être pourquoi certaines équipes n’hésitaient pas à échanger leurs choix pour bien peu.  On peut supposer qu’avec la fin des commandites d’équipes, Sam Pollock a été l’un des premiers à comprendre leur importance grandissante.  Ceci a pu l’inciter à faire le plein de choix qui ont ensuite donné Guy Lafleur, Larry Robinson, Steve Shutt, Michel Larocque (voir texte du 7 avril 2014), Mario Tremblay, Doug Risebrough et plusieurs autres.  Beaucoup plus que l’exception culturelle, c’est pour cette raison que les Canadiens ont continué à exceller dans les années 1970.

samedi 20 juin 2015

Steve Shutt et Rush


 
Demain soir, le trio torontois Rush se produira au Centre Bell.  Mais en tant que groupe canadien, il n’est pas étonnant qu’il ait un lien avec le hockey.
 
 
Le bassiste et chanteur Geddy Lee a grandi à Willowdale (faisant aujourd’hui partie de Toronto).  Au secondaire, il avait parmi ses amis Steve Shutt.  Suite à un concert qu’ils ont vu ensemble, ils se sont d’ailleurs acheté chacun une guitare basse.  Lorsqu’ils se sont réunis pour jouer ensemble, Shutt s’est rapidement rendu compte que son ami Geddy (qui s’appelait encore Gary à ce moment) avait beaucoup plus de talent que lui.  Il abandonna la basse. 
 
La légende veut que ce soit également Shutt qui présenta Lee à Aleksandar Zivojinovic (ou si vous préférez, Alex Lifeson).  Celui-ci avait un groupe et lorsqu’il dut remplacer son chanteur et bassiste, Lee prit la place.  (Neil Peart s'est joint au groupe plus tard.)
 
Lorsque le groupe était en tournée dans les années 1970-80, il pouvait arriver que les Canadiens et Rush se retrouvent dans les mêmes villes, ce qui leur permettait de continuer de fraterniser.
 
Rush a vendu des dizaines de millions de disques dans le monde.
 
Shutt a compté 424 buts en saison régulière, 50 autres en séries et remporté 5 Coupes Stanley.
 
On dirait que les deux amis ont chacun trouvé leur voie.
 
Sources : ″Feschuk : Hockey Anthem A Rush″ de Dave Feschuk, 14 janvier 2010, The Toronto Star (thestar.com), ″Hockey helps the homeless″, 6 octobre 2014, The Toronto Sun (live.torontosun.com/Event/Hockey_helps_the_homeless), wikipedia.org.

vendredi 19 juin 2015

Les Capitaines : Washington








Les Capitals de Washington débutèrent leurs activités durant la saison 1974-1975 en compagnie de la nouvelle équipe éphémère des Scouts de Kansas City (maintenant les Devils du New Jersey). La dilution du talent durant les années 70 avec la présence de l'AMH et 4 expansions en 7 ans causèrent beaucoup de problèmes à ces nouvelles franchises qui eurent du mal à trouver des joueurs expérimentés. Les premières saisons des Capitals furent horribles, particulièrement leur première en 1974-75 où leur fiche de 8-67-5, 21 points (pourcentage de .131) demeure la pire de l'histoire de la ligue (pour un calendrier d'au moins 70 matchs). Les choses allèrent en s'améliorant par la suite mais jamais au point de rentabiliser l'équipe qui rata les séries pour ses 8 premières saisons. En 1982, il y eut même des pourparlers pour déménager l'équipe de Washington. La franchise fut "sauvée" par un échange spectaculaire avec les Canadiens en septembre 1982 alors que les Capitals échangèrent Ryan Walter et Rick Green aux Canadiens en retour du défenseur Rod Langway, Brian Engblom, Doug Jarvis et Craig Laughlin. Cet échange, combiné à l'émergence de bons jeunes joueurs comme Dennis Maruk, Mike Gartner et Scott Stevens permit à l'équipe de faire les séries pour la première fois en 1983 et d'y retourner pour les 14 saisons suivantes et ainsi l'équipe survécut sans jamais toutefois se rendre bien loin en séries. La seule présence de l'équipe en finale de la coupe Stanley arriva en 1998 mais ils se firent balayer en 4 matchs par les Red Wings de Détroit. Après cette finale, l'équipe retourna graduellement dans les bas fonds du classement et une période de reconstruction s'amorça vers 2003. L'arrivée de nouveaux joueurs vedettes comme Alexander Ovechkin, Mike Green et Nicklas Backstrom replaça l'équipe sur les rails mais sans jamais toutefois parvenir à la terre promise.

Voici les capitaines des Capitals de Washington.



1. Doug Mohns 1974-1975
Ayant évolué pendant plus de 1300 matchs en tant qu'attaquant et défenseur avec les Bruins, Black Hawks, North Stars et Flames, Mohns termina sa longue carrière lors de la première saison des Capitals dont il fut le premier capitaine. Il fut aussi un des premiers joueurs nord-américains à porter un casque.

2. Bill Clement 1975-1976

Premier choix des Flyers en 1970, Clement fut échangé aux Capitals après la deuxième conquête de Philadelphie en 1975. Cette expérience victorieuse lui valut le titre de nouveau capitaine des Capitals. Mais après seulement 46 matchs, il fut échangé de nouveau, cette fois aux Flames d'Atlanta avec qui il joua jusqu'en 1982 (alors à Calgary). Il est depuis devenu commentateur de hockey à la télévision et dans plusieurs éditions de la série de jeux vidéo NHL.

3. Yvon Labre 1976-1978

Probablement le joueur le plus obscur à avoir eu son numéro retiré (#7) par une équipe de la LNH. Son implication dans la communauté et son jeu solide et honnête firent de lui un favori de la foule de Washigton durant les débuts difficiles de l'équipe. Il succéda à Clement en 1976 mais les blessures l'empêchèrent d'assumer le titre longtemps et il perdit le "C" en 1978. Il joua toutefois avec l'équipe jusqu'en 1981 mais jamais une saison complète. Il était alors le dernier membre original de l'équipe.

4. Guy Charron 1978-1979
Le détenteur du nombre record de matchs sans avoir joué en séries avec 734 matchs, Charron avait auparavant joué à Kansas City, Détroit et Montréal avant de s'amener à Washington en 1976. Il termina premier compteur de l'équipe pendant 2 saisons avant d'être nommé capitaine en remplacement de Labre en 1978. Il joua avec les Capitals jusqu'en 1981. Voulant probablement gouter aux séries au moins une fois durant sa carrière professionnelle, il revint jouer dans la ligue américaine avec les Nighthawks de New Haven pour les séries de 1983…

5. Ryan Walter 1979-1982

Les Capitals misaient beaucoup sur Walter, 2ème choix au total en 1978. Il fut nommé capitaine pour la saison 1979-80 et il était alors le plus jeune capitaine de l'histoire à 20 ans. En 1982, après sa meilleure saison en carrière avec 87 points, les Canadiens firent son acquisition lors d'un échange qui changea le visage de la franchise des Capitals. Malgré que l'échange était en faveur des Capitals, Walter était tout de même un bon joueur de hockey qui joua à Montréal jusqu'en 1991 et devint graduellement un spécialiste en défense. Il put également participer à la conquête de la coupe en 1986, contrairement à son ancienne équipe. Il termina sa carrière en 1993 avec les Canucks.

6. Rod Langway 1982-1993
Surnommé le "secrétaire de la défense", Langway n'était pas heureux à Montréal car en tant qu'américain, il payait trop de taxes au Québec et jouait dans l'ombre des Robinson, Lapointe et Savard de ce monde. Les Canadiens exaucèrent son voeu et ils l'échangèrent aux Capitals qui après 8 saisons n'avaient toujours pas fait les séries et avaient de la difficulté à attirer les fans. Ce méga-échange revitalisa la franchise et les nouveaux joueurs acquis des Canadiens instaurèrent une culture gagnante dans le vestiaire. Les Capitals firent les séries en 1983 et ne les manquèrent pas avant 1997. Langway devint un des meilleurs défenseurs de son époque et gagna le trophée Norris en 83 et 84, le premier américain à le remporter. Il porta le "C" avec l'équipe pendant un record de 11 saisons jusqu'à sa retraite en 1993. Son numéro 5 fut retiré par l'équipe en 1997 et il fut introduit au temple de la renommée en 2002.

7. Kelly Miller (intérim)
Au cours des dernières années de sa carrière, Langway était souvent blessé et d'autres joueurs prirent le relai durant son absence. Toutefois, le seul dont j'ai pu trouver une preuve photographique est Miller, qui fit partie des Capitals de 1987 à 1999 et qui était un des joueurs favoris de la foule malgré qu'il n'était pas une star offensive.

8. Kevin Hatcher 1992-1994
Langway était le mentor de Hatcher à ses débuts et c'est lui qui prit le relai comme capitaine durant la saison 1992-93 alors que Langway ne joua que 21 matchs. Hatcher était un défenseur offensif et solide à 6' 3". Il fut échangé aux Stars de Dallas avant la saison écourtée de 1995 et il joua 2 saisons avec son frère Darian à Dallas. Il joua ensuite avec les Penguins, Rangers et Hurricanes jusqu'à sa retraite en 2001.

9. Dale Hunter 1995-1999

Hunter, un favoris de la foule à Québec, fut échangé aux Capitals en 1987 contre une premier choix qui allait devenir Joe Sakic. La "petite peste" succéda à Hatcher comme capitaine en 1995 et mena l'équipe à sa seule présence en finale de la coupe Stanley en 1998. Il demeure le seul joueur à avoir ammassé plus de 1000 points et plus de 3000 minutes de pénalités dans l'histoire de la ligue. Il termina sa carrière en 1999 avec l'Avalanche du Colorado. L'équipe retira son numéro 32 par la suite et il sera plus tard entraineur de l'équipe pour la saison 2011-12.

10. Adam Oates 1999-2001
Après avoir joué à Detroit, St-Louis et Boston, Oates fut échangé aux Capitals en mars 1997. Ses débuts avec les Capitals furent tumultueux alors qu'il refusa de se rapporter à l'équipe sans que son contrat fut renégocié. Il se rapporta toutefois à l'équipe après 4 jours. Il succéda à Hunter pour la saison 99-00 mais après qu'il ait critiqué l'équipe pour l'élimination des séries en 2001, il redemanda d'être échangé et l'équipe lui retira le "C". Il joua une dernière saison à Washington avant d'être échangé aux Flyers en 2002.

11. Brendan Witt 2001-2002 (co-capitaine)
Membre de l'équipe depuis 1995, Witt fut nommé comme co-capitaine en compagnie de Steve Konowalchuk pour la saison 2001-2002. La saison suivante, lors d'un vote intra-équipe, il fut décidé que Konowalchuk serait le seul capitaine. Witt accepta la décision et joua à Washington jusqu'en 2006 lorsqu'il fut échangé aux Predators. Il se retira en 2010 en tant que membre des Islanders.

12. Steve Konowalchuk 2001-2002 (co-capitaine), 2002-2003
Membre de l'équipe depuis 1992, Konowalchuk succéda à Oates comme co-capitaine en compagnie de Brendan Witt et fut nommé comme seul capitaine la saison suivante. Les Capitals étaient alors en reconstruction et il fut liquidé comme beaucoup de ses coéquipiers cette saison là. Il passa à l'Avalanche où il termina sa carrière en 2006.


Le noyau de l'équipe fut complètement démantelé durant la saison 2003-2004 et l'équipe joua la saison 2003-2004 sans capitaine après les départs cette saison-là de Jaromir Jagr, Robert Lang, Michael Nylander, Sergei Gonchar, Konowalchuk, Anson Carter et Peter Bondra. Cette période sombre de l'équipe permit éventuellement à l'équipe de repêcher des joueurs comme Alexander Ovechkin, Mike Green et Nicklas Backstrom et ainsi reconstruire l'équipe.


13. Jeff Halpern 2005-2006
Après la saison 2003-04 sans capitaine, Halpern fut nommé comme successeur à Konowalchuk. Ce joueur non-repêché signa avec les Capitals en 1999 et était le premier joueur originaire de la région de Washington dans l'histoire de l'équipe. Il signa toutefois avec les Stars de Dallas pour la saison 2006-07. Il eut par la suite un parcours de vagabond à travers la ligue, jouant tour à tour pour le Lightning, les Kings, les Canadiens, les Rangers, les Coyotes et un 2ème séjour avec les Capitals en 2011-12.

14. Chris Clark 2006-2009
Cet ancien joueur des Flames fut échangé aux Capitals après la finale de 2004. Il succéda à Halpern pour la saison 2006-07 qu'il termina avec 30 buts, un sommet en carrière, principalement obtenus en compagnie d'Ovechkin. Il fut échangé aux Blue Jackets de Colombus en décembre 2009. Il y termina sa carrière 2 ans plus tard.

15. Alexander Ovechkin 2009-

Le visage de la franchise depuis son arrivée dans la ligue en 2005, Ovechkin détient plusieurs records d'équipe et a terminé champion compteur de la ligue à 5 reprises dont durant les 3 dernières saisons. Malgré que l'équipe est redevenu compétitive depuis son arrivée, son leadership est toutefois mis en doute dû au manque de résultats en séries chez les Capitals et ses relations houleuses avec les nombreux entraineurs qui ont défilé chez les Caps depuis 2005. Il espère être le premier capitaine à mener les Capitals vers la coupe Stanley.

lundi 15 juin 2015

Phil Goyette



Philippe Goyette fut recruté par les Canadiens et passa par leur club-école des Mohawks de Cincinnati de la Ligue internationale. (voir texte du 2 août 2011)  En 1954-55, il termina en tête des pointeurs de la ligue, en plus de se mériter le trophée remis au joueur présentant le meilleur esprit sportif.
Il se joignit ensuite au grand club pendant une période exceptionnelle.  En 1956, l’équipe venait de gagner la Coupe Stanley et gagnera les quatre suivantes, pour un record de cinq qui tient toujours.
 
En 1963, Goyette passa vers une équipe beaucoup plus faible, lorsqu’il accompagna Jacques Plante (voir texte du 2 avril 2010 et du 6 mai 2013) et Don Marshall en direction de New York.  Lorne "Gump" Worsley (voir texte du 18 janvier 2009 et du 13 avril 2010), Dave Balon (voir texte du 11 mars 2012), Léon Rochefort et Len Ronson prirent le chemin inverse.
 
Le départ vers New York eut tout de même des effets positifs pour Goyette.  En tant que centre, il se retrouvait à Montréal derrière Jean Béliveau et Henri Richard, sans oublier Ralph Backstrom.  Les Rangers n’avaient évidemment pas cette profondeur.  Il put mettre en valeur son maniement de bâton, couplé avec un style gracieux et propre.  D’ailleurs, dès sa première saison à New York, il obtint 65 points.  Il ne s’agissait pas seulement du plus haut total de l’équipe, mais également de son sommet personnel, pas moins de 19 points de plus que sa meilleure marque chez les Canadiens.  Par contre, Goyette rata les séries, chose qui n’arrivait pas lorsqu’il jouait à Montréal.  Tout au long de son passage à New York, à moins de subir des blessures, il parvint à maintenir une production à peu près semblable. 
 
Il sera dans la Grosse pomme jusqu’en 1969, lorsqu’il se dirigea vers St-Louis.  Il fut échangé contre le premier choix des Blues, qui servit à choisir André ″Moose″ Dupont.
 
Malgré qu’il s’agissait de sa 14e saison en carrière, c’est à ce moment qu’il atteint son apogée, avec 78 points.  Composés d’un groupe de vétérans qui incluait ses anciens coéquipiers Jacques Plante, Jean-Guy Talbot (voir texte du 10 décembre 2012) et Red Berenson (voir texte du 29 juin 2013), en plus de Glenn Hall, les Blues devinrent l’équipe la plus compétitive de la division ouest (les six équipes d’expansion) et atteignirent la finale pour une troisième fois de suite.  Par contre, comme pour les deux fois précédentes, ils s’inclinèrent devant le champion de la division est (les six équipes établies).  En 1970, il s’agissait des Bruins, qui gagnèrent une première Coupe en 29 ans..
 
À la fin de la saison, la performance de Goyette fut soulignée par l’obtention du Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme), alors qu’il n’écoppa que de 16 minutes de pénalité.  Par contre, tout cela ne fut pas suffisant pour prolonger son séjour au Missouri.  Une nouvelle expansion était prévue et les Blues le laissèrent sans protection.  Goyette se retrouva ainsi avec les nouveaux Sabres de Buffalo, avec qui il passa ses deux dernières saisons, moins un bref retour à New York.  Acquis en fin de saison 1971-72, il aida les Rangers à finalement avoir du succès en séries.  Ils firent une première apparition en finale en 22 ans, alors qu’ils s’inclinèrent contre les Bruins.
 
En 941 matchs en carrière, sa fiche est de 207-467-674 et un faible total de 131 minutes de pénalité.
 
En 1972, une autre expansion était prévue.  Encore une fois, cette situation eut un impact sur la carrière de Goyette.  Il prit sa retraite comme joueur mais demeura dans la région de New York, pour devenir le premier entraîneur de l’histoire des nouveaux Islanders.  Par contre, sans expérience derrière un banc et avec une équipe d’expansion de troisième vague (6 nouvelles équipes en 1967, 2 en 1970 et 2 en 1972), il ne fallait pas s’attendre à des miracles.  Au milieu de la saison, alors que l’équipe montrait une fiche de 6-40-4, Goyette fut congédié.  Il n’a plus été entraîneur par la suite et a voulu tourner la page sur ce pénible épisode.
 
Il revint ensuite dans la région de Montréal.  Comme l’été il travaillait déjà comme agent de courtage de douane, il se consacra à cette tâche à temps plein, jusqu’à sa retraite.
 
Sources : ″Phil Goyette, entraîneur des Islanders″ de Jean-Paul Sarault, 1er février 2009, (fr.canoe.ca), hockeydb.com, legendsofhockey.com, wikipedia.org.