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lundi 8 février 2016

Bob Froese




Un peu comme Patrick Roy plus tard, Bob Froese a joué son junior avec une mauvaise équipe, ce qui ne l’a pas aidé à se mettre en évidence.  Après deux ans avec les Black Hawks de St.Catharines, il déménagea avec le reste de l’équipe 20 kilomètres plus loin, à Niagara Falls.  Les nouveaux Flyers n’étaient toutefois pas mieux que les anciens Black Hawks.  À la fin de son stage junior, en 1978, Froese a tout de même été repêché.  Il a été un lointain choix de 10e ronde des Blues de St-Louis.  Il a ensuite passé quelques saisons avec le club école des Blues, à Saginaw, avant d’être laissé aller.  En juin 1981, Froese signa avec les Flyers et se retrouva avec leur club-école, les Mariners du Maine de la Ligue américaine.  Mais à Philadelphie, c’est Pete Peeters qui gardait le filet et l’espoir qui poussait, c’était Pelle Lindbergh (voir texte du 12 novembre 2010), pas Froese.  
 
En 1982-83, les Flyers firent de l’espace pour Lindbergh en envoyant Peeters à Boston contre Brad McCrimmon (voir texte du 7 septembre 2011).  Mais lorsque Lindbergh se blessa en janvier, Philadelphie dut se résoudre à faire appel à Froese.  Ce dernier devait seconder Michel Larocque (voir texte du 7 avril 2014), récemment acquis des Leafs, mais Froese surprit tout le monde.
 
Sorti de nulle part, il connut des débuts fracassants dans la LNH.  Bénéficiant de l’appui de Bernard Parent comme entraîneur, il montra une fiche de 17-4-2. 
 
Dans une période très offensive comme celle du début des années 1980, les blanchissages étaient devenus rares. (voir texte du 24 février 2013)  Pourtant, en 25 matchs, Froese en obtint quatre.  Parmi eux, il en obtint un le 27 février contre ceux qui étaient à ce moment les triples vainqueurs de la Coupe Stanley (et qui en gagneront une quatrième quelques mois plus tard), les Islanders.  En fait, son total de quatre fut le deuxième de la ligue, derrière Pete Peeters, qui connaissait une superbe saison avec Boston.  (Murray Bannerman, voir texte du 28 janvier 2010, en a eu quatre également.)  Lindbergh, qui avait pourtant joué 15 matchs de plus, en avait trois.  Au niveau de la moyenne, le 2,52 de Froese n’a été battu que par Peeters.
 
L’année suivante, le brio de Froese a forcé la main des Flyers, qui joua plus de matchs que Lindbergh.

En 1984-85, alors que Lindbergh avait une saison remarquable, Froese dut lui céder les projecteurs et fit même un bref passage dans la Ligue américaine.
 
La rivalité que se livrèrent Froese et Lindbergh prit fin de manière tragique le 11 novembre 1985, lorsque ce dernier trouva la mort dans un accident automobile.  Froese sut alors se relever les manches dans ces circonstances pénibles, alors qu’il se mérita avec Darren Jensen le Trophée William Jennings (gardiens de l’équipe qui accorda le moins de buts).
 
Par contre, cette performance ne suffit pas pour que Froese s’établisse définitivement comme numéro 1.  Philadelphie a été éliminé en première ronde et l’entraîneur Mike Keenan lui en a tenu rigueur.  Après avoir joué trois matchs en 1986-87, on l’expédia aux Rangers contre Kjell Samuelsson.  Les Flyers avaient plutôt décidé de miser sur une recrue prometteuse, Ron Hextall.  (voir texte du 1er mai 2009)
 
Froese passa les quatre années suivantes comme adjoint de John Vanbiesbrouck, avant d’accrocher ses jambières.
 
Le 29 novembre 1987, il fut crédité du deuxième but compté par un gardien dans la LNH.  Un peu comme dans le cas de Billy Smith huit ans plus tôt, il a effectué un arrêt.   La rondelle s’est ensuite retrouvée sur la palette d’un adversaire, qui a effectué une passe imprécise qui s’est retrouvée dans un filet désert à l’autre bout de la patinoire.  Par contre, cinq jours plus tard, on se ravisa, puisqu’il n’aurait pas vraiment touché à la rondelle.  Le disque aurait plutôt dévié sur le poteau.
 
Il passa deux saisons comme entraîneur des gardiens chez les Islanders, avant de choisir une voie peu commune chez les joueurs de hockey.
 
Élevé dans la foi mennonite brethren, Froese fit des études religieuses, allant jusqu’à obtenir un doctorat de Trinity Theological Seminitary.
 
Aujourd’hui, il est pasteur de la Faith Fellowship Church de Clarence, dans l’état de New York.
 
Sources : « Hier, la défensive s’est absentée » de Bernard Brisset, 18 mars 1983, La Presse, p.S3, « Bunny Larocque : un commerce plus agréable » de Bernard Brisset, 18 mars 1983, La Presse, p.S20, « Le gardien Froese n’a pas lancé mais il a compté », AP, 30 novembre 1987, La Presse, p.S2, « Froese l’a perdu « son » but », Canadian Press, 5 décembre 1987, La Presse, p.C1, « Backchecking : Bob Froese » de Greg Oliver, 17 mars 2013, The Hockey News (thehockeynews.com).

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