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jeudi 1 décembre 2016

Grant Warwick



Natif de Régina, Grant Warwick a joué au niveau junior dans sa ville.  En 1940, son équipe se rendit au tournoi de la Coupe Memorial, mais sans remporter le titre.

L’année suivante, le petit attaquant gradua au niveau senior, toujours à Régina.  Son équipe aspira encore aux grands honneurs mais cette fois, elle alla jusqu’au bout en remportant la Coupe Allan.  En ces années, un tel titre donnait le droit de représenter le Canada aux championnats du monde, où une médaille d’or était presque assurée.  Par contre, comme la guerre faisait rage en Europe, la compétition n’eut pas lieu.  Dans le cas de Warwick, la déception fut moins grande, puisqu’il n’y aurait pas été de toute façon.  Il avait gradué dans la LNH, avec les Rangers de New York.

Warwick connut une excellente saison dans la Grosse pomme, avec une fiche de 16-17-33 en 44 matchs.  Sa performance lui valut le Trophée Calder, remis à la recrue de l’année.  Il fut entre autres préféré à son coéquipier, le gardien « Sugar » Jim Henry, Émile « Butch » Bouchard et Buddy O'Connor.

Au niveau de l’équipe, les Rangers terminèrent en tête de la ligue, avec une fiche de 29-17-2.  En séries, ils durent toutefois s’incliner dès le départ, face aux Leafs.

Les Rangers furent ensuite sévèrement affectés par la guerre et perdirent de nombreux joueurs.  Ils passèrent donc de la première à la dernière place en une seule saison, dans ce qui s’avéra le début d'une longue traversée du désert.  D’ailleurs, ils durent attendre 48 ans avant de terminer à nouveau en tête de la ligue.

Warwick continua sa carrière dans ce contexte difficile avec les Rangers, et fut rejoint pour quelques matchs par son frère Bill.

En 1947, Warwick participa au match des étoiles, mais au cours de l’année suivante, il fut échangé aux Bruins, contre le parieur Billy Taylor (dont Boston voulait se débarrasser) et Pentti Lund.

Warwick passa une saison et demie avec les Bruins, avant de se retrouver à Montréal en octobre 1949.  Son passage avec les Canadiens fut toutefois de courte durée.  Après avoir joué 26 matchs, il se fractura le nez.  Il fut ensuite envoyé dans la Ligue américaine, avec les Bisons de Buffalo.  Il ne retourna jamais dans la LNH, mais continua sa carrière.

En 1952-53, des partisans des V’s de Penticton passèrent le chapeau au cours d’un match et amassèrent 1300$ pour payer pour sa libération des Bisons.  Warwick se retrouva donc dans la ligue senior de l’Okanagan, où il alla retrouver ses frères Bill et Dick.  Les V’s atteignirent la finale de la Coupe Allan, mais ils s’inclinèrent devant les Dutchmen de Kitchener-Waterloo.  De son côté, Warwick fut choisi au sein de la première équipe d’étoiles de la ligue pour une première de quatre fois consécutives.

L’année suivante, Warwick devint joueur-entraîneur.  Les V’s se rendirent alors à nouveau jusqu’à la finale de la Coupe Allan.  Au cours du tournoi, Warwick accumula 46 points en 23 matchs, pour s’assurer de remporter un deuxième titre, 13 ans après son premier avec Régina.

Cette fois, il n’y avait pas de guerre pour empêcher Warwick de se rendre aux championnats du monde, en Allemagne de l’Ouest.  Les V’s avaient par contre sur leur chemin la puissante équipe soviétique, qui avait remporté son premier titre l’année précédente.

Au dernier match, les deux équipes, invaincues, s’affrontaient dans une rencontre qui allait décider du gagnant du tournoi.  Warwick décida alors de ne pas enfiler l’uniforme, pour pouvoir se concentrer sur sa tâche d’entraîneur.

La foule bruyante, qui comprenait de nombreux militaires canadiens stationnés en Allemagne de l’Ouest, appuya le Canada, qui vengea l’échec de l’année précédente et battit l’URSS, 5-0.  Bill Warwick compta deux des buts.  Penticton, une petite ville de Colombie-Britannique qui avait à ce moment une population inférieure à 12 000 habitants, avait ses champions du monde.

Après Penticton, Warwick s’arrêta à Trail, avec les Smoke Eaters, toujours avec ses frères, puis à Kamloops, avant de continuer sa carrière d’entraîneur.

Il est aujourd’hui membre du Temple de la renommée de la Saskatchewan.

Grant Warwick est décédé en 1999, à l’âge de 77 ans.

Sources : « Penticton Grabs World Puck Title » de Arch McKenzie, Canadian Press, 7 mars 1955, Calgary Herald, p.22, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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