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lundi 19 décembre 2016

Marcel Paillé



Marcel Paillé est né à Shawinigan.  Par contre, c’est avec les As de Québec qu’il a disputé ses années juniors, et avec qui il participa deux fois au tournoi de la Coupe Memorial (mais sans la remporter).
 
Après être passé par Matane et North Bay, il passa la saison 1955-56 avec les Saguenéens de Chicoutimi de la Ligue senior du Québec, où il joua entres autres avec les Smrke et fut désigné recrue de l’année.
 
Les Rangers firent ensuite l’acquisition de ses droits, avant de l’envoyer dans la Ligue américaine, avec les Barons de Cleveland.  Paillé ne rata pas son entrée, puisqu’il fit partie de l’équipe championne de la Coupe Calder.
 
En 1957-58, dans une période où les équipes n’utilisaient encore qu’un gardien, il dut prendre la relève de Gump Worsley.  Il fit ses débuts dans la grande ligue le 2 novembre 1957, où il fit une excellente première impression, en blanchissant les Bruins 5-0.  Il joua en tout 33 matchs, lors d’une rare bonne saison des Rangers au cours de cette période.
 
Lors des années suivantes, il joua quelques matchs avec les Blueshirts lorsque Worsley était blessé, mais il passa la majeure partie de son temps dans la Ligue américaine.  Avec seulement six équipes et six postes de gardien, il était difficile d’accéder à la Ligue nationale, même si Paillé s’illustrait en remportant le Trophée Hap Holmes (meilleure moyenne de buts contre dans l’AHL) en 1961 et 1962.  Son équipe, les Indians de Springfield, remporta aussi la Coupe Calder trois ans de suite, en 1960, 1961 et 1962.
 
En 1964-65, il fut appelé à prendre la relève d’un autre shawiniganais d’origine, Jacques Plante, qui avait été échangé à New York, alors que Worsley prit la direction de Montréal.  Paillé joua 39 matchs, son sommet en carrière.  Ce fut toutefois ses derniers dans la LNH.  Au total, il en a joué 107, tous avec les Rangers.
 
Par contre, ce fut loin d’être la fin de sa carrière de joueur.  Il joua sept autres saisons dans l’AHL, avec les Reds de Providence.  Lorsque la LNH y alla finalement d’une expansion en 1967, Paillé avait 35 ans et on l’ignora, tout comme lors de celle de 1970.  Et puis, en 1972-73, la nouvelle AMH (Association mondiale de hockey) fit finalement appel à ses services.  À 40 ans, les Blazers de Philadelphie l’engagèrent pour seconder leur coûteuse embauche, Bernard Parent.  Il y retrouva également Phil Watson, qui avait été son entraîneur avec les As de Québec et les Rangers, et qui termina l’année derrière le banc des Blazers.  Il y fut aussi témoin de la saga Derek Sanderson.  Ce fut toutefois la seule saison de l’existence des Blazers à Philadelphie.  L’année suivante, ils étaient à Vancouver, mais sans Parent, de retour avec les Flyers, et sans Paillé, de retour dans la Ligue américaine avec les Robins de Richmond, le club école de ces mêmes Flyers.  Ce fut alors sa dernière saison comme joueur.
 
Sa longue carrière dans l’AHL (de 1956 à 1974, bien que pas en continu) lui permit d’établir plusieurs records pour les gardiens, qui demeurent encore aujourd’hui.  C’est entre autres lui qui a disputé le plus de matchs en saison régulière (765), le plus de matchs en séries (87), le plus de victoires en séries (49), le plus grand nombre de minutes jouées en séries (5368) et le plus de minutes sans donner de buts en séries (207).  Il possède également le deuxième total de victoires (349), derrière Johnny Bower
 
Par la suite, il est retourné dans la région de Québec, où il devint gérant de l’aréna Les Saules.
 
Il est décédé en 2002 d’un cancer, à l’âge de 69 ans.
 
En 2006, la Ligue américaine se dota d’un temple de la renommée et c’est en 2010 que Paillé y fut introduit, à titre posthume.
 
Sources : ″Blazers Sign Goalie Paille″, AP, 23 septembre 1972, Reading Eagle, p.9,  ahlhalloffame.com, hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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