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samedi 30 janvier 2016

Choix discutables au match des étoiles


 

Bonjour à tous! Ceci est  mon premier article pour LVEUP et comme j'aime ce qui est laid, pourri, moche, discutable, etc... dans le grand monde du hockey et bien j'ai décidé de vous jaser de joueurs qui ont été au All-Star Game sans trop avoir leur place. Il n'y a pas vraiment de décompte du plus pourri au moins pourri et certains choix méritent discussion d'autres non.

Commençons par l'une des années bizarres des ASG : 1998.
L'année des Jeux Olympiques de Nagano, premiers jeux à inviter des joueurs de la LNH et  la brillante idée fût de faire quand même le ASG mais en changeant le concept: l’Amérique vs. le reste du monde. Le tout au milieu du mois de janvier au Rogers Arena de Vancouver (anciennement le General Motors Place). Le probleme vous l'aurez deviné concerne l'équipe du reste du monde. Malgré plusieurs vedettes comme les Selanne, Forsberg, Jagr et Hasek il fallait «patcher» les trous. Donc j'en viens à deux russes qui ont jamais retenu l'attention de grand monde: Dmitri Mironov et Igor Kravchuk.

Dmitri Mironov

Dmitri a eu son poste surtout grâce à la faible proportion de joueurs potables cet année-là pouvant jouer pour Team World et ce malgré 36 Points en 66 Matchs et ce avec une des pires offensives de la ligue: les  Mighty Ducks! Fait à noter il fût échangé à Detroit pour y gagner la coupe en fin de saison.

Pour ce qui est d'Igor? Il est surtout connu comme le dernier défenseur à avoir été déjoué par Gretzky et Lemieux à la Coupe Canada de 87. Jouant pour Ottawa et avec une saison très modeste de 35 points en 81 matchs il ne fut là que pour combler le manque à la défense et ce du haut de son -19!!! (BTW une photo de lui est en vente sur ebay datant des ASG et signé rien de moins!).

Un choix discutable pour certains mais qui montre le grand coeur du regretté Pat Burns fût la présence en 1989 de Mike McPhee. La classique se déroule à Edmonton et Pat Burns décide d'inviter Bobby Smith, qui s'apprêtait à connaître une autre saison époustouflante, et Mats Naslund. Malheureusement Naslund se blessa et dut manquer le match. Pat décida de choisir un autre joueur qu'il a  toujours  aimé pour son travail et sa ténacité, un peu le Dale Weise version 1989 et j'ai nommé Mike McPhee! Et ce malgré les bons débuts de saison de Lemieux et Richer. Quelques années plus tard dans une entrevue pour un site web, McPhee déclara que ce fût un honneur pour lui de partager la patinoire avec autant de grands joueurs. Pour votre curiosité il était compagnon de trio avec Smith et Kevin Dineen.

Un autre ancien du CH fait son apparition et j'ai nommé Petr Svoboda...Oui,oui le défenseur ultra défensif. En l'an 2000 le bogue dans la LNH est le même depuis 98: le maudit format Amérique vs Le Monde. Et comme l'europe n'avait pas encore assez de défenseurs potables et bien Svoboda, qui n'avait que 5 but la saison précédente (ce qui est plus que Subban à date!), a eu droit à une invitation quand même! 

Comme l'équipe Monde était pas assez mal prise ils ont décidé aussi de donner une chance à un défenseur recrue d'une équipe d'expansion soit l'illustre Petr Buzek. Buzek fut choisit lui aussi comme bouche-trou et parce qu'Atlanta se devait d'avoir un représentant au match. Il finira sa saison de rêve avec 19 points et un beau différentiel de -22. Oui monsieur! 




Et maintenant place à la  bizarrerie. L'ancêtre de John Scott, j'ai nommé Knuckles lui-même: Chris Nilan! Nous sommes en 1991 au ASG de Chicago et l'entraîneur Mike Milbury décide de l'inviter avec plusieurs de ses coéquipiers... Malheureusement (ou heureusement) Nilan se blessera à la cheville un match avant... Il aura quand même sa carte Pro-Set avec son petit chandail!





Mes deux dernières mentions sont des gardiens d'époques différentes qui on surtout été des gardiens moyens. Peter Siedorki..Sidorkie... hum... Sidorkiewicz fut choisi par les Sens au match des étoiles au Forum en 1993. Match qui fûut une gifle dans la face d' Ed Belfour qui selon les rumeurs avait pas mal bu... Malgré une fiche qui sera épouvantable avec une équipe d'expansion, il réussira quand même à avoir pas trop l'air cave! Il sera rejoint par Brad Marsh qui sera choisi par ses pairs ayant annoncé sa  retraite à la fin de la saison (Voir texte du 12 novembre 2012).




Mon dernier choix est le gardien John Garrett. Et c'est plus le fait cocasse de sa nomination. Acquis par les  Canucks pour ménager le Roi Richard Brodeur qui doit aller aux ASG en 1983, les Canucks échangent Anders Eldebrink aux Nordiques en retour de John Garrett. Tout va bien pour Brodeur jusqu'à ce qu'il ait un accident d'auto le lendemain. Les Canucks doivent donc remplacer Brodeur par Garrett qui n'a jamais eu une moyenne meilleure que 3.98. Contre toute  attente il commence la deuxième période et joue si bien qu'il est sur le point d’être l'étoile du match (avec le petit char de luxe pis toute!)... Jusqu'en 3e période lorsque la maudite merveille à marde, Wayne Gretzky, décide d'y péter sa balloune avec 4 buts et remporter le MVP à sa place et lui voler le char! Mince consolation Garrett aura quand même eu la victoire pis une belle assiette en argent et peut être un petit tour dans le char de Wayne qui sait?

Mention spéciale: Mike Komisarek, Marcus Ragnarsson, Espen Knutsen et John Scott.

 http://grantland.com/the-triangle/the-nhls-history-of-ridiculous-all-stars/
Hockey-reference
Hockeydb.com
http://www.greatesthockeylegends.com/2012/06/35-minutes-with-35-mike-mcphee.html 


vendredi 29 janvier 2016

Les 5 pires saisons de Canadien...









J'entends ces temps-ci que le Canadien connait un des pires moments de son histoire... Comme je suis du genre à utiliser un qualificatif de la sorte à toutes sortes d'occasion, je me suis demandé si le Canadien vivait vraiment sa pire saison, du moins au niveau statistique... Je me suis donc mis à étudier les statistiques des pires saisons du Canadien et j'en suis venu à la conclusion qu'une réflexion plus méthodique s'impose. La raison en est fort simple, on ne joue pas au hockey comme on le jouait en 1911... 

Alors afin de comparer les pires saisons du Canadien, j'ai donc fait des règles de trois et ajusté les statistiques de buts pour et contre, victoires et défaites pour une saison de 82 matchs.

L'autre problème, c'est que les matchs nuls ont disparus il y a une dizaine d'années. Afin de rendre cette comparaison un peu plus "legit", j'ai cru bon de faire une redistribution des matchs nuls en divisant par deux les matchs nuls en prenant soins de considérer la moitié des matchs nuls comme des défaites et l'autre comme des victoires en tirs de barrages... C'est contestables comme démarche, mais on est ici pour avoir du plaisir...

Ça donne donc ce top 5 des pires saison :


1. Saison 1909-10


Matchs Victoires Défaites Matchs nuls Buts Pour Buts contre Points
Vrais Stats 12 2 10 0 59 100 4
Stats LVEUP 82 14 68 0 403 683 28

La première saison de Canadien est de toute l'histoire de l'équipe, la pire de tous les temps. Même en extrapolant, cette saison est digne des pires saisons de la NHL. Mais bon, 12 matchs, ça fait un très court échantillon. Mais il faut dire que Jack Laviolette a eu un mois pour monter une équipe. L'année suivante, malgré le départ de Newsy Lalonde avec l'équipe de Renfrew, Laviolette embaucha Adolphe Lecours comme entraîneur mais surtout un jeune gardien de but chicoutimien nommé Georges Vézina fit en sorte d'améliorer quelque peu la fiche de l'équipe, termina avec un fiche 8 victoires et 8 défaites...



2. Saison 1939-40



MatchsVictoiresDéfaitesMatchs nulsButs PourButs contrePoints
Vrais Stats48103359016725
Stats LVEUP822256415428548

Dans la NHL, la saison 1939-40 du Canadien est la pire de son histoire (la saison 1909-10 était dans la NHA). Cette saison s'annonçait pourtant bien. Suite à la saison 1938-39, le Canadien embaucha leur ancienne vedette Albert "Babe" Siebert afin de devenir leut nouvel entraîneur. Malheureusement, ce dernier se noya durant l'été, ce qui mit un aura de noirceur sur l'équipe et surtout sur le remplaçant, Pit Lépine. Ce dernier avait non seulement à "dealer" avec un syndrome de l'imposteur, mais également avec une équipe qui avait des vétérans qui n'assuraient plus et une relève qui ne prenait pas sa place. À l'aube de la guerre, la situation financière du Canadien était précaire et les équipes américaines régnaient en maîtres, ce qui faisait en sorte que les joueurs talentueux s'en allaient plus au sud de la frontière, attirés par l'argent. Pour ces diverses raisons, le Canadien sombra dans les abysses de la NHL. Ce fut d'ailleurs la dernière fois avant la saison 1998-99 que le Canadien termina bon dernier (dans sa division dans le cas de la saison 1998-99). Le vent changea très rapidement par la suite, ne serait-ce qu'avec l'arrivée de Dick Irvin au poste d'entraîneur la saison suivante qui allait amorcer la reconstruction du Canadien avec l'aide notamment de départs à la Guerre de plusieurs joueurs clés des autres équipes et l'arrivée de piliers comme Bill Durnan, Butch Bouchard et Maurice Richard... 



3. Saison 1914-15


MatchsVictoiresDéfaitesMatchs nulsButs PourButs contrePoints
Vrais Stats206140658112
Stats LVEUP822557026633250

Privé de son légendaire joueur Newsy Lalonde durant la moitié de la saison et comprenant 5 nouveaux joueurs dans son alignement, le Canadien régressa.  Le retour de Newsy Lalonde n'apporta rien à la saison du Canadien (comme le retour de Carey Price cette saison?) et le Canadien termina dernier dans une NHA qui comprenait alors 6 équipes. Toutefois, l'année suivant, les joueurs clés comme Vézina et Lalonde ayant amélioré leur jeu, le départ de vétérans (dont Jimmy Gardner qui céda du même coup son titre d'entraîneur à Newsy Lalonde) et l'arrivée de défenseurs aguerris comme le Canadien remporta sa première Coupe Stanley...



4. Saison 1925-26


Matchs Victoires Défaites Matchs nuls Buts Pour Buts contre Points
Vrais Stats 36 11 24 1 79 108 23
Stats LVEUP 82 26 55 1 180 245 53

Grosse saison de changement pour le Canadien durant cette saison. Ce fut la saison qui fut marqué en début de saison par le départ de son grand gardien historique Georges Vézina qui sera remplacé par pas moins que 3 autres gardiens Alphonse Lacroix, Herb Rhéaume et Bill Taugher lui qui ne manqua jamais de match. En plus de cette instabilité, les puissants frères Cleghorn, Odie et Sprague, quittèrent le Canadien peu avant la saison. En plus de plusieurs nouveau joueurs, Léo Dandurand laissa sa place d'entraîneur à Cecil Hart, le gars du trophée... Autant de changements, mais surtout le départ du grand gardien chicoutimien fit en sorte que le Canadien termina dernier de la NHL à 7 équipes malgré deux nouvelles équipes (les Americans de New York et les Pirates de Pittsburgh) durant cette saison... L'année suivante, l'arrivée de celui que George Vézina avait désigné comme son successeur, George Hainsworth, remit rapidement le Canadien sur les rails.



5. Saison 1935-36


Matchs Victoires Défaites Matchs nuls Buts Pour Buts contre Points
Vrais Stats 48 11 26 11 82 123 33
Stats LVEUP 82 29 44 9 140 210 67


On parle souvent des années 30 comme la grosse période de disette du Canadien avant celle que nous connaissons depuis 1993. Et bien, la saison 1935-36 est une des pointes de cette période creuse de l'histoire du Canadien. On dit souvent que cette saison est la pire de l'histoire du Canadien, mais en ajustant les statistiques, les nombreux matchs nuls du Canadiens empêchent cette saison d'être plus haute au classement. Encore une fois, cette saison fut marquée par une série de chambardement au niveau de la structure de l'équipe. Léo Dandurand abandonna son poste de directeur général et ce fut un de ses partenaires dans les Royaux de Montréal dénommé Ernest Savard qui prit les rennes du Canadien. Lors de cette saison, le vénérable Sylvio Mantha, alors capitaine de l'équipe, fut nommé entraîneur de l'équipe suite au départ de Newsy Lalonde à se poste. Donc avec un joueur-entraîneur-capitaine sans expérience derrière le banc et un homme d'affaire qui venait du monde du baseball, rien ne fonctionna et le Canadien termina bon dernier... La saison suivante, Cecil Hart revint à la barre de l'équipe au poste de directeur général et d'entraîneur. Avec en plus le retour du grand joueur historique Howie Morenz avec l'équipe, lui qui avait laissé un rand vide à l'attaque quelques saison auparavant. Ainsi, un nouveau souffle revint la saison suivante... Enfin, jusqu'au décès du grand numéro 7 au cours de la saison...




Bref, si on peut tire des conclusions de ces années de misères du Canadien, certaines constantes :
-Des forts changements au niveau administratifs...
-Des entraîneurs inexpérimentés...
-Le départ, le manque ou l'absence de joueurs clés...

Et surtout...
-On a fait des changements drastiques la saison suivante...


J'insinue rien ici... Enfin... Je suis un scientifique, je ne fais que parler les faits...



jeudi 28 janvier 2016

Nouvelle mise en page de LVEUP



















Comme vous pouvez le constater, des petits changements ont été apportés à la mise en page de LVEUP. Avec plus de 1600 articles publiés depuis la création du blog en 2009, il était difficile de retracer tous ces articles passés à moins de fouiller dans les archives ou dans Google. On a donc procédé à un nouveau classement des archives que vous pouvez retrouver ici dans ce magnifique menu déroulant. On y retrouve plusieurs catégories et sous-catégories où vous pourrez découvrir ou redécouvrir ces merveilleuses pièces d'anthologie. Une de mes sections préférées est celle des équipes et ligues défuntes. Il y a aussi une liste alphabétique de tous les articles des nombreux joueurs qui ont eut droit à une biographie. Vous remarquerez que certains articles se retrouvent à plusieurs endroits lorsqu'ils contiennent plus d'un sujet.

Par la même occasion, nous avons changé quelque peu les couleurs du blog en passant au vert et or en l'honneur de plusieurs équipes défuntes qui nous sont chères comme les North Stars, les Golden Seals et les Whalers. On espère que vous aimerez ces petits changements et que vous pourrez profiter encore longtemps des joies de ce blog.

Merci et bonne lecture!

La International Hockey League (IHL)











La International Hockey League était une ligue professionnelle mineure qui débuta ses activités en décembre 1945. Elle était alors composée de seulement quatres équipes situées à Detroit et à Windsor. L'aspect "international" de la ligue était donc limité aux quelques 3 ou 4 kilomètres de frontière qui séparent les deux villes... Au départ, il ne s'agissait que d'une ligue Senior dont l'humble mission était de redonner la chance à des joueurs de jouer au retour de la 2e guerre mondiale et aucune de ces équipes n'était affiliée avec un club de la LNH. Quelques équipes s'ajoutèrent au cours des années suivantes et remplacèrent éventuellement les équipes originales de Windsor et Detroit. On commença à voir de nouvelles équipes dans les états voisins comme l'Ohio, le Wisconsin, l'Indiana et même le Kentucky. On vit apparaitre également quelques nouvelles équipes canadiennes à Chatham et Sarnia en Ontario. Le trophée de championnat de la IHL était nommé la Turner Cup en l'honneur de l'ex-gardien Joe Turner, originaire de Windsor et ancien des Red Wings avec qui il ne joua qu'un seul match. Turner mourut en action pour l'armée américaine durant la guerre.



Le Detroit Auto Club (1945-1951)
Une des équipes fondatrices de la IHL


C'est au début des années 50 que la ligue prit vraiment son envol et où l'on vit apparaitre quelques-unes de ses franchises les plus connues comme les Mohawks de Cincinnati (texte du 2 août 2011), les Mercurys de Toledo et les Komets de Fort Wayne (texte du 11 mai 2009). C'est aussi à cette époque que commencèrent les affiliations avec la grande ligue. Les Mohawks étaient d'ailleurs un des club-écoles du Canadien dans les années 50 et ils remportèrent la Turner Cup durant 5 années d'affilée, un record. D'autres tentatives d'expansions furent tentées dans d'autres états plus à l'ouest comme l'Iowa, le Minnesota, le Colorado et le Nebraska mais la plupart de ces nouvelles franchises ne firent  pas long feu et le coeur de la ligue demeura dans la "Rust Belt" principalement dans les états de l'Ohio, de l'Indiana et du Michigan ainsi que le sud de l'Ontario. Le nombre d'équipe oscillera entre 5 et 9 équipes durant la décennie.


Les Mercurys de Toledo (1947-1962)


Pendant les années 60 et 70, la qualité du jeu avait grandement augmenté et on considérait la IHL au même niveau que la ligue américaine. On y retrouvait de plus en plus de club-écoles affiliés à la LNH, surtout avec les nombreuses expansions et l'arrivée de l'AMH en 1972. Cependant, l'aspect "international" de la ligue disparut en 1963 après la fin des franchises de Windsor et de Chatham. On dut attendre 30 ans avant de revoir une équipe canadienne dans la IHL. Pendant les années 60 et 70 on vit apparaitre d'autres équipes emblématiques comme les Zephyrs de Muskegon (plus tard connus sous le nom des Mohawks et des Lumberjacks), les Flags de Port Huron ainsi que les Generals de Flint et les Wings de Kalamazoo.


Flags de Port Huron
1962-1981


Comme on le sait, le hockey traversa une période faste à partir de la fin des années 60 alors que de nombreuses expansions et de nouvelles ligues arrivèrent sur la scène (texte du 19 août 2011). Cette dilution du talent causa la perte de plusieurs ligues mineures au fil des années. Mais la IHL s'en sortait plutôt bien et tenta de profiter du départ de l'AMH, de la WHL(Western Hockey League) et la CHL (Central Hockey League) pour entamer sa propre grande expansion dans les années 80 en s'accaparant plusieurs de ces marchés délaissés par ces ligues défuntes et d'autres abandonnés par la LNH. De nouvelles équipes s'implantèrent dans des marchés majeurs entres autres à Atlanta, Cleveland, Denver, Houston, Kansas City, Las Vegas, San Diego et San Francisco. La IHL absorba également trois des équipes de la CHL après la disparition de cette dernière en 1984. La ligue installa aussi des équipes dans des marchés déjà occupés par la LNH comme Chicago, Detroit et Los Angeles. Ces expansions furent initialement un succès pour l'ambitieuse IHL, qui au début des années 90, rivalisait désormais avec la AHL pour la position de meilleure ligue mineure en amérique. Elle innova également en devenant la première ligue à éliminer les matchs nuls avec l'implantation de la fusillade en 1986.





Ces idées de grandeur et ces incursions en territoire ennemi causèrent des tensions entre la IHL et la LNH. Durant la grève des joueurs de 1994 dans la LNH, plusieurs joueurs gardèrent la forme et un revenu salarial en s'alignant dans la IHL et il fut spéculé que la IHL tentait de compétitionner directement avec la LNH et de devenir un circuit majeur. Quelques joueurs se servaient aussi de la IHL pour négocier de meilleurs contrats avec leurs équipes de la LNH. Ce fut le cas du gardien Curtis Joseph qui en 1995-96 était en dispute contractuelle avec les Blues de St.Louis et joua quelques matchs avec l'équipe de la IHL à Las Vegas en attendant. Nikolai Khabibulin fit de même durant la saison 1998-99 qu'il passa au complet avec les Ice Dogs de Long Beach en attendant de terminer son contrat avec les Coyotes de Phoenix. Il remporta d'ailleurs de trophée du joueur le plus utile de la ligue cette année-là et il fut plus tard exaucé et échangé au Lightning de Tampa Bay.


Curtis Joseph avec le Thunder de Las Vegas (1995)


En retribution à l'attitude de la IHL, plusieurs équipes de la LNH terminèrent leurs associations avec les clubs de la IHL et préféraient dorénavant la AHL pour héberger leurs club-écoles. La AHL était demeurée en bons termes avec la grande ligue et elle misait davantage sur le développement de joueurs pour la LNH contrairement à la nouvelle attitude égocentrique de la IHL. Une des habitudes néfastes des équipes de la IHL durant cette période d'expansion était de surpayer des joueurs moyens (borderline LNH ou has-beens) au lieu de développer de jeunes joueurs. Par exemple, la AHL avait une limite par équipe de 6 joueurs ayant joué 260 matchs dans la LNH tandis que la IHL n'avait pas ce genre de règlement.

Par exemple, voici quelques joueurs familiers qui s'accrochaient dans la IHL en 1996-97; Kip Miller, Dave McLlwain, Jim Paek, Petr Klima, Pat Elynuik, Paul Broten, Tim Chevaldae, Rob Brown, Troy Murray, Phil Bourque, Wendell Young, Tony Hrkac, Chris Kontos, Vincent Riendeau, Jimmy Carson, Allan Bester, Paul Dipietro.

D'autres problèmes se pointèrent à l'horizon pour les équipes de la IHL alors que les déficits s'accumulèrent et les frais pour ces nouvelles équipes d'expansion ne faisaient qu'augmenter. Pendant ce temps, la LNH procédait à plusieurs expansions et remaniements de son côté. La LNH retourna effectivement au Colorado, à Atlanta et au Minnesota et continua à grandir dans le sud avec des équipes au Texas et en Arizona entres autres. La IHL tenta de récupérer ces marchés délaissés par la LNH en transférant des équipes à Québec (les Rafales) et à Winnipeg (le Moose du Manitoba), ramenant des équipes au Canada pour la première fois depuis 1963 mais en vain, le dommage était déjà fait. Si certains se demandent pourquoi les Rafales n'ont pas fonctionné et bien une partie de la réponse était la situation de la ligue elle-même...


Les Rafales de Québec (1996-1998)


L'expansion massive de la IHL se révéla être un cas classique de l'expression "avoir les yeux plus gros que le ventre". Les plus petits marchés (autrefois la colonne vertébrale de la ligue) perdaient de l'argent tandis que l'attrait de la nouveauté dans les nouveaux et plus grands marchés s’essoufflait. De plus, la IHL s'étendait désormais partout en amérique; de Winnipeg à la Floride jusqu'au Texas et la Californie. Par conséquence, les coûts de transport étaient donc plus élevés. Quelques-unes de ces équipes de petits marchés cessèrent leurs opérations tandis que d'autres changèrent de ligue. C'est le cas des Komets de Fort Wayne qui déménagèrent dans la UHL (United Hockey League) en 1999. L'origine de la UHL, anciennement connue sous le nom Colonial Hockey League, ressemble étrangement à celle de la IHL alors qu'il ne s'agissait à la base qu'une ligue de quelques équipes au Michigan et en Ontario. La UHL s'établit ensuite dans plusieurs des marchés délaissés par la IHL comme Flint, Muskegon, Saginaw et Port Huron ce qui causa un problème à la IHL qui ne pouvait plus retraiter dans ces plus petits marchés en cas de transfert d'équipes. Non seulement la IHL avait perdu sa saveur "régionale", elle avait échoué à devenir un rival de la LNH et ne pouvait désormais même plus retrouver ses bases dans de plus petits marchés. Au tournant du milénaire, avec la présence de la LNH, la AHL, la ECHL, une nouvelle version de la CHL et maintenant la UHL, la International Hockey League dut se rendre à l'évidence et déclarer forfait. Elle cessa ses opérations après la saison 2000-01. Cette décision fut renforcée par les hauts dirigeants de la LNH et de la AHL qui insistèrent pour que les ligues mineures soit plus stables et mieux contrôlées avec comme but principal de développer de jeunes joueurs pour la grande ligue.


Solar Bears d'Orlando (1995-2001)
Derniers champions de la Turner Cup

Six des plus fortes franchises de la IHL furent transférées dans la AHL. Trois de ces équipes sont toujours en place soit les Admirals de Milwaukee, les Wolves de Chicago et les Griffins de Grand Rapids. Les derniers champions de la Turner Cup furent les Solar Bears d'Orlando en 2001. Cette équipe fut ressuscitée 10 ans plus tard dans la ECHL. En 2007, la UHL changea de nom et reprit le nom vacant de la International Hockey League mais cette ligue disparut également à son tour en 2010. Quelques équipes de la nouvelle IHL tranférèrent dans la CHL qui à son tour fut absorbée dans la ECHL en 2014 comme quoi la roue tourne constamment dans les ligues mineures...



1945-2001



Sources:
wikipedia
http://hockeyprograms.blogspot.ca/
hockey's future

mardi 26 janvier 2016

Quand tes nouvelles jambières sont pas encore prêtes...












Quand un gardien passe à une nouvelle équipe, il n'a souvent pas le temps d'adapter son équipement aux couleurs appropriés pour son premier match. C'est ce qui nous donne parfois des images cocasses de la sorte...


Kelly Hrudey

Hrudey a joué 6 saisons avec les Islanders avant d'être échangé aux Kings contre Mark Fitzpatrick vers la fin de la saison 1989-90. Il connaîtra ses meilleures saisons comme gardien #1 avec L.A dont une participation à la finale de la Coupe Stanley en 1993. Il passa plus tard aux Sharks de San José où il termina sa carrière en 1988.


Jeff Hackett

En janvier 2003, Hackett fut impliqué dans un échange à 3 équipes entre le Canadien, les Sharks et les Bruins. Le Canadien en ressortit avec l'attaquant Niklas Sundstrom et Hackett signa ensuite avec les Flyers durant l'été. C'est ce qui nous donne cette magnifique carte mismatchée... Hackett prit sa retraite après 27 matchs avec Philadelphie.


Mike Vernon

Après avoir joué pour les Flames et les Red Wings, Vernon passa aux Sharks de San José où il joua deux saisons et demie. Il passa ensuite aux Panthers contre l'attaquant Radek Dvorak en décembre 1999. Sur cette autre magnifique carte, il porte ses anciennes jambières et sa mitaine aux couleurs des Sharks tandis que seulement son bloqueur et son masque sont aux couleurs des Panthers... L'été suivant, il fut réclamé par le Wild du Minnesota lors du repêchage d'expansion mais il ne joua jamais pour eux, étant plutôt échangé aussitôt aux Flames où il put terminer sa carrière là où tout avait commencé.


Ed Belfour

Après avoir remporté deux trophées Vézina ainsi que le trophée Calder avec les Blackhawks de Chicago, Eddie "The eagle" Belfour était désormais à couteaux tirés avec la direction de l'équipe lors de la saison 1996-97 surtout depuis que ceux-ci lui préféraient son co-équipier Jeff Hackett avec qui il ne s'entendait pas. Il refusa une offre de prolongation de contrat et demanda d'être échangé. Les Sharks de San José tentèrent le grand coup pour une place en série et Belfour passa aux Sharks en retour d' Ulf Dalhen, Michal Sykora et le gardien Chris Terreri. Son parcours avec les Sharks fut plus que moyen. Il récolta une fiche de 3-9-0 en 13 matchs et les Sharks ratèrent les séries. Il signa avec les Stars de Dallas dans l'entre saison et retrouva sa forme d'antan et des jours meilleurs avec les Stars dont une victoire de la Coupe Stanley en 1999. Sur la photo il porte même ses anciennes shorts des Blackhawks....



Chris Osgood

Après l'échange de Mike Vernon aux Sharks discuté plus haut, les Red Wings portèrent leur confiance en Osgood comme gardien #1 pour la saison 1997-98. Il remporta une deuxième coupe d'affilée pour les Red Wings. Il garda le poste de gardien principal de l'équipe jusqu'à l'été de 2001 où l'équipe fit l'acquisition du légendaire Dominik Hasek. Osgood n'était plus désiré et après ne pas avoir trouvé preneur pour un échange, les Red Wings le placèrent au ballotage. Les Islanders le réclamèrent et il aida l'équipe à retourner en séries pour la première fois depuis 1994. Après un passage à St.Louis, il fit un retour à Détroit où il remporta une troisième coupe Stanley en 2008.


Jocelyn Thibault

Quelques fois ce n'est pas lors d'un échange qu'une telle situation se produit mais plutôt lors d'un rappel du junior ou des ligues mineures. C'est le cas de Jocelyn Thibault ici alors qu'il porte son équipement des Faucons de Sherbrooke avec les Nordiques de Québec.

Je remarque ici que beaucoup des histoires des joueurs mentionnés dans cet article sont inter-reliées. Thibault (qui porte un masque à la Ed Belfour) a été échangé des Canadiens aux Blackhawks contre Jeff Hackett qui lui remplaça Belfour à Chicago. Osgood et Vernon ont tous les deux été sacrifiés par les Red Wings et Belfour, Hackett, Vernon et Hrudey ont tous joué à San José...


Patrick Roy

En continuant dans la même lignée, celui qui fut échangé contre Thibault et autres Rucinsky par le Canadien en 1995 a lui aussi du patienter pour voir son équipement mis à jour. 


Tim Thomas

En voici un plus récent et un où le contraste est le plus frappant... Après la saison 2011-12, Thomas indiqua aux Bruins de Boston qu'il voulait prendre une année sabbatique. Les Bruins, sans pouvoir vraiment lui accorder cette permission l'échangèrent aux Islanders avec qui il ne joua évidemment pas et qui laissèrent passer sa dernière année de contrat. Il signa ensuite un contrat avec les Panthers de la Floride pour la saison 2013-14 avec qui il joua 40 matchs avant d'être échangé aux Stars de Dallas où il termina sa carrière après 8 matchs.


Martin Brodeur


Le meilleur gardien de tous les temps a dû lui faire face à cette situation au début de sa carrière alors qu'il porta son bloqueur et sa mitaine de son équipe junior à St-Hyacinthe lors de ses premiers matchs avec les Devils.


En voici quelques autres triés sur le volet pour terminer, n'hésitez pas à nous en envoyer d'autres si jamais vous avec vous aussi des cartes cocasses dans le genre...


Ron Tugnutt
(avec son équipement des Mighty Ducks)


Jean-Sébastien Giguère
(avec son équipement des Ducks)


Ilya Bryzgalov
(dans la KHL avec son équipement des Flyers)


Ilya Bryzgalov
(avec son équipement des Oilers)


Tom Barrasso
(avec son équipement des Hurricanes)


lundi 25 janvier 2016

Mike Robitaille




Après avoir fait son chemin dans le réseau des Rangers, Mike Robitaille, un défenseur,  parvint à jouer quatre matchs avec le grand club en 1969-70.  Au camp d’entraînement suivant, Robitaille se faisait une place jusqu’à ce qu’il se brise la cheville.  Son élan ralenti, couplé avec la progression de Brad Park, fit en sorte que les Rangers l’échangèrent aux pauvres Red Wings.  Il ne fera toutefois que passer à Détroit, puisqu’à la fin de la saison, il prit le chemin de Buffalo, qui malgré leur statut d’équipe d’expansion, avaient trouvé le moyen de devancer les Red Wings.
 
Avec les Sabres, il eut l’occasion de jouer avec Tim Horton (voir texte du 21 décembre 2012), avec qui il forma une paire efficace.  Le tout prit malheureusement fin abruptement en février 1974, lorsque Horton trouva la mort dans un accident de voiture.  Quelques mois plus tard, en octobre, Robitaille passa aux Canucks.
 
Il se mit alors à souffrir de maux de dos.  On lui donna donc de nombreux calmants, auxquels il développa une dépendance.  Il se mit également à souffrir d’anxiété, pour laquelle il dut recevoir des soins psychiatriques.  Robitaille parvint à se débarrasser de sa dépendance, mais il fut rapidement étiqueté comme un joueur à problème, plaignard, chez qui tout ne tournait pas rond.
 
Le 19 janvier 1977, les Canucks affrontaient les Penguins à Vancouver.  Alors qu’il sortait du banc des pénalités, Robitaille fut violemment mis en échec par Dennis Owchar.  Il endommagea ainsi à nouveau sa colonne vertébrale.  En raison de son historique et de sa réputation, les Canucks prirent du temps avant d’aller à son secours et de le sortir de la patinoire.  Ils firent ensuite peu de cas de son état et ne prirent apparemment pas toutes les précautions nécessaires pour obtenir un diagnostic précis.  On lui dit de se faire masser et de prendre un cognac, avant de le laisser à  lui-même.
 
Au camp d’entraînement de 1977, Robitaille jugea qu’il n’était toujours pas en état de revenir au jeu et ne se présenta pas.  Les Canucks le poursuivirent alors pour bris de contrat.  Robitaille répliqua en poursuivant pour négligence.
 
Il s’avéra que Robitaille avait subi des dommages permanents à son dos et il ne put jamais retourner au jeu.  En fait, il était devenu partiellement invalide.
 
C’est finalement trois ans plus tard, alors que Robitaille ne travaillait toujours pas, qu’il était pratiquement sans le sou et qu’il s’apprêtait à vendre sa maison qu’il obtint un jugement.
 
Le juge détermina que Robitaille était responsable de sa condition à hauteur de 20%.  Les Canucks, par l’entremise du président Bill Hughes et du directeur-gérant Phil Maloney, ont été reconnu coupables de négligence et d’atteinte à la réputation et ont dû débourser environ 80% des 435 000$ que réclamaient Robitaille, soit 347 840$.  Les Canucks ont porté la cause en appel, mais en vain.
 
Par la suite, Robitaille a travaillé de nombreuses années comme commentateur, autant à la radio qu’à la télé, pour les matchs des Sabres.  Il dut par contre prendre une pause alors qu’en février 2010, il réendommagea son dos dans un sérieux accident de la route.
 
Il a pris sa retraite du micro en 2014.
 
Sources : “Robitaille obtient $347,840 des Canucks”, PC, 20 décembre 1979, La Presse, p.B2, “Canucks appeal Robitaille decision”, CP, 20 février 1980, Montreal Gazette, p.47, “His Special Hockey Memory Is a Body Check And His Plea For Help” de Les Layton, 22 août 1981, St.Petersburg Independent, p.6C.

samedi 23 janvier 2016

Les jumeaux Ferraro










Nés à une minute d'intervalle le 24 janvier 1973 à Port Jefferson en banlieue de Long Island, les frères jumeaux Peter et Chris Ferraro n'eurent pas une carrière comparable à celles d'autres jumeaux comme les Sedin ou les frères Ron et Rich Sutter. Ils eurent plutôt un parcours vagabond à travers les différentes ligues professionnelles avec quelques aller-retours dans la grande ligue mais malgré tout ils réussirent quand même à être réunis ensemble à plusieurs reprises.




Dans leur enfance, les frères Ferraro ont grandi durant la dynastie des Islanders et commencèrent à jouer au hockey vers l'âge de 6 ans. Le hockey mineur n'était toutefois pas bien développé dans la région de Long Island à l'époque et la famille Ferraro dut déménager à maintes reprises pour pouvoir permettre aux deux frères de bien se développer, déménageant entre autres à Philadelphie et au Massachusetts. À l'âge de 16 ans ils se dirigèrent vers l'Iowa et commencèrent leur stage junior ensemble avec les Fighting Saints de Dubuque dans la USHL. Chris mena la ligue lors de cette première saison avec 53 buts et 97 points en 45 matchs tandis que Peter ne joua que 21 matchs mais récolta tout de même 51 points. La saison suivante c'est Peter qui termina en tête avec 101 points tandis que Chris termina avec 99 points dans une saison qui fut partagée entre Dubuque et les Black Hawks de Waterloo. Après cette saison, les deux frères étaient éligibles au repêchage de la LNH de 1992 et ils s'attendaient à finalement prendre des chemins différents. Peter fut le premier réclamé, soit au 24e rang par les Rangers de New York. Chris dut attendre à la quatrième ronde avant d'être choisi... par les Rangers. Les deux jeunes frères, élevés dans la gloire des Islanders allaient maintenant joindre le clan ennemi à Manhattan.




L'année suivante, les deux joignirent les rangs de l'Université du Maine. Cette édition 1992-93 des Black Bears de l'Université du Maine est reconnue comme une des meilleures équipes de hockey de la NCAA de tous les temps. Menée par la future vedette de la LNH Paul Kariya ainsi qu'un tandem de gardien imbattable en Garth Snow et Mike Dunham, l'équipe universitaire termina avec une fiche de 42-1-2 et le championnat de la NCAA, le premier de l'histoire de l'équipe.






L'année suivante ils quittèrent le Maine pour joindre les rangs de l'équipe olympique américaine en vue des jeux de Lillehammer. L'équipe américaine fut éliminée en quarts de finale par la Finlande et termina en 8e place. La saison suivante, les jumeaux étaient dorénavant prêts pour leurs débuts professionnels. Ils passèrent la saison 1994-95 avec les Rangers de Binghampton dans la AHL et les Knights d'Atlanta dans la IHL. La saison suivante, les deux frères étaient parmi les meilleurs marqueurs de la AHL et Peter fut le premier rappelé par les grands Rangers avec qui il joua en tout 5 matchs en 95-96. Vers la fin de la saison ce fut au tour de Chris de monter dans la grande ligue et les jumeaux Ferraro devinrent les troisièmes jumeaux à jouer ensemble dans la LNH après Ron et Rich Sutter et ensuite Patrik et Peter Sundstrom (voir texte du 17 janvier 2016).

Lors de ce premier match ensemble, Chris marqua son premier but dans la LNH et Peter récolta son premier point avec une passe sur le but de son frère. La saison suivante fut moins bonne pour les Ferraro. Ils ne furent pas aussi dominant dans la ligue américaine et ne parvinrent pas à impressionner davantage les Rangers qui ne les firent jouer qu'une douzaine de partie (dont seulement 2 pour Peter). Au début de la saison 1997-98, les Rangers décidèrent de placer les deux frères au ballotage. Ils furent tous les deux réclamés par les Penguins de Pittsburgh et leurs parcours ensemble continua.





Ils débutèrent la saison 1997-98 avec les Penguins mais après une trentaine de matchs sans trop d'éclats, Peter fut placé au ballotage et fut étrangement réclamé par les Rangers avec qui il ne joua qu'un match avant d'être retourné dans la AHL. C'était la première fois que les jumeaux furent vraiment séparés. Chris termina la saison avec les Penguins mais ne joua en tout que 46 matchs. C'est alors que leurs parcours de joueurs nomades débuta réellement. Peter signa avec les Bruins avec qui il fit la navette entre eux et leur club école pendant trois saisons. Pendant ce temps, Chris eut plus d'instabilité en passant du système des Oilers à celui des Islanders et des Devils. Il retoura jouer également quelques matchs avec son frère avec les Bruins de Providence durant la saison 1999-2000. Les Islanders tentèrent de finalement les ramener ensemble dans leur maison de Long Island en 2000 mais seulement Chris put jouer avec le grand club durant une douzaine de matchs tandis que Peter dut ronger son frein dans les mineures.




Une autre équipe tenta sa chance avec les deux frères Ferraro en 2001. Les Capitals de Washington embauchèrent Chris comme agent libre le 1er août et une vingtaine de jours plus tard firent un échange avec les Devils du New Jersey pour se procurer les services de Peter. Une fois de plus les Ferraro débutèrent une saison ensemble mais si leurs carrières et leurs vies respectives avait été plutôt similaires jusqu'à maintenant, un grand chamboulement allait survenir lors de cette saison 2001-02. Après son premier match avec les Capitals en octobre 2001, Chris eut la terrible nouvelle que sa femme Jennifer était atteinte d'un cancer de l'estomac. L'organisation des Capitals lui permit de prendre un congé indéterminé pour rester aux côtés de sa femme et il ne joua donc aucun match durant les 12 mois suivants. Jennifer Ferraro mourut le 5 novembre 2002. Plus que jamais, Chris avait besoin de l'appui de son frère Peter. Chris fonda une fondation de recherche et de soutien aux victimes du cancer en l'honneur de sa bien-aimée.

Un mois après le décès de sa femme, Chris décida de reprendre sa carrière et connut une autre bonne saison avec son frère dans la ligue américaine avec les Pirates de Portland. Après la saison 2002-03, ils signèrent tous les deux avec les Coyotes de Phoenix mais la poignée de matchs qu'ils jouèrent avec les Capitals la saison précédente furent leurs derniers dans la LNH. Après une saison passée avec le club-école des Coyotes à Springfield, ils partirent jouer en Suède au début de la saison 2004-05 mais revinrent terminer la saison avec le Crunch de Syracuse. Ils retournèrent jouer en europe dans la ligue allemande lors de la saison 2005-06 suite à quoi ils retentèrent leur chance en amérique. Peter re-signa avec les Islanders en 2006 mais passa la saison dans la ligue américaine tandis que Chris signa un contrat avec le Rampage de San Antonio.




Les deux frères décidèrent de terminer leur carrière ensemble une fois de plus, cette fois avec les Wranglers de Las Vegas dans la ECHL où ils perdirent en finale en 2008. Ils accrochèrent leurs patins à la fin de la saison 2008-09. Après leur retraite, ils avaient en tête de retourner à Long Island et de mettre sur pied un projet qui leur tenait à coeur depuis longtemps. Pour combler le manque de patinoires adaptées au hockey mineur dans la région, un problème les ayant personnellement affecté, ils fondèrent avec quelques partenaires le Twin Rinks Ice Center, un centre récréatif comprenant deux glaces identiques aux dimensions de la LNH où les ligues pee-wee et autres pouvaient désormais pratiquer et jouer. Situé à deux pas du Nasseau Colliseum des Islanders, le centre était un grand pas en avant pour le hockey dans la région mais des problèmes financiers causés par des frais de construction plus dispendieux que prévu les forcèrent à déclarer faillite seulement deux ans après l'ouverture du centre. Leur équipe d'enfance, les Islanders vinrent à la rescousse. Le propriétaire des Islanders, Charles Wang, avait en tête de rénover le centre d'entrainement de son équipe, une plus vieille patinoire située près de là à Hicksville, NY. 



L'opportunité que représentait le Twin Rinks Ice Center était trop bonne. Il sauta sur l'occasion et en août 2015, Wang racheta les plus modernes Twin Rinks où les Islanders pouvaient désormais pratiquer tout en gardant le rêve des Ferraro vivant en permettant l'accès au hockey mineur. Les Islanders, malgré leur déménagement à Brooklyn, gardent ainsi racines à Long Island où ils ont installé leurs bureaux administratifs ainsi qu'une boutique d'équipement et de souvenirs. Le Twin Rinks Ice Center est désormais géré par les Islanders mais les frères Ferraro y continuent leur mission avec leurs camps de hockey qu'ils donnent aux Twin Rinks.




La fiche de Chris dans la LNH fut de 7 buts, 9 passes et 16 points et 74 matchs.
Celle de Peter fut de 9 buts, 15 passes et 24 points en 92 matchs.

S'ils n'ont pas connu autant de succès que d'autres paires de frères dans le hockey, ils peuvent toutefois prétendre au fait incroyable d'avoir joué ensemble pendant autant d'années. Je ne sais pas s'il s'agit d'un record mais incluant leurs parcours junior, universitaire, olympique et professionnel, les jumeaux Ferraro auront joué ensemble au sein de 16 équipes différentes!

Dubuque Fighting Saints (USHL) 1990-92
Waterloo Black Hawks (USHL) 1992
University of Maine Black Bears (NCAA) 1992-93
U.S. Olympic Team 1993-94
Atlanta Knights (IHL) 1994-95
Binghamton Rangers (AHL) 1995-97
New York Rangers (NHL) 1995-97
Pittsburgh Penguins (NHL) 1997-98
Providence Bruins (AHL) 1999-00
Washington Capitals (NHL) 2001-02
Portland Pirates (AHL) 2001-03
Springfield Falcons (AHL) 2003-04
Sodertalje SK (SEL) 2004
Syracuse Crunch (AHL) 2004-05
DEG Metro Stars (DEL) 2005-06
Las Vegas Wranglers (ECHL) 2007-09

Sûrement un record...

Sources:
wikipedia
hockeydb
islanders.com
newsday.com
liherald.com
lighthousehockey.com

lundi 18 janvier 2016

Des hockeyeurs et le monde du disque




Un hockeyeur qui sort un disque?  L’idée n’est pas aussi farfelue qu’elle ne paraît.  Même en ignorant des projets plus ou moins sérieux (professionnellement) comme le « Hockey Sock Rock » de Phil Esposito (voir texte du 13 juin 2013), John Davidson, Dave Maloney et Ron Duguay (voir texte du 1er novembre 2012) ou le « Forgive My Misconduct » de Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor, on en trouve quelques-uns.
 



Bob Bissonnette
 
Joueur robuste qui a porté l’uniforme des Olympiques de Hull et du Titan d’Acadie-Bathurst, Roberto « Bob » Bissonnette s’est ensuite dirigé vers les Patriotes de l’UQTR, puis la ECHL et la LNAH.
 
En 2010, il a sorti son premier album, « Recrue de l’année », qui sera suivi par deux autres.  Ses chansons humoristiques ont souvent comme thème le hockey.


 
Jonathan Roy
 
C’est surtout pour son assaut sur Bobby Nadeau des Saguenéens qu’on se souvient du passage du gardien Jonathan Roy chez les Remparts de Québec.
 
Par la suite, le fils de Patrick a sorti un album en 2009, qui a été suivi par trois autres. 


 
Étienne Drapeau
 
Au niveau junior, Étienne Drapeau est passé par Halifax, Beauport, Drummondville et Victoriaville.  En 1996, il est choisi au quatrième tour, 99e au total, par Montréal.  Parmi les joueurs repêchés après lui, on compte entre autres Andreas Dackell, Brett Clark, Willie Mitchell et Tomas Kaberle.
 
Par la suite, il n’a pas joué dans la LNH.  Il s’est plutôt promené dans la Ligue américaine, la East Coast, la UHL et la WCHL.
 
En 2004, il fit connaître son côté musical en participant à Star Académie.  En 2006, il lança son premier disque, « Je l’ai jamais dit à personne. »  Quatre autres albums suivront.
 

Roch Voisine
 
Celui qui connaîtra une carrière internationale impressionnante avait été réclamé au 90e rang du repêchage de 1980 de la LHJMQ, par les Remparts de Québec.  Il n’a toutefois jamais porté leur uniforme, subissant une blessure au genou.  Il s’est par contre plus tard aligné avec les Gee-Gee’s de l’Université d’Ottawa de 1983 à 1987, alors qu’il y étudiait en kinanthropologie et en physiothérapie


 
Aldo Giampaolo
 
Aldo Giampaolo n’a pas pris le micro, mais il est associé au monde du spectacle depuis longtemps.  Après avoir travaillé à la gestion du Forum, du Centre Molson / Bell, travaillé chez evenko et pour Québécor dans le dossier du Colisée Vidéotron à Québec, il a pris la relève de René Angelil (qui nous a quitté récemment) pour gérer les affaires de Céline Dion.
 
Mais auparavant, il a été impliqué dans le hockey mineur à Verdun, où il a vu passé les trois Denis.  (voir texte du 5 août 2011)  Il a également été entraîneur des Éperviers de Verdun de la LHJMQ en 1979.  On retrouvait entre autres au sein de cette équipe Steve Kasper, qui connaîtra une belle carrière avec Boston et Los Angeles.
 
En décembre, lorsque l’équipe dut se résoudre à déménager à Sorel, Giampaolo laissa sa place.
 
Guy Lafleur
 
Guy Lafleur n’est pas devenu un chanteur à proprement dit, mais il a tout de même sorti un disque disco pendant la vague.


 
Gilbert Delorme
 
Ce n’était pas de la musique, mais comment oublier le 33 tours « En forme avec Gilbert Delorme » ?


 
Demande spéciale d'Alex Ambrose Paquin, le rap de Don Cherry, particulièrement mauvais... (À partir d'environ 5:00)  Je le classerais plus dans la catégorie des plus ou moins sérieux professionnellement, bien que dans "Hockey Sock Rock" et "Forgive My Misconduct", on semblait moins se prendre au sérieux...



Sources : « Historique de la séance de sélection de la LHJMQ », 12 mai 2010, L’Express de Drummondville (journalexpress.ca), « Historique du hockey à l’Université d’Ottawa » (uottawa.ca/archives/sites/www.uottawa.ca.archives/files/hockey.pdf), « Aldo Giampaolo gets ready to bring Céline Dion home » de Brendan Kelly, 15 novembre 2015, Montreal Gazette (montrealgazette.com)