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jeudi 31 mars 2016

Ma première fois










Contrairement à mes collègues, le premier match professionnel auquel j'ai assisté n'a pas eu lieu durant mon enfance ou même mon adolescence mais bien au milieu de la vingtaine, une période un peu folle de ma vie d'ailleurs. Comme je viens du Lac-St-Jean, les opportunités de voir du hockey n'étaient pas nombreuses et ma famille n'étant pas vraiment de gros adeptes du sport, ça n'a donc jamais adonné qu'on fasse le voyage à Montréal (ou même à Québec) pour voir un match. Je n'avais même jamais vu un match des Saguenéens jusqu'à cet hiver en fait. J'ai quand même vu du midget et du pee-wee dans ma jeunesse mais après ça pas grand chose. Il faut dire qu'au secondaire et au cégep j'étais plutôt du genre skater/alternatif/punk/grunge et le hockey m'importait peu à l'époque. Je suis déménagé à Montréal en 2004 mais encore là j'étais plus occupé par mes études et à sortir dans les bars. De toute façon ma vie de pauvre étudiant ne me permettait pas le luxe d'aller voir les Canadiens. Je préférais garder mon argent pour voir des shows de musique. 

Ce n'est qu'en 2008 que j'ai finalement eu l'opportunité (et les moyens) d'aller voir un match. Et tout un match d'ailleurs.

Nous sommes le 24 avril 2008 et le Canadien vient d'éliminer les Bruins en 7 matchs lors de la première ronde des séries. Vous vous souvenez peut-être cette époque où plein de débiles mentaux saccageaient le centre-ville après une victoire en PREMIÈRE RONDE et que le Canadien était composé principalement de joueurs dont le nom commençait par la lettre K. L'équipe gouvernée par Bob Gainey et Guy Carbonneau venait de nous donner une de ses meilleures saisons depuis des lustres avec une première place de sa division et le championnat de l'est pour la première fois depuis 1989. On avait finalement un marqueur de 80 points en Alex Kovalev, un jeune gardien recrue et prometteur en Carey Price et de bons joueurs de soutien. Le Canadien semblait être mûr pour un retour vers la gloire à l'aube de son centenaire. Même les deux frères Kostitsyn étaient bons en même temps. C'était crissement débile.


Glorieuse époque...

À l'époque ça faisait presque un an que j'avais ma première vraie job d'adulte et je travaillais au centre-ville. Après la première ronde, un collègue de travail m'a dit qu'un de ses chums ne pouvait pas aller au premier match de la deuxième ronde contre les Flyers et qu'il devait revendre sa paire de billets. J'ai contacté le gars et il a accepté de me les vendre. Je ne me rappelle plus exactement combien c'était (genre 80$ chacun il me semble pour des billets dans la zone Molson Ex) mais je m'en foutais. J'étais semi-riche et je sautai sur l'occasion. Je devais cependant me rendre au métro de Longueuil avant le match pour aller chercher les billets de ce gars que je ne connaissais pas. J'ai terminé de travailler à 17h et j'ai couru jusqu'à Longueuil (en métro mais je courrais pareil) pour trouver le gars. Après la transaction, je devais faire le chemin inverse jusqu'au Centre Bell pour rejoindre mon ami avec qui j'allais voir le match. On était toutefois bien en avance et on est allé au parc du Canada caler quelques bières avant le match, histoire de ne pas se ruiner davantage.

Donc, ma première visite au Centre Bell ne fut pas dans des circonstances ordinaires. L'atmosphère des séries était palpable partout en ville et le chemin jusqu'à nos sièges était palpitant. Je ne me souviens pas exactement m'être attardé à avoir scruter les lieux tellement j'étais primé (et un peu cocktail il faut le dire). Cependant, nous n'étions pas bien situés pour cette occasion. Nous étions dans la dernière rangée de la zone Molson Ex, accotés sur le mur du fond et voisins d'une colonne rouge. Nous touchions presque au plafond. Il fallait se lever debout pour bien voir l'action à l'autre bout de la patinoire. Mais encore une fois, on s'en foutait. On était en deuxième ronde contre les hosties de Flyers.


À peu près où nous étions dans la magnifique zone Molson Ex

Je me rappelle davantage de la fin du match que du reste mais la première période était totalement nulle. Le fun a été coupé assez raide après que les Flyers eurent pris les devant 2-0 après une période. On était pas mal moins enthousiastes à ce moment. Les Kostitsyn et Kovalev ont toutefois pris les choses en main en deuxième et ont égalisé le match à 2-2. L’enthousiasme revint donc en force après la deuxième et on pouvait recommencer à boire de joie et non pour oublier. Mais les Flyers ont encore cassé le party au début de la troisième et ont gardé cette avance longtemps jusqu'à ce que Kovalev égalise la marque de nouveau, à 30 secondes de la fin. Tout un plomb d'ailleurs de Kovy. Mais on était tellement loin que je savais même pas qui avait marqué. 





Nous allions donc en prolongation et j'avais l'impression que ça s'étirerait longtemps mais c'est alors qu'un autre K sortit de l'ombre et joua les héros avec un bon but de grinder après seulement une quarantaine de secondes. L'éternel Tom Kostopoulos mit donc fin rapidement à cette période de prolongation et nous sautâmes de joie. Regardez le vidéo et imaginez la scène. J'étais entre mon ami à ma gauche et un autre dude assez corpulent à ma droite. Je ne me rapelle pas vraiment avoir eu d'échanges avec ce mec mais lors de ce but je fus pris en sandwich entre lui et mon chummy dans un genre de hug à trois plein de bière et de sueur. C'était, encore une fois, assez débile merci. 


Kosto


Kovalev fut nommé la première étoile et nous quittâmes donc le Centre Bell sous la surveillance accrue des policiers de la ville de Montréal qui avaient pris des mesures pour éviter des débordements comme dans la série contre Boston. Ce fut malheureusement le seul match avec un bon dénouement de cette série alors que les Flyers, portés par un Martin Biron en pleine forme et un dénommé R.J. Umberger, nous passèrent sur le corps pour le reste de cette série qu'ils gagnèrent 4-1. Carey Price commença à donner des buts faibles et fut éventuellement remplacé par Jaroslav Halak. Umberger, qui n'avait marqué que 13 buts en saison régulière en récolta 8 durant cette série. Il est jusqu'à ce jour un des joueurs que je déteste le plus.


@)*&$#!! de Umberger...

Ce fut donc ma première fois au Centre Bell. J'y suis retourné 2 fois, une fois contre les Sénateurs et l'autre contre les Sabres et chaque fois je n'ai pas eu à payer mon billet. Le beau-frère de mon amie travaillait pour Molson et nous a invité au match contre les Sens tandis que le match contre les Sabres (victoire de 6-2) était le meilleur match que j'ai pu voir à ce jour. Cette fois j'avais eu des billets de la part de mon boss et c'était des très bons billets dans la zone Desjardins. Mon ami connaissait un gars dont le père travaillait au Centre Bell et on a pu aller dans un lounge privé avec des hot-dogs gratis et des drinks gratis. Tout est une histoire de contacts dans la vie. Plus tard  lors des séries de 2014, j'y suis retourné pour assister aux matchs à l'étranger contre Boston et les Rangers. Ces matchs coutaient 10$ et le match était retransmis à l'écran. C'était une bonne ambiance mais bien sûr rien de comparable avec un vrai match, comme le premier que j'ai eu la chance de voir en série par dessus le marché. Cet hiver j'ai quand même vu quelques bons matchs des Sags et des Marquis de Jonquière mais qui sait quand j'aurai la chance de revoir les Canadiens maintenant que j'ai quitté Montréal...

Autant de chance que j'aille voir les Nordiques...


mardi 29 mars 2016

Mes premières fois







Lorsque Keith Acton nous a fait part de son billet sur sa première fois au Forum (voir texte du 26 mars 2015), je me suis remémoré la toute première fois que mon père m'avait emmené voir l'action de la LNH. J'avais 6 ans à l'époque et je commençais à peine à m'ouvrir à ce qui allait devenir ma passion. C'est la saison suivante que j'allais entreprendre mon chemin dans le hockey mineur avec mon équipe pré-novice, "Les Moustiques". Contrairement à Keith Acton, c'était au Colisée de Québec que nous nous sommes dirigés.

Pour l'occasion, les Nordiques de Québec (13v - 43d - 12n) recevaient les Rangers de New-York (34v - 23d - 12n) en ce jeudi 7 mars 1991. J'ai très peu de souvenirs du match, à l'exception du fait que les Nordiques festoyaient une (rare) victoire. Grâce à Internet, j'ai pu retracer les statistiques de cette victoire de 4 à 2, mettant fin à une disette de 11 parties sans victoire. Mike Hough et Joe Sakic s'étaient éclatés, déjouant John Vanbiesbrouck 2 fois chacun en plus de récolter chacun une passe, alors que la réplique des Rangers était venu des bâtons de Kelly Kisio et de John Ogrodnick contre Jacques Cloutier. Guy Lafleur allait prendre sa retraite définitive 12 matchs plus tard, une fois la saison terminée. J'avais sa biographie, "L'ombre et la lumière" entre les mains, souhaitant un autographe à la fin de la partie. Bien que nous ayons attendu près du vestiaire à la fin du match, nous n'avons pas aperçu Lafleur, qui avait dû quitter le Colisée par une autre porte.


Ma première fois au Forum par contre est beaucoup plus fraîche à ma mémoire. C'était le 2 décembre 1995. Est-ce que cette date vous rappelle un événement marquant ?



Eh oui, j'étais présent lors du dernier match de Patrick Roy avec le Tricolore, une écrasante défaite de 11-1 aux mains de Scotty Bowman et de ses puissants Red Wings.

Avant le match, mon père m'avait amené manger un smoked meat dans un restaurent qui bordait le Forum. J'étais fébrile. Depuis la conquête du Canadiens de leur 24e coupe Stanley, je suivais religieusement les activités du club. Plus on avançait dans la bâtisse, plus je "capotais" ! Je marchais dans l'aréna où tellement de grands joueurs ont passé. De plus, comme le Canadiens allait déménager au Centre Molson quelques mois plus tard, ça ajoutait encore plus à la chance que j'avais. J'ai croisé Henri Richard et Yvan Cournoyer dans les couloirs du Forum, mais j'étais trop gêné pour aller leur quérir un autographe.

Mon père était directeur de comptes commerciaux à la Banque Nationale. Il lui était facile d'avoir des bons billets à un prix abordable grâce à ses contacts. Nous avions donc 2 places dans les rouges, environ à 12 rangées de la patinoire. Juste avant d'aller nous asseoir, mon père m'avait acheté un petit paquet de cartes de hockey de joueurs du Canadiens. J'étais super heureux, j'avais une carte de plus de Patrick Roy pour ma collection ! Le match commença sur les chapeaux de roues pour les Wings. Je me sentais tellement mal de voir mon joueur préféré (Roy) se faire bombarder de la sorte. Mon père non plus n'en revenait pas, réalisant que le trio d'Yzerman et la "Quintette Russe" (Fedorov, Kozlov, Larionov, Lidstrom et Fetisov) se partageaient le temps de glace, ne laissant que des miettes pour les 3e et 4e trios. Plus le match avançait, plus je sentais que j'étais le seul fan des Canadiens qui y "croyait". J'encourageais Roy du mieux que je pouvais, alors qu'une foule de 18 000 partisans le huait généreusement. Y'a pas à dire, y'avait de l'ambiance dans ce building ! Au moins, j'avais eu un but du Canadien à me mettre sous la dent, compté par Mark Recchi avec les aides de Pierre Turgeon et Vladimir Malakhov. Mon père m'a ramené quelques fois au Centre Molson les années suivantes, pour assister à des matchs sans saveur, contre les Islanders et les Senators entre autres.

J'ai pu emmener mes deux plus vieux fils en février 2015 au Centre Bell, assister au match entre les Canadiens et les Maple Leafs. Plus que la victoire de 4-0 des Glorieux, ce qui m'a marqué, et qui a marqué mon plus vieux, c'est qu'il ait pu disputer un "mini-match" entre la première et la deuxième période. Il portait pour l'occasion un chandail que l'organisation fournissait aux jeunes le temps du mini-match. Il avait choisi le numéro 4, "parce que c'est celui de Jean Béliveau" me disait-il. Mon coeur de père était ému de voir son fils sur une glace avec tant d'histoire.

Sources :
Wikipedia, Hockey-Reference

samedi 26 mars 2016

Ma première fois



Il y a trente-cinq ans aujourd’hui, c’était un grand jour pour moi.  Pour la première fois, je voyais un match de la Ligue nationale sur place.
 
Je n’avais pas tout à fait huit ans.  Mon oncle préféré (qui avait marié ma tante préférée deux ans plus tôt) avait demandé à ma mère s’il pouvait m’emmener au Forum.  À ce moment, ils venaient à peine d’avoir leur aînée (qui était évidemment beaucoup trop jeune pour s’intéresser au hockey) et il s’occupait beaucoup de moi.  Notre intérêt commun pour le hockey avait créé des liens.
 
 
Ma mère, qui aimait bien le hockey également, demanda si elle pouvait venir aussi.  (Mon père est, encore aujourd’hui, plus un style « pêche ».  Il n’a jamais eu d’intérêt pour le hockey.)  Mon frère, qui aimait plus ou moins le sport, voulut tout de même venir.
 
Mon oncle réussit donc à mettre la main sur quatre billets dans les bleus pour le match du 26 mars 1981.  C’était un jeudi soir, mais j’ai eu une permission spéciale pour me coucher tard, malgré l’école le lendemain.  Les adversaires étaient une nouvelle équipe, les Flames de Calgary.  Il s’agissait de leur première saison suite à leur déménagement d’Atlanta.  Le match de mars allait être leur deuxième visite à Montréal à vie.  Par contre, ce n’était pas une équipe d’expansion et elle n’était pas si mauvaise avec sa fiche de 37-25-13.
 
J’étais très fébrile.  Le chemin pour se rendre à nos sièges (parmi les plus hauts) m’a paru long.  En chemin, mon oncle m’a acheté le programme et les photos des joueurs.  Rendu à nos sièges, comme c’était le cas dans l’ancien Forum, la galerie de presse nous obstruait la vue.  (Pour une raison que je ne m’explique toujours pas, la galerie de presse cache également la vue du tableau indicateur d’une partie des bleus au Centre Bell.  Dans le cas du Forum, je peux comprendre en raison des nombreux agrandissements et rénovations subis au fil des ans.  Le Centre Bell, lui, a été construit d’un bloc et a donc été prévu ainsi…)
 
Nous sommes arrivés tôt afin de pouvoir voir la pratique.  Les Canadiens étaient en blanc, comme c’était toujours le cas à domicile au cours de ces années-là.  J’entrai aussi en contact avec une autre tradition de cette époque : la voix de l’annonceur Claude Mouton.  Je l’avais déjà entendue à la télé, mais là, c’était en « vrai ».
 
C’est Richard Sévigny qui prit le filet pour les Canadiens.  Du côté des Flames, c’est un type dont j’ai essayé de prononcer le nom une bonne partie de la soirée avec mon anglais embryonnaire.  Malheureusement, mon oncle ne pouvait pas me venir en aide.  Rigein?  Riguin?  Ridgein?  Rigine?  (C’était Pat Riggin.)  Il y eut toutefois une déception.  Guy Lafleur était blessé et ne jouait pas.
 
Le jeu commença.  L’ambiance était impressionnante.  Ça criait.  Ça applaudissait.  Ça s’exclamait.
 
Après sept minutes, ce fut le délire lorsque Pierre Larouche ouvrit la marque pour les Canadiens.  Je jubilais.  Larouche a d’ailleurs connu un match exceptionnel, avec trois buts et une passe.  (Comme vous pouvez vous en douter, j’ai dû faire un peu de recherche pour me souvenir de tous ces détails.  Ce n’est pas du haut de mes sept ans que j’ai mémorisé tout ça…) 
 
Les Flames ont répliqué presque immédiatement, dans ce qui a probablement été le dernier moment où ils ont été dans le coup.
 
Quelques minutes plus tard, je ne tenais plus en place.  Mon joueur préféré, Keith Acton, donna les devants aux Canadiens.  Montréal n’a plus jamais regardé en arrière par la suite, dans ce qui s’est avéré un massacre.  Même le nouveau, Robert Picard (acquis contre Michel Larocque quelques jours plus tôt), a marqué.
 
Ce fut une partie parfaite pour un petit garçon qui assistait pour la première fois à un match de ses favoris.  Non seulement les Canadiens l’ont emporté, mais en plus, il y a eu des buts à profusion et mon joueur préféré a marqué.  Pointage final : 8-2 Canadiens.  Le bonheur total.
 

D’ailleurs, vingt-neuf ans plus tard, cette merveilleuse soirée m’est revenue en tête lorsque j’ai accompagné mon fils aîné à son premier match au Centre Bell.  Pauvre lui, il n’a pas eu la même chance que moi…  Non seulement les Canadiens ont perdu, mais en plus, ils se sont faits blanchir, 3-0 par les Bruins.  Il n’a même pas eu un petit but à se mettre sous la dent.
 
Lorsque je suis allé avec mon plus jeune, ils ont aussi perdu, 4-3 contre les Flyers.  Au moins, les Canadiens ont marqué.  Ironiquement, lorsque j’ai emmené ma fille, le tricolore l’a emporté 5-4 contre le Wild.  Mais bien qu’elle ait apprécié sa soirée, pour elle, ce qui se passait sur la patinoire semblait plutôt secondaire… 
 
Source : « Quand Larouche fait oublier Lafleur » de Bernard Brisset, 27 mars 1981, La Presse, p.S3.

mercredi 23 mars 2016

L'après défusion de 1991 au Minnesota (5e partie)








Dernier chapitre (définitif) de la saga Seals / Barons / North Stars / Sharks et ses incroyables manigances en coulisses...

Vous pouvez lire les autres parties ici:

Voici donc la conclusion...





Après 12 ans comme propriétaires des North Stars, les frères Gund quittèrent le Minnesota en 1990 et se préparaient donc à de nouveaux défis à San Jose en vue de leur première saison prévue pour 1991-92. Ils vendirent les North Stars à un groupe d’hommes d’affaires mené par Morris Belzberg et Howard Baldwin, un ancien membre fondateur des Whalers dans la WHA. Un des enjeux primordiaux pour ces nouveaux propriétaires était de trouver un nouvel aréna pour les North Stars. Le vieux Met Center, en banlieue de Minneapolis, ne convenait plus et était maintenant boudé par les fans qui étaient drastiquement moins nombreux à s’y rendre à partir du milieu des années 80. Le nouveau “Mall of America”, le plus grand centre commercial des états-unis, avoisinait le Met Center et donc le terrain de cet aréna devenait de plus en plus convoité par la ville et par les développeurs immobiliers de toutes sortes. La ville espérait donc secrètement pouvoir raser le Met Center comme elle avait fait pour le Metropolitan Stadium, l’ancien stade des Twins et des Vikings avoisinant le Met Center avant la venue du Mall of America.

Avant de déménager à San Jose, les frères Gund avaient auparavant refusé de s’allier avec les Timberwolves de la NBA afin de partager le nouvel aréna de ces derniers au centre-ville de Minneapolis, le Target Center. Mais Baldwin et Belzberg voyaient les choses autrement et des négociations commencèrent entre les deux organisations. On semblait en voie de trouver un accord mais le tout échoua lorsque vint le temps de parler des partenaires publicitaires. Les Timberwolves étaient commandités entre autres par Coca-Cola et Burger King tandis que les North Stars avaient McDonalds et Pepsi comme sponsors donc une impasse eut lieu dans les négociations car les Timberwolves, propriétaires de l’aréna, ne voulaient pas froisser leurs sponsors en laissant les North Stars afficher d’autres sponsors sur les bandes durant leurs matchs.


Guerre de sponsors au Minnesota


L’équipe dut alors se contenter du Met Center mais Baldwin et Belzberg ne s'y rendraient plus très souvent par la suite car un actionnaire de dernière minute du consortium des North Stars, Norman Green, s’invita au party et coupa l’herbe sous les pieds de Baldwin et Belzberg en achetant 51% des parts de l’équipe. Green était un des propriétaires des Flames de Calgary avant de vendre ses parts et d’acheter la majorité des parts des North Stars. Il avait aussi la réputation d’être un homme d’affaire abrasif qui ne faisait qu’à sa tête en plus d'être un coureur de jupon.

Baldwin, frustré de ne pas avoir réussi un accord avec les Timberwolves, vendit donc toutes ses parts à Green tandis que Belzberg resta en poste temporairement. Belzberg n’aimait cependant pas l’attitude de Green avec qui il eut plusieurs prises de bec. Il quitta lui aussi le bateau en lui vendant également ses parts, laissant Green seul au contrôle du navire. Baldwin et Belzberg se relevèrent toutefois rapidement et devinrent actionnaires des Penguins de Pittsburgh en 1992. Par ailleurs, la femme de Baldwin est celle qui écrivit le film "Sudden Death" avec Jean-Claude Van Damme, utilisant par le fait-même l'aréna des Penguins à rabais pour ce film.

Après être devenu le propriétaire principal de l’équipe, Green y alla d’une déclaration qui fera éventuellement de lui la risée des fans des North Stars. Il déclara que “seul un idiot peut perdre de l’argent avec une équipe de hockey au Minnesota”…
 
Pendant que se tramaient ces jeux de pouvoir en coulisses, les North Stars jouèrent une saison 1990-91 devant des gradins à moitié vide. Le départ des Gund était supposé signifier la fin des rumeurs de déménagement et ramener les fans à l’aréna mais ils terminèrent la saison avec la plus basse moyenne de spectateurs par match de leur histoire (7838). Mais malgré un dossier perdant (27-39-14) ils réussirent toutefois à se faufiler en séries où ils éliminèrent leurs éternels rivaux, les Blackhawks, en première ronde avant de disposer des Blues et ensuite des champions en titre, les Oilers. Contre toute attente, ils se rendirent donc en finale de la coupe Stanley pour la deuxième fois de leur histoire. Mais comme lors de leur première fois en finale 10 ans auparavant contre les Islanders, les North Stars s’inclinèrent contre la puissance de l’heure, cette fois-ci les Penguins de Pittsburgh avec un Mario Lemieux au sommet de son art.





Cette performance en série aida les North Stars à ramener des spectateurs au Met Center lors des saisons suivantes mais ce ne fut pas assez satisfaisant pour Green qui estimait perdre trop d'argent et qui voulait quitter cet aréna désuet à tout prix. Il fit des demandes à la Commission des Sports du Minnesota pour construire un nouvel aréna, mais comme les frères Gund avant lui, Green essuya un refus de leur part, eux qui ne voulait surtout pas investir encore plus d’argent dans un autre amphithéâtre, surtout après avoir construit de peine et de misère le Target Center en 1990.


Norm Green (à droite) en compagnie
du maire de Dallas en 1993

Quelques jours après ces séries cendrillon de 1991, les North Stars durent se soumettre au processus du repêchage d’expansion et de dispersion d’une partie de leurs effectifs afin de fonder la nouvelle équipe des Sharks pour la saison 1991-92 (voir 4e partie). Même s’ils ne perdirent pas vraiment de joueurs vedettes, ces pertes de joueurs vinrent toutefois diminuer la profondeur le l’équipe à un certain degré. Au même moment, Green décida de changer le logo et le chandail de l’équipe pour cette nouvelle ère. Le logo n’indiquerait désormais que le mot “Stars” tandis que la couleur principale du chandail passerait dorénavant du vert au noir. Le jaune disparut totalement de la palette de l’équipe, étant dorénavant remplacé par la couleur "or" qu'on retrouverait seulement dans le logo. Green insista pour qu’aucune mention du mot “North” n’apparaisse sur le logo afin de graduellement renommer l'équipe sous le nom plus commun des "Stars". Il voulait aussi se départir de ces couleurs trop criardes (jaune et vert) qui selon lui faisaient trop “Minnesota”. Selon l’ancien DG Lou Nanne, le changement de logo et de chandail était une façon pour Green de rendre l’équipe plus facile à déménager…


Nouveau logo et nouveau chandail en 1991-92

Green tenta toutefois un dernier coup avec la commission des sports et la ville de Minneapolis en proposant de construire une énorme passerelle nommé le “Skyway” qui aurait relié le Mall of America au Met Center en plus d’apporter des rénovations et des agrandissements majeurs à l'aréna. Ce projet aurait coûté autant que son ancien plan pour un nouvel aréna et c’est sans surprise que la ville lui refusa une fois de plus ces idées de grandeur. Au même moment, Green fut accusé d’agression sexuelle par quelques-unes de ses anciennes secrétaires et employées. La femme de Green aurait aussi menacé de le quitter s’il ne déménageait pas l’équipe afin de fuir les médias qui la pourchassait sans cesse à cause de ce scandale. Quoiqu’il en soit, Green avait donc plusieurs raisons de vouloir quitter le Minnesota. Je ne sais pas si à la base ses intentions étaient bonnes et s’il voulait vraiment réussir avec les North Stars au Minnesota mais il changea rapidement son fusil d’épaule et explora ses options de relocalisation après seulement deux ans comme propriétaire de l'équipe.

Au même moment, la ligue se préparait à introduire plusieurs nouvelles équipes d’expansion et de nouveaux marchés après l’arrivée des Sharks et Green écouta les offres. Il eut même des discussions avec la ville d’Anaheim pour y déménager les North Stars. Un nouvel aréna y était construit et ils cherchaient à y implanter une équipe. Les North Stars aurait alors été renommés les Stars de Los Angeles mais ce projet fut avorté car Green aurait du soit leur vendre l'équipe ou devenir partenaire avec la compagnie Disney, un des principaux partenaires de la ligue dans cette incursion qui était très intéressée à devenir propriétaire d’une équipe de hockey après le succès du film “The Mighty Ducks” et Green dut donc aller voir ailleurs. Les gens de Disney tenaient d'ailleurs absolument au nom Mighty Ducks pour leur franchise et auraient renommé l'équipe en cas de déménagement. Il est assez ironique de penser que Disney aurait pu prendre possession des North Stars car dans le film en question, l’action se passe au Minnesota et les North Stars y font d’ailleurs une apparition, notamment les joueurs Basil McRae et Mike Modano. Si les puristes du sport furent insultés lorsque l’équipe des Mighty Ducks fit son apparition en 1993, imaginez ce qui se serait passé si en plus ils avaient osé déraciner les North Stars du Minnesota…




Mais ce qui devait arriver arriva finalement en janvier 1993 lorsque Green annonça qu’il déménagerait les North Stars à Dallas pour la saison 1993-94, mettant ainsi fin à l’équipe du Minnesota après 26 saisons. Green avait de bons contacts au Texas et la ligue désirait aussi continuer son expansion dans le sud. En 1993-94, en plus des nouvelles équipes à Tampa Bay, Miami, Anaheim et aussi les récents Sharks, on retrouverait désormais une équipe à Dallas. Green devint un paria au Minnesota et jusqu’à ce jour les chants et les chandails “Norm Sucks!” sont toujours en vogue dans la ville de Minneapolis et sa jumelle St.Paul. Le départ des North Stars fut assez déchirant pour les habitants du Minnesota et leurs élus qui négocièrent immédiatement avec la ligue pour ramener une équipe à tout prix dans la région. Les Jets de Winnipeg et les Whalers de Hartford passèrent même très près de déménager au Minnesota avant de finalement aboutir à Phoenix et en Caroline respectivement. Mais au final, la ligue répara les pots cassés en octroyant une franchise d’expansion au Minnesota pour la saison 2000-01, soit seulement 7 ans après le départ des North Stars. Cette équipe put évoluer dans un nouvel aréna, construit cette fois-ci à St.Paul.


le Xcel Energy Center de St.Paul, Minnesota


Le Xcel Energy Center est considéré comme un des plus beaux amphithéâtres des États-unis et contrairement à l’époque des North Stars, le Wild y joue presque toujours à guichets fermés, récoltant d’ailleurs 409 matchs consécutifs à guichets fermés entre le match inaugural en 2000 jusqu’en 2010. Ironiquement, le Xcel Energy Center fut construit sur l'ancien site du St.Paul Civic Center, l'ancien aréna des Fighting Saints de la WHA où les bandes étaient transparentes. Pour sa part, le vieux Met Center fut démoli en 1995 et on retrouve désormais un IKEA sur les lieux. Même si l’équipe du Wild n’est pas toujours bonne (elle est même d’ailleurs pas mal moins bonne que les North Stars à mon avis), les fans demeurent au rendez-vous, ayant appris leur leçon suite au départ des North Stars et sont très attachés à leur équipe désormais. Le Wild rend même hommage aux North Stars avec une étoile (l'étoile du nord) dans l'oeil de la bête sauvage dans leur logo. 



 

Quant à eux, les anciens North Stars, maintenant à Dallas, ont récolté leur part de succès au Texas, remportant d’ailleurs la coupe Stanley en 1999. Norm Green n’était cependant plus en place à ce moment, ayant vendu l’équipe à Tom Hicks en 1996. Il recut toutefois une bague de la part de Hicks en honneur de ses services envers l’équipe. Les Stars, en plus d'avoir gardé une partie du nom des North Stars, ont quand même le mérite d'avoir conservé leurs records d'équipes ainsi que les numéros déjà retirés. Leur plus récent changement de chandail évoque également celui des North Stars en ayant plus d'accent sur le vert. Le dernier North Stars actif fut Mike Modano qui prit sa retraite en 2011.  Le Wild et les Sharks attendent toujours une première conquête de la coupe Stanley.

C’est donc ce qui conclut cette saga Seals/Barons/North Stars/Sharks. Une épopée hors de l’ordinaire où l’on vit passer plusieurs époques du hockey professionnel. Du hockey dilué de talent et empreint du climat de recession des années 70 jusqu’aux années folles d’expansion et de prospérité économique des années 90, on put voir ces deux franchises de l’expansion de 1967 tenter de peine et de misère à survivre dans la LNH mais c’est ce qui démontre que c’est parfois à la deuxième tentative que l’on peut vraiment réussir. Je pense cependant que dans le contexte actuel, on ne reverra plus jamais quelque chose d’aussi loufoque que la fusion de 1978 entre les North Stars et les Barons…

Pensez-y la prochaine fois que vous regardez un match Stars vs. Sharks, vous regarderez en fait les ancêtres des North Stars et des Seals/Barons...





Sources:
A History of Professional hockey in Minnesota, George Rekela
Frozen in time:  A Minnesota North Stars History, Adam Reider
Stadium Games: Fifty years of big league greed and bush league boondoggles, Jay Weiner
stars.nhl.com
State of hockey news
Wikipedia
sportslogos.net
hockeydb

lundi 21 mars 2016

Histoire de paquets de cartes #2 et #3









Voici d'autres vidéos de moi en train de déboucher des paquets de cartes surprises du Dollorama. Je tente des nouvelles affaires à chaque nouvelle édition. Dans le deuxième j'ai un peu amélioré le son (ça griche moins) tandis que dans le troisième j'ai ajouté des extraits vidéos de certains joueurs. Enjoy!




samedi 19 mars 2016

La (dé)fusion Barons/North Stars (4e partie)










Après le déménagement raté à Cleveland (1re partie), la fusion avec les North Stars (2e partie) et les années frustrantes au Minnesota (3e partie), les frères Gund étaient prêts à repartir de plus belle avec un autre projet de fou.

Après s'être fait refusé de déménager les North Stars en Californie, la ligue leur offrit une nouvelle franchise d'expansion à condition de trouver un acheteur qui garderait les North Stars au Minnesota. Ils auraient aussi droit de partir du Minnesota avec une partie des joueurs du système des North Stars, "dé-fusionnant" ainsi l'union de 1978 entre les North Stars et les Barons. C'est un peu une métaphore d'un mariage et d'un divorce en quelque sorte. Ils trouvèrent preneur en la personne de Howard Baldwin, un ancien propriétaire des Whalers de Hartford, pour acheter les North Stars et pouvaient donc finalement quitter le Minnesota. Ils eurent à débourser 50 millions pour leur équipe d'expansion mais comme ils vendirent les North Stars pour 31.5 millions, ils s'en sortirent à bon compte avec un nouveau marché et un nouvel aréna, chose qu'ils ne purent jamais accomplir au Minnesota.

Les Gund avait à coeur de réussir l'implantation d'une équipe dans la baie de San Francisco après l'échec des Seals à Oakland. Ils choisirent la ville branchée de San Jose comme domicile de leur nouvelle équipe qui serait connue sous le nom des Sharks en référence aux nombreuses espèces de requins que l'on retrouve dans l'océan pacifique dans cette région. Un autre nom était sur la table, les Blades, mais il fut rejeté à causes des connotations violentes du terme qui était aussi un nom de gang de rue. Les Sharks furent donc sélectionnés pour entrer dans la ligue pour la saison 1991-92, devenant ainsi la 22e équipe dans la LNH qui n'avait pas eu de nouveaux arrivants depuis l'absorption des quatre équipes de la WHA en 1979.


1991, la fin d'une époque au Minnesota


Mais avant de voir les Sharks sur la glace, il fallait d'abord procéder à une de mes choses favorites de tous les temps, c'est-à-dire un repêchage d'expansion doublé d'un repêchage de dispersion afin de "dé-fusionner" les North Stars. C'est le genre de chose qui donne généralement un mal de crâne au commun des mortels mais pour moi c'est comme du bonbon. Nous sommes à ce moment en mai 1991 et comme lors de la fusion de 1978, les termes de ce repêchage de dispersion furent assez compliqués. Les Sharks pouvaient choisir 24 joueurs non-protégés par les North Stars afin de créer la base de leur système. Les North Stars avaient le droit de protéger 14 patineurs et 2 gardiens ayant joué au moins 50 matchs dans la NHL avant la fin de la saison 1989-90. Les Sharks pouvaient également choisir 3 espoirs non-signés par les North Stars à l'exception des joueurs issus du repêchage de 1990. Après ce repêchage de dispersion, les Sharks pouvaient ensuite procéder à un repêchage d'expansion standard auquel les North Stars pouvaient également participer afin de compenser leurs pertes de personnel.

En premier, voici les 24 joueurs des North Stars choisis par les Sharks.

# Joueur Équipe en 1990-91 Ligue
1. Shane Churla (RW) Minnesota NHL
2. Brian Hayward (G) Minnesota NHL
3. Neil Wilkinson (D) Minnesota NHL
4. Rob Zettler (D) Minnesota NHL
5. Ed Courtenay (RW) Kalamazoo IHL
6. Kevin Evans (LW) Kalamazoo IHL
7. Link Gaetz (D) Kalamazoo IHL
8. Dan Keczmer (D) Kalamazoo IHL
9. Dean Kolstad (D) Kalamazoo IHL
10. Peter Lappin (RW) Kalamazoo IHL
11. Pat MacLeod (D) Kalamazoo IHL
12. Mike McHugh (LW) Kalamazoo IHL
13. Jarmo Myllys (G) Kalamazoo IHL
14. J. F. Quintin (LW) Kalamazoo IHL
15. Scott Cashman (G) Boston University H.E.
16. Murray Garbutt (C) Spokane WHL
17. Rob Gaudreau (RW) Providence College H.E.
18. Arturs Irbe (G) Dynamo Riga Soviet Championship League
19. Shaun Kane (D) Providence College H.E.
20. Larry Olimb (D) University of Minnesota WCHA
21. Tom Pederson (D) University of Minnesota WCHA
22. Bryan Schoen (G) Denver University WCHA
23. John Weisbrod (C) Harvard ECAC
24. Doug Zmolek (D) University of Minnesota WCHA


Parmi ces 24 joueurs, seulement 4 avaient joué à temps plein dans la LNH la saison précédente. Il s'agissait du dur-à-cuire Shane Shurla, Rob Zettler (originaire de Sept-Îles), Brian Hayward (ancien gardien du Canadien) et Neil Wilkinson. Quelques joueurs issus de leur club-école de Kalamazoo dans la IHL avaient joué quelques matchs avec Minnesota au cours des années précédentes, on remarque tout de suite le nom de Link Gaetz, un des joueurs les plus populaires lors de la première saison des Sharks (voir texte du 18 mai 2009).

J'ai d'ailleurs quelques cartes de cette sélection de joueurs provenant de Minnesota. J'aime particulièrement celle du gardien Jarmo Myllys avec son beau jacket des North Stars.




Peu de ces joueurs issus des North Stars se démarquèrent par la suite avec les Sharks. Hayward était en fin de carrière et à l'exception de son masque spectaculaire, il ne marqua pas beaucoup l'histoire des Sharks car il ne joua que très peu avant sa retraite en 1993. Gaetz ne joua que cette seule saison 1991-92 avant de débuter un long périple de matamore dans les mineures. Zettler et Wilkinson n'étaient que des joueurs de soutien marginaux et n'eurent pas un grand impact non plus. Il y eut toutefois deux exceptions lors de ce repêchage. Le plus notable fut le gardien letton Arturs Irbe qui fut repêché en 10e ronde en 1989 par les North Stars mais qui ne signa jamais avec eux. Il joua quelques matchs avec les Sharks lors de leur saison inaugurale et devint le gardien #1 de l'équipe à partir de 1993-94. L'autre joueur de renom fut Rob Gaudreau, un joueur issu des collèges américains qui connut une excellente saison recrue en 92-93 avec 43 points en 59 matchs mais ne joua jamais aussi bien par la suite.

Après ce repêchage de dispersion, on pouvait maintenant passer au repêchage d'expansion où les North Stars et les Sharks pouvaient choisir 10 joueurs chacun parmi les autres équipes de la ligue.


# Joueur  Repêché de Repêché par
1. Jeff Hackett (G) New York Islanders San Jose Sharks
2. Rob Ramage (D) Toronto Maple Leafs Minnesota North Stars
3. Jayson More (D) Montreal Canadiens San Jose Sharks
4. Dave Babych (D) Hartford Whalers Minnesota North Stars
5. Rick Lessard (D) Calgary Flames San Jose Sharks
6. Allen Pedersen (D) Boston Bruins Minnesota North Stars
7. Bob McGill (D) Chicago Blackhawks San Jose Sharks
8. Charlie Huddy (D) Edmonton Oilers Minnesota North Stars
9. Tim Kerr (F) Philadelphia Flyers San Jose Sharks
10. Kelly Kisio (F) New York Rangers Minnesota North Stars
11. Jeff Madill (RW) New Jersey Devils San Jose Sharks
12. Randy Gilhen (C) Pittsburgh Penguins Minnesota North Stars
13. David Bruce (LW) St. Louis Blues San Jose Sharks
14. Rob Murray (C) Washington Capitals Minnesota North Stars
15. Greg Paslawski (RW) Buffalo Sabres San Jose Sharks
16. Tyler Larter (F) Winnipeg Jets Minnesota North Stars
17. Bengt-Ake Gustafsson (F) Detroit Red Wings San Jose Sharks
18. Jim Thomson (RW) Los Angeles Kings Minnesota North Stars
19. Craig Coxe (C) Vancouver Canucks San Jose Sharks
20. Guy Lafleur (RW) Quebec Nordiques Minnesota North Stars


Contrairement au repêchage de dispersion, on retrouve ici davantage de joueurs vétérans dans ce repêchage, permettant aux deux équipes de se renflouer en terme d'expérience. Cependant plusieurs de ces joueurs ne firent que passer. Dave Babych, Charlie Huddy, Tim Kerr, Greg Paslawski, Randy Gilhen, Dan Keczmer et Jim Thomson furent subséquemment échangés à d'autres équipes.

Kelly Kisio, obtenu par les North Stars fut échangé aux Sharks contre Shane Shurla, un joueur qu'ils regrettaient d'avoir perdu précédemment, ce qui donna deux cartes Pro Set de Kisio en 1991-92.



















Mais l'histoire la plus loufoque de ce repêchage fut la sélection de Guy Lafleur au tout dernier rang par les North Stars. Lafleur avait annoncé sa retraite quelques semaines auparavant et tout le monde à travers la ligue était au courant, mais ses papiers de retraite n'étant pas officiellement complétés, il figurait donc toujours dans la liste des joueurs actifs non protégés par les Nordiques. Comme Lafleur avait déjà prévu de travailler avec les Nordiques à la fin de sa carrière, il se devait de se retirer en tant que Nordique afin de simplifier la transition de joueur à employé au sein de la même équipe. Le lendemain, les Nordiques échangèrent les droits sur le joueur Alan Haworth (qui jouait en Suisse depuis 2 ans) pour rapatrier Lafleur à Québec. Lafleur fut donc techniquement un North Stars pendant 24 heures tandis qu'Haworth ne revint jamais dans la LNH.

Je crois que les North Stars avaient simplement le goût de faire parler d'eux, un genre de doigt d'honneur à la ligue d'avoir accordé ce repêchage de dispersion aux Sharks car les dirigeants des North Stars étaient initialement contre le fait que les Sharks purent piger dans leur réserve de joueurs mais ils n'avaient pas vraiment le choix. Il est assez ironique de penser que Lafleur, qui aurait pu se retrouver avec les Seals lors du repêchage de 1971 (sans l'intervention du rusé Sam Pollock), aurait aussi pu terminer sa carrière avec les North Stars. Ça aurait été encore mieux si les Sharks avaient choisi Lafleur. Guy en turquoise...


L'étrange Cow Palace de San Francisco...

















Les Sharks débutèrent donc leurs activités en 1991-92. Leur nouvel aréna à San Jose n'était cependant pas terminé et ils jouèrent donc leur deux premières saisons dans le vétuste Cow Palace en banlieue de San Francisco. Étrangement, le Cow Palace fut initialement rejeté par la ligue et les Seals en 1967 mais semblait convenir en 1991 pour abriter temporairement les Sharks, ce qui rajoute une touche supplémentaire d'ironie dans cette saga.

Les Sharks jouèrent leur premier match le 4 octobre 1991 à Vancouver contre les Canucks et comme vous pouvez voir dans ce vidéo, leurs couleurs furent un grand succès. L'équipe, en tant qu'équipe d'expansion termina ses deux premières saisons où l'on s'attendait, c'est-à-dire dans la cave du classement mais ils eurent toutefois un énorme succès au niveau marketing. Leur marchandise était effectivement la plus vendue de la ligue (27% des ventes totales de la LNH en 1991-92) et seulement Michael Jordan et les Bulls de Chicago vendaient davantage de produits dérivés à l'époque. Les Seals avaient déjà porté du turquoise dans les années 70 mais ce ne fut pas autant un succès... Trop avant-gardiste je crois. En plus des frères Gunds, on retrouve donc beaucoup des Seals dans l'héritage des Sharks, même le logo est similaire à l'ancien des Seals.

Le hockey avait beaucoup changé depuis l'époque instable des années 70 et je crois que les conditions étaient nettement meilleures au début des années 90 pour que le hockey réussisse dans le nord de la Californie. Je pense entre autres à l'arrivée de Wayne Gretzky à Los Angeles en 1988 ainsi qu'à l'apparition de l'équipe des Hornets de Charlotte dans la NBA, également en 1988. Les Hornets, comme les Sharks après eux, eurent un énorme succès au niveau marketing avec l'introduction de leur maillot turquoise. On assista en fait à cette époque au début d'une ère très commerciale dans le sport et les Sharks surent en profiter à fond. J'aime surnommer cette époque "L'ère du turquoise" et j'y ai d'ailleurs consacré un autre article (voir texte du 30 novembre 2013).


Gordie Howe et George Gund en 1991

Après ces deux premières saisons à San Francisco, les Sharks débutèrent officiellement à San Jose pour la saison 1993-94 dans leur nouvel aréna et ils firent les séries pour la première fois cette année-là, surprenant d'ailleurs les Red Wings en première ronde. Ils refirent le coup la saison suivante aux Flames. Au tournant du millénaire, les Sharks étaient devenus une des meilleures équipes de la ligue et sont généralement assez constants depuis, tant sur la glace qu'au niveau des assistances. Leur aréna est également le plus bruyant de la ligue, étant normalement premier au niveau des décibels parmi les équipes de la LNH.

Les frères Gund ont donc finalement réussi leur projet dans la région de San Francisco. Le chemin pour y parvenir fut ardu et peu ordinaire mais au final ils ont gagné leur pari. Lou Nanne, l'ancien directeur-général des North Stars, déclara que les deux accords de fusion et dé-fusion avec la ligue que les Gunds orchestrèrent furent deux des accords les plus loufoques de tous les temps. En 2002, George et Gordon Gund vendirent les Sharks à un consortium d'affaire, le San Jose Sports & Entertainment Enterprise (SJSE). Gordon s'en départit totalement tandis que George garda 5% des parts des Sharks et garda un poste sur le comité des directeurs de l'équipe. Les deux frères avaient aussi gardé pied dans leur ville natale de Cleveland en achetant les Cavaliers dans la NBA en 1983, soit 5 ans après la fin des Barons. Ils se départirent également des Cavaliers peu après les Sharks en 2005. L'ainé des Gunds, George, décéda du cancer en janvier 2013 et les Sharks érigèrent une bannière en son honneur en plus de porter un écusson commémoratif durant la saison 2013-14.


R.I.P George Gund III (1937-2013)


Mais qu'est-t'il arrivé à l'autre entité de cette "dé-fusion" de 1991? Les North Stars, grandement oubliés dans cette histoire, n'ont pas connu une renaissance comme les Sharks après le départ des Gunds et encore une fois beaucoup d'événements en coulisse sont survenus et je n'ai d'autre choix que d'en parler. Ce sera donc à suivre encore une fois... dans une 5e partie. Je n'en sortirai jamais.



Sources:
http://www.startribune.com/former-north-stars-co-owner-george-gund-iii-dies/187037061/
wikipedia

vendredi 18 mars 2016

Les chandails de la CIS - Division Ontario (et Québec)










Troisième et dernière partie de notre critique des chandails de la CIS (Canadian Interuniversity Sport). Après la division Ouest et la division Atlantique, on revient en territoire plus familier avec la division "Ontario" dont les trois équipes Québécoises (McGill, Concordia, UQTR) font partie. C'est dans cette division que l'on retrouve quelques-unes des plus vieilles équipes de hockey au monde et quelques chandails éternels par le fait même. Cette division contient plus d'équipes (19) que les deux autres et est sous-divisée en 2 autres divisions.

Je vous rappelle le concept, chaque collaborateur y va d'une note sur 10 de chaque chandail suivi d'une courte critique. Les chandails sont classés du pire au meilleur en calculant la moyenne.

#19 - Queen's Golden Gaels (Kingston, ON)
4.2/10

RaySheppard: 5/10
J'aime le chandail jaune même dans sa simplicité au niveau du logo. Il me rappelle le chandail de la Suède. Le rouge ne marche pas autant. J'aurais fait une version blanche à la place tout en gardant le jaune comme il est. Des points perdus aussi pour le "Q" sur les bas...

keithacton: 2/10
Pas de logo… Et pourquoi du rouge quand ton équipe s’appelle "Golden" ?

Kirk McLean: 3/10
Aucun lien entre les deux chandails, le rouge est affreux et en plus, où est le "Golden" sur ce chandail ?

Martin ITFOR: 6/10
Les Gaels sont un des classiques du hockey canadien. Leur seul défaut, c'est qu'ils ont des couleurs débiles. Le jaune est bien, mais j'aimais mieux quand ils avaient un chandail bleu au lieu du rouge. Je suis également assez conservateur du bas, le bas avec des logo, je déteste...

Pete Peeters: 5/10

#18 - Nipissing Lakers (North Bay, ON)
4.4/10

keithacton: 2/10
Un logo svp!

Kirk McLean: 5/10
Un logo original aurait amélioré la note.

Martin ITFOR: 6/10
Les Lakers ont longtemps été l'équipe qui portait selon moi le pire chandail que j'ai vu sur glace. Heureusement, les Prédateurs de Laval sont apparus et les Lakers ont un peu modifié ce chandail. J'aime bien les couleurs et tout, mais il manque quelque chose, peut-être les numéros au devant, mais j'aime bien...

RaySheppard: 4/10
Je me rapelle d'être allé voir des matchs à McGill avec Martin et on riait beaucoup du chandail des Lakers dans le temps. Il était vraiment moche. Celui-ci est une nette amélioration mais le lettrage du "pas de logo" est encore déficient et ils perdent aussi des points pour le logo inutile sur les bas... C'est quoi le deal de cette ligue avec les fournisseurs de bas?

Pete Peeters: 5/10

#17 - Ryerson Rams (Toronto, ON)
4.6/10

RaySheppard: 6/10
Encore ici j'aime la base du design simpliste malgré que les couleurs ne semblent pas matcher d'un chandail à l'autre (difficile de trouver des photos récentes pour confirmer les couleurs). Avec un vrai logo on serait en business.

keithacton: 2/10
Quelle déception… Avec un nom comme Rams (Béliers), il y avait pourtant beaucoup de possibilités. Il n’y en a qu’un petit sur l’épaule.

Kirk McLean: 5/10
Me semble qu'avec le nom "Rams", ils auraient pu développer un magnifique logo. En plus, le bleu n'est même pas pareil sur les deux versions du chandail.

Martin ITFOR: 5/10
Les Rams ont toujours eu des chandails affreux et celui-ci n'est pas une exception. Disons que j'aime le chandail en tant que tel, il fait un peu 70's, je ne sais pas, j'aime le fait que les bandes n'aient pas de lignes et descendent des épaules aux mais, ce que je n'aime pas, c'est le logo avec une police de caractère absolument infecte. C'est tout ce que ça prend pour ne pas prendre une équipe au sérieux.

Pete Peeters: 5/10


#16 - UOIT Ridgebacks (Oshawa, ON)
5/10

keithacton: 6/10
Le blanc est pas si mal, mais je n’aime pas le style basketball du bleu.

Kirk McLean: 7/10
Le blanc est très beau, mais je n'aurais pas garder la bande noire sur les manches du chandail bleu.

Martin ITFOR: 4/10
Le blanc est très laid avec un logo un peu trop chargé et inutile. Le bleu pourrait être bien si il n'y avait que les écritures et les chiffres et non tout les flaflas. On repassera...

Pete Peeters: 7/10
Point négatif surtout pour le maudit concept de chandail de basket sur le chandail bleu...

RaySheppard: 1/10
Isshh...grosse disparité ici avec mes collègues. Je déteste ce chandail à tout point de vue. Logos horribles, design surchargé, bandes inutiles sur les avant-bras... Selon moi le pire de la ligue. Le 1 sur 10 que j'ai donné (par pitié) est pour l'usage du bleu qui est une couleur acceptable.

#15 - Guelph Gryphons (Guelph, ON)
5.4/10

RaySheppard: 4/10
Quelques bons éléments ici mais le centre du chandail vient gâcher le tout dans les deux cas. Sur le premier, le lettrage diagonale est ultra petit (encore difficile de trouver des photos) tandis que je déteste l'écriture du logo sur le deuxième chandail et le logo qui ne ressort pas assez. Dommage car ils avaient un chandail pratiquement parfait auparavant qui aurait sûrement été dans le top 5...

keithacton: 7/10
Très beau logo, qui devrait également être sur le blanc. Ce dernier a tout de même de belles épaules.

Kirk McLean: 3/10
Le nom de l'équipe en jette, mais pas les chandails. Le rouge est affreux à mon avis.

Martin ITFOR: 4/10
J'aimais beaucoup les Gryphons auparavant, mais je trouve que ces chandails sont un peu trop à côté de la track. Pourquoi écrire «Gryphons» avec un typo un peu débile sur le chandail rouge et pourquoi avec un chandail avec un lettrage en diagonale alors qu'ils ont un si beau logo... Le blanc avec le logo aurait certainement donné une meilleure note...

Pete Peeters: 5/10


#14 - York Lions (Toronto, ON)
5.4/10

keithacton: 4/10
Avec un nom comme les Lions, il y avait moyen de faire mieux.

Kirk McLean: 1/10
On va s'entendre. Un lion rouge, j'ai jamais vu ça. Encore moins sur un uniforme terne. De toute façon, je ne peux pas le voir, il n'y a pas de logo. Eurk.

Martin ITFOR: 9/10
Selon moi, c'est ce qui est l'essence d'un chandail de hockey universitaire. Un chandail minimal comme on les aime. Je ne sais pas ce qui fait que ce chandail me fait plus cliquer que les autres du genre, mais il a un je ne sais pas quoi qui fait que je succombe... Mais je vois que nous ne somme pas tous d'accord sur la chose...

Pete Peeters: 3/10
Chandail plate et drabe. Ajoutez en plus un lettrage comme logo…

RaySheppard: 10/10
Le chandail le plus controversé de ce palmarès on dirait. Personnellement, comme Martin je trouve ce chandail magnifique. Classique et moderne à la fois. Comme quoi il y a moyen de faire plus avec moins. Pas toujours besoin d'un logo dans le cas d'une équipe universitaire à mon avis. Surtout quand le nom est court comme York ça fonctionne. Je le préfère même à celui de McGill (sacrilège)...



#13 - Concordia Stingers (Montréal, QC)
5.6/10

keithacton: 5/10
Celui avec le logo passe quand même. Celui avec le numéro à l’avant, non. Je m’ennuie du temps où ils avaient le même logo que les Stingers de Cincinnati de l’AMH.

Kirk McLean: 7/10
J'aurais aimé que le chandail marron soit sur le même design que le blanc. Ça aurait donné un effet très vintage au tout.

Martin ITFOR: 6/10
J'aime beaucoup quand même le nouveau logo des Stingers, la seule chose que je n'aime pas est le fait qu'il ait été designé par une compagnie de design et non par des étudiants dans leurs propres murs... Le blanc est donc superbe, mais l'autre a encore les relents des anciens chandails atroces... J'espère qu'il s'agit d'une vieille photo et qu'ils ont également adopté le nouveau logo. Si c'est le cas, je leur donne un 9/10...

RaySheppard: 7/10
Malheureusement il s'agit bien du chandail actuel et j'ai cherché à fond pour m'en assurer... C'est triste car le blanc est très beau. Je ne comprend pas cette décision.

Pete Peeters: 3/10
Sobre, plate et drabe surtout le chandail bourgogne… suis-je le seul qui trouve que le bourgogne est une couleur plate? Même dans le temps du Machine de Montréal je trouvais ça laid!


#12 - Brock Badgers (St. Catharines, ON)
6.2/10

RaySheppard: 7/10
Le logo est un peu débile mais il ressort bien sur le chandail blanc dont le design est parfait. Le logo serait cependant meilleur sans lettrage. Le rouge est moins réussi mais quand même acceptable.

keithacton: 5/10
Le logo devrait également être sur le rouge.

Kirk McLean: 5/10
Manque de blanc sur l'uniforme rouge. Je sens que je vais répéter souvent que le texte au lieu du logo, c'est assez ordinaire.

Martin ITFOR: 7/10
Des points pour le mustélidé comme logo et un autre pour un chandail de couleur flash sans trop de flafla. Le blanc est particulièrement réussi. Ils sont rares les chandails bien équilibrés au hockey universitaire, il faut le souligner.

Pete Peeters: 7/10
Le blaireau me fait penser à une version timide du logo des Panthers sinon encore une fois j’ai de la misère avec le chandail couleur… Pourquoi mettre le logo en écusson d’épaule? À moins de s’appeler Brock Lesnar, avoir un gros Brock sur le devant du chandail ça fait pas vraiment imposant…


#11 - Wilfrid Laurier Golden Hawks (Waterloo, ON)
6.4/10

RaySheppard: 6/10
Encore dans le style "Blues", celui-ci est toutefois mieux coté car il utilise une teinte de bleu légèrement plus "pourpre" que celui de Laurier vu précédemment. Les bandes aux épaules sont aussi mieux exécutées. Le logo est cependant horrible, beaucoup trop gros et il se perd dans les plis du chandail.

keithacton: 8/10
Logo simple mais efficace. Les couleurs sont harmonieuses.

Kirk McLean: 8/10
Les épaules me rappelle le chandail des Blues du début des années 80. Ça réussit bien avec le mauve-jaune. J'adore !

Martin ITFOR: 5/10
Copiez la critique de Moncton ici...

Pete Peeters: 5/10


#10 - Windsor Lancers (Windsor, ON)
6.6/10

RaySheppard: 7/10
Beau design et couleurs bien balancées. Le logo est cependant meilleur sur le chandail bleu.

keithacton: 7/10
Le logo est correct. J’aurais mis du contraste sur les épaules du bleu.

Kirk McLean: 7/10
Pas mauvais, le mix de couleurs est bien.

Martin ITFOR: 8/10
Il y a quelque chose qui me fascine dans le logo des Lancers qui fait qu'ils ont une bonne note. Leur couleurs sont quand même parfaites et l'agencement est quand même bien. Après tous ces chandails bleu/jaune/blanc, je sais lequel est bien et lequel ne l'est pas...

Pete Peeters: 4/10
C’est quoi ce logo laid? C’est sensé vouloir représenter quoi? On dirait aussi que le jaune est de trop sur le chandail.


#9 - Laurentian Voyageurs/ Voyageurs de l'Université Laurentienne (Sudbury, ON)
6.8/10

RaySheppard: 7/10
Design correct à la Blues une fois de plus. Le logo est cependant meilleur que les équipes discutées auparavant donc une meilleure note.

keithacton: 7/10
Les couleurs sont belles. Le logo est simple, mais efficace (et bilingue comme l’université).

Kirk McLean: 7/10
Difficile de faire un beau logo quand ton équipe s'appelle les Voyageurs. Tout de même bien réussi ici. Le look vintage des chandails est bien appliqué.

Martin ITFOR: 8/10
Une autre équipe ontarienne dans la palette Blues/Sabres. Les Voyageurs ont quand même l'avantage d'avoir un beau logo en V et des lignes très bien définies, à mi-chemin entre les Sabres et les Blues, j'adore.

Pete Peeters: 5/10


#8 - Western Mustangs (London, ON)
6.8/10

RaySheppard: 9/10
Normalement je n'aime pas les équipes qui copient le style Rangers de New York avec le lettrage diagonal mais on a droit à une exception ici alors que le mot Western (avec sa police Western) correspond parfaitement à ce genre de design. Le blanc est aussi intéressant, surtout les bandes aux épaules avec la teinte de gris/mauve plus pâle sur le contour.

keithacton: 7/10
Dommage que le bleu ne soit pas sur le même modèle que le blanc.

Kirk McLean: 5/10
Le chandail blanc est très bien, mais le chandail mauve fait dégringoler la note. Pis pas de logo en plus !

Martin ITFOR: 8/10
J'ai toujours aimé les chandails et le logo des Mustangs. Ceux-ci ont des choses intéressantes. Le mauve avec le WESTERN en diagonale respecte ma règle «Rangers» pour les lettres diagonales avec 7 lettres, pas plus pas moins... Le blanc a fait perdre des points, je ne comprends pas pourquoi on a mis le logo dans un cercle et pourquoi on a mis des logos supplémentaires sur les épaules. Par contre, outre ces trucs de logo, le chandail est parfait.

Pete Peeters: 5/10
Correct sans plus.


#7 - Carleton Ravens (Ottawa, ON)
7/10
RaySheppard: 7/10
Merci aux Ravens d'avoir fait une photo promotionnelle de leurs nouveaux chandails, ça me sauve du temps à chercher sur Google comme un craqué mental. Et pour la première fois dans l'histoire de ces décomptes de chandail, nous avons un vote unanime! Ce chandail vise donc juste et convient à la majorité des gens.

keithacton: 7/10
L’œil fermé (ou dans l’ombre) donne un côté mystérieux que j’aime bien.

Kirk McLean: 7/10
Le chandail noir est inspiré du 3e chandail des Blackhaws tandis que le blanc emprunte à celui des Senators. Logo simple mais pas affreux.

Martin ITFOR: 7/10
Il y a toujours eu quelque chose qui m'a gossé avec le logo du corbeau qui fait un clin d'oeil de Carleton. Personnellement, j'aime mieux l'ancien logo. Ce chandail de type Blackhawks est quand même efficace.

Pete Peeters: 7/10
Les Sens ont un nouveau club école? Blague à part j’aime beaucoup le logo un corbeau avec un œil. Pour une fois un chandail Reebok qui a un peu d’allure malgré les mêmes couleurs que les Sens…


#6 - Lakehead Thunderwolves (Thunder Bay, ON)
7.2/10

RaySheppard: 8/10
Très efficace ce chandail des "Loups-tonnerre de Tête-du-Lac". J'aime même les empreintes sur les épaules, ce qui est inhabituel de ma part.

keithacton: 7/10
Le logo est bien. L’empreinte sur l’épaule aussi.

Kirk McLean: 8/10
Quand on va dans la simplicité, ça rapporte. Très beau chandail (BTW, des jambières jaunes c'est ordinaire en ta').

Martin ITFOR: 7/10
Simple et efficace comme on aime. J'aurais juste pas mis le nom de l’université dans le haut du logo. Des couleurs très efficaces qui donnent un côté plus sérieux à cette équipe que la plupart des autres équipes aux même couleurs.

Pete Peeters: 6/10
Chandail correct, sans trop de flafla. La seule chose qui m’énerve c’est qu’on dirait qu’à la dernière minute ils se sont dit: Merde y faut mettre le nom de l’université! Résultat un énorme logo et un petit nom d’université dans le haut, tant qu’à ça aussi bien de pas le mettre!


#5 - Toronto Varsity Blues (Toronto, ON)
7.4/10

keithacton: 8/10
Simple mais efficace. La feuille d’érable rouge donne du relief.

Kirk McLean: 6/10
Copié-collé des Maple Leafs. J'aime la petite touche de rouge dans le logo.

Martin ITFOR: 10/10

Un classique parmi les classiques, que dire de plus... C'est d'ailleurs les Maple Leafs qui ont volé le chandail des Varsity Blues et non le contraire, donc...

RaySheppard: 9/10
Je pense comme Martin. J'ai enlevé un point pour le chandail foncé où la feuille d'érable ne ressort par autant que sur le chandail blanc.

Pete Peeters: 4/10

Pourquoi une grosse feuille d’érable rouge sur un T? C’est laid!


#4 - Waterloo Warriors (Waterloo, ON)
7.6/10

RaySheppard: 7/10
J'aime le chandail noir mais le blanc est un peu terne. Le logo ne m'attire pas tellement non plus. Un bon chandail dans l'ensemble.

keithacton: 9/10
Le logo, les couleurs, tout y est. La seule chose qui manque, c’est de la couleur sur les épaules du blanc.

Kirk McLean: 7/10
Les chandails sont très beaux, mais il manque un petit quelque chose pour aller chercher une note plus haute.

Martin ITFOR: 7/10
Ce que j’aime de ce chandail, c'est la simplicité, pas trop de lignes et de machins, et les couleurs sombres. Le logo est par contre un peu chargé et leur a fait perdre des points.

Pete Peeters: 8/10

J’aime beaucoup le logo!

#3 - Patriotes de l'UQTR (Trois-Rivières, QC) - 7.8/10

RaySheppard: 9/10
Une des rares équipes à rocker l'orange et le vert, deux couleurs sous-utilisées. Ce nouveau chandail est digne de cette équipe qui est une des meilleures au Canada depuis quelques années. Cependant l'UQTR et les Patriotes ont vraiment besoin d'un nouveau logo. Celui-ci pue les années 70 à plein nez et nuit à la beauté de ce chandail. J'aime le rétro mais il y a une différence entre quelque chose de vintage/rétro et quelque chose de passé date.

keithacton: 6/10
Le mélange de couleurs est inhabituel mais réussi. Le vert manque par contre un peu de contraste.

Kirk McLean: 8/10
Le mix de couleurs est très beaux, ce qui fait bien passer le chandail blanc.

Martin ITFOR: 9/10
J'ai toujours aimé les couleurs et le logo des Patriotes. Il s'agit d'un chandail emblématique. Celui présenté sur les photo est une des plus belles versions que j'ai vu, il faut le souligner, les Patriotes ont parfois des chandails moins réussis, ceux-ci sont splendides quoiqu'au goût du jour...

Pete Peeters: 7/10
J’aime surtout les couleurs vert et orange qui sont bien agencées sur le chandail.


#2 - Royal Military College (RMC) Palladins (Kingston, ON)
8.2/10

RaySheppard: 7/10
Je n'accroche pas autant que mes collègues sur le chandail de RMC. Le chandail rouge est intéressant oui, mais ils tentent trop d'imiter le chandail vintage des Red Wings d'il y a quelques saisons. Le blanc est ordinaire et trop différent de l'autre.

keithacton: 9/10
Très beau logo et un design légèrement rétro pour nos militaires.

Kirk McLean: 8/10
J'ADOOORE le chandail rouge. Si le même concept avait pu être appliqué sur le chandail blanc...

Martin ITFOR: 9/10
Une autre équipe fondée au 19e siècle. Le chandail rouge est pratiquement parfait. Le blanc est superbe, il ne manque qu'un petit je ne sais quoi pour être tout autant parfait. À défaut de gagner des matchs, cette équipe toujours bonne dernière perd avec style, ma foi! Quel beau chandail rouge, un des plus beaux que j'ai noté cette année...

Pete Peeters: 8/10
Logo original, les couleurs font pas mal Canada. La seule chose qui me dérange c’est les bandes blanches sur le haut du chandail.

#1 - Redmen de McGill (Montréal, QC)
8.4/10

RaySheppard: 9/10
Je suis biaisé ici car c'est l'équipe dont j'ai assisté aux plus de matchs dans ma vie mais leur chandail est classique et le logo s'y agence parfaitement.

keithacton: 8/10
Le logo est bien et ce sur un style Red Wings.

Kirk McLean: 7/10
J'aurais mis un casque rouge avec le chandail rouge. Lorsqu'on a pas de logo d’équipe, on mets celui de l'université et ça fait la job ici.

Martin ITFOR: 10/10
Un classique parmi les classiques, la plus vieille équipe de hockey au monde, un chandail classique, que voulez-vous, on ne peut même pas dire qu'ils ont copié les Red Wings, ce sont les Redmen. D'ailleurs les bras et l'écriture derrière sont différents. Un chandail parfait, classique...

Pete Peeters: 8/10
Voir Pronghorns de Lethbridge.