Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

lundi 17 juillet 2017

Pierre Foglia, jeune débutant



Pierre Foglia a été un chroniqueur marquant.  Intellectuel de gauche à la plume acérée, il pouvait autant couvrir des sujets de haut niveau, qu’il pouvait écrire des chroniques au sujet de ses chats.
 
Ses positions de gauche le mettait souvent près du peuple mais pourtant, il pouvait se montrer méprisant envers ses lecteurs, surtout lorsqu’il était question de littérature ou de cyclisme.
 
Si on se souvient surtout de ses chroniques publiées dans La Presse jusqu’en 2015, certains se souviendront peut-être qu’il y avait été auparavant journaliste sportif.  Et en reculant un peu plus, il avait également travaillé au Montréal-Matin, et avant, à La Patrie.
 
Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’à La Patrie, Foglia avait un style assez différent de l’intellectuel chroniqueur de La Presse. 
 
Voici deux exemples d’articles qu’il a écrits dans l'édition du 16 juin 1968.  Surprise, ils affichent un style très « people », en plus de faire appel aux sentiments.
 
Dans le premier, on y discute du deuxième mariage de Camille Henry, suite à son divorce d’avec sa première épouse, la comédienne Dominique Michel.





 
Le deuxième aborde les états d’âme de la mère de Carol Vadnais, qui venait de passer aux Golden Seals de la Californie.



 
Disons que nous sommes loin des billets au sujet de la vie et de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline…
 
Sources : Google News Archives

lundi 10 juillet 2017

Louis Levasseur


Louis Levasseur avait tenté sa chance dans le monde du hockey et a même joué quelques matchs avec les Dixie Flyers de Nashville de l’EHL en 1968-69.  Par contre, le rêve ne s’est pas poursuivi et il a dû abandonner.  Il est alors retourné dans son coin de pays, à Rouyn, pour travailler dans les mines.
 
En 1972, une nouvelle ligue, l’Association mondiale, était sur le point de prendre son envol.  Levasseur voulut donc reprendre son rêve et envoya une lettre à chacune des équipes de l’AMH.  L’une d’elles l’invita à son camp, mais alors qu’il transitait par l’aéroport de Toronto, Levasseur apprit que celle-ci avait été rayée de la carte.
 
Loin de chez lui, sans équipe et avec peu d’argent, un ami lui conseilla de contacter Jimmy Keon (le frère de Dave et abitibien comme lui), des Terriers d’Orillia de la Ligue senior d’Ontario.  Celui-ci lui répondit qu’ils venaient de perdre leur gardien et qu’il pouvait se présenter.
 
Les regards sur lui furent d’abord plutôt sceptiques lorsqu’il arriva avec son équipement qui datait un peu, mais une fois sur la glace, il sut les convaincre.  Levasseur devint alors une pièce importante des Terriers, qui remportèrent la Coupe Allan.
 
Après une deuxième année à Orillia, Levasseur reprit sa carrière pro, lorsqu’il signa avec les Fighting Saints du Minnesota de l’AMH en septembre 1974.  Ceux-ci l’assignèrent alors avec les Jets de Johnstown de la NAHL, qu’il aida à remporter la Coupe Lockhart.  Mais au-delà du titre de la ligue, il se tramait autre chose.  Nancy Dowd, la sœur de son coéquipier Ned Dowd, prenait des notes pour écrire le scénario d’un film, Slap Shot.
 
Levasseur correspondait parfaitement au stéréotype du gardien un peu excentrique.  Apparemment, il fait le don de faire une foule de choses que ne comprenaient pas ses coéquipiers.  Par exemple, la légende veut qu’il se soit déjà présenté à une fête d’équipe habillé en pêcheur, où il passa la soirée à essayer d’attraper un pain de savon avec une canne dans un aquarium.  Nancy Dowd créa donc le personnage de Denis Lemieux, un gardien francophone qui avait différentes théories loufoques, en s'inspirant de Levasseur.
 
C’est évidemment le comédien Yvon Barrette qui joua Denis Lemieux, mais Levasseur put quand même participer au film.  Le gardien des Ducks, Tommy Hanrahan, est joué par l’acteur Christopher Murney.  Par contre, celui-ci n'était pas un joueur de hockey.  C’est pourquoi que lors des scènes où Hanrahan porte son masque, il est joué par Levasseur.  Ceci inclut donc la fameuse scène où Reggie Dunlop (Paul Newman) passe derrière son filet et lui crie que sa femme est lesbienne.
 
 
Étonnamment, Levasseur n'a vu le film qu'une fois, à sa sortie, et il n'a jamais jugé bon de regarder la version française, dont il a bien sûr entendu parlée.

En 1975-76, Levasseur retourna à Johnstown, mais il eut tout de même l’occasion de jouer quatre matchs avec les Fighting Saints, avant que l’équipe ne fasse faillite.
 
En 1976-77, les Crusaders de Cleveland déménagèrent au Minnesota et devinrent la deuxième incarnation des Fighting Saints.  Levasseur devint alors leur gardien numéro 1 et s’illustra au point d’être invité au match des étoiles.  Malheureusement pour lui, les Fighting Saints deuxième version firent également faillite.  Il dut donc payer de sa poche pour se rendre à Hartford.  En bout de ligne, il ne fit pas ça pour rien, puisqu’il fut nommé le joueur du match pour la division est.  Il termina ensuite sa saison avec les Oilers.
 
 
Il se retrouva l’année suivante avec les Whalers de la Nouvelle-Angleterre, tout comme un autre abitibien, Dave Keon, avec qui il avait joué au Minnesota.  Levasseur y fut le substitut d’Al Smith.  Les Whalers se rendirent en finale, mais ils s’inclinèrent devant les Jets de Winnipeg.
 
Pour ce qui s’avéra la dernière année de l’AMH, 1978-79, les Whalers lui préférèrent John Garrett et Levasseur fut échangé aux Nordiques.  Il ne joua par contre que trois matchs dans leur uniforme et passa le reste de la saison dans la Ligue américaine.
 
 
Avec la disparition du circuit maudit, Levasseur signa comme agent libre avec les North Stars du Minnesota.  S’il passa la majeure partie de l’année dans la Ligue centrale, avec les Stars d’Oklahoma City, il eut tout de même la chance de jouer son premier (et également son dernier) match dans la LNH.  Toutefois, on peut supposer qu’il aurait souhaité que son seul match à vie dans la grande ligue se passe autrement.  D’abord, les North Stars, pourtant pas une mauvaise équipe, furent défaits 7-5 par les faibles Red Wings.  Et comme si ce n’était pas assez, ce match (et tous les autres joués dans la LNH le 24 février 1980) passèrent plutôt inaperçus, puisque à ce moment, tous les yeux étaient tournés vers Lake Placid.  Cette même journée, l’équipe américaine eut le dessus sur la Finlande par la marque de 4-2.  Par le fait même, elle s’assura la médaille d’or olympique et compléta ainsi le ″Miracle on Ice″.
 
Après une autre année à Oklahoma City, sous les ordres de Ted Hampson, Levasseur accrocha ses jambières.
 
Sources:
Jackson, Jonathon, The Making of Slapshot: Behind the Scenes of the Greatest Hockey Movie, John Wiley & Sons Canada Ltd, 2010, p.31-32, 43, 75,
Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.106,
″Levasseur, who will attend Terriers reunion this month, says Orillia treated him ′like a king′ during his time here″ de Dave Lawson, 1er septembre 2015, Orillia Packet & Times (orilliapacket.com),
“40e de Slap Shot: témoignage du vrai Denis Lemieux, le rouynorandien Louis Levasseur″ de Félix B. Desfossés, 27 févier 2017 (radio-canada.ca),
legendsofhockey.net, wikipedia.org.

mercredi 5 juillet 2017

Une petite photo pour le plaisir #68 - Exporail



On retrouve dans la très belle collection d'Exporail, le musée ferroviaire de Saint-Constant, le Neville, un wagon du modèle qu'utilisaient les joueurs des Canadiens lors de la périodes des six équipes, alors que les déplacements se faisaient en train. 



Une prolongation pouvait entraîner un retard du départ du train!
 
 
 
 
On peut d'ailleurs voir ce wagon dans le film "Maurice Richard" de Charles Binamé.
 
 
 

lundi 3 juillet 2017

Paul Baxter



Paul Baxter a bénéficié du fait que l’AMH permettait à ses équipes de repêcher des joueurs de 18 ans, alors que la LNH exigeait d’attendre à 19 ans.  Il fut donc un choix de première ronde, 11e au total, des Crusaders de Cleveland en 1974.  Sa saison fut toutefois courte.  Il a joué 5 matchs avec Cleveland, puis à son 2e match avec les Cape Codders de Cape Cod de la Ligue nord-américaine, il subit une blessure au genou qui mit fin à sa saison.  Par contre, lors de son court séjour à Cleveland, le pourtant religieux Baxter donna le ton de sa carrière à venir, en accumulant tout de même 37 minutes de pénalité.  Son style cadrait donc parfaitement avec les agressives années 1970. 
 
L’année suivante, Baxter fut repêché par les Penguins en 4e ronde, mais il demeura avec Cleveland, où il afficha un total de 201 minutes de pénalité.
 
À la fin de la saison 1975-76, les Crusaders rendirent l’âme et Baxter signa donc comme agent libre avec les Nordiques.  Ceux-ci venaient d’être éliminés des séries suite à une attaque sauvage de Rick Jodzio des Cowboys de Calgary qui les avaient privés de leur meilleur joueur, Marc Tardif.  Baxter était donc là pour ajouter de la robustesse.
 
La stratégie a alors bien fonctionné.  Baxter accumula 244 minutes de pénalité et les Nordiques remportèrent la Coupe Avco.
 
En 1977-78 et en 1978-79, Baxter demeura avec les Nordiques et il totalisa 240 minutes de pénalité à chaque occasion.  Au total, à la fin des activités de l’AMH, Baxter était donc le meneur de toute l’existence de la ligue, avec 962 minutes et ce, malgré que pendant les 7 années qu’elle a duré, il n’a pas joué pendant les deux premières et à peine quelques matchs pendant la troisième.
 
Lors de la fusion LNH-AMH, les équipes restantes du circuit maudit eurent des conditions d’admission plutôt difficile et ne purent protéger que trois de leurs joueurs.  Alors qu’on aurait pu croire qu’ils protégeraient des joueurs comme Marc Tardif, Réal Cloutier ou Serge Bernier, ils utilisèrent d’autres façons de les conserver.  Ils choisirent plutôt Richard Brodeur (qui finit par retourner aux Islanders de toute façon), Gary Larivière et Baxter.  De cette façon, ce dernier ne retourna pas aux Penguins, qui détenaient ses droits dans la LNH.
 
Ce ne fut que partie remise puisqu’à la fin de la saison, Baxter devint joueur autonome et signa avec Pittsburgh.
 
À sa deuxième saison avec les Penguins, en 1981-82, la réputation de Baxter, qui n'était pourtant pas si grand, n’était plus à faire.  En novembre et en décembre, il fut la cible de quatre incidents qui entraînèrent la suspension d’adversaires.  Chris Nilan écopa d’abord de trois matchs pour lui avoir lancé une rondelle qui le coupa et demanda neuf points de suture.  Paul Holmgren reçut quant à lui cinq matchs pour un coup de poing destiné à Baxter qui aboutit finalement sur l’arbitre.  Barry Beck (six matchs) et Nick Fotiu (un) des Rangers furent de leur côté suspendus pour avoir quitté leur banc lors d’une mêlée pour lui mettre la main au collet.  Finalement, Blaine Stoughton reçut une suspension de huit matchs pour avoir donné un double-échec à la tête de Baxter.  
 
Baxter continua malgré tout sa saison et atteignit un sommet : 409 minutes de pénalité.  Il s’agissait non seulement du plus haut total de la ligue, mais également du deuxième plus haut total de l’histoire, derrière le 472 minutes de Dave Schultz en 1974-75.  Il s’agit encore aujourd’hui du deuxième plus haut total de l’histoire en une saison.
 
L’année suivante, Baxter établit une autre marque personnelle, mais dans un autre registre.  Il marqua 11 buts, un niveau qu’il n’avait jamais atteint, même dans le junior.
 
Il devint ensuite à nouveau joueur autonome et signa avec les Flames, avec qui il joua ses quatre dernières années.  Au total, le défenseur joua 472 matchs dans la LNH et accumula 1564 minutes de pénalité.  En ajoutant son total dans l’AMH, on en obtient 2526.
 
Les Flames le nommèrent ensuite entraîneur-chef de leur club école, les Golden Eagles de Salt Lake.  Dès sa première année, il les mena à la Coupe Turner.  L’année suivante, ils se rendirent à la finale.
 
Baxter est ensuite retourné dans la Ligue nationale comme entraîneur-adjoint avec Calgary, Chicago, San Jose et la Floride.  Il a aussi été entraîneur-chef du HIFK en Finlande, et entraîneur, directeur-gérant et propriétaire des Wildcats de Wichita Falls de la NAHL.
 
Sources : hockeydb.com, legendsofhockey.net, quanthockey.com, wikipedia.org.

jeudi 29 juin 2017

Histoire de cartes - Fils de... (2e partie)



Le repêchage s’est tenu la fin de semaine dernière.  Comme ça avait le cas l'an dernier (bien que dans une moindre mesure), des fils d’anciens joueurs ont été choisis.  Et parmi eux, on retrouve plusieurs anciens Nordiques.

Nolan Patrick (1ère ronde, 2e au total, Flyers)

Il est le fils de Steve Patrick, qui a joué avec les Sabres et les Rangers.  En février 1986, il a été échangé aux Nordiques contre Wilfrid Paiement.  Il a ainsi joué ses 27 derniers matchs dans l’uniforme fleurdelysé.  Son oncle James est toutefois plus connu, avec ses plus de 1200 matchs avec les Rangers, les Whalers, les Flames et les Sabres.

Son grand-père, Stephen, a de son côté remporté 4 Coupes Grey en 13 saisons avec les Blue Bombers de Winnipeg, avant de devenir député à la législature du Manitoba.


Lias Andersson (1ère ronde, 7e au total, Rangers)

Son père, Niclas, a joué 3 matchs avec les Nordiques en 1992-93.  Il a aussi joué avec les Islanders, les Sharks, les Predators et les Flames.  Son oncle, Mikael, a quant à lui joué pour les Sabres, les Whalers, le Lightning, les Flyers et les Islanders.


Cal Foote (1ère ronde, 14e au total, Lightning)

Un autre fils d’un ancien Nordique.  Adam a bien sûr aussi joué avec l’Avalanche, en plus de passer presque trois saisons avec les Blue Jackets.


Joshua Norris (1ère ronde, 19e au total, Sharks)

Son père, Dwayne, a joué 17 matchs avec les Nordiques en 1993-94 et en 1994-95.  Il a aussi joué trois matchs avec les Mighty Ducks.


Jake Leschyshyn (2e ronde, 62e au total, Golden Knights)

Il est bien sûr le fils de Curtis, repêché 3e au total en 1988 par les Nordiques.  Il a joué plus de 1000 matchs avec Québec, Colorado, Washington, Hartford, Caroline, Minnesota et Ottawa.


Drake Rymsha (5e ronde, 138e au total, Kings)
Un autre fils d’un ancien Nordique.  Andy a joué six matchs dans leur uniforme en 1991-92.


Skyler Brind’amour (6e ronde, 177e au total, Oilers)

Son père Rod n’a pas besoin de présentation, lui qui a accumulé plus de 1100 points avec les Blues, les Flyers et les Hurricanes.  Skyler est d’ailleurs né en Caroline du Nord.


Cayden Primeau (7e ronde, 199e au total, Canadiens)
Pour leur choix de 7e ronde, les Canadiens ont jeté leur dévolu sur le fils de Keith, un gardien.


Patrik Virta (7e ronde, 207e au total, Rangers)

Son père, Tony, a joué 8 petits matchs avec le Wild en 2001-02.

Morgan Frost (1ère ronde, 27e au total, Flyers)

En terminant, le père de Morgan Frost, Andy, n’était pas un ancien joueur, mais plutôt un ex-animateur de radio mais surtout, l’ancien annonceur des Leafs.

jeudi 22 juin 2017

Trêve de hockey #90 - Hal Patterson



Repêché par les Eagles de Philadelphie en 1954, Hal Patterson préféra l’offre des Alouettes.  Il faut dire que pendant cette période, la compétition était forte entre les deux côtés de la frontière pour attirer les meilleurs joueurs.  Se battant pratiquement à armes égales, il arrivait que la meilleure offre vienne du nord.  De plus, en tant que receveur de passe, Patterson jugeait que le jeu plus ouvert et le grand terrain du côté canadien lui conviendraient mieux.
 
Le moment ne pouvait pas être plus à point.  Déjà appuyé par Red O’Quinn, Sam Etcheverry se servit amplement de son bras canon pour alimenter le rapide Patterson.  Les Alouettes dominèrent alors le Big Four (ce qui est aujourd’hui la division est de la LCF) au cours des trois premières saisons de Patterson (1954, 1955 et 1956) et se rendirent à la finale de la Coupe Grey.  Par contre, en ces trois occasions, ils rencontrèrent les Eskimos sur le chemin.  Les Zoiseaux perdirent le premier match sur un jeu controversé, lorsque Chuck Hunsinger échappa le ballon à la porte des buts, que Parker s’empressa de retourner sur 90 verges pour un touché.  Ce majeur permit aux Eskimos de vaincre les Alouettes 26-25.  Une hypothèse fut néanmoins soulevé à l'effet qu'Hunsinger n'avait peut-être pas vraiment échappé le ballon, mais qu'il aurait en fait tenté une passe qui, puisqu’incomplète, aurait arrêté le jeu.

Les deux Coupes Grey suivantes furent également remportées par les Eskimos, mais de façon moins serrée.
 
Sur le plan individuel, Patterson attira amplement l’attention.  En 1956, il fut le premier pointeur du Big Four (exploit qu’il répétera en 1957) et il se mérita le Trophée Schenley du meilleur joueur au Canada.  Au cours de cette saison, il réalisa des performances tout à fait mémorables.  Le 22 septembre, il réalisa un touché de 109 verges, une marque depuis égalée, mais qui pourrait difficilement être battue. 

La semaine suivante, le 29, il accumula des gains par la passe pour pas moins de 338 verges, une marque qui tient toujours et qui surpasse son équivalent dans la NFL.  Il battit aussi le record de la ligue pour les verges par la passe en une saison (1914), une marque qui tiendra jusqu’en 1983, même si Patterson accomplit son exploit dans une saison qui comptait seulement 14 matchs.  Son grand total de 2858 verges constitua un autre record, qui tiendra celui-là jusqu’en 1984.  Comme il jouait également en défense, il réalisa 5 interceptions.
 
Patterson n’était pas seulement apprécié pour ses exploits.  Sa grâce et sa classe lui valurent comme surnom « le Prince ».  Alors qu’il était célibataire, il avait jugé qu’il n’avait pas besoin d’une augmentation de salaire et demanda qu’on l’offre plutôt aux joueurs canadiens, qu’il jugeait sous-payés.
 
Le 9 novembre 1960, le monde du football montréalais fut fortement secoué par une nouvelle.  Une nouvelle administration prenait place chez les Alouettes et décida de donner un grand coup de barre.  On annonça que le formidable duo Etcheverry – Patterson prenait le chemin de Hamilton.  Suite à un cafouillage administratif, Etcheverry invoqua sa clause de non-échange pour faire annuler son contrat et finalement signer avec les Cardinals de St.Louis de la NFL.  Patterson, quant à lui, prit le chemin de la ville de l’acier, contre Don Paquette.
 
Les Alouettes prirent des années à se remettre de ce fiasco, qui fut total.  Paquette eut très peu d’impact lors de ses deux passages à Montréal (de 1961 à 1963 et en 1965) et comme si ce n’était pas assez, il fut plus tard condamné pour homicide involontaire, lorsqu’un homme avec qui il s’était battu mourut. 
 
De son côté, Patterson se joignit à une équipe déjà forte à Hamilton.  Malgré que ses dernières années à Montréal furent marquées par des blessures, il y montra alors qu’il était toujours au sommet de sa forme, en faisant partie de l’équipe d’étoiles de la ligue en 1962, 1963 et 1964.  Mais surtout, il put enfin mettre la main sur la Coupe Grey.  En sept saisons à Hamilton, les Ticats atteignirent la finale à six reprises, remportant les grands honneurs en 1963, 1965 et 1967.
 
Il prit sa retraite suite à la victoire à la Coupe Grey en 1967.  Il a par la suite été élu membre du Temple de le Renommée du Football Canadien en 1971.  Les Alouettes ont retiré son numéro 75 en 2008.  Le Prince est décédé en 2011, à l’âge de 79 ans.
 
Sources :

Lemay, Daniel, Montréal Football : un siècle et des poussières, Éditions La Presse, 2006, p.86-87,
 
« Hal Patterson 1932-2011 : le Prince Hal est mort » de Daniel Lemay, 22 novembre 2011, La Presse (cyberpresse.ca), « Murder warrant out for ex-Al Paquette » Canadian Press, 4 septembre 1972, Montreal Gazette, p.22, cflapedia.com, wikipedia.org.

Initialement publié sur http://bottedenvoi.blogspot.ca/ 
 

mardi 20 juin 2017

Les plaques personnalisées



C’est finalement après pratiquement tout le monde (il reste Terre-Neuve) que le gouvernement du Québec va finalement vendre des plaques d’immatriculation personnalisées (″vanity plates″).  Pour un gouvernement, il s’agit d’une bonne façon de percevoir des revenus supplémentaires, puisque c’est tout à fait volontaire.  Si on ne veut pas payer plus, on peut toujours conserver sa plaque régulière.  Rien ne nous y oblige.
 
Le projet a été retardé à quelques reprises, car des investissements ont été requis au vétuste système informatique de la SAAQ pour y parvenir.  Toutefois, aux dernières nouvelles, le projet serait mis en place quelque part en 2017-18.  Les frais additionnels seraient de 250$.  Le gouvernement espérerait ainsi percevoir 5 millions $ supplémentaires annuellement.
 
Lorsqu’elles seront finalement disponibles, qui seront donc les premiers à commander une plaque ROCKET9, GOHABSGO, ROY33 ou HUNTER32?  (Ou dans d’autres registres, JMLESKI, ELVIS, SPOCK, EINSTEIN ou MOZART?)
 
 
Chez nos voisins, en Ontario, on peut se procurer une plaque avec de 2 à 8 caractères pour 310$.  Si on veut inclure un élément graphique, avec de 2 à 6 caractères, on doit débourser 336,40$.  Parmi les éléments graphiques disponibles, on retrouve entre autres une variété d’œuvres de charité, mais aussi les logos des différentes équipes professionnelles.


 
Prenons un autre exemple, le Massachussetts.  On peut y commander une plaque personnalisée au profit d’une œuvre de charité pour 50$, auquel on ajoute les frais de renouvellement de 80$.  Les fonds vont ensuite à l’œuvre.
 
On peut aussi y choisir le logo de son équipe favorite mais alors, les frais vont à l’œuvre qui s’y rattache.  Dans le cas des Bruins, il s’agit du hockey mineur.  Pour les Red Sox, les Patriots ou les Celtics, il s’agit de leur fondation.
 

 

 
Serez-vous tenter?
 
Sources : ″Quebec to begin to sell personalized licence plate″ de Steve Faguy, 17 mars 2016, Montreal Gazette (montrealgazette.com), dmv.org, ontario.ca.

dimanche 18 juin 2017

L'équipe d'étoiles des repêchages d'expansion (résultats)




Le repêchage d'expansion des nouveaux Golden Knights de Vegas a lieu cette semaine et pour l'occasion nous avons pensé de déterminer qui furent les meilleurs joueurs issus des nombreux repêchages d'expansion depuis la grande expansion de 1967. Dans l'article original, nous vous avons présenté les nombreux candidats et vous nous avez ensuite aidé en participant au sondage de chaque position.

Voici donc sans plus tarder les résultats du sondage:


CENTRE




Pas une grande surprise ici alors que Brian Bradley du Lightning (30 votes) avait peu de concurrents de haut calibre et il détient également les records offensifs pour un joueur d'une équipe d'expansion à sa première année avec 42 buts et 86 points lors de la saison 1992-93.

Le candidat le plus proche de Bradley fut l'ancien du CH Brian Skrudland (16 votes) avec les Panthers de 1993-94 soit les petits cousins de l'expansion floridienne du Lightning.

Kelly Kisio (8), Ron Schock (5) et Orland Kurtenbach (4) ont récolté cependant quelques votes.



AILIER GAUCHE




Comme la position de centre, celle d'ailier gauche ne révèle pas une grande surprise avec une grande majorité de votes pour le regretté Jean-Paul Parisé (32 votes) mais Andrew Brunette a tout de même eu une bonne part de votes avec 21.

Gerry Meehan (2) et Wayne Maki (1) ont eu quelques votes de sympathie tandis que personne n'aime Mike Corrigan... Il fallait bien que je me rende à 5 candidats. La position d'ailier gauche était une des plus faibles mais on obtient tout de même un joueur d'exception avec Parisé.



AILIER DROIT




Ici encore pas une chaude lutte pour le poste d'ailier droit qui revient à l'inventeur du "Rat Trick", Scott Mellanby des Panthers (29 votes). Je suis content ici qu'on ait droit à un représentant des Panthers qui formaient à l'époque une des meilleures équipes d'expansion de l'histoire (mais ça ne s'est jamais vraiment développé davantage depuis).

Mellanby devance le seul représentant des Scouts de Kansas City dans ce sondage, Simon Nolet (8 votes) ainsi que la légende des North Stars Bill Goldsworthy (8 votes). D'anciens joueurs cultes des Islanders et des Flyers, Ed Westfall et Gary Dornhoefer ont quant à eux récolté 4 votes chacun.


DÉFENSEURS



J'ai peut-être ratissé un peu trop large avec le nombre de candidats pour les deux postes de défenseurs. Mais au final, on obtient deux gagnants presque ex-æquo en Filip Kuba du Wild (21 votes) et Jim Roberts des Blues (20 votes). La course fut toutefois serrée tout au long du sondage avec Ed Van Impe (16) et Yvon Labre (12) pas trop loin derrière.

Merci à celui qui a donné un vote à Randy Manery, le seul représentant des Flames d'Atlanta de 1972.


GARDIEN DE BUT



Voici finalement la position la plus paquetée en talent et la plus déchirante à placer son vote. Après une course assez serrée, c'est finalement Bernard Parent des Flyers (26) qui l'a emporté devant Billy Smith des Islanders (20) quoiqu'on aurait pu tirer ces deux-là à pile ou face...

Mais j'ai l'impression que les deux Vézina et Conn Smythe d'affilée de Parent ont eu le dessus sur le seul Conn Smythe et le seul Vézina de Smith qui lui pour sa part a gagné quatre coupes, deux de plus que Parent.

Les trois autres candidats, quoique très qualifiés pour le poste, ont dû se contenter que de quelques votes...


C'est donc ce qui complète cette équipe d'étoiles mais, histoire de ne pas rien laisser pour compte, voici la 2e équipe d'étoiles de l'expansion:

CENTRE: Brian Skrudland
AILIER GAUCHE: Andrew Brunette
AILIER DROIT: Bill Goldsworthy et Simon Nolet (égalité mais je pense que Goldsworthy le mérite plus)
DÉFENSEURS : Ed Van Impe et Yvon Labre
GARDIEN: Billy Smith


Merci d'avoir participé! Bonne chance aux Golden Knights dans leur repêchage respectif. Est-ce qu'ils sauront repêché une perle rare qui réussira à s'inclure dans cette équipe d'étoiles?

On s'en reparle dans 20 ans genre.



mercredi 14 juin 2017

Gagner la Coupe deux ans (ou plus) de suite




Les Penguins viennent de défendre leur titre de champion avec succès.  Dans leur cas, il s’agissait de la deuxième fois qu’ils y parvenaient, puisqu’ils ont remporté la Coupe en 1991 et en 1992 également.
 
Pourtant peu d’équipes y sont parvenues, et ce n’est pas seulement dû à l’ère moderne, avec les agents libres et le cap salarial.
 
En se limitant aux années de la LNH (à partir de 1917-18, puisque jusqu’en 1914, la Coupe pouvait faire l’objet de défis et être remise plus d’une fois par année), on obtient les résultats suivants :
 
Évidemment, les Canadiens l’ont réalisé à plusieurs reprises, incluant les fameuses cinq consécutives dans les années 1950 (en plus de passer près de le refaire à la fin des années 1960).
 
1930-1931
1956-1957-1958-1959-1960
1965-1966
1968-1969
1976-1977-1978-1979
 
 
Ils ne sont toutefois pas les premiers à avoir réalisé cet exploit.  Ce sont les Senators d’Ottawa (première version) qui y sont arrivés d’abord.
 
1920-1921
 
Les Red Wings l’ont fait trois fois, lors de trois époques complètement différentes.
 
1936-1937
1954-1955
1997-1998
 
Les Maple Leafs sont les seuls, outre les Canadiens, à avoir dépassé le seuil de deux Coupes de suite plus d’une fois.
 
1947-1948-1949
1962-1963-1964
 
Les Flyers ont été la première équipe d’expansion à remporter la Coupe, et la première à défendre son titre avec succès.  Depuis…
 
1974-1975
 
Autre que les Canadiens, les Islanders sont la seule équipe à en avoir remporté quatre de suite.  De plus, ils sont venus près d’égaler leur record de cinq, puisqu’en 1984, ils ont tout de même atteint la finale.
 
1980-1981-1982-1983
 
 
N’eut été du but de Steve Smith dans son propre filet en 1986, les Oilers auraient pu en aligner cinq aussi.
 
1984-1985
1987-1988

 
 
Parmi les absents de cette liste, on note entre autres les Blackhawks et les Bruins.