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lundi 23 janvier 2017

Dave Trottier



Dave Trottier est né à Pembroke, en Ontario, mais c’est dans la Ville Reine qu’il alla parfaire sa formation, d’abord avec les Majors du Collège St.Michael’s, puis avec l’Université de Toronto.  L’équipe senior des Varsity Blues eut d’ailleurs beaucoup de succès en 1926-27 et se mérita la Coupe Allan.
 
Pendant cette période, lors des années précédant une Olympiade, un titre de la Coupe Allan assurait à l’équipe de représenter le Canada aux Jeux.  Trottier et ses coéquipiers se retrouvèrent donc à St-Moritz, en Suisse.
 
L’équipe canadienne, dirigée par Conn Smythe, était tellement favorite qu’elle fut exemptée du premier tour.  Au deuxième, elle a écrasé chacun de ses trois adversaires, les déclassant au total par 38-0, et ainsi se mériter la médaille d’or.  Quant à Trottier, il fut le meilleur pointeur du tournoi, avec 12 buts et 3 passes en 3 matchs.
 
Suite à cette performance, les Maple Leafs, qui l’avaient sur leur liste de négociation, voulurent s’assurer de ses services.  Par contre, Trottier insista pour se joindre aux Maroons, eux qui avaient déjà mis sous contrat d’autres olympiens au cours des années précédentes, Dunc Munro et Hooley Smith.  Ceux-ci échangèrent donc deux joueurs, en plus d’une somme de 12 000$, pour les droits sur Trottier.  Comme ils lui consentirent également un contrat de 3 ans à 10 000$ par an et un boni à la signature de 5 000$, on le surnomma le ″$50,000 Kid″.  (Le compte n’y est pas tout à fait, mais c’est un détail…)
 
Le sort faillit venger les Leafs lorsqu’à son premier match dans la Ligue nationale, justement contre Toronto, Trottier reçut un dangereux coup de patin près de la jugulaire de Happy Day, qui aurait pu mettre fin à sa carrière.  Trottier a tout de même eu besoin de 19 points de suture.
 
Ce n’est que l’année suivante, en 1929-30, qu’il put pleinement contribuer aux succès des Maroons.  Son coup de patin gracieux et fluide l’aida à marquer 19 buts en 41 matchs.  Toutefois, c’est en 1931-32 qu’il connut ses meilleurs moments, avec 26 buts et 44 points, des sommets chez les Maroons.
 
Il fut par la suite ralenti par les blessures et la maladie dans sa famille.  Mais il contribua tout de même à la dernière Coupe Stanley de l’histoire des Maroons en 1935, où ils ne perdirent aucun match en séries.  Trottier était malade, mais il insista pour jouer et compta deux buts, dont un en prolongation qui fit gagner le premier match de la finale aux Maroons.  D’ailleurs, lorsqu’on fait référence au Triple Gold Club (ceux qui ont gagné l’or olympique, le championnat du monde et la Coupe Stanley), on pense à l’ère moderne.  Toutefois, comme en ces années, comme le tournoi olympique était considéré comme le championnat du monde, techniquement, Trottier (et Munro et Smith et deux autres) en feraient partie.  Néanmoins, la FIHG ne les reconnaît pas comme tel.
 
Suite à la saison 1937-38, les Maroons cessèrent leurs activités.  Trottier, qui travaillait pour une pétrolière à Montréal, ne voulut pas quitter la ville.  Toutefois, en décembre, Détroit lui offrit un contrat et pour le convaincre, le propriétaire des Wings, l’omniprésent James Norris, conclut une entente particulière.  Il accepta de s’approvisionner en carburant pour sa flotte d’une trentaine de bateaux, servant au transport du grain, chez l’employeur de Trottier.  Ce dernier en tira d’importantes commissions.
 
Trottier eut plus ou moins de succès dans la ville de l’automobile, où il se contenta d’un but et d’une passe en 11 matchs.  Par la suite, il conclut sa carrière en jouant une dizaine de matchs avec les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine.
 
Il était à Halifax en novembre 1956, lorsqu’il fit une hémorragie cérébrale, qui lui fut fatale.  Il avait 50 ans.
 
Sources: “$50,000 Kid Makes Another Smart Deal For Himself” de Marc T. McNeil et “Leaves Here Today to Join Red Wings”, 14 décembre 1938, Montreal Gazette, p.16, “Playing the Field” de Dink Carroll, 15 novembre 1956, Montreal Gazette, p.29, “La disparition de Dave Trottier évoque les souvenirs des Maroons”, PC, 15 novembre 1956, Le Devoir, p.11, wikipedia.org.

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