Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

mardi 21 février 2017

Elmer Vasko




Elmer Vasko est d’origine slovaque, mais c’est à Duparquet, en Abitibi, qu’il est né et qu’il a grandi.
 
En 1953, il se retrouva avec les Teepees de St.Catharines de la Ligue de l’Ontario.  Dès sa première saison, sous la gouverne de l’entraîneur Rudy Pilous, l’équipe remporta la Coupe Memorial en défaisant les Oil Kings d’Edmonton.
 
Vasko passa trois saisons à St.Catharines avant de graduer avec les Black Hawks de Chicago en 1956-57.  L’année suivante, il fut rejoint par Pilous, qui prit place derrière le banc des Hawks.  Cette année fut aussi un tournant à Chicago, une équipe qui était faible depuis plusieurs années, lorsque Bobby Hull et le gardien Glenn Hall se joignirent à l’équipe.  Stan Mikita fit ses débuts avec les Hawks la saison qui suivit.
 
Pour l’époque, Vasko était considéré comme un très gros défenseur.  C’est pourquoi on le surnommait ″Moose″.  Du haut de ses 6 pi 2, il pesait 210 livres à son année recrue.  Au cours de sa carrière, il fit osciller la balance jusqu’à 242 livres.  La question de son poids fut d’ailleurs un sujet sur lequel ses patrons revinrent constamment.
 
 
Au vieux Chicago Stadium, les joueurs devaient monter 26 marches pour accéder à la patinoire.  Lors d’un match, Vasko fut blessé et il dut être transporté péniblement vers le vestiaire.
 
Son passage à Chicago dura dix ans, qu’il passa toutes en formant un duo très stable avec un autre québécois, Pierre Pilote.  Ce dernier était un grand manieur de bâton qui se portait en attaque.  Il s’est d’ailleurs mérité trois fois le Trophée Norris (en 1963, 1964 et 1965).  Mais pendant que Pilote s’avançait, Vasko veillait au grain, en retrait.  Pilote aimait également se servir de son imposant partenaire comme écran avant d’y aller d’une solide mise en échec.  Le travail de Vasko fut d’ailleurs reconnu lorsqu’il fut nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles en 1963 et 1964.  Par ailleurs, la relation entre Vasko et Pilote ne se limitait pas à l’aréna, puisque leurs épouses étaient de grandes amies et se côtoyaient pendant que leurs maris étaient sur la route.
 
Par contre, même si Vasko était intimidant, il n’était pas nécessairement agressif.  Mais si on le provoquait, il pouvait répliquer sans problème, ce qui n’empêcha pas qu’il ne perdit aucune dent au cours de sa carrière.  Mais en dehors de la glace, Vasko était discret et fuyait les projecteurs.
 
C’est en 1960-61 que Vasko et ses coéquipiers se méritèrent la Coupe Stanley lorsqu’ils éliminèrent les Canadiens, à la recherche d’une sixième Coupe consécutive et qui avaient terminé premiers, avant de vaincre les Red Wings en finale.  Ce triomphe valut à Vasko et à chacun de ses coéquipiers un boni de 2 700$, qui lui permit de s’acheter une automobile.  Il s’agissait d’une première Coupe pour les Hawks depuis 1938.  Ce groupe talentueux aurait pu s’en mériter d’autres.  Il a d’ailleurs atteint la finale en 1962 et en 1965, mais sans remporter à nouveau les honneurs.  Il faudra aux partisans des Hawks attendre 49 ans, jusqu’en 2010, avant de revoir la Coupe défiler dans leur ville.
 
 
À la fin de la saison 1965-66, Vasko sentit que le cœur n’y était plus et prit sa retraite.  Par contre, après un an loin de la compétition, il fut approché par les nouveaux North Stars du Minnesota.  Il effectua donc un retour au jeu, qui lui permit de participer à un quatrième match des étoiles, en 1969.  L’année suivante, il ne joua toutefois que trois matchs avec les Stars, avant de terminer sa saison et sa carrière avec les Golden Eagles de Salt Lake City de la WHL.
 
En 786 matchs, il montre une fiche de 34-166-200.
 
Il retourna ensuite vivre dans la région de Chicago.  Un cancer du foie l’emporta en 1998, à l’âge de 62 ans.
 
Sources: “Vasko fondly remembers Uncle Moose” de Patrick Kennedy, 23 juin 2013, The Whig-Standard, (thewhig.com), hhof.com, wikipedia.org.

Aucun commentaire: