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lundi 20 mars 2017

Lynn Powis



Suite à notre palmarès des 100 noms les plus drôles, voici un billet sur Lynn Powis, le #59 de notre liste.
 
En 1967, le saskatchewannais prit un chemin encore peu courant lorsqu’il choisit de fréquenter l’Université de Denver.
 
En 1969, les Canadiens firent de lui un choix de 6e ronde.  Toutefois, comme l’équipe regorgeait à ce moment de talent, Powis ne fit que passer dans l’organisation montréalaise.  Il ne joua que 38 matchs avec les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, dans la Ligue américaine en 1971-72.  À la fin de la saison, Montréal vendit son contrat à Atlanta, qui le refila ensuite à Chicago.
 
C’est d’ailleurs en 1973-74 que Powis joua ses 57 premiers matchs dans la LNH, avec les Black Hawks.  Par contre, à la fin de l’année, il ne fut pas protégé pour le repêchage d’expansion et fut réclamé par les Scouts de Kansas City.
 
Les résultats des Scouts ne furent pas aussi affreux que ceux de leurs frères d’expansion, les Capitals, mais leur saison initiale s’avéra tout de même pénible sur la glace (15-54-11) et aux guichets (moyenne de 7356 spectateurs par match).  Powis, de son côté, joua la saison au complet et accumula 31 points.  Son passage au Missouri fut toutefois de courte durée.  Au cours de l’été, il fut échangé aux Blues avec un choix de 2e ronde qui devint Brian Sutter, le premier de la célèbre famille à accéder à la LNH.  En retour, les Scouts obtinrent le futur dg des Penguins, Craig Patrick (aussi membre d’une célèbre famille) et le jonquiérois Denis Dupéré.
 
Powis ne joua toutefois aucun match avec les Blues et en février, il prit le chemin de l’AMH (Association mondiale de hockey), lorsqu’il se retrouva avec les Cowboys de Calgary.  Après un an à Philadelphie et deux ans à Vancouver en tant que Blazers, il s’agissait de la première saison de l’équipe en Alberta.  Powis arriva au sein d’une bonne formation (41-35-4) qui atteignit la demi-finale.  Toutefois, ce fut plutôt la sauvage agression de Rick Jodzio sur Marc Tardif qui fut retenue de ce parcours en séries.
 
En 1976-77, Powis connut sa meilleure saison chez les professionnels, en terminant premier pointeur des Cowboys (30-30-60).  L’équipe eut toutefois moins de succès et elle fut dissoute à la fin de la saison.
 
Powis signa en 1977-78 avec les Racers d’Indianapolis, mais il fut libéré en décembre.  Il signa alors avec les Jets de Winnipeg, avec qui il se mérita la Coupe Avco.
 
Cette dernière s’avéra son chant du cygne en Amérique du Nord, puisqu’il mit ensuite le cap vers Duisbourg en Allemagne de l’Ouest, pour s’aligner avec le Duisburg SC.
 
À sa troisième saison avec le club, Powis fut nommé joueur-entraîneur.  À ce moment, les équipes allemandes étaient limitées à deux joueurs étrangers, mais l’entraîneur de Mannheim, Heinz Weisenbach, avait trouvé un filon.  De nombreux allemands avaient migré au Canada suite à la guerre.  Plusieurs avaient eu des enfants qui se sont avéré d’excellents joueurs de hockey.  En étudiant leur nom, il en identifia plusieurs qui se trouvaient à avoir la double citoyenneté (et qui pouvaient donc se qualifier comme joueurs nationaux).
 
Ce filon finit par se tarir et plusieurs clubs se montrèrent alors un peu plus créatifs.  De faux passeports ouest-allemands se mirent donc à circuler.  Le stratagème était assez répandu, mais certains clubs y eurent recours plus que d’autres. 
 
Ce fut finalement le consul général ouest-allemand à Edmonton qui sonna l’alarme en mai 1980 au sujet des faux passeports.  La fédération demanda alors aux équipes de montrer patte blanche pour le 1er novembre.
 
Plusieurs d’entre eux ne purent toutefois pas prouver leur citoyenneté allemande et parmi les pires fautifs, on retrouvait Duisbourg, le club de Powis.  Pas moins de sept de ses joueurs, Andy Stoesz, Gerald Hangsleben, Ralph et Ken Krentz, Brad Cox, Charlie Burggraf et Kevin Knibbs, furent épinglés.  En plus de se voir retirer 17 points au classement, Duisbourg se retrouva donc grandement affaibli.  L'équipe dut alors se résoudre à demander aux clubs adverses de lui prêter des joueurs pour en avoir suffisamment pour disputer les matchs, ou alors elle dut les louer contre une partie des recettes.
 
Les résultats furent tout simplement catastrophiques.  Les 12 buts et 12 passes de Powis ne pesèrent pas lourd et Duisburg SC termina la saison avec l’horrible fiche d’une victoire et 43 défaites.  Le club fut bien sûr relégué, mais sans Powis, qui alla jouer une dernière saison en Allemagne de l’Ouest avec le EV Füssen.
 
Powis conclut finalement sa carrière de joueur en 1982-83 en jouant une saison en Italie, avec le HC Alleghe.
 
Il est ensuite retourné à Denver, où il poursuit toujours une carrière en immobilier.
 
Sources : « L’affaire des faux passeports allemands » et « Mannheimer ERC, Chapitre V – Pêche fructueuse au Canada, Vrais et faux passeports », de Marc Branchu, HockeyArchives (passionhockey.com), facebook.com, hockeydb.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

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