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lundi 31 juillet 2017

Score: A Hockey Musical



En 2010 est sorti ″Score : A Hockey Musical.″  Il s’agit d’une comédie musicale au sujet du hockey, mettant en vedette Olivia Newton-John.  Non, vous ne rêvez pas.  À l’époque, le fait qu’un tel film existe m’avait laissé complètement perplexe.  Pourtant, celui-ci a tout de même ouvert le festival de films de Toronto, mais cela ne m’avait pas empêché d’être entièrement sceptique.  Mais peut-être que ça avait à voir avec le fait que je ne suis pas un fan de comédie musicale.

En bout de ligne, les critiques ont été plutôt sévères, mais je ne l’ai pas vu et j’ai fini par oublier son existence.

Puis il y a quelques mois, lorsque je suis allé à la vente de fermeture de HMV, j’en ai vu une copie disponible pour un maigre 1,88$.  Je n’ai donc pas pu résister et je l’ai acheté.  Le dvd est ensuite demeuré un moment sur une étagère, avant que je me décide finalement à le regarder.

En bout de ligne, ce fut tout à fait ce à quoi je m’attendais.  C’est tout un ovni…

D’abord, la prémisse de départ est absurde.  Un jeune de 17 ans a un talent exceptionnel, mais il ne joue qu’au parc avec ses amis.  Malgré sa grande passion pour le hockey, il n’a jamais joué au hockey organisé et ne connait pas Sidney Crosby.  Ceci est dû au fait que ses parents sont granoles au point d’en être caricaturaux et veulent en faire quelqu’un de spécial.  Sa mère, dont l’accent détonne, est jouée par l’ancienne gloire des années 1970 et 1980, Olivia Newton-John.

Par hasard, le propriétaire d’une équipe junior le découvre et le recrute pour son équipe.  Celui-ci est joué par Stephen McHattie, le pourtant très bon acteur qui joue Dick Irvin dans le film ″Maurice Richard″ de Charles Binamé.  Dans celui-ci, il chante, alors qu’il devrait plutôt s’abstenir.
 
Il est assez hallucinant d’ensuite voir l’entraîneur se mettre à chanter lors de son discours dans la chambre.  Les chansons contiennent d’ailleurs certaines strophes plutôt déroutantes comme ″I still have my front teeth″ ou ″Hockey without fighting is like Kraft Dinner without cheese″…  Quant aux chorégraphies, elles sont complètement surréalistes, particulièrement celles pendant les bagarres générales.

Ces mêmes bagarres générales et les autres manifestations de violence y occupent d’ailleurs beaucoup trop d’espace pour un film de 2010.  On se croirait plutôt dans un film des années 1970.  En fait, on peut pratiquement faire un parallèle avec Slap Shot.  Le personnage principal possède un talent fou et devient la coqueluche des amateurs de hockey.  Par contre, il refuse de se battre comme les autres.  Sauf qu’au lieu de se terminer sur un strip tease comme Slap Shot, le film se termine plutôt autour d’un énorme câlin...

Dans ce contexte, il est surprenant de voir certaines personnalités connues avoir accepté d’être associées à une telle bizarrerie.  George Stroumboulopolos y joue un descripteur.  On y voit également Walter Gretzky et Theo Fleury (qui chante!) faire un caméo et la chanteuse Nelly Furtado y jouer un rôle secondaire.

Peut-être est-ce moi qui n'aie pas l'esprit assez ouvert ou peut-être que ce film ne devrait pas se regarder à jeun…

dimanche 30 juillet 2017

Promo - Bee Hive



Peut-on imaginer une promotion qui dure 33 ans?  C’est pourtant ce qui est arrivé avec les photos Bee Hive.  De 1934 à 1967, lorsqu’on achetait du sirop de maïs Bee Hive, on pouvait envoyer par la poste une demande pour une photo de joueur à la compagnie St.Lawrence Starch Company de Port Credit (faisant aujourd’hui partie de Mississauga).  Celle-ci devait toutefois être accompagnée d’une preuve d’achat de leur produit.

Au début de la promotion, elle avait un rôle bien particulier.  Les gens écoutaient alors les matchs de hockey à la radio, mais ils ne voyaient pas les joueurs.  Les photos Bee Hive permettaient donc aux gens de mettre un visage sur un nom.  Son impact fut si grand qu’elle permit à Bee Hive de quadrupler ses ventes dans les années 1930 et de devenir la marque la plus populaire au Canada.

Pour les collectionneurs, la façon dont elles ont été distribuées a eu un impact particulier.  Lorsqu’on envoyait une demande, on pouvait spécifier quel joueur on voulait.  Ceci créa comme résultat que les meilleurs joueurs ne sont pas si difficiles à trouver.  Par contre, pour les photos très populaires, la compagnie devait parfois en faire réimprimer, ce qui pouvait créer des variations et compliquer la vie des collectionneurs d'aujourd’hui.

À l’opposé, les joueurs plus obscurs sont plus difficiles à trouver, puisque peu de gens les demandaient.  En fait, il n’est pas clair combien de photos existent.  Il y avait bien des listes parmi lesquelles on pouvait choisir.  Par contre, certains de ces choix n’ont jamais été retracés.  Ces photos ont-elles vraiment existé ou sont-elles tellement rares qu’il n’en existe plus de copie?  On ne sait pas vraiment.  On sait toutefois qu’il y en a plus de 1000, divisées en trois groupes : de 1934 à 1944, de 1944 à 1963 et de 1963 à 1967, auxquelles on ajouta aux photos un cadrage avec un motif de bois.

La promotion a continué pendant la guerre, mais la compagnie a cessé de mettre à jour ses photos pendant cette période.  Elle a par contre recommencé après.

En 1967, la ligue a doublé ses cadres, passant de 6 à 12 équipes.  De plus, l’association des joueurs avait demandé une augmentation substantielle des droits et les coûts généraux de la promotion avaient augmenté énormément au fil des années.  Dans ce contexte, St.Lawrence décida d’y mettre fin.

Au milieu des années 2000, Upper Deck a réutilisé le nom Bee Hive pour certaines de ses séries avec un look voulant recréer les collections originales.

Sources : « Collecting ″Bee Hives″ » de Don Pillar (antique67.com).

jeudi 27 juillet 2017

Critique culinaire - Dilallo chez Meloche



Ceux qui nous lisent depuis un moment savent à quel point nous vouons un culte aux Golden Seals de la Californie, équipe pathétique des années 1970 et aux Barons de Cleveland, l’équipe aux superbes chandails qui leur ont succédée.  Et parmi les rares joueurs qui se sont illustrés dans leurs uniformes, on retrouve bien sûr le gardien Gilles Meloche.
 
Ce même Meloche possède avec d’autres membres de sa famille un restaurant dans le quartier St-Henri de Montréal.  Faisant partie de la petite chaîne Dilallo (4 sites), on peut aussi voir sur l’affiche de l’établissement situé au coin de Notre-Dame Ouest et Charlevoix l’inscription « Chez Meloche ».
 
Malgré l’affection particulière que nous avons pour Meloche, nous n’étions pourtant jamais allés à son restaurant.  La division montréalaise de LVEUP (Martin Itfor, Keith Acton et Pete Peeters) a donc décidé de corriger la situation et de faire une Marie-Claude Lortie (critique culinaire de La Presse) d’elle-même.
 
Dilallo fait sa renommée avec ses burgers servis à l’envers, avec un pain cuit vapeur.  On peut également sentir les influences italiennes de l’origine de la bannière (qui date de 1929) en voyant au menu des options avec de gros morceaux de piment fort mariné ou de capicollo dans votre burger.  On peut aussi choisir de recevoir son pain « wet », soit arrosé du jus de cuisson ou du jus de piment fort.  Personnellement, j’ai choisi le burger avec piment fort, servi « wet ».  La texture est différente et s’harmonise bien avec la viande, fraîche et bien juteuse.
 
On retrouve également au menu des sous-marins cuits « sur la plaque », par opposition à ceux de type sandwich (genre Subway).  Martin a bien aimé le sien, qui contenait du steak et du jambon italien, en plus des oignons frits et des légumes frais.
 
Oups... J'ai remis mon burger à l'endroit...
Pete a de son côté opté pour la poutine, faite avec des frites croustillantes, un peu plus épaisses que des juliennes.  La sauce était crémeuse et pas trop épicée.
 
Nous avons accompagné notre repas d’une bière en fût, puisque quelques produits Molson sont disponibles.
 
Le décor est à l’image de l’endroit, simple et sans prétention.  On y retrouve quelques photos de Gilles Meloche, mais sans exagération.  Le tout demeure discret.  En fait, on en aurait pris un peu plus.  Par exemple, un chandail (des Barons de préférence!) aurait été bien.  D’ailleurs, l’an dernier, lorsque Gilles (maintenant dépisteur pour les Penguins) y a apporté la Coupe Stanley, il a évité de trop ébruiter la chose, pour éviter de créer la cohue.
Une photo au match des étoiles et une autre en début de carrière, avec les Black Hawks
En bref, il s’agit d’un bon petit resto de quartier, où on trouve des classiques, ainsi que des burgers avec de la personnalité.
 
Sources : « Ça sent la Coupe dans St-Henri » d’André Desroches, 31 octobre 2016, La Voix Pop Sud-Ouest (journalmetro.com), dilalloburger.ca.

Meloche est évidemment celui avec les jambières!

mercredi 26 juillet 2017

Phil Myre



Jouant pour les Bruins de Shawinigan, Philippe Myre a été un choix de 1ère ronde des Canadiens en 1966, à une époque où on n’accordait pas encore beaucoup d’importance au repêchage.  Par contre, dans la hiérarchie des gardiens à Montréal, il y avait devant lui les vétérans Charlie Hodge et Gump Worsley et le jeune Rogatien Vachon.  Il est donc retourné dans le junior, où il a aidé les Flyers de Niagara Falls à remporter la Coupe Memorial.
 
En 1969-70, Worsley en était à ses derniers matchs avec les Canadiens et Vachon était devenu le numéro un.  Myre eut ainsi l’occasion d’être rappelé et de jouer 10 matchs.
 
Suite au départ de Worsley pour le Minnesota, Myre est devenu le numéro 2 derrière Vachon. 
 
Le 15 octobre 1970, les nouveaux Sabres de Buffalo jouèrent leur tout premier match à domicile.  Les spectateurs restèrent toutefois un peu sur leur faim puisque leurs favoris furent blanchis par Myre et les Canadiens.  Sans vouloir rien enlever à l’exploit de Myre, il faut néanmoins mentionner que les Sabres se contentèrent de 14 petits tirs au but.
 
À la fin de la saison, un nouveau venu, Ken Dryden, est venu changer la donne en conduisant le tricolore à la Coupe Stanley.  Avec ses 31 matchs joués en saison, Myre se qualifiait pour avoir son nom gravé sur la Coupe, même s’il n’avait pas joué en séries.  Par contre, on ne l’inclut pas.  Il reçut tout de même une bague et fut inclus sur la photo d’équipe.
 
En 1971-72, Dryden prit toute la place.  Vachon fut échangé aux Kings et Myre ne joua que 9 matchs.  À la fin de la saison, un repêchage d’expansion eut lieu et le tout premier choix de celui-ci fut Myre, sélectionné par les nouveaux Flames d’Atlanta.
 
Sans être une puissance, les Flames devinrent rapidement une équipe respectable et le duo très stable que forma Myre avec Daniel Bouchard devant le but y joua un rôle important.  Pendant les cinq premières campagnes de l’équipe, aucun autre gardien que Myre ou Bouchard ne prit le filet.
 
C’est finalement en décembre 1977 que le duo fut brisé lorsque Myre fut échangé aux Blues.  C’est Yves Bélanger, obtenu de St-Louis dans l’échange, qui devint le troisième gardien de l’histoire des Flames.  De son côté, Myre devint le gardien numéro un des Blues pour un an et demi.
 
En juin 1979, Myre fut échangé aux Flyers contre Blake Dunlop et Rick Lapointe.  Il fut donc appelé à former un nouveau duo avec une recrue, Pete Peeters.  Philadelphie avait perdu Bernard Parent la saison précédente suite à une blessure, et avait décidé de repartir à neuf devant le filet en échangeant leur autre gardien, Wayne Stephenson.
 
Le pari des Flyers paya de façon inespérée lorsque Myre, Peeters et le reste de l’équipe furent invaincus du 14 octobre au 6 janvier.  En 35 matchs, ils en remportèrent 25 et annulèrent 10 autres fois.  Ce record tient toujours aujourd’hui.  Cette merveilleuse saison, où les Flyers affichèrent la meilleure fiche de la ligue (48-12-20), ne se termina toutefois pas comme souhaité, puisqu’ils perdirent la finale face aux Islanders.
 
Malgré ses résultats, le duo Myre-Peeters ne dura pas.  Peeters prit le haut du pavé et Myre, dépassé par Rick St.Croix, fut envoyé aux Rockies du Colorado.
 
Partageant le filet avec Glenn ″Chico″ Resch, Myre a fait ce qu’il a pu avec cette équipe faible. 
 
En 1982-83, il fut engagé par son ancien entraîneur Scotty Bowman (devenu directeur-gérant des Sabres) comme joueur-entraîneur du club-école, les Americans de Rochester.  Avec comme entraîneur-chef un certain Mike Keenan, les Amerks remportèrent la Coupe Calder.  Quant à Myre, il joua également avec les Sabres ses cinq derniers matchs dans la LNH, pour un total de 439.
 
Par la suite, Myre a été entraîneur-adjoint, entraîneur des gardiens et dépisteurs pour plusieurs équipes (Kings, Red Wings, Blackhawks, Panthers, Sénateurs et Canadiens).
 
Il tient également un blogue.
 
Sources : « Cournoyer bags limit on Buffalo hunt » de Pat Curran, 16 octobre 1970, Montreal Gazette, p.17, philmyretalkshockey.com, hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 22 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (2e partie)



Si les joueurs du billet précédent ont joué autant à Montréal qu'à Québec dans la LNH, voici ceux qui, en plus de jouer avec les Canadiens, ont joué avec les Nordiques, mais seulement dans l'AMH.

Le passage de Balon à Québec s'est lìmité à 9 matchs en 1973-74. 

Son passage à Montréal a été bref (51 matchs), mais il lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  À Québec, il a remporté la Coupe Avco.

Il n'a joué que sept matchs avec les Canadiens, connaissant plutôt ses meilleures années avec les Canucks.  Par contre, en fin de carrière, il a remporté la Coupe Avco avec les Nordiques.  Il a plus tard été dépisteur des Canadiens.

Avant de devenir un Nordique de la première heure en 1972, "Boom Boom" Caron avait joué deux matchs avec les Canadiens en 1968-69.  Il a aussi joué avec les Jaros de la Beauce.

Gendron a joué plus de 800 matchs dans la LNH, mais seulement 43 avec les Canadiens.  À Québec, il était là au tout début, avant de devenir leur entraîneur.

Premier choix du repêchage de 1969, Houle a passé trois ans dans l'AMH avec les Nordiques, avant de revenir avec les Canadiens.  

Jean-Claude Tremblay a été un élément essentiel de la dynastie oubliée à la fin des années 1960, avant de signer avec les Nordiques et devenir l'un des rares joueurs à passer toutes les saisons de de l'AMH (1972-79) avec la même équipe

Dan Geoffrion fait aussi partie de la liste, mais il n'a qu'une carte dans l'uniforme des Jets de Winnipeg.

Quant à Maurice Richard (1972) et Jacques Plante (1973-74), ils ont joué à Montréal et été entraîneur-chef à Québec.

vendredi 21 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (1ère partie)



Au fil des années, plusieurs joueurs ont fait des arrêts autant à Montréal qu'à Québec.  Voici donc une une occasion de faire une histoire de cartes.

Dans ce billet, il s'agit des joueurs qui ont joué avec les Nordiques dans la LNH.  (Évidemment, certains peuvent avoir également joué dans l'AMH.)


Son passage à Montréal lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  Celui à Québec a eu lieu pendant les années de misère.

Entre Montréal et Québec, Gilbert Delorme est passé par St-Louis. 

Beaucoup plus un Nordique qu'un Canadien puisque Fiset n'a joué que deux match avec le Tricolore.

Son dernier match, dans l'uniforme des Canadiens, a été joué contre ses anciens coéquipiers des Nordiques, lors d'un triste Vendredi saint.

Il a joué à Montréal au début des années 1970, avant de rejoindre les Nordiques dans l'AMH.  Il a aussi fait partie du passage à la LNH en 1979.

Ses premiers matchs dans la LNH avec les Canadiens.  Ses derniers avec les Nordiques, avant de connaître une triste fin.

Son passage à Montréal a été bref, suite à l'échange de Patrick Roy.


Après ses années de gloire à Montréal et une fin amère, Lafleur a pu boucler la boucle à Québec, lui qui avait connu un stage junior remarquable avec les Remparts.

Il n'a joué qu'un an à Québec avant de déménager avec le reste de l'équipe au Colorado.

Bien qu'il soit passé par Québec et Montréal, il a surtout joué avec les Panthers.

En onze ans, il a passé une demi-saison à Montréal et une saison à Québec.

Picard avait failli faire ses débuts dans l'AMH avec les Nordiques, mais il s'était repris en 1985.  Entre temps, il a joué à Montréal. 

Plasse s'est promené (St-Louis, Kansas City, Pittsburgh, Colorado), mais il a aussi passé par Montréal et Québec. 
Un autre qui s'est amené à Montréal dans l'échange de Patrick Roy.

Sévigny est l'un des deux à être passé directement d'un bout de la 20 à l'autre dans la Ligue nationale, l'autre étant Jean Hamel.  Il est toutefois le seul à l'avoir choisi.  (Il a signé comme agent libre, alors que Hamel a été réclamé au ballottage.) 

Choix au repêchage élevé des Canadiens, il est devenu l'un des joueurs des plus prolifiques de l'AMH, avant de refaire le saut dans la LNH avec les Nordiques. 

Lui aussi a fait partie de l'échange de Patrick Roy.  Il est celui qui a eu la difficile tâche de le remplacer.

Tugnutt a non seulement joué avec les Nordiques et les Canadiens, mais aussi avec les Sénateurs (en plus de plusieurs autres équipes).

Il a débuté à Montréal et il a conclu sa carrière à Québec, mais entre les deux, il a surtout joué avec les Rockies et les Sabres. 
 
 
Pour ce qui est de Claude Julien, il a joué à Québec et été entraîneur-chef à Montréal. 

lundi 17 juillet 2017

Pierre Foglia, jeune débutant



Pierre Foglia a été un chroniqueur marquant.  Intellectuel de gauche à la plume acérée, il pouvait autant couvrir des sujets de haut niveau, qu’il pouvait écrire des chroniques au sujet de ses chats.
 
Ses positions de gauche le mettait souvent près du peuple mais pourtant, il pouvait se montrer méprisant envers ses lecteurs, surtout lorsqu’il était question de littérature ou de cyclisme.
 
Si on se souvient surtout de ses chroniques publiées dans La Presse jusqu’en 2015, certains se souviendront peut-être qu’il y avait été auparavant journaliste sportif.  Et en reculant un peu plus, il avait également travaillé au Montréal-Matin, et avant, à La Patrie.
 
Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’à La Patrie, Foglia avait un style assez différent de l’intellectuel chroniqueur de La Presse. 
 
Voici deux exemples d’articles qu’il a écrits dans l'édition du 16 juin 1968.  Surprise, ils affichent un style très « people », en plus de faire appel aux sentiments.
 
Dans le premier, on y discute du deuxième mariage de Camille Henry, suite à son divorce d’avec sa première épouse, la comédienne Dominique Michel.





 
Le deuxième aborde les états d’âme de la mère de Carol Vadnais, qui venait de passer aux Golden Seals de la Californie.



 
Disons que nous sommes loin des billets au sujet de la vie et de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline…
 
Sources : Google News Archives

lundi 10 juillet 2017

Louis Levasseur


Louis Levasseur avait tenté sa chance dans le monde du hockey et a même joué quelques matchs avec les Dixie Flyers de Nashville de l’EHL en 1968-69.  Par contre, le rêve ne s’est pas poursuivi et il a dû abandonner.  Il est alors retourné dans son coin de pays, à Rouyn, pour travailler dans les mines.
 
En 1972, une nouvelle ligue, l’Association mondiale, était sur le point de prendre son envol.  Levasseur voulut donc reprendre son rêve et envoya une lettre à chacune des équipes de l’AMH.  L’une d’elles l’invita à son camp, mais alors qu’il transitait par l’aéroport de Toronto, Levasseur apprit que celle-ci avait été rayée de la carte.
 
Loin de chez lui, sans équipe et avec peu d’argent, un ami lui conseilla de contacter Jimmy Keon (le frère de Dave et abitibien comme lui), des Terriers d’Orillia de la Ligue senior d’Ontario.  Celui-ci lui répondit qu’ils venaient de perdre leur gardien et qu’il pouvait se présenter.
 
Les regards sur lui furent d’abord plutôt sceptiques lorsqu’il arriva avec son équipement qui datait un peu, mais une fois sur la glace, il sut les convaincre.  Levasseur devint alors une pièce importante des Terriers, qui remportèrent la Coupe Allan.
 
Après une deuxième année à Orillia, Levasseur reprit sa carrière pro, lorsqu’il signa avec les Fighting Saints du Minnesota de l’AMH en septembre 1974.  Ceux-ci l’assignèrent alors avec les Jets de Johnstown de la NAHL, qu’il aida à remporter la Coupe Lockhart.  Mais au-delà du titre de la ligue, il se tramait autre chose.  Nancy Dowd, la sœur de son coéquipier Ned Dowd, prenait des notes pour écrire le scénario d’un film, Slap Shot.
 
Levasseur correspondait parfaitement au stéréotype du gardien un peu excentrique.  Apparemment, il fait le don de faire une foule de choses que ne comprenaient pas ses coéquipiers.  Par exemple, la légende veut qu’il se soit déjà présenté à une fête d’équipe habillé en pêcheur, où il passa la soirée à essayer d’attraper un pain de savon avec une canne dans un aquarium.  Nancy Dowd créa donc le personnage de Denis Lemieux, un gardien francophone qui avait différentes théories loufoques, en s'inspirant de Levasseur.
 
C’est évidemment le comédien Yvon Barrette qui joua Denis Lemieux, mais Levasseur put quand même participer au film.  Le gardien des Ducks, Tommy Hanrahan, est joué par l’acteur Christopher Murney.  Par contre, celui-ci n'était pas un joueur de hockey.  C’est pourquoi que lors des scènes où Hanrahan porte son masque, il est joué par Levasseur.  Ceci inclut donc la fameuse scène où Reggie Dunlop (Paul Newman) passe derrière son filet et lui crie que sa femme est lesbienne.
 
 
Étonnamment, Levasseur n'a vu le film qu'une fois, à sa sortie, et il n'a jamais jugé bon de regarder la version française, dont il a bien sûr entendu parlée.

En 1975-76, Levasseur retourna à Johnstown, mais il eut tout de même l’occasion de jouer quatre matchs avec les Fighting Saints, avant que l’équipe ne fasse faillite.
 
En 1976-77, les Crusaders de Cleveland déménagèrent au Minnesota et devinrent la deuxième incarnation des Fighting Saints.  Levasseur devint alors leur gardien numéro 1 et s’illustra au point d’être invité au match des étoiles.  Malheureusement pour lui, les Fighting Saints deuxième version firent également faillite.  Il dut donc payer de sa poche pour se rendre à Hartford.  En bout de ligne, il ne fit pas ça pour rien, puisqu’il fut nommé le joueur du match pour la division est.  Il termina ensuite sa saison avec les Oilers.
 
 
Il se retrouva l’année suivante avec les Whalers de la Nouvelle-Angleterre, tout comme un autre abitibien, Dave Keon, avec qui il avait joué au Minnesota.  Levasseur y fut le substitut d’Al Smith.  Les Whalers se rendirent en finale, mais ils s’inclinèrent devant les Jets de Winnipeg.
 
Pour ce qui s’avéra la dernière année de l’AMH, 1978-79, les Whalers lui préférèrent John Garrett et Levasseur fut échangé aux Nordiques.  Il ne joua par contre que trois matchs dans leur uniforme et passa le reste de la saison dans la Ligue américaine.
 
 
Avec la disparition du circuit maudit, Levasseur signa comme agent libre avec les North Stars du Minnesota.  S’il passa la majeure partie de l’année dans la Ligue centrale, avec les Stars d’Oklahoma City, il eut tout de même la chance de jouer son premier (et également son dernier) match dans la LNH.  Toutefois, on peut supposer qu’il aurait souhaité que son seul match à vie dans la grande ligue se passe autrement.  D’abord, les North Stars, pourtant pas une mauvaise équipe, furent défaits 7-5 par les faibles Red Wings.  Et comme si ce n’était pas assez, ce match (et tous les autres joués dans la LNH le 24 février 1980) passèrent plutôt inaperçus, puisque à ce moment, tous les yeux étaient tournés vers Lake Placid.  Cette même journée, l’équipe américaine eut le dessus sur la Finlande par la marque de 4-2.  Par le fait même, elle s’assura de la médaille d’or olympique et compléta ainsi le ″Miracle on Ice″.
 
Après une autre année à Oklahoma City, sous les ordres de Ted Hampson, Levasseur accrocha ses jambières.
 
Sources:
Jackson, Jonathon, The Making of Slapshot: Behind the Scenes of the Greatest Hockey Movie, John Wiley & Sons Canada Ltd, 2010, p.31-32, 43, 75,
Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.106,
″Levasseur, who will attend Terriers reunion this month, says Orillia treated him ′like a king′ during his time here″ de Dave Lawson, 1er septembre 2015, Orillia Packet & Times (orilliapacket.com),
“40e de Slap Shot: témoignage du vrai Denis Lemieux, le rouynorandien Louis Levasseur″ de Félix B. Desfossés, 27 févier 2017 (radio-canada.ca),
legendsofhockey.net, wikipedia.org.

mercredi 5 juillet 2017

Une petite photo pour le plaisir #68 - Exporail



On retrouve dans la très belle collection d'Exporail, le musée ferroviaire de Saint-Constant, le Neville, un wagon du modèle qu'utilisaient les joueurs des Canadiens lors de la périodes des six équipes, alors que les déplacements se faisaient en train. 



Une prolongation pouvait entraîner un retard du départ du train!
 
 
 
 
On peut d'ailleurs voir ce wagon dans le film "Maurice Richard" de Charles Binamé.