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samedi 28 janvier 2017

Jeux de hockey rétro: NHL Stanley Cup / Pro Sport Hockey





Voici deux jeux dont j'espérais beaucoup de plaisir et dont j'avais espoir qu'ils puissent briser un peu la routine que j'ai avec ma rétrospective de la série NHL. L'autre jour j'avais décidé de faire un grand coup et j'ai filmé NHL 2002 à 2005 en plus de deux autres jeux sur XBox. Le processus d'enregistrement est quand même fatigant, surtout avec des consoles plus complexes.

J'ai alors pensé faire plus simple en revenant en arrière sur Super Nintendo avec ces deux jeux. Je croyais que ça me permettrait de décompresser un peu et de bien finir cette séance d'enregistrement.

Il y a en premier lieu NHL Stanley Cup...






Et ensuite Pro Sport Hockey...





Avertissement de langage vulgaire

mercredi 25 janvier 2017

NHL 2001 (Playstation) - Rétrospective NHL







Sorti en septembre 2000, NHL 2001 était le 10e jeu de la série d'EA Sports. Le jeu n'est sorti que sur trois consoles soit sur Playstation, PC ainsi que sur la nouvelle Playstation 2.

La série commençait à stagner aux yeux de plusieurs qui trouvaient qu'il n'y avait pas assez d'innovations d'une année à l'autre. NHL 2001 est effectivement très similaire aux deux années précédentes. La seule nouvelle option du jeu est la barre de "momentum" qui change selon l'action du jeu. Mais je n'ai pas trouvé beaucoup d'utilité à cette dernière.

Ce jeu marque la fin de ma deuxième phase dans cette retrospective alors qu'il s'agit du dernier jeu que je ferai sur Playstation et les éditions suivantes seront toutes sur Xbox. On peut entendre avec le peu d'entrain dans ma voix que j'avais bien hâte que cette phase sur Playstation soit terminée.

lundi 23 janvier 2017

Dave Trottier



Dave Trottier est né à Pembroke, en Ontario, mais c’est dans la Ville Reine qu’il alla parfaire sa formation, d’abord avec les Majors du Collège St.Michael’s, puis avec l’Université de Toronto.  L’équipe senior des Varsity Blues eut d’ailleurs beaucoup de succès en 1926-27 et se mérita la Coupe Allan.
 
Pendant cette période, lors des années précédant une Olympiade, un titre de la Coupe Allan assurait à l’équipe de représenter le Canada aux Jeux.  Trottier et ses coéquipiers se retrouvèrent donc à St-Moritz, en Suisse.
 
L’équipe canadienne, dirigée par Conn Smythe, était tellement favorite qu’elle fut exemptée du premier tour.  Au deuxième, elle a écrasé chacun de ses trois adversaires, les déclassant au total par 38-0, et ainsi se mériter la médaille d’or.  Quant à Trottier, il fut le meilleur pointeur du tournoi, avec 12 buts et 3 passes en 3 matchs.
 
Suite à cette performance, les Maple Leafs, qui l’avaient sur leur liste de négociation, voulurent s’assurer de ses services.  Par contre, Trottier insista pour se joindre aux Maroons, eux qui avaient déjà mis sous contrat d’autres olympiens au cours des années précédentes, Dunc Munro et Hooley Smith.  Ceux-ci échangèrent donc deux joueurs, en plus d’une somme de 12 000$, pour les droits sur Trottier.  Comme ils lui consentirent également un contrat de 3 ans à 10 000$ par an et un boni à la signature de 5 000$, on le surnomma le ″$50,000 Kid″.  (Le compte n’y est pas tout à fait, mais c’est un détail…)
 
Le sort faillit venger les Leafs lorsqu’à son premier match dans la Ligue nationale, justement contre Toronto, Trottier reçut un dangereux coup de patin près de la jugulaire de Happy Day, qui aurait pu mettre fin à sa carrière.  Trottier a tout de même eu besoin de 19 points de suture.
 
Ce n’est que l’année suivante, en 1929-30, qu’il put pleinement contribuer aux succès des Maroons.  Son coup de patin gracieux et fluide l’aida à marquer 19 buts en 41 matchs.  Toutefois, c’est en 1931-32 qu’il connut ses meilleurs moments, avec 26 buts et 44 points, des sommets chez les Maroons.
 
Il fut par la suite ralenti par les blessures et la maladie dans sa famille.  Mais il contribua tout de même à la dernière Coupe Stanley de l’histoire des Maroons en 1935, où ils ne perdirent aucun match en séries.  Trottier était malade, mais il insista pour jouer et compta deux buts, dont un en prolongation qui fit gagner le premier match de la finale aux Maroons.  D’ailleurs, lorsqu’on fait référence au Triple Gold Club (ceux qui ont gagné l’or olympique, le championnat du monde et la Coupe Stanley), on pense à l’ère moderne.  Toutefois, comme en ces années, comme le tournoi olympique était considéré comme le championnat du monde, techniquement, Trottier (et Munro et Smith et deux autres) en feraient partie.  Néanmoins, la FIHG ne les reconnaît pas comme tel.
 
Suite à la saison 1937-38, les Maroons cessèrent leurs activités.  Trottier, qui travaillait pour une pétrolière à Montréal, ne voulut pas quitter la ville.  Toutefois, en décembre, Détroit lui offrit un contrat et pour le convaincre, le propriétaire des Wings, l’omniprésent James Norris, conclut une entente particulière.  Il accepta de s’approvisionner en carburant pour sa flotte d’une trentaine de bateaux, servant au transport du grain, chez l’employeur de Trottier.  Ce dernier en tira d’importantes commissions.
 
Trottier eut plus ou moins de succès dans la ville de l’automobile, où il se contenta d’un but et d’une passe en 11 matchs.  Par la suite, il conclut sa carrière en jouant une dizaine de matchs avec les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine.
 
Il était à Halifax en novembre 1956, lorsqu’il fit une hémorragie cérébrale, qui lui fut fatale.  Il avait 50 ans.
 
Sources: “$50,000 Kid Makes Another Smart Deal For Himself” de Marc T. McNeil et “Leaves Here Today to Join Red Wings”, 14 décembre 1938, Montreal Gazette, p.16, “Playing the Field” de Dink Carroll, 15 novembre 1956, Montreal Gazette, p.29, “La disparition de Dave Trottier évoque les souvenirs des Maroons”, PC, 15 novembre 1956, Le Devoir, p.11, wikipedia.org.

samedi 21 janvier 2017

Joueur oublié des 90's #3 - Cliff Ronning







Le joueur d'aujourd'hui n'est pas particulièrement le plus oublié et techniquement sa carrière empiéta sur les années 80 et 2000 mais il s'agit d'un de mes joueurs préférés de tous les temps alors voilà.

Né le 1er octobre 1965 à Burnaby (BC), Clifford John Ronning fut une star au niveau junior avec les Bruins de New Westminster où lors de son année d'éligibilité au repêchage, il récolta 136 points en 71 matchs, ce qui lui valut le titre de recrue de l'année dans la WHL. Il était cependant considéré comme trop petit à 5'-8" et 165 livres, ce qui repoussa sa sélection au repêchage en 7e ronde par les Blues de St.Louis, soit le 134e au total. Il retourna à New Westminster la saison suivante où il accumula un record (battu depuis) de 197 points. Il remporta évidemment le trophée du joueur le plus utile en plus du trophée du joueur le plus gentilhomme alors qu'il n'accumula que 20 minutes de pénalité.


Ronning et ses exploits au niveau Junior

Bruins de New Westminster (1983-1985)


En 1985-86, il s'aligna avec l'équipe nationale canadienne à l'époque ou les pays jouaient à l'année. Il termina premier compteur mondial cette année-là avec 118 points en 71 matchs suite à quoi il joua ses premiers matchs en carrière dans la LNH lorsqu'il joignit les Blues pour 5 matchs durant les séries de 1986. Il marqua alors son premier but durant ces 5 matchs.

Il partagea les 3 saisons suivantes entre les Blues, l'équipe Canadienne ainsi qu'avec le club-école des Blues à Peoria dans la IHL. Avec les Blues, Ronning était employé presque exclusivement comme spécialiste en avantage numérique et ne jouait que très peu autrement.

Il accumula tout de même 55 points en 64 matchs en 1988-89 mais frustré de ne pas jouer davantage et désirant poursuivre sa progression, il opta de jouer en Italie avec le club HC Asiago en 1989-90. Il domina la ligue Italienne avec 116 points en 36 matchs.


Blues de St.Louis (1986-1991)


Il retourna ensuite avec les Blues mais ces derniers abandonnèrent dans son cas. Ronning put ensuite réaliser un rêve puisque les Blues l'envoyèrent à son équipe d'enfance, les Canucks de Vancouver lors de la date limite des transactions de 1991. Dans un échange nettement gagné par les Canucks, Ronning, en compagnie de Geoff Courtnall, Robert Dirk, Sergio Momesso et un choix de 5e ronde s'en allèrent à Vancouver en retour de Dan Quinn et Garth Butcher. Cet échange transforma les Canucks et est en partie responsable de la présence des Canucks en finale de 1994.

Ronning connut ses meilleures années à Vancouver, notamment lors de la saison 1992-93 où il atteint ses sommets personnels avec 29 buts et 85 points en étant jumelé avec Pavel Bure. Principalement doué comme passeur, il était aussi reconnu comme un des joueurs les plus rapides et plus habiles de la ligue. Durant la même époque, Ronning était contre toute attente un des meilleurs joueurs dans la série des jeux d'EA Sports, particulièrement en 1993 où il avait une cote ahurissante de 99. La raison pour cette domination virtuelle de Ronning est qu'il était allé à l'école avec le développeur du jeu et ce dernier avait favorisé Ronning qui était particulièrement rapide et efficace.



Canucks de Vancouver (1991-1996)


Ses statistiques ne furent pas aussi bonnes lors des années suivantes mais il était un des contributeurs majeurs des séries de 1994. Les saisons suivantes furent plutôt décevantes pour les Canucks dont le noyau commençait à se démanteler peu à peu. Ronning aurait accepté un "hometown discount" pour demeurer à Vancouver mais ne reçut pas d'offre intéressante des Canucks et décida plutôt de signer avec les Coyotes de Phoenix pour la saison 1996-97, la première de l'équipe suite au déménagement de Winnipeg.


Predators de Nashville (1998-2002)


Il continua à accumuler son 50-60 points par saison à Phoenix mais fut échangé à la nouvelle équipe des Predators de Nashville au début de la saison 1998-99. Avec cette nouvelle équipe d'expansion, Ronning commença alors à devenir un mentor pour les jeunes joueurs en plus d'être un des favoris de la foule à Nashville où il joua durant 4 saisons, terminant à chaque fois au premier rang des compteur des Predators. Il fut toutefois échangé une fois de plus lors de la date limite des transactions de 2002 aux Kings de Los Angeles où il ne joua que 18 matchs. Les Kings espéraient qu'il puisse les aider en séries mais Ronning ne récolta qu'une seule passe en 4 matchs. Il fut par la suite échangé au Wild du Minnesota après la saison. Avec le Wild, Ronning continua son rôle de mentor avec une autre jeune équipe et les aida à atteindre la finale de conférence en 2002-03.

Il signa ensuite comme agent libre avec les Islanders de New York où il joua sa dernière saison en carrière lors de l'année 2003-04. Sans contrat après la reprise des activités suite au lock-out de 2005, il décida de prendre sa retraite avec une fiche de 306 buts, 563 passes et 869 points en 1137 matchs.

Wild du Minnesota (2002-2003)


Il retourna à Vancouver après sa retraite et fonda la compagnie BASE Hockey Labs en compagnie d'un ancien employé de la compagnie d'équipement Easton. BASE Hockey Labs se spécialise dans la confection de bâtons de hockey personnalisés dont plusieurs ont été employés par des joueurs de la LNH.

Comme son père, Ty Ronning a lui aussi été repêché en 7e ronde, cette fois-ci par les Rangers de New York en 2016.


Ty Ronning


Sources:
hockeydb
Greatest Hockey Legends
Elite Prospects
Hockey hall of fame

jeudi 19 janvier 2017

NHL 2000 (Playstation) - Rétrospective NHL







On entre dans un nouveau millénaire avec cette première version de la série dont les deux premiers chiffres commencent par 20.

Je croyais au départ que cette version serait moyenne et peu mémorable alors que je n'y avais jamais joué auparavant et que les commentaires et les informations que j'ai trouvé sur ce jeu étaient peu convaincants. Une des principales critiques du jeu est qu'il n'y avait pas beaucoup de différences avec la version précédente, NHL 99.

J'ai cependant beaucoup aimé NHL 2000 qui selon moi est le meilleur jeu de la série sur le premier Playstation.





Notes supplémentaires:
- Il s'agit du premier jeu de la série à avoir été produit avec différents joueurs sur la pochette. La version principale mettait en vedette le défenseur Chris Pronger des Blues de St.Louis tandis qu'une version spéciale fut produite pour l'Europe où on retrouve plutôt l'attaquant Markus Naslund. Une autre édition spéciale fut produite pour la République Tchèque où il s'agissait plutôt du défenseur des Sabres Richard Smehlik.

- On parle souvent de la "EA Curse" alors que certains athlètes ayant été mis en vedette sur un jeu de la série ont par la suite connu une saison misérable. Ceci est particulièrement vrai au Football. Mais dans le cas de Pronger, ils ont plutôt visé dans le mille alors qu'il remportera les trophées Norris et Hart au terme de la saison 1999-2000.

- Le jeu fut sorti sur Playstation (1re génération, Game Boy Color ainsi que sur PC.


lundi 16 janvier 2017

Rick Chartraw


Rick Chartraw est né au Venezuela de parents américains.  Son père y travaillait pour installer les lignes électriques vers l’intérieur du pays, pour y permettre l’exploitation minière et pétrolière.  Alors qu’il avait trois ans, sa famille est revenue aux États-Unis.  Après Dayton, Chicago et Orlando, elle s’est établie à Érié, Pennsylvanie, où Rick s’est initié au hockey.

En 1971, il se rendit au Canada pour jouer au niveau junior, avec les Rangers de Kitchener.  Défenseur au physique imposant, il fut repêché en première ronde (10e au total) en 1974 par les Canadiens, trois rangs derrière Doug Risebrough et deux rangs devant Mario Tremblay.  Il devint ainsi le premier américain à être choisi au premier tour.

Cette même année, il se retrouva avec le club école, les Voyageurs de de la Nouvelle-Écosse.  Il y loua une maison dans un village de pêcheurs, où il passa beaucoup de temps avec eux à la taverne et à manger leurs homards.  Malgré tout, il eut l’occasion de jouer ses 12 premiers matchs avec les Canadiens.  En 1975-76, il en joua 16 autres.
Avec un Capital futur Canadien, Rick Green

En septembre 1976 eut lieu la première Coupe Canada.  Celle-ci faisait suite à la Série du siècle de 1972, mais où en plus des Canadiens et des Soviétiques, on invita les Tchécoslovaques, les Suédois, les Finlandais et les Américains.  À ce moment, le hockey n’était pas si développé aux États-Unis et l’équipe américaine, plutôt faible.  Le jeune Chartraw fut donc invité à participer au tournoi et joua les cinq matchs de son équipe, mais n’accumula pas de point.

Suite à cette compétition, Chartraw fit définitivement sa place à Montréal.  Par contre, l’équipe était talentueuse et à la ligne bleue, il arrivait loin derrière Guy Lapointe, Larry Robinson et Serge Savard (le « Big Three »).  Il arrivait même qu’on le faisait jouer à l’aile.  Il faut tout de même dire que Chartraw n’était pas le plus assidu, ni celui qui prenait le plus soin de sa condition physique.  Toutefois, il était cultivé et pouvait parfois y aller de déclarations qui donnaient de la matière aux journalistes.  Quant à ses coéquipiers, ils aimaient bien côtoyer celui qui ne s’en faisait pas trop avec la vie.

S’étant retrouvé au bon endroit, au bon moment, Chartraw gagna quatre Coupes Stanley à ses quatre premières saisons complètes dans la LNH.  Mais comme il n’y avait pas que le hockey dans la vie, il rêvait depuis un moment d’être échangé aux Kings de Los Angeles (la seule équipe du sud à cette époque).  Tellement, qu’il avait promis une de ses bagues de la Coupe Stanley à son agent s’il réussissait à le faire aboutir en Californie.  C’est finalement en février 1981 que les Kings, talentueux mais recherchant désespérément de la robustesse, firent son acquisition.  En retour, les Canadiens reçurent un choix de deuxième ronde au repêchage de 1983, qui deviendra Claude Lemieux.  Quant à Cookie Lazarus, l’agent de Chartraw, il reçut sa bague…
Avec un Capital ex-Canadien, Pierre Bouchard
 
Chartraw eut plus ou moins de succès avec les Kings et fit même un séjour dans la Ligue américaine (à New Haven, loin du soleil californien).  Il fut réclamé au ballotage par les Rangers en janvier 1983, puis échangé aux Oilers en janvier 1984 contre un choix de 9e ronde.  C’est alors qu’en jouant pour eux 24 matchs de saison régulière et un de séries qu’il se mérita une cinquième bague de la Coupe Stanley, une de plus que Gordie Howe et Wayne Gretzky…  (Son nom ne fut toutefois pas gravé sur la Coupe, n’ayant pas joué suffisamment de matchs.)
 
Les Oilers l’invitèrent au camp de 1984, mais il préféra prendre sa retraite.  En 420 matchs, sa fiche est de 28-64-92.
 
Il est ensuite retourné dans le sud des États-Unis, où il œuvra comme gestionnaire d’arénas et de marinas.  Il a aussi été entraîneur en Australie.
 
Il est aujourd’hui propriétaire d’un terrain de camping, le Kinbasket Lake Resort, dans les Rocheuses, en Colombie-Britannique.
 
Sources : “A scallawag and a scribe find a common ground” de Tim Burke, 12 mai 1978, Montreal Gazette, p.19, “… je regarde la mer” de Ronald King,18 février 1981, La Presse, p.H3, “Oilers ’84 : Where are they now?”, 9 octobre 2014, Edmonton Sun (edmontonsun.com), hhof.com, hockeydraftcentral.com, kinbasketlakeresort.com, wikipedia.org.

dimanche 15 janvier 2017

Restants de capitaines








Il y a quelques années j'ai fait ma série sur les capitaines de chaque équipe de la LNH et je procrastine pour les mettre à jour alors qu'il me faudrait retravailler les montages photos, ce qui ne m'intéresse guère pour le moment.

Cependant, en faisant des recherches pour d'autres articles, je tombe parfois sur des photos qui viennent ajouter à ma tâche. J'ai donc pensé vous montrer quelques joueurs additionnels que j'ai trouvé depuis ce temps, des capitaines remplaçants ou par intérim que je n'avais jamais vu auparavant et que je devrai un jour inclure dans ces montages... un jour...


Dale Hawerchuk - Sabres de Buffalo

L'ex-capitaine des Jets a joué de 1990 à 1995 avec les Sabres et selon ce qu'on peut voir ici, il a porté le "C" lors de la saison 1992-93 alors que l'on peut reconnaitre l'écusson sur le chandail des joueurs. Cette saison-là, les Sabres avaient un nouveau capitaine en Pat Lafontaine. Ce dernier joua tous les matchs de l'équipe cette saison-là donc Hawerchuk n'aurait pas pu porter le "C" en remplacement. Il se peut donc que cette photo ait été prise durant les matchs de pré-saison ou encore lors des séries puisque les Sabres affrontèrent les Canadiens en 2e ronde en 1993. Ou peut-être étaient-ils co-capitaines lors de certains matchs? Je n'ai pas vraiment trouvé de réponse la dessus...


Tomas Sandstrom - Penguins de Pittsburgh

Mieux connu pour son passage avec les Kings de Los Angeles et comme victime du "Clin d'oeil" de Patrick Roy en 1993, Tomas Sandstrom fut échangé aux Penguins en 1994 en compagnie de Shawn McEachern contre Marty McSorley et Jim Paek. Il joua à Pittsburgh jusqu'en 1997 lorsqu'il fut échangé aux Red Wings juste à temps pour participer à leur conquête de la Coupe Stanley. J'ai trouvé cette carte de Sandstrom où la photo aurait été prise durant la saison 1995-96. Je soupçonne que c'était lorsque Mario Lemieux et Ron Francis (son remplaçant #1) furent tous les deux absents. Ceci rajouterait donc un remplaçant supplémentaire pour Lemieux (voir article sur les Penguins) lui qui détient probablement le record pour le plus de capitaine suppléants.


Mark Recchi - Canadiens de Montréal

Celle-ci je l'avais vraiment pas vu venir alors que j'avais vraiment fait beaucoup plus de recherches sur les capitaines (et les substituts) du Canadien mais encore là il y en avait toujours qui m'échapait (Eric Weinrich?). Recchi joua à Montréal de 1995 à 1999 et il m'est difficile de discerner à quel moment et qui il remplaçait comme capitaine. Mais le geek des uniformes que je suis peut vous dire que ce n'était pas avant la saison 1997-98 alors que les numéros et le lettrage ne comportaient pas encore d'espace blanc entre le lettrage et son contour avant cette saison-là. 



Jari Kurri - Oilers d'Edmonton

La légende finlandaise aurait porté le "C" vers la fin des années 80. Serait-ce en remplacement de Wayne Gretzky qui n'a joué que 64 matchs en 1987-88 ou bien de Mark Messier par la suite? Peut-être qu'il s'agissait aussi d'un match hors-concours alors que les Oilers avaient tendance à élire plusieurs capitaines par intérim dans ces années-là.


Phil Housley - Jets de Winnipeg

Dans le cas de Housley, je suis tombé sur cette carte dans un des paquets de cartes random du Dollarama. Les cartes de hockey sont souvent une belle source de photos qu'on a jamais vu et souvent demeurent la seule trace qu'un joueur ait été capitaine remplaçant. Dans son cas, Housley s'était amené à Winnipeg en 1990 dans un échange impliquant le même Dale Hawerchuk qu'on a vu plus haut. Selon la photo, on peut voir qu'il porta le "C" durant la saison 1991-92 grâce à la patch du 75e anniversaire de la ligue (merci patch). C'était en remplacement du capitaine régulier, Troy Murray.


Dave Gagner - Stars de Dallas

Cette carte de Dave Gagner, père de Sam, date de la saison 1993-94, lors de la première année de l'équipe à Dallas. Le capitaine régulier était alors Mark Tinordi qui manquât une vingtaine de match cette saison-là. Gagner était un choix logique pour le remplacer, lui qui était un des leaders de l'équipe avec qui il jouait depuis 1987.


Shane Churla - Stars de Dallas

Gagner dût rater quelques matchs également alors que cette carte date également de la saison 1993-94. Peut-être aussi que Churla remplaça Tinordi en premier et Gagner par la suite. Difficile de confirmer. Quoiqu'il en soit, le "C" alla bien à Churla puisqu'il connut sa meilleure saison en carrière avec 6 buts et 333 minutes de pénalités.


Todd Marchant - Oilers d'Edmonton

En terminant, voici un autre capitaine suppléant des Oilers. J'ignorais tout d'abord la date de cette photo mais avec plus de recherches, je crois avoir trouver. Ce chandail fut porté par les Oilers de 1997 à 2007 et Marchant joua avec l'équipe de 1994 à 2003. Durant cette période, trois capitaines furent en place chez les Oilers; Kelly Buchberger, Doug Weight et Jason Smith. Je soupçonne cependant qu'il s'agissait de la saison 2002-03 alors que Marchant était plus vétéran et que Jason Smith manqua une vingtaine de matchs durant la saison, idem pour Ryan Smyth, un autre capitaine remplaçant durant cette époque qui manqua lui aussi plusieurs matchs. 

C'est tout pour l'instant, si jamais vous trouvez des photos ou des cartes de hockey avec des capitaines suppléants que j'aurais oublié, n'hésitez pas à me faire signe.

samedi 14 janvier 2017

NHL 99 (N64) - Rétrospective NHL







Après les deux dernières éditions (NHL 97 et 98) que j'ai fait sur Playstation, voici le seul jeu de la série à avoir été publié sur Nintendo 64 alors qu'aucune des années précédentes et suivantes n'ont été sorties sur cette console. Je n'ai pas trouvé d'explication à ceci d'ailleurs, ce qui fait en sorte que cette édition est une petite anomalie dans cette rétrospective et devrait être la seule (en théorie) qu'on verra sur une console Nintendo alors que les autres éditions étaient et seront sur des consoles Sega Genesis, Playstation et Xbox.

À l'époque où le jeu est sorti, je jouais énormément sur PC et un des désavantages de cette version sur N64 est qu'elle ne contient pas le magnifique vidéo d'ouverture qui est un des meilleurs jamais réalisés. Ce genre de vidéo était vraiment une excellente dose d'adrénaline avant de jouer un match. Le voici pour vous avant de regarder la rétrospective.





Presque 20 ans plus tard (man on est vieux), ce vidéo me donne toujours des frissons. La version sur N64, malgré qu'elle ne contenait pas ce vidéo, était toutefois meilleure que celle sur Playstation. Selon ce que j'ai entendu parler, le jeu sur Playstation avait une meilleure résolution mais "laggait" beaucoup en plus d'avoir des problèmes de contrôles avec la manette. La version PC demeurait la meilleure option, en plus que les ligues sur internet commençaient à s'organiser de plus en plus et les consoles ne possédaient pas encore d'accès internet à l'époque.

Quoiqu'il est soit, NHL 99 demeure toujours une édition mémorable et un pas en avant dans la série.

Voici la rétrospective:




jeudi 12 janvier 2017

Joueur oublié des 90's #2 - Nikolai Borschevsky








Dans la catégorie “Étoiles filantes des années 90 dans la LNH”, difficile de trouver mieux que Nikolai Borschevsky.




Né le 12 janvier 1965 dans la ville sibérienne de Tomsk en Russie, Nikolai Konstantinovich Borschevsky démontrait des signes prometteurs avec le Dynamo de Moscou où il évolua de 1983 à 1989 avant de passer à l’équipe rivale du Dynamo, le Spartak de Moscou. C’est avec Spartak qu’Il connut son éclosion et où il développa son arme de prédilection, un lancer du poignet précis et rapide. Sa saison 1991-92 fut une de ses meilleures en carrière alors qu’il obtint 22 buts et 35 points en 34 matchs en plus de remporter l’or aux jeux olympiques d’Albertville de 1992. Lors de ce tournoi, il termina à égalité avec Teemu Selanne au sommet des marqueurs avec 7 buts en 9 matchs.




Après cette excellente saison, les Maple Leafs de Toronto prirent une chance en sélectionnant Borchevsky au 77e rang du repêchage de 1992. Il débuta immédiatement avec les Leafs lors de la saison 1992-93 où il amassa un impressionnant total de 34 buts et 74 points, complétant à merveille le trio de Doug Gilmour. Surnommé “Stick” en raison de son apparence frêle, son héritage à Toronto fut cimenté lors des séries de 1993 lorsqu’il marqua le but gagnant en prolongation lors du 7e match de la première ronde contre les Red Wings de Detroit. Il s’agissait de la première ronde remportée par l’équipe depuis 1987 et la première fois depuis la finale de 1964 qu’ils éliminaient les Red Wings en séries. Il fut également la vedette d’une des pires entrevues de Ron McLean de CBC alors que l’interprète manquait à l’appel.



Cette première saison remarquable laissait présager le meilleur pour les Maple Leafs qui croyaient avoir trouvé une perle en Borschevsky. Ce dernier fut toutefois limité à seulement 45 matchs la saison suivante en raison de plusieurs blessures dont une rupture de la rate, qui dut être enlevé chirurgicalement. Il passa plusieurs semaines en convalescence et son rendement ne fut jamais le même par la suite. Il amassa toutefois 35 points en 45 matchs en 1993-94.

Durant le lock-out de 1994, Borschevsky joua 9 matchs avec son ancienne équipe, le Spartak, suite à quoi il reprit sa place à Toronto. Après seulement 5 mentions d’assistance en 19 matchs, il fut échangé aux Flames de Calgary contre un choix de 6e ronde. Il termina donc la saison à Calgary où en seulement 8 matchs, il ne récolta que 5 passes également et aucun but. Le style agressif et physique de la LNH semblait ne pas convenir à “Stick”, qui subit d’autres blessures avec les années.




Il signa ensuite avec les Stars de Dallas pour la saison 1995-96 où il mit finalement fin à sa disette de plus d’un an sans marquer de but. Il ne joua cependant que 12 matchs à Dallas avant d’être libéré. Il termina la saison en Allemagne suite à quoi il retourna terminer sa carrière avec le Spartak où il joua jusqu’en 1998.

Après sa retraite il retourna dans la région de Toronto et y ouvrit une école de hockey à Mississauga. L’école connut beaucoup de succès mais fut fermé en 2006 lorsqu’il accepta le poste d’entraîneur chef du Lokomotiv Yaroslavl. Il occupa ensuite les même fonctions avec le HK Atlant mais revint comme assistant entraineur du Lokomotiv en 2012-13, soit lors du retour de l’équipe après la tragédie de 2011. Il est présentement assistant entraineur avec Salavat Yulaev UFA.

Il porte également toujours sa fière crinière blonde.






mardi 10 janvier 2017

Le mystère Duncan MacPherson






Né le 3 février 1966 à Saskatoon, le défenseur Duncan MacPherson impressionna dans la WHL au sein des Blades de sa ville natale et fut par la suite repêché 20e au total par les Islanders de New York en 1984, soit quelques rangs après Mario Lemieux, Kirk Muller et Ed Olczyk et devant des noms comme Patrick Roy, Brett Hull et Tom Glavine. Il continua à évoluer au sein des Blades durant les deux saisons suivantes en compagnie entre autres de Wendel Clark et de son partenaire à la défense, Trent Yawney. Sa dernière saison à Saskatoon fut sa meilleure au niveau offensif alors qu’il récolta 10 buts et 64 points en 70 matchs. Il n’était pas une grande star offensive mais plutôt un solide défenseur, un “stay-at-home defenseman” qui n’avait pas peur de défendre ses coéquipiers et de se sacrifier pour bloquer des tirs.

Il était également un favori de la foule. Une légende à son sujet raconte que lorsque leur plus grands rivaux, les Pats de Regina, tentèrent de faire jouer un joueur de Football dans leur équipe pour intimider les Blades, MacPherson rassura ses coéquipiers de ne pas s’en faire et il s’occupa du footballeur en le plaquant solidement dès le début du match. Ce fut le seul match de la carrière de ce footballeur.




Suite à son stage junior, il s’aligna ensuite avec le club-école des Islanders, les Indians de Springfield dans la AHL. Lors de sa première saison en 1986-87, il se blessa à la jambe et ne joua en tout que 26 matchs où il n’amassa qu’un seul but et aucune passe. Sa deuxième saison fut meilleure alors qu’il récolta 5 buts et 19 points en plus de 213 minutes de pénalités en 74 matchs. Cependant, il n’était pas assez rapide pour la LNH et les Islanders abandonnèrent dans son cas. Lors de sa troisième saison professionnelle, il fut relégué avec le 2e club-école de l’équipe, le Ice d’Indianapolis dans la IHL suite à quoi les Islanders rachetèrent son contrat après la saison 1988-89. Il ne joua finalement aucun match en saison régulière avec eux.





Voyant sa carrière professionnelle en Amérique terminée, MacPherson décida de tenter un nouveau défi en acceptant une proposition comme joueur-entraîneur avec les Tigers de Dundee en Écosse. Cette proposition venait d’un entrepreneur canadien du nom de Ron Dixon qui attendait MacPherson à Dundee le 12 août 1989 pour finaliser les détails de l’emploi. MacPherson s’envola donc seul pour l’Europe durant l’été 1989 et désirait tout d’abord voyager et aller rendre visite à d’anciens coéquipiers et amis avant d’aller rencontrer Dixon et débuter cette nouvelle aventure.

Le 12 août 1989 arriva et Dixon n’eut aucune visite de MacPherson.

Ses parents n’eurent aucune nouvelle de leur fils également. Après quelques jours d’inquiétude, sa mère contacta George Pesut, un ancien coéquipier de MacPherson qui l’avait hébergé chez lui en Allemagne avant son départ prévu pour l’Écosse. Pesut lui raconta qu’il l’avait vu pour la dernière fois le 7 août, alors qu’il devait se rendre au camp d’entraînement de son équipe allemande. Pesut prêta sa voiture à MacPherson pour lui permettre de se rendre en Autriche et continuer de visiter l’Europe. À la fin de son séjour, il devait ramener la voiture chez Pesut et ensuite prendre un avion pour l'Écosse. Lorsque Pesut revint chez lui après son camp, il ne vit pas sa voiture et trouva le sac de hockey de MacPherson toujours dans son appartement.

Après quelques contacts plutôt non concluants avec la police autrichienne qui n’avait pas l’air de prendre l’affaire au sérieux, les MacPherson mirent le cap sur l’Europe pour effectuer leurs propres recherches. Ils réussirent à retracer la voiture de Pesut le 19 septembre 1989. La voiture était immobile depuis 42 jours dans le stationnement d’une piste de ski autrichienne du nom de Stubai Glacier près de la ville d’Innsbruck. Son passeport et ses bagages se trouvaient toujours dans la voiture. Les MacPherson continuèrent ensuite leur enquête auprès de la station. Un instructeur de ski reconnut la photo de Duncan et expliqua aux parents qu’il avait donné une leçon de snowboard à Duncan qui lui avait dit qu’il avait en tête de pratiquer davantage et d’ensuite partir faire du hiking dans les sentiers avoisinants le glacier. Il se rappela également que les conditions n'étaient pas fameuses lors de cette journée et qu'il y avait peu de skieurs sur les pentes.


La station de ski Stubai Glacier


Selon la station, le snowboard et les bottes loués par Duncan furent retournés le jour même, ce qui signifiait probablement que Duncan serait donc parti faire du hiking tel que prévu. Avec cette dernière piste, les parents de Duncan passèrent donc les mois suivants à explorer éperdument les environs jusqu’à dilapider presque toutes leurs économies et de se rendre à l’évidence et retourner au Canada.

Ils retentèrent d’autres recherches lors des années suivantes mais en vain. Une lueur d’espoir apparut en 1994 lorsqu’ils reçurent un appel d’Ottawa leur énonçant un rapport de police datant de 1989 où un homme amnésique serait sorti de la forêt et aurait apparu dans la ville autrichienne de Villach, quelques semaines après la dernière apparition de MacPherson. Cet homme correspondait vaguement à la description de Duncan et avait refait sa vie en Autriche et adopté le nom de Mark Schoffman. Il avait un accent et des vêtements nord-américains en plus de plusieurs cicatrices aux genoux, ce qui était similaire à Duncan, lui qui avait subi plusieurs blessures aux genoux durant sa carrière. 5 ans plus tard, les autorités Autrichiennes tentaient toujours d’élucider le mystère de cet étrange homme amnésique nord-américain et tombèrent sur le cas de MacPherson. Ils se rendirent compte que Schoffman savait également patiner.

Les MacPherson ne voulaient pas se rendre une fois de plus en Europe sans un meilleur espoir. Ils contactèrent un autre ancien coéquipier de Duncan du nom d’Emmanuel Viveiros, également exilé en Europe et qui évoluait justement dans la ville de Villach. Ils lui demandèrent d’aller rencontrer Schoffman et déterminer s’il s’agissait en fait de Duncan. Viveiros acquiesça et se rendit sur place mais revint bredouille. L’homme avait la même grandeur et stature que MacPherson mais il ne s’agissait définitivement pas de lui. Les années continuèrent donc de passer et le mystère MacPherson continua de perdurer.

Une autre théorie de la mère de Duncan durant ces années de disparition était que Duncan aurait peut-être été embauché par la CIA. Duncan lui avait auparavant déclaré qu’il aurait été contacté par la CIA afin de devenir un espion alors qu’il avait le profil et la carrure de l’emploi. Il lui aurait dit que si c’était le cas, qu’il pourrait devoir disparaître et ne plus avoir contact avec eux. Mais ceci n’était qu’une vague conversation et Duncan semblait plus intéressé par sa carrière en Écosse avec les Tigers de Dundee.

Elle eut également une autre source de questionnement en 2002 lorsque fut publiée une enquête sur Ron Dixon, l’entrepreneur canadien qui aurait engagé MacPherson en 1989. Dixon avait un historique de magouilles et de connections douteuses. Les Tigers de Dundee n’était en fait qu’un mirage financier et peut-être une façon pour Dixon de blanchir de l'argent. Peut-être que Dixon était mêlé à la disparition de MacPherson? Ce dernier aurait émis quelques doutes sur les intentions de Dixon auprès de ses parents et aussi auprès de Pesut. Dixon était cependant mort en 2001 dans un accident de voiture au Mexique.

Un an plus tard, soit en juillet 2003, une vague de chaleur inhabituelle fit fondre la neige dans les Alpes Autrichiennes et fit apparaître le corps pétrifié de Duncan MacPherson qui fut découvert par un autre skieur. Il portait toujours le même manteau que celui indiqué lors de sa disparition ainsi que ses papiers d’identification. Il était au beau milieu d’une pente de ski, sous les remonte-pentes.

À ses côtés se trouvait également le snowboard loué à la station de ski.

Il ne fut pas le seul disparu retrouvé cet été-là. On retrouva également le corps d’un jeune homme de 18 ans disparu depuis 1949 ainsi qu’un skieur manquant à l’appel depuis 1971. Quelques années auparavant on retrouva aussi non loin de là deux escaladeurs toujours attachés ensemble. Ceci fait malheureusement partie des routines annuelles des pistes de skis dans les Alpes qui ont tendance à étouffer les rapports de morts et de disparition sur leurs pentes alors que ce n’est pas bien pour le tourisme et les affaires. Malgré tout, les MacPherson se rendirent sur place afin d’identifier le corps et fermer le dossier avec les autorités locales. La mère de Duncan décida de laisser les spécialistes faire le rapport d’autopsie et décida ensuite de faire incinérer leur fils. On imagine donc qu’à ce moment les parents de Duncan purent enfin tourner la page et faire la paix avec ce qui lui était arrivé mais encore là, des doutes et d’autres mystères vinrent s’ajouter à cette saga.


L'endroit où fut découvert le corps de MacPherson



Les MacPherson découvrirent plus tard qu’aucune autopsie ne fut effectuée et plus les années passèrent, plus ils découvrirent des incongruités dans les rapports d’enquête. Durant les années 2000, la CBC s’intéressa plusieurs fois à cette histoire et retournèrent enquêter à plusieurs reprises auprès des gens concernés. Selon les différentes sources et selon les années, les informations et les faits ne concordaient pas toujours. Par exemple, l’endroit où fut découvert MacPherson n’était pas toujours le même. Les faits racontés par l’instructeur de ski changent également sur la nature de MacPherson qui fut décrit tantôt comme un skieur débutant et prudent et tantôt comme téméraire et casse-cou. La station de ski n’a aussi jamais vraiment adressé le fait qu’elle a menti à propos du snowboard loué par MacPherson et son supposé retour à la boutique de location. Les autorités locales, le coroner, ainsi que le médecin légiste ont maintes fois refusé de rouvrir le dossier et considérait l’affaire comme conclue. Leur version des faits était que MacPherson s’était aventuré hors des sentiers sécuritaires et serait tombé dans une crevasse, aurait subi des blessures fatales et serait mort de ces blessures et/ou gelé par la neige et le froid. Il était donc le seul responsable de sa mort.

Les MacPherson furent plus tard approchés par l’écrivain John Leake, un expert des mystères et des meurtres dans la région des Alpes qui a beaucoup écrit sur le sujet. Pour lui ce n’était pas surprenant de retrouver autant de discrétion de la part des autrichiens. Selon lui il existe une culture du silence sur ces accidents de montagne et MacPherson en aurait subi les conséquences. Une nouvelle piste fut découverte lorsque Leake demanda aux MacPherson de pouvoir examiner le snowboard endommagé de Duncan qu’ils avaient ramené au Canada avec eux. Leake fit examiner la planche par un expert en la matière qui en déduit que le snowboard avait été endommagé à plusieurs endroits et de manière presque machinale, ce qu’une chute dans une crevasse n’aurait pas pu causer. La théorie de la crevasse fut également remise en doute. L’endroit où fut finalement trouvé MacPherson était très près de la station, sur une piste régulière et non pas dans un endroit inapproprié comme il fut dit auparavant. On réexamina également les rayons X pris sur le cadavre de MacPherson et on y découvrit des contusions répétées aux genoux et aux tibias.

Tous ces nouveaux indices vinrent changer les hypothèses de Leake et des MacPherson. Leur théorie la plus récente serait que Duncan se serait blessé sur la piste, aurait attendu des secours mais n’aurait pas été secouru (il faisait un temps ombrageux et embrumé ce jour-là). Une surfaceuse aurait ensuite passé sur son corps (possiblement pendant qu’il était encore vivant) et aurait tailladé ses jambes et le snowboard. Le conducteur, ne voulant pas être blâmé, aurait ensuite transporté le corps de MacPherson dans une crevasse.

Tout ceci n’est effectivement qu’une hypothèse mais il s’agit du scénario le plus probable pour les MacPherson qui n’auront probablement et malheureusement jamais réponse à leurs nombreuses questions. Pour ma part, il est évident que je n’irai jamais skier à la station Stubai Glacier à Stubaital en Autriche.

Si vous voulez en savoir plus, voici un lien vers le plus récent reportage de la CBC à ce sujet. Il y a également le livre de Leake, "Cold a long time" qui est sorti en 2012 et qui est par la suite devenu un bestseller en Autriche.




Duncan Alvin MacPherson
1966-1989


Sources:
ESPN
Hockey Blog in Canada
Reddit
Esquire
Cold a long time
CBC

lundi 9 janvier 2017

Dave Kerr

Bien qu’originaire de Toronto, Dave Kerr a roulé sa bosse à partir d’un jeune âge.  Il alla d’abord jouer dans le nord de l’Ontario, à Iroquois Falls, pour l’équipe de la papetière Abitibi Paper.
 
En 1929, à 19 ans, il s’amène à Montréal pour s’aligner avec les Winged Wheelers, affiliés au club MAAA.  En 1930, les Wheelers se méritèrent la Coupe Allan, emblème de la suprématie du hockey senior.  Ce succès permit à Kerr d’attirer l’attention et en 1930-31, les Maroons firent appel à ses services pour remplacer leur gardien ″Flat″ Walsh.  Kerr disputa alors 29 matchs dans l’uniforme marron.
 
L’année suivante, puisque Walsh avait repris son poste, il n’y avait plus de place pour Kerr, alors que les équipes jouaient à ce moment avec un seul gardien.  Il se retrouva donc avec les Bulldogs de Windsor de l’IHL.  Par contre, le 8 mars 1932, les Americans de New York eurent un problème.  Leur gardien, Roy Worters, le gagnant du Trophée Vézina l’année précédente, souffrait d’un lumbago et ne pouvait pas prendre au match contre les Canadiens.  Les Maroons firent alors preuve d’esprit sportif en prêtant Kerr aux Americans.  (Les Maroons étaient juste devant les Americans au classement, avec une priorité de 6 points.)  Le président de la ligue, Frank Calder, dut aussi donner son accord au prêt.
 
 
Kerr fit de son mieux avec son équipe temporaire.  Il tint le coup en première période, mais il ne pouvait tout de même pas faire des Americans une équipe décente à lui seul.  Johnny Gagnon, Nick Wasie, Pit Lépine (deux fois), Aurèle Joliat et Marty Burke ont marqué pour le Tricolore.  Allan Shields priva George Hainsworth d’un blanchissage au milieu de  la troisième période.  Les Canadiens l’emportèrent 6-1 dans le seul match de Kerr disputé avec l‘uniforme des Americans.
 
Il eut à nouveau l’occasion de voir de l’action avec les Maroons en 1932-33, toujours en remplacement de Flat Walsh.  Lorsque ce dernier prit sa retraite à la fin de la saison, Kerr hérita du but des Maroons.  Il ne conserva toutefois son poste de gardien attitré qu’une seule saison.  En 1934-35, on lui préféra l’ex-gardien des Senators Alec Connell.  Il fut donc échangé aux Rangers, où il ravit le poste d’Andy Aitkenhead.  Kerr n’a plus jamais regardé en arrière par la suite, en s’imposant comme le gardien des Blueshirts.  De 1936 à 1941, il n’a raté aucun match.
 
En 1937, il aida les Rangers à participer à la finale.  En 1938, sa moyenne de 1,95 lui permit d’être nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles (derrière Tiny Thompson, sur la première).  Il fut d’ailleurs cette même année le premier joueur de hockey à apparaître sur la couverture du magazine Time.
 
C’est toutefois en 1939-40 que Kerr atteignit son sommet.  Il afficha une moyenne de 1,54, ce qui lui valut une nomination au sein de la première équipe d’étoiles et le Trophée Vézina.  Au niveau de l’équipe, les Rangers remportèrent la Coupe Stanley, chose qu’ils ne parvinrent pas à répéter avant 1994.
 
Il joua tous les matchs de 1940-41, où il connut une autre bonne saison, mais il décida alors que c’en était assez.  Il prit sa retraite à seulement 31 ans.
 
Il est décédé en 1978, à l’âge de 68 ans.
 
Sources : « Une victoire facile pour le Canadien » de X.E. Narbonne, Le Devoir, 9 mars 1952, p.7, « Le Canadien déclasse le club d’Eddie Gerard, privé de Roy Worters et de Norman Himes » d’Horace Lavigne, La Patrie, 9 mars 1932, p.10, « Playing Field, White Horses of Hockey » de Dink Carroll, Montreal Gazette, 6 janvier 1942, p.9, wikipedia.org.

mardi 3 janvier 2017

NHL 98 - Rétrospective






Sorti le 31 août 1997, NHL 98 est le premier de la série à avoir les équipes nationales complètes alors que NHL 97 comprenait les équipes du Canada, des États-Unis et de la Russie seulement. Il s'agissait également du deuxième jeu de la série qui était développé sur moteur 3D après NHL 97. Cependant NHL 98 fut le premier à utiliser ce qu'on appelle le "3DFX Gilde Support" qui sera le moteur 3D pour plusieurs années à venir dans la série. C'est là une des principales différences avec la version 97 qui à mon avis n'était pas encore au point.

NHL 98 est donc par le fait même plus amusant que la version précédente et sur une note personnelle, c'est avec NHL 98 que je suis vraiment devenu fan de la série et où je commençais vraiment à jouer assidûment et à faire des saisons complètes. Le jeu est sorti sur Playstation (c'est la version que j'ai joué pour le premier vidéo) en plus d'une version PC. C'était également la dernière version à être publiée sur Sega Saturn en plus des consoles 16-bit comme le Super Nintendo et le Sega Genesis.

À l'époque je jouais plutôt sur PC mais voici pour cette rétrospective la version sur Playstation.





Comme bonus, en plus d'avoir essayé la version Playstation, j'ai aussi voulu rendre hommage au Sega Genesis qui nous a offert tant de bonnes versions de la série par le passé. J'avais la cassette de NHL98 dans mes boîtes depuis des années sans jamais y avoir vraiment joué et j'ai pensé l'inclure dans cette rétrospective.




Quelques notes additionnelles:
- Vladimir Konstantinov des Red Wings de Détroit est toujours présent dans le jeu malgré qu'il avait subi un accident d'automobile qui l'a rendu paralysé après la conquête de la Coupe Stanley de 1997

- Mario Lemieux est également présent dans la version sur Sega Saturn seulement, lui qui avait prit sa retraite après la saison 1996-97.

- En couverture du jeu, on retrouvait l'attaquant Peter Forsberg de l'Avalanche du Colorado



dimanche 1 janvier 2017

Joueur oublié des 90’s #1 - Alex Selivanov






Il y a de ces joueurs qui ressortent du néant de notre mémoire de temps à autres. C’est particulièrement le cas pour moi ces temps-ci alors que je joue à beaucoup de jeux NHL pour ma rétrospective et aussi parce que j’aime perdre du temps sur les quiz du site Sporcle…

J’ai donc pensé débuter une nouvelle chronique sur ces joueurs oubliés des années 90 et du début des années 2000, alors que le souvenir de cette époque est parfois teinté par la présence de la trappe, de l’accrochage abusif et des années noires des Canadiens… En jouant à ces jeux et ces quiz je retombe souvent sur des joueurs qui ont eu leur 15 minutes de gloire et lorsqu’on revoie leurs noms on se dit “Ah ouais… Lui!… Qu’est-ce qu’il est devenu?” et bien je vais tenter de vous éclairer en vous racontant l'histoire de ces quelques joueurs oubliés et puisés dans mon subconscient.

J'ai déjà parleé de certains de ces joueurs comme Jimmy Carson, Brian Propp, Ulf Dalhen ainsi que mon avatar Ray Sheppard mais en voici un plus obscur...


Selivanov avec le Spartak de Moscou au début des années 90


Né à Moscou le 23 mars 1971, Alexander Yurievich Selivanov joua pendant 6 saisons avec le Spartak de Moscou avec qui il devint meilleur d'année en année. Lors de la saison 1993-94, il termina au troisième rang des buteurs de la ligue avec 30 buts en 45 matchs, ce qui incita les Flyers de Philadelphie à le sélectionner en 6e ronde du repêchage de 1994.

Il ne fut la propriété des Flyers que pour quelques mois alors que ses droits furent échangés au Lightning en septembre 1994 contre un choix de 4e ronde en 1995. Alors que la ligue était en lock-out au début de la saison 1994-95, il s’aligna dans la IHL avec les Wolves de Chicago et les Knights d’Atlanta avant de faire ses débuts dans la LNH avec le Lightning lors des reprises des activités de la ligue en 1995. Il termina sa première saison avec le Lightning avec 10 buts et 6 passes en 43 matchs.





C’est lors de la saison suivante en 1995-96 qu’il connut son éclosion lorsqu’il fut jumelé au centre John Cullen. Il obtint 31 buts et 52 points lors de sa deuxième saison. C’est également lors de cette saison qu’il rencontra l’amour de sa vie en Carrie Esposito, la fille du directeur général et ex-légende de la ligue Phil Esposito. Il maria Carrie en 1997 et obtint également un contrat de 2 millions de la part du beau-père, ce qui lui valut des moqueries de la part de ses coéquipiers et un surnom par très flatteur, Alex “ Son-in-law-nov ”.

Les choses commencèrent à se dégrader pour Selivanov dès la saison 1996-97 durant laquelle Cullen fut atteint du cancer. Selivanov fut grandement affecté par cette nouvelle et l’absence de Cullen affecta grandement son rendement sur la glace. Il ne récolta que 15 buts et 33 points en 1996-97. Il fut toutefois un des meilleurs supporteurs de Cullen durant sa rémission. Il se rasa la tête en solidarité envers son ami et l’aida à tenter un retour sur la glace au début de la saison suivante.

La saison suivante fut toutefois pratiquement pareille (16-19-35pts) pour Selivanov qui ne montra plus jamais le même élan offensif avec le Lightning mais seulement quelques flashs inconstants ici et là. Il fut éventuellement échangé aux Oilers lors de la saison 1998-99, quelques mois après le congédiement d’Esposito au début de la saison. En retour de Selivanov, le Lightning mit la main sur un autre attaquant enigmatique, Alexandre Daigle, qui lui fut obtenu des Flyers la même journée en retour d’Andrei Kovalenko.




Selivanov termina donc la saison avec les Oilers et l’entraineur Ron Low qui ne trouvait pas vraiment d’utilité pour lui. Il récolta 14 points avec les Oilers en 29 matchs. La saison suivante fut toutefois différente. Avec un nouvel entraineur en Kevin Lowe, Selivanov fut muté sur le premier trio avec Doug Weight et Ryan Smyth. Il démarra la saison en lion et menait même la ligue pour les buts au quart de la saison avec 17 buts en 25 matchs dont 14 lors des 12 premiers, ce qui laissait croire que les Oilers avaient déniché une perle en Selivanov.

Cependant, il retourna à ses mauvaises habitudes et sa production diminua en plus de subir quelques blessures et d’être relégué sur la 3e ligne. Il termina la saison avec 27 buts et 47 points en 67 matchs en plus d’être laissé de côté à quelques reprises. Sans contrat après cette saison, il dut attendre jusqu’à la fin du mois de novembre 2000 pour retrouver un poste lorsqu’il signa comme agent libre avec la nouvelle équipe des Blue Jackets de Columbus. Il ne joua qu’une seule saison décevante avec eux (19 pts en 59 matchs) et ce fut la fin de sa carrière dans la LNH.

Il quitta pour la ligue Allemande en 2001-02 avec les Lions de Frankfurt et il commença par la suite un parcours nomade à travers plusieurs ligues européennes jusqu’à sa retraite comme joueur en 2012. Il devint entraineur-chef du club HYS en Hollande et revint par la suite en Russie comme assistant-entraineur du club Admiral Vladivostok.

Il fut malheureusement atteint de la tragédie en 2012 lorsque sa femme Carrie mourut d'un anévrisme abdominal.

En 459 matchs dans la LNH il récolta en tout 121 buts et 114 passes pour 235 points.


Selivanov, Esposito et compagnie


Sources: