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vendredi 31 mars 2017

Joueur oublié des 90's #6 - Mark Lamb






Parfois un bon parcours en séries devient en quelque sorte une bonne carte d'affaire pour un joueur et lui permet de s'accrocher dans la ligue plus longtemps que prévu.

Né le 3 août 1964 à Ponteix en Saskatchewan, Mark William Lamb joua son hockey junior dans la WHL avec les clubs de Billings, Medicine Hat et Nanaimo entre 1981 et 1985. Il fut entre temps repêché 72e au total par les Flames de Calgary lors du repêchage de 1982. Ces derniers lui firent jouer quelques matchs avec leur club-école dans la CHL, les Flames du Colorado, pour les séries de 1983 suite à quoi il retourna dans la WHL et connut sa meilleure saison junior avec 136 points en 72 matchs.

Il passa ensuite les deux saisons suivantes dans la AHL avec les Golden Flames de Moncton et joua son premier match dans la LNH avec les Flames durant la saison 1985-86. Ce fut toutefois son seul match avec les Flames alors qu'il signa plutôt avec les Red Wings comme agent libre la saison suivante. Il partagea donc la saison 1986-87 avec les Red Wings et leur club école de la AHL et joua 22 matchs en saison avec les Red Wings en plus de 11 matchs en séries. Il ne récolta que 3 points dont 2 buts durant ce séjour à Detroit alors qu'il fut réclamé au ballottage par les Oilers d'Edmonton au début de la saison suivante.




C'est à Edmonton qu'il laissa le plus grand impact. À 5'9, Lamb était souvent considéré trop petit et pas assez habile pour s'établir dans la LNH. Il était toutefois très combatif et jouait plus gros que sa stature. Il parvint éventuellement à devenir un bon joueur de 4e trio chez les Oilers. Bien sûr, ce ne fut pas immédiat alors qu'il passa la saison 1987-88 avec leur club-école en Nouvelle-Écosse et joua seulement 2 matchs à Edmonton. Même chose la saison suivante alors qu'il joua 54 matchs dans la AHL et 20 à Edmonton. Il faut garder en tête qu'on ne retrouvait également que très peu de postes au sein des puissants Oilers et ce même après le départ de Wayne Gretzky. 

C'est lors de la saison 1989-90 qu'il parvint à rester pour de bon avec les Oilers qui l'employèrent durant 58 matchs où il amassa 12 buts et 16 passes pour 28 points. Mais le zenith de la carrière de Lamb arriva lors du printemps de 1990 alors que les Oilers se rendirent une fois de plus en finale de la Coupe Stanley. Cette 5e et dernière coupe de la dynastie est souvent considérée comme la coupe de la rédemption chez les Oilers qui voulaient prouver qu'ils étaient plus que l'équipe de Gretzky.

Plusieurs jeunes joueurs s'étaient greffés au noyau de l'équipe au fil des années précédentes et plusieurs profitèrent des séries de 1990 pour démontrer leur talent. On pense surtout à la "Kid Line" de Joe Murphy, Martin Gelinas et Adam Graves qui fut une bougie d'allumage chez les Oilers durant ce parcours mais un joueur comme Lamb a aussi eu son éclosion durant ces séries et parvint à fournir beaucoup d'offensive secondaire chez les Oilers avec une récolte de 6 buts, 11 passes pour 17 points en 22 matchs. Il était aussi parfois employé sur la première ligne avec Jari Kurri et Esa Tikkanen. Il remporta alors son seul championnat en carrière et cette récolte offensive inespérée de 1990 lui servit de carte de visite durant le reste de sa carrière.

Mark Lamb (à gauche) en compagnie de John Muckler et Kelly Buchberger


Les deux saisons suivantes furent décevantes dans son cas alors qu'il fut blessé la plupart du temps et qu'il ne retrouva jamais l'élan offensif de 1990. Il ne joua que 96 matchs en 2 saisons pendant que la dynastie se désagrégeait peu à peu. Il fut ensuite laissé sans protection au repêchage d'expansion de 1992 et il devint ainsi la propriété des nouveaux Senators d'Ottawa. Il joua deux saisons à Ottawa dont celle de 1993-94 où il obtint sa meilleure récolte offensive avec 12 buts et 36 points. Il fut également nommé co-capitaine de la jeune équipe en compagnie du défenseur Brad Shaw suite au départ du premier capitaine de l'équipe, Brad Marsh.




Il ne termina cependant pas la saison à Ottawa, étant plutôt échangé aux Flyers en mars 1994. Après la grève de 1994, il entama la saison suivante avec les Flyers mais fut vendu aux Canadiens en février 1995 après 8 matchs à Philadelphie. Il joua le reste de la saison à Montréal et ne récolta qu'un seul point, un but, en 39 matchs.

Après seulement un match en 1995-96, les Canadiens n'avaient que très peu de place pour lui et ils le "prêtèrent" aux Aeros de Houston dans la IHL ce qui fit en sorte qu'il ne retourna jamais dans la LNH par la suite. Il fait donc partie d'un groupe select de "one goal wonders" de l'histoire du Canadien. Ce groupe inclut également Dustin Boyd, Eric Chouinard, Murray Baron, Sergei Gonchar, Georges Laraque et José Théodore entre autres...




Il connut une bonne saison avec les Aeros et re-signa avec eux en 1996-97. Il joua ensuite une saison en Allemagne mais revint avec Houston pour deux autres saisons avant de prendre sa retraite en 2000.

En 403 matchs dans la LNH il récolta 46 buts, 100 passes et 146 points.

Après sa retraite il occupa le poste d’entraîneur adjoint avec les Oilers et ensuite les Stars. Il quitta les Stars en 2009 pour devenir entraîneur et directeur général des Broncos de Swift Current dans la WHL, poste qu'il occupa jusqu'en 2016. Il fut récemment nommé comme entraîneur-chef des Roadrunners de Tucson dans la AHL, le club-école des Coyotes.


mercredi 29 mars 2017

Les masques de Ken Dryden








Je m'amusais cette semaine à regarder des photos de masques vintage. J'ai bien sur vu plusieurs photographies des masques iconiques de Ken Dryden.


Dryden commença à porter le premier masque à partir de sa carrière universitaire avec le Big Red de l'Université de Cornell, dans l'État de New York, parce que le port du masque était obligatoire dans les rangs universitaire. Il continua de le porter lors de sa seule saison avec les Voyageurs de Montréal de la AHL et au début de sa carrière avec le Canadiens.

Dryden rata la saison 1973-74 à la suite d'une mésentente contractuelle. C'est lors de son retour à l'automne 1974 que le #29 reçut son nouveau masque de fibre de verre. Il avait pour son dire que le design sur son masque se devait d'être simple, afin d'être vu par les spectateurs dans les plus hauts gradins. C'est pourquoi il fit peindre une version agrandie et simple du logo du Canadiens... qui ressemblait surtout à une cible .. Bref !

Je croyais que Dryden n'avait pas porté d'autres protecteurs facial jusqu'à sa retraite à la fin des séries 1979. D'ailleurs, plusieurs photos disponibles sur internet démontrent l'usure de son masque "cible" ; la peinture écaillée, le menton craqué, etc. Puis, j'ai trouvé la photo suivante :


Dryden, avec une autre version de son masque cible ?? Je me suis tout d'abord dit que ce devait être un montage, genre la tête de Mike Liut découpé sur le corps de Dryden avec le masque repeinturé. Mais en cherchant bien, j'ai trouvé cette autre photo :


Cette photo a été prise au "Hockey Hall of Fame" de Toronto. Derrière Dryden, on reconnaît son premier masque (en bas à droite) et à la gauche de sa tête, juste à côté du masque de Gilles Gratton, on distingue très bien le masque de la couverture du magazine Goal (Magazine officiel de la LNH de 1972 à environ 1994). Ce masque, Dryden a commencé à le porter à partir de 1976, lors des entraînements. Ce devait être, en quelque sorte, son masque de secours, au cas où le premier casserait ou qu'une attache se briserait. Il est difficile de savoir si c'est le cas ici, étant donné qu'à l'époque où les réseaux sociaux n'existaient pas, ces changements mineurs étaient moins répandus au public. Contrairement à aujourd'hui, alors que l'on peut savoir si Carey Price change de caleçon entre les périodes.


Intrigué par cette "découverte", j'ai fait des recherches que sur des images de Ken Dryden. J'ai alors remarqué cette photo, datant du 20 mars 1971, alors que Ken affrontait son frère Dave pour la première fois dans la grande ligue.

 
Vous remarquez le masque que Dryden (Ken, pas Dave) porte sur sa tête ? Pas du tout ressemblant à son masque de broche ! Dans ce cas, j'y vais totalement de supposition, n'ayant pas trouvé de réponse claire. Première supposition : Dryden reçut un nouveau masque à son arrivée avec le CH et qu'après un essai de 1-2 matchs il ait décidé de revenir à son masque original. Deuxième supposition : son masque de broche avait besoin de réparation suite à un lancer et son coéquipier Phil Myre lui prêta son masque.

 

Dave Dryden restera éternellement moins connu que son illustre petit frère. Pourtant, sa carrière dans la LNH s'étala de 1961 à 1980, en passant par l'AMH (avec les Rangers, les Blackhawks, les Sabres, les Cougars de Chicago et les Oilers). Si Jacques Plante a été l'inventeur du masque de gardien, Dave Dryden est celui qui inventa la version contemporaine. Tanné de se faire sonner les cloches suite à un lancer (on dira ce qu'on voudra, les masques des années 1960-70 protégeait surtout contre les coupures), Dave décida au milieu des années '70 d'essayer le casque de joueur, comme Vladislav Tretiak. Déplorant que le rembourrage se trouve surtout sur le dessus du casque (parfait si on reçoit une brique sur la tête !!), Dave se moula un masque de fibre de verre qui recouvrait aussi le côté du visage, ainsi qu'une section pour le derrière de la tête. Il découpa ensuite un espace dans le visage afin d'y incorpora la grille qui était sur le casque de joueur. Il fit produire le masque et quelques gardiens l'adoptèrent rapidement. Bien sur, il en fit faire un pour son frère, qui l'essaya lors des entraînements, au courant de la dernière saison du grand #29 dans la Ligue Nationale.


Ça fait étrange non ?

Je vous laisse sur cette imitation du célèbre masque, de type Onimaru. Disponible pour 200$ US sur Ebay !

http://www.ebay.com/itm/ONIMARU-VINTAGE-KEN-DRYDEN-MONTREAL-CANADIENS-GOALIE-HOCKEY-MASK-/171000755921

lundi 27 mars 2017

Muzz Patrick



Murray “Muzz“ Patrick est né dans une famille de hockey.  Son grand-père Joseph a aidé à la construction des premières patinoires artificielles au Canada, à Vancouver et Victoria.
 
Son père, Lester, est un pionnier du hockey dans l'ouest, tout comme son oncle Frank.  D’ailleurs, en 1926, il a mené les Cougars de Victoria de la WHL à la Coupe Stanley.  Immédiatement après, la ligue fut dissoute.  Il s’agissait donc de la dernière fois qu’une équipe ne faisant pas partie de la LNH aspira à la Coupe Stanley.  De leur côté, le jeune Murray (11 ans) et son frère Lynn (futur joueur, entraîneur et directeur-gérant dans la LNH) en ont profité pour “graver“ leur nom sur la Coupe.  L’année suivante, le paternel est devenu le premier entraîneur de l’histoire des Rangers.
 
Athlète polyvalent, Muzz excellait au basketball, au football et en cyclisme.  Il a même été champion canadien amateur des mi-lourds en boxe.  Mais quand on est un Patrick, l’attrait du hockey est fort.  Son père l’envoya alors avec son frère Lynn étudier à McGill.  Pendant son séjour à Montréal, il poursuivit son apprentissage de hockeyeur, avant de signer avec l’organisation de son père, les Rangers.
 
Après quelques saisons à faire son chemin, c’est finalement en 1937-38 qu’il joua son premier match avec les Blueshirts.  Il ne rata pas son entrée, puisqu’il amassa deux passes.  C’est toutefois l’année suivante qu’il fit sa place de façon permanente à New York.
 
Défenseur robuste, il eut également l’occasion de mettre ses talents de boxeur à profit.  En 1939, il était venu à la défense de son coéquipier Phil Watson, qui se faisait “masser“ le cou par le bâton d’Eddie Shore.  Patrick n’eut besoin que d’un coup de poing pour se débarrasser du pas très commode Shore.
 
C’est aussi en 1939 que son père, Lester, céda le banc des Rangers à Frank Boucher pour se concentrer sur sa tâche de directeur-gérant.  Le changement sembla porter fruit, puisque les Rangers remportèrent la Coupe Stanley, leur dernière jusqu’en 1994.
 
En 1941, comme plusieurs autres joueurs des Rangers, Patrick se retrouva dans l’armée, ce qui laissa l’équipe en difficulté.  Il combattit en Afrique du Nord, en France et en Italie, avant de revenir avec les Rangers en 1945-46.
 
Le retour dans la LNH ne dura toutefois que 24 matchs.  Par la suite, il fut joueur-entraîneur avec les Saints de St-Paul (dans l’USHL) et les Rockets de Tacoma (dans la PCHL).
 
En 1953-54, il remplaça Frank Boucher derrière le banc des Rangers.  Il devint ainsi le troisième Patrick, après son père Lester et son frère Lynn, à remplir ce rôle.  (Son neveu Craig, le fils de Lynn, occupera le même poste dans les années 1980.)  Après une autre saison en 1954-55 où les Rangers ratèrent les séries, Patrick laissa son poste d’entraîneur pour à nouveau remplacer Frank Boucher, comme directeur-gérant cette fois.  C’est son ex-coéquipier, Phil Watson, qui devint entraîneur.
 
Il demeura directeur-gérant jusqu’en 1964, période pendant laquelle les Rangers eurent vraiment peu de succès.  Son règne fut tout de même marqué par les acquisitions de Doug Harvey et de Jacques Plante.  Il a également effectué un bref retour derrière le banc en 1962-63.
 
Il a ensuite occupé divers postes administratifs chez les Rangers jusqu’en 1973.
 
Il est décédé en 1998, à l’âge de 83 ans.
 
Sources : “Here’s a toast to one of the sports’ most stories trophies – the Stanley Cup” de Dave Anderson, 10 juin 1994, The Spokesman – Review, p.C7, “Muzz Patrick, 83, a Ranger on 1940 Stanley Cup Team” de Joseph Durso, 25 juillet 1998, The New York Times (nytimes.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

lundi 20 mars 2017

Lynn Powis



Suite à notre palmarès des 100 noms les plus drôles, voici un billet sur Lynn Powis, le #59 de notre liste.
 
En 1967, le saskatchewannais prit un chemin encore peu courant lorsqu’il choisit de fréquenter l’Université de Denver.
 
En 1969, les Canadiens firent de lui un choix de 6e ronde.  Toutefois, comme l’équipe regorgeait à ce moment de talent, Powis ne fit que passer dans l’organisation montréalaise.  Il ne joua que 38 matchs avec les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, dans la Ligue américaine en 1971-72.  À la fin de la saison, Montréal vendit son contrat à Atlanta, qui le refila ensuite à Chicago.
 
C’est d’ailleurs en 1973-74 que Powis joua ses 57 premiers matchs dans la LNH, avec les Black Hawks.  Par contre, à la fin de l’année, il ne fut pas protégé pour le repêchage d’expansion et fut réclamé par les Scouts de Kansas City.
 
Les résultats des Scouts ne furent pas aussi affreux que ceux de leurs frères d’expansion, les Capitals, mais leur saison initiale s’avéra tout de même pénible sur la glace (15-54-11) et aux guichets (moyenne de 7356 spectateurs par match).  Powis, de son côté, joua la saison au complet et accumula 31 points.  Son passage au Missouri fut toutefois de courte durée.  Au cours de l’été, il fut échangé aux Blues avec un choix de 2e ronde qui devint Brian Sutter, le premier de la célèbre famille à accéder à la LNH.  En retour, les Scouts obtinrent le futur dg des Penguins, Craig Patrick (aussi membre d’une célèbre famille) et le jonquiérois Denis Dupéré.
 
Powis ne joua toutefois aucun match avec les Blues et en février, il prit le chemin de l’AMH (Association mondiale de hockey), lorsqu’il se retrouva avec les Cowboys de Calgary.  Après un an à Philadelphie et deux ans à Vancouver en tant que Blazers, il s’agissait de la première saison de l’équipe en Alberta.  Powis arriva au sein d’une bonne formation (41-35-4) qui atteignit la demi-finale.  Toutefois, ce fut plutôt la sauvage agression de Rick Jodzio sur Marc Tardif qui fut retenue de ce parcours en séries.
 
En 1976-77, Powis connut sa meilleure saison chez les professionnels, en terminant premier pointeur des Cowboys (30-30-60).  L’équipe eut toutefois moins de succès et elle fut dissoute à la fin de la saison.
 
Powis signa en 1977-78 avec les Racers d’Indianapolis, mais il fut libéré en décembre.  Il signa alors avec les Jets de Winnipeg, avec qui il se mérita la Coupe Avco.
 
Cette dernière s’avéra son chant du cygne en Amérique du Nord, puisqu’il mit ensuite le cap vers Duisbourg en Allemagne de l’Ouest, pour s’aligner avec le Duisburg SC.
 
À sa troisième saison avec le club, Powis fut nommé joueur-entraîneur.  À ce moment, les équipes allemandes étaient limitées à deux joueurs étrangers, mais l’entraîneur de Mannheim, Heinz Weisenbach, avait trouvé un filon.  De nombreux allemands avaient migré au Canada suite à la guerre.  Plusieurs avaient eu des enfants qui se sont avéré d’excellents joueurs de hockey.  En étudiant leur nom, il en identifia plusieurs qui se trouvaient à avoir la double citoyenneté (et qui pouvaient donc se qualifier comme joueurs nationaux).
 
Ce filon finit par se tarir et plusieurs clubs se montrèrent alors un peu plus créatifs.  De faux passeports ouest-allemands se mirent donc à circuler.  Le stratagème était assez répandu, mais certains clubs y eurent recours plus que d’autres. 
 
Ce fut finalement le consul général ouest-allemand à Edmonton qui sonna l’alarme en mai 1980 au sujet des faux passeports.  La fédération demanda alors aux équipes de montrer patte blanche pour le 1er novembre.
 
Plusieurs d’entre eux ne purent toutefois pas prouver leur citoyenneté allemande et parmi les pires fautifs, on retrouvait Duisbourg, le club de Powis.  Pas moins de sept de ses joueurs, Andy Stoesz, Gerald Hangsleben, Ralph et Ken Krentz, Brad Cox, Charlie Burggraf et Kevin Knibbs, furent épinglés.  En plus de se voir retirer 17 points au classement, Duisbourg se retrouva donc grandement affaibli.  L'équipe dut alors se résoudre à demander aux clubs adverses de lui prêter des joueurs pour en avoir suffisamment pour disputer les matchs, ou alors elle dut les louer contre une partie des recettes.
 
Les résultats furent tout simplement catastrophiques.  Les 12 buts et 12 passes de Powis ne pesèrent pas lourd et Duisburg SC termina la saison avec l’horrible fiche d’une victoire et 43 défaites.  Le club fut bien sûr relégué, mais sans Powis, qui alla jouer une dernière saison en Allemagne de l’Ouest avec le EV Füssen.
 
Powis conclut finalement sa carrière de joueur en 1982-83 en jouant une saison en Italie, avec le HC Alleghe.
 
Il est ensuite retourné à Denver, où il poursuit toujours une carrière en immobilier.
 
Sources : « L’affaire des faux passeports allemands » et « Mannheimer ERC, Chapitre V – Pêche fructueuse au Canada, Vrais et faux passeports », de Marc Branchu, HockeyArchives (passionhockey.com), facebook.com, hockeydb.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

samedi 18 mars 2017

NHL 07 - Rétrospective NHL





 
Sorti en septembre 2006, NHL 07 marque le début d'une nouvelle phase dans la série alors que le jeu entre maintenant dans l'ère des consoles de septième génération avec une version sur la toute nouvelle Xbox 360. Cette version était alors une révolution dans la série alors qu'elle élimina complètement l'ancien moteur de jeu pour introduire un tout nouveau système de contrôle analogique en profitant des nouveautés de la manette du Xbox 360. Le jeu gardait toutefois l'ancien moteur pour les autres versions sur PS2, PSP, Xbox (première) et PC. 

On a donc droit à un tout nouveau système de maniement de bâton avec les deux joysticks de la manette du 360. Ce système est toujours en place aujourd'hui quoiqu'il a été amélioré au fur et à mesure dans les éditions suivantes. Il était toutefois possible de revenir aux anciens contrôles dans les options de jeu.

Voici la rétrospective:





Notes additionnelles:

- Il s'agissait du premier et dernier volet de la série sur la console portable PSP en plus d'être la dernière sur l'ancienne Xbox.

- Le jeu mettait en vedette Alex Ovechkin en Amérique du Nord tandis qu'on retrouvait Teemu Selanne et Henrik Lundqvist sur les versions finlandaises et suédoises.


Version finlandaise

- Dans les "agents libres" du jeu, on retrouve un centre du nom de Stratton Whitaker. Ce joueur n'existait toutefois pas vraiment, il s'agissait d'un enfant de la fondation "Make-a-wish" atteint de dystrophie musculaire et dont le dernier vœu était d’apparaître dans le jeu. Il a une cote de 81 mais a le potentiel de se rendre à 99. Whitaker est malheureusement décédé peu avant la sortie du jeu.

lundi 13 mars 2017

Don Spring



Si Rick Chartraw est le premier joueur de la LNH né au Venezuela, Don Spring est le deuxième.  Comme pour Chartraw, son père y avait trouvé un emploi lorsqu’il y vit le jour, à Maracaibo.
 
De retour au pays, il s’intéressa au hockey, pour en bout de ligne faire partie des Golden Bears de l’Université de l’Alberta, de 1976 à 1979.  Sa présence dans le hockey universitaire lui permit ensuite d’être recruté par le programme de l’équipe nationale du Canada.
 
C’est ainsi que Spring put se retrouver aux Jeux de Lake Placid en 1980.  Il s’agissait pour le Canada d’un retour sur la scène olympique.  Pour protester contre le fait que les professionnels de la LNH ne pouvaient pas participer aux Jeux, alors que les joueurs des pays de l’est pouvaient (parce que techniquement, ils n’étaient pas payer pour jouer au hockey mais parce qu’ils faisaient partie de l’armée), le Canada refusa d’envoyer une équipe à Sapporo en 1972 et à Innsbruck en 1976.
 
En 1980, la situation n’avait pourtant pas changé.  Mais le Canada envoya tout de même une sélection de jeunes joueurs amateurs pour affronter entre autres ceux de la puissante l’Armée rouge.  Même si certains ont connu de très belles carrières par la suite (comme Glenn Anderson, Randy Gregg, Paul MacLean et Jim Nill par exemple), l’équipe canadienne a terminé sixième à Lake Placid.  Ça ne les a toutefois pas empêché de donner du fil à retordre aux Soviétiques (qui l’ont emporté 6-4).  Ces mêmes Soviétiques ont toutefois dû baisser pavillon devant la surprenante équipe américaine, en route vers la médaille d’or et le « Miracle on Ice ».
 
Défenseur défensif, Spring n’a amassé qu’une passe au cours du tournoi, dans une victoire de 5-1 contre la Pologne, sur un but de Tim Watters.  Par contre, même s’il n’avait jamais été repêché et ne semblait pas se diriger vers la LNH, il put se mettre en évidence et attira l’attention des faibles Jets de Winnipeg.  Ceux-ci avaient éprouvé de sérieuses difficultés à leur première saison dans la Ligue nationale, suite à l’absorption de l’AMH.  La signature d’un agent libre comme Spring était donc pour eux une aubaine.
 
Spring a donc fait ses débuts dans la LNH en 1980-81, dans une équipe qui s’est finalement avéré tout simplement affreuse.  Les Jets ont terminé la saison avec un misérable total de 32 points, 24 derrière les avant-derniers, les Red Wings.
 
À la fin de la saison, la fiche de Spring était de un but et 18 passes.  Son unique but est arrivé le 22 mars, lorsqu’il a déjoué Jim Rutherford des Kings.  Ce qu’il ne savait toutefois pas à ce moment, c’est qu’il s’agirait de son seul but en carrière.
 
En 1981-82, Spring fut rejoint à Winnipeg par son ancien coéquipier de l’équipe olympique, Tim Watters, mais il ne marqua pas de but, se contentant de 16 passes.  L’arrivée de Dale Hawerchuk aida toutefois les Jets à devenir respectables et à se qualifier pour les séries.
 
L’année suivante, Spring montra exactement la même fiche.  En 1983-84, il joua seulement 21 matchs avec Winnipeg, passant le reste de la saison avec les Jets de Sherbrooke de la Ligue américaine (et avec qui il ne marqua pas plus).
 
Comme il ne retourna jamais dans la LNH, sa fiche en carrière est de 1-54-55 en 259 matchs, avec seulement 80 minutes de pénalité.  Malgré qu’il ait joué pendant les très offensives années 1980, Spring s’est ainsi inscrit dans le livre des records d’une façon plus ou moins enviable.  Parmi tous les joueurs de l’histoire qui n’ont marqué qu’un seul but dans la LNH, il est celui qui a joué le plus de matchs.
 
Il passa ensuite une saison dans la ligue allemande avant de prendre sa retraite.  Il fit également un bref passage comme entraîneur-adjoint avec son alma mater, les Golden Bears de l’Université de l’Alberta.
 
Il habite maintenant à Kelowna, en Colombie-Britannique, et possède une entreprise de distribution de carburant.
 
Sources : « Meet the NHL’s one-goal wonders » de Robert MacLeod, 20 décembre 2013, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), hockeydb.com, hockey-reference.com.

samedi 11 mars 2017

NHL 06 - Rétrospective NHL







À partir de cette édition, la série retourna à une épellation raccourcie en éliminant le "20" de "2006" pour ne laisser que le 06. À l'exception de ce changement cosmétique, il n'y a pas beaucoup de différence avec le jeu précédent, NHL 2005, si ce n'est que différents ajouts secondaires dans les options et les styles de jeu. Le jeu a toutefois été accusé d'être trop facile et qu'on retrouve également trop de tirs sur le poteau, ce qui est vrai car j'ai du en obtenir 3 ou 4 dans ce vidéo. En tout il s'agit d'un bon jeu comme d'habitude mais rien de légendaire ou d'exceptionnel.

Ce jeu marque cependant la fin de ce que j'appelle la 3e phase de la série, phase qui commença avec NHL 2002.

Voici la rétrospective:





Notes additionnelles:

- Comme les 4 versions précédentes, le jeu est sorti sur la 1re Xbox, PS2, Gamecube et PC. Il s'agit aussi de la dernière édition sortie sur Gamecube et également la dernière de la série à ce jour sur une console Nintendo à l'exception de NHL Slapshot sur la Wii en 2010.

- La version sur PS2 incluait la possibilité de rejouer à NHL 94. Une bonne idée que j'aimerais revoir de nos jours. Mais on ne retrouvais pas les alignements d'origine, ni ceux actuels... c'était plutôt des joueurs fictifs... bof.

- Le jeu mettait en vedette Vincent Lecavalier sur la pochette. Une pochette alternative fut publiée en Europe avec le finlandais Tuomo Ruutu des Blackhawks.


Version européene


vendredi 10 mars 2017

D'un autre angle #3 : Le "No goal" de Brett Hull







Durant la saison 1996-97, la LNH écouta les plaintes des gardiens de but qui désiraient davantage de protection autour de leur filet. La ligue décida donc d'implanter la "crease rule" où toute interférence de l'équipe adverse dans la zone de protection du gardien résulterait à une révision de but. À une époque où le hockey de la LNH devenait de plus en plus ennuyant dû à l'accrochage, les systèmes défensifs et l'excellence des gardiens de but, l'adoption de cette règle était pas mal la pire chose à faire au point de vue du spectacle.

La ligue décida également d'adopter une tolérance zéro en ce qui concerne les buts marqués pendant qu'un joueur empiétait dans cette zone de protection. C'est alors que l'on vit des buts être refusés parce qu'un autre joueur que celui qui avait marqué avait un patin (ou tout autre partie du corps) dans la zone. Au cours des saisons suivantes, plusieurs matchs durent être interrompus pour valider certains buts, ce qui rallongea inutilement les matchs et diminua grandement la qualité du spectacle. Et quand on parle de tolérance zéro et bien on parle vraiment de tolérance zéro. Je me rappelle d'un match du Canadien où l'on refusa un but de Benoit Brunet parce qu'un de ses coéquipiers avait perdu son casque dans la zone du gardien...

Après deux saisons avec ce règlement qui ne fit qu'enrager les téléspectateurs et les joueurs et où la quantité de but continua de descendre drastiquement, la ligue décida pour la saison 1998-99 de réduire légèrement la dimension de cette zone de protection qui passa de la forme d'un demi-cercle à celle qu'on connaît aujourd'hui. Ce changement ne fit rien pour améliorer le spectacle et on continua de protester. On parlait en coulisse que ce serait la dernière saison où ce règlement serait adopté. 

La pire chose qui pouvait arriver avec cette règle idiote arriva au pire moment pour la ligue soit lors d'un match décisif en finale de la Coupe Stanley. Et ce en (triple) prolongation lors du 6e matchs de la série Sabres-Stars de 1999. Voici le "no goal" de Brett Hull vu sous un autre angle.

Si vos recherchez "Brett Hull Goal" sur Google vous trouverez plusieurs fois cette photo:




Cette photo (et ce but) demeurent à ce jour une hérésie pour les fans des Sabres:







On est donc habitués de voir ce moment tristement célèbre sous cette forme photographique avec Hull (et son patin gauche dans la zone) qui s'apprête à lancer la rondelle derrière un Dominik Hasek étendu de tout son long. On apperçoit également la jambe d'un autre joueur des Sabres ainsi qu'un autre joueur dans le coin inférieur droit. 

Voici cependant d'autres photos de ce moment:






Cette autre photo montre un cadrage plus élargi de la photo précédente. On peut maintenant identifier les autres acteurs secondaires en Mike Modano et Brian Holzinger. Ce dernier semble tenter tout son possible pour empêcher la rondelle de pénétrer dans le but. On remarque également que Modano aurait été en bonne position pour marquer et si c'était le cas on se serait évité ce scandale...





Sur ces photos, on aperçoit Holzinger à la gauche de Hull avant la prise de possession de la rondelle par le joueur des Stars. Comment Holzinger a-t'il fait pour se retrouver couché par terre de l'autre côté quelques secondes plus tard?





Comme ça... Je trouve même que Holzinger a un plus grand rôle dans cette histoire que l'on peut croire à première vue. Hasek tentait d’emprisonner la rondelle avant que Hull ne se l'approprie et la charge de Holzinger semble nuire davantage au travail de Hasek que la présence de Hull...



Les autres joueurs des Sabres en retard sur ce jeu


L'après but. On remarque Joé Juneau qui perdit alors une deuxième finale d'affilée alors qu'il jouait à Washington l'année précédente.


Célébration


Célébration part 2


Célébration part 3

Célébration part 4


On connaît la suite. Les Stars commencèrent à célébrer leur première conquête de la Coupe Stanley tandis que les joueurs, les entraîneurs et les partisans des Sabres crièrent à l'injustice. On voyait mal la ligue interrompre les festivités et dire aux joueurs des Stars de remettre leur équipement et reprendre la partie. La ligue justifia la légalité du but en expliquant que le règlement avait été modifié avant le début des séries. Les équipes en avait été averties mais pas le public. Cette supposée modification au règlement permettait à un joueur de marquer s'il était en possession de la rondelle avant d'entrer dans la zone, ce qui était le cas pour Hull. 

Jusqu'à ce jour les fans (surtout ceux de Buffalo) demeurent divisés sur la validité de ce but et des intentions de la ligue qui annula complètement ce règlement stupide la saison suivante. Pour ma part je n'ai pas eu d'objection à ce que le but soit accordé si cela pouvait mettre fin à cette période sombre pour la ligue et le hockey. Les Stars menaient la série 3-2 à ce moment et l'auraient probablement remporté de toute façon.




Pour sa part, Brett Hull est toujours associé à ce but et cet infâme règlement et ce malgré une carrière digne du temple de la renommée et ses 844 autres buts en carrière (saison et séries comprises). Il a toujours réitéré que son but était légal et que les équipes étaient au courant des changements au règlements.

L'ironie dans cette histoire est que Hasek et Hull furent plus tard réunis à Détroit et remportèrent ensemble la Coupe Stanley de 2002.


Sources:
Wikipedia
Sun-Sentinel

lundi 6 mars 2017

Phil Watson



Phil Watson est originaire de Montréal et il a joué avec le Royal Junior en 1934-35.  Il ne signa toutefois pas avec les Canadiens ou les Maroons.  Il opta finalement pour l’offre des Rangers, qui lui offrirent 4 500$ par an.  Après seulement 22 matchs avec leur club affilié, les Ramblers de Philadelphie, Watson fit ses débuts avec les Blueshirts en janvier 1936.
 
Watson était un centre qui n’avait pas froid aux yeux, capable de créer de l’agitation sur la glace.  Au besoin, il pouvait se battre, mais ses talents de pugiliste étaient plutôt limités.  Il pouvait tout de même aussi contribuer offensivement.  Dès sa première saison complète avec l’équipe, il termina au deuxième rang des pointeurs des Rangers, dans une saison où ils atteignirent la finale.
 
En 1939-40, Lester Patrick laissa sa place derrière le banc à son ex-vedette Frank Boucher.  Il eut ainsi la main heureuse, puisqu’après une bonne saison, New York remporta sa troisième Coupe Stanley en 14 ans.  Il faudra toutefois attendre 54 ans avant de revoir les Rangers remporter les grands honneurs.
 
Deux ans plus tard, Watson connut sa meilleure saison en carrière avec 52 points, le quatrième plus haut total de la ligue.  L’équipe de Frank Boucher connut une excellente saison, terminant en tête du classement, mais elle fut sortie au premier tour par les éventuels champions, les Maple Leafs.
 
Les Rangers furent ensuite affectés par la perte de plusieurs joueurs, partis à la guerre, ce qui amorça une longue période noire pour l’équipe.  Celle-ci se prolongea toutefois beaucoup plus longtemps que la guerre.  Watson connut toutefois une pause de cette période de descente lorsqu’il fut prêté aux Canadiens pour la saison 1943-44.  En retour, Montréal prêta trois joueurs aux Rangers.  Lors de cette unique saison dans sa ville natale, Watson atteignit son sommet en termes de minutes de pénalité, avec 61, le sixième total de la ligue.  Il en profita également pour remporter une deuxième Coupe Stanley. 
 
Si son prêt fit passer Watson de la dernière à la première place, son retour avec les Rangers signifia également son retour au fond du classement.  En 1945-46, les Blueshirts terminèrent derniers pour une quatrième fois de suite.  En 1946-47, il y eut une amélioration, puisqu’ils terminèrent… avant-derniers.
 
Après une dernière saison avec les Rangers en 1947-48, Watson devint entraîneur des Rovers de New York, leur filiale qui oeuvrait dans la Ligue senior du Québec.  L’année suivante, ils ont ensuite été transférés dans la Ligue Eastern, mais Watson retourna dans la Ligue senior en 1951-52, avec les Citadelles de Québec.
 
En 1955-56, Watson revint avec les Rangers, derrière le banc cette fois.  Il parvint tout de même à les qualifier pour les séries pour une première en six ans.  Ils durent toutefois faire face aux Canadiens, en route vers la première des cinq Coupes Stanley consécutives.  Les Rangers s’inclinèrent également au premier tour les deux années suivantes.  En 1958-59, ils ratèrent les séries puis en 1959-60, Watson fut congédié après 15 matchs et remplacé par son ex-coéquipier Alf Pike.
 
Il faut dire qu’en tant qu’entraîneur, Watson était coloré et pouvait être divertissant.  Par contre, comme ils subissaient ses sauts d’humeur, les joueurs avaient une perspective différente.
 
 
À la fin de son séjour avec les Rangers, Eddie Shack et Bill Gadsby furent échangés aux Red Wings contre Red Kelly et Billy McNeill.  Shack était tellement heureux de quitter New York et Watson qu’il a pris soin d’aller lui dire sa façon de penser avant de déguerpir.  Malheureusement pour Shack, Kelly a menacé de prendre sa retraite s’il était échangé aux Rangers et la transaction a été annulée.  L’année suivante, Watson était derrière le banc des Reds de Providence de la Ligue américaine et Shack avait été échangé aux Leafs.
 
En 1961-62, Watson revint dans la Ligue nationale, derrière le banc de l’autre équipe faible de cette période, les Bruins.  Les résultats furent affreux.  Avec une fiche de 15-47-8, Boston termina évidemment en dernière place, 22 points derrière les avant-derniers. 
 
Watson débuta ensuite la saison 1962-63, mais après 14 matchs, on ramena Milt Schmidt comme entraîneur.
 
Watson continua alors son chemin, avec les Bisons de Buffalo, puis les As de Québec, alors affiliés aux Canadiens.  Son retour à Québec ne dura toutefois qu’une saison, en 1966-67.
 
Après un passage par Syracuse, Watson s’est joint aux Blazers de Philadelphie, l’équipe de l’AMH qui avait fait les coûteuses embauches de Bernard Parent et Derek Sanderson, à titre de directeur du personnel hockey.  Par contre, après un catastrophique début de saison de 2-11, l’équipe effectua des changements.  Le joueur-entraîneur John McKenzie abandonna son rôle d’entraîneur et le directeur-gérant Dave Creighton fut congédié.  Dans les deux cas, c’est Watson qui prit leur place.
 
Les méthodes de Watson n’avaient pas changé.  Il criait et maugréait toujours autant, mais en 1972-73, il avait une autre génération devant lui.  Malgré tout, Philadelphie a terminé avec une fiche de 38-40-0 et s’est qualifié pour les séries. 
 
Les Blazers se sont toutefois avéré un désastre financier et à la fin de la saison, ils durent déménager à Vancouver.  Watson a déménagé avec eux, mais après 12 matchs, il fut congédié et remplacé par Andy Bathgate.  C’est ainsi que s’est terminée sa carrière d’entraîneur.
 
Il est décédé en 1991, à l’âge de 76 ans.
 
Sources: 
 
Sanderson, Derek et Shea, Kevin, Crossing The Line, The Outrageous Story of a Hockey Original, HarperCollins Publishers, Toronto, 2012, p.207-208,
 
“Phil Watson Turns Pro With Rangers”, 28 octobre 1935, Montreal Gazette, p.16, “Alf Pike Replaces Watson as NY Pilot”, Montreal Gazette, 13 novembre 1959, p.24, “Color Assured With Watson Here” de Louis J. Fusk, et “Watson Happy With New Post”, 3 juin 1966, Quebec Chronicle-Telegraph, p.8, hhof.com.

vendredi 3 mars 2017

NHL 2005 - Rétrospective NHL






Alors qu'il n'y eut pas de hockey de la LNH pour la saison 2004-05, il y avait toujours la possibilité de jouer la saison sur votre console préférée avec NHL 2005.

Sorti sur Xbox, PS2, Gamecube et PC, le jeu continua d'évoluer avec une nouvelle facette du jeu appelée le "Open Ice Control" qui permettait d'ajouter des options additionnelles comme de pouvoir demander une passe d'un autre joueur par exemple. Je n'ai pas vraiment vu de nouveauté ou de différence flagrante avec la version précédente. NHL 2005 a d'ailleurs perdu beaucoup d'adeptes du 2004 dû à la diminution de la difficulté. Le 2004 était un des plus difficiles de la série et celui-ci est pas mal plus facile à mon avis. Personnellement avec du recul, c'est un des plus oubliables jusqu'à maintenant (avec le 96 et le 2001).




Notes additionnelles:

- Un nouveau mode de jeu a été ajouté soit celui de la Coupe du Monde de Hockey. Dans la vraie vie, la Coupe du Monde avait été joué en août 2004.

- Markus Naslund des Canucks apparaît sur la pochette. Il était aussi sur la version européenne de NHL 2000. Il était également le premier membre des Canucks à apparaître sur la couverture d'un jeu de la série depuis Kirk McLean à NHL 95.

- On retrouvait également une version différente de NHL 2005 en Europe où c'était Olli Jokinen des Panthers qui était en vedette.


Version européenne