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mardi 27 février 2018

Saison de misère







Le Canadien est loin de connaître la meilleure saison de son histoire. Mais comme l'a déjà analysé Martin, on ne peut considérer cette saison comme étant sa pire.  Malgré tout, c'est cette saison des plus ordinaires qui m'a donné l'idée d'aller fouiller pour trouver la pire saison complète d'une équipe dans chacune des ligues d'importance en Amérique du Nord. Ça exclus donc toutes les équipes qui ont fait faillite ou ont été dissoute en cours d'une saison. J'ai débuté mes recherches à partir de la saison 1967-68, date de la première expansion dans la LNH, ce qui peut être reconnu comme étant "l'ère moderne" du hockey Nord-Américain.

LNH/NHL - Capitals de Washington 1974-75, 21 pts en 80 matchs (0.2625 pts / match)

Qu'est-ce qui n'a pas encore été dit sur l'équipe étant reconnue comme étant la pire de l'histoire de la LNH ? Suite à l'expansion de 1974, les Capitals terminèrent bon dernier, 20 points derrière leur frère d'expansion, les Scouts de Kansas City, et 30 points derrière les Golden Seals de la Californie. Durant cette saison pénible, les Caps virent défiler trois entraîneurs et vécurent deux séquences de 17 matchs sans victoire (0-16-1 et 0-17-0). Pour vous donner une idée, l'équipe d'expansion actuelle, les Golden Knights de Las Vegas, a atteint la barre des 21 points à leur 16e match ! On n'a plus les clubs d'expansion qu'on avait ...


AMH/WHA - Racers d'Indianapolis 1974-75, 39 pts en 78 matchs (0.5 pts / match)


Bien que l'AMH est reconnue comme étant le circuit maudit, avec plusieurs déménagements d'équipe, des faillites et pleins d'autres histoires rocambolesques, aucune de ses équipes ayant complétée une saison n'a eu une saison complètement atroce. Certes, les Racers de 1974-75 étaient loin d'être une équipe de tête, surtout comparé aux 106 points et au championnat des Aeros de Houston. Leur plus longue séquence sans victoire fut de 13 matchs (0-13-0), mais ils ont tout de même connu une séquence heureuse de 14 points sur 10 matchs (6-2-2), ainsi qu'une autre séquence de trois victoires consécutives. C'était toutefois la première saison des Racers au sein de l'AMH. Les deux saisons suivantes, sous les ordres de Jacques Demers, furent plus reluisantes, avec des participations aux séries. L'histoire des Racers prit fin une saison et demi suite au départ de Demers, avec une saison de 53 points, suivi d'une dernière saison qui prit fin le 15 décembre alors que les Racers mirent fin à leurs opérations.



AHL - Whalers de Binghamton 1989-90, 31 points en 80 matchs ( (0.3875 pts / match)

Club-école des Whalers de Hartford depuis 1980, les Whalers de Binghampton de 1989-90 fut la pire édition de son histoire. L'équipe comptait dans ces rangs quelques joueurs qui eurent des carrières honnêtes dans la LNH, dont  James Black, Terry Yake, Michel Picard et Jody Hull. Norm Maciver n'y disputa que 2 matchs avant d'être échangé à l'organisation des Oilers. Les Whalers ne récoltèrent que 31 points, la moitié de la récolte de la saison précédente ! Ce fut également la dernière saison que Binghamton étaient associés aux Whalers de Hartford, devenant le club-école des Rangers la saison suivante. Les Whalers firent donc des "Indians de Springfield" leur nouveau club-école .. qui remportèrent la coupe Calder dès leur première saison en 1990-91 !


IHL : Golden Seals de Columbus 1972-73, 22 points en 74 matchs (0.297 pts / match)

Lorsque l'équipe de la LNH qui s'occupe de vos activités est le cancre de sa ligue, il y a de fortes chances que vous le soyez vous aussi. À leur première saison, les Golden Seals de Columbus ont grugé 32 points en 72 parties. Ils ont réussi à améliorer ce mauvais score la saison suivante, ne récoltant que 22 points en 74 matchs dans ce qui fut leur dernière saison. RaySheppard a d'ailleurs déjà consacré un article à cette incarnation des Seals.


WHL: Cougars de Victoria 1989-90, 12 pts en 72 matchs (0.167 pts / match)

Suite à trois saisons ordinaires, l'entraîneur Wayne Naka fut remplacé après les 7 premiers matchs des Cougars (1v - 5d - 1n). Son remplaçant, Lyle Moffat ne put faire mieux en treize matchs dirigés (1v - 11d - 1n) et fut à son tour remplacé par Gary Cunningham. Après 22 matchs tout aussi désastreux (1v 22d), les Cougars ramenèrent Moffat derrière le banc pour les trente dernières parties (2v - 28d). Les Cougars ne s'en remirent jamais, accueillant 4 entraîneurs différents sur les quatre saisons subséquentes et ne ramassant pas plus de 43 points en une saison (1992-93). La franchise fut déménagé à Prince George suite à la saison 1993-94 où ils occupent majoritairement le milieu du peloton au classement.



LHJMQ : Dynamos de Shawinigan 1977-78, 10 pts en 72 matchs (0.139 pts / match)

J'ai été surpris de constater que nous n'avions jamais parlé des Dynamos de Shawinigan sur ce blogue. Lors de leur dernière saison avant de se rebaptiser avec le nominatif Cataractes, les Dynamos accumulèrent 65 défaites en 72 matchs. Ils virent défiler quatre entraîneurs-chefs derrière leur banc en une seule saison et accordèrent près de 10 buts par rencontre. Radio-Canada leur a consacré un article dernièrement, pour souligner le 40e anniversaire de leur pire défaite de la saison, une raclée de 22-4 aux mains des Castors de Sherbrooke. On peut aussi mentionner au passage la première tentative de la LHJMQ en sol américain, un désastre nommé les Pionners de Plattsburgh. Mais ils ont fermé les livres après 17 matchs et un point récolté, donc on ne peut les considérer dans le présent décompte.


OHL : Knights de London 1995-96, 9 pts en 66 matchs (0.136 pts / match)

Quelques années avant d'être acheté par les frères Mark et Dale Hunter et d'être considéré comme étant une référence de réussite, les Knights de London ont connu la pire saison de l'histoire du hockey junior canadien ! Il a fallu deux changements d'entraineurs aux Knights pour remporter leur premier match ! Ni Mike Fedorko ni Murray Nystrom n'ont goûté aux joies de la victoire derrière le banc des Knights cette saison-là. En fait, l'équipe n'était tellement pas de calibre que les joueurs se disaient que, à défaut de gagner aux points, ils gagneraient aux poings, à fin d'au moins donner un spectacle aux partisans présents.

Sources :
http://www.sportsnet.ca/magazine/the-longest-season-the-london-knights/ ; www.hockey-reference.com ; www.hockeydb.com

dimanche 25 février 2018

Joueur oublié des 90's #13 - Dmitri Kvartalnov




Né le 25 mars 1966 à Voskresensk en Russie, Dmitri Vyacheslavovich Kvartalnov débuta sa carrière durant la saison 1982-83 alors qu'il n'avait pas encore 16 ans avec le club de sa ville natale, le Khimik Voskresensk. Il ne joua cependant que quelques matchs durant les saisons qui suivirent, n'obtenant un poste à temps plein qu'en 1986.

Alors que le rideau de fer tomba et que plusieurs joueurs soviétiques apparurent dans le portrait de la LNH, Kvartalnov n'eut pour sa part que très peu d'attention de la part des généraux de la LNH. Il faut dire qu'il ne mesurait que 5' 9'' et qu'il n'eut pas beaucoup la chance de représenter la Russie sur la scène internationale. Il mena cependant la ligue soviétique en 1989-90 pour les buts (25) et les points (54) en 46 matchs mais régressa la saison suivante avec seulement 22 points. Voulant tenter sa chance en Amérique, il accepta une offre de Don Wadell, le directeur général des Gulls de San Diego dans la IHL (et futur DG des Thrashers d'Atlanta) pour la saison 1991-92.


1991-92
Gulls de San Diego (IHL)

La IHL, une ligue qui était pratiquement en compétition directe avec la LNH à l'époque (voir texte du 28 janvier 2016), était pour un marqueur comme Kvartalnov l'endroit idéal pour se faire remarquer. En compagnie du jeune prospect des Sharks Ray Whitney, il brûla la ligue en 91-92 avec 60 buts et 118 points, bon pour le 1er rang dans les deux catégories. Il gagna le titre de recrue de l’année en plus du trophée du joueur le plus utile dans la IHL. Suite à cette belle saison, les Bruins de Boston décidèrent de faire de Kvartalnov leur 1er choix au repêchage (16e au total) de 1992.

Il était alors agé de 26 ans et les Bruins étaient une des dernières équipes qui n'avaient pas encore repêché de joueurs originaires de la Russie. On peut s'étonner de nos jours de voir un joueur aussi âgé être repêché si tard mais à l'époque c'était quand même une chose courante, particulièrement avec les joueurs russes, qui étaient autrefois difficiles à amener en Amérique du Nord. Il s'agissait aussi d'un repêchage faible comparé aux années précédentes et les Bruins décidèrent donc d'y aller avec un joueur déjà développé au lieu d'en prendre un plus jeune.


Kvartalnov, Oates et Juneau
1992-93

Il fut aussitôt greffé sur la première ligne des Bruins avec le prolifique centre Adam Oates ainsi qu’une autre recrue prometteuse, Joé Juneau. Ensemble, ces trois joueurs firent la pluie et le beau temps pour les Bruins en 1992-93. Kvartalnov débuta d’ailleurs la saison en feu, établissant un record offensif en récoltant un point lors de ses 14 premiers matchs en carrière. Ce record dura jusqu’en novembre 2006 lorsque Evgeny Malkin le surpassa d’un match.

Kvartalnov ralentit ensuite légèrement la cadence mais termina quand même la saison avec 30 buts et 72 points, bon pour le 4e rang chez les Bruins derrière Oates, Juneau et Raymond Bourque. Il n’était toutefois pas admissible pour le trophée Calder qui n’est accordé qu’aux joueurs de moins de 25 ans.

De toute manière c’était aussi l’année recrue de Teemu Selanne donc…





Les choses se détériorèrent toutefois rapidement dès que la saison régulière fut terminée. Les Bruins, une des équipes favorites dans l’est (alors nommée conférence Prince de Galles) furent éliminés en quatre matchs par les Sabres de Buffalo. À travers cette dégelée inattendue, les lacunes défensives de Kvartalnov furent révélées au grand jour alors qu’il fut facilement neutralisé et blanchi lors de ces quatre petits matchs. Il baissa alors dans l'estime de son entraîneur Brian Sutter et des fans des Bruins qui le trouvaient peu combatif, facile à contrer et par le fait même unidimensionnel.

Les Bruins décidèrent alors d’abandonner leur plus récent premier choix et il fut donc laissé sans protection lors du repêchage d’expansion de 1993. Les directeurs généraux des nouvelles équipes à Anaheim et en Floride avaient inévitablement un œil sur lui alors qu’il était l'un des rares marqueurs de plus de 20 buts disponible.

Cependant, les Bruins et/ou la ligue n’avaient pas bien compris/établi les règles du repêchage d’expansion alors qu'une nouvelle règle indiquait que les joueurs qui n’avaient qu’une seule saison professionnelle en carrière seraient exemptés du repêchage d’expansion. Le DG des Bruins, Harry Sinden, croyait que Kvartalnov n’était pas admissible à cette exemption dû à sa saison passée dans la IHL en 91-92. Mais la ligue décida de ne pas compter les saisons passés dans d’autres ligues (nord-américaines ou européennes) et de ne compter que les années passées dans la LNH comme barême. Les Bruins n’étaient pas les seuls à s’être trompés alors que 6 autres équipes purent récupérer des joueurs.

Quoiqu’il en soit, je crois que Kvartalnov aurait sûrement préféré être repêché par une de ces nouvelles équipes car les séries de 1993 ne furent pas rapidement oubliées par Brian Sutter. Il débuta la saison suivante sur le quatrième trio en plus d’être laissé de côté à quelques reprises pour finalement être rétrogradé à Providence dans la Ligue américaine vers la fin de la saison. En tout, il obtint 12 buts et 19 points en 39 matchs à Boston et 13 buts et 26 points en 23 matchs à Providence.



Il décida donc de mettre une croix sur la LNH et passa les trois années suivantes en Suisse et ensuite trois autres années dans la ligue d’Autriche. Il partagea ensuite la saison 1999-2000 d’abord en Allemagne et ensuite en Finlande. Étrangement, durant cette même année, son nom fut également placé sur la liste des joueurs non-protégés par les Bruins pour le repêchage d’expansion de 2000. Je ne sais pas si ces derniers détenaient toujours ses droits ou s’il avait signé de nouveau avec eux lors des années précédentes. Ou alors peut-être que les Bruins ont réussi à en passer une à la ligue (il n’était pas sur aucune liste lors des deux expansions précédentes en 1998 et 1999). Ou bien c'est ma source qui n'est pas bonne...


1996 - Championnats du Monde
Entraîneur-chef
Sibir Novosibirsk (2012-2014)

Mais bref, ni le Wild ou les Blue Jackets ne le réclamèrent et il retourna ensuite jouer en Russie pour différents clubs dans les années 2000 et termina sa carrière de joueur en 2007-08 là où tout avait commencé pour lui, avec le Khimik Voskresensk de sa ville natale. Il devint plus tard entraineur-chef pour le club Severstal Cherepovets durant la saison 2009-10. Il dirigea plus tard le Sibir Novosibirsk et le CSKA Moscow. Il est présentement le nouvel entraîneur du Lokomotiv Yaroslavl.

Sa fiche en carrière dans la LNH est de 42 buts, 49 passes et 91 points en 112 matchs. 


Sources:

jeudi 22 février 2018

Équipe All-Star des oubliettes #6 - Coyotes de l'Arizona





Voici donc l’équipe All-star des oubliettes des Coyotes de Phoenix de l’Arizona et des Jets de Winnipeg. Le sujet est approprié car je procède par ordre alphabétique pour cette série. J’étais techniquement rendu aux Hurricanes de la Caroline mais je me suis rappelé que les Coyotes avait changé de dénominatif pour l’Arizona et se trouvaient donc au 2e rang alphabétique. C’est à dire à quel point les Coyotes sont oubliables.

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porter leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très objectifs, basés selon ma propre mémoire et des fois le terme “vedette” est assez subjectif également.

Passons donc aux 6 joueurs de cette équipe des oubliettes que j’avais si hâte de faire c’est incroyable, les Coyotes! Yé!


ATTAQUANTS

Mike Gartner
(142 matchs 1996-98)

Un des meilleurs marqueurs de tous les temps avec 708 buts durant sa longue carrière, Gartner passa des Maple Leafs aux Coyotes en juin 1996 et il avait encore de l’essence dans le réservoir lors de la première saison des Coyotes en Arizona en 1996-97. Il termina la saison avec 32 buts et 63 points mais lorsqu’on pense aux premiers membres des Coyotes de l’époque, on pense plus à des joueurs comme Jeremy Roenick et Keith Tkachuk et d’autres anciens Jets. Il se retira après une dernière saison parsemée de blessures en 1997-98 où il n’obtint que 12 buts en 60 matchs. À l’exception de la saison écourtée de 1995, il s’agissait de sa seule saison où il ne franchit pas la barre des 30 buts.

Je l’ai aussi inclus sur cette liste car je trouve qu’il fait pitié dans ce chandail. On imagine Gartner davantage dans l'uniforme classique des Rangers ou des Capitals. Mais le voir dans ce chandail des Coyotes me donne l'impression d'assister à un anachronisme. En plus il n’avait même plus sa moustache…


Brett Hull (5 matchs 2005-06)

La saison annulée de 2004-05 et le retour de la “Nouvelle LNH” en 2005-06 signifiait la fin de la carrière de plusieurs joueurs emblématiques des années 80 et 90. On n’a qu’a penser à des joueurs comme Al MacInnis, Mark Messier, Adam Oates, Scott Stevens ou Vincent Damphousse. Quelques-uns d’entre eux auraient pu jouer en 2004-05 et étaient même sous contrat. Mais ils estimèrent à la reprise des activités qu’il serait plus sage de se retirer. Un de ceux qui tenta de continuer fut Brett Hull qui avait signé avec les Coyotes pour deux ans en 2004. Les Coyotes firent même un bon coup de marketing en remettant en circulation le numéro 9 de Bobby Hull (à se demande) pour son fils Brett.

Après seulement 5 matchs, Hull décida de se retirer à l’âge de 41 ans, estimant qu’il ne pouvait plus suivre la cadence et jouer au niveau qu’il espérait.

Ses points en carrière dans toutes ses équipes qui n'étaient pas les Coyotes: 1390.

Ses points en carrière avec les Coyotes: 1.


Robert Reichel (13 matchs 1998-99)
et
Mikael Renberg
(10 matchs 1999-00)

J’ai décidé de combiner ces deux joueurs ensemble pour la dernière position d’attaquant car de un je n’avais pas vraiment de meilleur candidat plus célèbre, de deux j’ai toujours trouvé ces deux joueurs inter-changeables et de trois je les ai souvent confondus l’un pour l’autre… Et de quatre ils ont joué à peu près le même nombre de matchs à peu près à la même période pour les Coyotes donc ils méritent bien de se partager cette position.

Le premier, le tchèque Robert Reichel avait débuté la saison 1998-99 avec les Islanders où il jouait depuis deux ans. Il passa aux Coyotes quelques jours avant la date limite des transactions de 1999 en retour de Brad Isbister et d’autres choix de repêchage au travers de tout ça. Il récolta quand même 13 points en 13 matchs avec les Coyotes mais il ne réussit pas à s’entendre avec l’équipe dans l’entre-saison. Il joua donc les deux saisons suivantes dans la ligue Tchèque avec le club de sa ville natale, Litvinov. Ses droits furent éventuellement échangés aux Maple Leafs pour la saison 2001-02.

Le deuxième joueur, le suédois Mikael Renberg est surtout connu pour son séjour à Philadelphie au sein de la célèbre Legion of Doom avec Eric Lindros et John Leclair. Après un court séjour à Tampa Bay de 1997 à 1998, les Flyers le ramenèrent au bercail durant la saison 1998-99. Mais la saison suivante, les Flyers l’envoyèrent à Phoenix en mars 2000 et en retour ils ramenèrent un autre joueur au bercail en la personne de Rick Tocchet. Après ses 10 matchs en tant que Coyote, il quitta lui aussi pour l’Europe. Et comme Reichel, il revint dans la LMH en 2001-02, lui aussi avec les Maple Leafs…


Mentions honorables:
Alex Tanguay (18 matchs 2015-16), Petr Nedved (25 matchs 2005-06), Steve Sullivan (33 matchs 2012-13), Yanic Perreault (49 matchs 2006-07), Olli Jokinen (57 matchs 2008-09), Tony Amonte (59 matchs 2002-03), Geoff Sanderson (75 matchs 2005-06)


DÉFENSEURS

Lyle Odelein (16 matchs 1999-00)


Je n’avais pas beaucoup de joueurs de renom comme défenseurs passagers chez les Coyotes. J’ai donc décidé d’élire mon choix sur un de nos ex-CH favoris en Odelein qui lui aussi fit un petit arrêt en Arizona au tournant du millénaire. Ayant été échangé aux Devils en 1996 contre Stéphane Richer, Odelein débuta ensuite une période vagabonde après que les Devils se départirent de lui. Ils l’envoyèrent aux Coyotes le 7 mars 2000 soit la veille de l’échange de Renberg contre Tocchet. 

Comme on peut voir, il eut lui aussi la chance de porter cet affreux chandail désertique des Coyotes...

Après ces 16 matchs (et 5 en séries), il fut laissé sans protection au repêchage d’expansion de 2000 et fut sélectionné par les nouveaux Blue Jackets de Columbus où il fut élu comme premier capitaine.

Il joua plus tard pour les Blackhawks, les Stars, les Panthers et les Penguins.


Serge Savard (123 matchs 1981-83)

Sans beaucoup d’autres choix chez les Coyotes, je me devais d’inclure un membre des Jets dans cette équipe des oubliettes. Celui-ci mérite particulièrement sa place dû au facteur “bizarre” de le voir dans cet uniforme. Après 15 saisons à Montréal, les Canadiens le placèrent au ballottage en octobre 1981. Il contempla de prendre sa retraite à ce moment-là mais son ancien coéquipier John Ferguson, alors directeur général des Jets, le convainquit de continuer sa carrière à Winnipeg. Son arrivée eut un solide impact sur la jeune défensive des Jets qui obtinrent 48 points de plus que la saison précédente et terminèrent en deuxième place de leur division en 1981-82. Il se retira après une dernière saison en 1982-83. Après l’élimination des Jets en première ronde, il était alors l’avant dernier joueur encore actif à avoir joué à l’époque des 6 équipes. Le dernier, Wayne Cashman des Bruins, en était aussi à sa dernière saison en 1982-83 mais les Bruins se rendirent en deuxième ronde.

Lorsque Savard revint à Montréal comme directeur général la saison suivante, les Canadiens envoyèrent 50,000$ et un choix de 3e ronde aux Jets.


Mentions honorables:
Mathieu Schneider (8 matchs 2009-10), Boris Mironov (65 matchs 1993-94), Dave Manson (66 matchs 1996-97)



GARDIEN DE BUT



Curtis Joseph (115 matchs 2005-07)


Je ne voulais pas mettre Joseph comme gardien, l’ayant aussi inclus dans l’équipe des oubliettes des Flames, mais je n’avais là aussi que très peu de choix juteux. Je l’ai toutefois inclus car de toutes les équipes avec qui il a joué, avouez que les Coyotes ne sont pas la première auxquels vous pensez. Il était toutefois leur gardien #1 pendant deux saisons au retour du lock-out de 2005. Il eut même une fiche gagnante en 2005-06 avec 32 victoires et 21 défaites. Cependant l’équipe rata les séries et ce fut sa dernière saison gagnante personnellement. La saison suivante, sa fiche fut plutôt de 18 victoires et 31 défaites…

Il joua ensuite 9 matchs avec les Flames et termina sa carrière en effectuant un retour à Toronto où il joua 21 matchs et prit sa retraite après la saison 2008-09.


Mentions honorables:
Daniel Bouchard (32 matchs 1985-86), Tim Cheveldae (74 matchs 1993-96), Brian Boucher (96 matchs 2002-06),

mardi 20 février 2018

Père David Bauer









David Bauer est né dans une famille en vue de onze enfants de la région de Kitchener-Waterloo, en Ontario.  Celle-ci possédait une entreprise dans le domaine de la fabrication de pièces automobiles.  Parmi les enfants, plusieurs firent leur marque.  Frank fut maire de Waterloo pendant un moment.  Au niveau sportif, son grand frère Bobby s’illustra avec les Bruins, alors qu’il forma avec Milt Schmidt et Woody Dumart, deux autres joueurs d’origine allemande de la région de Kitchener, la fameuse Kraut Line, avant de se retrouver tous les trois dans l’armée pendant la Deuxième guerre mondiale.
 
David joua également au hockey.  En 1943-44, après que son équipe, les Majors du Collège St.Michael’s de Toronto, furent éliminés par les Generals d’Oshawa, ces derniers eurent le droit d’ajouter trois joueurs pour poursuivre leur parcours en finale de la Coupe Memorial.  Les Generals choisirent alors Ted Lindsay, Gus Morton et Bauer.  Oshawa alla jusqu’au bout et remporta la Coupe Memorial en défaisant les Smoke Eaters de Trail.
 
Bauer retourna avec les Majors l’année suivante, mais après un seul match, il se joignit à l’armée comme son frère, où il put continuer de jouer au hockey.
 
À la fin de la guerre, plutôt que de suivre les traces de Bobby et de jouer professionnellement, David choisit plutôt de suivre sa vocation et de devenir prêtre.
 
Il fut ordonné à l’âge de 29 ans et retourna ensuite à St.Michael’s, où il servit comme professeur et entraîneur de hockey.
 
En 1961, le Père Bauer retourna à la finale de la Coupe Memorial, mais cette fois comme entraîneur des Majors, avec sous ses ordres des joueurs comme Larry Keenan, Dave Dryden et Gerry Cheevers.  St.Michael’s permit alors à Bauer de remporter sa deuxième Coupe.
 
Jugeant difficile de conjuguer les exigences d’une équipe de ce niveau et les objectifs académiques, le collège décida se retirer.  Quant à Bauer, il fut assigné au Collège St,Mark’s de l’Université de la Colombie-Britannique, où il devint entraîneur des Thunderbirds et les mena à la finale nationale en 1962-63.
 
Jusqu’en 1963, le Canada envoyait les vainqueurs de la Coupe Allan pour le représenter aux championnats du monde et aux Olympiques, puisque les professionnels n’y étaient pas admis.  Pendant longtemps, cette formule a suffi pour dominer, mais avec la montée des pays de l’est, principalement l’Union soviétique et la Tchécoslovaquie, les résultats canadiens se mirent à chuter.  Le Père Bauer suggéra alors de former une équipe nationale et il en fut désigné l’entraîneur.  Pour la former, il sollicita alors l’aide de son frère Bobby, qui avait représenté le Canada en 1956 à Cortina d’Ampezzo et en 1960 à Squaw Valley, alors qu’il était entraîneur des Dutchmen de Kitchener-Waterloo.
 
En 1964, aux Jeux d’Innsbruck, en Autriche, l’équipe nationale subit son premier test.  Composée de joueurs amateurs pour la plupart assez jeune, elle offrit une performance respectable.  Par contre, elle fut victime d’une injustice lorsqu’un changement à la règle du bris d’égalité dix minutes avant la fin du match vint avantager la Tchécoslovaquie et la priver d’une médaille de bronze.  Il s’agissait de la première fois que le Canada était exclu du podium olympique.  Le résultat fut près d’être renversé en 2005, avant que l’IIHF n’y renonce.
 
Le Père Bauer continua ensuite de gérer l’équipe, mais il laissa sa place derrière le banc.
 
Après une autre quatrième place aux championnats du monde de 1965, c’est finalement en 1966, en Yougoslavie, que l’équipe du Père Bauer parvint à accéder au podium avec une médaille de bronze.  Le Canada conserva le même classement en 1967 en Autriche et en 1968 aux Jeux de Grenoble.
 
L’équipe nationale canadienne redescendit en quatrième place en 1969, avant d’être dissoute.  Les championnats devaient avoir lieu à Montréal et Winnipeg et finalement admettre les professionnels.  Lorsque la décision fut renversée, le Canada protesta en se retirant des championnats du monde et des Olympiques jusqu’en 1977.  Pendant ce temps, le Père Bauer se consacra à développer le hockey en Autriche et au Japon.
 
Lorsque le Canada réintégra le tournoi olympique en 1980, à Lake Placid, on confia la gestion de l’équipe au Père Bauer.  Le Canada y termina sixième.
 
Au cours de son implication dans le monde du hockey, il n’oublia jamais sa vocation, mais sans jamais l’imposer aux non catholiques.  Il célébra la messe dans une multitude d’endroits et réussit même à obtenir pour son équipe une audience auprès du Pape Paul VI après les Jeux d’Innsbruck.  Par contre, sa préoccupation principale était de préparer ses joueurs pour la vie, en leur inculquant de bonnes valeurs et en leur permettant de poursuivre leurs études.  Pour lui, le sport amateur était une façon d’y parvenir et il s’opposa toujours à la présence des professionnels aux Olympiques.
 
Sa philosophie ne l’empêcha toutefois pas d’être un bon vivant et d’apprécier le scotch.
 
Il reçut l’Ordre du Canada en 1967 et fut élu au Panthéon des sports canadiens en 1973. Un aréna utilisé lors des Jeux de Calgary en 1988 fut également nommé en son honneur. 
 
Un cancer du pancréas l’emporta en 1988, à l’âge de 64 ans.  À titre posthume, il fut admis au Temple de la renommée du hockey en 1989 et au Panthéon de la Fédération de hockey sur glace en 1997.
 
Sources :
 
Oliver, Greg, Father Bauer and the Great Experiment:  The Genesis of Canadian Olympic Hockey, ECW Press, 2017, chap.6,
 
“Décès du père Bauer”, PC, Le Devoir, 10 novembre 1988, p.24, “Fr. David Bauer was a man of the cloth, a priest of the rink” de Greg Oliver, 26 mars 2017, The Catholic Registrer (catholicregistrer.org), “Father David Bauer”, Panthéon des sports canadiens (sportshall.ca), hhof.com, wikipedia.org.

dimanche 18 février 2018

Canada vs. Corée en direct



Bienvenue à notre clavardage en direct du match Canada vs. Corée

Il s'agit d'une première expérience pour nous et on s'est dit qu'un match olympique un dimanche matin à 7h10 était la meilleure occasion de tester ça. Vous serez accompagné ici par nos collaborateurs qui se joindront peu à peu à la conversation au fur et à mesure qu'ils se lèveront et auront pris leur café.

Vous pouvez nous envoyer des questions ou des commentaires en direct, ils ne s'affichent pas sur la page mais nous les voyons et nous ferons notre possible pour y répondre.

Bon match!



samedi 17 février 2018

Joueur oublié des 90's #12 - Fredrik Olausson




Après Nicklas Lidström et Börje Salming, le troisième meilleur défenseur suédois de l’histoire de la LNH en terme de points est un peu moins connu que ces deux membres du temple de la renommée et il sera vraisemblablement dépassé prochainement par Erik Karlsson. Mais pendant quelques saisons, Karl-Gustav Fredrik Olausson était un des plus fiables défenseurs de la ligue mais au sein d’équipes moyennes ou carrément mauvaises.

Repêché par les Jets de Winnipeg au 81e rang du repêchage de 1985, Olausson termina son stage d'apprentissage en Suède de belle façon en gagnant le championnat de la ligue suédoise avec son club Färjestad BK en plus d'être nommé joueur junior de l'année. Il gagna ensuite la médaille de bronze avec son pays lors du championnat du monde de 1986.




Il fit ensuite le saut dans la LNH avec les Jets, où il connut immédiatement du succès au sein d'une bonne brigade défensive comprenant de bons mentors tels que Randy Carlyle, Mario Marois et Dave Ellett.  Il obtint 7 buts et 36 points en 72 matchs lors de cette première saison, en plus de 5 points en 10 matchs lors des séries de 1987 dans ce qui fut la dernière participation au-delà de la première ronde dans l'histoire des Jets de Winnipeg (1re version... et 2e aussi...). Lorsque les Jets de l'époque eurent de bonnes saisons, ils se butaient inévitablement à leurs éternels rivaux d'Alberta, les Flames ou les Oilers lors des séries de fin de saison.

Il continua son excellent travail avec les Jets durant six autres saisons, sa meilleure étant celle de 1991-92 où il obtint 20 buts et 62 points mais il eut également son pire différentiel en carrière avec -31 lors de la même année.

Éventuellement, les Jets tournèrent la page et il fut envoyé aux Oilers en décembre 1993 en compagnie d'un choix de 7e ronde (Curtis Sheptak). En retour les Jets eurent un choix de 3e ronde en 1994 qui ne devint qu'un joueur marginal, Tavis Hansen. Olausson pour sa part avait encore 10 saisons devant lui.

Les Oilers étaient toutefois en reconstruction et après deux saisons sans grande envergure, Olausson fut placé au ballottage et réclamé par les Mighty Ducks d'Anaheim en janvier 1996. Il termina la saison à Anaheim mais fut échangé de nouveau au début de la saison suivante. Ce court passage à Anaheim fut toutefois immortalisé de triste manière alors qu'il eut le malheur de porter cet horrible 3e chandail lors de la saison 95-96.




Lorsqu'on cherche ou mentionne cet uniforme sur internet, c'est souvent cette photo d'Olausson que l'on retrouve. Disons qu'il n'est pas à son meilleur non plus sur cette photo...

Il passa donc alors aux Penguins de Pittsburgh en compagnie d'Alex Hicks en retour de Shawn Antoski et Dmitri Mironov. Il joua ainsi deux saisons avec les Penguins, mais revint ensuite à Anaheim en tant qu'agent libre pour la saison 1998-99. Il connut une certaine renaissance offensivement lors de cette saison avec 16 buts et 56 points, ce qui pour un défenseur en ces années de trappe était assez impressionnant. Il était aussi aidé par le fait d'être réuni avec son ancien coéquipier avec les Jets, Teemu Selanne.

Après une autre bonne saison avec les Mighty Ducks, il décida de prendre une année sabbatique de la LNH en signant avec le club SC Bern dans la ligue Suisse pour la saison 2000-01. Un ancien coéquipier d'Olausson, maintenant à l'emploi des Red Wings de Détroit comme recruteur, le convainquit de revenir dans la LNH pour la saison 2001-02. Au sein d'une des équipes des plus "boostées" de l'histoire avec pas moins de 9 futurs membres du temple de la renommée (peut-être même 10 avec Pavel Datsyuk), Olausson put enfin faire partie d'un club assez compétitif pour aspirer à la Coupe Stanley. Il joua 21 matchs en séries en 2002 et contribua avec 2 buts et 4 passes pour enfin remporter sa 1re Coupe Stanley en carrière. Il était même sur l'alignement partant lors de la finale, étant jumelé avec son compatriote Lidstrom.


4 membres du temple et ... Olausson

2002


En plus d'Olausson, la coupe de 2002 était aussi la première pour plusieurs vétérans de longue date qui ont eut des années fastes dans d'autres équipes. Particulièrement à la défense avec Steve Duchesne et Jiri Slegr. C'était aussi la première coupe pour des légendes comme Luc Robitaille et Dominik Hasek.

Auparavant, il participa également aux Olympiques de 2002 à Salt Lake City mais malheureusement, la Suède fut exclue du podium.

Suite à cette parfaite saison, Olausson décida de faire un dernier arrêt à Anaheim alors qu'il signa de nouveau avec les Mighty Ducks. Il passa alors près de gagner une deuxième coupe de suite mais il ne joua qu'un seul match en séries en 2003, son dernier en carrière dans la LNH, et les Mighty Ducks s'inclinèrent en 7 matchs lors de la finale contre les Devils.

Il n'avait pas encore dit son dernier mot pour autant, alors qu'il retourna jouer en Suède avec le club HV71 dans la 1re division suédoise. Il joua trois saisons avec le club avant de terminer sa carrière là où tout avait commencé pour lui, le club Farjestads BK lors de la saison 2006-07.

Il devint ensuite assistant entraîneur avec HV71 et ensuite le club légendaire MODO.

En 1022 matchs en carrière dans la LNH, il marqua 147 buts, obtint 434 mentions d'assistance pour un total de 581 points. Comme mentionné au début du billet, il n'est devancé que par son ancien coéquipier avec les Red Wings, Nicklas Lidstrom ainsi que par un autre ex-Red Wings en Borje Salming au niveau des points par un défenseur suédois. Erik Karlsson en a présentement 492.




Sources:

Elite prospects
Wikipedia

jeudi 15 février 2018

Cleon Daskalakis







Né à Boston en septembre 1962, Cleon Nicholas Daskalakis débuta sa carrière universitaire avec les Terriers de Boston University en 1980-81. En tant que recrue, il ne participa qu'à 8 matchs, récoltant une fiche de 4 victoires contre 2 défaites. Il fut tout de même appelé à se joindre à l'équipe des États-Unis pour le championnat mondial junior de 1981, tenu à Füssen, en Allemagne de l'Ouest.

De retour au sein de l'équipe de Boston University pour les trois saisons suivantes, Daskalakis répartit 49 victoires en 79 apparitions devant le filet des Terriers. Peu de temps après sa graduation, il se vit offrir un contrat par les Bruins de Boston. Il fut assigné à la AHL, aux Bears de Hershey pour la saison 1984-85, alors club-école des Bruins et des Flyers  de Philadelphie. Daskalakis partagea le filet principalement avec un "espoir" des Flyers, Darren Jensen, remportant la coupe Calder au passage. Ron Hextall disputa d'ailleurs 11 matchs avec les Bears cette saison-là. Daskalakis fut également appelé à disputer 8 parties dans la grande ligue, remportant 1 match en 4 décisions.


La saison suivante, les Bruins partagèrent leur club-école avec les Flames de Calgary. Daskalakis pris donc le chemin de Moncton afin d'être le gardien numéro 1 des Golden Flames. Sur 41 matchs, il en remporta 19, contre 14 défaites et 6 nulles. Il croisa également le chemin de Mike Vernon, qui y disputa ses derniers matchs en carrière dans la AHL, avant de définitivement faire le saut dans la LNH. Daskalakis, lui, ne participa qu'à deux matchs des Bruins de Boston, qu'il perdit. La situation fut la même pour la saison 1986-87, alors qu'il ne disputa que 27 matchs avec les Golden Flames et 2 avec Boston, ses deux dernières victoires dans la LNH.


Son contrat étant rendu à échéance, Daskalakis promena son sac de gardien un peu partout dans la AHL pour la saison 1987-88, disputant 3 matchs avec les Bears de Hershey, 6 avec les Whalers de Binghamton et 8 avec les Americans de Rochester, en plus de 9 matchs avec les Admirals de Milwaukee dans la IHL.

N'ayant plus de place pour lui en Amérique du Nord, Daskalakis voyagea outre-mer pour la saison 1988-89, alors qu'il s'aligna avec le Jokerit de Helsinki en Finlande, où il y cotoya un jeune Teemu Selanne. En 21 matchs, il aida le Jokerit à remporter le championnat en 2e division. Il se joint ensuite à l'équipe nationale des États-Unis pour le championnat mondial. Après le tournoi, n'y ayant joué qu'un seul match, Daskalakis décida d'accrocher ses jambières.

Depuis la fin de sa carrière, il est devenu agent de personnalités sportives, dont Milan Lucic et Rob Gronkowski. Il fait également parti de l'équipe d'Anciens des Bruins



Fiche dans la LNH : 3v - 4d - 1n

mercredi 14 février 2018

Les touristes olympiques



Si les Américains en seront à leur 23e participation au tournoi olympique (ils n'ont raté que celui de St.Moritz en 1928), les Canadiens et les Suédois en seront à leur 22e.  Le Canada refusa d'envoyer une équipe à Sapporo en 1972 et à Innsbruck en 1976, voulant protester contre l'interdiction des professionnels, alors que les Soviétiques et les Tchécoslovaques pouvaient contourner les règles en envoyant des "militaires" qui avaient tout des professionnels. 

Quant aux Suédois, ils ont raté Lake Placid en 1932 et imité le Canada en 1976 pour les mêmes raisons.

Par contre, d'autres n'ont fait que passer.  Étant le pays hôte, la Corée du Sud fera ses débuts à PyeongChang, mais autrement, elle n'y serait pas.

Ça m'a donné le goût de chercher les équipes qui ont joué quelques Jeux...

Voici donc les touristes des Jeux Olympiques :

Catégorie Bronze (Trois participations)

Hongrie (1928, 1936, 1964) - Qui dit hockey dit bien certainement Hongrie, c'est connu! D'ailleurs, en 1964, aux Jeux d'Innsbruck, le tournoi comptait un nombre record de 16 équipes et à cette dernière participation historique, les Hongrois terminèrent 16e sur 16 équipes! Plus rien depuis...


Belarus (1998, 2002, 2010) - Le pays des frères K fait partie de ces anciens pays soviétiques qui ont connu relativement du succès sur la scène internationale depuis l'explosion de l'URSS. Leur meilleure position fut lors des Jeux de Salt Lake City, à leur deuxième participation, alors qu'ils terminèrent 4e. Ceci qui constitue en quelque sorte l'une des meilleures positions de cette liste.

Catégorie argent (Deux participations) 



Kazakhstan (1998, 2006) Le pays d'Evgeni Nabokov et Anton Khudobin a participé à deux occasions aux Jeux Olympiques. Leur meilleure performance fut en 1998 avec une 8e place.

Slovénie (2014, 2018)  La Slovénie avait terminé 7e à Sotchi, ayant parvenu à remporter une victoire de 3-1 contre la Slovaquie en ronde préliminaire et une autre de 4-0 contre l'Autriche en ronde de qualification.  Mais que fera-t-elle à PyeongChang sans Anze Kopitar?

C'est l'ex-joueur de la LNH Craig Ramsay qui est leur entraîneur.

Catégorie or (Une seule participation) 

Australie (1960)   Avec des Jeux d'hiver en Californie (Squaw Valley), pourquoi se surprendre de retrouver l'Australie au tournoi de hockey?  Les résultats n'ont toutefois pas été impressionnants: 6 défaites, 10 buts pour, 87 buts contre. 

Ils ont évidemment terminé derniers (9e).  Durant la ronde consolation, les Japonais (avant-derniers), les ont battu 13-2 et 11-3.

Allemagne de l'Est (1968)  Dans un tournoi avec seulement huit équipes, c'est à Grenoble qu'eut lieu la seule fois en hockey olympique où se sont affrontées les deux Allemagnes.  Les deux équipes ont terminé à la queue, l'Ouest finissant avant dernière, suite à sa victoire de 4-2 contre l'Est. 

L'Est a perdu ses sept matchs, marquant 13 buts et en accordant 48, terminant huitième.

Bulgarie (1976)  Le tournoi d'Innsbruck comprenait tout de même 12 équipes, une de plus qu'à Sapporo (1972) et quatre de plus qu'à Grenoble (1968).  En plus, quatre équipes déclinèrent l'invitation.  Le Canada et la Suède refusèrent de s'y rendre pour les raisons mentionnés plus haut.  L'Allemagne de l'Est et la Norvège décidèrent également de ne pas envoyer d'équipe pour d'autres raisons.  Les Bulgares, 16e au monde, furent donc invités.

Le format du tournoi fit en sorte que les équipes du groupe B ne jouèrent qu'un seul match contre celles du groupe A.  Les Bulgares s'inclinèrent 14-1 devant la Tchécoslovaquie.

Jouant ses autres matchs contre des adversaires moins coriaces, la Bulgarie perdit néanmoins ses cinq parties, mais en parvenant tout de même à compter 19 buts et en accordant 38. 


Pays-Bas (1980)  Les Néerlandais n'ont pas à rougir de leur participation aux Jeux de Lake Placid.  Ils ont terminé 9e sur 12.  Ils ont d'ailleurs marqué 4 buts contre les Soviétiques (défaite de 17-4), annulé 3-3 contre le Japon et battu la Pologne par la marque de 5-3.

Ukraine (2002)  Le tournoi de Salt Lake City comprenait douze équipes.  Les meilleures équipes des groupes A et B accédaient alors à la deuxième ronde avec les quatre équipes du groupe C, préqualifiées.

Avec deux victoires et une défaite, l'Ukraine faillit passer au deuxième tour, mais perdit au bris d'égalité contre le Belarus.

En ronde consolation, elle s'est toutefois fait compter 6 buts en première période, pour perdre 9-2 contre la Lettonie.  L'Ukraine dut donc se contenter du 10e rang.

Sergeï Petrenko porte l'uniforme sans inscription devant Brad Schlegel et Sean Burke

Communauté des États Indépendants (1992) Disons que celle-ci ne compte pas... On est en 1992 et l'URSS venait d'exploser et ce qui formait cette puissance en décomposition se présenta aux Jeux d'Albertville sous le nom d'Équipe Unifiée avec le drapeau des Jeux Olympiques comme étendard. Branding vite fait, mêmes athlètes... L'équipe comptait encore un bon nombre de futures vedettes de la LNH évoluant encore dans la défunte URSS et ne fit qu'une bouchée de ses adversaires... Ce fut à ce jour le dernier triomphe russe aux Olympiques... Si on les inclut à juste titre dans cette liste, il s'agit du seul pays qui a remporté une médaille à sa seule participation... 

Nous avons cette année une situation un peu semblable, alors que les Russes compétionneront sous une autre appellation, les Athlètes olympiques de Russie, avec le drapeau olympique comme étendard.  Nous verrons s'ils auront autant de succès que l'Équipe unifiée. 

Sources: collectionscanada.gc.ca, wikipedia.org.

lundi 12 février 2018

Jeu vidéo rétro: IKE! IKE! Nekketsu Hockey Bu




Voici après quelques mois d'absence un nouveau vidéo de mes explorations de jeux vidéo de hockey rétro. J'ai récemment eu plusieurs nouveaux jeux et je me devais de continuer ma mission.

Le jeu d'aujourd'hui est une espèce d'anomalie japonaise qu'on a jamais pu voir ici.

Je vous présente donc le magnifique jeu IKE! IKE! Nekketsu Hockey Bu
 



Cliquez ici pour découvrir d'autres jeux de hockey sur des vieilles consoles.

samedi 10 février 2018

Roger Bourbonnais









Roger Bourbonnais est originaire de Rivière Qui Barre, un hameau qui fait maintenant partie d’Edmonton.

Alors qu’il était capitaine de l’équipe junior de sa ville, les Oil Kings, il remporta la Coupe Memorial de 1963, avec ses coéquipiers qui incluaient entre autres Glen Sather et Pat Quinn.

Suite à cette victoire, il s’inscrivit en droit à l’Université de la Colombie-Britannique, en plus de se joindre à la nouvelle équipe nationale du Canada.  Auparavant, c’était l’équipe gagnante de la Coupe Allan (champions canadiens au niveau senior) qui représentait le Canada aux championnats du monde et aux Jeux Olympiques (qui faisaient office de championnats du monde lors des années olympiques). 

Pendant longtemps, cette formule a suffi pour s’imposer au niveau mondial.  Par contre, lorsque les Soviétiques et les Tchécoslovaques se mirent sérieusement au hockey, la situation a changé.  Il faut dire également que leurs joueurs, bien qu’officiellement amateurs (une obligation pour les Olympiques à cette époque), ils avaient tout des professionnels.  Toutefois, bien qu’ils s’entraînaient à temps plein, ils étaient payés par l’armée et donc pas officiellement des professionnels.  Pour faire face à cette situation, il fut donc décidé de former une équipe nationale canadienne.

Dès l’année suivante, Bourbonnais eut l’occasion de représenter le pays aux Jeux d’Innsbruck.  Dans un tournoi très serré, le Canada eut un résultat crève-cœur.  À l’époque, il n’y avait pas de ronde des médailles, seulement un tournoi à la ronde.  À la fin, la Tchécoslovaquie et le Canada avaient la même fiche.  Par contre, la règle du bris d’égalité a été changée 10 minutes avant la fin du dernier match, et les Tchécoslovaques se sont retrouvés sur le podium.  Abasourdis, les Canadiens se sont retrouvés quatrièmes.  Il s’agissait de la première fois que le Canada était exclu du podium aux Olympiques.

Bourbonnais continua ensuite avec l’équipe nationale, même si le programme déménagea à Winnipeg.  Bourbonnais poursuivit alors ses études à l’Université du Manitoba.  Sur la patinoire, il remporta des médailles de bronze en 1966 et en 1967 aux championnats du monde. 

Suite à l’expansion de 1967 dans la LNH, des postes se créèrent.  Des membres de l’équipe nationale, comme Seth Martin, firent leurs débuts professionnels.  Bourbonnais, de son côté, reçut une offre des Red Wings, qu’il refusa.  Il préféra plutôt continuer ses études et son parcours avec l’équipe nationale.
 
Sa persévérance fut récompensée aux Jeux de Grenoble en 1968.  En sept matchs, le centre au coup de patin efficace marqua quatre buts et obtint deux passes, pour aider le Canada à remporter la médaille de bronze.

Bourbonnais participa une dernière fois aux championnats du monde en 1969 à Stockholm, avant de terminer ses études.  Avocat et maintenant âgé de 75 ans, il pratique toujours le droit commercial et immobilier à Vancouver, en plus d'assister des directeurs-généraux de la LNH dans leurs négociations.
 
En 1999, il a fait son entrée au Temple de la renommée de l’IIHF en 1999 et à celui du hockey de l’Alberta en 2011.
 
Sa petite fille Jaime a joué avec l’équipe nationale féminine U18 en 2016.
 
Sources : “Russia Hockey Winner Canada Finishes Fourth”, CP, 10 février 1964, Montreal Gazette, p.17, “Roger Bourbonnais: A man who knows the burden of carrying a country’s hopes” de Tom Hawthorn, 22 février 2010, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), “Bourbonnais To Be Inducted Into Alberta HOF”, 25 janvier 2011 (oilkings.ca), « Following in Her Grandfather’s Footsteps » de Wendy Graves, 14 août 2014 (hockeycanada.ca), ahbl.ca, wikipedia.org.