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samedi 23 février 2019

2000e billet: Les 2000 points de Wayne Gretzky





Nous venons tout juste de célébrer les 10 ans de LVEUP et comme de fait même, vous lisez en ce moment le 2000e billet (ou article, ou post ou ce que vous voulez) de l'histoire du blog.  Bien sûr, nous ne publions pas à chaque jour comme dans les premières années du blog où Martin écrivait comme si sa vie en dépendait (record de 49 billets en avril 2010), mais nous nous efforçons tout de même de vous divertir et vous informer au moins à chaque semaine avec un nouveau billet ou plus. Il faut aussi dire que nous sommes désormais plus actifs sur Facebook et Twitter et que pour moi personnellement, il est difficile d'écrire aussi souvent que j'aimerais, dû à mes contraintes familiales et professionnelles. Sachez cependant que nous avons encore une énorme banque d'idées et que si tout va bien, le blog devrait se rendre à 20 ans et 4000 articles, qui sait... De toute façon, à chaque saison qui s'ajoute, une autre saison passée devient vintage et de plus en plus de joueurs obscurs et d'histoires insolites se rajoutent à notre banque d'idées...

Donc en l'honneur de notre deux-millième parution, j'ai pensé célébrer le chiffre 2000 en revenant sur cette soirée où le seul pointeur de 2000 points dans la LNH, un certain Wayne Gretzky, franchit ce plateau jamais atteint auparavant ni depuis, et qui ne sera probablement jamais rejoint.

Nous sommes le 26 octobre 1990 et les Kings de Los Angeles sont à Winnipeg. Gretzky débute la rencontre avec une fiche en carrière de 684 buts et 1315 passes pour un grand total de 1999 points. Il est alors âgé de 29 ans et en est à son 857e match, à sa 12e saison dans la ligue et sa troisième avec les Kings après l'échange de 1988. Tout le monde s'attend à ce que Gretzky atteigne les 2000 points ce soir-là au Manitoba.




Les Jets mènent 2-0 en première période lorsque Gretzky récupère la rondelle dans sa zone et la remet à Tony Granato avec une longue passe. Ce dernier la remet à Tomas Sandstrom qui s'échappe et déjoue le gardien Bob Essensa avec un bon tir. Gretzky récolte la deuxième passe sur le 7e but de la saison de Sandstrom. Pour Gretzky, il s'agit de sa 14e passe et de son 21e point de la saison encore toute jeune de seulement 10 matchs. Le match fut interrompu de quelques minutes pour célébrer cet exploit mais ultimement, les Kings perdront le match 6-2.  Gretzky terminera la saison avec 41 buts et 121 passes pour 162 points.  Il demeurera un joueur électrisant durant le reste de la décennie mais ne dépassera plus jamais le cap des 150 points comme il en avait l'habitude.  Il s'agissait également de sa dernière saison de plus de 40 buts. Il eut en fait seulement trois autres saisons de 100 points après cette saison 90-91, mais plusieurs fois il franchit le cap des 90 points.





Il va sans dire qu'il s'agit d'un record probablement inatteignable, à moins qu'un concours de circonstance dans les générations futures viennent à ramener le hockey à un niveau offensif comme celui des années 80, ce dont on doute fort.  Au terme de sa carrière, Gretzky demeura fin premier avec une énorme marge d'avance au niveau des points en carrière dans la LNH avec 894 buts, 1963 passes et 2857 points en 1487 matchs.  Il a en fait plus de passes que son plus proche poursuivant n'a de points; Jaromir Jagr avec 1921 points.

Au sujet de Jagr, il est à se demander s'il aurait été capable d'atteindre également le plateau des 2000 points s'il n'avait pas quitté pour la KHL pendant trois saisons de 2008 à 2011.  Je crois que oui mais peut-être que non également.  Qui sait ce qui se serait passé s'il était resté dans la LNH, peut-être qu'au final il n'aurait pas pu jouer aussi longtemps. Le calendrier et le niveau plus exigeant de la LNH l'auraient peut-être forcé de se retirer pour vrai disons en 2012 ou 2014.






Et tant qu'à imaginer des scénarios, est-ce qu'il aurait été possible que Gretzky atteigne le plateau astronomique des 3000 points? Il est passé bien près avec un total final de 2857 points.  Un des facteurs qui explique ce total est qu'il eut la chance d'éviter l'infirmerie durant la majorité de sa carrière, à l'exception de la saison 1992-93, où il manqua presque 40 parties à cause de maux de dos. Il récolta tout de même 65 points en 45 matchs et revint en pleine forme pour les séries. S'il avait joué toute la saison, on peut croire qu'il aurait eu environ entre 120 et 130 points comme la saison précédente (121) et la suivante de 1993-94 (130). Disons qu'il aurait eu 125 points. Ceci porterait son total à 2917, encore un peu short.  Mais qu'en aurait-il été si Gretzky avait reporté sa retraite de quelques années?  Il prit sa retraite après la saison 1998-99 à l'âge de 38 ans et semblait avoir toujours un potentiel offensif, avec 62 points en 70 matchs.  Il énonça à l'époque qu'il ressentait une fatigue physique et émotionnelle qu'il n'avait jamais ressentie auparavant.  Cependant, quelques années plus tard, il évoqua qu'il aurait été capable de jouer une saison de plus mais qu'il trouvait le timing de sa retraite approprié, ne voulant pas être relégué à un second rôle avec les Rangers ou toute autre équipe.

J'ai été content de trouver quelqu'un qui pense comme moi et qui m'évite ainsi de faire des calculs par moi-même. Un journaliste du Bleacher Report a écrit un reportage en ce sens et a simulé les statistiques de Gretzky au sein des Rangers (avec l'alignement correspondant de l'époque) s'il avait continué à jouer jusqu'en 2003-04 comme son ancien comparse Mark Messier. Il en va ainsi:

1999-2000: 16b - 64p - 80 pts
2000-2001: 15b - 61p - 76 pts
2001-2002: 13b - 52p - 65 pts
2002-2003: 9b - 37p - 46 pts
2003-2004: 10b - 42p - 52 pts

Je ne connais pas la science derrière la simulation de ces statistiques, mais je crois que si Gretzky avait continué à jouer des saisons complètes sans se blesser, de telles statistiques auraient été probables.  Personnellement, je ne crois pas qu'il aurait joué après l'âge de 40 ans, ni qu'il aurait eu des statistiques meilleures que sa vraie dernière saison en 1998-99 (62 points).  Mais on s'amuse ici et si ces années simulées avaient eu lieu, la merveille aurait terminé sa carrière avec une fiche de 957 buts, 2219 passes pour un total ahurissant de 3176 points.


Je crois qu'un scénario plus probable aurait été que Gretzky fasse un Mario Lemieux de lui-même et revienne au jeu en 2000-01 au sein de l'équipe qu'il venait de joindre comme co-propriétaire, les Coyotes.  Ça aurait été un bon coup de publicité pour l'équipe et Gretzky aurait sans doute pu se rendre à 3000 points.

Mais tant qu'à rester dans l'imaginaire, le 3000 points serait possible sans avoir recours à cette prolongation de carrière.  On sait tous que Gretzky fit ses débuts professionnels en 1978-79 dans l'AMH à l'âge de 17 ans, d'abord avec les Racers d'Indianapolis et ensuite les Oilers.  L'AMH permettait aux joueurs de jouer professionnellement avant leur maturité, contrairement à la LNH qui avait l'âge de 20 ans comme limite depuis le début des années 60. Le dernier joueur à avoir joué dans la LNH à 17 ans fut le défenseur Larry Hillman en 1955. Gretzky amassa donc 110 points lors de cette saison 1978-79, suite à quoi il joignit les rangs de la LNH lorsque les Oilers furent admis dans la grande ligue qui abaissa l'âge limite à 18 ans pour l'occasion.

Si on continue d'imaginer des scénarios alternatifs, il est permis de spéculer que la LNH aurait pu fusionner avec l'AMH un an plus tôt et permettre un statut spécial de joueur d'exception à Gretzky pour la saison 1978-79. Aurait-il récolté autant de points?  Peut-être pas, mais sûrement assez pour porter son grand total fictif à plus de 3000 points, si on stipule également qu'il aurait aussi joué toute la saison 1992-93. Et aurait-il été un membre des Oilers dans ce cas? Aurait-il récolté autant de points avec les Red Wings, les Maple Leafs ou les Blues?

Bref, c'est toujours plaisant de parler de Gretzky, un sujet parfait pour ce 2000e billet.




En voici quelques autres si vous voulez revenir dans le temps davantage:
Bonne fête Wayne Gretzky,  26 janvier 2010
Weird Gretzky, 17 septembre 2016
Weird Gretzky #2, 23 octobre 2016
La couverture de ''Blades of Steel'', 2 janvier 2019

Sources:
Did Wayne Gretzky Retire Too Early?, Rob Vollman, Bleacher Report, 18 oct. 2013

mercredi 20 février 2019

Ève Gascon, un premier pas vers le retour d'une femme dans la LNH ?









Ève Gascon est devenue cette saison la première femme à garder les filets pour une équipe Midget AAA, le Phénix du Collège Esther-Blondin. Elle ne fut pas que de passage, disputant 17 des 40 matchs de l'équipe. Près de la moitié des matchs, pour une joueuse de 15 ans, c'est très bien. Parmi les gardiens de 15 ans dans le circuit, elle affiche la 2e meilleure moyenne de buts accordés. Peut-être sera-t-elle repêché ce printemps par une équipe de la LHJMQ, tout comme Charline Labonté il y a de cela 20 ans?


Étant heureux du dénouement pour elle, j'ai écris sur les réseaux sociaux que je croyais bien qu'une femme réussira, un jour, à percer l'alignement d'une équipe de la LNH. Bien que j'ai attiré plusieurs "Likes", ma remarque a, bien sûr, attiré plusieurs commentaires douteux sur le potentiel de Gascon d'atteindre la grande ligne.

Y arrivera-t-elle?  Dans son cas particulier, j'en doute. Sa taille joue contre elle. À 5'7", bien qu'elle n'est pas encore à la fin de son développement physique, Gascon est trop petite pour la LNH d'aujourd'hui. Les plus petits gardiens toujours en poste dans le circuit (Halak et Khudobin) mesurent 5'11'', mais ils réussissent à tirer leur épingle du jeu.

Mais ce que j'aime chez Gascon présentement, c'est qu'elle a toujours évolué avec des garçons, affrontant des lancers plus lourd et un jeu plus rapide que le hockey féminin. "Sur la glace, le calibre est meilleur. Les tirs viennent plus vite. Le jeu est différent." Si elle continue dans des circuits masculins, qu'elle grandit un peu et qu'elle gagne des matchs, je ne verrais pas pourquoi elle ne se frayerait pas un chemin jusqu'au circuit Bettman, quitte à être une éternelle gardienne auxiliaire.



Personnellement, je crois que si une femme réussit à atteindre la LNH, ce sera une gardienne. Car, malgré le talent de toutes les joueuses de haut calibre, ex. Marie-Philip Poulin, je ne crois pas qu'elles tiendraient leur bout physiquement pendant une saison complète de 82 matchs dans la LNH.  Mais puisqu'une gardienne ne participe pas à tous les matchs, (surtout si elle se retrouve derrière un gardien numéro un à qui on donne le filet pendant près de 60 matchs), la charge physique se trouve diminuée.

Depuis quelques temps, la Ligue semble de plus en plus ouverte à la participation des femmes au sein de leurs activités. Pensons à Hayley Wickenheiser qui a été nommée directrice-adjoint au développement des joueurs des Maple Leafs.  En fait, une tête de hockey n'a pas de sexe.  Peut-être que les esprits s'ouvrent de plus en plus à éventuellement laisser une femme prendre place dans un vestiaire.

Oui, Manon Rhéaume a participé à deux matchs hors-concours dans la LNH (en '92 et en '93) mais, sans rien vouloir lui enlever, sa participation était simplement un coup marketing de Phil Esposito, alors directeur-général du Lightning. Elle n'avait aucune chance réelle de faire l'équipe.

Lors d'un de ses deux matchs hors-concours

Shannon Szabados, la gardienne de Team Canada est, à ma mémoire, la seule femme à avoir complété au moins une saison dans une ligue masculine nord-américaine.  Au sein du Cottonmouth de Colombus dans la Southern Pacific Hockey League, elle afficha une fiche de 15v - 9d et 1 nulle à sa première saison complète. Ce fut plus difficile la saison suivante, récolant une fiche de 5-11-5. Après un passage avec les Rivermen de Peoria, elle quitta le hockey masculin. Mais dans son cas, elle évoluait dans les circuits féminins depuis un certain temps avant de joindre le Cottonmouth.

Szabados, avec le Cottonmouth de la SPHL

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que Ève Gascon est en train de paver la voie ? Verra-t-on une gardienne fouler les patinoires de la LNH ?

samedi 16 février 2019

Équipe All-star des oubliettes #18 - Devils du New Jersey




Nous voici donc rendu à la 18e équipe de notre décompte des meilleurs line-ups de joueurs oubliés de chaque franchise. Nous en sommes maintenant aux Devils du New Jersey, une équipe avec une histoire en 3 temps. Les premières années de la franchise furent tumultueuses, incluant deux déménagements. D'abord de Kansas City et ensuite au Colorado avant de passer d'une équipe ''Mickey Mouse'' à une des équipes dominantes des années 90 et 2000. Ils sont présentement dans une phase assez anonyme de leur histoire où ils ne sont pas très bons mais pas très mauvais non plus...



Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également.  Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc.


Articles précédents de la série:
AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal , Nashville


ATTAQUANTS


Esa Tikkanen
9 matchs (1995-96)

Comme plusieurs de ses anciens coéquipiers de la dynastie des Oilers des années 80, Tikkanen était beaucoup en demande dans les années 90 au sein des clubs compétitifs. Il est d'abord allé rejoindre une cohorte d'ex-Oilers à New York à temps pour la conquête de 1994, pour ensuite passer aux Blues après la grève qui coupa la saison suivante de moitié. Au début de la saison 1995-96, les Devils venaient de perdre le centre défensif Bobby Carpenter pour plusieurs mois et Lou Lamoriello crut voir juste en se portant acquéreur de Tikkanen qui correspondait parfaitement au style défensif et hargneux des Devils. 

Cependant les choses ne se passèrent pas comme prévu et il fut ré-échangé, cette fois aux Canucks, après seulement 9 matchs (fiche de 0 buts et 2 passes). Je ne sais pas trop exactement ce qui s'est passé mais les Devils de 1995-96 n'étaient pas très bons. Ils furent d'ailleurs la première équipe depuis 1970 à rater les séries après avoir gagné la coupe l'année précédente. Il joua une autre saison à Vancouver mais les Rangers refirent son acquisition pour les séries de 1997 où il obtint sa revanche contre les Devils, qui furent éliminés en 2e ronde par Tikkanen et sa bande.


Rob Niedermayer
71 matchs (2009-10)

Ici c'est plus le facteur ''bizarre'' qui m'a porté à élire ROB Niedermayer sur cette formation des oubliés. Bien sûr, on connaît davantage son illustre frère Scott malgré que Rob n'était pas un vilain joueur non plus.  On sait également que les deux ont été réunis ensemble à Anaheim, où ils ont gagné la coupe en 2007. Cependant, il était étrange de voir Rob et non pas Scott signer avec les Devils en 2009-10, ce qui mettait fin à leur parcours ensemble dans la même équipe. Dans mes souvenirs, je croyais que Scott avait déjà pris sa retraite à ce moment-là, mais il était en fait toujours actif avec les Ducks en ce qui était sa dernière saison.

Rob ne joua qu'une seule saison au New Jersey, accumulant 10 buts et 22 points. Il joua ensuite une dernière saison dans la LNH avec les Sabres et une autre vraie dernière saison en Suisse avec le HC Lugano.


René Robert
97 matchs (1979-81)

Un petit retour en arrière ici avec l'incarnation précédente de le franchise au Colorado. Et non, je n'ai pas inclus de Scouts de Kansas City dans ce décompte, désolé.

Membre de la célèbre ''French connection'' à Buffalo avec Gilbert Perreault et Richard Martin, René Robert s'amena au Colorado dans ce qui fut l'un des derniers efforts pour rendre cette équipe gagnante et profitable.  L'équipe embaucha également le célèbre Don Cherry comme entraîneur en plus de se porter acquéreur de Lanny McDonald plus tard durant la saison 1979-80.  Lorsqu'il apprit la nouvelle de son échange, Robert contempla de prendre sa retraite mais il aurait été convaincu par Cherry de continuer.  Il termina au premier rang des marqueurs des Rockies avec 28 buts et 63 points, mais les Rockies firent à peine mieux que la saison précédente et ratèrent les séries. Il faut dire qu'ils avaient en poste un gardien qui fut décrit comme l'un des pires gardiens de l'histoire...(voir texte du 21 juillet 2009).

Robert ne joua qu'une seule saison complète avec les Rockies. Après 28 matchs en 1980-81, il fut échangé aux Maple Leafs, là où il avait débuté sa carrière avant de jouer à Buffalo.

En 1984, deux ans après sa retraite, il intenta une poursuite contre la LNH pour avoir failli à la supervision de son contrat. Il invoquait que les Devils et ex-Rockies ainsi que les Maple Leafs lui devaient encore 400,000$ en salaire différé.


Mentions honorables:
Valeri Kamensky (30 matchs 2001-02), Martin Havlat (40 matchs 2014-15), Igor Larionov (49 matchs 2003-04), Steve Sullivan (58 matchs 1995-2013), Viktor Kozlov (80 matchs 2003-06), Doug Gilmour (83 matchs 1996-98), Bernie Nicholls (84 matchs 1992-94), Jaromir Jagr (139 matchs 2013-15), Lanny McDonald (142 matchs 1979-82),


DÉFENSEURS

Carol Vadnais
51 matchs (1982-83)

Après 7 saisons avec les Rangers, qui avaient fait son acquisition en compagnie de Phil Esposito en 1975, le regretté Carol Vadnais fut placé au ballottage avant le début de la saison 1982-83, la première de la franchise au New Jersey après le déménagement du Colorado. Les piteux Rockies avaient des faiblesses en défense et donc les nouveaux Devils songèrent alors à corriger la situation en faisant l'acquisition de trois défenseurs le même jour grâce au ballotage.  En plus de Vadnais, ils obtinrent Murray Brumwell des North Stars et Dave Hutchison des Capitals. 

Vadnais, malheureux de quitter une équipe de premier plan pour une équipe en complète reconstruction, indiqua qu'il ne se rapporterait aux Devils que s'ils acceptaient de prolonger son contrat.  Il obtint gain de cause et obtint une prolongation de deux ans à son contrat.  Il rata plusieurs matchs par cause de diverses blessures et les pauvres nouveaux Devils ne purent améliorer le rendement de leurs prédécesseurs en terminant encore une fois dans la cave. Vadnais termina la saison avec 2 buts et 9 points en 51 matchs. Il obtint également sa pire fiche de +/- avec -32, ce qui était même pire que ses années avec les Seals de la Californie.  Il opta de prendre sa retraite au lieu d'écouler sa dernière année de contrat et devint assistant-entraineur avec les Rangers. Les Devils ne firent les séries qu'en 1988.


Oleg Tverdovsky
50 matchs (2002-03)


Parlons maintenant de jours plus heureux pour la franchise avec un joueur qui s'amena au New Jersey à temps pour leur dernière conquête de la Coupe Stanley à ce jour. Obtenu des Mighty Ducks avec Jeff Friesen en retour de Petr Sykora, Mike Commodore et Jean-François Damphousse, le défenseur ukrainien Oleg Tverdovsky n'était plus le défenseur de premier plan qu'il était à Anaheim et à Phoenix mais il amena une bonne profondeur à la défense très bien garnie des Devils.  Il n'obtint que 13 points avec les Devils en 2002-03 et il manqua une trentaine de matchs.  Il ne récolta que 3 passes en 15 matchs lors des séries, mais toutefois deux de ces passes survinrent lors de la finale où il remporta sa première coupe Stanley contre son ancienne équipe, Anaheim.

Il signa avec les Hurricanes au retour du lock-out de 2005 et remporta une 2e coupe. Il joua ensuite pour les Kings et quitta pour la KHL jusqu'à sa retraite en 2013. Voir ancien texte ici.


Mentions honorables:
Dave Ellett (20 matchs 1996-97), Phil Housley (22 matchs 1995-96), Reijo Ruotsalainen (31 matchs 1989-90), Vladimir Malakhov (46 matchs 1999-06)


GARDIEN


John Vanbiesbrouck
9 matchs (2001-02)


Un des postes les moins populaires dans la LNH durant deux décennies fut celui d'adjoint à Martin Brodeur chez les Devils. Habitué aux saisons de plus de 70 matchs, le légendaire gardien ne laissait que très peu de place à ses adjoints dont le fidèle Chris Terreri. Vers la fin de la saison 2000-01, afin de reposer leur gardien et voyant que Terreri éprouvait des difficultés, les Devils désiraient faire l'acquisition d'un gardien qui avait joué des matchs sur une base plus régulière afin d'épauler Brodeur. Ils échangèrent ainsi Terreri et un choix de 9e ronde aux Islanders en retour de Vanbiesbrouck. 

Le ''Beezer'' en était alors à sa première et seule campagne à Long Island après deux saisons en dents de scie avec les Flyers. Il obtint 4 victoires en autant de départs avec les Devils qui se rendirent en finale comme l'année précédente mais s'inclinèrent en 7 matchs aux mains de l'Avalanche. Vanbiesbrouck ne joua aucun match en séries et prit sa retraite aussitôt la finale terminée. 

Ayant encore des problèmes pour seconder Brodeur, les Devils persuadèrent Vanbiesbrouck de revenir avec l'équipe en février 2002 après 8 mois de retraire. Il joua 5 autres matchs avec les Devils (fiche de 2-3) mais cette fois, l'équipe perdit en première ronde contre les Hurricanes, sans que Beezer ne joue un autre match en séries. Il prit à nouveau sa retraite par la suite.

C'est Corey Schwab, et ensuite Scott Clemmensen qui héritèrent du rôle d'adjoint de Brodeur lors des saisons suivantes. 


Mentions honorables:
Kirk McLean (6 matchs 1985-87), Kevin Weekes (25 matchs 2007-09), Johan Hedberg (80 matchs 2010-13)

jeudi 14 février 2019

Kay Whitmore









Né en février 1967, l'actuel directeur-senior des opérations de la LNH fut repêché 26e au total par les Whalers de Hartford en 1985. Après avoir complété son stage junior avec les Petes de Peterborough, Whitmore partagea son temps de glace entre les Whalers, ceux de Binghamton dans la AHL et ceux de Hartford de la LNH. C'est après avoir conduit les Indians de Springfield (le club-école déménagea) au titre de l'AHL et avoir été nommé meilleur joueur des séries lors de la saison 1990-91 qu'il put finalement s'établir dans la LNH.



Whitmore connu une bonne saison avec Hartford en 1991-92, considérant la faiblesse de l'équipe. Il disputa 45 matchs et remporta 14 des 26 victoires de l'équipe cette saison-là. Il connut plus de difficultés cependant en fin de saison, perdant le poste de gardien partant aux mains de Frank Pietrangelo pour les séries éliminatoires. En juin, les Whalers perdirent les services de Peter Sidorkiewicz lors du repêchage d'expansion des Senators. Au mois d'août 1992, les Whalers eurent toutefois l'occasion de mettre la main sur Sean Burke qui venait de disputer toute la saison 1991-92 avec l'équipe nationale canadienne. Ils échangèrent par la suite Whitmore aux Canucks de Vancouver afin de continuer avec Burke comme gardien partant et Pietrangelo sur le banc du deuxième gardien.


Rien n'arrive pour rien dans le monde du hockey. Avec Vancouver, Whitmore devint un solide gardien auxiliaire derrière Kirk McLean, disputant 63 parties durant les saisons 1992-93 et 1993-94, faisant partie de l'équipe qui s'inclina en finale de la coupe Stanley '94 contre les Rangers. Mais, ne remportant aucun match lors de la saison écourté de 1994-95, il fut relégué aux mineures, où il partagea son temps entre la AHL et la IHL. En mars 1996, il fut échangé aux Rangers contre Joey Kocur, mais resta dans les mineures.


Il s'exila alors en Suède lors de la saison 1996-97, avec le Sodertalje SK, avant de revenir de ce côté de l'Atlantique pour les saisons suivantes, signant des contrats des ligues mineures avec les Sharks, les Rangers et les Bruins. C'est finalement en octobre 2000 qu'il put disputer de nouveau un match dans la LNH, avec les Bruins, alors que Byron Dafoe et John Grahame étaient blessés.  Il ne remporta qu'un seul des six matchs auxquels il prit part et fut retourné avec le club-école à Providence. Il signa un dernier contrat avec les Flames de Calgary, ne jouant qu'un match avec eux, avant d'accrocher ses jambières à la fin de la saison. 

Il devint ensuite l'entraîneur des gardiens de son ancienne équipe junior, les Petes de Peterborough, pour de 2002 à 2004.  Il remit néanmoins ses jambières, le temps de trois matchs des séries de 2005 avec les Ice Tigers de Nuremberg, dans la DEL, suite au départ de leur gardien Adam Svoboda.  Par la suite, il devint analyste pour le NHL Network avant de devenir en 2006 superviseur des gardiens de la LNH. Il fut responsable des dernières rapetissements modifications de leur équipement, préférant voir des gardiens faire des arrêts grâce à leur talent et non grâce à leur équipement.


En 2017, il fut reconnu coupable par la justice d'avoir gagné de l'argent injustement dans un système à la Ponzi. N'étant pas le responsable de cette fraude, il eut tout de même à rembourser près de 400 000$.

Fiche dans la LNH :155 matchs,  60v - 64d - 16n, 4 blanchissages

Sources : www.hockeydb.com/ihdb/stats/pdisplay.php?pid=5708 ; https://en.wikipedia.org/wiki/Kay_Whitmore ; https://www.hhof.com/LegendsOfHockey/jsp/SearchPlayer.jsp?player=18407 ; https://www.hockeyweb.de/del/kay-whitmore-kommt-nach-nuernberg-7823

mardi 12 février 2019

Excursion LVEUP - L'aréna de Louiseville








Mon fils cadet avait un tournoi dernièrement à Louiseville, avec son équipe Atome. Malgré de bonnes performances de sa part, ils ont échappé le match final. Le temps passé à l'aréna m'a permis de visiter ce qui est aujourd'hui le domicile du Bellemare de Louiseville, de la LHSAAAQ.


Construit en 1974, l'aréna a subi une cure de rajeunissement de 3 millions de dollars en 2010. En plus du remplacement du système de réfrigération de la patinoire, ils ont construit de nouveaux vestiaires et changé le revêtement extérieur.

Comme mentionné plus haut, le Bellemare de Louiseville dispute ses matchs à domicile à cet endroit. Les bannières des championnats des trois dernières saisons ornent le plafond de l'aréna, tout comme le logo de l'équipe affiché sur le mur conduisant aux vestiaires.

Photo prise des estrades en bois. On aperçoit la "Zone VIP" de l'autre côté
de la patinoire

Champions de la saison ET des séries lors de trois saisons consécutives.
L'équipe est soit dominante ou la compétition faible ...

Vue de la zone VIP

"Une institution de champions!"
Trois championnats en trois ans

Les spectateurs n'ont pas de sièges très confortables à se mettre sous le popotin, les vieux bancs en bois ayant survécu au rajeunissement de 2010. Ils sont tout de même délimités par des lignes sur les bancs afin d'identifier les places assises, pour les matchs du Bellemare. Certaines places assises sont réservées aux détenteurs de billets de saison.



Je connais des places réservées plus confortable ...

J'ai parlé de la réfection des vestiaires. En fait, ils en ont simplement construit de nouveaux, dans l'agrandissement de la bâtisse existante. Rien d'exceptionnel, mais beau et efficace.


J'ai trouvé l'ancien couloir (de plus ou moins 2 pieds de large, genre) menant aux anciens vestiaires. Pas beau et vétuste, ça sert de débarras présentement.

Désolé pour la qualité floue
Dans ces mêmes couloirs, je suis tombé sur une représentation de Louis Cyr. Pourtant, Cyr est né à Napierville et a travaillé comme policier à Montréal, loin de Louiseville mettons. Par contre, il a terminé sa vie à St-Jean-de-Matha, un peu plus près.  Probablement pour un festival ou un spectacle quelconque...


Je n'ai pas pris de photos de la cafétéria qui, même si elle est très spacieuse, avec vue sur la patinoire, n'a rien de vraiment différent de celle de votre aréna le plus près de chez vous.  Par contre, puisqu'un tournoi avait lieu, ils avaient installé un but avec un Carey Plywood afin que les joueurs puisse tenter leur chance pour gagner des prix s'ils marquaient dans les cibles.


Il y a une affiche rendant hommage à Robert Rousseau, ancien #15 de la Ste-Flanelle, qui était président d'honneur de la 32e édition du tournoi atome. Comme nous participions à la 42e édition, un calcul mathématique complexe m'a permis de déterminer que l'affiche s'y trouve depuis 10 ans !


C'est ce qui fait le tour pour l'aréna de Louiseville. Prochain arrêt, Farnham !

vendredi 8 février 2019

Équipe All-star des oubliettes #17 - Predators de Nashville




Nous voici donc rendu à la 17e équipe de notre décompte des meilleurs line-ups de joueurs oubliés de chaque franchise. Nous en sommes maintenant aux Predators de Nashville, une des meilleures équipes actuelles qui célèbre cette année ses 20 ans d'existence.
Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également.

Allons-y donc.



Articles précédents de la série:
AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal 


ATTAQUANTS

Olli Jokinen
48 matchs (2014-15)

Cet ancien joueur vedette des Panthers est discrètement disparu du radar de la LNH quoique j'avais l'impression que ça s'éternisait depuis quelques saisons déjà dans son cas où il sautait d'équipe en équipe en étant surpayé. Cependant lorsqu'on regarde ses statistiques davantage on remarque qu'il pouvait toujours la mettre dedans occasionnellement, notamment lors de la saison 2011-12 (Calgary) où il marqua 23 buts et celle de 2013-14 avec les Jets où il en marqua 18 et obtint 43 points. C'était loin de ses belles années en Floride mais tout de même. Les Predators lui firent donc signer un contrat en juillet 2014 et lui promettant un poste au centre dans le Top 6 mais il fut plutôt muté à l'aile et ensuite dans les 3e et 4e trio pour finalement être laissé de côté et éventuellement échangé aux Maple Leafs en février. Il ne récolta en tout que 3 buts et 3 passes en 48 matchs à nashville.

Il ne joua que 6 matchs à Toronto et fut échangé de nouveau à la date limite des transactions où il passa aux Blues de St.Louis pour terminer la saison et sa carrière.


Martin Gelinas
57 matchs (2007-08)

Mieux connu pour ses performances héroïques en séries avec les Flames et les Hurricanes, en plus d'avoir connu de grosses saisons avec les Canucks et les Oilers, l'athlète de Shawinigan joua sa dernière saison dans la LNH avec les Predators en 2007-08. Il y obtint 20 points en 57 matchs avant de voir sa saison se terminer lorsqu'il se blessa au genou. Il joua ensuite une dernière saison en Suisse avant de prendre sa retraite et de revenir dans le giron des Predators comme directeur au développement des joueurs, un rôle qu'il pratiquait déjà informellement lors de ses dernières saisons comme joueur vétéran.


Peter Forsberg
17 matchs (2006-07)

Forsberg en était à sa deuxième saison avec les Flyers en 2006-07 et fut même nommé capitaine de l'équipe. Cependant les Flyers de 2006-07 furent la pire édition de l'histoire de la franchise (fiche de 22-48-0-6) et Forsberg ne fut qu'un des nombreux problèmes de l'équipe alors qu'il traînait plusieurs blessures et son avenir semblait incertain puisqu'il ne savait pas s'il allait continuer à jouer après la saison. Ne voulant pas le perdre pour rien au cas où il prenne sa retraite, les Flyers l'envoyèrent à Nashville quelques semaines avant la date limite des transactions. Il s'agissait alors de la meilleure saison de l'histoire de la jeune équipe (jusqu'à récemment) et il tentèrent le grand coup pour les séries en faisant son acquisition. Ils envoyèrent en retour aux Flyers un ''package'' incluant Ryan Parent, Scottie Upshall ainsi qu'un choix de première et de troisième ronde en 2007.

Forsberg obtint 15 points en 17 matchs avec les Predators mais ces derniers ne purent faire mieux qu'une sortie en première ronde en 5 matchs aux mains des Sharks. Les craintes des Flyers se réalisèrent finalement pour Forsberg alors qu'il décida de rester en europe la saison suivante afin de subir une opération au pied et de prendre quelques mois sabbatiques pour se rétablir. Il décida finalement de revenir dans la LNH avec l'Avalanche pour terminer la saison 2007-08. Il obtint alors 14 points en seulement 9 matchs mais l'Avalanche perda également en 1re ronde. Il retourna en Europe où il joua deux saisons, tenta un autre retour de deux matchs avec l'Avalanche en 2010-11 et prit ensuite sa retraite définitive.

Il est également inclus dans cette liste car malgré son illustre renom, il n'est même pas le meilleur Forsberg de l'histoire des Predators et d'ailleurs la plupart de mes recherches sur le web aboutissait à des articles sur Filip au lieu de Peter...


Mentions honorables:
Oleg Petrov (17 matchs 2002-03), Andrei Kostitsyn (19 matchs 2011-12), Derek Roy (26 matchs 2014-15), Yanic Perreault (69 matchs 2005-06), Andrew Brunette (77 matchs 1998-99), Paul Kariya (164 matchs 2005-07)


DÉFENSEURS

Hal Gill
55 matchs (2012-13)


Je n'avais pas tellement de ''All-Star'' en défense alors j'ai du me rabattre sur un ''All-Gill'' ici. Ce jeu de mot douteux est pas mal plus intéressant sur ce que j'ai à dire sur le séjour de Hal à NashGill...

Après plusieurs années avec les Bruins, les Maple Leafs, les Penguins et 2 saisons et demies à Montréal, Gill fut échangé aux Predators contre 3 prospects dont Blake Geoffrion. Il signa un nouveau contrat avec Nashville pour 2012-13 mais l'équipe rata les séries et Gill fut placé au ballottage et son contrat fut racheté par la suite. Il signa ensuite un autre contrat avec les Flyers mais ne joua que 6 matchs avec eux lors de sa dernière saison en 2013-14 suite à quoi il prit sa retraite.


Barret Jackman
73 matchs (2015-16)

Encore une fois je n'avais pas de choix juteux en défense et j'ai opté pour Jackman. Il est probablement le joueur le plus obscur des dernières années à avoir remporté le trophée Calder, chose qu'il accomplit en 2002-03 (au détriment de Henrik Zetterberg et Rick Nash) avec les Blues de St.Louis où il joua jusqu'à sa libération par le club en 2015.

Il signa ensuite un contrat de deux saisons avec les Predators mais n'en joua qu'une seule alors que l'équipe le plaça aussi au ballottage après la saison avant de racheter son contrat. Il signa ensuite un contrat d'une journée avec les Blues afin de se retirer en tant que membre de l'équipe.


Mentions honorables:
Brendan Witt (17 matchs 2005-06), Michael Del Zotto (25 matchs 2013-14), Jean-Jacques Daigneault (35 matchs 1998-99)


GARDIEN

Devan Dubnyk
2 matchs (2014)

Le court parcours de Dubnyk avec les Predators n'était qu'une de ses nombreuses escales lors de sa difficile saison 2013-14. N'ayant pu faire sa place avec les Oilers, ces derniers l'échangèrent aux Predators où il alloua 9 buts en 2 matchs et fut finalement envoyé dans la ligue américaine. Il fut cependant échangé aux Canadiens rapidement mais l'équipe ne le fit jamais jouer avec le grand club, le laissant dans la AHL avec les Bulldogs d'Hamilton. Il signa ensuite avec les Coyotes et retrouva sa confiance là-bas avant de passer au Wild du Minnesota et finalement devenir un vrai gardien numéro un. Il gagna le trophée Masterton cette année-là.


Mentions honorables:
Michael Leighton (1 match 2006-07)




Articles précédents de la série:
AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal 

mercredi 6 février 2019

D'un autre angle #5 - Captain Kirk & Captain Canuck








Avec le Super Bowl qui vient de passer, j'ai vu défiler sur mon Facebook un statut demandant "Quel trophée professionnel est le plus difficile à remporter ?" Sans vouloir dire que le trophée de Lord Stanley est celui qui est le plus éreintant à remporter parmi de la MLB, de la NFL ou de la NBA,  Patrick Roy a déjà dit : "C'est difficile de gagner la coupe Stanley". D'ailleurs, plusieurs formations ont atteint la finale à plus d'une reprise sans jamais mettre la main sur le célèbre saladier d'argent.

Les Canucks de Vancouver font partie de ces équipes. Ils se sont rendus trois fois en finale. Lors de la saison 1981-82, ils se sont étonnamment rendus jusqu'aux Islanders de New York afin de se faire balayer en quatre matchs.  Lors de la saison 2010-11, avec une équipe talentueuse et un Roberto Luongo à son apogée, ils ont échappé le 7e match de la finale aux mains des Bruins de Boston. Malgré ces deux parcours en finale, c'est l'édition de 1994 qui reste dans le cœur des Vancouverois. Étant une équipe extrêmement compétitive, ils ont tenu tête pendant 7 matchs aux puissants Rangers de New York (Messier, Graves, Anderson, Kovalev, Matteau, Leetch, Richter, etc.), revenant de l'arrière 1-3 dans la série avant de s'avouer vaincus lors du septième et décisif match.

Le 11 juin 1994, les Canucks forcèrent la tenue du-dit septième match grâce à une victoire de 4-1.  À la fin du match, les joueurs des Canucks rejoignirent leur gardien Kirk McLean pour lui faire l'accolade. Trevor Linden, qui venait de se faire frapper par Adam Graves ET Mark Messier juste avant la fin du match, fut l'avant-dernier à rejoindre le gardien, ce qui donna une photo qui fit le tour de la planète hockey. 


Cette photo illustre bien l'épuisement sur le visage de Linden. Un autre photographe capta la scène d'un autre angle.



L'étreinte que Captain Canuck (Linden) donne à Captain Kirk (McLean) donne l'impression d'être encore plus intense et significative ici, le casque de McLean étant grandement déplacé sur sa tête. Linden et McLean furent les deux rouages les plus importants de ce parcours, McLean totalisant 4 blanchissages en 15 victoires et Linden inscrivant 25 points en 24 matchs. Rejoint par la suite par Martin Gélinas, Linden quitta McLean avec une dernière tape sur le masque


Sur ce cliché, même McLean semble épuisé, au bord des larmes, après avoir empêché les Rangers d'éliminer son équipe lors de deux matchs consécutifs.


Avant cette démonstration d'épuisement de la part des deux leaders de la formation, il y eu des célébrations plus joyeuses, alors que Bret Hedican fut l'un des premiers à rejoindre McLean, le sourire aux oreilles.



Ce qui est cruel dans cette célébration, et qui nous ramène à la citation de Roy, c'est que les Canucks furent incapables de stopper la machine des Rangers lors du match no 7, deux jours plus tard, au Madison Square Garden.



Retraiter au vestiaire, le caquet bas, épuisé, abattu et les mains vides ... pire sentiment ever.

Comme la majorité des photos iconiques, on peut trouver plusieurs dérivés sur les Zinternets







Captain Kirk et Captain Canuck étaient vraiment le cœur et l'âme de l'édition 1993-94 de Vancouver, et ils se sont donnés corps et âme.