lundi 9 novembre 2009

Sam St-Laurent


Sam St-Laurent fait partie de ces joueurs obscurs qui terminèrent une époque sans tambours ni trompettes. J'ai mentionné récemment le nom d'Andy Brown qui fut le dernier gardien à défendre une cage sans masque... Dernier d'un genre également à la manière dont Chris Osgood est probablement le dernier gardien à porter un casque muni d'un grillage...

Sam St-Laurent fut le dernier joueur professionnel nord-américain à porter un masque en fibre de verre "full face" à la manière de Bernard Parent et Pelle Lindbergh. D'ailleurs, non seulement il portait un masque du genre de ces deux grands Flyers, mais il évolua dans l'organisation des Flyers au début de sa carrière.

Samuel St-Laurent est né à Arvida en 1959. Non seulement il est né au Saguenay mais il a joué son hockey junior avec les Saguenéens de Chicoutimi et ce, à là même époque que Guy Carbonneau, Alain Côté, Gilbert Delorme et Normand Léveillé. Sa performance devant la cage des Saguenéens fut plus que douteuse par contre, il terminera par exemple la saison 1977-78 avec une moyenne de buts alloués pas très impressionnante de 6,46, les Sags terminant en 5e position de la division Dillio. Même scénario pour l'équipe à la saison suivante alors que St-Laurent défendit la cage des Sags à 70 des 72 matchs de la saison en terminant avec une moyenne de 4,57. Rappelons à sa défense que Grant Fuhr a déjà mené les Oilers au sommet avec une moyenne de 3,91 en saison régulière... Autre époque...

N'ayant pas été repêché, St-Laurent se trouva du travail au niveau professionnel en signant à titre d'agent libre avec les Flyers en octobre 1979. Il fut par la suite assigné aux Goaldiggers de Toledo de l'IHL, filiale des Flyers dans cette ligue. En raison du nombre considérable de gardiens redoutables évoluant à cette époque avec l'organisation des Flyers comme Pelle Lindbergh, Pete Peeters ou Bob Froese, St-Laurent n'aura jamais vraiment l'opportunité de se faire valoir à Philadelphie. Jusqu'à la saison 1984-85, il partagea son temps entre Toledo et les Mariners du Maine, filiale de la ligue américaine des Flyers. Toutefois, les autres gardiens obtenant leur chance dans la NHL, la charge de travail de St-Laurent avec les Mariners alla en s'accentuant. Il fut d'ailleurs un des éléments important de la conquête de la Coupe Calder des Mariners en 1984.

Bien qu'il connut certains succès dans l'organisation des Flyers, ce n'est toutefois pas avec ces derniers qu'il connut ses débuts dans la NHL. Peu avant la saison 1985-86, St-Laurent fut échangé aux Devils du New Jersey en retour de considérations futures. St-Laurent demeura toutefois avec les Mariners du Maine avec qui il joua le gros de la saison 1985-86. C'est le 4 janvier 1986 que St-Laurent eu sa première chance dans la NHL alors qu'il remplaça Glen "Chico" Resch avant que ce dernier ne le remplace à nouveau dans une défaite de 9 à 3 contre les Capitals de Washington. St-Laurent fit 4 apparitions devant la cage des Devils lors de la saison 1985-86, récoltant deux victoires. Il fut rappelé par les Devils en mars 1986 où il obtint finalement son premier départ dans la NHL où il blanchit l'adversaire à l'occasion de son premier match complet. Bien qu'il ne joua que 4 matchs dans la NHL, il eut par contre un certain succès avec les Mariners du Maine alors qu'il s'est mérité le trophée Aldege "Baz" Bastien remis au meilleur gardien de la ligue et le trophée Harry "Hap" Holmes remis au joueur ayant la plus basse moyenne en saison en compagnie de l'autre gardien de l'équipe, Karl Friesen.

La saison 1985-86 fut la dernière de St-Laurent à Portland au Maine après 7 saisons alors qu'il fut échangé aux Red Wings de Detroit en retour d'un dénommé Steve Richmond en août 1986. St-Laurent fut assigné au club école des Wings, Red Wings d'Adirondack, où il obtint certains succès tout en connaissant quelques passages dans la grande ligue à chaque saison. En 1988-89, il mena les Red Wings d'Adirondack au championnat de la Coupe Calder et se mérita le trophée Jack A. Butterfield remis au meilleur joueur des séries. Entre les saisons 1986-87 et 1989-90, St-Laurent apparut 30 fois devant la cage des Red Wings de Detroit, alors un équipe plutôt faible. Ces derniers n'avaient toutefois plus de projets pour St-Laurent devenu un vétéran de l'AHL. Préférant miser sur Tim Cheveldae pour devenir le gardien d'avenir de leur organisation comprenant beaucoup de vétérans, les Red Wings échangèrent le dernier gardien au masque de tueur au Rangers en juin 1990, pour la modique somme de 1 dollar.

Sam St-Laurent ne joua par contre jamais pour les Rangers de New York, se rapportant aux Rangers de Binghamton. pour la saison 1990-91. Sa carrière dans la NHL se résume donc à 34 matchs en tout. La saison 1990-91 fut en tant que tel la dernière saison de St-Laurent à titre de gardien de but partant au niveau professionnel. Ce fut d'ailleurs la dernière saison où il porta le masque dont il était le dernier à revêtir ce type dans le hockey professionnel. Il apparut lors d'un seul match à la saison 1991-92 avec Binghampton, portant un masque conventionnel avec un grillage. Il termina sa carrière en tant que membre de l'équipe olympique canadienne où il fut le troisième gardien après Trevor Kidd et Sean Burke. Il possède donc à son actif une médaille d'argent olympique.

Après qu'il ait prit sa retraite, St-Laurent travailla longtemps dans l'organisation des Rangers dans la formation des gardiens de but. Depuis qu'il a quitté l'organisation des Rangers en 2004, St-Laurent agit à titre de consultant à l'entraînement de gardien.

Vous pouvez consulter son site web au http://www.acomba.net/gardiensdebutprise1

2 commentaires:

  1. pour une raison obscure, cet article la m'a fait penser a un autre fan du casque pas trop solide.. Tommy Soderstrom avec son casque Jofa cheap et sa grille tellement grosse que ca lui servait quasiment de plastron

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  2. Lors de son passage au New Jersey en mars 1986, Sam excella au point d'être nommé joueur de la semaine avant de saubir une râclée de 9-0 contre les Rangers de New York. Les Devils étaient très faibles à l'époque.

    Quant à son passage à Détroit sous Jacques Demers, il évoluait pour une équipe en pleine relance, deux fois finaliste de la Conférence Campbell (1987 et 1988).

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