lundi 20 juillet 2015

Toutes les saisons de l'AMH avec la même équipe




L’instabilité qui a caractérisé l’AMH (Association mondiale de hockey, de 1972 à 1979) a fait l’objet de quelques billets déjà. (voir entre autres les textes du 11 janvier 2009, 31 janvier 2009, 16 septembre 2011, 7 novembre 2011 et du 26 février 2014) Il faut dire que les anecdotes qui en résultent constituent d’excellents sujets.

Évidemment, si les équipes vont et viennent, ça signifie également que les joueurs se promènent.

André Lacroix (voir texte du 11 janvier 2009) n’est pas seulement le meilleur pointeur de l’AMH (avec 798). Il est aussi celui qui a disputé le plus de matchs, avec 551. Dans son cas, il n’a raté que quatre matchs en sept ans. (À noter qu’en raison des équipes qui ont disparu en milieu de saison, il arrivait que les équipes ne disputent pas le même nombre de matchs.) Par contre, il a dû porter six uniformes différents pour y parvenir.

Le deuxième, Ron Plumb, en a disputé 549, mais avec cinq équipes.

Pour disputer les sept saisons qu’a duré l’AMH avec une même équipe, il fallait donc qu’un certain nombre de facteurs soient réunis. D’abord, il fallait être là au début, alors qu’il était bien incertain que le projet décollerait vraiment. De plus, il fallait être de calibre suffisant pour faire l’équipe pendant sept ans. Il fallait aussi être suffisamment jeune pour y être du début à la fin. Au début, on y retrouvait plusieurs vétérans en fin de carrière.

Et évidemment, il fallait avoir été signé par une équipe qui s’est avérée stable. De toutes les équipes qui ont existé, seulement quatre y ont été du début à la fin, les quatre qui se sont ensuites jointes à la Ligue Nationale (Jets, Nordiques, Oilers, Whalers). Il fallait donc avoir été signé par une de ces quatre équipes, ne pas être échangé et y être pendant sept ans.

Chacune de ces quatre équipes en a au moins un. Ce sont toutefois les Whalers qui en ont le plus, avec trois. Il faut par contre noter que même s’ils n’ont pas officiellement déménagé, ils se sont promenés. Ils ont aussi joué à Boston et à Springfield. (voir textes du 14 septembre 2009 et du 22 septembre 2011)


Rick Ley a non seulement joué toutes les saisons de l’AMH, il en a aussi joué deux dans la Ligue Nationale et a été leur entraîneur. Larry Pleau (voir texte du 8 décembre 2014 ) a aussi été derrière le banc, en plus d’avoir été au deuxième étage, mais avec des résultats mitigés.



Le troisième joueur, Brad Selwood, un défenseur, n’a pas été désigné comme sélection prioritaire à l’entrée des Whalers dans la LNH, ni réclamé au repêchage d’expansion. Il est retourné dans la LNH en 1979, mais avec les Kings. Il est plus tard devenu entraîneur et directeur-gérant des Generals d’Oshawa de l’OHL.




Du côté des Nordiques, il y en a deux. D’abord, il y a l’unique Jean-Claude Tremblay (voir textes du 17 octobre 2009 et 22 décembre 2010), la fierté de La Baie, qui est resté jusqu’à la fin, même s’il jouait moins au cours des dernières saisons. Il a pris sa retraite au passage de l’AMH à la LNH, mais les Nordiques ont tout de même retiré son numéro 3 (remis en circulation par l’Avalanche depuis).


Le deuxième, c’est Richard Brodeur qui, en 1972, a tourné le dos aux nouveaux Islanders qui l’avaient repêché, pour porter le fleurdelysé. Il devint leur gardien numéro 1 à partir de leur troisième saison et il le sera jusqu’à la fin de l’AMH. Les Nordiques en firent ensuite un choix prioritaire (un joueur qu’ils n’avaient pas à retourner à l’équipe de la LNH qui détenait ses droits). Par contre, Brodeur retourna malgré tout aux Islanders, puisque Québec l’échangea contre Göran Högosta (voir texte du 23 septembre 2009). Le passage à New York de Brodeur a par contre été de courte durée. C’est principalement à Vancouver que le ″Roi Richard″ s’est illustré.



Pour les Jets, qui d’autre que Bobby Hull (voir texte du 9 septembre 2010), celui qui a mis non seulement l’équipe au monde, mais la ligue au complet, en acceptant de s'y joindre?




Il est accompagné par le gardien Joe Daley. Après avoir joué avec les Penguins, les Sabres et les Red Wings, Daley a sauté sur l’occasion de se joindre à la nouvelle équipe de sa province natale. Sa carrière de joueur prit fin en même temps que l’AMH.




Finalement, chez les Oilers (qui s’appelaient les Oilers de l’Alberta en 1972-73), il n’y en a qu’un. C’est Al Hamilton, un autre défenseur, qui a fait partie de la période AMH du début à la fin. Ces années n’ont pas toujours été des plus roses. Les Oilers, contrairement aux Jets, ont eu plus de succès dans la LNH que dans l’AMH.

Hamilton a joué 31 matchs avec les Oilers suite à leur entrée dans la Ligue Nationale, en plus des 455 qu’il a joués dans l’AMH.

Comme Jean-Claude Tremblay, il jouait moins à la fin, mais il a fait le passage à la LNH. Il a même été échangé aux Whalers.

Les Oilers ont retiré son numéro 3.


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