samedi 24 octobre 2015

R.I.P. Jim Roberts



L’ex-joueur des Canadiens et des Blues est décédé d’un cancer, à l’âge de 75 ans.

Celui-ci s’était joint aux Canadiens en 1963-64. Dévoué, travailleur infatigable, mais pas spectaculaire et peu offensif, Roberts se mérita des Coupes Stanley en 1965 et 1966 en jouant en désavantage numérique. Par contre, lorsque vint l’expansion de 1967, Roberts fut victime du surplus de talent à Montréal. Laissé sans protection, il fut le premier choix des nouveaux Blues de St-Louis.

Au sein de sa nouvelle équipe, il assuma un rôle de meneur, en plus d’être polyvalent, car il pouvait autant jouer en défense qu’à l’aile. Il devint aussi brièvement leur capitaine (voir texte du 22 avril 2015).

En décembre 1971, Montréal refit son acquisition en envoyant Phil Roberto aux Blues. Les Canadiens faisant toujours partie de l’élite, Roberts remporta trois autres Coupes, en 1973, 1976 et 1977.

Il prit à nouveau le chemin de St-Louis en août 1977, lorsqu’il fut échangé aux Blues contre un choix de troisième ronde en 1979. Ce choix deviendra un autre leader qui excelle en désavantage numérique, Guy Carbonneau.

À sa retraite comme joueur en 1978, Roberts avait joué 1006 matchs, mais n’avait que compté 126 buts et accumulé 194 passes. 

Roberts alla ensuite rejoindre Scotty Bowman, pour qui il avait joué autant à St-Louis qu’à Montréal. Cette fois, Bowman était à Buffalo et Roberts devint son adjoint. Il fut entraîneur-chef pendant un moment en 1981-82, mais Bowman finit par reprendre sa place.

En 1984-85, il se dirigea vers Pittsburgh où, comme adjoint, il put accompagner Mario Lemieux à ses trois premièrs campagnes dans la Ligue nationale. Mais l’équipe ayant peu de succès, il quitta en même temps que l’entraîneur-chef Bob Berry (voir texte du 20 décembre 2011).

Il alla alors dans la Ligue américaine, avec les Indians de Springfield. Roberts mena ainsi la filiale des Islanders à deux Coupes Calder, en 1990 et en 1991. Il fut nommé entraîneur de l’année en 1990.

Il eut une autre chance dans la Ligue nationale comme entraîneur-chef, à Hartford cette fois. Roberts n’eut pas plus de succès que la plupart des autres entraîneurs qui ont défilé derrière le banc des Whalers. Ils firent les séries en dépassant les faibles Nordiques, mais sans plus. Ce fut sa seule saison à Hartford.

Après deux saisons à diriger leur filiale de Worcester dans la Ligue américaine, Roberts retourna une troisième fois à St-Louis, où il passa six autres saisons comme adjoint.


Sources : « Jim Roberts est mort », 23 octobre 2015 (radio-canada.ca), legendsofhockey.com, wikipedia.org.

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