jeudi 19 novembre 2015

R.I.P. Bert Olmstead



Nous avons récemment appris le décès de Bert Olmstead, à l’âge de 89 ans. Le joueur originaire de la Saskatchewan a participé à pas moins de 11 finales en 14 saisons, remportant la Coupe à cinq reprises. Son début de carrière n’avait pourtant pas laissé présager une telle suite. Il a débuté sa carrière en 1948-49 avec les Black Hawks, une des équipes faibles de l’époque.

En décembre 1950, Olmstead s’est retrouvé en bien meilleur position, lorsqu’il atterrit à Montréal. Comme ailier, il ″travaillait fort dans les coins″, en plus d’avoir son franc-parler. Il se retrouva sur le même trio que Maurice Richard et Elmer Lach, occupant un poste qui avait appartenu à Toe Blake auparavant.

Lors du dernier match de 1952-53, il eut pour tâche de surveiller Gordie Howe et l’empêcha de marquer son 50e but, ce qui lui aurait permis d’égaler leur record du Rocket. Howe ne marqua finalement jamais 50 buts en une saison au cours de sa longue carrière.

Le 9 janvier 1954, c’est finalement Olmstead qui égala un record de Richard, en réussissant huit points en un match. Ce record a tenu pendant 22 ans, alors qu’il fut battu par Darryl Sittler. (voir texte du 19 février 2012) Depuis, 13 autres joueurs sont parvenus à récolter huit points, dont Tom Bladon (voir texte du 20 février 2012) et Anton et Peter Šťastný (voir texte du 22 février 2015).

Par la suite, Olmstead se retrouva encore en bonne compagnie, avec Jean Béliveau et Bernard Geoffrion cette fois.

Lors de la saison 1955-56, ce qui s’avéra la première de cinq Coupes consécutives, Olmstead atteignit son sommet personnel, avec 70 points. Son total était le quatrième de la ligue, derrière Béliveau, Howe et Richard. Ses 56 passes constituaient toutefois non seulement le plus haut total de la ligue, mais également un record. Béliveau surpassa cette marque cinq ans plus tard.

Olmstead ne demeura toutefois pas à Montréal pour chacune des cinq Coupes consécutives. Suite à la saison 1957-58, Olmstead fut laissé sans protection en raison d’une blessure au genou. Toronto sauta alors sur l’occasion pour le réclamer et le nommer joueur-entraîneur adjoint, en support à Punch Imlach. L’expérience ne dura que trois mois, Olmstead préférant se concentrer sur sa tâche de joueur.

Il demeura à Toronto jusqu’en 1962, année où il devint le premier joueur à remporter la Coupe autant avec les Canadiens qu’avec les Leafs. (voir texte du 8 octobre 2013)

Olmstead fut ensuite à nouveau laissé sans protection. Repêché par les Rangers, une des équipes faibles de cette période, il refusa de se rapporter. Malgré des discussions à ce sujet, aucune transaction ne fut conclue et Olmstead prit sa retraite comme joueur. En 848 matchs, il montre une fiche de 181-421-602.

Il tenta ensuite sa chance comme entraîneur, en passant deux saisons derrière le banc des Canucks de Vancouver de la WHL.

En 1967, lors de la première expansion, Olmstead devint le premier d’une série d’entraîneurs qui n’eurent pas de succès derrière le banc des pauvres Seals d’Oakland. Il ne termina même pas la saison. Avec une fiche de 11-37-16, il démissionna.

Il retourna ensuite vivre dans l’ouest canadien.

Bert Olmstead a été élu au Temple de la renommée du hockey en 1985.


Sources : legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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