lundi 18 juin 2018

1ers choix des Canadiens: Les étoiles








En cette semaine de repêchage, l’occasion est belle de se pencher sur les premiers choix des Canadiens faits au fil des ans.  Ceux-ci n’ont pas toujours faits l’unanimité et plusieurs n’ont pas nécessairement connu la carrière anticipée.

Cette série d’articles s’attarde aux 77 joueurs qui ont été repêchés en première ronde au cours des 55 séances de repêchage qui ont eu lieu depuis 1963.  Évidemment, la définition de première ronde a changé avec les années.  En 1963, il n’y avait que six équipes.  Un septième choix de ces années n’est donc pas pris en considération.  Par exemple, ce billet, qui propose une équipe d’étoiles parmi ces 77 hockeyeurs, n’inclut pas à la ligne bleue Larry Robinson.  En 1971, il a été choisi au 20e rang, mais à ce moment, comme il n’y avait que 14 équipes, il a été choisi au deuxième tour.  Aujourd’hui, une 31e sélection est considérée comme un choix de première ronde.

Il s’agit bien sûr de choix bien subjectifs et certains peuvent porter au débat.  Voici donc les choix jugés les plus judicieux à chaque position.

Ailier gauche : Steve Shutt (4e, 1972)



On pourrait facilement argumenter que cette place revient à Bob Gainey, mais Steve Shutt demeure tout de même le troisième marqueur de 60 buts de l’histoire de la ligue, après Phil Esposito (4 fois) et Reggie Leach.  (Seulement Guy Lafleur a répété l’exploit l’année suivante, en 1977-78, pour les Canadiens.)

Celui qui a été repêché avec un choix obtenu pour Gerry Desjardins par Sam Pollock a finalement compté 424 buts (408 avec les Canadiens) et remporté cinq Coupes Stanley.

Mentions honorables: Bob Gainey, Shayne Corson, Max Pacioretty

Centre : Saku Koivu (21e, 1993)



En plus de nous avoir ému avec sa courageuse lutte contre le cancer, Koivu a été le leader et le capitaine pendant une période où l’équipe a connu des années maigres.  Meilleur élément d’une formation qui ne marqua pas l’histoire, il nous était présenté comme une vedette, statut qui se discute.

Il n’en demeure pas moins qu’il a connu une très belle carrière de 1124 matchs, dont 792 dans l’uniforme tricolore.

Mentions honorables: Pierre Mondou, Doug Risebrough

Ailier droit : Guy Lafleur (1er, 1971)
Difficile de faire un meilleur choix que Guy Lafleur, avec trois trophées Art Ross (champion compteur), trois Hart (joueur le plus utile), un Conn Smythe (joueur le plus utile des séries), cinq Coupes Stanley, 560 buts et 1353 points.

Lafleur montrait un potentiel inouï.  Sam Pollock a finassé pour l’obtenir et Lafleur n’a pas déçu.

Mentions honorables: Réjean Houle, Mario Tremblay

Défenseur : Petr Svoboda (5e, 1984)
En 1984, Serge Savard se servit d’un choix obtenu dans l’échange de Pierre Larouche pour choisir un frêle défenseur tchèque.  En cette période de guerre froide, Svoboda avait fui son équipe lors d’un passage en Allemagne de l’Ouest.  Montréal avait dû le cacher pour que les autres équipes ne se doutent pas qu’il était disponible.

Svoboda jouera 534 matchs avec le Tricolore et remportera la Coupe en 1986, avant d’être échangé aux Sabres contre Kevin Haller en 1992.

Il poursuivra sa route à Philadelphie et Tampa Bay et jouera au total 1028 matchs.  Mais son exploit le plus notable demeure d’avoir compté le seul but du match de la médaille d’or des Jeux de Nagano, en 1998.

Défenseur : Pierre Bouchard (5e, 1965)

Les premiers repêchages n’avaient pas la même importance qu’aujourd’hui, car ce ne sont pas tous les joueurs qui y étaient soumis.  Les clubs qui avaient déjà signé des joueurs pouvaient les conserver, et ceux-ci ne pouvaient donc pas être choisis.

Malgré cela, les Canadiens réussirent à mettre la main sur le joueur qui eut la carrière la plus marquante de cette édition, Pierre Bouchard, le fils d'Émile.

L’imposant défenseur a en tout disputé 489 matchs dans l’uniforme bleu blanc rouge et remporté cinq Coupes Stanley.

Après avoir terminé sa carrière avec les Capitals, il a été actif dans les médias pendant de nombreuses années, en plus de travailler sur sa ferme à Verchères.

Mention honorable: Mike Komisarek

Gardien : Carey Price (5e, 2005)


Seulement cinq gardiens ont été repêchés au premier tour au fil des ans et parmi eux, Carey Price est un incontournable.  Malgré une saison décevante, il demeure qu’il est la pierre angulaire de l’équipe.  Ainsi va Carey, ainsi vont les Canadiens.

Il compte à son palmarès un Vézina (meilleur gardien), un Hart (joueur le plus utile à son équipe), une Coupe Calder (Ligue américaine) et l’or olympique.

Mention honorable: Michel Larocque

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