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jeudi 2 octobre 2014

Harry "Punch" Broadbent







Voici Harry "Punch" Broadbent dans l'uniforme des Maroons de Montréal. Bien que son nom est peut-être oublié de nos jours, il est reconnu comme était l'un des premiers power forwards de la NHL...

Harold Lawton Broadbent est né en 1892 à Ottawa. C'est en 1912-13, après quelques saisons au niveau senior dans la région d'Ottawa que Broadbent devint un professionnel en se joignant aux Senators d'Ottawa de la NHA. Très tôt, le monde du hockey comprit pourquoi son surnom était Punch, étant autant un habitué du banc de pénalité que de la colonne des marqueurs. Lors de sa troisième saison avec les Senators, il récolta pas moins que 24 buts en 20 matchs en plus 115 minutes de pénalité et aida les Sens à atteindre la finale de la Coupe Stanley qui fut remportée par les Millionnaires de Vancouver.

Les élans de Broadbent furent par contre ralentis après cette saison alors que Broadbent s'enrôla dans l'armée canadienne afin de combattre en Europe dans ce que l'on appellera plus tard la Première Guerre mondiale. Il sera d'ailleurs à son retour au Canada, décoré de la médaille d'honneur.

À son retour au jeu, lors de la saison 1918-19, avec des Senators évoluant dorénavant dans la jeune NHL, Broadbent ne joua que quelques matchs. Par contre, la saison suivante, aux côté des légendes Frank Nighbor et Cy Denneny, Broadbent reprit là où il avait laissé quelques saison suivante. Lors de cette saison, il récolta 19 buts en 21 matchs. La saison suivante, bien que ralentis par une blessure, il aida en fin de saison les Sens à remporter la première de trois Coupes Stanley de suite. C'est en 1921-22 que Broadbent connut sa meilleure saison, remportant le championnat des marqueurs avec 46 points en 24 matchs dont 32 buts. Durant cette saison, il établit un record de 16 matchs consécutifs avec au moins un but...

De nos jours, le record est de... 16... établit par Punch Broadbent en 1921-22... Hé oui, ça tient encore...

D'ailleurs, cette séquence s'est arrêtée avec un match nul de 6-6 contre le Canadien le 15 février 1922... Elle avait commencé le 24 décembre dans une victoire de 10-0 sur ces mêmes Canadiens...

En 1924, Broadbent fut échangé, en compagnie du grand gardien Clint Benedict contre une poignée de poussière aux nouveaux Maroons de Montréal. Apparemment que cet échange à sens unique était truqué afin d'équilibrer les forces dans la NHL malgré l'expansion. La chose eut son effet alors que Broadbent et Benedict, avec leur talent et leur leadership, aidèrent les Maroons à remporter la Coupe Stanley à leur seconde saison, en 1926...

En 1928, Broadbent, alors en fin de carrière, retourna avec "ses" Senators d'Ottawa avec qui il joua une saison sans éclat avant de terminer sa carrière lors de la saison 1929-30 avec les Americans de New York...

Par la suite il entraîna au niveau senior dans la région d'Ottawa, conduisant les Rideaus d'Ottawa au championnat de la ligue de hockey d'Ottawa en 1933...

Il fut élu au Temple de la Renommée en 1962...

Il est décédé en 1971 dans la ville où il a vu le monde et où il a connu ses plus grandes années sur la glace...



lundi 29 septembre 2014

Brian Lawton



Le Minnesota est l’État qui a produit le plus de joueurs pour la Ligue Nationale, avec une bonne avance sur le Massachusetts, deuxième. Alors que dans plusieurs marchés américains, il faut expliquer et faire découvrir le sport, ce n’est pas le cas dans l’État aux 10 000 lacs. Évoluant dans un marché naturel au sud de la frontière, l’équipe du Minnesota devrait être un pilier de la LNH.

Lorsqu’il a été représenté par les North Stars (de 1967 à 1993), ça n’a pourtant pas été souvent le cas. D’ailleurs, qu’une équipe de hockey qui y est basée déménage, comme ce fut le cas lorsque les North Stars ont pris le chemin de Dallas, est pour le moins étonnant. C’est un peu comme si une équipe de football déménageait du Texas…  (Mauvais exemple, les Oilers ont quitté Houston...)

En 1983, ceux qui se faisaient parfois appeler les No Stars repêchaient les premiers, mais pas à cause d’une mauvaise saison. Au contraire, ils étaient dans une rare bonne période. C’est plutôt qu’ils avaient échangé Anders Hakansson aux faibles Penguins contre George Ferguson, en plus d’une inversion de premiers choix.

À ce moment, les prospects américains étaient encore assez rares, même si certains commençaient à faire parler d’eux, comme Bob Carpenter par exemple. (voir texte du 27 janvier 2014)

La centrale de dépistage de la LNH avait classé au premier rang un jeune joueur d’une école secondaire du Rhode Island, Brian Lawton. (Le Hockey News l’avait mis cinquième.) Il y avait donc une certaine pression pour faire de Lawton le premier américain à être choisi en ouverture du repêchage. Par contre, si le critère américain devait peser lourd dans la balance, il y avait tout de même des alternatives. Pat Lafontaine (qui a joué son junior à Verdun) était disponible, tout comme un gardien d’une école secondaire de la région de Boston, Tom Barrasso.

En ouvrant ses options aux joueurs canadiens, on pouvait ajouter Sylvain Turgeon, John MacLean, Russ Courtnall, Cam Neely et… Steve Yzerman.

Le DG des North Stars, Lou Nanne, porta finalement son choix sur Lawton.  Jusqu’à ce jour, il demeure le seul joueur à être choisi premier au repêchage à provenir directement d’une école secondaire américaine. (D’autres joueurs américains ont été choisis en ouverture de séance de repêchage, mais en provenance d’universités, du hockey junior canadien ou du programme national.)

Lawton s’est ensuite entraîné avec l’équipe olympique américaine, mais pressés de compter sur lui, les North Stars l’incitèrent à passer pro immédiatement. (À l’époque, ça le disqualifiait pour les Olympiques).  Lawton n’alla donc pas à Sarajevo et perdit une occasion de poursuivre son développement. Il joua plutôt 58 matchs avec le Minnesota, dans une saison où il subit quelques blessures et où il se plaignit de son temps de glace. Il choisit de porter le numéro 98, à une époque où le 99 de Wayne Gretzky était partout. Le geste attira une certaine attention, d’autant plus que les numéros élevés demeuraient rares à ce moment.

Dans une période très offensive, Lawton obtint 10 buts et 21 passes.  Pendant ce temps, Turgeon compta 40 buts à Hartford, Lafontaine alla à Sarajevo, Yzerman amassa 87 points avec une équipe faible à Detroit et Barrasso se mérita le Calder (recrue de l’année) et le Vézina (meilleur gardien) à Buffalo.

L’année suivante, Lawton régressa. Peut-être s’est-on rendu compte que son développement avait été court-circuité. Toujours est-il qu’il passa la moitié de la saison avec les Indians de Springfield de la Ligue Américaine. Lawton finit par abandonner le 98.

En 1985-86, il passa toute la saison avec les Stars, avec qui il amassa 35 points, avant de revenir avec une récolte de 44 points la saison suivante, son sommet en carrière. C’est par la suite qu’il s’est mis à descendre.

Il a passé une saison supplémentaire au Minnesota, avant d’être incapable de se tailler un poste en 1988. Refusant de se rapporter à la filiale de Kalamazoo, il fut finalement échangé aux Rangers, avant de se mettre à changer d’adresse à répétition. Au début, il était échangé, pour par la suite passer par le ballotage ou ne pas voir son contrat renouvelé.  Il a passé par plusieurs organisations, où il jouait d’abord plus ou moins régulièrement, puis d’autres où il n’a joué que sporadiquement avant de passer dans des endroits où il ne joua qu’avec le club école. Les Whalers, les Nordiques (dans leur période la plus sombre), les Bruins et les Kings l’ont déjà eu sur leur liste de paie.

En 1991-92, il profita de l’arrivée des Sharks de San Jose pour revenir dans la LNH.  L’expérience dura une saison et demi. Assigné à la filiale de Kansas City, il refusa de s’y rapporter. Il fut finalement échangé aux Devils, équipe avec qui il n’a jamais joué.

Sa fiche en carrière de 112-145-266 en 483 matchs est évidemment bien loin de celle d’Yzerman (692-1063-1755 en 1514 matchs).

Suite à sa carrière de joueur, Lawton est devenu agent de joueur. Il travailla pendant un moment en partenariat avec Mike Liut et eut comme clients des joueurs comme Mike Modano, Sergeï Fedorov et Ryan Malone.

En 2008, il fit le saut du côté de l’administration. Il attira l’attention des nouveaux propriétaires du Lightning de Tampa Bay, Oren Koules et Len Barrie, en leur soumettant un plan détaillé sur comment relancer l’équipe. Il fut nommé vice-président. Le nouveau trio prit beaucoup de place, laissant le DG Jay Feaster en plan. La nouvelle administration fit l’acquisition du client de Lawton, Ryan Malone. Elle embaucha également son père Greg (voir texte du 24 mai 2011), jusque-là dépisteur avec les Coyotes. Lorsque frustré, Feaster démissionna, Lawton prit officiellement le poste.

Ce n’est pas vraiment par les performances de l’équipe sur la glace que le règne de Lawton fut caractérisé. On retiendra surtout cette histoire plutôt abracadabrante de négociation plus ou moins publique avec Bob Gainey, au sujet d’un potentiel échange impliquant Vincent Lecavalier. À noter que ce dernier venait pourtant à peine de signer un long et lucratif contrat avec le Lightning. (Oui, il s’agit du contrat que Tampa Bay finit par racheter.)

Lorsque la bagarre éclata entre les deux propriétaires (avec une des causes le sort réservé à Lecavalier), ils finirent par se résoudre à vendre l’équipe.

La nouvelle direction mit peu de temps à congédier Lawton. Celui-ci fut finalement remplacé par… Steve Yzerman.

Sources : hockeydb.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

lundi 22 septembre 2014

Blaine Stoughton









Blaine Stoughton a connu toute une carrière en séquence.  Lorsque les choses allaient bien, il pouvait faire partie de l’élite.  Mais lorsqu’elles n’allaient pas, la chute pouvait être vertigineuse.

D’abord repêché au septième rang en 1973 par les Penguins (tout juste devant Bob Gainey), il ne demeura pas longtemps dans la ville de l’acier.  Il ne joua que 34 matchs à son année recrue, avant de passer aux Maple Leafs pendant l’entre-saison, dans un échange de jeunes joueurs.  En plus de Stoughton, Toronto obtint un choix de première ronde (qui deviendra Trevor Johansen), en retour de Rick Kehoe.

Kehoe devint l’un des piliers des Penguins pendant dix ans, dans une période où l’équipe afficha des résultats en dents de scie.  L’échange fut par contre moins heureux pour les Leafs. 

Après une saison respectable de 23 buts en 1974-75, Stoughton passa la moitié de la saison 1975-76 dans la Ligue Centrale.

Il faut aussi se souvenir que les Leafs se trouvaient dans une période tumultueuse, où leur excentrique propriétaire Harold Ballard (voir texte du 16 juillet 2011) ne gagnait pas de concours de popularité auprès de ses joueurs.  Dans ce contexte, lorsque la ligue rivale, l’AMH, faisait des offres, les joueurs écoutaient.  Paul Henderson, Dave Keon (voir texte du 12 décembre 2009) et Norm Ullman firent entre autres le saut.  Stoughton aussi.

Il se retrouva alors avec les Stingers de Cincinnati.  Son succès fut immédiat.  Avec Richard Leduc et Rick Dudley, il forma la ligne LSD.  (C'était les années 1970 après tout…)  Stoughton amassa 52 buts, autant que Leduc.  De son côté, Dudley en compta 41.

La saison suivante, les Stingers eurent un nouvel entraîneur, un certain Jacques Demers, qui imposa un système plus défensif.  Ça ne convenait pas vraiment à Stoughton, qui fut échangé aux Racers d’Indianapolis.  Sa production totale pour l’année tomba à 19 buts.

En 1978-79, il dut encore changer d’équipe, mais pour une autre raison.  Les Racers rendirent l’âme au cours de la saison et Stoughton se retrouva avec les Whalers de la Nouvelle-Angleterre.  Il marqua un total de 18 buts.

Vint ensuite la fin des activités de l’AMH et l’absorption de quatre de ses équipes par la LNH, dont les Whalers.  Au sein de l’équipe en vert, ce fut le retour de Gordie Howe dans la Ligue Nationale qui attira l’attention.  Mais pour ce qui est de l’attaque, ce fut surtout l’affaire de Mike Rogers (voir texte du 9 septembre 2012) et de Stoughton.  Avec 56 filets, il fut le meilleur buteur de la LNH, à égalité avec Danny Gare et Charlie Simmer et ce, même si les Whalers étaient loin de constituer une équipe menaçante.  Ce total a beau avoir été obtenu pendant une période offensive, il demeure que Stoughton a été un premier de classe.

Sa production de 1980-81 baissa à 41 buts.  Il faut dire que sa saison fut légèrement écourtée par une dispute contractuelle, qui culmina avec une poursuite de Stoughton envers les Whalers.  Il allégua que l’équipe lui avait causé un préjudice en ne lui offrant pas un contrat selon les délais prescrits par la convention collective.  Stoughton fut finalement déclaré joueur autonome avec compensation par le président John Ziegler, avant de finalement resigner avec Hartford.

Son total de buts remonta à 52 l’année suivante et ce, malgré la perte de son coéquipier Rogers, échangé aux Rangers.  Cette performance lui valut d’ailleurs d’être choisi comme représentant des Whalers, toujours aussi faibles,  au match des étoiles. 

Néanmoins, son étoile pâlit rapidement.  Il partagea la saison 1983-84 entre Hartford et New York.  Malgré sa réunion avec Mike Rogers, leur contribution combinée tomba à 28 buts.

En 1984-85, plus rien ne fonctionnait.  Il ne parvint même pas à se tailler une place avec les Rangers.  Il passa l’année dans la Ligue Américaine avec les Nighthawks de New Haven.  Deux saisons après avoir compté 52 buts, il était sorti de la Ligue Nationale et n’y rejoua plus.
Il joua par la suite en Italie, avant de devenir assistant-entraîneur dans la ECHL, la IHL et l’AHL.

En 1996, il s’acheta une équipe d’expansion de la WPHL (Western Professional Hockey League), les Ice Bats d’Austin.  Il servit alors comme directeur-gérant jusqu’en 1999, en plus d’être par moment entraîneur.  Il a également embauché son frère (qui avait tout de même joué junior) comme adjoint, puis comme entraîneur.

Sources: hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

vendredi 19 septembre 2014

Le plus grand moment écossais de l'histoire de la NHL...










N'oubliez jamais que Steve Smith, bien qu'il ait grandi au Canada, est né en Écosse...

Y'a des similitudes à faire entre ce qui s'est déroulé hier et ça :