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mercredi 20 juin 2018

Les prix LVEUP 2017-2018










Pour la 9e année tout en niant qu'on a oublié de le faire en 2012-13 et en 2014-15, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter ses propres trophées. On en a rien à foutre des marqueurs de buts et cie. Nous, on récompense la médiocrité et la violence...

Voici donc sans plus tarder les prix de la saison 2017-18:


Le Dave Schultz Memorial Trophy

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Dave Schultz Memorial Trophy remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si, comme moi, vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalité en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de chœur qui se mérite ce trophée!

Les précédents gagnants :
2016-17 : Mark Borowiecki
2015-16 : Derek Dorsett
2014-15 : Steve Downie
2013-14 : Tom Sestito
2013      : Colton Orr
2011-12 : Derek Dorsett
2010-11 : Zenon Konopka
2009-10 : Zenon Konopka

And the winner is : Michael Haley



À première vue, j'imagine que je ne suis probablement pas le seul à m'être dit "qui?" en lisant ce nom, mais quand même, Haley a relevé le fameux titre du Dave Schultz Memorial Trophy en le remportant avec le plus haut chiffre depuis le règne de Steve Downie en 2014-15 avec un superbe 212 minutes de pénalités. Nous sommes quand même loin des années d'antan, mais après avoir bourlingué depuis près de 15 ans pour arriver au sommet, Mike y est parvenu!

Chapeau, mon cochon!!!

Le Bill Mikkelson Trophy

La Vie est une Puck est fier de vous présenter à nouveau le Bill Mikkelson Trophy, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc du joueur le plus mal sur-utilisé de la NHL. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de 1974-75.

Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment... ...ou pas...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Tyson Barrie et Matt Duchene
2015-16 : Mikkel Bodker
2014-15 : Nail Yakupov
2013-14 : Alexander Edler
2013      : Erik Gudbranson
2011-12 : Milan Jurcina
2010-11 : Chris Philips
2009-10 : Patrick O'Sullivan

And the winner is :  Nick Leddy




S'il y a une course à un trophée LVEUP que j'ai suivie toute la saison, c'est celle du Bill Mikkelson Trophy car pour une des premières fois depuis qu'on fait cette remise de prix, nous avions une chance de gagnant du Canadien. Mais Alex Galchenyuk et son -31 n'était pas de calibre avec Nick Leddy et son -42. En fait, c'est toujours mieux d'être un défenseur numéro un surutilisé d'une équipe qui va nulle part pour remporter ce trophée...

Lâche pas, mon Nick!

Le Gary "Suitcase" Smith Trophy

Nous aimons beaucoup les trophées de l'AHL parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi nous avons introduit le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but à bien des mauvais endroits à bien des mauvais moments. Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec de rien de moins que 48 défaites en saison régulière...

Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la LNH, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites en une saison... Vous serez contents par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Calvin Pickard
2015-16 : Cam Talbot
2014-15 : Mike Smith
2013-14 : Ryan Miller
2013      : Semyon Varlamov
2011-12 : Jonas Hiller
2010-11 : Nikolai Khabibulin
2009-10 : Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokun et Miikka Kiprusoff

And the winner is : Cam Talbot



Faut dire que je pensais que Cam Talbot n'allait jamais redevenir un récipiendaire des prix LVEUP, que les Oilers étaient partis pour la gloire, mais non, c'était surestimer le pouvoir de Pete Chiarelli à pouvoir saboter une équipe, ce qui fait que Cam devient le premier gardien à remporter le Gary "Suitcase" Smith Trophy à deux reprises!

À ce rythme, il sera peut-être le gagnant encore l'an prochain!

Bravo mon Cam!

Le Frank Caprice Award

La Vie est une Puck est très fier de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis au gardien ayant gardé plus de 20 match ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la NHL avec le plus bas pourcentage d'arrêts depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...


Les précédents gagnants :
2016-17 : Michal Neuvirth
2015-16 : Jonas Hiller
2014-15 : Viktor Fasth
2013-14 : Dan Ellis
2013      : Miikka Kiprusoff
2011-12 : Dwayne Roloson

And the winner is :  Scott Darling



On imaginait tous le scénario idéal pour Scott Darling l'an dernier quand il est arrivé avec les Hurricanes, ce moment où il allait devenir numéro un avec les Hurricanes, détrôner Cam Ward et aider à relancer cette équipe... Ben non... Il se mérite par contre le Frank Caprice Trophy pour avoir maintenu un merveilleux .888 en 43 matchs pour une fiche pas trop reluisante de 13-21-7... On repassera pour le scénario idéal...

Désolé, Scott!

Le Mike Milbury Trophy

Comme la LNH, nous récompensons un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions de l'année. Si vous vous demandez pourquoi le Mike Milbury Trophy, voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly et Raffi Torres.

Alors vous comprenez pourquoi on nomme ce trophée Mike Milbury, le pire DG de l'histoire du hockey contemporain, pour honorer celui qui a fait les pires décisions de l'année.  À noter que ce trophée est remis au suffrage pas très universel sur les médias sociaux... La démarche n'est pas tant démocratique, mais que voulez-vous...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Tom Rowe
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis

And the winner is : Pierre Dorion


La compétition était grosse, surtout au Canada, mais bon... Dorion... Tsé...

Le Craig Smith Trophy

Le Craig Smith Trophy est remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs qui possède le pire pourcentage de mise au jeu remportées. Il a été nommé en l'honneur du joueur ayant remporté le premier ce trophée après la saison 2013-14. Il récompense donc les spécialistes des mises en jeu les moins doués de la NHL...

Les précédents gagnants :
2016-17 : Jayson Megna
2015-16 : Jordan Nolan
2014-15 : Jordan Nolan
2013-14 : Craig Smith

And the winner is : Jordan Nolan


Oui, les amis, le roi de la mise au jeu ratée reprend son trône. Même s'il a changé d'adresse, Jordan Nolan est toujours et encore le plus mauvais centre de la NHL. En 69 matchs cette saison, Nolan a remporté seulement 25% de ses mise au jeu! Nolan est, si on se fie à ses championnats du plus bas pourcentage de mises au jeu remportées chez les joueurs ayant joué plus de 50 matchs, le pire centre de sa génération!


Le Dave Allison Trophy

Dave Allison est le king de l'éphémère. Il a joué seulement 3 matchs dans la NHL avec le Canadien en 1983-84 et a sévi comme entraîneur des Senators d'Ottawa pour un très modique 27 matchs lors de la saison 1995-96. Alors le Dave Allison Trophy est un trophée qui est dorénavant remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la NHL.

Les précédents gagnants :
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards

And the winner is : Alain Vigneault



Rares sont les saisons où aucun entraîneur n'est remercié durant la saison, mais ça s'est produit cette saison. Il a fallu attendre la fin de la saison régulière pour qu'Alain Vigneault remporte le Dave Allison Trophy. 

Le Fishsticks Trophy

Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, ce trophée récompense le pire chiffon qui fut porté durant la dernière saison. L'an passé nous avions gardé le vote à l'interne avec les membres de LVEUP mais cette année, les candidats pour le Fishsticks Trophy furent tout d'abord choisis à l'interne pour ensuite être soumis à un vote démocratique sur Facebook.

Les précédents gagnants :
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is : Le chandail des Capitals de la Stadium Series



Pas une grosse année pour les chandails avec la disparition de la plupart des troisièmes chandails et les nouveaux chandails Adidas. Nous avons débattu longtemps pour celui-ci, mais maintenant notre aversion commune pour les chandails avec des surnoms, ce chandail allait de soi... Il demeure toute fois que ce chandail est plus beau que le chandail régulier. Il serait peut-être bien si le nom de l'équipe était au complet...

Le Mariusz Czerkawski Award

Il y a trois ans, Mathieu AKA Ray Sheppard a introduit le Mariusz Czerkawski Trophy en l'honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec Montréal en 2002-03. Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison (genre Nesterov). Nous avons d'ailleurs débattu sur le lauréat de cette saison pendant plusieurs semaines. Il peut s'agir soit d'un joueur dont le passage fut un échec ou que la fin de son parcours avec l'équipe fut douloureux. Ça peut aussi être un cas d'expérience ratée, soit dans le cas d'une signature comme joueur autonome ou bien un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes.

Sinon ça peut être celui qui fut le plus indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine. Si l'histoire du joueur avec le club se termine par un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison, c'est souvent ce qui détermine le gagnant de ce trophée.

Les précédents gagnants:
2016-2017 : Greg Pateryn
2015-2016 : Alexander Semin
2014-2015 : René Bourque
2013-2014 : Louis Leblanc
2012-2013 : Tomas Kaberle
2011-2012 : Scott Gomez
2010-2011 : Benoit Pouliot
2009-2010 : Sergei Kostitsyn
2008-2009 : Mike Komisarek
2007-2008 : Mikhail Grabovski
2006-2007 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-2006 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-2004 : Marcel Hossa
2002-2003 : Mariusz Czerkawski

And the winner is : Mark Streit



Après avoir remporté la Coupe Stanley, Mark Streit revenait là où tout à commencé dans la NHL pour chausser de gros patins, du moins en partie, ceux de son ancien collègue Andreï Markov. Le retour au bercail, comme on le sait, fut de courte durée... Seulement deux matchs pour ce dernier tour de pistes...


C'est ce qui conclut une autre année de prix LVEUP! À l'an prochain!

mardi 19 juin 2018

Petite photo pour le plaisir #76 - Les Canadiens dans les Débrouillards






Je suis allé au chalet en fin de semaine passée et j'ai déterré quelques vieux magazines des Débrouillards que je dévorais quand j'étais jeune. Si vous étiez comme moi (ou si vos enfants lisent également ce magazine), vous vous souvenez sûrement de Robert, un des membres des Débrouillards toujours affublé de son éternel chandail du Canadien. Il le porte d'ailleurs toujours car lui et sa bande sont toujours en poste et sont encore de nos jours dessinés par leur créateur, Jacques Goldstyn, une machine qui illustre ce magazine depuis 1981. J'aime bien relire ces magazines de temps à autre et j'ai toujours un sourire en coin quand je vois des références au hockey de l'époque.

Dans ce numéro 119 datant de décembre 1992, on retrouve un spécial humoristique sur des techniques d’entraînement avant-gardistes inventé par Robert qui essaie d'être engagé par Serge Savard après le départ de Pat Burns. Je vous laisse découvrir (ou redécouvrir) ce souvenir du temps d'avant la 24e coupe...

Excusez le cadrage des photos. J'ai pris ça avec mon cellulaire. Cliquez pour une plus grosse résolution et une meilleure lecture.










lundi 18 juin 2018

1ers choix des Canadiens: Les étoiles








En cette semaine de repêchage, l’occasion est belle de se pencher sur les premiers choix des Canadiens faits au fil des ans.  Ceux-ci n’ont pas toujours faits l’unanimité et plusieurs n’ont pas nécessairement connu la carrière anticipée.

Cette série d’articles s’attarde aux 77 joueurs qui ont été repêchés en première ronde au cours des 55 séances de repêchage qui ont eu lieu depuis 1963.  Évidemment, la définition de première ronde a changé avec les années.  En 1963, il n’y avait que six équipes.  Un septième choix de ces années n’est donc pas pris en considération.  Par exemple, ce billet, qui propose une équipe d’étoiles parmi ces 77 hockeyeurs, n’inclut pas à la ligne bleue Larry Robinson.  En 1971, il a été choisi au 20e rang, mais à ce moment, comme il n’y avait que 14 équipes, il a été choisi au deuxième tour.  Aujourd’hui, une 31e sélection est considérée comme un choix de première ronde.

Il s’agit bien sûr de choix bien subjectifs et certains peuvent porter au débat.  Voici donc les choix jugés les plus judicieux à chaque position.

Ailier gauche : Steve Shutt (4e, 1972)



On pourrait facilement argumenter que cette place revient à Bob Gainey, mais Steve Shutt demeure tout de même le troisième marqueur de 60 buts de l’histoire de la ligue, après Phil Esposito (4 fois) et Reggie Leach.  (Seulement Guy Lafleur a répété l’exploit l’année suivante, en 1977-78, pour les Canadiens.)

Celui qui a été repêché avec un choix obtenu pour Gerry Desjardins par Sam Pollock a finalement compté 424 buts (408 avec les Canadiens) et remporté cinq Coupes Stanley.

Mentions honorables: Bob Gainey, Shayne Corson, Max Pacioretty

Centre : Saku Koivu (21e, 1993)



En plus de nous avoir ému avec sa courageuse lutte contre le cancer, Koivu a été le leader et le capitaine pendant une période où l’équipe a connu des années maigres.  Meilleur élément d’une formation qui ne marqua pas l’histoire, il nous était présenté comme une vedette, statut qui se discute.

Il n’en demeure pas moins qu’il a connu une très belle carrière de 1124 matchs, dont 792 dans l’uniforme tricolore.

Mentions honorables: Pierre Mondou, Doug Risebrough

Ailier droit : Guy Lafleur (1er, 1971)
 
 
 
Difficile de faire un meilleur choix que Guy Lafleur, avec trois trophées Art Ross (champion compteur), trois Hart (joueur le plus utile), un Conn Smythe (joueur le plus utile des séries), cinq Coupes Stanley, 560 buts et 1353 points.

Lafleur montrait un potentiel inouï.  Sam Pollock a finassé pour l’obtenir et Lafleur n’a pas déçu.

Mentions honorables: Réjean Houle, Mario Tremblay

Défenseur : Petr Svoboda (5e, 1984)
 
 
 
En 1984, Serge Savard se servit d’un choix obtenu dans l’échange de Pierre Larouche pour choisir un frêle défenseur tchèque.  En cette période de guerre froide, Svoboda avait fui son équipe lors d’un passage en Allemagne de l’Ouest.  Montréal avait dû le cacher pour que les autres équipes ne se doutent pas qu’il était disponible.

Svoboda jouera 534 matchs avec le Tricolore et remportera la Coupe en 1986, avant d’être échangé aux Sabres contre Kevin Haller en 1992.

Il poursuivra sa route à Philadelphie et Tampa Bay et jouera au total 1028 matchs.  Mais son exploit le plus notable demeure d’avoir compté le seul but du match de la médaille d’or des Jeux de Nagano, en 1998.
 
Défenseur : Pierre Bouchard (5e, 1965)
 
 
 
Les premiers repêchages n’avaient pas la même importance qu’aujourd’hui, car ce ne sont pas tous les joueurs qui y étaient soumis.  Les clubs qui avaient déjà signé des joueurs pouvaient les conserver, et ceux-ci ne pouvaient donc pas être choisis.
 
Malgré cela, les Canadiens réussirent à mettre la main sur le joueur qui eut la carrière la plus marquante de cette édition, Pierre Bouchard, le fils d'Émile.
 
L’imposant défenseur a en tout disputé 489 matchs dans l’uniforme bleu blanc rouge et remporté cinq Coupes Stanley.
 
Après avoir terminé sa carrière avec les Capitals, il a été actif dans les médias pendant de nombreuses années, en plus de travailler sur sa ferme à Verchères.

Mention honorable: Mike Komisarek
 
Gardien : Carey Price (5e, 2005)

 
 
Seulement cinq gardiens ont été repêchés au premier tour au fil des ans et parmi eux, Carey Price est un incontournable.  Malgré une saison décevante, il demeure qu’il est la pierre angulaire de l’équipe.  Ainsi va Carey, ainsi vont les Canadiens.
 
Il compte à son palmarès un Vézina (meilleur gardien), un Hart (joueur le plus utile à son équipe), une Coupe Calder (Ligue américaine) et l’or olympique.

Mention honorable: Michel Larocque

samedi 16 juin 2018

Trêve de hockey #93 - Larry Pfohl








Après un stage universitaire partagé entre Penn State et Miami, Larry Pfohl se présenta à Montréal en 1979.  Après avoir été éjecté du programme de Miami suite à une dispute avec son entraîneur, il obtint un essai avec les Alouettes.  Il fit l’équipe comme joueur de ligne offensive, mais prit un certain temps à faire sa place.  Au cours de la saison, il ne joua que deux matchs : le premier, ainsi que celui de la Coupe Grey (perdue aux mains des Eskimos).
En 1980, l’absence de Dan Yochum, un joueur étoile, lui donna l’opportunité de jouer plus souvent (onze matchs).
La saison 1981 fut horrible à plusieurs points de vue.  Les ambitieux plans de Nelson Skalbania se révélèrent catastrophiques et l’équipe fit faillite.  De son côté, Pfohl vit peu d’action, étant limité à deux matchs.
Lorsque Charles Bronfman (à ce moment propriétaire des Expos) accepta de récupérer les restes des Alouettes et de redémarrer sous le nom de « Concordes », il fut entendu que deux éléments seraient exclus : l’imposant contrat du décevant quart Vince Ferragamo et celui de Pfohl, qui était en dispute salariale.  C’est ainsi que se termina sa carrière dans la LCF.
Il se tourna alors vers les Packers de Green Bay, mais il joua de malchance.  Il fut sur la liste des blessés pour toute la saison 1982 et fut libéré pendant le camp d’entraînement en 1983.  Il n’a donc joué aucun match régulier dans leur uniforme.  La saison suivante, il se retrouva dans la USFL, où il joua avec les Showboats de Memphis, les Bulls de Jacksonville et les Bandits de Tampa Bay.  Il se tourna ensuite vers la lutte.
Il débuta d’abord en Floride et prit immédiatement le nom de « Lex Luger ».  Son physique bien développé et découpé fut pour lui un atout important dans sa carrière, même s’il n’était pas entièrement naturel.  Il recevait l’apport de stéroïdes, qu’il consommait déjà lors de sa carrière de footballeur.
Il a ensuite lutté dans la WCW et la WWE.  Il a d’abord été du coté des « méchants », mais aussi été du côté des « bons ».  Il gagna également quelques titres de champion, tout en ayant un mode de vie pas très sain, comme ce fut le cas de plusieurs du milieu de la lutte de ces années.  Alcool, stéroïdes, anti-douleurs et autres drogues, combinés à un agenda de lutteur très chargé constituaient son quotidien.  De son propre aveu, il est venu près d’une surdose à des douzaines de reprises.
Il eut ensuite une relation plutôt houleuse, parsemée de violence, avec Elizabeth Hulette, l’ex Miss Elizabeth de Randy « Macho Man » Savage (et son ex-conjointe dans la vie).  En mai 2003, celle-ci fut retrouvée morte dans leur foyer, des suites d’une consommation d’un cocktail fatal de médicaments, de stéroïdes et de vodka.  Une quantité impressionnante de drogues et de stéroïdes fut alors retrouvée sur place.  Luger / Pfohl ne fut alors pas tenu responsable de la mort d’Elizabeth, mais fut arrêté en raison du contenu de sa pharmacie.  Il en reçut une amende et une peine de probation en 2005.
Lorsqu’il brisa sa probation en 2006, il fit un bref séjour en prison.  Il fit alors des efforts pour reprendre sa vie en main et devint « born again christian ».
En 2007, il eut des problèmes avec ses nerfs au niveau du cou qui le laissèrent paralysé pendant un moment.  Il s’en remit, mais pas complètement, ayant toujours besoin d’une canne.
 Il habite aujourd’hui dans la région d’Atlanta et tente de partager son expérience avec les autres pour les sensibiliser à ces problèmes.
Sources : ‘It’s over!” de Arnie Tiefenbach, 15 mai 1982, Regina Leader-Post, page B-16, “Pfohl still a hit with Packers” de Mike Christopulos, 4 août 1982, The Milwaukee Sentinel, page 4, “Lex Luger’s confessions of a drug abuse survivor” de Mike Fish, 13 septembre 2007 (sports.espn.go.com), cflapedia.com, wikipedia.org.

Initialement publié sur bottedenvoi.blogspot.com.

mardi 12 juin 2018

Le BigFoot, c'est fini ...








Des nouvelles de la LHSAAAQ (Ligue de Hockey Senior AAA du Québec), ligue qui se situe entre le semi-pro et la typique ligue de bière. Le BigFoot ne reviendra pas à St-Léonard-d'Aston l'an prochain. L'équipe a été racheté par un groupe qui l'amènera jouer à l'amphithéâtre Léo-Paul-Boutin de Plessisville pour la saison 2018-19.

Adieu, logo de pneu avec des dents ....

Les assistances faibles et le manque de commanditaires auront sonné le glas du BigFoot. Il faut dire que le Centre Richard-Lebeau, à l'origine, n'a pas été conçu pour recevoir une équipe de hockey, les estrades ayant été installé au 2e palier de l'amphithéâtre. Pour y avoir déjà joué lors d'un tournoi, il était effectivement assez étrange de jouer entre 4 murs et de voir quelques spectateurs presque juchés au-dessus de nos têtes !

À Plessisville, l'aréna conçu pour recevoir 600 spectateurs a été rénové en 2015. Pour l'avoir visité à quelques reprises lors de la saison de hockey de mes fils, je ne doute pas que le futur club Plessisvillois devrait faire courir les foules. Surtout que, si je me fie à mes souvenirs ainsi qu'à mes recherches, il n'y a pas eu d'équipes de hockey senior installé en permanence à Plessisville depuis le "Transport Grégoire" qui quitta la "Ligue de Hockey Senior Promutuel" suite à la saison 2001-2002. Le nom de la nouvelle équipe n'est pas encore choisi. Bien hâte de voir le résultat du brainstorm.

Parlant justement de la LHSAAAQ, elle vient de terminer la première saison de son histoire, qui a vu le Bellemare de Louiseville remporter le championnat. Il s'agit déjà d'un troisième sacre pour le Bellemare dans le hockey Senior AAA. C'est que 9 équipes sur les 10 de la LHSAAAQ évoluaient lors des dernières saisons au sein de la LHSAM (Ligue de Hockey Senior A de la Mauricie), ligue qui existait depuis 2005. Des visions divergentes entre les dirigeants de la ligue et les gouverneurs des équipes les ont poussé à quitter la LHSAM et de repartir sous un nouveau nom. C'est d'ailleurs dans cette ligue qu'est réapparu le Wild de Windsor en 2015, trois ans après que la concession (qui venait de déménager de Sherbrooke) aille s'installer à Cornwall, après une seule saison dans la LNAH.

Bien que la LHSAAAQ ne soit pas considéré comme ligue professionnelle, j'ai l'impression qu'elle souffle dans le cou de la LNAH, elle qui ne compte plus que 6 équipes dans ces rangs.

Sources : https://www.laction.com/actualites/2017/4/24/les-neuf-equipes-quittent-la-lhsam.html ; http://icehockey.wikia.com/wiki/Promutuel_Senior_Hockey_League

mardi 5 juin 2018

Mavrik Bourque : Un joueur à surveiller









Le repêchage de la LHJMQ avait lieu samedi passé au Centre Gervais-Auto de Shawinigan. Ce n'est pas un repêchage que l'on suit beaucoup habituellement, car le pourcentage de joueurs repêchés LHJMQ devenant des joueurs de la LNH est assez faible.

J'y ai porté une attention particulière cette année, puisque le fils d'un de mes clients était admissible au repêchage cette année. Sachant que je suis un maniaque de hockey, il me parlait régulièrement de son gars et des joueurs ayant évolué à ces côtés. Dès le début de la saison 2017-18, il m'avait dit de surveiller le Plessisvillois Mavrik Bourque. Au mois de novembre, il m'a même avancé : "Tu vas voir, je ne serais pas surpris qu'il sorte dans les 5 premiers rangs !". Il ne s'est pas trompé, Bourque ayant été repêché au 3e échelon par les Cataractes de Shawinigan. Shawinigan étant encore en mode reconstruction, il faudrait une catastrophe pour que Bourque ne fasse pas partie de l'alignement cette saison. Il risque fort probablement d'être la pierre d'assise de la formation de la Mauricie.

Mavrik Bourque, 3e choix du repêchage 2018

Toujours en parlant de Bourque, il m'a également prédit qu'il sera dans la LNH avant longtemps, malgré sa taille (présentement 5'9''). "Il est rapide, a une excellente vision du jeu et il n'a pas froid aux yeux !" Je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir jouer, alors qu'il évoluait avec les Estacades de Trois-Rivières dans le Midget AAA l'an passée. Je vais faire en sorte d'aller l'épier lorsque les "Cats" visiteront les Tigres.

De plus, Bourque faisait partie des Tigres Jr qui ont remporté le Tournoi International Pee-Wee de Québec en 2014. Parmi ses coéquipiers de l'époque, six autres joueurs ont été repêchés par des équipes de la LHJMQ (dont un l'année dernière). En plus de Bourque, Shawinigan en a d'ailleurs sélectionné deux samedi passé : Philippe Blanchet en 5e ronde et le fils de mon client, Félix-Antoine Houle en 14e ronde. Malgré ses 15 ans (16 en novembre), les Cataractes ne voulaient pas échapper Houle l'an prochain, d'où sa sélection tardive cette année. Je lui souhaite de faire bonne figure cette saison avec les Estacades de Trois-Rivières afin de percer l'alignement pour la saison 2019-2020.

Bien que je suis tatoué Tigres, je risque de garder un œil du côté de Shawinigan au cours des prochaines saisons.

Sources : https://www.eliteprospects.com/

lundi 4 juin 2018

Wally Hergesheimer

 
 





Originaire de Winnipeg, Wally Hergesheimer a su rapidement qu’il voulait suivre les traces de son grand frère Phil, qui a joué 124 matchs avec Chicago et Boston à la fin des années 1930 et au début des années 1940.  Toutefois, il était plus petit que lui.  Il ne mesurait que 5’8’’ et ne pesait que 145 lbs.  Et comme si ce n’était pas assez, alors qu’il travaillait dans une usine pendant l’été, une presse industrielle lui coupa une partie du majeur et de l’index.  C’est pour cette raison qu’il fut affublé du sobriquet "Fingers".
 
Il compensa toutefois ces inconvénients avec son maniement de bâton, son intelligence et ses talents de marqueur.  À sa première saison dans la Ligue américaine, avec les Barons de Cleveland en 1950-51, il remporta le Trophée Dudley "Red" Garrett, remis à la recrue de l’année, avec 83 points.  L’équipe remporta également cette même saison la Coupe Calder.
 
Cette performance attira alors l’attention.  À cette époque, des équipes de la LAH pouvaient faire des transactions avec les équipes de la LNH.  Cleveland l’échangea donc après cette seule saison avec Hy Buller aux Rangers contre quatre joueurs, dont le futur entraîneur des Flyers et le père de Ray, Fred Shero.
 
Hergy s’adapta bien à la Ligue nationale et parvint à avoir un impact immédiat chez les faibles Rangers.  Dès sa saison recrue en 1951-52, il fut leur meilleur buteur, avec 26.  À sa deuxième saison, il en marqua 30 (le troisième total de la ligue) et il fut même le quatrième meilleur pointeur du circuit avec 59.  Devant lui, on retrouvait Gordie Howe, Ted Lindsay et Maurice Richard, qui jouaient pour les meilleures équipes de la ligue.  Quant à lui, Hergesheimer jouait pour la pire, alors que les Rangers terminèrent 17 points derrière Toronto, avant-dernier.
 
Les succès du petit joueur, rusé, toujours en train de se faufiler et de sauter les retours de lancer en frustrèrent plusieurs.  L’entraîneur des Bruins Lynn Patrick le surnomma d’ailleurs l’éboueur (″garbage collector″).
 
Par contre, le 3 octobre 1953, lors du match des étoiles (le match entre les champions de la Coupe Stanley et les étoiles des autres équipes avaient alors lieu au début de la saison), il eut une chance de jouer avec des joueurs de meilleur calibre.  Hergesheimer  ne rata pas sa chance, puisqu’il marqua 2 buts en 79 secondes contre Gerry McNeil des Canadiens, dans une victoire de 3-1 des étoiles.  Pour ce match, son entraîneur était nul autre que Lynn Patrick...
 
En 1953-54, Hergesheimer fut une troisième fois le meilleur buteur des Rangers en autant de saison, mais par la suite, il fut ralenti par les blessures, dont deux fractures à la jambe.
 
En juin 1956, il fut échangé à Chicago, une autre équipe faible, contre Red O’Sullivan.  Il ne sera toutefois qu’une seule saison dans la ville des vents, puisqu’il retourna ensuite dans la Ligue américaine, avec les Bisons de Buffalo.
 
Il fit brièvement partie de l’organisation des Canadiens lorsqu’il fut réclamé au ballottage par eux en décembre 1958, mais sept jours plus tard, il fut à nouveau laissé sans protection et retourna aux Rangers.  Il y joua alors ses 22 derniers matchs dans la LNH.
 
Sa fiche globale en 351 matchs est de 114-85-199.  Ayant passé la majeure partie de sa carrière avec des équipes de queue de peloton, il ne participa qu’une fois aux séries, en 1955-56, alors que les Rangers s’inclinèrent en cinq matchs contre les Canadiens.
 
Il retourna ensuite à Buffalo, avant de conclure sa carrière avec deux ans dans la WHL, avec Calgary et Los Angeles.
 
Apprécié de ses coéquipiers et des journalistes pour son humour, le menu Wally avait fait bien rire tout le monde lorsqu’il en était presque venu aux coups avec le défenseur des Bruins Bob Armstrong, à qui il concédait 5 pouces.  Hergesheimer affirma alors qu’Andrews s’en était tiré à bon compte.  Lorsqu’on lui a demandé pourquoi, il répondit alors qu’il aurait saigné et couvert Armstrong de sang…
 
Une fois sa carrière terminée, il retourna à Winnipeg, où il travailla comme assistant-gérant dans un magasin de vins et spiritueux.
 
Il décédé en septembre 2014, à l’âge de 87 ans.
 
Sources : “Wally Hergesheimer, a Small Big Scorer for the Rangers, Dies at 87” de Richard Goldstein, 1er octobre 2014, The New York Times (nytimes.com),  “No one took care of the garbage like Wally Hergesheimer” de Stan Fischler, 28 décembre 2014, The Hockey News (thehockeynews.com), hhof.com.