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jeudi 29 janvier 2026

Jean Tétreault

 

En 1970, Jean Tétreault arriva chez les champions en titre de la Coupe Memorial, les Canadiens Jr. de Montréal. Si leur grande vedette, Gilbert Perreault, venait de graduer avec les nouveaux Sabres de Buffalo, il demeura que l’équipe avait toujours beaucoup de talent avec des joueurs comme Bobby Lalonde, Jocelyn Guèvremont, Richard Martin, Ian Turnbull et André St-Laurent. Tétreault eut donc un début de carrière junior modeste. 

Il eut une progression l’année suivante, mais c’est vraiment lorsqu’il passa aux Rangers de Drummondville, un club faible en 1972-73, qu’il eut l’occasion de se mettre en valeur. Il termina la saison avec 92 points en 61 matchs. 

Cette performance lui permit d’être repêché au 8e tour (120e au total) par les Blues de St-Louis et en 4e ronde (44e au total) par les Blazers de Vancouver de l'AMH

Tétreault choisit Vancouver et fit l’équipe presque immédiatement. Le 24 octobre, il obtint son premier point, une passe sur un but du vétéran John McKenzie, aux dépends de Gilles Gratton des Toros de Toronto. Quatre jours plus tard, il atteignit le fond du filet en déjouant Jack Norris des Oilers, dans une défaite des siens, 7-5. 

Ce seront ses seuls points, puisqu’après 6 matchs, il sera ensuite envoyé à la filiale des Rebels de Roanoke Valley de la Ligue Southern. Il obtient alors 68 points et aida son équipe à remporter le championnat, la Coupe James Crockett. On note parmi ses coéquipiers un certain Mike Keenan… 

L’année suivante, en 1974-75, il se retrouva dans la North American Hockey League (NAHL), une ligue réputée comme dure, avec les Jets de Johnstown, une ville tout sauf charmante. Parmi ses coéquipiers, on retrouvait trois frères excentriques, robustes à l’extrême, mais plutôt cinglés, Steve, Jack et Jeff Carlson. Tétreault termina au troisième rang des pointeurs de l’équipe, derrière Steve, mais devant Jack et Jeff. 

En séries, Johnstown a surpris les champions de la saison, les Blazers de Syracuse, avant de se faufiler en finale et de mettre la main sur la Coupe Lockhart. 

Pendant cette même saison, son coéquipier, Ned Dowd, installa des micros dans la chambre. Il aidait ainsi sa sœur Nancy pour l’écriture d’un scénario de film, en lui donnant de la matière première. Il s’agissait évidemment de Slap Shot (ou Lancer-frappé). 

L’année suivante, Tétreault revint avec les Jets, mais il eut aussi droit à trois autres matchs dans l’AMH, avec les Fighting Saints du Minnesota cette fois. L’équipe disparut toutefois en février, avant de pouvoir compléter son calendrier. 

Le projet de film prit finalement forme et certains joueurs furent inviter pour y jouer comme les frères Carlson, Dave Hanson, Ned Dowd et Guido Tenesi. Lors de la disparition des Fighting Saints, Jack Carlson fut repêché par les Oilers, qui le rappelèrent. Cette situation l’empêcha de participer au tournage et au lieu de jouer le rôle de ″Killer″ Carlson, c’est Dave Hanson qui devint le troisième frère Hanson. (L’acteur Jerry Houser joua finalement ″Killer″.) Dowd (le frère de la scénariste) joua Ogie Oglethorpe et Tenesi devint le beau Billy Charlebois. 

Et Jean Tétreault dans tout ça? Comme les autres, on lui destinait un rôle de figurant parmi les adversaires des Chiefs. Toutefois, lorsqu’on convoqua les Carlson, Hanson et Tenesi au gymnase pour préparer la scène de l’autobus, Tétreault décida d’y aller. L’équipe de tournage vit qu’il n’avait pas d’affaire là, mais il fit comme s’il avait été invité. On décida finalement de l’inclure. C’est ainsi qu’il devint André Bergeron, un rôle quasi-muet qu’on retient surtout pour la scène où il enlève son dentier. Tétreault a adoré sa brève carrière d’acteur. 

Il revint à Johnstown pour la saison 1976-77, où il termina en tête des pointeurs des Jets, avec 85. L’équipe était toutefois plus faible et termina au septième rang. Il n’y eut que les Jaros de la Beauce, qui avaient suspendu leurs opérations après 30 matchs, qui terminèrent derrière eux. Si Johnstown réussit à terminer sa saison, les Jets cessèrent ensuite aussi leurs activités, comme dans le film. 

Tétreault fut alors choisi par Erie, mais finalement, c’est la ligue au complet qui s’écroula. Il se retrouva donc avec les Mohawks de Muskegon de la Ligue internationale (IHL) pour jouer les 19 derniers matchs de sa carrière, avant de revenir au Québec. 

Il a fêté son 73e anniversaire la semaine dernière. On le salue! 

Sources : 

Jackson, Jonathon, The Making of Slapshot: Behind the Scenes of the Greatest Hockey Movie, John Wiley & Sons Canada Ltd, 2010, p.110, 112,

″Oilers rumble to the top spot, glad to see last of Blazers″ de Jim Matheson, October 29, 1973, Edmonton Journal, page 47,

″′Slap Shot′ : Where Are The Charlestown Chiefs Now?″ de Dave McCoy et Liz Isenberg, April 18, 2015, The Hollywood Reporter (hollywoodreporter.com),

″Slap Shot a 40 ans : rencontre avec le vrai Ogie Oglethorpe″ de Jean-François Poirier, 24 février 2017, Radio-Canada (ici.radio-canada.ca),

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles» d’Anthony Martineau, 3 février 2021, Journal de Montréal (journaldemontreal.com),

hockeydraftcentral.com.

lundi 26 janvier 2026

Six Seven









À moins que vous soyez caché sous une roche depuis quelques mois, vous avez sûrement entendu plusieurs jeunes de la génération Alpha crier le mot de l'année 2025, "Six Seven" (67). Vous vous demandez peut-être ce que ça veut dire ? Eh bien, à part que c'est tiré d'une chanson d'un rappeur, et qu'un joueur de basketball de 6'7" (six seven !) ai noté son café avec une note de 6-7 (six seven !!)  sur 10 en faisant un mouvement de ses deux mains, bien ça ne veut rien dire ! C'est toutefois devenu viral, et restera sûrement ancré dans le cerveau de plusieurs jeunes qui choisiront ce numéro dans leur équipe sportive en se croyant marrant ! En fait, ça semble déjà être le cas, juste à voir ce partisan du Rocket de Laval.

photo tiré de Facebook

Présentement dans la LNH, il n'y a que 4 joueurs qui arborent le 67 sur leur chandail. Il s'agit de Lawson Crouse du Mammoth, Xavier Parent des Devils, Declan Carlisle du Lightning et Rickard Rackell des Penguins. Dans toute l'histoire de la LNH, c'est un grand total de 41 joueurs différents qui choisirent ce numéro, dont un seul gardien et ce pendant seulement 7 matchs. Et dans ces 7 matchs avec les Mighty Ducks d'Anaheim, Tom Askey n'a remporté aucune victoire. Chez le Canadien de Montréal, trois joueurs ont décidé d'y aller avec le numéro 67, de grands joueurs comme Michael Frolik, Chris Tierney et un capitaine, un certain Max Pacioretty.

Tom Askey - 0-2-2 en 7 matchs (dont 1 défaite en séries)


Au hockey le nombre "67" fait référence à un grand évènement de la LNH, lorsque quand on l'associe à l'année 1967. C'est effectivement en 1967 que la LNH fit sa première grande expansion, quittant "l'ère des 6 équipes", doublant le cadre de la ligue alors qu'il y aurait désormais douze (12) équipes qui se disputeraient le championnat de la coupe Stanley. Ça fera donc bientôt 60 ans que les Blues de St-Louis, les Flyers de Philadelphie, les Kings de Los Angeles et les Penguins de Pittsburgh firent leur entrée dans la LNH, accompagné des Golden Seals de la Californie et des North Stars du Minnesota, qui ont depuis disparut de la carte.



N'ayant pu mettre la main sur la coupe Stanley depuis 1967 (ni remporter plus de deux séries éliminatoire d'ailleurs !), je dis également que toute cette trend de SIX SEVEN doit faire solidement suer tous les fans des Maple Leafs. Et c'est ce qu'il nous fait apprécier les Maple Leafs … ils chockent année après années.





dimanche 25 janvier 2026

Les arénas des Bruins - Boston Garden


 

Tex Rickard était un promoteur de boxe new yorkais. En 1925, il fit bâtir la troisième version du Madison Square Garden (qui n’était pas à Madison Square et qui n'est pas l'actuel MSG, la quatrième version) et y installa un locataire, les Americans de New York de la Ligue Nationale. L’année suivante, il se porta acquéreur d’une autre nouvelle équipe de la LNH, les Rangers, qu’il installa aussi au MSG. 

Devant le succès de ses entreprises, Rickard voulut avoir sept Madison Square Gardens. Il rassembla donc un groupe d’investisseurs pour construire le deuxième Madison Square Garden à Boston. Si celui de New York n’était plus sur Madison Square, imaginez de Boston… Le nom de l’aréna inauguré en 1928 fut éventuellement réduit à Boston Garden et il n'y eut pas d'autre MSG ailleurs qu'à New York.

Source: wikicommons
 

Conçu d’abord pour la boxe, la disposition des sièges était faite pour être près de l’action. Toutefois, comme le propriétaire des Bruins, Charles Adams, faisait partie des investisseurs, son équipe devint immédiatement un locataire. Ayant brisé son bail avec le Boston Arena, ceci déclencha une bataille juridique qui s’étendit jusqu’en 1933. 

Pendant la récession des années 1930, le Garden eut grandement besoin des tournées de patinage artistique de la championne olympique Sonja Henie et des Ice Follies pour rester à flot. Suite à une dispute avec le clan Henie, Walter Brown, un des propriétaires du Garden et futur propriétaire des Celtics, a fondé les Ice Capades. 

Ces mêmes Celtics furent fondés en 1946, mais contrairement aux Bruins, ils partagèrent leurs parties entre le Boston Arena et le Garden. Cette situation dura jusqu’en 1955. L’iconique parquet (fait de petits bouts de bois en raison des pénuries reliées à la guerre) venait d’ailleurs initialement du Boston Arena, avant d’être associé au Garden. C’est d’ailleurs sur ce même parquet que les Celtics eurent tant de succès (11 championnats en 13 ans, de 1957 à 1969), faisant ainsi de l’ombre aux Bruins, pour qui cette période fut beaucoup moins heureuse. Il demeure qu’en 1957, le Garden fut la première enceinte à accueillir la finale de la NBA et celle de la LNH la même année. Cette situation se répétera en 1958 et en 1974 (et arrivera aussi une fois à New York, Chicago et au New Jersey). 

En 1972-73, les Whalers de la Nouvelle-Angleterre débutèrent leurs activités dans la nouvelle AMH en partageant leur temps entre l’Arena et le Garden. C’est d’ailleurs sur la patinoire de ce dernier qu’ils remportèrent la première Coupe Avco

Du côté musical, le Garden était un incontournable. Les Beatles, Elvis et Pavarotti y ont donné des spectacles. Aerosmith, un groupe local, y a été à l’affiche 10 fois. Par contre, Kiss refusa de renoncer à ses effets pyrotechniques, ce qui était interdit au Garden et y fut donc écarté. 

Source: wikicommons

Au fil du temps, le vieux Garden finit toutefois par montrer ses limites. D’abord, sa capacité (moins de 15000 personnes pour le hockey) était faible, et ce, malgré que la patinoire était plus petite que les normes (9 pieds de moins sur la longueur et 2 pieds de moins sur la largeur). Cette étroitesse où on ne pouvait se défiler pouvait toutefois être un avantage pour les Big Bad Bruins. 

Aussi, le Garden n’avait pas d’air climatisé. Lorsque les Bruins avançaient en séries, la chaleur pouvait causer du brouillard sur la glace. Et c’est sans compter les piliers structuraux qui obstruaient la vue de certaines places et la quantité impressionnante de rats qui y habitait. 

Des problèmes avec le système électrique causèrent aussi des maux de tête lors des finales de 1988 et 1990, incluant un match qui dut être repris deux jours plus tard à Edmonton. 


 

Il y eut finalement au fil des ans plusieurs projets pour remplacer le désuet Garden, incluant un au New Hampshire. 

Après de longues négociations, il y eut en 1993 une entente pour construire le nouveau Shawmut Center, qui devint le Fleet Center avant même son ouverture, lorsque la banque Shawmut fut acquise par la Fleet Bank. Il s’appelle aujourd’hui le TD Garden

Construit sur le même site, à certains endroits, il n’y avait que 9 pouces entre le vieux Garden et son nouveau voisin. 

Le dernier duel à s'y tenir fut un match présaison entre Montréal et Boston, disputé le 26 septembre 1995 que les Bruins remportèrent 3-0. 

Les deux immeubles cohabitèrent pendant 3 ans, quand le Garden fut démoli.  Les morceaux du parquet furent vendus au public.


 

Sources : 

″It’s back to school time″ de Gary Fitz, February 25, 1992, The Nashua Telegraph, page 15, 

″Boivin, Orr, Léveillé…″ de Réjean Tremblay, 27 septembre 1995, La Presse, page S3, 

″Une grande fête″, 27 septembre 1995, La Presse, page S4, 

″De beaux souvenirs du Garden″ de Réjean Tremblay, 27 septembre 1995, page S5, 

″Verdi : At old Boston Garden, rats and excessive heat had their place″ de Bob Verdi, June 18, 2013, Chicago Daily Herald,(dailyherald.com), 

wikipedia.org.

samedi 24 janvier 2026

Les arénas des Bruins - Boston Arena (ou Matthews Arena)

 

Il y a quelques années, j’avais fait une petite série de textes au sujet de tous les arénas où les Canadiens ont joué et j’étais retourné sur le site de chacun d’eux pour voir ce qui s’y trouve aujourd’hui. J’avais répété l’expérience à Toronto, puis récemment à Edmonton et Calgary

Je ne l’avais pas fait lorsque je suis allé à Boston il y a quelques années, mais je voulais un jour le faire, entre autres pour aller voir le Matthews Arena, qui s’appelait le Boston Arena lors de la naissance des Bruins en 1924. Comme il était toujours utilisé par l’Université Northeastern, je me suis dit qu’il serait intéressant d’aller y voir un match. J’avais passé devant la dernière fois que j’y suis allé, mais c’était en été et tout était verrouillé. Partie remise que je me disais. 


 

J’ai raté mon coup… C’est avec déception que j’ai appris que les Huskies de Northeastern y avaient disputé leur dernier match le 13 décembre dernier, contre les Terriers de Boston University. (Les Terriers ont gagné 4-3.) L’aréna étant construit sur du remblai, sa structure commence à s’enfoncer (tout de même plus de 110 ans après son inauguration) et devrait être démoli le mois prochain. Il sera remplacé par une nouvelle construction qui hébergera les Huskies. 

Inauguré en 1910, il était au moment de sa fermeture le plus vieil aréna toujours en opération pour du hockey. 

 

La démolition d’un immeuble situé au cœur d’un campus universitaire dense et près de deux stations de métro représentera un défi. Mais auparavant, l’intérieur sera vidé, pour y récupérer certains items qui seront réutilisés (incluant des éléments architecturaux) et d’autres qui seront conservés en souvenir ou vendus aux partisans. On peut d’ailleurs acheter des sièges pour 600$ US, même si ceux-ci sont plutôt contemporains. L’enseigne des toilettes est plus raisonnable, à 150$. 

Voici donc un texte à son sujet, même si j’aurais préféré éventuellement faire quelque chose de plus étoffé. 

Je peux tout de même vous dire qu’à son inauguration, Boston Arena était la première patinoire intérieure de la ville. Contenant 5000 places, sa présence a permis au hockey de prendre de l’ampleur dans la région. D’ailleurs, il a même accueilli Babe Ruth, qui a brièvement joué au sein d’une équipe amateur lors de son passage chez les Red Sox. 

En décembre 1918, un incendie le détruisit, mais suite à sa reconstruction, il réouvrit en janvier 1921.

Lorsque les Bruins sont devenus la première équipe américaine à se joindre à la LNH en 1924, il allait de soi qu’ils jouent au Boston Arena. Ils y rejoignirent alors les équipes de Harvard, Boston University et Boston College. 

Le séjour des Oursons y fut toutefois de courte durée. En 1928, une nouvelle enceinte fut construite, le Boston Garden. Celle-ci devint alors l’endroit principal en ville pour les galas de boxe et de lutte. Les Bruins suivirent, brisant ainsi leur bail avec le Boston Arena. Une bataille juridique s’en suivra qui dura jusqu’en 1933. 

Les Bruins furent toutefois remplacés par des équipes de ligues mineures, incluant les Olympics, qui firent brièvement partie de la Ligue de hockey senior du Québec dans les années 1940. 

En 1946, une équipe de la nouvelle Basketball Association of America (BAA, qui deviendra plus tard la NBA), les Celtics, commença ses opérations en partageant ses matchs entre l’Arena et le Garden. Cette situation demeura jusqu’en 1955. 

En 1972, un nouveau locataire arriva au Boston Arena, les Whalers de la Nouvelle-Angleterre de la nouvelle Association mondiale de hockey (AMH), qui partagèrent aussi leurs parties entre l’Arena et le Garden. Toutefois, ils furent coincés entre un Arena trop petit et un Garden trop occupé avec les Bruins, leur club école (les Braves) et les Celtics. Les Whalers décidèrent alors mettre le cap vers Hartford en 1974. C’est ainsi que les Baleiniers se retrouvèrent dans une ville qui n’est pas sur le bord de la mer. 

En 1979, l’Université Northeastern fit l’acquisition du Boston Arena, où son équipe de hockey jouait depuis 1930, et le renomma le Matthews Arena, en l’honneur du président de l’université. 

L’équipe qui a longtemps été dirigé par Fern Flaman a produit au fil des ans des joueurs comme David Poile (longtemps directeur-gérant des Capitals et des Predators), Chris Nilan, Jamie Oleksiak et Adam Gaudette. 

Autre que le hockey, l’Arena fut le site de nombreux discours politiques de présidents (Theodore Roosevelt, William Howard Taft, Herbert Hoover, F.D. Roosevelt). 

Il y eut aussi plusieurs concerts, comme ceux de Johnny Cash, Jerry Lee Lewis et Bob Dylan. En 1970, The Doors y donnèrent deux concerts. Le deuxième, interminable, fut interrompu lorsque les autorités coupèrent le courant, au grand déplaisir de Jim Morrison, dans un état second avancé. 

Sources : 

″The deconstruction of Matthews Arena will be ′very surgical′″ de Erin Kayata, December 9, 2025, Northeastern Global News (northeastern.edu), 

″The Last Days of Matthews Arena, Boston’s Overlooked Sports Cathedral″ de Dan Gartland, December 11, 2025, Sports Illustrated (si.com), 

rememberingmatthewsarena.myshopify.com, wikipedia.org.