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samedi 15 avril 2017

Ron Hainsey accède finalement aux séries



Petit fait inusité des présentes séries : Ron Hainsey a finalement mis fin à sa séquence. L’ancien de l’Université du Massachusetts à Lowell et choix de première ronde des Canadiens en 2000 a finalement joué son premier match de séries mercredi dernier avec les Penguins. Son record s’arrête ainsi à 907 matchs de saison régulière avant de jouer son premier match éliminatoire.

Il avait déjà battu depuis un moment le record d’Olli Jokinen, qui avait joué 799 matchs avant de finalement pouvoir jouer dans le tournoi du printemps avec les Flames en 2009. Jokinen a par la suite joué sept autres années sans jamais retourner en séries. Au total, il a joué 1231 matchs de saison régulière pour 11 équipes différentes, mais seulement 6 en séries.

L’ancien coéquipier de Jokinen chez les Panthers et les Flames, Jay Bouwmeester, a quant à lui joué 764 matchs en saison régulière avant d’accéder aux séries. Toutefois, depuis qu’il s’aligne avec les Blues, il y accède régulièrement.

Dans le cas d’Hainsey, il faut dire qu’après avoir été repêché par les Canadiens pendant une période plus ou moins heureuse, il n’a joué que 32 matchs dans leur uniforme.

Par la suite, il est allé d’une mauvaise équipe à l’autre, soit par le ballotage ou comme agent libre. Malgré tout, il a conservé sa place dans la Ligue nationale et participé à un nombre plus que respectable de parties. Réclamé par les Blue Jackets, il est ensuite passé par les Thrashers, avant de déménager avec le reste de l’équipe à Winnipeg, pour ensuite aboutir avec les Hurricanes.

En cela, le parcours d’Hainsey ressemble à celui de Guy Charron, qui a brièvement joué à Montréal en début de carrière, avant de jouer pendant de longues périodes pour des équipes misérables. Par contre, Charron n’est pas en lice pour ce record, puisqu’il est dans une catégorie à part. En effet, s’il a joué 734 matchs de saison régulière et connu une carrière plus qu’honorable, il n’a finalement jamais eu l’occasion de jouer un seul match de séries avant sa retraite. Comme quoi, parfois, on est au mauvais endroit au mauvais moment…

Pour ce qui est d’Hainsey, son passage vers Pittsburgh a constitué une autre première dans sa carrière. Il s’agissait de la première fois qu’il était échangé. (Ses autres transferts avaient toujours été faits en tant que signature comme agent libre ou par le ballotage.) Et pour cet échange, les Penguins ont bien peu donné : un orteil gelé, Danny Kristo, un autre ancien espoir des Canadiens qui avait plus fait la manchette pour ses frasques sur le campus de l’Université du Dakota du Nord que pour ses performances sur la patinoire. Et neuf ans après avoir été repêché, il n’a toujours pas joué dans la LNH. (Plus sérieusement, les Hurricanes ont tout de même aussi obtenu un choix de deuxième ronde.)

Bravo à Hainsey et vaut mieux tard que jamais!


Sources : “Veteran Ron Hainsey is about to (finally) make his playoff debut” d’Emily Sadler, 11 avril 2017, Sportsnet (sportsnet.ca), hockeydb.com.

lundi 10 avril 2017

Earl Reibel



C’est maintenant officiel. La séquence de saisons consécutives où les Red Wings ont accédé aux séries s’arrêtera à 25, puisqu’ils les rateront pour la première fois depuis 1989-90. Il s’agit de la troisième plus longue séquence de l’histoire de la ligue, derrière celles des Bruins et des Black Hawks, à égalité avec celle des Blues.

Au cours de la longue histoire des Wings, il y a eu plusieurs autres longues séquences. Par exemple, de 1950-51 à 1963-64, Détroit n’a eu qu’un seul joueur qui a terminé en tête de ses pointeurs : Gordie Howe, à une exception près. En 1954-55, Howe a raté six matchs, en plus de ne pas avoir connu sa meilleure saison. En 64 matchs, il a amassé 62 points, ce qui représentait tout de même le cinquième total de la ligue, derrière trois joueurs des Canadiens, puisqu’il s’agissait de la fameuse saison où la suspension de Maurice Richard (qui causa l’émeute) permit à Bernard Geoffrion de le dépasser. (Le troisième était Jean Béliveau.) Quant au quatrième, il s’agissait de son coéquipier, Earl Reibel, qui en accumula 66.

Les succès de Reibel n’étaient tout de même pas une grande surprise. En 1949-50, il fut le premier de la Ligue de l’Ontario à accumuler plus de 100 points, lorsqu’il en amassa 129 (en 48 matchs!) alors qu’il s’alignait avec les Spitfires de Windsor.

En 1951-52, lors de son passage avec les Capitals d’Indianapolis, il remporta le Trophée Red Garrett (recrue de l’année de la Ligue américaine). Il devait ensuite faire ses débuts à Détroit, mais le tout fut reporté lorsqu’un train entra en collision avec sa voiture. Comme l’accident lui laissa un œil qui louchait, les Wings préférèrent alors l’envoyer avec les Flyers d’Edmonton dans la WHL, pour s’assurer que son jeu n’était pas affecté. Il répondit en remportant le championnat des compteurs.

Cette performance lui permit finalement de faire ses débuts dans la Ligue nationale en 1953-54. Reibel ne rata pas son entrée. À son premier match, l’entraîneur Tommy Ivan le fit jouer avec Howe et Ted Lindsay. Reibel répliqua en amassant quatre passes, un record pour un joueur à son premier match.

À son année recrue, son total de 48 points lui donna tout de même le septième rang de la ligue. C’est donc à seulement à sa deuxième saison que l’humble Reibel dépassa Gordie Howe. Ses débuts furent donc des plus prometteurs et comme si ce n’était pas assez, il aida les Red Wings à remporter la Coupe Stanley à ses deux premières campagnes. Celle de 1955 fut toutefois la dernière avant une longue disette, puisque les Wings durent ensuite attendre à la saison 1996-97, 32 ans plus tard, avant de la remporter à nouveau. Quant à Reibel, son total de 66 points s’est finalement avéré son sommet en carrière.

L’année suivante, il en accumula 56, en plus d’afficher un faible total de 10 minutes de pénalité, chose habituelle dans son cas. Son bon comportement sur la glace lui valut d’ailleurs de se mettre la main sur le Trophée Lady Byng.

La carrière de Reibel tomba ensuite sur une pente descendante. Il se contenta de 36 points en 1956-57, puis après un lent début de saison en 1957-58, il fut échangé aux Black Hawks dans une transaction impliquant aussi Bill Dineen. La transaction déçut grandement Reibel.

Son passage à Chicago fut de courte durée, puisqu’à la fin de l’année, il fut laissé sans protection et réclamé par les Bruins.

À Boston, où le cœur ne semblait plus y être, ses statistiques furent encore à la baisse. Après une saison divisée entre Détroit et Chicago de 27 points, sa production avec les Bruins se limita à 14.

Cette saison marqua la fin de sa carrière dans la LNH, où en 409 matchs, sa fiche est de 84 buts, 161 passes, 245 points et seulement 75 minutes de pénalité.

Il alla alors passer deux saisons dans la Ligue américaine avec les Reds de Providence. Lorsqu’on l’envoya ensuite avec les Seals de San Francisco de la WHL, il préféra prendre sa retraite.

Il retourna alors dans sa région natale, à Kitchener. Celui qu’on surnommait ″Dutch″ est décédé en 2007, à l’âge de 76 ans.


Sources: “Wings Whips N.Y. 4-1 Reibel Four Assists”, AP, 9 octobre 1953, Montreal Gazette, p.25, “Remembering Earl Reibel” de Tim Wharnsby, 13 janvier 2007, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

lundi 3 avril 2017

L'arbitre, c'est mon frère



Techniquement, un arbitre se doit d’être impartial, même s’il a de la famille dans l’une des deux équipes en présence. Par contre, cette situation ne s’est pas présentée très souvent. Au cours de l’histoire, il n’y a eu que deux duos de frères joueur-arbitre. Il faut dire qu'aujourd'hui, avec 30 équipes, il serait plus facile d'assigner un arbitre à un match où son frère n'est pas impliqué. Du temps des 6 équipes, il y avait moins de possibilités.


Marty et Matt Pavelich


C’est en 1947-48 que Marty Pavelich fit ses débuts avec les Red Wings. L’ailier gauche se vit confier au fil des ans la mission de couvrir les joueurs vedettes de l’équipe adverse, comme Maurice Richard.

La carrière de Pavelich coïncida avec une période heureuse pour les Red Wings, puisqu’il se mérita quatre Coupes Stanley (1950, 1952, 1954 et 1955).

En 1956, il fut rejoint par son frère Matt. Ce dernier arbitrait depuis l’âge de 14 ans, mais après des passages dans le hockey mineur et la Ligue américaine, il accéda à la Ligue nationale, sur la recommandation de l’arbitre en chef, Carl Voss.

Il fit ses débuts le 11 octobre. Ce soir-là, les Wings de Marty affrontaient les Hawks, mais on assigna plutôt Matt au match Toronto-Boston. En fait, il a fallu attendre au 11 novembre, le 12e match du calendrier des Red Wings, pour voir les deux frères Pavelich sur une même patinoire. Dans cette victoire de 3-1 de Détroit sur Chicago, Marty Pavelich a amassé une passe, en plus de recevoir une pénalité.

En séries, Matt officia pendant la seule série de l’équipe de son frère. En tant que recrue, lors des matchs à l’Olympia de Détroit, il était celui qui avait pour tâche de ramasser les fameuses pieuvres que les partisans jetaient sur la patinoire et ce, à son grand déplaisir.

Les deux frères ne cohabitèrent pas très longtemps dans la LNH, puisque Marty prit sa retraite comme joueur à la fin de la saison. Parce qu’il avait tenté de fonder la première association des joueurs, on expédia son coéquipier Ted Lindsay chez les Hawks. Comme Pavelich et Lindsay avaient investi dans une entreprise de plastique qui fournissait l’industrie automobile, il fut décidé que Pavelich s’occuperait de leurs intérêts en l’absence de Lindsay. Jack Adams, le directeur-gérant des Wings, n’était pas courant de l’implication de ses deux joueurs dans des projets en dehors du hockey, ce qui le mit en furie. Craignant de se retrouver dans les mineures, Pavelich préféra se retirer.

Matt Pavelich
Matt continua toutefois sa carrière de juge de ligne, où son coup de patin fluide pouvait porter ombrage à celui de certains joueurs. En 23 ans, il prit part à 1727 matchs de saison régulière, le deuxième total de l’histoire, derrière Neil Armstrong. En séries, son total de 245 matchs (incluant sept finales) n’est surpassé que par John D’Amico.

Le 24 janvier 1979, celui qui n’avait jamais voulu devenir arbitre parce qu’il n’aimait pas devoir constamment à argumenter, dut quitter son poste de juge de ligne pour une période. L’arbitre Bruce Hood arriva en retard au match entre les Capitals et les Rangers et Pavelich eut à le remplacer pendant une période.

Après avoir accroché ses patins, Pavelich devint superviseur des arbitres dans la LNH. Il a également occupé ce poste dans l’UHL.

Il a été élu au Temple de la renommée du hockey en 1987.



Art et Glen Skov

Les frères Skov sont originaires de la région de Windsor, dans le sud de l’Ontario. À la fin des années 1940, ils ont tous les deux joué pour des clubs de l’IHL, qui à cette époque opérait exclusivement dans la région de Détroit-Windsor.

En 1949-50, Glen n’eut pas vraiment à déménager pour graduer dans la LNH, puisqu’il fit ses débuts avec les Red Wings. Étrangement, il forma un trio défensif, la Grind Line, avec Tony Leswick et… Marty Pavelich. Skov remporta trois Coupes Stanley dans l’uniforme rouge et blanc, en 1952, 1954 et 1955.

De son côté, Art demeura dans l’IHL jusqu’en 1952, après quoi il se consacra à l’arbitrage, d’abord dans la Ligue du Bell Téléphone, puis dans le hockey mineur et l’IHL.

C’est finalement le 29 novembre 1956, moins de deux mois après Matt Pavelich, qu’Art fit ses débuts comme juge de ligne dans la Ligue nationale. À ce moment, son frère Glen avait passé aux Black Hawks et ceux-ci recevaient ce soir-là les Bruins. Mais comme dans le cas de Pavelich, on ne l’assigna pas immédiatement au match de son frère. On l’envoya plutôt près de chez lui, à Détroit, où les Wings affrontaient les Rangers.

Glen demeura à Chicago jusqu’en 1960. Il joua ensuite ses trois derniers matchs dans la LNH avec les Canadiens.

Quant à Art, il fut juge de ligne dans la Ligue nationale jusqu’en 1964, en plus d’être arbitre dans la EPHL, l’AHL et la CHL. Par la suite, il devint arbitre à temps plein dans la grande ligue.

En 1972, on lui assigna le prestigieux numéro un sur son uniforme, signe à l’époque de sa place dans la hiérarchie des arbitres. Il était aussi reconnu pour sa capacité de parler aux joueurs, pour les calmer lorsque nécessaire. Après 1023 matchs, il rangea son sifflet en 1975.

Contrairement aux frères Pavelich, les frères Skov nous ont quittés (Art en 2009, à l’âge de 80 ans, et Glen en 2013, à 82 ans).


Art Skov
Sources : “Wings Beat Hawks 3-1; Leafs Bruins Draw”, AP, 12 octobre 1956, Montreal Gazette, p.25, “Chihawks Beaten 3-1 by Wings”, AP, 12 novembre 1956, Montreal Gazette, p.26, “Gordie Howe Scores Two As Wings Beat Blues 4-1”, AP, 30 novembre 1956, Montreal Gazette, p.24, “Matt Pavelich finally waked, ‘er skated, the line after a couple of brushes with big top” de Tom Keenan, 29 mars 2010, The Sault Star (saultstar.com), “Ex-Wing Skov starred on three Cup winners” de Bob Duff, 13 septembre 2013, Windsor Star (windsorstar.com), “Art Skov” et “Glen Skov”, Windsor-Essex County Sports Hall of Fame (wecshof.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 1 avril 2017

Wayne Gretzky's 3D Hockey (N64)






Comme jeu de hockey rétro aujourd'hui, voici un autre jeu de la merveille. Le grand Wayne a en effet eu plusieurs jeux à son nom et celui-ci est selon moi son meilleur à date. Il s'agit d'un jeu qui est plus de type arcade que la série NHL par exemple. Ça ressemble en fait plus à NBA Jam qu'à un jeu de hockey standard.

Bonne écoute!