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lundi 15 juillet 2013

Larry Kwong









Né en Colombie-Britannique en 1923, à un moment où les personnes d’origine chinoise n’avaient pas droit de vote, Larry Kwong dut faire face à plusieurs reprises à la discrimination.  De plus, la famille nombreuse dut se serrer les coudes lorsque leur père, qui opérait une petite épicerie, mourut alors que Larry n’avait que cinq ans.

Il démontra rapidement un intérêt pour le hockey et convainquit sa mère de lui acheter une paire de patins, qu’elle choisit quelques points trop grands pour qu’il puisse les porter pendant plusieurs hivers.  Ses habilités l’amenèrent éventuellement à jouer au niveau senior, avec les Smoke Eaters de Trail.  L’équipe avait habitude de fournir des emplois à ses joueurs à la fonderie locale, mais Kwong se vit refuser ce privilège, en raison de ses origines.  Il alla donc travailler comme porteur dans un hôtel.

Arriva ensuite la Deuxième Guerre Mondiale.  Kwong fut alors recruté par l’armée, où il joua au hockey pour distraire les troupes.  C’est ainsi qu’il fut remarqué par un dépisteur des Rangers.  En 1946, ceux-ci l’assignèrent aux Rovers de New York, un club école de la Ligue Eastern.  Malgré sa petite taille (5’6’’ 145 livres), il parvint à faire sa place et devint une célébrité parmi la communauté chinoise de New York.  Avant un match des Rovers, il fut même honoré par le « maire » officieux du quartier chinois.

S’en suivit par la suite une série de premières parmi les équipes new yorkaises.

En avril 1947, Jackie Robinson brise la barrière des couleurs au baseball, en jouant son premier match avec les Dodgers de Brooklyn.

En novembre de la même année, Wat Misaka devient le premier asiatique d’origine à jouer dans la NBA, en s’alignant l’espace de trois matchs avec les Knicks.

Le 13 mars 1948, Larry Kwong est rappelé par les Rangers et devient lors d’un match au Forum de Montréal le premier joueur d’origine chinoise dans la LNH.  L’expérience est par contre décevante.  Rappelé en même temps que Ronnie Rowe, il vit ce dernier obtenir du temps de glace, pendant qu’il demeurait au banc.  C’est finalement en troisième période qu’il eut la chance de faire une présence sur la patinoire, la seule qu’il eut, autant pour ce match que pour le reste de la saison.  L’expérience lui a donc laissé des sentiments partagés, entre l’exploit qu’il venait d’accomplir et le fait qu’il n’a pas vraiment eu la chance de montrer ce qu’il pouvait faire.

Il retourna avec les Rovers pour la saison 1947-48, eux qui s’étaient joints à la Ligue Senior du Québec.  Malgré que les Rangers représentaient à cette époque une équipe plus qu’ordinaire, ils ne lui firent pas signe.  À la fin de la saison, il reçut une offre intéressante des Braves de Valleyfield, également de la Ligue Senior du Québec.  Se sentant plus désiré là, il quitta l’organisation new yorkaise pour passer sept saisons avec les Braves.

En 1950-51, il connut une saison de rêve, alors que son total de 85 points lui valut le deuxième rang des compteurs de la Ligue, une place sur la première équipe d’étoiles et le Trophée Vimy, récompensant le joueur le plus utile à son équipe de la ligue.

Au cours des séries, l’équipe dirigée par Toe Blake et qui comptait, en plus de Kwong sur Kitoute Joannette (voir billet du 22 novembre 2012) et André Corriveau (le premier compteur de la ligue), remporta la Coupe Alexander, représentant le championnat canadien.

En 1951-52, il compta 38 buts, le deuxième total de la ligue, derrière Jean Béliveau.

Il est tout même intéressant de constater qu’à cette époque, pendant que les Braves pouvaient compter sur Kwong, les Saguenéens de Chicoutimi avaient dans leurs rangs les frères Smrke (voir texte du 5 décembre 2011), des ontariens né en Yougoslavie.  De leur côté, les As de Québec avaient dans leur alignement Larry Zeidel, un juif (voir texte du 8 février 2010) et Herb Carnegie, un noir.  Quelques années plus tard, ils eurent également Willie O’Ree, qui deviendra en 1958 le premier noir à jouer dans la Ligue Nationale, avec Boston   Dans le contexte de l’époque, la Ligue Senior du Québec montrait donc une diversité certaine, et pas seulement à Montréal.

En 1955-56, les Braves devinrent les Lions de Trois-Rivières, équipe où joua brièvement Don Cherry en 1959-60.  Kwong y demeura pendant une demi-saison, avant de passer du temps dans la Ligue Internationale, puis en Grande-Bretagne et en Suisse.

En 1972, il revint au Canada pour aider son frère à gérer son épicerie à Calgary.  Membre du Temple de la Renommée des Sports de Colombie-Britannique, maintenant âgé de 90 ans et évidemment à la retraite, il habite toujours dans cette ville.

Sources :  « A Hockey Pioneer’s Moment » de David Davis, 19 février 2013, New York Times (nytimes.com), legendsofhockey.net.

samedi 13 juillet 2013

Histoire de cartes - Les lunettes








Le baseball a la particularité de pouvoir être joué avec des lunettes.

(Certains courageux ont aussi joué au hockey avec des lunettes, comme Al Arbour par exemple.  Toutefois, il a été le dernier à le faire et il a pris sa retraite comme joueur il y a plus de quarante ans...)
Les grosses montures, bien présentes dans les années 1970, même si elles font un certain retour.




































Les grands verres et les montures de broches des années 1980.


Certains se souviendront de lui à cause de son passage avec les Expos où il lui arrivait d'être utilisé comme lanceur lorsque la situation était désespérée.  (Tim Wallach l'a aussi fait à quelques reprises.)  





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Les lunettes soleil peuvent aussi être utiles.









Certains ont vraiment l'air "nerd".







Un autre ex-Expo


Qu'est-ce qu'il nous faisait rager Tekulve, avec sa balle sous-marine et sa face à claque...


Vous ne vous souvenez pas de Fred Breining?  Pourtant, en 1984, les Expos avaient expédié Al Oliver, le champion frappeur de la Ligue Nationale deux ans plus tôt, aux Giants pour l'obtenir.  Il a lancé quatre matchs dans leur uniforme, pour 6 manches et 2/3, avant de se défaire l'épaule et ne jamais relancer...

Si vous avez l'oeil, vous pouvez voir que c'est une carte airbrushée. 




jeudi 11 juillet 2013

Le seul joueur des Thrashers au Temple...

Cette semaine, il a été annoncé que l'ancien cocapitaine du Canadien Chris Chelios allait être intronisé au Temple de la Renommée du Hockey. Le chose ne vous a probablement pas surpris, on connais tous les qualités de l'ancien jeune défenseur fou du Canadien devenu par la suite l'arrière dominant des Hawks et le vétéran vainqueur des Red Wings qui termina sa carrière à l'âge de 48 ans en... Thrashers d'Atlanta... 

Il me semble que c'est un peu une drôle de manière de terminer sa carrière, terminer avec l'une des équipes les plus insignifiantes de l'histoire de la NHL. On sait tous pourquoi il s'est retrouvé avec les Thrashers, voulant terminer sa carrière au hockey professionnel dans sa ville natale, Chelios se retrouva avec les Wolves de Chicago qui lui firent signer à l'été 2009 un contrat d'essai de 25 matchs, contrat qui fut renouvelé une seconde fois pour ensuite devenir, suite à un manque d'effectif avec les Thrashers d'Atlanta, un contrat à deux volet en mars 2010. Chelios fut rappelé par le club de Georgie avec qui il joua 7 match avant d'être cédé aux Wolves à nouveau le 7 avril 2010 au lendemain d'un match qui élimina les Thrashers des séries. Chelios ne récolta aucun point avec les Thrasher et brisa du même coup un carrière jusque-là passée uniquement avec des équipes classiques de la NHL...

Par contre, ces 7 matchs joués avec les Thrashers firent en sorte que Chelios devint cette semaine l'unique joueur des Thrashers au Temple de la Renommée. Et sans trop m'avancer, mais je vais le faire, je pense qu'il le demeurera... J'aime beaucoup Ilya Kovalchuk, Marian Hossa et Dany Heatley, mais je ne pense pas qu'ils aient de la graine d'Immortels. Dans le cas de Kovalchuk, son transfert vers la Russie aujourd'hui risque de le foutre hors de ce club sélect à tout jamais comme ce fut le cas pour un grand joueur comme Jean-Claude Tremblay avec la WHA...

Donc le seul joueur de cette concession qui sera au Temple de la Renommée, n'aura été, comme cette équipe du Sud, que de passage... Mais sachez que c'est un joueur de plus au Temple de la Renommée que les Flames d'Atlanta...

Reste que l'on peut admirer de belles photos d'un des grands défenseurs de notre époque en fin de carrière dans un des chandails les plus laids de l'histoire...

Le chandail blanc était pas tant pire...



Et la cerise sur le sundae, avec le chandail motocross...

Tellement laid qu'il faudrait que je m'en trouve un pour ne jamais oublier...

Pause Pub - Cooperall








Martin a déjà fait un billet sur les Cooperalls, ces culottes longues du début des années 1980.  (voir texte du 17 avril 2009)

Voici une pub qui en prêche les avantages et qui mentionne ses convertis.  On y retrouve quand même plusieurs équipes, de niveau junior et universitaire principalement.




Pour la petite histoire, les Flyers et les Whalers les ont portés dans la LNH pendant une courte période.