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lundi 17 mars 2014

Dirigeants dans un autre sport










Récemment est tombée une nouvelle qui m’a étonné.  Ralph Krueger, celui qui était entraîneur des Oilers d’Edmonton l’an dernier et qui était conseiller de l’équipe canadienne masculine de hockey à Sotchi, a été nommé président de Southampton, club de la Premier League anglaise.  Après avoir été relégué pendant sept ans, le club, dont les origines remontent à 1885, est revenu évoluer en 2012 dans l’une des meilleures (sinon la meilleure) ligue de soccer / football au monde.  Mais la direction décida malgré tout de faire un changement.

Le club avait été acheté en 2009 par le milliardaire suisse Markus Liebherr.  Décédé en 2010, le club appartient depuis à sa fille.  Mais qu’est-ce qui incita donc Katharina Liebherr à choisir Krueger, un homme de hockey, pour accomplir cette tâche?

Né au Manitoba, Ralph Krueger poursuivit sa carrière de hockeyeur de ce côté-ci de l’Atlantique jusqu’au niveau junior, avec les Bruins de New Westminster et les Wranglers de Calgary de la WHL. 
En 1979, il prit le chemin de l’Allemagne (de l’Ouest à l’époque), où il joua plus de dix ans.  Il prit également la citoyenneté ouest-allemande, lui permettant ainsi de jouer pour l’équipe nationale.  Il fit ensuite la transition comme entraîneur, d’abord en Allemagne (comme joueur-entraîneur), puis en Autriche, où son équipe se mérita cinq titres consécutifs, incluant un titre européen en 1998.
Cette même année, il devint entraîneur de l’équipe nationale suisse.  Il conserva ce poste jusqu’aux Jeux de Vancouver en 2010.  Sous ses ordres, l’équipe helvète fit des progrès, allant même jusqu’à terminer sixième aux Jeux de Turin en 2006.

Il revint ensuite en Amérique du Nord, comme entraîneur adjoint des Oilers pendant deux ans, avant de devenir leur entraîneur-chef en 2012-13.  Suite à une fiche de 19-22-7 et une absence des séries pour une septième année consécutive, il fut remplacé à la fin de la saison par Dallas Eakins.

La connexion suisse peut peut-être expliquer une partie du fait que Madame Liebherr ait choisi un canadien de naissance avec un bagage de hockey pour diriger son club de foot en Angleterre. Mais elle a aussi été impressionnée par son expertise de motivateur, lui qui a publié un livre qui a remporté beaucoup de succès à ce sujet : « Team life : From Failure to success » et qui prononce aussi des conférences.

La suite des choses nous dira si ce choix audacieux s’avérera une bonne idée.

Par contre, Krueger n’est pas le seul athlète à avoir occupé un poste de direction pour une équipe d’un autre sport que celui où il a excellé.  

En voici quelques autres:

Annis Stukus

Annis Stukus est une légende du football canadien.  Il joua pendant quatorze saisons, principalement comme quart-arrière.  Originaire de Toronto, il passa la majeure partie de sa carrière avec les Argonauts, avec qui il gagna la Coupe Grey en 1937 et en 1938.  À noter qu’en 1937, il avait son frère Bill comme coéquipier, alors qu’en 1938, un troisième frère Stukus, Frank, faisait aussi partie de l’équipe.  Annis fut également nommé quart-arrière de la première équipe d’étoiles cette même année.

Tout comme son frère Bill, Annis joua pour une équipe militaire pendant la guerre.

En 1946-47, alors qu’il jouait toujours, Annis fit sa première incursion hors du football, alors qu’il agit comme consultant pour les Huskies de Toronto, une équipe de basketball de la BAA (l’ancêtre de la NBA).  L’équipe disparut à la fin de la saison.

En 1949, il fut au cœur du retour des Eskimos d’Edmonton, après neuf ans d’absence, alors qu’il fut joueur, entraîneur et directeur-gérant de l’équipe.  En 1954, il fut le premier entraîneur et directeur-gérant de la nouvelle équipe de Vancouver, les Lions de la Colombie-Britannique.

Après avoir été journaliste pour le Vancouver Sun, c’est du côté du hockey qu’il se dirigea.  Il devint en 1967 directeur-gérant des Canucks de la WHL.  Par contre, c’est en 1972 qu’il attira le plus l’attention dans le monde du hockey.  Devenu directeur-gérant des Jets de Winnipeg de l’AMH (Association Mondiale de Hockey), de concert avec la ligue, il signa Bobby Hull pour dix ans pour un total de 2,75 millions, une somme sans précédent à l’époque.

Il conserva ce poste jusqu’en 1974, après quoi il alla travailler dans un quatrième sport, en étant à l’emploi des Whitecaps de Vancouver de la NASL (North American Soccer League).
Membre du Temple de la Renommée du football canadien depuis 1974, le trophée remis au meilleur entraîneur de la LCF porte son nom.

Il est décédé en 2006.

Émile Bouchard

La carrière de « Butch » Bouchard a été soulignée au cours des dernières années, lorsqu’on retira finalement son numéro 3 et à son décès.

Défenseur d’une très grande fiabilité, meneur incomparable, capitaine pendant huit ans, gagnant de quatre Coupes Stanley, trois fois membres de la première équipe d’étoiles et une fois de la deuxième, il n’a toutefois jamais remporté le Trophée Norris.  Il avait par contre une bonne raison.  Le Trophée n’a été créé qu’en 1954, alors qu’il a pris sa retraite en 1956…  

À sa retraite, il a été apiculteur, restaurateur et conseiller municipal à Longueuil.  Mais il a aussi été impliqué dans un autre sport.  Dès 1956, il assuma la direction des Royaux de Montréal de la Ligue Internationale de Baseball.  L’année suivante, il en devint le président.  Bien qu'il s'agissait d'un sport différent, contrairement à Krueger, il demeurait dans le même marché géographique.

Au cours de ces années, sans avoir des futures étoiles comme Jackie Robinson, Don Drysdale et Roy Campanella comme au cours des années précédentes, les Montréalais eurent quand même dans leur uniforme des joueurs comme Tommy Lasorda, Sparky Anderson et Joe Altobelli (qui devinrent tous de bons gérants dans les ligues majeures).

En 1958, l’équipe se mérita la Coupe des Gouverneurs, avant de perdre la Série Mondiale junior.  Par contre, cette même année, les Dodgers de Brooklyn (le club auquel étaient affiliés les Royaux) déménagèrent à Los Angeles.  Il devenait ainsi plus pratique pour eux d’envoyer leurs joueurs à leur autre filiale sur la côte ouest, les Indians de Spokane.  Les prospects qui s’alignaient avec les Royaux baissèrent donc de calibre.  Les performances de l’équipe et les assistances suivirent alors la même tangente, jusqu’à ce que les Dodgers mettent fin à leur association avec Montréal en 1960.  En 1961, le club déménagea à Syracuse.

Herb Capozzi

Après un passage à l’Université de la Colombie-Britannique, Capozzi reçut une offre des Giants de New York.  Il décida toutefois de la refuser, préférant se prévaloir d’une bourse du Rotary International, pour aller étudier à l’Université de Pérouse, en Italie.  Il en profita entre autres pour jouer pour l’équipe universitaire nationale italienne.

À son retour au pays, il se joignit en 1952 aux Stampeders de Calgary.  Il passa ensuite les trois années suivantes avec les Alouettes de Sam Etcheverry, participant à la finale de la Coupe Grey de 1954 et 1955, du côté des perdants.

Il retourna ensuite dans son coin de pays et c’est dans son sport qu’il eut son premier poste de direction.  Il devint alors directeur-gérant des Lions de la Colombie Britannique en 1957.  L’équipe, fondée en 1954, avait jusque-là eu certaines difficultés.  Il prit quelques années à les redresser, mais il les mena à leur première présence à la Coupe Grey en 1963 et à leur première victoire en 1964.

En 1966, il abandonna son poste avec les Lions pour devenir député à la législature de la Colombie-Britannique, sous la bannière du Crédit Social.  Il y restera jusqu’en 1972.

En 1971, il s’impliqua du côté du hockey, alors que les propriétaires des nouveaux Canucks de la LNH se retrouvèrent avec de sérieux problèmes légaux.  Capozzi fut au cœur du groupe d’investisseurs qui s’assura de sortir l’équipe du pétrin.

En 1973, il se tourna vers le soccer en s’impliquant dans la création des Whitecaps de Vancouver de la NASL.  Il en fut le propriétaire et le président.  C’est d’ailleurs lui qui trouva le nom de l’équipe, qui gagna par la suite le Soccer Bowl en 1979.  

Dans ses autres implications dans le monde des affaires, il a été l'un des fondateurs de la chaîne de restaurants « The Keg » et détenu parmi les premières franchises McDonald’s au Canada.  Il a également ouvert le premier club de racquetball au Canada en 1966.

Il a aussi été impliqué dans l’organisation d’Expo 86 à Vancouver.

Herb Capozzi est décédé en novembre 2011 d’un cancer, à l’âge de 86 ans.

Magic Johnson

Repêché en premier en 1979 par les Lakers, Earvin « Magic » Johnson fut non seulement un joueur marquant de sa génération, mais il fut au cœur d’une certaine renaissance du basketball de la NBA.  Après une période difficile, le sport connut un regain de popularité suite à la rivalité qui opposait Johnson à Larry Bird. 

Le tout commença au niveau universitaire lorsque Johnson mena Michigan State au championnat national de la NCAA en battant en finale Indiana State, l’équipe de Bird.

Le tout se poursuivit au niveau professionnel, alors qu’au cours des années 1980, les Lakers de Johnson et les Celtics de Bird remportèrent huit titres (cinq à Los Angeles et trois à Boston).  Pendant cette période, trois finales opposèrent les deux équipes.

Johnson alla connaître une glorieuse carrière, incluant une liste d’honneurs qui serait trop longue à énumérer ici.  Il joua avec les Lakers jusqu’en 1991, alors qu’il prit sa retraite lorsqu’il apprit qu’il était séropositif.

Il demeura par la suite très actif alors qu’il joua aux Olympiques, devint entraîneur des Lakers pendant un an, en plus d’être actionnaire minoritaire, mena des campagnes de sensibilisation au SIDA, effectua un bref retour au jeu et fut impliqué dans le monde des affaires à divers niveaux. 

C’est toutefois en 2012 qu’il fit partie d’un grand coup dans le monde du sport.  Par contre, ça n’avait rien à voir avec le basketball.  Il se tourna plutôt vers le baseball.  Il est devenu le membre le plus visible (mais pas le plus important) d’un groupe qui paya la somme record de 2 milliards $ pour acheter les Dodgers de Los Angeles.  Il n’occupe par contre pas de poste de gestionnaire au sein de l’équipe.

Tom Glavine

Celui qui a tant frustré les partisans des Expos, alors qu’il était au monticule pour les Braves d’Atlanta a failli devenir, comme Magic Johnson, actionnaire d’une équipe d’un autre sport.  Il avait tenté de mettre sur pied un groupe pour acheter les Thrashers et les garder à Atlanta.  Le projet ne s’est par contre pas matérialisé. 

Le lien entre Glavine et le hockey est facile à faire.  Il a pratiqué ce sport à un très haut niveau, étant même repêché en quatrième ronde par les Kings en 1984, avant de choisir de se concentrer sur le baseball.

À ces noms, on peut aussi ajouter les noms suivants :

Marc-André Bergeron

L’ex-Canadien, Lightning et plusieurs autres équipes est l’un des actionnaires des Aigles de Trois-Rivières, de la Ligue Can-Am de baseball.  

Normie Kwong

Joueur tout étoile des Eskimos d’Edmonton, il fit partie du groupe d’investisseurs qui acheta les Flames d’Atlanta pour les déménager à Calgary.  (voir texte du 22 juillet 2013)

Léo Dandurand

Entraîneur, directeur gérant et propriétaire des Canadiens dans les années 1920 et 1930, Léo Dandurand fit le chemin inverse en passant du hockey au football et en devenant l’un des fondateurs des Alouettes en 1946.  (voir texte du 2 novembre 2011)

Sources :

“Ralph Krueger passe du hockey au foot!ˮ, AFP, 12 mars 2014 (rts.ch),

“Southampton look to ice hockey’s Ralph Krueger for motivation” de Dave Hytner, 21 janvier 2014, The Guardian (theguardian.com), 

“Annis Stukus” de George Gross (sportsmediacanada.ca),

“Argos’ Annis Stukus was one of a kind” de Peter Worthington, 23 novembre 2012 (slam.canoe.ca),

“Herb Capozzi, A larger-than-life character” de Bruce Constantineau, 22 novembre 2011, Vancouver Sun (vancouversun.com),

bcsportshalloffame.com,

biographie.emilebouchard.com,

cflapedia.com,

wikipedia.org.

vendredi 14 mars 2014

Le parcours d'Akim Aliu







Voici Akim Aliu au début de cette présente saison alors qu'il évoluait avec les Bulldogs d'Hamilton avec qui il avait signé un contrat d'essai de 25 matchs qui s'est arrêté après 14 matchs... Il évolua par la suite avec le Wolfpack d'Hartford... Ah oui, c'est vrai, vous avez peut-être oublié, mais le Whale du Connecticut a changé de nom cette saison pour redevenir le Wolfpack d'Hartford, la nostalgie des Whalers n'a peut-être pas fonctionné comme on l'espérait... Depuis quelques semaines, Aliu a pris le chemin de la Suède et évolue maintenant avec le AIK...



Vous vous rappelez peut-être plus d'Aliu pour ce fameux vidéo, alors qu'il se battît avec Steve Downie, alors un prospect, lors d'une pratique lorsqu'il évoluait avec les Spitfires de Windsor....




Cet incident aurait eu apparemment plusieurs causes. On mentionne parfois un désagrément entre les deux à propos de l'actualité internationale, et, ma supposition préférée, on fait souvent état d'un refus d'Aliu à participer à une sympathique activité d'initiation de recrues impliquant de se retrouver nu en compagnie des autres recrues dans les toilettes d'un autobus...  Downie aurait voulu (placer le bon mot) en lui assenant un bon cross-check des familles à Aliu sur la bouche, lui brisant 3 dents. En retournant sur la glace quelque peu après cet incident, survint ce qui est sur la vidéo...

Par la suite, Downie fut suspendu pour 5 matchs, l'entraîneur Moe Mantha pour 40 matchs en tant qu'entraîneur et d'un an en tant que DG et Aliu d'un match... Aliu et Downie demandèrent par la suite un échange. Aliu fut échangé aux Wolves de Sudbury et dût attendre quelques mois avant de jouer en raison d'un règlement interdisant d'échanger des joueurs de 16 ans et Downie pour sa part prit le chemin de Peterborough... L'équipe en plus reçut une contravention de 35 000$.



Vous vous rappellerez aussi peut-être d'Aliu comme ayant été un des joueurs noirs ayant fait partie de l'organisation des Thrashers d'Atlanta, à l'époque où l'équipe informellement semblait assembler le plus de joueurs noirs disponibles afin probablement de courtiser la forte population afro-américaine de cette ville. Aliu, qui avait été repêché au 57e rang par les Blackhawks fut impliqué dans l'échange qui amena  Dustin Byfuglien, Ben Eager et Brent Sopel à Atlanta en retour de  Marty Reasoner, Joey Crabb, Jeremy Morin et des choix de repêchage. Bien que ça n'ait jamais été officiellement des Thrashers, Aliu, Byfuglient ainsi qu'Evander Kane, Anthony Stewart, Johnny Oduya, Nigel Dawes et Sebastian Owuya était à l'époque tous des joueurs noirs appartenant à l'organisation d'Atlanta... Si la stratégie n'a jamais été officiellement admise, plusieurs ont remarqué ces gestes soudains lors de l'été 2010...

Sachez, pour la forme, qu'Aliu ne joua jamais avec les Thrashers, il joua par contre quelques matchs avec ses clubs affiliés, les Wolves de Chicago de la AHL et et les Gladiators de Gwinnett de la ECHL...

Vous souvenez-vous également de la mascotte des Thrashers, Thrash? Vous vous souvenez d'ailleurs peut-être qu'elle portait des dreads au lieu d'un casque lors des dernières saisons des Thrashers... 


Anyway, où sont-ils, les Thrashers, maintenant?

Mais ce que je trouve encore plus étonnant dans l'histoire d'Aliu, c'est son parcours de vie. Bien qu'Aliu soit né au Nigéria, ce dernier s'est toujours considéré comme étant un canado-ukrainien... Et bien si ça peut vous surprendre, l'histoire est un peu complexe. Le papa d'Akim, Tai, était un athlète en athlétisme ayant reçu une bourse pour étudier à Kiev, alors en URSS dans les années 80 lorsqu'il rencontra la future maman d'Akim, Larissa. Bien que né au Nigéria, il grandit en Ukraine où il fut élevé dans la culture ukrainienne, ayant notamment la langue ukrainienne comme langue maternelle.

C'est au milieu des années 90, alors que les parents Aliu étaient découragés du climat politique en Ukraine, qu'ils décidèrent d'immigrer au Canada. En 1996, ils n'arrivèrent qu'avec des valises comme bagage pour s'installer dans le quartier Dundas and Dufferin de Toronto. Tai Aliu retourna rapidement aux études avec sa formation en géologie et devint ingénieur informatique afin de subvenir aux besoins de sa famille. Arrivé à l'âge de 7 ans, bien que né dans une ancienne colonie anglaise, Akim ne parlait que l'ukrainien à son arrivée. Il apprit l'anglais rapidement et su bien s'intégrer au melting-pot torontois. 

Et sachez également qu'Aliu ne commença à jouer au hockey qu'à l'âge de 11 ans. Pas pire pour un gars qui a joué 7 matchs dans la NHL... C'est 7 de plus que moi en tout cas...

Ces 7 matchs furent avec les Flames, qui en firent l'acquisition des Jets peu après le déménagement de l'équipe qui ne le voyait pas dans ses plans...

D'ailleurs, ses deux seuls buts en carrière dans la LNH furent lors du dernier match de la saison 2011-12 dans une victoire de 5-2 des Flames sur les Ducks... Il obtint d'ailleurs la première étoile ce soir-là...


lundi 10 mars 2014

La Queen's Cup et cie...




Hier, les Redmen de McGill, plus vieille équipe de hockey au monde, a remporté son match des séries éliminatoires de la Conférence OUA Est contre les Ravens de Carleton pour ainsi avancer à la finale de la Queen's Cup samedi soir contre les Lancers de Windsor. Si les Redmen l'emportent contre les Lancers, ils remporteront ainsi ce précieux trophée, le deuxième plus vieux trophée de trophée après la Coupe Stanley pour la 5e fois en 7 ans!

En effet, ce trophée est le second plus vieux trophée de hockey au monde. Il it son apparition en 1903 alors que les universités Queen's, Toronto et McGill formèrent la première ligue universitaire, la Canadian Intercollegiate Hockey Union. Afin de souligner le champion de cette nouvelle ligue universitaire, l'université Queen's (c'est à Kignston, si vous ne le saviez pas) fit don d'un trophée qui porte le nom de cette université. Les premiers à remporter ce trophée, en 1903, furent les Redmen, qui la remportèrent en tout à 17 occasions, bien que l'équipe connut une très longue disette entre 1946 et 2008. 


Sachez d'ailleurs qu'entre 1903 et 1948, seules les trois équipes fondatrices remportèrent ce précieux trophée. La première équipe à ne pas faire partie de ce triumvirat à mettre la main sur le trophée fut les Carabins de l'Université de Montréal, qui, oui, avaient une équipe de hockey masculin, et ont remporté ce trophée à 5 reprises en 1949 et 1965. Sachez également que l'Université Laval a déjà également eu un programme de hockey masculin et a remporté la Queen's Cup  à 3 reprises entre 1953 et 1961. Et pour leur part, les Patriotes de l'UQTR, cette puissante équipe, a remporté à 9 reprises ce trophée depuis 1991, la dernière fois l'an dernier... 

Ce qui m'amène à un autre point...

À ce qu'on voit, donc, c'est qu'il y a une certaine histoire du hockey universitaire au sein des universités francophone au Québec. Malheureusement, faute de ne pas avoir poussé mes recherches d'une manière plus exhaustive, je devrais m'y faire, surtout que je demeure à côté de l'Université de Montréal, je n'ai que très peu d'information sur ces programmes de hockey. Il doit bien y avoir un endroit on l'on doit retrouver des traces de cette équipe des Carabins des années 40 à 60. Je me doute toutefois que cette équipe fut abolie dans le même mouvement populiste et anti-élitiste qui au début des années 70 a fait en sorte de faire disparaître le programme de football de l'UdeM.

Tout ça pour dire qu'il pourrait être intéressant de voir plus d'équipes de hockey masculin au Québec, ne serait-ce que pour que les équipes puissent évoluer dans une division québécoise. Présentement, il y a quelques inconvénients pour les trois équipes québécoise (UQTR, Concordia, McGill) à évoluer dans la conférence ontarienne. 

Un exemple anodin... J'ai mentionné plus haut que les Redmen affronteront les Lancers de Windsor samedi pour la finale de la Queen's Cup à Windsor. Et bien malgré le fait que les Redmen ont une meilleure fiche en saison régulière (21-5-2) que les Lancers (17-11-0), le match de la finale aura lieu à Windsor... La raison... Et bien le championnat de la Queen's Cup est le championnat de la conférence ontarienne et doit se tenir dans cette province, malgré le fait que l'équipe en finale provenant du Québec ait une meilleure fiche. C'est quand même un peu injuste de savoir que malgré une meilleure fiche, l'équipe du Québec n'a pas l'avantage de la glace, ce dont on se bat pour durant la saison, en finale. Donc les 9 championnats de l'UQTR et les 4 lors des 6 dernières années des Redmen ont été remporté sur la route souvent malgré la fiche supérieure à son opposant.

(Les Patriotes en 2013)

Et parlant de route... Si l'on sait en plus que les 3 équipes québécoises doivent payer les déplacements de ses opposants vers la Belle Province, chose qui à l'habitude est l'apanage d'équipes TRÈS éloignées comme les Aces de l'Alaska de la ECHL ou encore des Icecaps de St-John's, on voit que les équipes du Québec payent très cher le "droit" de jouer dans cette ligue et sont considérés comme des citoyens de second ordre. Je ne sais pas trop, mais selon moi, la seule solution serait que d'autres université francophones se dotent d'équipe pour que ces équipes compétitionent dans une division québécoise. Et à voir les succès es Patriotes et des Redmen (équipe "paquetée" de joueurs francophones), je parie qu'on pourrait avoir une ligue avec un calibre assez élevé, d'autant plus qu'on a déjà mis les bases d'un circuit de hockey collégial au Québec, pourquoi ne pas assurer la suite avec plus de programmes de hockey au sein des universités francophones...

Dans ma tête, il serait bien de voir une révolution un peu comme les autres universités ont suivi l'exemple du Rouge et Or au début du siècle... Mais bon, je rêve ici, mais selon moi le hockey universitaire est le secret le mieux gardé du hockey québécois...

Ralph Klassen








Repêché troisième en 1975, dans une cuvée pas particulièrement relevée, Ralph Klassen se retrouva avec les faibles Seals de la Californie. Après une saison où il amassa 21 points, il suivit le reste de l’équipe en direction de Cleveland, et s’aligna avec les éphémères Barons.

Au cours de la saison 1977-78, il fut échangé aux Rockies du Colorado (une autre équipe faible de la période) contre le matamore Rick Jodzio (voir texte du 27 novembre 2011) et le nomade Chuck Arnason (voir texte du 14 juin 2011).

Jusqu’ici, Klassen connut une carrière honnête, mais pas remarquable, comme on en trouve des centaines d’autres.
Puis, le 13 juin 1979 vint le repêchage d’expansion. Klassen fut d’abord choisi par les Whalers d’Hartford. Il fut ensuite immédiatement échangé aux Islanders contre le gardien Terry Richardson. Mais il ne resta pas leur propriété très longtemps. Toujours le 13 juin, il fut expédié aux Blues pour compléter l’échange qui avait envoyé Barry Gibbs et Tom Williams aux Isles. Si Dennis O’Brien et Dave McLlwain ont fait quatre équipes en un an (voir texte du 8 janvier 2012), Klassen en a fait quatre en une journée (Colorado, Hartford, New York et St-Louis), un record. Par contre, contrairement à O’Brien et McLlwain, il n’a pas eu à déménager à chaque fois, puisqu’il n’a jamais porté l’uniforme des Whalers et des Islanders.

Il a par la suite joué cinq saisons, en tout ou en partie, avec les Blues. Au total, il montre une fiche de 52-93-145 en 497 matchs dans la Ligue Nationale.
Il est aujourd’hui facteur dans la région de Saskatoon.

Si ça vous dit, allez lire son article sur wikipedia.org, assez long pour la carrière qu’il a eue, et qui déborde d’enthousiasme. De toute évidence, il a été écrit par un de ses plus grands fans. Sa mère peut-être? Un extrait : “He enjoys a robust social life with a large family, friends and former NHLers, frequenting local establishments for imbibements, revelry, and the sharing of many stories of his NHL career with many of his loyal fans.”

Sources : “Ferguson pulls surprise of draft” de Glen Cole, 14 juin 1979, Montreal Gazette, p.53, legendsofhockey.net, wikipedia.org.