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lundi 21 avril 2014

Harry Howell









Harry Howell eut pendant de nombreuses années la difficile tâche de jouer à ligne bleue des Rangers de New York, pendant une période où l’équipe était constamment faible (voir texte du 19 août 2013). Il fut au début rejoint par son frère Ron, mais celui-ci préféra finalement faire carrière au football, où il joua 11 saisons avec les Tiger-Cats, les Lions, les Argonauts et les Alouettes.

Avec sa grande taille et son style défensif, il parvint malgré tout à s’illustrer et à constituer une valeur sûre. Il enfila l’uniforme des Blueshirts de 1952 à 1969. Encore aujourd’hui, ses 1160 matchs dans cet uniforme demeurent un sommet.

Par contre, en dix-sept saisons, il ne participa aux séries qu’à sept reprises. Et malgré qu’il joua la majeure partie de sa carrière dans une ligue à six équipes, il ne participa jamais à la finale. En fait, il ne passa jamais le premier tour et il n’eut pas plus de chance au cours des cinq autres saisons qu’il joua avec les Seals et les Kings.

Malgré un contexte peu favorable, il parvint à attirer l’attention et à se mériter le Trophée Norris (meilleur défenseur) en 1966-67, en devançant au vote Bobby Orr. Il eut ensuite cette réflexion quasi-prophétique, en affirmant qu’il était heureux de se le mériter à ce moment, étant donné que le Trophée allait dans l’avenir littéralement appartenir à Orr. Ce dernier se le mérita effectivement pour les huit années suivantes.

En 1973-74, il prit le chemin de l’AMH en s’alignant pour les Golden Blades de New York, qui devinrent au cours de l’année les Knights du New Jersey. Lors du déménagement, il devint également joueur-entraîneur, lorsqu’il remplaça son ex-coéquipier Camille Henry. (voir texte du 22 novembre 2011)

En 1974-75, il suivit le reste de l’équipe vers San Diego, toujours comme joueur-entraîneur. C’est d’ailleurs au cours de cette saison avec les Mariners qu’il remporta la seule série éliminatoire de sa longue carrière, une victoire de 4-2 au premier tour contre les Toros de Toronto. Ce ne fut par contre pas suffisant. Dans une instabilité caractéristique de l’AMH, il joua sa troisième saison dans cette ligue (sa vingt-quatrième et dernière au total) avec une quatrième équipe différente. Il signa comme agent libre avec les Cowboys de Calgary.

Au moment de sa retraite, ses 1411 matchs comme défenseur dans la LNH constituaient un record. Aujourd’hui, il s’agit toujours du onzième total de l’histoire. (Trentième au global.)

En 1976, il passa du côté administratif, mais encore une fois avec une équipe faible. Il devint adjoint au directeur-gérant des Barons de Cleveland. Pour la deuxième (et dernière) année des Barons, il devint leur directeur-gérant. L’équipe débuta étonnamment bien la saison, allant même jusqu’à battre les champions en titre, les Canadiens. Lorsqu’elle connut des difficultés, Howell effectua des échanges, pour entre autres aller chercher des joueurs robustes comme Randy Holt, Jean-Paul Parisé (le père de Zach) et Rick Jodzio (voir texte du 27 novembre 2011). Elle eut ensuite un petit regain de vie, pour ensuite revenir à la normale. Les Barons terminèrent avec une fiche de 22-45-13 et ratèrent de nouveau les séries.

À la fin de la saison, les Barons furent fusionnés avec une autre équipe en difficulté, les North Stars. Howell se retrouva alors derrière le banc de l’équipe résultante, au Minnesota. Après onze matchs et un début lent, Howell démissionna, pour devenir dépisteur.

Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il fut finalement associé à une équipe championne. En 1990, il était dépisteur pour les Oilers d’Edmonton et c’est à ce titre qu’il se mérita une bague de la Coupe Stanley.

Membre du Temple de la Renommée du Hockey depuis 1979, il a vu les Rangers retirer son numéro 3 en 2009, en même temps qu’ils retirèrent le 9 d’Andy Bathgate. (voir texte du 31 octobre 2009)

Sources : “One on one with Harry Howell” de Kevin Shea, 16 février 2007 (hhof.com), cflapedia.com, hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 19 avril 2014

Fabrique-t-on encore des héros?









(Conan, mon héros...)


La semaine dernière, j'ai été invité à participer à une conférence/discussion sous le thème Sport Et Société au cégep de Lanaudière en compagnie d'Olivier Niquet, célébrissime Sportnographeur, au Cégep de l'Assomption... Pour s'y faire, j'ai conçu une présentation parlant d'une de mes théories préférées, celle du mythe chez Roland Barthes, théorie où la fameuse équation "signifiant/signifié=signe" de la sémiologie "saussurienne" est doublé, ce qui veut dire en quelque sorte que ce qui est perçu et interprété comme un mythe est une construction qui fait abstraction d'éléments qui constituent ce qui est la réalité... Donc, j'ai expliqué un peu cette théorie en donnant quelques exemples comme celui de Maurice Richard, des "Original Six", du ti-cul qui joue sur un étang et autres idées reçues entourant le hockey qui aident à non seulement inspirer la société, mais également remplir les poche de ceux qui font de l'argent avec...


Prenons par exemple l'idée du mythe des 6 équipes ORIGINALES. On nous vend souvent l'idée que le hockey de la NHL était plus "pur", meilleur que de nos jours, une sorte d'idée de paradis perdu "originel" à l'époque où il n'y avait que 6 équipes comparé à notre époque de hockey moins bon avec trop d'équipes alors que 1) seulement deux de ces équipes (Toronto et Montréal) sont réellement des équipes originales de la NHL et 2) il y avait bien certainement des mauvaises équipes et des mauvais joueurs lors de cette période qui dura près de 25 ans (1942-1967), les Rangers par exemple n'ont fait les séries éliminatoires qu'à 4 reprises durant cette période... Il y avait donc des Panthers de la Floride et des Islanders de New York dans la période des "Original 6" (pour la raison évoquée plus haut, j'aime mieux dire "classique" que "original"), je vous invite d'ailleurs à lire l'excellent billet de Benoît AKA KeithActon d'août dernier qui parle de ça... Donc c'est des trucs comme ça qui constituaient un peu ma présentation...

(Eille, c'est laid ça...)


Venons en au vif du sujet....

Durant la période de question, un des professeur du Cégep m'a posé une superbe colle : "Peut-on encore créer des mythes?"

L'exemple donné fut celui du but de Sidney Crosby, est-ce que ce fameux but (de la finale des JO de 2010, au cas où vous n'aviez pas fait le lien) peut-il devenir une chose "mythique"...

En fait, je crois que c'est le temps qui nous l'apprendra, mais j'aurais tendance à dire non dans le cas qui nous concerne parce qu'on n'a pas (du moins pas encore) interprété ce geste en le mettant dans un contexte social qui sort du cadre à proprement parler du hockey. Aussi spectaculaire que ce but fut, il n'a jamais été interprété comme une victoire symbolique comme le but de Paul Henderson qui fut interprété presque automatiquement comme une victoire, dans le contexte de la Guerre Froide, sur le communisme du libéralisme occidental, tout comme la victoire américaine de 1980 (surtout dans sa version Disney) fut interprétée de la sorte...


Restera à voir comment dans 20 ans on interprétera ce geste... Je doute par contre que ça sortira du cadre à proprement parler du hockey... Désolé, Sid...

Par contre m'est venu une autre question en me référant à une phrase de Roland Barthes écrite pour un film de l'ONF d'Hubert Aquin (le même Hubert célèbre pour son pavillon et ses superbes romans) nommé le Sport et les Hommes où le grand sémiologue parle de sport dont le hockey en nous énumérant notamment  des bons clichés du genre "le hockey est une victoire des gens des pays du froid sur l'hiver..." Mais une phrase m'a assez marqué dans ce court texte (le texte du film a été publié il y a quelques années aux Presses de l'Université de Montréal) où Barthes nous dit :

"Les grands joueurs sont des héros et non des vedettes..."

D'où une question que je me demande, est-ce que les joueurs de hockey contemporains, les meilleurs, les grands, sont des héros ou des vedettes? J'ai donc posé la question à l'audience suite à cette question en citant cette phrase de Roland Bathes : "Est-ce que PK Subban est un héros ou une vedette?" 

À l'unisson tout le monde a répondu que PK Subban était une vedette et non un héros...


La question mérite donc d'être posée si on veut savoir si on fait encore des mythes, fais-t-on encore des héros?

Allons voir ce que nous dit Wikipédia sur le Héros : 

Un héros (ou, au féminin, une héroïne) est un personnage réel ou fictif de l'Histoire, de la mythologie humaine ou des arts, dont les hauts faits valent qu'on chante son geste. Ces derniers, édulcorés par la légende dorée des hagiographes, sont passés dans la légende populaire.

Selon les cultures, un héros est un demi-dieu, un personnage légendaire, un idéal, un surhomme ou simplement une personne courageuse, faisant preuve d'abnégation.

Le rôle du héros se situe entre l'aspiration métaphysique, presque religieuse, de dépasser la condition humaine, notamment d'un point de vue physique et entre l'aspiration plus réaliste d'œuvrer pour le bien de la communauté, d'un point de vue moral. Un troisième rôle, peut être aussi celui de propagande pour une idéologie politique ou religieuse.

Par extension, le terme "héros" désigne le personnage principal d'une œuvre de fiction, quelles que soient les qualités dont il fait preuve. Si sa conduite ne correspond pas à un idéal (par exemple, s'il est lâche ou cupide), ce héros peut être qualifié d'antihéros.


On peut ainsi reposer la question, après avoir lu cette définition : Est-ce que les joueurs de hockey contemporains, même Sidney Crosby ou Jonathan Toews, sont des héros?

Je vous pose la question...

Je reviendrai sur vos réponses...

jeudi 17 avril 2014

Les capitaines : Caroline (et Hartford)






Voici un montage qui n'a pas été facile à réaliser. Plusieurs des capitaines de l'époque des Whalers de Hartford sont des joueurs obscurs difficiles à retracer (ex. Russ Anderson #5) tandis que quelques-uns d'entres eux seront capitaines en tant que Whaler et Hurricane.
 




1. Ted Green - 1972-1975
Un vétéran de 10 saisons avec les Bruins de Boston où il gagna 2 Coupes Stanley, Green fit le saut dans l'AMH lors de la saison inaugurale avec les Whalers de la Nouvelle-Angleterre en 1972 (qui au début jouaient également à Boston). Il gagna la Coupe Avco avec les Whalers lors de leur première saison et joua avec l'équipe jusqu'en 1975 avant d'être échangé aux Jets où il termina sa carrière en 1979. Il deviendra par la suite assistant entraineur avec Edmonton et maintenant avec les Rangers de New York. Vidéo!

2. Rick Ley - 1975-1980
Ley quitta les Maple Leafs pour entrer dans la nouvelle ligue en 1972 et sera le pilier de la défense des Whalers jusqu'à l'entrée de l'équipe dans la LNH. Il sera nommé capitaine après le départ de Green et gardera ce titre jusqu'au début de la saison 1980-81 où il se retira après 16 matchs. Il fut par la suite entraineur à Vancouver dans les années 90 et assistant avec les Maple Leafs. Son numéro 2 fut retiré par les Whalers en 1982, remis en circulation plus tard par les Hurricanes mais re-retiré en l'honneur de Glen Wesley en 2009.

3. Mike Rogers - 1980-1981
Rogers est un des rares cas où un joueur fut meilleur dans la LNH que dans l'AMH. Il n'eut jamais plus de 82 points dans l'AMH mais lors de son entrée dans la LNH il eut trois saisons consécutives de 100 points. Les Whalers le nommèrent capitaine après la retraite de Ley mais l'échangèrent aux Rangers la saison suivante. Vous pouvez lire ce texte de Martin à son sujet.

4. Dave Keon - 1981-1982
Keon termina sa grande carrière en tant que capitaine des Whalers pour la saison 1981-82 où à 42 ans il était le plus vieux joueur de la ligue. Martin a également écrit un très bon article sur Keon il y a quelques années donc je n'irai pas plus loin dans son cas.

5. Russ Anderson - 1982-1983
Je n'ai pas grand chose à dire au sujet d'Anderson. Il faut dire qu'à l'époque, les Whalers était une des pires équipes de la ligue et n'avait pas de grands leaders expérimentés au sein de leur alignement (sauf peut-être un mais qui en était à sa deuxième saison, Ron Francis). Il terminèrent cette saison 1982-83 avec 45 points et eurent 3 entraineurs. Anderson, un défenseur qui joua 6 saisons à Pittsburgh avant de s'ammener à Hartford en 1981 fut nommé capitaine pour remplacer Keon. Il signa la saison suivante à Los Angeles et se retira en 1985.

6. Mark Johnson - 1983-1985
Johnson était le meilleur attaquant de l'équipe olympique américaine de 1980 à Lake Placid. S'il ne fut pas celui qui marqua le but gagnant contre les russes, il marqua toutefois celui de la victoire de la médaille d'or contre la Finlande. Après un court séjour à Pittsburgh, il joignit les Whalers en 1982 où il eut 2 bonnes saisons avant d'être échangé aux Blues contre l'excellent gardien Mike Liut. Il joua 5 autres saisons avec les Devils mais sa carrière fut réduite à cause de nombreuses blessures.

7. Ron Francis 1985-1990, 1999-2004
Le meilleur joueur de l'histoire des Whalers (et des Hurricanes). Il fut le visage et le capitaine des Whalers pendant 6 saisons avant d'être échangé aux Penguins en 1990 (un des pires échanges de l'histoire). Il sera capitaine 2 fois avec les Penguins. Premièrement en 1995, alors que Mario Lemieux était en année sabatique et il redeviendra capitaine lors de la retraite de Lemieux en 1997. Il reviendra avec la franchise des Whalers, maintenant en Caroline en 1998, où il retrouva le "C" après une saison. Il est donc le seul joueur de l'histoire à avoir eu 2 termes de capitaine différents pour 2 équipes différentes. Les Hurricanes retirèrent son numéro 10 en 2006. Il vient au 4ème rang de l'histoire de la ligue avec 1798 points en carrière.

8. Randy Ladouceur - 1991-1992
Après le départ de Francis, Randy Ladouceur fut nommé comme successeur. Ce vétéran défenseur avait auparavant joué à Détroit de 1982 à 87. Il portera le "C" avec les Whalers pour une saison avant de laisser sa place à Pat Verbeek en 1992. Il quittera Hartford en 1993 pour joindre les rangs des nouveaux Mighty Ducks d'Anaheim où il sera galement capitaine. Il prit sa retraite à la fin de la saison 95-96. Plus tard il deviendra assistant entraineur à Hamilton, Toronto et ensuite avec les Canadiens lors de la saison de misère de 2011-2012. Il est maintenant assistant entraineur avec les Monsters de Lake Erie dans la ligue américaine.

9. Pat Verbeek - 1992-1995
Les Whalers, avec un nouvel uniforme et un nouveau coach en Paul Holmgren, nommèrent Verbeek capitaine pour cette période de reconstruction. Il formait alors un excellent trio avec Andrew Cassels et Geoff Sanderson. Malheureusement l'équipe rata les séries à chaque saison durant son règne et il fut échangé aux Rangers lors de la saison 1994-95. Il gagna plus tard la Coupe avec Dallas en 1999 et joua également 2 saisons pour les Red Wings. Il est maintenant l'assistant de Steve Yzerman à Tampa Bay.

10. Brendan Shanahan - 1995-1996
En juillet 1995, les Whalers échangèrent le jeune défenseur prometteur Chris Pronger aux Blues de St.Louis en retour de Shanahan. Il n'était pas content de se retrouver à Hartford mais il cacha son mécontentement au départ lorsqu'il fut nommé capitaine pour la saison 1995-96. Il connut une bonne saison et fut invité au match des étoiles mais au début de la saison suivante il déclara ne plus vouloir jouer pour une équipe perdante au futur incertain. Les Whalers lui retirèrent son "C" et il fut échangé après 2 matchs en octobre 1996 aux Red Wings en retour de Keith Primeau et Paul Coffey.

11. Kevin Dineen - 1996-1998
Dineen joua originalement pour les Whalers de 1984 à 1991 et fut un des joueurs les plus populaires de l'équipe et eut 6 saisons consécutives de 25 buts ou plus avant d'être échangé aux Flyers. Il fut ré-échangé aux Whalers en décembre 1995 et hérita du "C" de Shanahan au début de la saison 1996-97. Il sera le dernier capitaine de l'histoire des Whalers et suivra l'équipe lors du déménagement en Caroline pour la saison 1997-98 mais les Hurricanes nommèrent Keith Primeau comme nouveau capitaine la saison suivante. Il jouera une saison à Ottawa en 99-2000 et deux autres saisons à Colombus où il prendra sa retraite en novembre 2002.

12. Keith Primeau - 1998-1999
Primeau s'établit comme leader avec les Whalers/Hurricanes après son arrivée en 1996 et sera nommé capitaine pour la saison 1998-99. Il eut cepandent une dispute contractuelle avec l'équipe après la saison et fit la grêve pour la saison 1999-2000. Ron Francis fut le choix logique pour le remplacer. En janvier 2000, il fut échangé aux Flyers en retour de Rod Brind'Amour. Il jouera à Philadelphie jusqu'en 2006 où il dut mettre fin à sa carrière suite à de nombreux problèmes post-commotions cérébrales.

13. Rod Brind'Amour - 2005-2010
Après le départ de Ron Francis, Brind'Amour fut nommé capitaine pour la saison 2005-2006 au retour du lock-out. Il remportera la Coupe Stanley lors de cette première saison comme capitaine et demeurera avec l'équipe jusqu'à la fin de la saison 2009-2010. L'équipe lui retira le "C" en janvier 2010 au moment où son rendement diminuait considérablement. Les Hurricanes retirèrent son numéro 17 l'année suivante, le 3ème dans l'histoire des Hurricanes.

14. Eric Stall - 2010---
Deuxième choix au total lors du repêchage de 2003, Stall est le pilier de l'attaque des Hurricanes depuis maintenant 10 ans. Il est le deuxième meilleur pointeur de l'histoire de l'équipe (incluant les années à Hartford) derrière Ron Francis. Il est maintenant accompagné de son frère Jordan, aquis des Penguins il y a 2 ans.

lundi 14 avril 2014

Les prix La Vie Est Une Puck 2013-14









Pour la cinquième année tout en niant que j'ai oublié de la faire l'an dernier, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter ses propres trophées. On en a rien à foutre des marqueurs de buts et cie. Nous on récompense la médiocrité et la violence...

Voici donc les prix :

Le Dave Schultz Memorial Award

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Dave Schultz Memorial Award remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si comme moi vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom  de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalités en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coup de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de cœur qui se mérite ce trophée.

Les précédents gagnants :
2013      - Colton Orr
2011-12 - Derek Dorsett
2010-11 - Zenon Konopka
2009-10 - Zenon Konopka

And the winner is : Tom Sestito




Jusqu'à la toute dernière minute, c'était Chris Neil le meneur de la NHL pour les minutes de pénalité et dans le dernier droit, jusqu'à l'arrivé, le mongol à batteries des Senators s'est fait dépasser pour laisser Tom Sestito prendre les devants dans la course au plus pas fin de la NHL... J'aurais tellement eu de choses à dire sur Neil contrairement à Sestito que je ne connais guère... Mais juste à voir sa dentition sur la photo, ça m'intéresse de connaître plus de choses sur lui. C'est impressionnant comment il a su lors de la dernière journée de la saison s'assurer du Dave Schultz Memorial Award... J'avais écrit le texte pour féliciter Chris Neil, juste pour vous dire... Mais vous me connaissez, je fais toujours les double check nécessaires...

Bravo Tom pour ta persévérance et ta ténacité...


Le Bill Mikkelson Award

La Vie Est une Puck est fier de vous présenter le Bill Mikkelson Award, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc du joueur le plus mal sur-utilisé de la NHL. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait en 1974-75 avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de cette saison... Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment!

Les précédents gagnants :
2013      - Erik Gudbranson
2011-12 - Milan Jurcina
2010-11 - Chris Philips
2009-10 - Patrick O'Sullivan

And the winner is : Alexander Edler




Encore un Canucks qui s'est détaché du peloton à la dernière journée de la saison. Hier, Edler était à égalité avec Steve Ott avec -38 et a réussi à terminer la saison avec un but alors qu'il était sur la glace contre son équipe pour remporter seul le Bill Mikkelson Award. Difficile saison pour Edler qui est passé en quatre saisons de +13, 0, -5 pour finir avec un horrible -39. J'imagine qu'il adore le changement de cap des Canucks depuis une couple d'année... 

Bravo Alex, ou devrais-je dire, bravo à Torto pour l'avoir sur-utilisé...


Le Gary "Suitcase" Smith Award

Comme je l'ai déjà expliqué, j'aime beaucoup les trophée de l'AHL parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi nous avons introduit le Gary "Suitcase" Smith Award, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et on ne se promène pas beaucoup quand on est un bon gardien de but, à moins d'être un vrai connard. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but à bien des mauvais endroits à bien des mauvais moments. Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec de rien de moins que 48 défaites en saison régulière... Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la NHL, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites en une saison... Vous serez content par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

Les précédents gagnants :
2013      - Semyon Varlamov
2011-12 - Jonas Hiller
2010-11 - Nikolai Khabibulin
2009-10 - Jeff Drouin-Deslaurier, Tomas Vokun et Miikka Kiprusoff

(À noter que le gagnant de l'an dernier a terminé au sommet dans la colonne des victoires cette saison...)

And the winner is : Ryan Miller




Ce fut une année en deux temps pour Ryan Miller. Il a connu premièrement les bas-fonds de la NHL en faisant de la cave avec les Sabres de Buffalo avant de quitter l'équipe avec qui il évoluait depuis toujours pour se retrouver devant le filet d'une machine de guerre qui aspire à la Coupe Stanley. Néanmoins, les dommages étaient faits lorsqu'il fut échangé à St-Louis et il a terminé la saison avec un total très peu enviable de 30 défaites, ce qui fait de lui le premier gagnant du Gary "Suitcase" Smith Award à faire les séries éliminatoires, ce qui n'est pas rien...

Mais bravo Ryan!!!


Voici un nouveau trophée :


Le Frank Caprice Award

La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Award remis au gardien ayant gardé plus de 20 match ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la NHL avec le plus bas pourcentage d'arrêt depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...


Les précédents gagnants :
2013      - Miikka Kiprusoff
2011-12 - Dwayne Roloson

And the winner is : Dan Ellis


Ce gardien qui fut membre de l'organisation du Canadien le temps d'un tweet est un éternel voyageur. Cette saison, Ellis s'est promené dans la Sun Belt, débutant la saison à Dallas pour la terminer à Miami. C'est probablement son passage vers la Floride qui a fait en sorte qu'il a massacré son pourcentage d'arrêt pour être le troisième récipiendaire du Frank Caprice Award de l'histoire avec un remarquable .879! Ça lui aurait peut-être valu un Vézina dans les années 80 mais dans les années 2010, ça lui vaut un Frank Caprice Award!

Bravo mon Dan...


Et voici nos deux nouveaux trophées :

Le Mike Milbury Award

J'aime introduire un nouveau trophée ici et là et pourquoi ne pas faire comme la NHL et récompenser un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Award remis au directeur général ayant fait la pire échange de l'année. Si vous vous demandez pourquoi le Mike Milbury Awards, voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly et Raffi Torres. C'est certain que ces joueurs-là étaient jeunes à l'poque, mais c'est un assez bon noyau de joueur pour se développer une bonne équipe. Alors vous comprenez pourquoi on nomme avec ce trophée Mike Milbury le pire DG de l'histoire du hockey contemporain pour honorer celui qui a fait les pires décisions de l'année.  À noter que ce trophée est remis au suffrage pas très universel sur les médias sociaux... La démarche n'est pas tant démocratique, mais que voulez-vous nous demeurons dans une province où 41% des électeurs ont donné une majorité au gouvernement la semaine dernière... La démocratie patentée, on connait ça ici!

And the winner is : Mike Gillis pour sa vente de gardien



Même s'il a été remercié pour ses talents en se faisant cavalièrement montrer la porte, on se doit de souligner l'oeuvre qui a mené à son congédiement. Je ne crois pas que même si on le voulait, on ne pourrait pas nécessairement être capable de se débarrasser de deux gardiens de buts numéro un comme Mike Gillis l'a fait dans l'espace de 8 mois. Surtout quand on considère que deux jours après qu'un gros stade ait scandé son désir de voir Luongo dans les buts, vous savez, cette même foule qui l'a tant détesté depuis des années, il l'a échangé contre Jacob Markström et Shawn Matthias alors qu'il aurait pu avoir beaucoup plus un an plus tôt avec les Maple Leafs tout en gardant Cory Schneider... Donc, selon vous, avoir échangé deux gardiens de calibre numéro un dans l'espace de quelques mois fait en sorte que Mike Gillis se mérite le premier Mike Milbury Award de l'histoire!

Ce fut un combat assez serré avec Garth Snow pour le double échange de Vanek qui lui a donné finalement un choix de 2e ronde et Sebastien Colberg en retour, au final, de Matt Moulson, un choix de première ronde et un de deuxième ronde...

Donc, bravo mon Mike!


Et voici finalement le dernier :

Le Craig Smith Award

Je ne savais pas trop comment nommer ce trophée, alors pourquoi ne pas le nommer au nom de son premier récipiendaire de l'histoire avec un gros H. Le Craig Smith Award et remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs possédant le pire pourcentage de mise au jeu remportées. Et avec un très faible pourcentage de 15,8% de mise au jeu remportées en 79 match, Craig Smith mérite non seulement d'être le premier à reporter ce trophée, mais il se mérite l'honneur d'être immortalisé pour l'éternité en raison d son efficacité cette saison au cercle de mise au jeu. Félicitation mon Craig, c'est pas facile, jouer autant de match en perdant presque toutes ses mise au jeu, tu dois bien être bon à quelque part... Je l'espère, du moins...