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mercredi 13 septembre 2023

Larry Sacharuk



Lorsqu'il se présenta en 1967 à son premier camp d'entraînement avec son club junior local, les Blades de Saskatoon, le défenseur Lawrence William Sacharuk venait à peine d'avoir 15 ans quelques jours plus tôt. Il en menait toutefois très large alors qu'il avait déjà dépassé les 6' et 180 livres, en plus d'avoir un lancer frappé dévastateur qui faisait déjà la légende et qui le fit remarquer par l'état-major des Blades. J'ai même lu quelque part qu'il avait auparavant assommé un gardien adverse avec un tir de la ligne bleue.

Il parvint à faire l'équipe et fut utilisé sporadiquement par les Blades à sa première saison, récoltant 8 points en 34 matchs. Il fit l'équipe à temps plein en 1968-69 et continua de se développer tranquillement. 

Lui promettant plus de temps de glace, les Flyers de Niagara Falls l'attirèrent dans la OHL la saison suivante et il en profita pour marquer 19 buts en Ontario. Il décida toutefois de revenir avec les Blades en 70-71 et il explosa pour de bon avec 27 buts et 58 passes pour 85 points. 

La saison suivante, il n'obtint qu'un point de plus, soit 86. Mais de ces 86 points, il avait marqué 50 buts. À ce jour, il s'agit du record pour les buts marqués en une saison par un défenseur et pas seulement dans la WHL ou le junior canadien. Les seuls à s'être approché de ce niveau dans la LNH furent Paul Coffey avec 48 et Bobby Orr avec 46. Aucun défenseur n'en a marqué autant dans l'ancienne AMH. Dans la AHL, aucun ne s'est même rendu à 40 en une saison. Même chose pour les autres circuits mineurs.  

Certains joueurs considérés défenseurs comme Paul Reinhart ou Troy Mick (probablement par erreur pour ce dernier) ont marqué 50 buts dans le junior mais étaient aussi utilisés comme attaquants, même plus souvent que comme défenseurs. Mais selon les rapports de l'époque, Sacharuk est le seul à l'avoir fait en étant exclusivement employé comme défenseur.

Après cette dernière saison junior exceptionnelle, les Rangers de New York le repêchèrent en 2e ronde (21e au total) du repêchage de 1972. Cependant, les Rangers étaient bien garnis en défense, avec notamment le légendaire Brad Park qui y occupait avec brio le poste de défenseur offensif numéro un. Sacharuk ne joua que 8 matchs à sa première saison avec les Rangers en 72-73, ainsi que seulement 23 la saison suivante, passant le reste du temps avec les Reds de Providence dans la AHL. Il compta d'ailleurs 27 buts avec les Reds en 73-74, ce qui était à l'époque un record de la AHL (battu depuis) pour un défenseur. Durant ces quelques matchs à New York, il ne marqua que 3 buts en 31 matchs.

N'ayant donc vraisemblablement plus d'utilité pour lui, les Rangers prirent la décision de l'échanger aux Blues durant l'été 1974 en retour de l'attaquant Greg Polis. Les Blues reçurent également un choix de première ronde dans cet échange, mais le retournèrent aux Rangers la saison suivante dans la trasnsaction impliquant Derek Sanderson. Ce choix devint finalement Lucien DeBlois

Pour sa part, Sacharuk profita de l'occasion pour s'établir avec les Blues à temps plein et employa son lancer dévastateur, un des plus puissants de son époque, pour marquer 20 buts, en plus d'obtenir 22 passes. Ces 20 buts demeurèrent un record d'équipe pour les défenseurs, avant d'être battu par Jeff Brown en 1992. 

Cependant, comme à New York, les Blues étaient aussi en surplus de défenseurs, dont les frères Bob et Barclay Plager. Et à l'exception de son tir foudroyant, Sacharuk présentait des lacunes dans les autres aspects de son jeu. Les Blues retrouvèrent donc un partenaire d'échange familier, encore les Rangers, pour acquérir Sacharuk. Cependant, la valeur de ce dernier avait augmenté et en compensation, les Blues reçurent les droits sur le prolifique attaquant Bob MacMillan. 

Sacharuk revint donc à New York et malgré moins de temps de glace, il obtint un respectable 6 buts et 7 passes en 42 matchs en 75-76. Toutefois, une blessure à l’œil subie lors d'un entraînement mit un fin à sa saison et pratiquement à sa carrière dans la LNH. Après une chirurgie, il ne retrouva jamais plus sa véritable vision et ne joua que 2 autres matchs avec les Rangers en 76-77, passant le restant de la saison ainsi que la suivante dans la Ligue américaine.

Malgré qu'il faisait bien avec le club-école, dont une saison de 23 buts et 54 points en seulement 53 matchs, les Rangers ne firent plus jamais appel à ses services. Libéré de son contrat après la saison 77-78, il signa avec les Racers d'Indianapolis dans l'AMH. Il fut donc l'un des premiers coéquipiers professionnels de Wayne Gretzky. 

Mais encore poursuivi par le malheur, les Racers étaient dans le rouge et durent fermer boutique après seulement 25 matchs en 78-79, quelques semaines après que la merveille ait été vendue aux Oilers d'Edmonton. Plusieurs des ex-Racers parvinrent à trouver un autre poste ailleurs pour terminer l'année mais ce ne fut pas le cas de Sacharuk qui se retrouva en congé forçé pour le reste de la saison. 

N'ayant désormais plus d'AMH ni de club désirant ses services dans la LNH, il signa avec les Bulls de Birmingham dans la CHL en 1979-80. Les Bulls évoluaient d'ailleurs dans l'AMH avant la dissolution de cette dernière. Voyant ses perspectives d'emploi en Amérique réduire de saison en saison, il mit le cap sur l'Autriche avec le ECS Innsbruck en 1980-81 où il était trop fort pour la ligue avec une fiche de 35 buts en 34 matchs. 

Après une saison supplémentaire en Autriche, il migra dans la ligue britannique en 82-83 avec les Eagles de Birmingham (une autre Birmingham) où il joua une dernière saison de seulement 6 matchs avant de prendre sa retraite. Il fut toutefois convaincu de revenir pour deux petits matchs avec les Eagles en 1988-89. Preuve qu'il avait encore toute une garnotte, il amassa 11 buts en 2 matchs...

Après sa retraite, il occupa quelques postes d'entraîneur aux Pays-Bas, en Angleterre, en Italie, en Espagne, ainsi que dans le junior nord-américain, en plus d'être commentateur radio pour les Canucks.

En 151 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 29 buts et 33 passes pour 62 points.


Sources:
Sanderson Is Traded For Blues' draft pick, New York Times, 31 oct. 1975

dimanche 17 janvier 2021

Les grands voyageurs #2: Bob Wren



Re-bienvenue dans cette série sur ces joueurs qu'on qualifie de vagabonds, nomades ou globe-trotters mais surtout passionnés et résilients. On surnomme souvent ces joueurs des ''journeymen'' et on les retrouve à tous les niveaux du hockey professionnel.

Lors de la parution du premier tome de cette série sur le légendaire David Ling, qui joue encore au niveau senior à 45 ans, un lecteur du nom de Jean-Mathieu Marcil m'a mis sur la piste d'un autre joueur éternel du genre, le non moins légendaire Bob Wren...


 
Robert Wren est né le 16 septembre 1974 à Preston en Ontario. Il débuta son parcours junior au sein des fameux Compuware Ambassadors de Detroit, la première équipe américaine de l'histoire de la ligue junior de l'Ontario, établie comme équipe d'expansion en 1990. 

Pour la petite histoire, les Compuware Ambassadors furent nommés selon leur commanditaire évident, la compagnie d'informatique Compuware. Basée à Detroit, la compagnie était la propriété de Peter Karmanos, futur propriétaire des Whalers de Hartford qui déménagea ensuite l'équipe en Caroline. Réalisant probablement que ''Compuware Ambassadors'' était un nom ''shitteux'', il renomma la franchise sous le nom des Red Wings Jr de Detroit en 1992. En 1995, un an après avoir acquis les Whalers, il renomma ses Red Wings Jr sous le nom des Whalers de Detroit, ce qui à ce jour sonne vraiment bizarre. La seule chose qui me vient en tête quand j'entends ''Detroit Whalers'' c'est Gordie Howe... La franchise déménagea dans la banlieue de Plymouth en 1997 et y demeura jusqu'en 2015 lorsque Karmanos la vendit finalement à un groupe de Flint, toujours au Michigan. L'équipe est désormais connue sous le nom des Firebirds de Flint.

Mais revenons à Bob Wren qui joua une saison en tant que ''Compuware Ambassador'' et deux autres en tant que ''Red Wing Junior''. Il récolta en tout 115 buts et 303 points en 182 matchs dans le junior. Sa meilleure saison fut celle de 92-93 qu'il termina avec 145 points, bon pour le deuxième rang de la OHL derrière Andrew Brunette. Les Kings de Los Angeles en firent ensuite leur choix de 4e ronde (94e au total) au repêchage de 1993. 

Il ne joua cependant jamais pour les Kings. Après une autre saison junior, il débuta en 1994-95 son parcours professionnel adéquatement sur le thème du nomadisme alors qu'il n'était pas bien haut dans la hiérarchie des prospects des Kings. Il fut trimbalé de gauche à droite au sein des nombreux clubs affiliés aux Kings, eux qui semblaient changer annuellement de club-école à l'époque, surtout les clubs secondaires. Il joua alors pour 4 clubs en deux saisons dans le système des Kings; les Renegades de Richmond (ECHL) et les Falcons de Springfield (AHL) en 94-95 et ensuite les Cherokees de Knoxville (ECHL) et les Vipers de Detroit (IHL) en 95-96. Il a probablement été largué par les Kings durant cette saison car les Vipers n'étaient pas affilié aux Kings. Ou bien il leur fut simplement prêté parce qu'il n'y joua seulement qu'un match.

Il capta toutefois l'attention des Mighty Ducks d'Anaheim qui le signèrent pour la saison 96-97. Il devint alors une légende avec les Mighty Ducks et demeure à ce jour le meilleur pointeur de leur histoire.
 
Quoi? Teemu Selanne? Ryan Getzlaf? Paul Kariya? C'est qui eux autres? Moi je parle bien sûr des Mighty Ducks de Cincinnati. Wren joua 5 saisons dans le système d'Anaheim, d'abord avec les Bandits de Baltimore en 96-97 et ensuite à Cincinnati avec les mini-Mighty Ducks. Il y connaîtra sa meilleure saison professionnelle en carrière en 97-98 avec 42 buts, 58 passes pour exactement 100 points, bon pour le deuxième rang de la AHL. Il joua également ses premiers matchs dans la LNH cette saison-là, un court séjour de trois matchs à Anaheim où il ne récolta aucun point.

Il joua ensuite 3 autres saisons à Cincinnati, continuant d'empiler les points mais sans jamais s'approcher à nouveau des 100 points. Il ne joua qu'un seul autre match à Anaheim, en 2000-01, suite à quoi son association avec l'équipe se termina. Il aura obtenu 299 points en 277 matchs à Cincinnati, participant à 3 reprises au match des étoiles de la AHL durant cette période. Je ne niaisais pas pour les premiers marqueurs de l'histoire de l'équipe. Cette dernière déménagea en 2005 à Rockford et se repabtisa les IceHogs.


Il signa ensuite avec les Maple Leafs pour la saison 2001-02. Il joua la majorité de la saison à St.John's et ne fut rappelé que pour un seul match à Toronto en saison et un autre match en séries. La saison suivante, il débuta de nouveau à St.John's, mais il fut échangé deux fois durant la saison, d'abord aux Predators de Nashville et ensuite aux Senators d'Ottawa. Il joua donc pour 3 équipes de la AHL en 2002-03, St.John's, les Admirals de Milwaukee et les Senators de Binghamton.

Il quitta alors pour l'Europe en 2003-04. Voici l'historique abrégé de ses clubs de 2004 à 2012.

2003-04: Panthers d'Ausburger (Allemagne), Capitals de Vienne (Autriche)
2004-07: Capitals de Vienna (champion du Championnat d'Autriche en 2005)
2007-09: Roosters d'Iserlohn (Allemagne)
2009-11: ERC Ingolstadt (Allemagne)
2011-12: Towerstars de Ravensburg (Allemagne-2)


En 2012-13, il revint en Autriche et ce, au sein d'un club que je ne connaissais pas mais qui a un nom fantastique, les Moser Medical Graz99ers... Parfois le club est plutôt nommé le EC Graz 99ers. On pourrait croire que c'est une sorte de nom hommage à Wayne Gretzky mais j'imagine que c'est une double signification car le club fut aussi fondé en 1999... Aucune idée cependant de ce que signifie le ''Moser Medical''

Mais bref, Wren y joua une saison (fiche de 11 buts, 29 passes pour 40 points si ça vous intéresse). Il s'agissait alors de la saison du lock-out de 2012 dans la LNH. Wren partagea alors le vestiaire avec quelques joueurs connus comme Thomas Vanek et aussi Olivier Latendresse. Il mit ensuite le cap sur l'Angleterre avec les Panthers de Nottingham pour la saison 2013-14, saison couronné d'un autre championnat pour les Panthers (également l'ancien club de David Ling). 

Si vous suivez le décompte, 2014 marquait également le 40e anniversaire de Wren. Ce dernier décida de poursuivre encore l'aventure avec un retour en Allemagne mais cette fois en 3e division avec les Indians d'Hanovre (anciennement connus temporairement sous le nom fantastique des Ninja Turtles d'Hannover).

Savez-vous également que Hanovre, en plus des Indians en 3e division ont également un club en 2ème division du nom des Scorpions d'Hanovre? En plus d'avoir ce magnifique logo, les Scorpions sont nommés en honneur du groupe rock du même nom et qui est originaire de cette même ville. Est-ce que la chanson ''Wind of Change'' vous vient immédiatement en tête quand vous entendez parler de Scorpions? Maintenant oui.

♪♪ Taaaaaake me....

 

Après cette saison passée à 40 ans au fin fond de la 3e division allemande, est-ce que vous pensez que Wren en avait fini du hockey? C'était mal connaître votre Bob Wren. Il se joignit en 2015-16 avec le club  TSV Trostberg, cette fois en 5e division allemande. J'étais complètement abasourdi quand j'ai découvert ça. Il y a une 5e division allemande? J'imagine que votre ligue locale de ringuette a un meilleur calibre que la 5e division allemande. Wren y joua deux saisons en tant que ''Player-coach'', quelque chose qui est de nos jours très très rare. 

J'ai découvert aussi qu'il a survécu au cancer en 2014. Il a récemment célébré ses 6 ans de rémission. Il a organisé d'ailleurs plusieurs tournois locaux au courant des dernières années au profit de la recherche sur le cancer.

Il quitta ensuite le TSV Trostberg et joignit en 2017 les rangs du EHC Klostersee dans la petite ville de Grafing dans la région de la Bavière en Allemagne, alors un club également en 5e division. 

Il semble avoir élu domicile permanent en Allemagne et est toujours actif en 2020-21 avec le EHC Klostersee à l'âge de 46 ans et bientôt 47! Et il est encore capable de la mettre dedans. Il termina même la saison 2018-19 au premier rang des compteurs du club avec 41 points en 25 matchs. Il faut dire cependant que le premier pointeur de cette ligue, le canadien Killian Hutt, termina la saison avec 132 points...

En tant que seul joueur canadien de l'équipe, Wren aida récemment ce club datant de 1957 à passer en 4e division et semble désormais faire figure de personnage culte à Grafing. Il a également créé une compagnie du nom de Wren Hockey qui semble selon mes recherches se spécialiser en équipement de hockey divers.

Donc, Bob Wren n'a jamais été le plus grand voyageur mais il a tout de même joué professionnellement (et surtout longtemps) pour 21 équipes et ce dans 10 ligues (dont les 5 divisions allemandes) différentes.

Sa fiche dans la LNH fut de 0 buts, 0 passes pour 0 points en 5 matchs.
Sa fiche dans la AHL fut de 187 buts, 315 passes pour 502 points en 532 matchs.
Sa fiche en Allemagne, toutes divisions confondues est (à ce jour) de 135 buts, 285 passes pour 420 points en 364 matchs. Il semble toutefois manquer ses statistiques de quelques saisons sur EliteProspects.


Normalement quand je m'aventure aussi creux dans les anales du hockey outre-mer, je ne sais pas quand m'arrêter, étant fasciné par ces nouvelles curiosités. Voici alors quelques trucs que j'ai piqué des comptes Facebook, Instagram et même TikTok du EHC Klostersee et de Bob Wren qui m'a l'air ultra sympathique.

Comme on ne peut pas voyager en ce moment, je vous emmène ici pour terminer dans une petite excursion en Bavière!

 


Voici tout d'abord ce trésor national qu'est Bob Wren avec son club actuel. Beau chandail tout de même. Pour un club européen, il est quand même assez sobre côté commanditaires.


Vous pouvez voir ici Wren dans son équipe. La 4e (et 5e) division allemande semble regorger de joueurs assez jeunes et gringalets... J'ai même vu un Tweet personnel de Wren qui faisait un appel à tous pour recruter plus de joueurs...

 
Ça c'est Lisa Hemmerle, gardienne aujourd'hui âgée de 25 ans qui joua une dizaine de matchs avec le club de 2016 à 2019. Après avoir joué toute sa vie au niveau masculin, elle est présentement dans la première ligue allemande féminine.



Ça c'est l'ancien chandail avec le lettrage à la Rangers. Pas mal non plus.



Ça a l'air d'être une pas pire ligue quand même. Je pense qu'il s'agit d'un match à l'étranger mais on voit qu'il y a pas mal de supporters.



Cette photo est définitivement à domicile. Remarquez bien le logo de la ''Red Society'', genre de fan club de l'équipe avec Astérix comme mascotte!


Ça semble être parfois assez brumeux dans l'aréna...



 
Wren semble encore capable de sacrer des volées à des joueurs 20 ans plus jeunes que lui...



Ça c'est une photo d'époque, probablement dans les années 60. Remarquez bien le commentaire de Paul Atkins à droite...





Moi je respecte Bob Wren au plus haut point. Regardez sa pauvre bouille ici. Cliquez pour agrandir au besoin, ça vaut la peine. Il regrette déjà son lendemain de brosse...

Personnelement je ne serais pas capable de jouer ou même seulement d'habiter en Allemagne, là où l'on retrouve les meilleures bières au monde.



Tsé... Ça c'est une photo dans le vestiaire durant un après-match. Je prendrais 20 livres juste durant le camp d'entraînement.




 
 Mais bon terminons ça encore plus en beauté. Je vous avais promis des TikTok de Bob Wren alors les voilà...
 
@wrenhockey

♬ original sound - OGR-Scintilla

@wrenhockey

Anniversary ##christmas ##love ##fun ##fyp

♬ I Want a Hippopotamus for Christmas - Plumb

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Just enjoy

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Happy Saturday ##humor ##enjoy ##fyp ##foryoupage ##hockey ##hockeytiktoks ##comedy ##gold

♬ Born to Be Alive (80's Cardio Workout Remix) - Workout Music


Tout un joueur ce Bob Wren. Je lui souhaite de jouer au moins jusqu'à 50 ans. Il a l'air bien parti.

vendredi 9 décembre 2016

Les recordmen des autres ligues (5e partie)







Toujours dans la thématique des détenteurs des records des points à travers les ligues de hockey professionnel, nous voici donc dans la région de l’Europe de l'ouest, région dont j'ai ajouté le Royaume-Uni parce que ça me tentait. Les régions géographiques de l’Europe varient selon les sources alors...

Voyez les autres parties ici.

Allons-y.


National League A (Suisse)

Peter Jaks (1985-2003)
674 PJ - 435 B - 347 P - 782 PTS

Le hockey organisé en Suisse remonte aux années 10 et est depuis devenu une des meilleures ligues en Europe, étant notamment au 1er rang des assistances devant la KHL et la ligue suédoise et ayant plusieurs clubs légendaires comme le HC Davos, le club le plus victorieux de l’histoire avec 31 championnats de la NLA et 15 victoires à la Coupe Spengler (dont l’équipe est hôtesse depuis 1923).

Originaire de la Tchécoslovaquie, Peter Jaks débuta sa carrière professionnelle en 1983 dans la division B Suisse après avoir immigré en Suisse durant son enfance. Il fit ensuite le saut dans la NLA avec le club HC Ambri-Piotta en 1985. À l’exception de deux saisons passées avec HC Lugano, Jaks joua la majorité de sa carrière avec Ambri-Piotta dont quelques saisons comme capitaine. En 1998, il joignit les rangs des Lions de Zurich avec qui il joua jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta en tout trois championnats de la NLA avec Lugano et Zurich. Il devint ensuite directeur général du HC Ambri-Piotta qui retira également son numéro 19.

Il s’est tragiquement enlevé la vie en octobre 2011 après s’être jeté devant un train à Bari en Italie. Il éprouvait des problèmes financiers alors qu’il n’avait pas travaillé depuis son renvoi du club en 2009. 


DEL (Allemagne)

Erich Kuhnhackl (1968-1989)
715 PJ - 691 B - 662 P - 1353 PTS

Les racines de la Deutsche Eishockey Liga (DEL) remontent aux années 50 mais la DEL actuelle fut officiellement formée en 1994 à partir de clubs appartenant à l’ancienne ligue du nom de Bundesliga. La DEL est depuis une des principales destinations outre-mer pour les joueurs nord-américains.

Né en Tchécoslovaquie, Erich Kuhnhackl est une légende du hockey Allemand. Un géant à 6’ 5” et 220 livres, il domina le hockey allemand en plus de s’illustrer plus d’une fois sur la scène internationale. Il détient le records des buts, passes et points dans la ligue allemande en plus du record pour les tours du chapeau avec 53 (3 de plus que Wayne Gretzky). L’Allemagne n’a jamais été une puissance au hockey mais Kuhnhackl est une des raisons pourquoi cette nation est restée aussi longtemps dans le pool “A” durant les années 70 et 80. En 75 matchs du championnat du monde il amassa 40 buts et 75 points. Il aida également l’Allemagne à remporter la médaille de bronze (leur dernière à ce jour en hockey) aux jeux Olympiques de 1976.

Il retourna aux Olympiques en 1984 et termina au premier rang des compteurs avec 14 points. Il avait le gabarit pour jouer dans la LNH et il se fit offrir un contrat par les Rangers à la fin des années 70 mais refusa l’offre pour plus d’argent en Allemagne. Il remporta 4 championnats de la Bundesliga.

Il fut admis au temple de la renommée du hockey international en 1997. Il occupa également le poste d’entraîneur avec plusieurs équipes de la DEL jusqu’en 2010 où il fut élu comme vice-président de la fédération du hockey Allemand. Son fils Tom fut repêché par les Penguins en 4e ronde lors du repêchage de 2010 et il fait présentement partie de l’équipe après plusieurs saisons dans les mineures.



EBEL (Autriche)

Rick Nasheim (1987-2004)
617 PJ - 505 B - 510 P - 1015 PTS

En place depuis 1923, la ligue autrichienne (maintenant appelée Erste Bank Eishockey Liga) opéra presque sans arrêt depuis sa création et depuis 2005, la ligue comporte des équipes en dehors de l’Autriche comme par exemple en Slovénie et en Italie.

Né à Regina en Saskatchewan, Rick Nasheim joua tout d’abord son hockey junior avec les Pats de son équipe locale à Regina dans la WHL et ensuite avec l’Université de Regina où il joua un an avant de traverser en Europe et de commencer sa carrière professionnelle. Il débuta d’abord dans la 2e division allemande en 1986-87 mais quitta pour la ligue autrichienne l’année suivante avec le club VEU Feldkirch. Il joua avec le club jusqu’en 2000 et au passage obtint la nationalité autrichienne en 1990. Il joua par la suite quelques saisons avec le club EHC Linz mais revint terminer sa carrière avec VEU Feldkirch en 2003-04. Il gagna en tout 6 fois le championnat autrichien en plus de participer à 9 reprises aux championnats du monde en plus des jeux olympiques de 1994 et 1998. Il devint par la suite entraineur du ECH Linz et est présentement assistant entraineur avec les Capitals de Vienne.



Ligne Magnus (France)

Franck Pajonkowski (1983-2003)
443 PJ - 585 B - 628 P - 1213 PTS

La première ligue française a été connue sous une multitude de noms depuis sa création en 1907 (Championnat de France, 1re Série, Série A, Nationale A, Ligue Nationale, Super 16, etc.) mais porte le nom de Ligue Magnus depuis 2004 en l’honneur de la Coupe du même nom et du fondateur de la Fédération internationale de hockey sur glace, Louis Magnus.

Né à Douai dans le nord de la France, Franck Pajonkowski a immigré au Québec alors qu’il était enfant et a donc grandi dans le hockey mineur québécois. Il a joué son hockey junior avec les Cataractes et les Saguenéens mais revint dans sa contrée d’origine en 1983 et s’aligna avec les Boucs de Mégève de la Ligue Magnus où il joua deux ans et remporta le championnat de 1984 à sa première année. Il joua ensuite deux saisons avec les Français Volants de Paris et s’aligna finalement avec les Dragons de Rouen, club mythique où il joua de 1987 jusqu’à sa retraite en 2003. Il remporta six autres championnats avec les Dragons, équipe alors dominante dans les années 90. Son fils Tom a la double nationalité française et canadienne et a également évolué dans la LHJMQ. Il évolue présentement avec les Forts de Chambly au junior AAA.

 
BHL (Royaume-Uni) 

Tony Hand (1982-2015)
BHL: 484 PJ - 921 B - 1338 P - 2259 PTS
BISL: 207 PJ - 65 B - 174 P - 239 PTS
BNL: 116 PJ - 68 B - 200 P - 268 PTS
EIHL: 237 PJ - 82 B - 232 P - 314 PTS
EPIHL: 273 PJ - 95 B - 406 P - 501 PTS

L’histoire du hockey professionnel au Royaume-Uni est assez complexe alors que la première ligue majeure, la British Hockey League changea de format et de nom à maintes reprises et fut dissoute et reformée et remplacée par d’autres ligues… etc. C’est assez mêlant d’ailleurs et je veux garder ça le plus bref possible. La seule constante de cette ligue fut la légende de Tony Hand.

Né à Édimbourg en Écosse, Hand devint le premier joueur développé au Royaume-Uni à être repêché par une équipe de la LNH. Il dominait alors la ligue Britannique au sein de son club local, les Racers de Murrayfield en Écosse où il jouait depuis l’âge de 14 ans, alors que l’équipe manquait de joueurs. Il récolta 164 points lors de deux saisons consécutives (en seulement 32 matchs), ce qui poussa les Oilers d’Edmonton à prendre une chance avec lui et le sélectionner en 12e ronde du repêchage de 1986. 

Il étonna au camp des Oilers et Glen Sather tenta de le convaincre de rester au Canada et jouer au niveau junior. Hand acquiesça mais ne joua finalement que 3 matchs avec les Cougars de Victoria (8 points en 3 matchs) avant de retourner en Écosse. Il éprouvait alors le mal du pays et trouvait le calendrier canadien trop exigeant. Il retourna donc avec les Racers avec qui il connut sa première saison de plus de 200 points (35 pj - 105 b - 111 p - 216 pts). Il retenta l’expérience au Canada l’année suivante avec les Cougars et quelques matchs hors-concours avec les Oilers qui lui offrirent un contrat dans les mineures qu’il refusa, ayant peur de rester coincé dans les mineures et de gagner moins d’argent qu’à Édimbourg. Sather déclara qu’il était déçu de sa décision et qu’il le considérait comme un bon prospect, comparant même sa vision de jeu à celle de Wayne Gretzky.

Hand avoua plus tard qu’il s’agissait peut-être d’une erreur mais il continua d’exceller de manière presque ridicule dans la ligue Britannique. Il amassa en tout plus de 4000 points (incluant les séries) dans toutes les incarnations de la ligue de 1982 jusqu’à sa retraite à 47 ans en 2015. Aucun autre joueur au monde ne s'approche d'un tel total. Professionnellement, Gretzky a pour sa part récolté 3369 points (incluant les séries et son parcours dans l'AMH).

Hand joua en tout pour 8 clubs à travers les différentes versions de la ligue britannique et trois de ces clubs ont retiré son chandail soit les Racers de Murrayfield où il commença sa carrière, les Capitals d’Édinbourg ainsi que le Phoenix de Manchester où il joua de 2006 jusqu’à sa retraite.

Il fut également admis comme membre de l’Ordre de l’Empire Britannique, probablement le seul joueur de hockey à recevoir cet honneur.


Ligue Elite de Belgique

Bill Morgan (1977-2001)
413 PJ - 537 B - 835 P - 1372 PTS

Un pays dont on entend rarement parler au niveau hockey, la Belgique a vu apparaître la naissance de la Belgian Hockey League pour la première fois en 1912. Maintenant connue sous le nom de la Belgium Elite League, elle est constituée de 8 clubs se disputant annuellement la coupe de Belgique.

Originaire de London en Ontario, Bill Morgan évoluait pour l’Université de Guelph lorsqu’en 1976, lui et son équipe vinrent jouer quelques matchs en Belgique. il a dû s’y plaire alors que la saison suivante, il vint s’y établir avec le club HYC Herentals avec qui il joua presque sans interruption jusqu’à sa retraite comme joueur en 2001. Il s’est marié et a obtenu sa nationalité Belge et il a eu trois fils hockeyeurs qui ont tous les trois évolué sous ses ordres à Herentals alors que le paternel a été entraineur de l’équipe jusqu’en 2013. Cependant, le club HYC Herentals évolue désormais dans la ligue des Pays-Bas.


Parlant du loup…



Eredivisie (Pays-Bas)

Joe Simons (1964-1980)
441 PJ - 743 B - 405 P - 1148 PTS

La première ligue néerlandaise, la “Eredivisie” est la seule ligue professionnelle de ce petit pays et son origine remonte à 1945, soit après la 2e guerre mondiale. Elle suspendit ses opérations de 1950 à 1964 mais a repris ses activités sans interruption depuis. Elle opère présentement avec 7 équipes (dont une en Belgique) qui se disputtent le championnat Néerlandais. Au cours des années, la ligue a vu tout de même quelques ex-joueurs de la LNH dont Karl Dykhuis, Zarley Zalapski, Mark Pederson et Alexander Selivanov entres autres. Dale Weise y a également joué durant le dernier lock-out.

Un des clubs légendaires de la ligue, les Trappers de Tilburg dominèrent la ligue durant les années 70, période où ils remportèrent le championnat lors de 7 saisons consécutives, un record. Dans leurs rangs figurait un canadien du nom de Joe Simons qui débarqua aux Pays-Bas en 1964. J’ai peu d’informations sur son parcours avant sa carrière avec les Trappers mais il marqua l’histoire du hockey néerlandais avec ses 1148 points en 441 matchs. Son numéro 10 fut retiré par l’équipe lors de sa retraite et il revint au Canada par la suite.



Dans la prochaine partie nous irons plus à l'est et nous examinerons les ligues russes, tchèques, et autres pays slaves.



mercredi 26 octobre 2016

La Alps Hockey League






À chaque nouvelle saison de hockey, moi et Martin ITFOR avons depuis quelques années une tradition assez particulière que j’appelle “Où est rendu Francis Verreault-Paul?”. Cet ancien joueur des Saguenéens et des Redmen était un de nos joueurs favoris lorsqu’il évoluait à l’Université McGill il y a quelques années et nous suivons sa carrière de loin depuis sa dernière saison à McGill en 2011-12. Nous savions qu’il avait le potentiel de poursuivre sa carrière après son stage universitaire et d’au moins performer dans les ligues mineures à défaut de pouvoir se rendre dans la LNH.

Il a tout d’abord terminé la saison 2011-12 dans la Ligue américaine avec les Bears de Hershey où il joua 6 matchs. Il commença ensuite un parcours vagabond entre la ECHL et différentes ligues européennes et depuis ce temps, à chaque début de saison, nous avons comme devoir de le retracer. Il a joué la dernière saison avec les Stars de Gentofte dans la ligue du Danemark et je me demandais bien qu’est-ce qu’il allait nous réserver en 2016-17 alors que des rumeurs régionales le ramenaient au Saguenay avec le Marquis de Jonquière, ce qui m’excitait grandement alors que j’aurais pu revoir ce joueur fougueux en action. Il a cependant décidé de continuer son aventure en europe, cette fois-ci avec les Broncos de Sterzing-Vipiteno dans la Alps Hockey League.


Verreault-Paul avec sa nouvelle équipe en 2016-17


Comme moi, vous vous dites sûrement “What the fuck is the Alps Hockey League?”. Et bien c'est normal de ne jamais en avoir entendu parler car figurez-vous que la ligue de hockey des Alpes est en fait une toute nouvelle ligue qui a débuté ses activités cette saison. Et comme j'ai une fascination pour les ligues mineures obscures, je me devais d'en savoir plus.

Cette ligue est née des cendres de deux ligues, la Serie A italienne et la Inter-National League, qui ont fusionné à la fin de la dernière saison. La Serie A était la première ligue en importance en Italie et existait depuis 1925 alors que la Inter-National League était une ligue semi-pro plus récente (fondée en 2012) avec des clubs en Slovénie, en Autriche et aussi en Italie. Il est triste de voir une ligue presque centenaire terminer ainsi ses activités mais la fédération Italienne de hockey espère ainsi relancer le hockey professionnel italien qui battait supposément de l’aile. La Seria A a connu des difficultés financières et avait perdu du lustre au cours des dernières années avec la défection d'une de ses équipes phares, le HC Bolzano, dans la ligue Autrichienne (EBEL).

La nouvelle Alps Hockey League regroupe donc 16 équipes dont la plupart étaient dans ces deux ligues auparavant. On retrouve en fait 7 équipes basées en Autriche, 8 en Italie (toutes situées au nord) et une seule en Slovénie pour l'instant. Deux des équipes autrichiennes serviront également de clubs-écoles pour la ligue Autrichienne. Pour éviter toute confusion avec l’autre AHL en Amérique, la Alps Hockey League prendra l’abréviation Alps-HL.


Carte de la Alps-HL en 2016-17



Si tout va bien dans les prochaines années, la ligue espère prendre de l’expansion en Allemagne, en Croatie, en République Tchèque et en Slovaquie même si techniquement, la Slovaquie et la République Tchèque ne font pas partie du territoire des Alpes. Si la Alps-HL voudrait vraiment faire honneur à son nom, elle devrait plutôt viser la Suisse et la France mais bon...

Outre Verreault-Paul, je n’ai pas vraiment trouvé beaucoup de noms familiers dans cette nouvelle ligue. Il s’agit principalement de jeunes joueurs locaux et quelques joueurs provenant des ligues mineures nord-américaines comme Verreault-Paul. Je suis toutefois tombé sur Boris Valabik, un ancien premier choix des Thrashers d’Atlanta qui évolue avec le club autrichien de Lustenau et qui est le seul membre de la ligue à avoir joué dans la LNH.

Si ça vous intéresse, on peut trouver plusieurs matchs de la ligue sur Youtube et ce même en direct apparemment. En voici un du 12 octobre dernier entre l’équipe de Verreault-Paul, les Broncos, contre le HC Asiago, une équipe dirigée par l’ancien gardien des Penguins Tom Barrasso.





Je souhaite donc bonne chance à Verreault-Paul et à la Alps-HL en 2016-17 et pour les prochaines saisons! Si ça ne fonctionne pas, je suis sûr qu'il pourra joindre les rangs du Marquis de Jonquière éventuellement.