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dimanche 12 avril 2026

Joueur oublié des 90's #104: Claude Loiselle


N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Aujourd’hui, on regarde du côté de la carrière d’un Franco Ontarien qui a joué une douzaine de saisons au hockey professionnel en Amérique du Nord. Évidemment, comme la plupart des Ontariens francophones ayant évolué dans la LNH, plusieurs pensent que Claude Loiselle est un Québécois, mais il n’en est rien!

Natif d’Ottawa, ce joueur de centre des Spitfires de Windsor (OHL) a été un choix de 2e tour des Red Wings de Détroit (23e au total) lors de la séance de 1981. À ses deux très productives dernières saisons au niveau junior, il amasse 109 et 88 points en 68 et 46 matchs, respectivement.

Joueur physique et robuste malgré un modeste gabarit de 5 pieds 11 pouces et 190 livres, il n’a pas peur du banc des pénalités, lui qui y passe 267 minutes en 114 matchs dans l’OHL durant la période citée ci-haut. Son profil n’est pas nécessairement celui d’un bagarreur, mais s’il doit jeter les gants, il le fait sans hésiter.

Durant ses deux dernières saisons au niveau junior, il a la chance d’être rappelé à Détroit pour quelques matchs. Le 7 février 1982, il marque son premier but à son premier match dans la LNH, dans une victoire de 8 à 5 contre les Blues à Saint-Louis. Il disputera trois autres matchs en 1981-82, n’accumulant aucun point.

Il débute la saison 1982-83 avec les Wings, amassant deux buts lors des dix-huit premiers matchs disputés, avant d’être retourné à Windsor pour finir la saison.

C’est en 1983-84 que Claude Loiselle passe au niveau professionnel à temps plein, alors qu’il joue vingt-huit parties avec Détroit (4-6-10) et vingt-neuf avec les Red Wings d’Adirondack (13-16-29), des débuts très intéressants pour un jeune centre de vingt ans avec sa production d’un point par match dans la Ligue américaine.

Il continuera de diviser son temps entre Détroit et les Wings d’Adirondack lors des saisons 1984-85 et 1985-86, disputant 78 matchs dans la LNH (15-16-31) et 68 avec Adirondack (37-40-77) lors de ces deux campagnes. Dans la Ligue américaine, il est toujours constant et productif, et produit à un rythme supérieur à un point par match. 

Dans la LNH, avec une piètre équipe à Détroit, il joue toujours très dur malgré son gabarit et est utilisé sur les deux derniers trios et en désavantage numérique, notamment.

Lors de la saison 1985-86, Loiselle accumule 142 minutes de pénalité en seulement 48 parties, et il aide les Red Wings d’Adirondack à remporter la Coupe Calder avec cinq buts et quinze points en autant de matchs de séries.

À l’été 1986, les Red Wings de Détroit n’ont plus de place pour l’Ontarien, qu’ils décident d’envoyer au New Jersey en retour de Tim Higgins, vétéran ailier droit qui avait déjà marqué plus de vingt buts et cinquante points deux fois dans la LNH.

À la recherche de jeu plus rugueux et énergique, les Devils espéraient trouver en Loiselle un joueur travaillant capable de donner une étincelle à son équipe avec son jeu intense. En guise de remerciement pour leur confiance, l’infatigable patineur leur donne sa meilleure saison dans la LNH en 1986-87, alors qu’il dispute soixante-quinze parties, amassant vingt-quatre passes et quarante points, trois sommets en carrière!

La saison suivante (1987-88), il continue sur sa lancée en inscrivant un sommet de dix-sept buts en saison régulière et aidant les Devils à se qualifier pour les séries lors du dernier match de la saison. À titre d’équipe cendrillon, les Devils atteignent la finale de la conférence Prince-de-Galles, mais s’inclinent en sept matchs contre Boston. Loiselle dispute vingt matchs de séries et accumule dix points en vertu de quatre buts et six passes, tous des sommets pour lui en séries dans la LNH.

Après ses deux premières saisons avec une équipe alignant peu de vétérans, Loiselle avait très bien paru dans une équipe comptant de bons jeunes joueurs comme Kirk Muller, Pat Verbeek, John MacLean, Bruce Driver, Tom Kurvers, Sean Burke et un jeune Brendan Shanahan de dix-huit ans!

Malheureusement, à vingt-quatre ans, Claude Loiselle venait de connaître ce qui demeureront ses deux meilleures saisons en carrière. La saison suivante, il marque seulement sept buts et passe 209 minutes au cachot, en plus d’un différentiel de -10, et les Devils ratent les séries.

Voulant ajouter de l’offensive, le New Jersey va chercher le vétéran Walt Poddubny des Nordiques de Québec à l’été 1989, et envoie dans un package Loiselle à l’équipe de la Vieille Capitale. L’attaquant d’Ottawa ne pourra pas vraiment se faire justice à Québec, dans une équipe en déroute qui peinait à aller chercher des victoires. 

Il marque onze buts et vingt-cinq points en 1989-90, mais ne peut améliorer ses totaux la saison suivante, si bien que les Nordiques le laissent partir au ballotage. Les Leafs décident de le réclamer et il termine la saison 1990-91 avec Toronto. Il joue un an avec la mythique équipe, qui l’échange aux Islanders la veille de la date limite des transactions, le 10 mars 1992.

À 30 ans et ralenti par son style physique, Loiselle ne produit plus comme à ses meilleures saisons, lui qui dispute 41 parties à sa première saison complète avec les Islanders, en 1992-93. Avec cinq buts et trois passes, il ne s’inscrit pas vraiment au tableau. Mais avec 90 minutes de pénalité, il prouve qu’il ne recule devant rien pour prendre sa place et déranger les défensives adverses.

Cette saison-là, le numéro 10 des Insulaires et son équipe causent la surprise en éliminant les puissants Penguins de Pittsburgh en sept matchs en quarts de finale. Avec les Jagr, Lemieux, Francis, Mullen et Murphy, pour ne nommer que ceux-là, les Pens étaient les doubles champions en titre! 

Les Isles mirent fin à une potentielle dynastie dans la LNH, protégeant celle de leurs prédécesseurs une dizaine d’années plus tôt comme étant la dernière vraie dynastie (elle l’est toujours!) dans le circuit Bettman. Loiselle amasse trois passes en dix-huit matchs de séries lors de ce parcours cendrillon.
 
La saison suivante, il dispute dix-sept matchs, amassant un but et une passe (49 minutes de pénalité), mais c’en est terminé pour lui comme joueur, à l’issue de la saison 1993-94.

Peut-être a-t-il connu ses succès très tôt en carrière, mais Claude Loiselle a été un de ces joueurs de bas d’alignement efficaces dans l’ombre, ayant souvent l’ingrate tâche de jouer pour des équipes en difficulté. Il a disputé 616 matchs durant sa carrière, amassant 92 buts et 117 passes, pour 209 points. 

Robuste et courageux, il accumule 1149 minutes de pénalité, mais patiner dans des équipes de bas de classement vient aussi souvent avec des différentiels négatifs, ce qui explique en bonne partie son -128 en carrière, lui qui était souvent utilisé dans des tâches défensives, dans des bas d’alignements d’équipes qui devaient se battre pour survivre soir après soir.

Pour vous donner une idée, il a patiné dans la LNH dans treize saisons différentes, mais ne participe aux séries qu’à trois reprises. Les Red Wings du milieu des années ’80 ne faisaient pas les séries et n’étaient pas la puissance qu’elle est devenue quelques années plus tard. Les Devils ont surpris avec une qualification en séries en 1987-88, mais c’est tout. Les Nordiques et les Leafs étaient de perpétuels candidats au dernier rang de leurs divisions respectives…

Ainsi donc, on peut dire que l’ancien des Spitfires de Windsor n’a pas eu les circonstances les plus faciles pour s’épanouir dans la LNH. En même temps, il a toujours fièrement défendu les couleurs de ses équipes, peu importe les circonstances. 

Et avec près de cent buts et plus de deux cent points dans la meilleure ligue de hockey au monde, Claude Loiselle avait bien plus que seulement du cœur : il a eu le talent de patiner pendant plus d’une décennie avec les meilleurs joueurs de son époque!

Après sa carrière de joueur, il est demeuré dans le milieu du hockey, travaillant notamment comme assistant DG du Lightning, DG de leur club-école de Norfolk (Ligue américaine), assistant DG des Leafs et consultant avec les Coyotes, entre autres.

mercredi 8 avril 2026

Jean Pronovost

 

On parle beaucoup de Cole Caufield par les temps qui courent et de ses 50 buts. Nous sortons aussi dans la période pascale.  Voici donc un billet qui fait un lien entre les deux: un marqueur de 50 buts pour qui la religion revêt beaucoup d’importance: Jean Pronovost.

Né à Shawinigan, onzième au sein d’une famille de 12 enfants, Jean Pronovost s’est affairé à suivre le chemin de ses frères Marcel et Claude, qui ont joué dans la LNH avant lui.

Recruté par les Bruins de Boston, il fut assigné aux Flyers de Niagara Falls, avec qui il remporta la Coupe Memorial en 1965.  Après une autre année à Niagara Falls, il fut assigné aux Blazers d’Oklahoma City de la Ligue centrale, où l’équipe remporta la Coupe Adams en 1967.

C’est toutefois pendant cette période que les Bruins reprirent vie après une période médiocre, alors que l’arrivée de Bobby Orr, Phil Esposito et compagnie changea la donne.  Gravir les échelons devint donc plus difficile.  L’arrivée de l’expansion en 1967 créa par contre d’autres opportunités pour Pronovost, chance que n’eurent pas certains autres de ses frères.

En 1968, Boston l’échangea aux Penguins en compagnie de John Arbour contre un montant d’argent.  Si ainsi il quittait une organisation au sommet, ceci lui permit toutefois de finalement atteindre la Ligue nationale et ce, sans aller-retour vers les mineures.  Dès sa saison recrue, il marqua 16 buts, un total qui progressa constamment pendant plusieurs saisons.  Il devint donc un incontournable de l’attaque des Penguins.  Par contre, en plus d’être une équipe d’expansion récente, Pittsburgh n’était pas la plus performante de ce groupe, en plus d’être souvent instable, que ce soit derrière le banc ou au niveau des propriétaires.

Le 17 novembre 1973, Pittsburgh recevait Chicago.  Pronovost jouait avec un poignet cassé, ce qui représente un problème, surtout pour un marqueur.  Il rata donc 4 ou 5 bonnes chances de compter et fut frustré par Tony Esposito.  Il y avait parmi les maigres foules des Penguins un partisan qui avait habitude de vociférer contre les joueurs, tellement que les joueurs locaux l’avaient surnommé le ″delicatessen manager″.  (Il ne gérait pas un delicatessen.  Il était plutôt programmeur.  Tout ça pour dire que les joueurs des Penguins le connaissaient bien.)  Ce soir-là, en raison de ses occasions ratées, il s’en prit particulièrement à Pronovost.  Et parmi la maigre foule de 11 488 spectateurs, on entendait bien ses propos.  Frustré, Pronovost s’en prit à lui, même si ce n’était pas dans sa personnalité.  La tirade dura plus d’une minute.  Pittsburgh perdit 4-1.  Pronovost avoua quelques jours plus tard que ce n’était peut-être pas une bonne idée…

En 1974-75, sous les ordres de Marc Boileau et aidé par les 43 buts de Pronovost, les Penguins connurent leur première saison avec une fiche supérieure à ,500.  Une fois en série, après avoir éliminé St-Louis, Pittsburgh devint la deuxième équipe de l’histoire, après les Red Wings de 1942, à prendre les devants 3-0 dans une série pour ensuite la perdre 4-3.

En 1975-76, alors qu’il formait la Bicentennial Line avec Syl Apps Jr. et Lowell MacDonald, Pronovost devint le premier marqueur de 50 buts de l’histoire des Penguins.  (Pierre Larouche le suivit quelques jours plus tard.)  Par contre, une fois en série, les Penguins furent éliminés au premier tour par les Leafs.

Son total de 52 buts et ses 104 points lui valurent tout de même un contrat de 100 000$ par année.

L’argent n’effaça toutefois pas la frustration d’évoluer avec une équipe qui tournait en rond.  En décembre 1976, après deux défaites, il n’apprécia pas que les pratiques furent suspendues pour laisser place à une fête de Noël.  En indiquant que sous une direction appropriée, une telle situation ne serait pas acceptable, on comprenait qu’il égratignait l’entraîneur, son ex-coéquipier Ken Schinkel.  Il dénonça aussi la culture de perdants et l’atmosphère de country club au sein de l’équipe, qui à ses yeux, sous-performait.

Les 64 points de Pronovost l’assurèrent de la tête chez les Penguins.  Pittsburgh termina alors avec une fiche de 34-33-13, mais fut encore éliminé par Toronto au premier tour.  Cette élimination hâtive lui permit tout de même d’aller à Vienne, où le Canada revenait aux championnats du monde après une absence de 8 ans.  L’unifolié prit la quatrième place du tournoi qui se déroule pendant les séries de la LNH.

Si Pronovost, maintenant capitaine, redevint un marqueur de 40 buts en 1977-78, l’équipe rata les éliminatoires.  Il put donc retourner aux championnats du monde, à Prague cette fois.  Il revint de Tchécoslovaquie avec une médaille de bronze au cou.

À son retour, comme il en avait assez de perdre, il demanda d’être échangé.  Il approcha même Cliff Fletcher, le directeur-gérant des Flames d’Atlanta.  Baz Bastien, le dg des Penguins, s’est alors dit que son attitude aurait une mauvaise influence sur l’équipe et se résigna à s’en départir.  Quelques mois après l’introduction de son frère Marcel au Temple de la renommée, Jean quitta finalement Pittsburgh pour prendre le chemin d’Atlanta dans un échange à trois équipes.  Gregg Sheppard se retrouva quant à lui à Pittsburgh, alors que Dick Redmond alla à Boston.

Au moment de partir de Pittsburgh, Pronovost détenait les records d’équipe pour les buts et les points.  (Ces records ont depuis été battus par Mario Lemieux.)

À son arrivée en Géorgie, on lui conseilla d’éviter Ed Kea, qui prêchait intensément la bonne parole.  Son épouse se lia tout de même d’amitié avec la femme de ce dernier et se joignit au mouvement.  Pronovost devint aussi ″born again Christian″.

Sur la glace, Atlanta avait la réputation d’être une équipe respectable, mais qui s’écrasait en séries.  Lors des deux ans de Pronovost dans leur uniforme, l’équipe s’est montrée fidèle à sa réputation, en ne remportant qu’un seul match de séries.

Lorsqu’à l’été 1980, les Flames déménagèrent à Calgary, Pronovost n’a pas été invité à suivre.  Voulant effectuer un virage jeunesse, ils échangèrent leur capitaine aux Capitals, une autre équipe faible, contre un montant d’argent.

Si Pronovost amassa 65 points en 1980-81, il fut limité à 10 matchs en 1981-82, passant la majorité de l’année avec les Bears de Hershey de la Ligue américaine.  Il profita toutefois de son passage à Washington pour enseigner la bonne parole à Mike Gartner et Ryan Walter. 

Comme ce fut sa dernière saison, il termina sa carrière avec une fiche de 391-383-774.  Malheureusement pour lui, il ne lui manqua que 2 petits matchs pour atteindre le seuil de 1000.

À la fin des années 1980, il s’est joint aux Redmen (aujourd’hui Redbirds) de McGill, d’abord comme entraîneur-adjoint, puis comme entraîneur.

En 1994-95, il devint entraîneur de l’équipe de son patelin, les Cataractes de Shawinigan, en cours d’année.

En 1996-97, il fit partie de la brève aventure des Rafales de Québec de la Ligue internationale.  Il quitta au milieu de l’année suivante (la dernière de l’équipe), pour ensuite se joindre aux Huskies de Rouyn-Noranda.  Il y sera jusqu’au milieu de l’année 2000-01.  Il complétera la saison 2001-02 derrière le banc des Castors de Sherbrooke.

Il passa ensuite une saison en Suède.

Il est aujourd’hui à la retraite et vit à Calgary.

Sources:

″Fan’s Baloney Cuts Through Pens’ Prony″ de Dan Donovan, November 27, 1973, Pittsburgh Press, page 26,

″Penguins’ Pronovost fed up″, CP, December 22, 1976, Ottawa Citizen, page 19,

″Pronovost Skates Off; Pens Land Sheppard″ de Bob Whitley, September 7, 1978, Pittsburgh Post-Gazette, page 10,

″Pronovost to play for Caps″, AP, July 2, 1980, The Lewiston Journal, page 21,

″Charter members to enter Penguins’ Hall″ de Bob Grove, October 22, 1992, Greene County Observer-Reporter, page C-6,

″NHL Star gets a wake up Call: The Story of Jean Pronovost″, Hockey Ministries International (hockeyministries.org),

chl.ca, wikipedia.org.

 

jeudi 2 avril 2026

Richie Regehr



N.D.L.R
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Malgré qu'il avait disputé cinq saisons complètes et productives dans la Ligue junior de l’Ouest, aucune équipe de la LNH n’avait appelé au repêchage le nom de Richie Regehr, frère de Robyn, celui qui a joué 1089 matchs avec Calgary, Los Angeles et Buffalo (surtout Calgary)!

Ayant déjà un Regehr dans leur équipe, les Flames décidèrent de donner la chance à Richie, le signant en 2004 à titre d’agent libre, alors qu’il était âgé de 21 ans. Il joua quatorze matchs (deux passes) avec l’équipe en 2005-06 et six (un but et une passe) en 2006-07, pour vingt matchs, les seuls de sa carrière dans la LNH. Il a marqué son seul but le 19 Décembre 2006 contre Los Angeles, alors qu’il déjoua le gardien Dan Cloutier d’un tir des poignets de la ligne bleue. Les Flames gagnèrent la partie, 5-3.

Malgré tout, les Flames ne retinrent pas ses services à l’issue de la saison 2006-07. C’était dommage pour Regehr car en plus de n’avoir pas mal paru durant ces vingt matchs avec Calgary, il avait bien fait dans la Ligue Américaine avec 21 buts et 48 passes en 134 matchs, répartis sur trois saisons, en plus d’un différentiel de +15.

Ne recevant pas d’autres appels de la LNH, le petit frère de Robyn décide de traverser l’Atlantique pour continuer sa carrière, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fait durer le plaisir sur le Vieux Continent, laissant sa marque à gauche et à droite en Allemagne et en Suède, en passant par un court séjour en Autriche.

D’abord, l’ancien de la WHL a disputé la saison 2007-08 avec les Lions de Francfort et brillé, avec 21 buts et 20 passes en 42 matchs, une excellente production pour un défenseur! Il était un quart-arrière solide et son jeu a attiré l’attention des Eisbären (Ours Polaires) Berlin, puissante équipe de la Deutsche Hockey League, avec laquelle il évolua quatre saisons, de 2008 à 2012.
 

Le productif défenseur y remporte notamment trois championnats en quatre ans (2009, 2011 et 2012). Il a été excellent à Berlin et les fans l’ont adoré. En 184 matchs là-bas, il a marqué 49 buts et s’est fait complice de 81 autres (130 points). Il joua ensuite en première et deuxième division avec MODO en Suède, de 2012 à 2014.

Avec ses récents championnats encore en mémoire, Regehr décide de retourner en Allemagne pour jouer trois ans à Munich. Malgré une production réduite à ses deux dernières années et une blessure qui l’empêche de participer aux séries de 2016, Regehr remporte le championnat en 2016 et en 2017, même si officiellement, il n’est considéré champion qu’en 2017.

À bout de souffle, il dispute six matchs avec Klagenfurt (Autriche) en 2017-18, avant de tirer sa révérence pour de bon. Peut-être ne s’était-il pas fait un nom ici, mais il a tout de même fait partie de cinq équipes championnes en huit saisons dans la DEL, en plus d’être fiable et productif en Europe, ne terminant jamais avec un différentiel négatif en dix saisons en Allemagne et en Suède, deux pays au très bon calibre!

De son côté, Robyn passa des Flames aux Sabres à l'été 2011. Il est ensuite échangé aux Kings durant la saison écourtée de 2012-13. Il gagnera la Coupe Stanley au printemps 2014, jouant 8 matchs en séries. Il se retira du jeu après la saison 2014-15, signant un contrat d'une journée pour se retirer en tant que membre des Flames.
 
Robyn et Richie Regehr lors de leur court séjour comme coéquipiers avec les Flames.

 
Dernière petite anecdote sur les frères Regehr. Bien qu’ils soient d’origine canadienne, Robyn est né au Brésil et Richie, en Indonésie. Bizarre? Pas si on considère que leurs parents étaient des missionnaires mennonites qui voyageaient à travers le monde dans leur mission.

Seulement deux patineurs natifs du Brésil ont joué dans la LNH. Robyn Regehr et le gardien Mike Greenlay, qui a joué deux parties avec Edmonton en 1989-90.

Mais un seul patineur natif de l’Indonésie a joué dans la LNH : Richie Regehr.

Ils s’agit du seul duo de frères à mener les pointeurs de l’histoire de pays différents dans la LNH. Aucun joueur né au Brésil n’a plus de points que Robyn Regehr et aucun né en Indonésie ne dépasse le petit frère Regehr!

Bon, d’aucuns diraient qu’ils sont chanceux que Wayne Gretzky ne soit pas Brésilien ou Indonésien mais bon…ce n’est tout de même pas de leur faute!

Bon, peut-être qu’on exagère un peu sur ce «record», mais ça demeure tout de même un accomplissement hors du commun, bien qu’hautement anecdotique!