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mercredi 8 avril 2026

Jean Pronovost

 

On parle beaucoup de Cole Caufield par les temps qui courent et de ses 50 buts. Nous sortons aussi dans la période pascale.  Voici donc un billet qui fait un lien entre les deux: un marqueur de 50 buts pour qui la religion revêt beaucoup d’importance: Jean Pronovost.

Né à Shawinigan, onzième au sein d’une famille de 12 enfants, Jean Pronovost s’est affairé à suivre le chemin de ses frères Marcel et Claude, qui ont joué dans la LNH avant lui.

Recruté par les Bruins de Boston, il fut assigné aux Flyers de Niagara Falls, avec qui il remporta la Coupe Memorial en 1965.  Après une autre année à Niagara Falls, il fut assigné aux Blazers d’Oklahoma City de la Ligue centrale, où l’équipe remporta la Coupe Adams en 1967.

C’est toutefois pendant cette période que les Bruins reprirent vie après une période médiocre, alors que l’arrivée de Bobby Orr, Phil Esposito et compagnie changea la donne.  Gravir les échelons devint donc plus difficile.  L’arrivée de l’expansion en 1967 créa par contre d’autres opportunités pour Pronovost, chance que n’eurent pas certains autres de ses frères.

En 1968, Boston l’échangea aux Penguins en compagnie de John Arbour contre un montant d’argent.  Si ainsi il quittait une organisation au sommet, ceci lui permit toutefois de finalement atteindre la Ligue nationale et ce, sans aller-retour vers les mineures.  Dès sa saison recrue, il marqua 16 buts, un total qui progressa constamment pendant plusieurs saisons.  Il devint donc un incontournable de l’attaque des Penguins.  Par contre, en plus d’être une équipe d’expansion récente, Pittsburgh n’était pas la plus performante de ce groupe, en plus d’être souvent instable, que ce soit derrière le banc ou au niveau des propriétaires.

Le 17 novembre 1973, Pittsburgh recevait Chicago.  Pronovost jouait avec un poignet cassé, ce qui représente un problème, surtout pour un marqueur.  Il rata donc 4 ou 5 bonnes chances de compter et fut frustré par Tony Esposito.  Il y avait parmi les maigres foules des Penguins un partisan qui avait habitude de vociférer contre les joueurs, tellement que les joueurs locaux l’avaient surnommé le ″delicatessen manager″.  (Il ne gérait pas un delicatessen.  Il était plutôt programmeur.  Tout ça pour dire que les joueurs des Penguins le connaissaient bien.)  Ce soir-là, en raison de ses occasions ratées, il s’en prit particulièrement à Pronovost.  Et parmi la maigre foule de 11 488 spectateurs, on entendait bien ses propos.  Frustré, Pronovost s’en prit à lui, même si ce n’était pas dans sa personnalité.  La tirade dura plus d’une minute.  Pittsburgh perdit 4-1.  Pronovost avoua quelques jours plus tard que ce n’était peut-être pas une bonne idée…

En 1974-75, sous les ordres de Marc Boileau et aidé par les 43 buts de Pronovost, les Penguins connurent leur première saison avec une fiche supérieure à ,500.  Une fois en série, après avoir éliminé St-Louis, Pittsburgh devint la deuxième équipe de l’histoire, après les Red Wings de 1942, à prendre les devants 3-0 dans une série pour ensuite la perdre 4-3.

En 1975-76, alors qu’il formait la Bicentennial Line avec Syl Apps Jr. et Lowell MacDonald, Pronovost devint le premier marqueur de 50 buts de l’histoire des Penguins.  (Pierre Larouche le suivit quelques jours plus tard.)  Par contre, une fois en série, les Penguins furent éliminés au premier tour par les Leafs.

Son total de 52 buts et ses 104 points lui valurent tout de même un contrat de 100 000$ par année.

L’argent n’effaça toutefois pas la frustration d’évoluer avec une équipe qui tournait en rond.  En décembre 1976, après deux défaites, il n’apprécia pas que les pratiques furent suspendues pour laisser place à une fête de Noël.  En indiquant que sous une direction appropriée, une telle situation ne serait pas acceptable, on comprenait qu’il égratignait l’entraîneur, son ex-coéquipier Ken Schinkel.  Il dénonça aussi la culture de perdants et l’atmosphère de country club au sein de l’équipe, qui à ses yeux, sous-performait.

Les 64 points de Pronovost l’assurèrent de la tête chez les Penguins.  Pittsburgh termina alors avec une fiche de 34-33-13, mais fut encore éliminé par Toronto au premier tour.  Cette élimination hâtive lui permit tout de même d’aller à Vienne, où le Canada revenait aux championnats du monde après une absence de 8 ans.  L’unifolié prit la quatrième place du tournoi qui se déroule pendant les séries de la LNH.

Si Pronovost, maintenant capitaine, redevint un marqueur de 40 buts en 1977-78, l’équipe rata les éliminatoires.  Il put donc retourner aux championnats du monde, à Prague cette fois.  Il revint de Tchécoslovaquie avec une médaille de bronze au cou.

À son retour, comme il en avait assez de perdre, il demanda d’être échangé.  Il approcha même Cliff Fletcher, le directeur-gérant des Flames d’Atlanta.  Baz Bastien, le dg des Penguins, s’est alors dit que son attitude aurait une mauvaise influence sur l’équipe et se résigna à s’en départir.  Quelques mois après l’introduction de son frère Marcel au Temple de la renommée, Jean quitta finalement Pittsburgh pour prendre le chemin d’Atlanta dans un échange à trois équipes.  Gregg Sheppard se retrouva quant à lui à Pittsburgh, alors que Dick Redmond alla à Boston.

Au moment de partir de Pittsburgh, Pronovost détenait les records d’équipe pour les buts et les points.  (Ces records ont depuis été battus par Mario Lemieux.)

À son arrivée en Géorgie, on lui conseilla d’éviter Ed Kea, qui prêchait intensément la bonne parole.  Son épouse se lia tout de même d’amitié avec la femme de ce dernier et se joignit au mouvement.  Pronovost devint aussi ″born again Christian″.

Sur la glace, Atlanta avait la réputation d’être une équipe respectable, mais qui s’écrasait en séries.  Lors des deux ans de Pronovost dans leur uniforme, l’équipe s’est montrée fidèle à sa réputation, en ne remportant qu’un seul match de séries.

Lorsqu’à l’été 1980, les Flames déménagèrent à Calgary, Pronovost n’a pas été invité à suivre.  Voulant effectuer un virage jeunesse, ils échangèrent leur capitaine aux Capitals, une autre équipe faible, contre un montant d’argent.

Si Pronovost amassa 65 points en 1980-81, il fut limité à 10 matchs en 1981-82, passant la majorité de l’année avec les Bears de Hershey de la Ligue américaine.  Il profita toutefois de son passage à Washington pour enseigner la bonne parole à Mike Gartner et Ryan Walter. 

Comme ce fut sa dernière saison, il termina sa carrière avec une fiche de 391-383-774.  Malheureusement pour lui, il ne lui manqua que 2 petits matchs pour atteindre le seuil de 1000.

À la fin des années 1980, il s’est joint aux Redmen (aujourd’hui Redbirds) de McGill, d’abord comme entraîneur-adjoint, puis comme entraîneur.

En 1994-95, il devint entraîneur de l’équipe de son patelin, les Cataractes de Shawinigan, en cours d’année.

En 1996-97, il fit partie de la brève aventure des Rafales de Québec de la Ligue internationale.  Il quitta au milieu de l’année suivante (la dernière de l’équipe), pour ensuite se joindre aux Huskies de Rouyn-Noranda.  Il y sera jusqu’au milieu de l’année 2000-01.  Il complétera la saison 2001-02 derrière le banc des Castors de Sherbrooke.

Il passa ensuite une saison en Suède.

Il est aujourd’hui à la retraite et vit à Calgary.

Sources:

″Fan’s Baloney Cuts Through Pens’ Prony″ de Dan Donovan, November 27, 1973, Pittsburgh Press, page 26,

″Penguins’ Pronovost fed up″, CP, December 22, 1976, Ottawa Citizen, page 19,

″Pronovost Skates Off; Pens Land Sheppard″ de Bob Whitley, September 7, 1978, Pittsburgh Post-Gazette, page 10,

″Pronovost to play for Caps″, AP, July 2, 1980, The Lewiston Journal, page 21,

″Charter members to enter Penguins’ Hall″ de Bob Grove, October 22, 1992, Greene County Observer-Reporter, page C-6,

″NHL Star gets a wake up Call: The Story of Jean Pronovost″, Hockey Ministries International (hockeyministries.org),

chl.ca, wikipedia.org.

 

jeudi 2 avril 2026

Richie Regehr



N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Malgré qu'il avait disputé cinq saisons complètes et productives dans la Ligue junior de l’Ouest, aucune équipe de la LNH n’avait appelé au repêchage le nom de Richie Regehr, frère de Robyn, celui qui a joué 1089 matchs avec Calgary, Los Angeles et Buffalo (surtout Calgary)!

Ayant déjà un Regehr dans leur équipe, les Flames décidèrent de donner la chance à Richie, le signant en 2004 à titre d’agent libre, alors qu’il était âgé de 21 ans. Il joua quatorze matchs (deux passes) avec l’équipe en 2005-06 et six (un but et une passe) en 2006-07, pour vingt matchs, les seuls de sa carrière dans la LNH. Il a marqué son seul but le 19 Décembre 2006 contre Los Angeles, alors qu’il déjoua le gardien Dan Cloutier d’un tir des poignets de la ligne bleue. Les Flames gagnèrent la partie, 5-3.

Malgré tout, les Flames ne retinrent pas ses services à l’issue de la saison 2006-07. C’était dommage pour Regehr car en plus de n’avoir pas mal paru durant ces vingt matchs avec Calgary, il avait bien fait dans la Ligue Américaine avec 21 buts et 48 passes en 134 matchs, répartis sur trois saisons, en plus d’un différentiel de +15.

Ne recevant pas d’autres appels de la LNH, le petit frère de Robyn décide de traverser l’Atlantique pour continuer sa carrière, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fait durer le plaisir sur le Vieux Continent, laissant sa marque à gauche et à droite en Allemagne et en Suède, en passant par un court séjour en Autriche.

D’abord, l’ancien de la WHL a disputé la saison 2007-08 avec les Lions de Francfort et brillé, avec 21 buts et 20 passes en 42 matchs, une excellente production pour un défenseur! Il était un quart-arrière solide et son jeu a attiré l’attention des Eisbären (Ours Polaires) Berlin, puissante équipe de la Deutsche Hockey League, avec laquelle il évolua quatre saisons, de 2008 à 2012.
 

Le productif défenseur y remporte notamment trois championnats en quatre ans (2009, 2011 et 2012). Il a été excellent à Berlin et les fans l’ont adoré. En 184 matchs là-bas, il a marqué 49 buts et s’est fait complice de 81 autres (130 points). Il joua ensuite en première et deuxième division avec MODO en Suède, de 2012 à 2014.

Avec ses récents championnats encore en mémoire, Regehr décide de retourner en Allemagne pour jouer trois ans à Munich. Malgré une production réduite à ses deux dernières années et une blessure qui l’empêche de participer aux séries de 2016, Regehr remporte le championnat en 2016 et en 2017, même si officiellement, il n’est considéré champion qu’en 2017.

À bout de souffle, il dispute six matchs avec Klagenfurt (Autriche) en 2017-18, avant de tirer sa révérence pour de bon. Peut-être ne s’était-il pas fait un nom ici, mais il a tout de même fait partie de cinq équipes championnes en huit saisons dans la DEL, en plus d’être fiable et productif en Europe, ne terminant jamais avec un différentiel négatif en dix saisons en Allemagne et en Suède, deux pays au très bon calibre!

De son côté, Robyn passa des Flames aux Sabres à l'été 2011. Il est ensuite échangé aux Kings durant la saison écourtée de 2012-13. Il gagnera la Coupe Stanley au printemps 2014, jouant 8 matchs en séries. Il se retira du jeu après la saison 2014-15, signant un contrat d'une journée pour se retirer en tant que membre des Flames.
 
Robyn et Richie Regehr lors de leur court séjour comme coéquipiers avec les Flames.

 
Dernière petite anecdote sur les frères Regehr. Bien qu’ils soient d’origine canadienne, Robyn est né au Brésil et Richie, en Indonésie. Bizarre? Pas si on considère que leurs parents étaient des missionnaires mennonites qui voyageaient à travers le monde dans leur mission.

Seulement deux patineurs natifs du Brésil ont joué dans la LNH. Robyn Regehr et le gardien Mike Greenlay, qui a joué deux parties avec Edmonton en 1989-90.

Mais un seul patineur natif de l’Indonésie a joué dans la LNH : Richie Regehr.

Ils s’agit du seul duo de frères à mener les pointeurs de l’histoire de pays différents dans la LNH. Aucun joueur né au Brésil n’a plus de points que Robyn Regehr et aucun né en Indonésie ne dépasse le petit frère Regehr!

Bon, d’aucuns diraient qu’ils sont chanceux que Wayne Gretzky ne soit pas Brésilien ou Indonésien mais bon…ce n’est tout de même pas de leur faute!

Bon, peut-être qu’on exagère un peu sur ce «record», mais ça demeure tout de même un accomplissement hors du commun, bien qu’hautement anecdotique!

mardi 31 mars 2026

Gagner le trophée Calder deux ans de suite


   

Ivan Demidov est en ce moment ex-aequo au premier rang des recrues de la LNH avec 57 points et figure donc parmi les favoris pour l'obtention du trophée Calder remis à la recrue de l'année. La lutte sera toutefois serrée car l'excellent Beckett Sennecke des Ducks a lui aussi 57 points au moment d'écrire ces lignes et nul autre que Matthew Schaefer les suivent de tout près à 56 points. Schaefer, défenseur et premier choix l'an dernier, semble toutefois le véritable favori, à moins que je me trompe. Est-ce que les faits saillants électrisants de Demidov feront davantage peser dans la balance? N'importe, si c'est le cas, le CH remporterait le trophée Calder pour une deuxième année de suite, ce qui est extrêmement rare, encore moins dans une LNH avec autant d'équipes ou de parité. 

Mais même avant cette époque moderne, c'était déjà très peu commun même à l'époque des «Original 6».

Voici les quelques équipes à avoir accompli ce fait depuis la création du trophée en 1932.

 

MAPLE LEAFS DE TORONTO - 1943, 1944, 1945
Gaye Stewart - Gus Bodnar - Frank McCool

La première fois qu'on eu droit à un «repeat» du Calder fut lors de la deuxième guerre mondiale avec en plus une troisième année consécutive chez les Maple Leafs. La seule fois de l'histoire qu'une équipe l'emporta trois ans d'affilée.

L'ailier droit Gaye Stewart l'emporta d'abord en 1943, suite à une saison de 47 points en 48 matchs. Il continuera de plus belle l'année suivante avec 37 buts, au premier rang des marqueurs de la ligue.

Son coéquipier Gus Bodnar ramena ensuite le Calder l'année suivante avec une saison de 44 points et le gardien Frank McCool compléta le triplé en 1945, année de consécration pour les Leafs et ces trois jeunes joueurs qui menèrent l'équipe à la victoire de la coupe au printemps 1945. McCool établit d'ailleurs le record toujours valide de trois blanchissages consécutifs en séries. Il fut également le premier gardien de l'histoire à avoir une passe enregistrée dans ses statistiques.

Après une autre victoire de la coupe en 1947, les Leafs procédèrent à une transaction majeure. Stewart, Bodnar, Bob Goldham, Ernie Dickens et Bud Poile prirent le chemin de Chicago en retour le l'attaquant vedette Max Bentley et Cy Thomas.

Quant à McCool, des problèmes d'ulcères majeures le forcèrent malheureusement à prendre sa retraite prématurément après la saison 1945-46.

Les Leafs remportèrent de nouveau le Calder après cette conquête de 1947 avec le jeune Howie Meeker.

Toronto eut quelques autres lauréats par la suite; Frank Mahovlich (1958), Dave Keon (1961) et Kent Douglas (1963). Leur plus récent lauréat fut Auston Matthews en 2017.

 

RANGERS DE NEW YORK - 1953, 1954
Gump Worsley - Camille Henry

Équipe de misère durant les années 40 et début des années 50, les Rangers commencèrent finalement à redevenir respectables au milieu de la décennie et sans aucun doute que cela eut lieu grâce à leur recrutement. Le gardien Gump Worsley devint une légende et Camille Henry fut lui aussi une grande vedette.

Depuis ce temps, les Rangers ne sont pas vraiment une équipe réputée pour le développement. C'est plutôt l'inverse alors qu'ils sont plutôt dans le camp d'aller signer des joueurs à gros prix ou faire de grosses transactions. Depuis ce doublé de 1953-54, ils n'ont eu que deux récipiendaires du Calder, soit l'attaquant Steve Vickers en 1973 et le défenseur Brian Leetch en 1989.

BRUINS DE BOSTON - 1967, 1968
Bobby Orr - Derek Sanderson

Les puissants Bruins de Boston des années 70 ont débuté leur parcours comme bien d'autres équipes, soit en remontant la pente après des saisons de misère et du recrutement hors-pair. Recruter le meilleur défenseur de tous les temps, ça aide bien sûr beaucoup. Mais l'ajout du centre Derek Sanderson l'année suivante fut un tour de force qui amena encore plus de punch à l'attaque des Bruins. On connait la suite pour le problématique Sanderson, mais à ses débuts, il était un digne lauréat du joueur le plus prometteur en 1968.

Les Bruins ont depuis remporté le Calder en 1980 (Raymond Bourque), 1998 (Sergei Samsonov) et pour la dernière fois en 2004 avec le gardien Andrew Raycroft. 

 

Le doublé des Bruins de 1967-1968 fut la dernière fois où l'on put voir la même équipe remporter le Calder deux ans de suite. Il y eut toutefois quelques cas à prendre en considération.

FLAMES D'ATLANTA / CALGARY - 1975, 1977, 1986, 1988, 1990
Eric Vail - Willi Plett - Gary Suter - Joe Nieuwendyk - Sergei Makarov

Il fut un temps bien lointain où le mot «Flames» rimait avec excellence en développement. Malgré que la première incarnation de l'équipe à Atlanta ne fit pas beaucoup de «flammèches», ils développaient très bien leurs joueurs, ce qui permit aux dirigeants de l'équipe de poursuivre sur de bonnes bases à Calgary. L'attaquant Eric Vail l'emporta en premier en 1975 avec une saison de 39 buts et sera un des meilleurs joueurs de l'équipe jusqu'en 1981. Le dur à cuire Willi Plett récidiva deux ans plus tard.

10 ans plus tard, avec l'équipe définitivement implantée à Calgary, les Flames remirent la main sur le Calder, en même temps qu'une participation en finale, avec la saison recrue de l'excellent défenseur Gary Suter. Le futur membre du temple Joe Nieuwendyk suivra en 1988. Tout ça aida l'équipe à finalement passer à un autre niveau en 1989, obtenant leur première et dernière Coupe Stanley à ce jour.

Ils remirent la main sur le Calder une dernière fois en 1990, et ce de manière controversée alors que le récipiendaire, Sergei Makarov, était alors âgé de 31 ans, ce qui ne faisait pas vraiment de sens avec le mot «recrue» puisqu'il évoluait parmi les meilleurs équipes en Russie et sur la scène internationale depuis plus de 10 ans. La LNH abaissa finalement l'âge limite à 26 ans. Le dernier récipiendaire à s'être autant approché de cette limite de 26 ans fut le gardien Evgeni Nabokov des Sharks en 2001, alors âgé de 25 ans.

ISLANDERS DE NEW YORK - 1974, 1976, 1978
Denis Potvin - Bryan Trottier - Mike Bossy


Pendant que les Flames recrutaient bien, les Islanders recrutaient encore mieux alors que les deux équipes s'alternèrent le Calder annuellement entre 1974 et 1978.

Dans le cas des Islanders et bien... ça a marché pas à peu près.

Les Islanders ont depuis gagné le trophée à deux reprises, soit en 1997 avec le défenseur Bryan Berard et plus récemment en 2018 avec Mathew Barzal. 

Est-ce qu'ils reprendront le trophée cette année avec Schaefer?

 

Depuis ce temps, la seule équipe à avoir véritablement dominé à l'obtention du Calder fut l'Avalanche du Colorado avec Gabriel Landeskog (2012), Nathan MacKinnon (2014) et Cale Makar (2020).