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mardi 28 juin 2022

Théories au sujet de la vie personnelle des joueurs


Depuis la victoire de l’Avalanche en finale de la Coupe Stanley d’avant-hier, il circule sur internet une photo d’Erik Johnson au lit, légèrement vêtu, au côté de sa nouvelle "conquête", la Coupe. J’ignore la situation maritale de Johnson, qui n'a "scoré" que 8 buts cette année, mais vous pouvez insérer ici la blague salace de votre choix.



Il y eut au fil des années différentes théories au sujet de la vie personnelle des joueurs.

Au début des années de Scotty Bowman avec les Canadiens, lors du début des séries, les joueurs du tricolore se retrouvaient en retraite fermée. Cette tradition fut reprise par Bob Berry dans les années 1980 en direction des Laurentides, puis par Jacques Lemaire, qui utilisa un hôtel de banlieue comme base, les sorties se limitant aux pratiques et aux matchs au Forum. La logique étant de forcer les joueurs, célibataires ou en couple, à se concentrer sur leurs matchs et à éviter toutes sortes de distractions auxquelles vous pouvez penser.

Si on recule jusqu’aux années 1960, Yvan Cournoyer a déjà mentionné que lors de sa jeunesse, Sam Pollock lui avait tordu le bras pour qu’il se "case", dans le but de l’amener à vivre une vie rangée. Dans le cas de Cournoyer, selon ses dires, il n’avait pas la maturité nécessaire. Il a plutôt senti qu’il avait manqué une partie de sa vie, pour en bout de ligne se retrouver avec un mariage raté, un divorce pénible et des enfants malheureux. Une telle exigence serait impensable aujourd’hui.

Tout ceci pour vous parler d’un petit article de La Presse du 4 novembre 1937 sur lequel je suis tombé par hasard.

Dans celui-ci, on fait référence à George Redding. Celui-ci a joué au niveau senior avec Hamilton avant de se joindre aux Bruins de Boston lors de leur saison inaugurale, en 1924-25. Il y joua 27 des 30 matchs, avant de revenir pour 8 matchs l’année suivante. Sa fiche est de 3 buts et 2 passes. Il poursuivit ensuite sa carrière dans la Ligue Can-Am (l’ancêtre de la Ligue américaine) et au sein d’autres circuits mineurs.

Une fois sa carrière de joueur terminée, il devint entraîneur. En 1937, il tenta l’expérience britannique en se retrouvant derrière le banc des Rangers d’Earl’s Court.

Redding avait de son côté un point de vue à l’opposé de Sam Pollock. Il fit promettre à chacun de ses joueurs de ne pas se marier pendant la saison. Un de ceux-ci, Bobby Lee, dut même envoyer un câblogramme à sa fiancée à Montréal pour lui dire de ne pas faire le voyage vers l’Angleterre (ce qui était toute une expédition à ce moment), alors qu’ils devaient s’épouser sous peu. L’histoire ne dit toutefois pas si la demoiselle l’a attendu ou si elle l’a plaqué…

Selon Redding, "les joueurs devraient concentrer toute leur attention à gagner des parties seulement. Il n’y a rien comme une jeune femme mariée pour faire oublier le hockey à un joueur."  Mesdames, selon Redding, il semblerait donc que vous soyez un élément perturbateur...

Le club londonien de Redding termina la saison 1937-38 avant dernier de la ligue avec une fiche de 8-11-5. Difficile à dire si l’absence de talent ou de vie conjugale a été le facteur déterminant de ce manque de succès.

Redding est décédé en 1974, à l’âge de 74 ans. Il n’a donc jamais regardé Lance et compte

Sources :

"Le hockey et l’amour", 4 novembre 1937, La Presse, page 24,

"La retraite, comme au temps de Scotty" de Bernard Brisset, 3 avril 1984, La Presse, page S3,

"Des hockeyeurs froids et silencieux" de Ronald King, 24 janvier 2009, La Presse (lapresse.ca).

lundi 27 juin 2022

Joueur oublié des 90's #65 - Paxton Schulte

 




Lors de mon dernier texte sur l'ex-Nordique éphémère Bob Bassen, un fidèle lecteur du nom de Martin Lauzier m'a en quelque sorte challengé en évoquant que Bassen n'était pas si oublié que ça pour son passage à Québec et même qu'il serait disqualifié par ses chums pour «manque d'effort» lors d'une séance de name-dropping de joueurs obscurs des Nordiques s'il utilisait Bassen... J'aimerais bien assister à une de ces séances de name-dropping d'ailleurs.

Il est vrai que le terme «oublié» des joueurs de cette série est assez variable et débattable. Parfois j'ai seulement envie de parler de tel ou tel joueur, qu'il soit no-name, sous-estimé ou juste pas assez remémoré. Parfois même quelques-uns de ces joueurs furent qualifiés de joueurs semi-vedettes, comme Craig Janney, Cliff Ronning ou Valeri Bure. Donc je ne vais pas nécessairement toujours chercher des vrais de vrais joueurs obscurs qui n'ont joué qu'une poignée de matchs dans la LNH. Mais comme je disais, si Bassen ce n'était pas assez obscur pour vous, j'ai accepté de renchérir en descendant plus creux dans les vestiges des Nordiques pour en sortir un vraiment obscur, si ce n'est que le gars pourra ensuite se vanter avec ses chums de non seulement le name-dropper mais qu'il a même forcé un dude à en écrire un post sur son blog...

Je me lance donc avec un vrai de vrai Nordique obscur. Normalement j'hésite à prendre des joueurs du genre car c'est rare que j'aie assez de matériel pour vraiment en faire une bio complète et digne de ce nom. Quand cela se produit, je dois souvent me résoudre à faire du remplissage. Mais dans le cas du joueur d'aujourd'hui je ne pense pas avoir à le faire.

 

 

Paxton James Schulte est né le 16 juillet 1972 à Onoway en Alberta.

Onoway est un village de 966 habitants, selon le dernier recensement, et est situé à environ une heure d'Edmonton. Je n'y suis jamais allé mais pour un village de campagne en banlieue d'Edmonton, ça a vraiment l'air charmant

Après une saison dans la AJHL, Paxton Schulte (prononcé choule-té) s’enrôle avec l'université du Dakota du Nord en 1990-91. Il n'y restera toutefois qu'un an avant de revenir dans la ligue de l'ouest avec les Chiefs de Spokane de la WHL. Il termine au premier rang des pointeurs des Chiefs en 1991-92 (où il joua d'ailleurs avec Valeri Bure) avec 42 buts et 42 passes pour 84 points. Ailier gauche costaud de 6'2", il amasse également 222 minutes de pénalité. Cette première saison dans le junior majeur lui vaut d'être sélectionné en 6e ronde (124e au total) du repêchage de 1992 par les Nordiques de Québec. À savoir si les Nordiques auraient pu mieux faire comme sélection, les Islanders ont repêché Derek Armstrong au 128e rang et les Flames ont repêché Joël Bouchard au 129e rang. À vous d'en débattre longuement.

Après une dernière saison junior en 92-93, Schulte débuta son parcours professionnel dans l'organisation québécoise en s'alignant avec leur club-école, les Aces de Cornwall dans la AHL. Il y connaît des débuts corrects sans plus (15 buts, 30 points en 56 matchs) mais ce fut assez pour recevoir un cadeau de Noël de la part des Nordiques lorsqu'il fut rappelé pour un match le 28 décembre 1993. Il ne récolta aucun point lors de cette tranquille défaite de 4-1 des Bleus contre le Lightning de Tampa Bay, mais obtiendra cependant 2 minutes de pénalité pour avoir accroché. Vous pouvez voir le sommaire détaillé de ce match ici.

Schulte retournera ensuite à Cornwall et ne jouera donc que ce seul match avec les Nordiques, faisant ainsi partie d'un groupe sélect et éternel de seulement 5 joueurs à n'avoir joué qu'un seul match avec le fleurdelisé.

Est-ce que ça vous intéresse de connaître les 4 autres? Pas que j'aie besoin de faire du remplissage, vraiment pas, mais j'imagine que ça vous démange vraiment de savoir de qui il s'agit et je ne voudrais pas déplaire aux lecteurs, alors je peux bien y dédier une couple de lignes de plus. Ces joueurs sont bien sûr: Jim Dobson (1983-84), Wayne Groulx (1984-85), Mike Hurlbut (aussi en 93-94 mais malheureusement pas le même match) et finalement le Terrebonnois Yves Héroux en 1986-87. J'espère bien qu'on appelle bien les gens de Terrebonne sous ce nom, je voudrais pas en fâcher d'autres... 

EDIT: Non. C'est Terrebonnien qu'il faut dire...

À défaut d'avoir pu trouver un vidéo de cette seule game de Schulte avec les Nordiques, je l'ai quand même retracé dans la AHL avec les Aces. Comme Schulte était en grande partie reconnu pour ses poings, ce vidéo est bien sûr une bagarre...



Schulte jouera les deux saisons suivantes à Cornwall, demeurant avec l'organisation même après le déménagement des Nordiques au Colorado. L'Avalanche avait en fait gardé l'affiliation avec Cornwall mais cela ne dura que durant cette première saison de l'organisation à Denver en 1995-96, suite à quoi les Aces furent dissouts. Schulte s'était toutefois distingué durant cette saison, récoltant 56 points en 69 matchs avec les Aces et participant au match des étoiles de la AHL.

Mais au moment de la dissolution des Aces, Schulte n'était plus membre de l'Avalanche, étant précédemment échangé aux Flames de Calgary en mars 1996 en retour de Vesa Viitakoski. J'ai d'ailleurs depuis ma tendre jeunesse une carte Parkhurst de ce Viitakoski que j'ai toujours trouvé vraiment no-name. Mais je suis content finalement de le retrouver quelque part dans cette grande histoire du hockey. On le reverra peut-être un jour...


Schulte termina donc la saison 95-96 avec les Flames de Saint John et il y débuta ensuite la saison 1996-97. Il se mérita finalement un autre essai dans la LNH en janvier 1997 lors d'un match des Flames à Ottawa. Il n'obtint pas de points cette fois non plus mais termina quand même la soirée à +1, en plus de deux autres minutes de pénalité, dans ce qui fut son dernier match en carrière dans la grande ligue.

Après une autre saison partagée entre Saint John et le Thunder de Las Vegas dans la IHL, Schulte fit le saut de l'autre côté de l'Atlantique en 1998-99 avec les Bees de Bracknell dans la ligue du Royaume-Uni. Il aidera les Bees à remporter le championnat de saison en 1999-00, suite à quoi il suivit son entraineur Dave Whistle avec la nouvelle franchise des Giants de Belfast pour leur saison inaugurale en 2000-01. 

Schulte deviendra un joueur culte à Belfast par sa robustesse et ses talents offensifs. L'équipe deviendra un hit en Irlande du Nord, remportant le championnat de saison en 2001-02 et le championnat en séries en 2002-03. Il joua une dernière saison à Belfast en 2003-04 où il terminera au premier rang des minutes de pénalité avec 352 minutes, en plus de 51 points en 54 matchs.

Après une saison d'inactivité en 2004-05, Schulte jouera une dernière saison professionnelle dans la Central Hockey League en 2005-06, une saison partagée entre les Gorillas d'Amarillo et les Oilers de Tulsa.

Il retourna ensuite à Onoway à la ferme familiale. Il y vit toujours avec sa femme et leurs trois enfants. Son numéro 27 fut retiré par les Giants de Belfast en 2007.

En 2 matchs dans la LNH, Paxton Schulte eut une fiche de 0 buts, 0 passes pour 0 points et 4 minutes de pénalité. En 249 matchs dans la ligue britannique (BISL et ensuite EIHL) il aura récolté 92 buts et 105 passes pour 197 points, en plus de 1017 minutes de pénalité.


Donc voilà. J'espère que votre besoin en terme de joueurs obscurs des Nordiques est ainsi comblé. Pour ma part, je vais me mettre à la recherche du prochain. Mais je vais laisser les Nordiques tranquilles un moment...


jeudi 23 juin 2022

Joueur oublié des 90's #64 - Bob Bassen

 


 

Hank Bassen
Né à Calgary le 6 mai 1965, Robert Paul Bassen est le fils d'un ancien gardien, Hank Bassen, qui a joué dans la LNH, la AHL et la WHL de 1954 à 1968, notamment pour les Red Wings et les Blackhawks. Il a aussi remporté la coupe Calder en 1967 avec les Hornets de Pittsburgh. Son brio avec les Hornets lui permit de revenir jouer une dernière saison dans la LNH en 1967-68, avec le club remplaçant les Hornets à Pittsburgh, les Penguins. Hank devint plus tard DG des Wranglers de Calgary dans la WHL pendant que son fils Bob évoluait pour sa part avec les Tigers de Medecine Hat. 

Joueur de centre de petite stature (5'10" - 180 lbs), Bob Bassen jouait toutefois plus gros que son gabarit et ses habiletés, se présentant à chaque soir et faisant de lui un joueur à l'éthique de jeu irréprochable. Non-repêché, il se fit toutefois remarquer par les Islanders qui le signèrent comme agent libre après son stage junior. Il fit donc ses débuts professionnels en 1985-86, principalement avec les Indians de Springfield dans la AHL, se méritant quelques rappels à Long Island où il amassa 2 buts et 1 passe en 11 matchs.

Il joua deux autres saisons complètes (17 et 22 points respectivement) avec les Islanders avant d'être échangé aux Blackhawks peu après le début de la saison 1988-89. En retour de Bassen et Steve Konroyd, les Islanders reçurent les services de Marc Bergevin et Gary Nylund. Après une saison, la situation de Bassen régressa puisqu'il fut recalé dans la IHL pour la majorité de la saison 89-90, ne jouant que 6 matchs à Chicago.

Il fut placé au ballottage au début de la saison suivante et fut réclamé par l'équipe avec qui il connaîtra ses meilleurs moments, les Blues de St.Louis. Il y connut immédiatement sa meilleure saison en carrière en 1990-91, avec une fiche de 16 buts et 18 passes pour 34 points. Il devint un joueur chouchou de son entraîneur Brian Sutter en plus des fans des Blues qui adoraient son ardeur au jeu et parce qu'il n'hésitait pas à jeter les gants au besoin. Bassen évolua donc dans le «bottom 6» des Blues pendant trois saisons complètes, malgré que des blessures le limitèrent à 53 matchs en 1992-93. 

Durant la saison 1993-94, l'occasion se présenta aux Blues de faire l'acquisition de Steve Duchesne, alors en grève contractuelle avec les Nordiques. Toujours dans l'impasse à la mi-saison, les Nordiques se décidèrent finalement de l'échanger aux Blues le 23 janvier 1994. En retour de Duchesne et de Denis Chassé, les Nordiques mirent la main sur 3 joueurs robustes en Bassen, Garth Butcher et Ron Sutter. Ces trois joueurs ne firent toutefois que passer à Québec, alors que Sutter et Butcher furent subséquemment échangés. Sutter mit le cap sur Long Island en retour d'Uwe Krupp en juin 94. Les deux équipes s'échangèrent également leur choix de première ronde au repêchage de 1994. Les Islanders sélectionneront ainsi Brett Lindros au 9e rang tandis que les Nordiques prirent Wade Belak au 12e rang. Pour sa part, Butcher fit partie de l'échange «blockbuster» de Mats Sundin vers Toronto...

Bassen fut celui des trois qui demeura le plus longtemps à Québec, jouant également l'entièreté de la dernière saison des Nordiques en 1994-95. Il y connut sa deuxième meilleure saison pour les buts marqués avec 12 buts. Il semblait être un bon fit à Québec puisque avec 27 points en 47 matchs, il aurait pu connaître une saison encore meilleure s'il y avait eu un calendrier complet. Il aurait sans doute dépassé le plateau des 20 buts. Il connut également de bonnes séries avec 6 points en 5 matchs, ce qui le plaçait au premier rang des Bleus, à égalité avec Peter Forsberg et Scott Young, lors de cette élimination hâtive des Nordiques contre les Rangers. Il jouait d'ailleurs sur la même ligne que Forsberg et Owen Nolan.

Succès souvenir Québec/Montréal:

 

 

Bassen ne prit toutefois pas la route du Colorado avec ces derniers par la suite, optant plutôt de signer comme agent libre avec les Stars de Dallas. Il a toutefois été brièvement membre de l'Avalanche avant cette signature, lors d'une cérémonie de bienvenue organisée par la ville de Denver, mais n'aura pas porté autre chose qu'un chandail promotionnel au Colorado.

Signe que ses services comme spécialiste défensif étaient très prisés, son contrat était de 4 millions de dollars, 1 million par année, pour 4 saisons, tout de même une somme importante à l'époque alors que les millions annuels n'étaient pas encore la norme... Par exemple, des joueurs défensifs similaires comme Guy Carbonneau ou Brian Skrudland gagnaient 900 000$ par année au même moment.


 

Cependant, Bassen se blessa au genou contre son ancienne équipe, les Blues, lors d'un match pré-saison à la fin septembre 1995, ce qui lui fit rater 6 mois d'action. Pour palier la perte de Bassen et se venger quelque peu des Blues, les Stars firent l'acquisition d'un assez bon joueur pour le remplacer au centre, le vétéran Guy Carbonneau. Vous voyez où j'ai eu l'idée de mon exemple de comparaison de salaire plus haut... Ils acquirent Carbonneau de ces mêmes Blues 3 jours après la perte de Bassen. Ce dernier put finalement revenir pour 13 matchs à la fin de la saison. Des blessures le hantèrent encore en 1996-97 et 1997-98 où il ne joua que 46 et 58 matchs respectivement.

Voulant probablement couper dans la masse salariale de leur équipe garnie de supervedettes (Modano, Belfour, Hull, Nieuwendyk etc.) et avec la présence d'un Guy Carbonneau et d'un Brian Skrudland (clin d'oeil), les Stars crurent bons de se départir de Bassen. Ils l'envoyèrent donc aux Flames durant l'été 1998, en retour d'Aaron Gavey.

S'il était probablement content de jouer dans sa ville natale, Bassen manqua ainsi une deuxième chance de remporter la Coupe Stanley alors que les Stars remportèrent le trophée en 1999, tandis que les Flames étaient en pleine reconstruction. 

Sans équipe en 1999-2000, Bassen débuta la saison en Allemagne avec les Lions de Francfort. Il semble toutefois, sans que j'aie trouvé l’explication, que ses droits dans la LNH retournèrent aux Stars de Dallas. Les Blues firent de nouveau son acquisition, et comme en 1990, il s'agissait par voie du ballottage, lorsqu'il fut réclamé des Stars en décembre 1999. À ce moment  à St.Louis se trouvait Joël Quenneville, anciennement assistant coach avec les Nordiques et qui avait donc pu voir ce que Bassen amenait dans la chambre. Il lui permit donc de jouer une dernière saison dans la LNH avec l'équipe où il aura laissé la plus grande marque. Bassen se retira ensuite du jeu à l'âge de 34 ans.

Il devint ensuite assistant entraîneur avec les Grizzlies de l'Utah dans l'AHL et est présentement président de l'association des anciens joueurs des Stars.

 

 


En 765 matchs dans la LNH, Bob Bassen aura récolté 88 buts et 144 passes pour 232 points et 1004 minutes de pénalité.


Sources:
NHL Report: Spotlight, DenverPost.com, 24 dec. 1999
Blues Claim Bassen Off Waivers, Associated Press, December 11, 1999
Bassen out with a knee injury, UPI, 3 octobre 1995
Stars’ Bassen enjoying this post-season better than in 1996, Associated Press, 17 avril 1997

 



dimanche 19 juin 2022

Notre chandail Barons

  


En attendant de compléter notre splendide livre «Le meilleur de La vie est une puck» dont le financement vient de se terminer, je continue de préparer les différents «goodies» que nous allons également remettre à nos chers contributeurs nous ayant permis de réaliser ce projet. Je viens de recevoir notre commande de t-shirts et je porte fièrement depuis hier celui des Barons de style «Ramones». J'étais au restaurant ce midi lorsque j'ai remarqué qu'un dude me scrutait vraiment non-subtilement, tentant probablement de comprendre ce que je portais. Il devait surement reconnaitre le célèbre logo des Ramones que j'ai apparemment vraiment réussi à imiter. Ça faisait plusieurs années que j'avais conçu ce t-shirt (quoique une version différente) mais on avait mis le projet de côté, donc en plus de voir finalement aboutir ce concept, j'étais très fier de ma shot car l'effet est très réussi de par la réaction du dude du restaurant.

Mais probablement que plusieurs d'entre vous ne comprennent pas toutes ces références. Faut dire que nos concepts mélangeant hockey obscur et l'esthétique punk/metal sont vraiment destinés à un public très très de niche. Je voulais donc aujourd'hui vous présenter ce t-shirt plus en détails.

Premièrement j'ai choisi les Barons car c'est un de nos sujets cultes. Inutile de vous le rappeler. Et on en parle bien sûr dans le livre. Pour ce qui est des Ramones, j'ai choisi de faire référence à ces pionniers du punk car leur logo est un des plus magnifiques de l'histoire de la musique et je trouvais qu'il y avait un parallèle intéressant à faire avec les Barons même si ce sont deux domaines totalement différents. 

Les Ramones ont sorti leur premier album éponyme en avril 1976, quelques semaines seulement avant le déménagement des Golden Seals de Californie dans leur nouvelle ville de Cleveland pour devenir les Barons. Les Ramones ont ensuite tout donné lors des deux années suivantes avec 3 autres albums classiques; Leave Home (1977), Rocket to Russia (1977) et Road to Ruin (1978). Donc 4 albums entre 1976 et 1978, exactement pendant que les Barons ont aussi tout donné durant leurs deux seules saisons d'existence... Bon ils ont peut-être pas tout donné car ils étaient pas mal mauvais et mal gérés mais gâchez pas mon fun...

Ah man, une pause musique s'impose absolument ici...



Et puis pourquoi pas une pause Barons tant qu'à y être..



Si c'est trop 2e ou même 3e degré pour vous, il y a une autre parallèle évident à faire avec les Ramones et le hockey (ou le sport en général) puisque leur premier hit, Blitzkrieg Bop, a.k.a. «Hey! Ho! Let's Go!» est encore joué dans les arénas pas mal à toutes les games que vous pouvez assister...

Après ces 4 premiers albums susmentionnés, la carrière des Ramones n'a jamais vraiment pu décoller comme il se devait, tandis que les Barons ont disparu après avoir fusionné avec les North Stars du Minnesota. Les Ramones ont tenté un ultime tour de force en 1980 avec un album enregistré par le célèbre fucké et criminel notoire Phil Spector pour nous donner l'album «End of the Century» en 1980 mais ce ne fut pas le succès escompté (je n'aime pas cet album d'ailleurs) et cela me mène à une épiphanie plus qu'évidente: Les Ramones avaient besoin que les Barons existent pour être bons!

Je plaisante bien sûr, les Ramones ont continué à rouler leur bosse pendant de nombreuses années,  devenant des légendes vivantes du punk (quoique les membres originaux sont tous morts) et ils ont quant même enregistré quelques perles ici et là avant de se séparer en 1996. Mais n'empêche que rien n'aura accoté leur furieuse époque 1976-78. 

C'était donc plus ou moins comme ça que j'ai conçu ce t-shirt Ramones/Barons...

Mais j'ai encore besoin de vous l'analyser davantage. Donc voici premièrement le logo du chandail de proche:



Et voici sa référence, le logo des Ramones:
 


Il existe plusieurs variantes de ce dernier, alors que le lettrage du «Ramones» est parfois d'une typographie différente. Mais celle-ci est l'originale et comme «Barons» a une lettre de moins, j'ai dû légèrement grossir la police pour bien faire.

Le nom des membres entourant l'aigle sont parfois différents aussi alors que Tommy et Deedee ont quitté le groupe pour être remplacés entre autres par Marky et C.Jay (ou même Richie ou Elvis). D'ailleurs, si vous portez un chandail des Ramones et que vous rencontrez un autre fan, il n'hésitera pas à vérifier quelle version du noms des membres vous portez...

Moi dans mon cas, je devais me restreindre à seulement 4 membres des Barons. Il était évident que j'allais choisir Gilles Meloche, Dennis Maruk et Al MacAdam, tous des joueurs cultes ici à LVEUP. Pour le 4e j'hésitais entre Bob Stewart, Jim Neilson ou même Don Murdoch. Dans le cas de ce dernier, cela aurait bien fait car ça aurait été tous des noms en «M». Murdoch, Maruk et MacAdam formaient d'ailleurs un trio surnommé «3M». Mais je préférais toutefois choisir Rick Hampton, si ce n'est qu'il était le meilleur défenseur des Barons. D'ailleurs avec un gardien (Meloche) et deux attaquants (Maruk et MacAdam), ça me prenait bien un défenseur si on joue à 4 contre 4...

Pour l'intérieur du logo imitant le seau présidentiel américain, j'étais aussi embêté. J'aurais aimé modifier l'aigle et lui mettre un bâton de hockey au lieu d'un bâton de baseball. J'ai essayé mais ça ne donnait vraiment pas l'effet escompté et j'ai plutôt opté de mettre deux bâtons en «X» un peu à la Mighty Ducks d'Anaheim. De plus, l'aigle me posait problème alors qu'il ne me laissait pas vraiment de place pour inclure le logo des Barons, même dans l'espèce de rectangle avec des flèches... Et le nom de l'équipe c'est quand même les Barons et non pas les «Eagles» donc l'aigle se devait de partir. L'inclusion du logo des Barons au centre avec la forme de l'état de l'Ohio vient quand même rappeler l'aspect «américain» du logo d'origine.

Mais en soustrayant l'aigle, je voulais quand même le plus possible respecter le logo original et j'ai donc inclus des lauriers, et aussi des bannières où j'ai inscrit «Cleveland, Ohio». J'ai complété avec une couronne dans le haut, afin d'illustrer quelque peu ce terme royal de «Barons». Même si un Baron n'est pas un roi, il est toutefois lié à la monarchie. Et finalement j'ai ajouté le petit 1976-1978 en bas des lauriers, histoire de compléter le tout.

Donc c'est pas mal ça qui est ça. Ça me fait vraiment plaisir de voir que vous avez embarqué dans le trip en choisissant ce concept parmi les choix offerts pour les t-shirts. Merci de nous lire et d'encourager nos folies. Au final il y a 3 t-shirts différents qui seront remis à nos contributeurs du Kickstarter mais qui sait, peut-être nous allons en faire imprimer d'autres éventuellement. En attendant, nous continuons d'éditer le livre petit à petit, c'est presque pratiquement tout fait mais il reste toujours des trucs à peaufiner. Ça s'en vient toutefois très bientôt.

Hey ho let's go Barons!

Ah pis tiens une autre toune: