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samedi 24 octobre 2020

Joueur oublié des 90's #39 - Sergei Krivokrasov


 

Oh boy. Des fois je me lance dans quelque chose sans savoir que ça va complètement dégénérer. J'avais au départ quelques informations intéressantes qui firent du joueur d'aujourd'hui un bon sujet pour un autre membre de ma brigade des joueurs oubliés des 90's mais rien de trop extraordinaire. Mais en creusant et creusant davantage dans le puits d'information sans fond qu'est ''L'INTERNET'', les paragraphes de ce texte se sont multipliés et multipliés jusqu'à nous donner la brique que je vous invite à lire aujourd'hui...


Sergei Vladimirovich Krivokrasov
(Серге́й Владимирович Кривокрасов) est né le 15 avril 1976 à Angarsk, une ville de 200 000 habitants dans le sud-est de la Russie située près des frontières de la Mongolie et de la Chine. Il quitta le nid familial à 13 ans pour joindre un camp sportif dans la région de Moscou. Il gradua éventuellement dans le système du CSKA avec qui il parvint à faire l'équipe senior en 1991-92 alors qu'il n'avait que 17 ans. Il obtint 10 buts et 18 points en 36 matchs avec le CSKA et participa la même année aux championnats du monde junior des moins de 20 ans. Il récolta 3 buts et 6 points en 7 matchs au sein de cette puissante équipe unifiée qui remporta l'or.

Cette bonne performance en tant qu'un des plus jeunes joueurs junior du tournoi incita les Blackhawks de Chicago à le repêcher en 1re ronde (12e au total) du repêchage de 1992. Son coup de patin rapide et agile et son tir précis rappelait un peu la nouvelle vedette Pavel Bure et les Blackhawks espéraient alors avoir trouvé une perle pour revigorer leur attaque.

Ayant été formé dans cet union soviétique en plein changement, Sergei comprit assez rapidement qu'il allait devoir lui aussi imiter ses héros de jeunesse et les autres jeunes joueurs ayant quitté la Russie pour la LNH avant lui. Étant sûr qu'il se dénicherait un poste dans une équipe de la LNH ou ailleurs dans les mineures, il s'envola pour les États-unis avant même cette sélection au repêchage et passa l'été à l'université de Duluth au Minnesota où ses agents firent une entente pour qu'il puisse s'entraîner en attendant de voir où il allait aboutir la saison suivante. 

Il laissa derrière lui sa jeune épouse enceinte qu'il avait épousé à 17 ans ainsi que son jeune frère Andrei, lui aussi membre du CSKA. Ce dernier fut d'ailleurs réprimandé par le CSKA pour la défection de son frère aîné. Il fut relégué dans les mineures et parfois  privé de salaire en guise de punition à la famille. Il rejoindra plus tard Sergei en Amérique et jouera dans la NCAA.

Pendant le camp d'entraînement des Blackhawks en octobre 1992, Sergei fut accusé d'agression par une jeune étudiante de Duluth. Il l'aurait apparemment frappé et rouée au sol en plus de la traquer à son travail quelques semaines auparavant après qu'elle lui ait demandé de l'argent pour un avortement. Krivokrasov tenta de régler hors-cours en soudoyant la plaintive. Il plaida toutefois coupable en juin 1993 et dut dédommager financièrement la jeune femme. J'ignore si elle se fit finalement avorter ou garda l'enfant.

Il débuta malgré tout la saison 92-93 avec les Hawks mais après un premier essai de quatre matchs sans points, il fut envoyé dans la IHL avec le Ice d'Indianapolis. Il récolta 36 buts et 69 points en 78 matchs avec le Ice et resta également avec eux la saison suivante où il récolta 45 points en 53 matchs. Il fut rappelé le temps de 9 matchs avec les Blackhawks mais ne récolta qu'un seul but, son premier qu'il marqua aux dépends de Patrick Roy. Il revint avec le Ice durant le lock-out de 1994 et parvint ensuite à joindre les Blackhawks à temps plein à la reprise des activités en janvier 1995. Il sembla enfin démontrer des signes prometteurs avec une récolte de 12 buts et 19 points en 41 matchs lors de cette saison écourtée.

Il ne parvint toutefois jamais à devenir un joueur d'impact lors des saisons suivantes, laissant les Blackhawks et leurs fans sur leur faim avec de longs passages à vides parsemés de quelques rares moments électrisants, comme ce but en 1995 où il déculotta même le grand Wayne Gretzky.

 

 

Il obtint donc des saisons décevantes de 16 points en 46 matchs en 1995-96, ensuite 24 en 67 et finalement 23 en 58 lors de la saison 1997-98, sa dernière avec les Blackhawks. Il fit également partie de l'équipe de la Russie lors des jeux olympiques de Nagano où il remporta la médaille d'argent mais n'obtint aucun point en 6 matchs durant ce tournoi.

En vue du repêchage d'expansion de 1998 accueillant les nouveaux Predators de Nashville, les Hawks envoyèrent Krivokrasov aux Predators en échange de la promesse de non-sélection du gardien Chris Terreri. Il connut une belle renaissance avec la jeune équipe inexpérimentée de Nashville où il obtint plus de temps de glace et où son style correspondait mieux qu'à Chicago. Il termina la saison inaugurale des Predators avec des sommets en carrière de 25 buts et 23 passes pour 48 points, bon pour le 3e rang de la jeune équipe mais premier pour les buts. À noter également qu'en ces années de trappe extrême, un marqueur de 25 buts équivalait pratiquement à 35-40. Il fut ainsi élu comme le premier représentant des Predators au match des étoiles.

Durant l'entre-saison 99, Krivokrasov obtint un nouveau contrat avec les Preds mais fit les manchettes une fois de plus pour violence conjugale. La police serait intervenue un soir d'août au domicile des Krivokrasov après que sa femme, la même qu'il laissa enceinte en Russie et trompa avec une étudiante universitaire, porta plainte pour l'avoir agressée violemment et poussée en bas d'un escalier (apparemment de seulement 3 marches). Krivokrasov dut se plier aux exigences de la justice et dut aller en thérapie pour ne pas faire de prison. 

Sérieusement quand j'ai découvert cette deuxième histoire dégoutante je n'avais plus envie de parler de ce connard mais j'avais déjà écrit plein de paragraphes alors je continue...


La saison suivante, ''Krivo'' débuta la saison en force avec 10 points en 13 matchs. Il se blessa cependant à un doigt et fut ensuite relégué sur la 4e ligne pour le restant de la saison. Il déclara plus tard que le DG David Poile avait des problèmes personnels avec lui. Humm... Peut-être qu'il n'aimait pas les batteurs de femmes récidivistes, hein Sergei?

Krivokrasov termina donc sa deuxième année et également son parcours avec les Predators avec une fiche de seulement 9 buts et 26 points en 63 matchs. Il fut échangé à la date limite des transactions aux Flames de Calgary en retour du défenseur Cale Hulse. Il connut cependant une bonne fin de saison en Alberta avec 1 but et 11 points en 12 matchs. 

Si sa saison 1999-2000 fut somme toute à oublier, Krivokrasov marqua toutefois sa place dans l'histoire de la LNH lors de cette saison. Il serait apparemment le premier marqueur du nouveau millénaire alors qu'il marqua le premier but du premier match disputé en l'an 2000, à 22 secondes de la première période contre les Sharks de San Jose le 1er janvier 2000. Cependant, une partie de la population et les scientifiques concernés prétendent que le nouveau millénaire commence en fait en 2001 (1-1000, 1001-2000, 2001- etc...) et que le vrai premier marqueur du millénaire est un autre Sergei, Samsonov celui-là, dans un match entre les Bruins et les Sabres le 1er janvier 2001. Faites vous votre propre opinion la-dessus moi honnêtement je m'en sacre un peu.

Après sa saison terminée à Calgary, on avait droit à un autre repêchage d'expansion accueillant cette fois les Blue Jackets de Columbus et le Wild du Minnesota. Les Flames ne le protégèrent pas et il fut sélectionné par le Wild. Jouant de nouveau avec une équipe de première année, Krivokrasov ne correspondait pas vraiment au système défensif de Jacques Lemaire et termina la saison avec seulement 7 buts et 22 points en 54 matchs, soit son plus bas total depuis 1995-96.

Les choses déboulèrent ensuite rapidement dans son cas. En 2001-02, il fut échangé aux Mighty Ducks après seulement 9 matchs en retour d'un choix de 7e ronde. Totalement déphasé et inefficace, il joua quelques semaines à Anaheim mais fut renvoyé dans les mineures pour la première fois depuis 1995. En tout il n'obtint que 5 points en 26 matchs entre Minnesota et Anaheim lors de cette dernière saison dans la LNH qu'il termina avec les Mighty Ducks... de Cincinnati.

Sans perspectives intéressantes en Amérique, il retourna en Russie jouer dans la Superligue avec le Amur Khabarovsk. Normalement quand un joueur retourne jouer en Europe, et particulièrement en Russie, mes textes ont tendance à s'achever sur cette note. Les informations intéressantes hors de la LNH étant difficiles à trouver à l'exception de ses statistiques, j'enfile normalement avec ses statistiques finales en carrière et où il est rendu après sa retraite. Difficile par exemple de savoir s'il a frappé d'autres femmes à moins de se débrouiller en russe, ce qui n'est pas mon cas... mais je commence toutefois à me débrouiller... vous allez comprendre tantôt. 

Car dans le cas du retour à la maison de Krivokrasov, j'ai trouvé une super anecdote au niveau hockey. Quelque chose que je croyais n'avoir vu qu'à une seule autre reprise dans ma vie. Mon texte prit alors ici un virage à 180 degrés qui m'emmena plus creux que je n'avais jamais été dans les anales hockey du royaume de l'internet...

Vous vous souvenez de la finale de 1993? Vous savez cette finale de plus en plus lointaine et folklorique où le Canadien gagna sa dernière Coupe Stanley? Vous vous souvenez alors surement du point tournant de cette finale, soit la pénalité à Marty McSorley pour avoir utilisé un bâton illégal avant la fin du 2e match? Les Canadiens égalisèrent la marque sur l'avantage numérique, gagnèrent en prolongation, égalisèrent la série et la remportèrent quelques jours plus tard. 

Bref cet incident est célèbre mais à ma mémoire (parfois fautive) c'est la seule fois où je me rappelle avoir vu ce type de pénalité être appelée. Peut-être que je suis un peu trop jeune, que c'était une chose plus courante dans le temps des bâtons de bois et qu'on ne l'applique plus de nos jours. En 1993 j'avais 9 ans et c'était d'ailleurs la première saison où j'ai commencé à écouter attentivement le hockey. Mais après vérification, la règle serait toujours dans le livre des règlements et a même été décerné en 2009 à Jason Spezza. Écoutez d'ailleurs les annonceurs stupéfaits et même hilares de l'appel de cette pénalité...

Bref, cette règle existe également en Russie et Krivokrasov est en quelque sorte le McSorley russe. Je ne dis pas ici qu'il fut échangé à Los Angeles avec Wayne Gretzky ou qu'il ait lui aussi assommé un joueur des Canucks avec son bâton mais en terme de bâton illégal, les deux ont leur place à 10 ans d'écart dans l'histoire des championnats de leur ligue respective.

Je vous emmène ici en voyage dans le temps dans la Russie profonde, plus précisément durant les séries de la Superligue de 2004. Il ne reste que trois minutes à jouer au match décisif de la finale de conférence entre le Lada Togliatti et l'équipe de Krivokrasov, le Avangard Omsk, qui est en avance 2-0 dans la série 3 de 5. En retard 1-0 en cette fin de match, l'entraîneur du Lada, Petr Vorobiev, demanda à l'arbitre de mesurer le bâton de Krivokrasov. Après quelques longues minutes d'attente et d’engueulades entre les entraîneurs et les joueurs des deux équipes, le bâton fut finalement mesuré mais, contrairement à McSorley, il fut jugé légal, ce qui résulta en une pénalité mineure au Lada pour avoir fait retarder le match. Toutefois, des membres de l'équipe du Lada se plaignirent aux officiels que Krivokrasov avait apparemment changé de bâton avant la mesure mais rien ne fit changer la décision des arbitres. Vorobiev ordonna à ses troupes de quitter le match en contestation et les officiels déclarèrent Avangard gagnant. Ils gagnèrent la série 3-0 et accédèrent ainsi à la finale qu'ils gagnèrent contre le Metallurg Magnitorosk.

Vous ne me croirez pas mais je crois avoir trouvé un vidéo de ce match. En remarquant ma fébrilité en même temps qu'elle entendait ces voix bizarres sortant des hauts-parleurs de mon ordinateur, mon épouse m'a regardé avec un air louche du genre ''Mais qu'est-ce que tu écoutes-là?''. 

J'aime beaucoup ajouter des vidéos à ces articles mais je ne croyais pas pouvoir y parvenir avec un sujet aussi obscur et aussi spécifique. On parle ici de quelque chose qui s'est passé dans le fin fond de la Russie il y a bientôt 20 ans et 2004 était une ère quand même pas mal moins médiatisée alors qu'internet en était environ à son adolescence. Youtube n'existait d'ailleurs pas encore et quand on y recherche des vidéos de Krivokrasov de nos jours, on ne retrouve que quelques courts extraits de lui dans la LNH transférés d'une vieille casette VHS comme celui que vous avez vu plus haut. 

À ma grande surprise j'ai toutefois réussi à trouver ce match en copiant-collant le nom de Krivokrasov dans l'alphabet russe (Кривокрасов) et en ajoutant aussi celui du Lada (Лада), Avangard (Авангард) et surtout l'ajout important de ''2004''. Après quelques minutes à chercher vainement dans les résultats, et plusieurs questionnements sur ce que j'étais en train de faire de ma vie, je suis tombé la-dessus:

 


Donc je disais bien que ''JE CROIS'' qu'il s'agit d'un vidéo de l'incident mais après 2-3 visionnements je suis certain qu'il s'agit bien de ça. Il aurait été facile de découvrir qu'il s'agit d'un tout autre match mais je reconnais les chandails des équipes, on remarque définitivement un ambiance des séries, on sait qu'on est en 2004 et j'ai même reconnu un autre membre du panthéon de mes joueurs oubliés des 90's, Oleg Tverdovsky (#70), qui était d'ailleurs le ''Kapitaine'' de Avangard cette année-là. On ne voit cependant pas vraiment les arbitres mesurer le bâton et c'est d'ailleurs une cacophonie totale digne de la réputation qu'on a des ligues russes. 

Je ne saurais même pas reconnaitre qui est Krivokrasov dans le tas car j'ignore son numéro (UPDATE: il s'agirait du #52)...

Sergei Krivokrasov #52 à droite


Mais tout semble concorder avec la description que j'ai trouvé de l'incident. Le Lada quitte le match à 20:20 et peu après les membres du Avangard célèbrent leur victoire. S'ensuit une conférence de presse d'un des entraîneurs et ensuite on passe à la finale. Je vous conseille de regarder jusqu'à la fin, si ce n'est que pour voir l'Avangard soulever la coupe et me récompenser d'avoir trouvé un vidéo de ce truc. Je croyais qu'il s'agissait de la coupe ''Gagarine'' mais apparemment que cette dernière n'existe que depuis la création de la KHL en 2008. Peut-être qu'ils l'ont simplement renommée? Tout ça commence à me faire prendre davantage d'intérêt envers le hockey russe... Dans quoi je me suis embarqué?

À 27:00 du vidéo vous pouvez voir Krivokrasov en entrevue. Je reconnais enfin sa bouille et son nom en cyrillique. Si un de vous chers lecteurs parle le russe, j'aimerais vraiment savoir ce qu'il dit durant l'entrevue. Écrivez-moi dans les commentaires svp. Je n'ai pas vraiment tout écouté ce long vidéo, je ne suis pas un craqué mental à ce point. J'utilise davantage les flèches de mon clavier pour regarder une version accélérée personnalisée. On voit beaucoup trop de fusillades à mon goût pour garder mon intérêt. Avangard l'emporte d'ailleurs en fusillade lors du 5e match décisif en finale. Skippez alors à 34:10 pour voir les célébrations.

Bref je me suis vraiment égaré dans cette histoire et c'est l'heure du dernier droit. Revenons donc à Krivokrasov qui, comme lors de ses démêlés avec la justice américaine, sortit de cette histoire sans trop de dégâts. Les arbitres revinrent toutefois trop tard sur leur décision et décernèrent une pénalité à Krivokrasov sans toutefois enlever celle au Lada pour avoir retardé la partie. La ligue suspendit les arbitres pour le reste des séries pour ''erreurs critiques de jugements et d'application des procédures'' tandis que Lada fut mis à l'amende et l'entraineur Petr Vorobiev fut suspendu 5 matchs la saison suivante.

Il s'agissait du premier championnat de Krivokrasov depuis sa médaille d'or au championnat du monde junior de 1992 et sa médaille d'argent aux Olympiques de 1998. 

Il continua ensuite son parcours nomade à travers la Superligue, jouant pour Serverstal, le Dynamo de Moscou, le Metallurg et également une saison de retour avec l'ancien club de sa jeunesse, le CSKA de Moscou. Il se retira après la saison 2007-08 soit la dernière année de la Superligue avant la création de la KHL.

Il demeura quelques années comme entraineur dans diverses ligues russes de bas niveau mais revint en Amérique s'installer au Colorado en 2012. Il y fut entre autre l'entraîneur de son fils, Nikita Krivokrasov. Il est présentement entraineur en chef de la ''South Florida Hockey Academy'' au niveau junior AAA. Nikita joua pour sa part dans la WHL jusqu'à cette année plus récemment avec les Cougars de Prince George mais il ne fut jamais repêché.

En 450 matchs dans la LNH pour Sergei, sa fiche fut de 86 buts et 109 passes pour 195 points.
En 369 matchs combinés dans les ligues majeures russes, sa fiche fut de 93 buts et 82 passes pour 175 points.


Sources:
http://members.tripod.com/predators_25/krivokrasov.html
South Florida Hockey Academy
HAWKS WING KRIVOKRASOV CHARGED IN ASSAULT
, Chicago Tribune, 1er oct. 1992
Reddit
Krivokrasov Agrees To Counseling
, Associated Press, 25 août 1999
Eliteprospects
HockeyDB
Wikipedia

mercredi 21 octobre 2020

Upper Deck ''Be A Player'' 1995-96


 

En continuant avec ma thématique non-officielle du mois d'octobre, soit le chandail ''Fishsticks'' des Islanders (voir ici, ici et ici) je suis bien sûr tombé sur quelques cartes de hockey lors de mes recherches sur cet uniforme malfamé. Une des séries de cartes qui arrivèrent sur la scène en même temps que ce chandail fut la série ''Be A Player'' de Upper Deck. 

Il y a d'abord celle-ci de Brad Dalgarno qui piqua tout d'abord ma curiosité:

 


Tout d'abord rien de spécial mais je me demandais qu'elles étaient ces couleurs étranges du chandail. On dirait plus les couleurs des Panthers mais encore là ce n'était pas exactement ça qu'on retrouvait sur leur chandail de l'époque. Et Dalgarno n'a jamais joué pour eux alors ce ne serait vraiment pas un chandail des Panthers même si ce n'était pas un vrai. Je me suis dit alors qu'il devait s'agir d'un chandail d'une autre ligue soit des mineures ou ailleurs. Dalgarno était un flop anyway donc c'est quand même probable. J'aurais bien pu aller vérifier de quelle équipe il s'agit mais ce serait une perte de temps. Encore plus que le temps que je perds déjà avec ces niaiseries. Je suis donc passé à autre chose.

Jusqu'à ce que je tombe sur cette autre carte de la même série...



Ok... What the fuck is that? Ce ne sont aucunement les couleurs des Islanders, même celles du nouveau design horrible. Le pattern des lignes est toutefois le même et on reconnait l'horrible lettrage des numéros sur les manches. On dirait davantage l'ancien chandail des Rockies du Colorado, les couleurs du moins. Et ça ne peut vraiment pas être un chandail des mineures car Mathieu Schneider n'a jamais joué dans les mineures durant ces années-là. Peut-être une erreur d'impression ou de conversion des couleurs ou quelque chose du genre... Mais est-ce moi ou on ne voit pas le logo non plus? Peut-être un pli dans le chandail par la position du joueur...



Ben oui toé. Ils ont pas mis le logo non plus. Ce serait donc du ''airbrush'' à l'ancienne? Comme cette série est celle de 1995-96 il est possible que les nouveaux uniformes et le logo des Islanders n'étaient pas encore terminés et que ''l'artiste'' dut inventer les nouvelles couleurs des Islanders pour que la série sorte à temps... Mais non je radote plus que d'autre chose. S'ils n'avaient pas encore le logo et les couleurs, pourquoi le style des lignes du chandail et le lettrage sont quand même identiques?



? Je ne comprends pas celle-là. Les couleurs ont pourtant l'air plus fidèles à la réalité mais où diable sont les bandes aux épaules? On les voit pourtant sur le joueur en arrière plan... SOMETHING IS WRONG HERE!



Et ça c'est quoi ça? C'est quoi cette série boboche? On parle pourtant de Upper Deck, la crème de la crème. Quoique durant ces années-là ils tiraient un peu de la patte (comme les autres compagnies) mais quand même. Même les gars d'OPC se forçaient pour au moins peinturer le bon look du chandail. Pourquoi avoir changé le design pour ce chandail blanc? Ils avaient pourtant gardé les bandes normales du chandail sur les autres cartes vues plus haut. Peut-être qu'ils étaient plus qu'un à retravailler ces photos et qu'ils se parlaient pas entre eux...

Mais comme ces photos furent prises sans équivoque après le dévoilement du chandail et le début de la saison, peut-être que Upper Deck était au courant que les Islanders désiraient se départir du Fishsticks le plus tôt possible après que tout le monde ait ridiculisé ce chandail. Ils ont donc décidé de changer les couleurs et le design? Mais pourquoi? Pourquoi autant d'effort? Et pourquoi on voit pas le logo? 

En voici d'autres:

 

Ici les bandes aux épaules sont rouge/jaune/ et re-rouge
Le bas du chandail conserve le turquoise réel.

Mais ici les bandes sont rouge/jaune/gris...
Et comme vous voyez, les cartes recrues étaient légèrement différentes.


Pauvre Wendel...

Si vous avez prêté attention, vous avez surement remarqué que le choix des photos priorisait des angles où l'on ne verrait pas le logo. Est-ce qu'ils trouvaient le Fisherman si horrible que ça? Pourquoi alors ne pas prendre de plus vieilles photos de l'ancien chandail? Ou bien ''airbrusher'' l'ancien chandail sur les nouveaux joueurs?

Et bien non. Ce n'est pas seulement le Fisherman qui fut censuré. Comme vous vous en doutez peut-être par mon sarcasme peu subtil, toutes les cartes de cette série n'ont pas les logos des équipes sur les chandails des joueurs.



Ici on dirait que Koivu a un alien qui veut lui sortir du ventre.
Il l'a jamais eu facile le Saku...



Au moins ces chandails ont les bonnes couleurs... Et puis à l'époque ce n'était pas un cas isolé de ne pouvoir utiliser les logos des équipes de la LNH sur des produits dérivés. Mais c'était plus le cas pour les jeux vidéos. Pour les cartes de hockey c'était assez rare. On voyait ça plus pour des compagnies vraiment bas de gamme ou pour des marques de céréales bon marché. Mais encore là on parle de motherfucking Upper Deck ici et non pas les cartes de pain Diana Durivage... et même les superbes cartes Diana avait les logos...

Donc la plupart des cartes de la série étaient des cartes où la position du joueur faisait en sorte qu'on n'avait pas à voir le logo.

Comme des cartes en action:

Toujours le fun de plugger Valeri...

Le ''masquage'' du logo ne fonctionne pas vraiment
si le joueur en arrière-plan est visible les gars...

 

Ou bien des cartes en ''Close-up'':

J'adore celle-là...
''MAN maudit qu'on est poche les Whalers...''



Toujours le fun de plugger mon avatar...

 

Ou bien sinon des photos avec des équipes de la NHLPA prises lors des tournois du lock-out de 1994:


Ou des fois le gars avait pas d'autres photos et s'est dit ''Fuck it'':

 

Certaines cartes avaient des autographes et ainsi un certificat d'authenticité à l'arrière. Les autres avaient le derrière standard. Mais dans aucun cas on ne voit le logo ou quelconque autorisation de la LNH.

 




Mais il faut se rappeler qu'on parle ici d'une sous-série. Cette collection ''Be a Player'' n'étant pas la série régulière de Upper Deck. 

Voici cette série. J'en ai déjà parlé dans mon billet sur les cartes les plus bizarres de ma collection.


Zigmund Palffy, récipiendaire du mullet de l'année en 1996

Cadrage de marde

Je pense que c'est la 15e fois que je plugge cette superbe carte...

 

Donc comme vous voyez, cette série Standard 95-96 au cadrage bizarre avait la licence de la ligue et donc les logos des équipes. On voit même les nouveaux chandails des Islanders dans leurs bonnes couleurs... On retrouvait en plus UNE AUTRE satanée série parallèle en 1995-96 avec la série ''Collector's Choice'' que vous voyez ici avec la carte de Casseau. Une de ses dernières cartes avec le CH d'ailleurs.

Alors pourquoi cette série ''Be a Player'' n'avait que la license de la NHLPA ? Il me semble que ça devrait venir en forfait. Peut-être une complication à cause des autographes?

Ou peut-être simplement pour pouvoir lâcher leur fou et nous donner quelques-unes des pires cartes de hockey de l'histoire? Sérieusement on parle plus des cartes laides des séries des années précédentes qu'on collectionnait davantage comme les ''Sidelines'' où on voyait Doug Gilmour en cowboy ou Dean Kennedy faire du cheval mais les cartes suivantes avec des joueurs ''en civil'' devraient probablement venir rivaliser avec ces dernières...

Beau chandail Bob...

C'est quoi cet arrière-plan?

Les modèles du calendrier des pompiers c'est le local à côté Roman...

Un joueur de hockey ou un acteur de Série B?

Il devait faire frette dans l'aréna... Mike Richter a trois épaisseurs

Remember Chad Kilger?

Ce que nous désirions tous depuis des décennies: Steve Smith en chest qui joue au volley

Une carte qui a du chien. Même deux.

Vous pouvez aller lire cet article du Baltimore Sun sur les
talents de drummer de Joé Juneau en 1995



Je suis sans mots.


En plus de ça, le choix du design graphique est aussi douteux pour les noms des joueurs. On dirait que le nom de la ville est le surnom du joueur... Luke ''Edmonton'' Richardson.

Mais malgré tout ça, je n'avais toujours pas de réponse à ma question initiale sur ce qu'ils ont pu bien faire au chandail Fishsticks des Islanders... Tout ce que j'ai réussi à obtenir c'est plus de confusion. Surtout après être tombé sur les joueurs de l'Avalanche...



Les ''Kings'' du Colorado?


Oufff... Au moins les Islanders n'étaient pas seuls à s'être fait défigurer leur chandail. Comme les Islanders, l'Avalanche amenait en 1995-96 un nouveau chandail sur la scène quoique dans leur cas ce n'était pas dans les même conditions vu que c'était un déménagement.

Pourquoi jaune? Aucune idée. Je me suis rappelé ensuite que plusieurs autres équipes débutèrent de nouveaux chandails en 1995-96 alors que c'était le début de l'ère fofolle des chandails horribles dans la LNH, et que surement d'autres équipes avaient subi le même sort que l'Avalanche et les Islanders. Et bien non, les nouveaux chandails des Bruins, Capitals et des Flames par exemple sont tous demeurés intacts... mais sans logos bien sûr :


HEILLE on voit UN PEU le logo des Bruins ici!
On voit aussi la patch à l'épaule sur le joueur du Lightning.


C'est donc ce qui complète ce compte-rendu sur une série oubliée mais oh combien boboche. C'est toutefois un autre chapitre fascinant sur cette période un peu funeste dans l'histoire de la LNH. En plus d'être dans les débuts de la trappe. des chandails laids et des cartes de hockey laides, on pouvait même pas avoir un maudit logo sur les chandails...