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mercredi 22 avril 2026

Wayne Caufield

 


Né le 26 avril 1943 à Sault-Sainte-Marie, Wayne Caufield débuta son parcours junior en tant que propriété des Red Wings de Détroit en 1962-1963, au sein de trois de leurs clubs affiliés : les Red Wings de Hamilton de la OHA, les Siftos de Goderich dans la ligue junior B de l'Ontario, ainsi que les Red Wings de Weyburn dans la ligue junior de la Saskatchewan.

De 1963 à 1970, Wayne a joué à temps plein dans la mythique Eastern Hockey League (EHL), connaissant un parcours nomade avec des équipes comme les Ramblers de Philadelphie, les Devils de Jersey, les Ducks de Long Island, les Rebels de Salem et les Generals de Greensboro.

Il a occupé le double rôle de joueur-entraîneur pour les Blazers de Syracuse lors de la saison 1967-1968, qui fut d'ailleurs sa meilleure saison offensive avec 95 points, dont 36 buts. En tout, il obtint 156 buts et 207 passes pour un total de 363 points en 367 matchs dans la EHL.

En 1969-1970, il quitta les Rebels à la mi-saison pour rejoindre les Canadians de Sault-Sainte-Marie dans la United States Hockey League (USHL), une ligue senior à ne pas confondre avec l'autre USHL, celle qui avait hébergé des clubs-écoles de la LNH durant les années 40.

Wayne Caufield revint donc dans sa ville natale de Sault-Sainte-Marie et y joua deux saisons. Son fils, Paul Caufield, y était d'ailleurs né quelques mois plus tôt, en août 1968. 

La lignée des Caufield changea toutefois par la suite, lorsqu'en novembre 1972, Wayne s'installe pour de bon au Wisconsin pour devenir joueur-entraîneur des Admirals de Milwaukee, équipe indépendante qui rejoindra la USHL en 1973-1974. Wayne y poursuivit sa carrière de joueur jusqu'à la fin de la saison 1976-1977. En tant qu'entraîneur-adjoint sous la direction d'André Caron, il a mené les Admirals au titre de champions de la USHL en 1975-1976.

Il obtint 272 points (dont 106 buts) en 189 matchs dans la USHL.

Caufield s'est impliqué activement auprès de la Southeastern Hockey Association of Wisconsin (SHAW) lorsque son fils Paul y a fait ses débuts en 1973, suivi de son autre fils Ryan en 1980. Pendant plus de 16 ans, il a entraîné des équipes locales et de compétition au sein de la SHAW, remportant plusieurs tournois d'État. Il a également dirigé des stages de hockey annuels pendant 25 ans, pavant évidemment le chemin pour ses petits-fils Brock et Cole Caufield, qui évoluèrent tous les deux avec succès, nul doute grâce à l'héritage hockey de leur grand-père.

Il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey du Wisconsin en septembre 2011.

Il rendit l'âme le 13 juillet 2018, à l'âge de 75 ans, à Greenfield au Wisconsin.

Wayne Caufield, sa femme Eileen, Brock, Cole, Paul et sa femme Kelly

 

dimanche 19 avril 2026

Marc Rodgers


N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.



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Né le 16 mars 1972 à Shawville en Outaouais, Marc Rodgers est un ailier droit qui a disputé la majorité de son hockey professionnel dans la défunte Ligue Internationale de Hockey, et aussi quelques matchs dans la LNH.

Il a disputé son hockey Midget AAA avec les Frontaliers de l’Outaouais, avant de migrer à la LHJMQ à seize ans, avec les Bisons de Granby. Il est productif durant quatre ans avec eux, culminant avec une saison de 120 points en 1991-92 alors qu’il quitte pour Verdun (Collège Français) à la fin de la saison, échange qui lui sourira puisqu’il remporte la Coupe du Président à la fin des séries.

Malheureusement, surtout en raison de sa taille de 5 pieds 9 pouces, Rodgers n’est pas repêché par une équipe de la LNH. Il devra donc trouver d’autres moyens pour monter les échelons et espérer faire carrière au plus haut niveau. Pourtant, le Québécois n’avait pas froid aux yeux, lui qui se défendait lorsqu’il le fallait et qui a souvent atteint les cent minutes de pénalité en saison régulière.

Il a débuté sa carrière professionnelle en 1992-93 dans la ECHL avec les Thunderbirds de Wheeling, avant de passer la saison suivante avec les Cherokees de Knoxville. Après un total de 93 points en 91 matchs, dont 35 buts, dans l’ECHL, il monte de niveau à mi-chemin de la saison 1993-94 avec le Thunder de Las Vegas, dans l’IHL.

Sa production sera modeste à Vegas, mais il demeure bon marqueur, effleurant la marque des vingt buts lors des deux saisons subséquentes. À la fin de 1995-96, il est échangé aux Grizzlies de Utah et joue un rôle crucial avec l’équipe dans sa route vers la Coupe Turner. 

Il débute la saison 1996-97 avec Utah, mais les Rafales de Québec décident de faire l’acquisition de ses services après cinq matchs et, pour la première et seule fois de sa carrière professionnelle, Marc Rodgers aura la chance de patiner au Québec.

 

En compagnie d’autres locaux comme Steve Larouche (102 points en 79 matchs) et Jesse Bélanger (62 points en 47 matchs), Rodgers fait la pluie et le beau temps avec le club de la Vieille Capitale, amassant 67 points en 70 matchs, sa meilleure saison en carrière au niveau statistique. Il aide les Rafales à atteindre la deuxième ronde des séries, une défaite en six matchs contre les Vipers de Detroit.

Vers la fin de la saison suivante, Rodgers et Larouche sont échangés aux Wolves de Chicago, eux qui sont incapables de reproduire la magie de 1996-97. Ils remporteront ensemble la coupe Turner avec les Wolves en 1998, le deuxième et dernier championnat de la carrière de Marc Rodgers.

À l’été 1998, l’attaquant de Shawville voit enfin son rêve commencer à se matérialiser : il reçoit l’appel de l’organisation des Red Wings de Détroit qui, impressionnés part son récent parcours de victoires dans l’IHL, lui octroient un contrat à titre d’agent libre!

Ainsi donc, Rodgers se retrouve maintenant dans la deuxième ligue en importance au monde (Red Wings d’Adirondack, dans la LAH), et y dispute la totalité de la saison 1998-99. En quatre-vingt joutes, il amasse 19 buts et 57 points.

La saison suivante, il goûte enfin au hockey de la LNH. Il débute la saison 1999-2000 en disputant 21 parties avec les Red Wings, amassant ses deux premiers points (un but et une passe) dans une victoire de 7 à 2 contre les Canucks à Vancouver, le jour du dix-neuvième anniversaire de votre humble serviteur (like it matters!), le 17 novembre 1999.

Malheureusement, dans les vingt autres parties dans lesquelles il est en uniforme, il n’amasse pas d’autres points. Le 11 décembre 1999, dans une victoire de 5 à 4 des Wings à Boston, Rodgers dispute les dernières 10 minutes et 28 secondes de sa carrière dans la LNH, avant de retourner finir la saison dans l’AHL (34 matchs, 8 buts, 18 points).

Il ne dispute que trente-deux matchs en 2000-01 avec Cincinnati et produit assez peu (12 points en 32 matchs), aux prises avec diverses blessures. Après des séjours infructueux dans la DEL (Allemagne, Schwenningen) et la UHL (États-Unis, Knoxville) en 2001-02, il décide de mettre un terme à sa carrière, au jeune âge de trente ans.

Malheureusement pour lui, à 5 pieds et 9 pouces à une époque qui aimait davantage les matamores, Marc Rodgers n’a jamais été très sexy sur les radars de la LNH. Pourtant, il a remporté deux coupes Turner et il a su déjouer les prévisions des experts en enfilant l’uniforme d’une équipe de la meilleure ligue de hockey au monde à 21 reprises, en compagnie de légendes comme Steve Yzerman, Brendan Shanahan, Nicklas Lidstrom, Sergei Fedorov et Igor Larionov, entres autres.

vendredi 17 avril 2026

Scott Sandelin

 
 
N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Né à Hibbing (Minnesota) le 8 août 1964, Scott Sandelin est un défenseur qui a joué vingt-cinq matchs dans la LNH, pour trois équipes différentes.

Repêché par le Canadien au deuxième tour (40e au total) de la séance de 1982, il dispute quatre saisons avec l’Université North Dakota, s’établissant comme un défenseur stable durant quatre saisons. Il dispute les six premières parties de sa carrière professionnelle tout de suite avec les Canadiens de Sherbrooke (LAH, 1986-87) après sa dernière saison universitaire, amassant deux passes.

La saison suivante, il dispute 74 matchs dans la LAH (7-22-29) et son premier en carrière dans la LNH le 16 mars 1987, dans une victoire de 3-0 contre les Islanders. Il termine le match avec +1. L’année suivante (1987-88), Sandelin dispute 58 matchs dans la LAH, mais surtout, huit dans la LNH! Il amasse son premier point, une passe, durant ce séjour.
 
Au début de la saison 1988-89, le Canadien abandonne dans le cas de son deuxième choix de 1982 et l’envoie aux Flyers contre un autre défenseur, le Québécois Jean-Jacques Daigneault. Sandelin demeurera dans l’organisation des Flyers durant près de trois ans, connaissant la meilleure récolte professionnelle de sa carrière dans la Ligue Américaine en 1989-90 (4-27-31 en 70 matchs) avec les Bears de Hershey.

En août 1991, il signe à titre d’agent libre avec les North Stars du Minnesota, avec lesquels il ne dispute qu’un seul match (-1) lors de la saison 1991-92, passant le reste de la saison avec leur club-école de la Ligue Internationale, les Wings de Kalamazoo.

Après cette décevante saison, Scott Sandelin annonce sa retraite comme joueur, au très jeune âge de 28 ans seulement. Il a subi plusieurs blessures et n’a jamais vraiment pris son envol comme hockeyeur professionnel. Ceci étant dit, sa carrière dans le hockey était très, très loin d’être terminée!

Après quelques années à titre d’entraîneur-adjoint à l’Université North Dakota, il devient l’entraîneur-chef des Bulldogs de l’Université Minnesota-Duluth en 2000. Il doit faire du bon travail, puisque vingt-six ans plus tard, l’ancien choix du Canadien y est encore! Il a remporté trois fois le championnat national (2011, 2018, 2019) et a été élu entraîneur de l’année en 2004.

Bref, peut-être Sandelin n’a-t-il pas été en mesure de connaître un glorieuse carrière sur la glace (bien que respectable, on parle d’un professionnel quand même), il a démontré avec sa passion et son implication qu’il a le sport à cœur et qu’il est une très, très bonne «tête» de hockey!
 


jeudi 16 avril 2026

Idées cadeaux #13 - Leafs Lager

 


Et voilà, la saison régulière 2025-26 est terminée. Après neuf années où les Leafs ont atteint les séries (et créé de faux espoirs à leurs partisans), ils sont retournés à leur état naturel, soit en étant exclus ″du détail″ (comme on disait à une certaine époque). 

Si vous avez des amis ou collègues de travail torontois, il peut être tentant de répondre avec sarcasme (et un brin d’arrogance) à leurs espoirs boursoufflés. Toutefois, je dois vous avouer que malgré cela, j’ai une certaine sympathie et presque de la pitié pour les supporters des Leafs. Après tout, ces partisans aussi passionnés de hockey que nous (et dont l’histoire était jusqu’en 1967 similaire à celle des Canadiens) ont traversé les burlesques années Ballard, eu un répit dans les années 1990, avant de replonger dans la médiocrité au retour du lock out. Malgré tout, ils sont demeurés d’une fidélité à toute épreuve. Depuis, le retour à la respectabilité a suscité des espoirs démesurés, les rendant parfois irritants. 


 

On pourrait penser que la brasserie Left Field, basée à Toronto, offre cette lager pour prendre par les sentiments les partisans des Leafs. En fait, il y a probablement un peu de vrai là-dedans. Mais si on regarde de près, on se rend compte qu’en fait, la Leafs Lager fait plutôt référence aux Maple Leafs du baseball. On voit une forme d’uniforme de baseball et en bas à gauche, on peut apercevoir leur logo.

Les Leafs version baseball existent depuis 1969. Ils oeuvrent dans la Intercounty Baseball League, qui a depuis cette année été rebaptisée Canadian Baseball League (même si les équipes sont toutes basées en Ontario). La ligue date de 1919, aussi l’année de fondation des Royals de Guelph et des Panthers de Kitchener, qui sont toujours en opération.

Le nom fait référence à l’équipe de baseball qui l’a porté de 1891 à 1967 (donc avant que l’équipe de hockey fasse de même) et qui à une certaine époque affrontait les Royaux de Montréal.

On peut toutefois assumer que les partisans aveuglément passionnés de leur équipe de hockey n’y verront que du feu et que l’équipe de baseball exige sûrement un montant beaucoup moindre pour utiliser son nom…

Et que je suis méchant…

Pour les intéressés, il s’agit d’une petite lager pas mauvaise, disponible à la LCBO.