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lundi 20 mai 2024

Histoires de cartes: Joueurs au banc




 

Ça fait longtemps qu'on a pas mis une batch de cartes avec une thématique quelconque. 

Alors voici une autre batch de cartes avec une thématique quelconque.

Le quelconque du jour étant: des joueurs pris en fragrant délit d'être au repos au banc de leur équipe, soit en train d'attendre leur prochain shift, de s'étirer ou bien au banc des pénalités.

 

Du Coke au lieu du Gatorade? Pour le match des étoiles, ça devait passer.
Oui je sais c'est sûrement juste un sticker...


Pas la meilleure carte de Shanahan mettons...

Un joueur qui était Konstant dans sa routine d'avant-match.


Esa Tikkanen avec un faciès typique d'Esa Tikkanen

Calle Johansson avec un regard de tueur dans un glorieux casque JOFA rond.
Que demander de plus pour être heureux?


Souris pas trop Randy. Tu t'en vas jouer pour les Nordiques dans pas long.

Caméo de Dave Brown sur cette carte de Kirk Maltby.

Denis Savard 2.0 à Chicago

Mon corps de quarantenaire a mal aux hanches juste à regarder cette photo...

Caméo d'Alexander Mogilny (#89)

Lâche pas Paul. Il te reste encore 3 autres équipes avec qui jouer.

Caméo de Valeri Bure en arrière-plan.

Le logo «B» sur ce chandail voulait surement dire «Banc des joueurs»

Caméo de ton grand-père Adrien sur cette carte de Petr Nedved.

Malgré qu'on le voit ici pas en action, Joé Juneau a véritablement été candidat au trophée Calder, contrairement aux 3/4 des joueurs qui ont eu cette bannière sur leur carte Pakhurst 92-93...

Eddie Johnston était le 3e gardien d'équipe Canada à la série du Siècle derrière Ken Dryden et Tony Esposito. Il était donc beaucoup sur le banc, mais un banc de parc apparemment.

Malheureusement, le grand sous-estimé Mike Liut était davantage sur le banc en fin de carrière avec les Capitals.
 

Beau close-up sur cette bouteille de Gatorade sur cette carte de Randy Burridge.

 

On se revoit dans pas long pour une autre batch.

samedi 18 mai 2024

Joueur oublié des 90's #91 - Craig Johnson

 

 



Pour trouver des joueurs oubliés intéressants pour cette série, ça aide beaucoup d'avoir un nom générique comme Craig Johnson...

Né le 8 mars 1972 à St.Paul au Minnesota, l'attaquant Craig Thomas Johnson évoluait encore au niveau high school lorsque les Blues de St.Louis en firent leur choix de 2e ronde (33e au total) du repêchage de 1990. Il débuta ensuite son parcours universitaire avec les Gophers de l'Université du Minnesota où il joua durant trois ans, optant ensuite d'abandonner sa dernière année d'éligibilité pour plutôt joindre les rangs de l'équipe nationale américaine en vue des Olympiques de 1994. 

Johnson devint ensuite professionnel lors de la saison 1994-95. Après la première demi-saison annulée par la grève et qu'il passa dans la IHL, il parvint à obtenir un poste avec les Blues lors de la reprise des activités. Il marqua même le premier but du club dans leur nouveau domicile, le Kiel Center (aujourd'hui appelé le Enterprise Center). Il ne fut toutefois utilisé que sporadiquement durant cette première saison, terminant l'année avec 6 points en 15 matchs et jouant 1 seul match en séries.

Il débuta la saison 1995-96 avec le grand club, amassant 15 points en 49 matchs et ne faisant qu'un court séjour de 5 matchs dans les mineures. Il fut toutefois inclus dans une transaction majeure en février 1996. 

Au même moment à Los Angeles, insatisfait et déçu de la débandade des Kings depuis la finale de 1993, Wayne Gretzky demanda finalement à être échangé.

En retour de seulement Gretzky, les Kings reçurent les joueurs suivants:
- Roman Vopat (C)
- Craig Johnson (LW)
- Patrice Tardif (C)
- Choix de 5e ronde en 1996 (Peter Hogan)
- Choix de 1ère ronde en 1997 (Matt Zultek)

On peut aisément dire que les Kings ont reçu bien peu en retour de la merveille, alors que du lot, seul Johnson devint un membre du club à long terme, et ce dans un rôle secondaire.

Le principal atout de ce package aurait normalement dû être ce choix de première ronde en 1997, mais avec cette sélection au 15e rang obtenu des Blues, les Kings sélectionnèrent l'attaquant Matt Zultek qui non seulement ne s'est jamais rendu à la LNH mais qui aura à peine joué une trentaine de matchs dans la AHL. Il joua davantage dans la ECHL et SPHL jusqu'à sa retraite en 2011.

En fait les Kings ont complètement gâché cette sélection puisqu'ils n'exercèrent jamais leurs droits sur Zultek qui redevint éligible au repêchage en 1999 et qui fut sélectionné cette fois-ci par les Bruins en deuxième ronde... Je ne vois vraiment pas ce que les recruteurs de la LNH semblaient voir en lui pour être repêché aussi tôt à deux reprises. Par ses statistiques ordinaires au junior, je l'aurais plus vu en 6e, 7e ronde...

Bref, Johnson s'amena à L.A. pour terminer la saison 1995-96, et sembla bien fournir au départ avec 9 points en 11 matchs. Il ne joua cependant que 31 matchs en 96-97, et ne récolta que 7 points. Il se reprit ensuite en 97-98 et connut sa meilleure saison en carrière en 17 buts et 21 passes pour 38 points.

Beau caméo de Ray Ferraro

Beau caméo de Fredrik Olausson

Davantage un attaquant de soutien et un joueur défensif, Johnson fut fidèle au poste avec les Kings pendant 7 saisons complètes, ne dépassant le cap des 10 buts qu'à une seule autre reprise en 2001-02 avec 13 buts. Mais après une saison de seulement 3 buts en 70 matchs en 2002-03, il fut libéré par le club.

Il n'eut pas à aller trop loin la saison suivante, alors qu'il signa comme agent libre avec les Mighty Ducks. Mais sa saison 2003-04 ne fut pas très concluante. Il fut placé au ballotage en janvier 2004, réclamé ensuite par Toronto où il joua 10 matchs, placé au ballotage de nouveau en mars et finalement réclamé par les Capitals avec qui il joua un autre 15 matchs, ses derniers dans la LNH.

Il continua ensuite sa carrière en Europe, d'abord trois saisons en Allemagne et une dernière saison en Autriche en 2007-08 avant de prendre sa retraite.

En 557 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 75 buts et 98 passes pour 173 points.

Il demeura ensuite dans le milieu du hockey, d'abord dans la ECHL comme assistant entraineur, ensuite entraineur-chef au niveau high school au Minnesota, recruteur pour les Kings et plus tard entraineur adjoint de leur club-école. Il a depuis gradué dans la LNH, comme assistant entraineur, des Ducks depuis la saison 2022-23.

Son fils, le défenseur Ryan Johnson, qu'il a d'ailleurs coaché au Minnesota, a été sélectionné en première ronde (31e) au total par les Sabres en 2019. Comme le paternel, il a joué avec les Gophers de l'Université du Minnesota avant de faire le saut dans la LNH. Il vient d'ailleurs de jouer sa première saison à Buffalo.


jeudi 16 mai 2024

Bill, Bun et Bud Cook


Voici une histoire de famille tissée serrée.

Bill, l’aîné, est né à Brantford. Sa famille déménagea toutefois à Kingston, où il apprit à patiner sur le canal Rideau. Frederick (surnommé ″Bun″) et Alexander (surnommé ″Bud″) suivirent quelques années plus tard. Lors de leurs éventuelles carrières de hockey, les frères se suivront également à plusieurs reprises.

Mais avant de débuter sa carrière professionnelle, Bill s’enrôla dans l’artillerie et prit part à des batailles marquantes de la Première guerre mondiale, comme celle d’Ypres, de la Somme et de la crête de Vimy. Il passa aussi huit mois en Russie lors d’une intervention des Alliés pendant la guerre civile en faveur des armées blanches dans leur combat contre les Bolcheviks. À son retour au Canada, on lui décerna la médaille militaire pour souligner sa bravoure.

Il joua ensuite au niveau senior avec Sault-Ste-Marie, pour ensuite être rejoint par Bun en 1921-22. Bill prit ensuite le chemin de l’ouest en 1922 et s’aligner avec les Crescents, puis les Sheiks de Saskatoon de la WCHL. Pendant ce temps, Bun remporta la Coupe Allan avec Sault-Ste-Marie en 1922-23 pour ensuite rejoindre Bill en 1924-25 à Saskatoon. Jouant sous les ordres de l’ancien Canadien Édouard ″Newsy″ Lalonde, Bill remporta le championnat des compteurs de la ligue en 1923-24, 1924-25 et 1925-26.

Ce titre de 1925-26 s’avéra toutefois le dernier de l’histoire de la ligue, puisque celle-ci s’écroula. Par contre, alors que la ligue de l’ouest (qui s’appelait maintenant la WHL) disparaissait, la LNH prenait du coffre. Si les nouveaux Cougars (futurs Red Wings) de Détroit firent des achats en vrac en achetant pratiquement en entier les défunts Cougars de Victoria, pendant que les nouveaux Black Hawks de Chicago faisaient de même avec les Rosebuds de Portland, les nouveaux Rangers de New York furent plus méthodiques. Mais parmi leurs acquisitions, on comptait Bill et Bun Cook, qui semblaient se destiner aux Maroons de Montréal, mais que Conn Smythe leur soutira en agissant plus rapidement.

Suivant les conseils des frères Cook, Smythe embaucha également Frank Boucher, qu’ils avaient côtoyé dans l’ouest, alors que ce derrnier jouait avec les Maroons, mais de Vancouver. Celui-ci devint alors le centre des frères (Bun à gauche et Bill à droite).

C’est à New York qu’un journaliste écrivit que Frederick était rapide comme un lapin (″quick as a bunny″). Il a donc été surnommé ″Bunny″ Cook. Et puis ″Bunny″ est devenu ″Bun″ et comme ″Bun″ veut dire brioche, le trio est devenu la ″Bread Line″. Ils joueront ensemble pendant plusieurs années.

Bill fut non seulement le premier joueur signé par les Rangers, mais aussi leur premier capitaine et le marqueur du premier but de leur histoire. Ce but fut d’ailleurs victorieux, car les Rangers remportèrent leur match match par la marque de 1-0, contre ces mêmes Maroons.

L’audace de Smythe (qui quitta toutefois les Rangers peu de temps après) rapporta aussi d’autres dividendes, puisque Cook remporta le championnat des pointeurs lors de sa première année dans la LNH, avec une fiche de 33 buts et 4 passes. (Le Trophée Art Ross n’existait pas encore.) Pourtant à leur première année, les Rangers terminèrent aussi premiers de la nouvelle division américaine, devançant les Bruins de Boston et les Pirates de Pittsburgh, des équipes de deuxième année. Boston prit toutefois sa revanche en séries, en éliminant les Rangers et en les limitant à un seul but, compté par Bill Cook.

En 1927-28, à seulement leur deuxième année, les Rangers se reprirent en battant les Pirates de Pittsburgh, les Bruins et finalement les Maroons, pour mettre la main sur leur première Coupe Stanley. L’année suivante, ils se rendirent à nouveau en finale, mais ils s’inclinèrent devant Boston.

En 1932-33, Bill ajouta un deuxième titre des pointeurs à son palmarès. À 36 ans et 5 mois, il devint ainsi le plus vieux champion pointeur de l’histoire de la ligue. Sa marque tiendra jusqu’en 2013, alors que Martin St-Louis la battit, à l’âge de 37 ans. Les Rangers remportèrent également une deuxième coupe. C’est Bill qui marqua en prolongation l’unique but du match lors du quatrième et ultime match. Étonnamment, on n’avait pas jugé bon d’apporter la Coupe ce soir-là. Ce n’est qu’au premier match de la saison suivante, le 11 novembre, à Toronto, que les joueurs reçurent le trophée convoité, qui a été désignée comme étant la ″Forgotten Cup″.

Suite à des problèmes arthritiques qui lui fit rater la majeure partie de la saison 1935-36, les Blueshirts vendirent le contrat de Bun aux Bruins. S’il joua une saison à Boston, la suite leur donna raison puisqu’il dut ensuite prendre sa retraite pour cette raison. Après cette première saison dans la LNH sans son frère, Bill prit également sa retraite, laissant Boucher comme dernier membre de la Bread Line à New York.

Les deux frères débutèrent alors leur carrière d’entraîneur au même moment (tout en jouant quelques matchs au besoin) dans l’International-American Hockey League (IAHL, la future Ligue américaine).

Bill prit le chemin de Cleveland pour diriger les Barons. Il y retrouva là son autre frère Bud, qui eut l’occasion de jouer au fil des ans quelques matchs avec les Bruins, les Senators et les Eagles de St-Louis. C’est toutefois dans ce qui deviendra la Ligue américaine qu’il se fit une place.

Quant à Bun, il se dirigea vers Providence pour se retrouver derrière le banc des Reds. S’il a connu une belle carrière (il a entre autres inventé la ″drop pass″) et montré des statistiques intéressantes, il a toutefois toujours été un peu dans l’ombre de son frère. Lorsqu’ils sont devenus entraîneurs, ce fut le contraire. Bill a eu sa part de succès, mais c’est Bun qui a pris le haut du pavé.

À leur première saison, en 1937-38, ce sont les Reds de Bun remportèrent la Coupe Calder (qui existait seulement depuis la saison précédente). L’année suivante, ce fut au tour des Barons de Bill. Les Reds de Bun répliquèrent en 1939-40, avant que Cleveland reprenne le titre en 1940-41, avec Bill derrière le banc et Bud dans l’alignement. Des cinq premières Coupes Calder, quatre fois l’équipe gagnante était dirigée par un Cook.

Les deux frères demeurèrent à leur place pendant deux autres années avant que Bill ne devienne directeur-gérant des Barons. Pour le remplacer, il eut l’idée de faire appel à… Bun. À ce moment, Bud jouait toujours pour Cleveland. Il eut donc l’occasion de jouer sous les ordres de son autre frère. L’expérience ne dura toutefois pas longtemps, car en cette période de guerre, après 4 matchs, il se rapporta à la garde côtière et se joignit à leur équipe de hockey.

Bun s’installa à long terme à Cleveland et passa les 13 saisons suivantes comme entraîneur. Il y connut un succès phénoménal. Dès ses trois premières saisons (1943-44 à 1945-46), son équipe atteignit la finale, la remportant en 1945. Par la suite, il répéta l’exploit en 1948, 1951, 1953 et 1954, en plus d’atteindre la finale en 1950 et en 1956. Par la suite, personne ne s’est approché de son palmarès de sept Coupes Calder. Les suivants en ont trois. Toutefois, dans une ligue à six équipes, il n’a par contre pas eu l’occasion de graduer dans la LNH.

C’est plutôt Bill qui y parvint. En effet, lorsque Neil Colville démissionna de son poste en décembre 1951, le directeur-gérant des Rangers Frank Boucher demanda à son ancien compagnon de trio de la Bread Line de prendre sa place. Bill était alors à Saskatoon, pour diriger un club affilié aux Rangers. À ce moment, les Rangers étaient constamment mauvais et Bill ne put renverser la tendance. Suite à une dernière place en 1952-53, Boucher releva Bill de ses fonctions et prit sa place. Bill prit alors sa retraite du hockey.

À la fin de sa carrière de joueur, Bud tenta aussi sa chance comme entraîneur. Il fut entre autres à la tête des As de Québec de la Ligue senior du Québec en 1945-46 et 1946-47. Il eut alors Punch Imlach sous ses ordres.

Suite à sa participation à la guerre, Bill avait reçu une terre en Saskatchewan de la part du gouvernement. Il passa alors beaucoup de temps à la cultiver et, toujours proche de son frère, Bun en acheta une tout près. Ils retournèrent ensuite à Kingston plus tard dans leur vie.

Lors du déménagement du Madison Square Garden III au Madison Square Garden IV en 1968, on demanda à Bill, qui avait compté le premier but des Rangers, de venir participer à une cérémonie pour compter le premier but du nouvel immeuble.

Bill mourut en 1986, Bun en 1988 et Bud en 1993.

Bill fut admis au Temple de la renommée du hockey en 1952. Bun ne le vit pas de son vivant, puisqu’il fut admis en 1995. Il fut aussi admis à celui de la Ligue américaine en 2007.

Sources :

″Les clubs américains débutent victorieusement, hier soir″, 17 novembre 1926, La Patrie, page 6,

″W. Cook scores as Rangers take Cup; Beat Toronto 1-0″ d’Elmer Dulmage, CP, April 14, 1933, Montreal Gazette, page 12,

″Outstanding Player and Coach Bill Cook Remembered as Soldier″ de Charles Edwards, CP, March 30, 1943, Ottawa Citizen, page 13,

″Bisons After Second Win″, AP, April 6, 1944, Pittsburgh Post-Gazette, page 14,

″Bill Cook Return to the N.H.L. as Coach of Rangers; Neil Colville Steps Out″, CP, December 7, 1951, Montreal Gazette, page 22,

hhof.com, hockeydb.com, wikipedia.org.

mercredi 15 mai 2024

Frédéric Chabot



 

 

Ce texte a d'abord été publié comme texte inédit dans notre livre «Le meilleur de La vie est une puck» en 2022. Ce livre est désormais épuisé mais demeure toujours disponible en format digital (eBook). 

 

Bien que les règlements entourant les repêchages d’expansion ont été modifiés afin de permettre aux nouvelles équipes d’être plus compétitives, le consensus demeure que les joueurs disponibles à ces repêchages sont plus souvent qu’autrement les « rejets » de leur équipe initiale.

On peut alors faire un parallèle à ce moment où notre crush finit par nous dire « ­Je t’aime, mais plus en ami ». Ça a beau ne pas être malintentionné, ça brise notre cœur un petit peu et on finit par passer au travers. Mais lorsque l’équipe qui t’acquiert au repêchage d’expansion ne veut ensuite rien savoir de toi, ça doit briser un cœur encore plus. Pour le savoir, il faudrait demander à ­Frédéric ­Chabot. Car ce type de rejet, il semble l’avoir vécu toute sa carrière.

Cela commença lors de son passage junior. Jugé trop vieux par les ­Voltigeurs de ­Drummondville, ce gardien natif d’Hébertville au ­Lac Saint-Jean devint joueur autonome la saison de ses 20 ans. Il traversa alors à l’autre extrémité du continent pour se joindre aux ­Warriors de Moose Jaw de la ­WHL. Ces derniers l’échangèrent toutefois aux ­Raiders de Prince Albert après 26 matchs. 

Choix des ­Devils du ­New ­Jersey en 1986, ­Chabot ne put se faire une place dans cette organisation, étant libéré trois ans plus tard. Il signa alors comme agent libre avec le ­Canadien de ­Montréal, rejoignant ­André Racicot et ­Jean-Claude ­Bergeron parmi les polices d’assurance pour les rares absences de ­Patrick ­Roy. Il évolua majoritairement dans la ­Ligue américaine, d’abord à ­Sherbrooke, ensuite à ­Fredericton, ainsi que quelques détours dans la ­ECHL.

En 1991, la ­LNH accueillit une nouvelle concession en ­Californie, les ­Sharks de ­San ­Jose. Parmi les règlements en place, chaque équipe établie pouvait protéger 14 patineurs et deux gardiens. 

Par contre, si une équipe perdait un gardien ou un défenseur, elle ne pouvait perdre un joueur à la même position lors de l’expansion suivante, ce qui laissa place à plusieurs mouvements sur l’échiquier des équipes de la ligue. Parmi les joueurs de la liste du ­Canadien, les ­Sharks sélectionnèrent le défenseur ­Jayson ­More. Ne pouvant ainsi perdre un défenseur en 1992, le ­Canadien vit alors ­Frédéric ­Chabot se faire choisir par le nouveau ­Lightning de ­Tampa ­Bay.

Il fut toutefois retourné à ­Montréal dès le lendemain, en retour du gardien ­Jean-Claude ­Bergeron,  qui lui n’était techniquement pas éligible à ce repêchage. Chabot accepta d’être ainsi balloté par deux clubs, et continua son parcours, étant un jour assigné à ­Fredericton, un autre prêté au ­Thunder de ­Las ­Vegas de la ­IHL. Il participa tout de même à 40 minutes dans la grande ligue durant la saison ­1992-93... afin de remplir les exigences minimales pour être éligible à un autre repêchage d’expansion, celui de 1993 où les ­Mighty ­Ducks et les ­Panthers firent leur entrée. Aucune des deux équipes ne le sélectionnèrent.

En février 1994, les ­Flyers obtinrent ­Chabot du ­Canadien en retour d’un montant d’argent. Il participa à quatre matchs avec eux mais n’en commença toutefois aucun. Il fut ensuite assigné au ­club-école des ­Flyers à ­Hershey, où il remporta le trophée ­du meilleur gardien de la ­AHL. Il joua les trois saisons suivantes entièrement dans la ­IHL, premièrement avec les ­Cyclones de ­Cincinnati et ensuite avec les ­Aeros de Houston où il remporta 39 victoires et fut nommé joueur le plus utile à son équipe. Cette prestation lui permit de faire un retour dans la ­LNH avec les ­Kings de ­Los ­Angeles qui lui firent jouer 12 matchs en ­1997-98, son plus haut total en une saison.



À la fin de la saison, la ­LNH reprenait son processus d’expansion avec l’arrivée des ­Predators de ­Nashville. Encore une fois, les jeux en coulisse désavantageaient ­Chabot, qui fut sélectionné. Cela assura ainsi aux ­Kings de voir leurs deux principaux gardiens, ­Stéphane ­Fiset et ­Jamie ­Storr, protégés en vue de l’arrivée des ­Thrashers d’Atlanta l’année suivante. Ne prévoyant pas utiliser ­Chabot, les ­Predators le placèrent au ballotage et il fut rapatrié par les ­Kings. 

Peu de temps après, il fut « dumpé » de nouveau pour ensuite retourner dans les bras d’un de ses ex, lorsqu’il fut réclamé par le ­Canadien au repêchage ­intraligue. Il joua 11 matchs avec le ­CH en ­1998-99 mais joua principalement avec les ­Aeros à ­Houston, où il fit aussi un retour. Si ­Montréal en avait fait sa ré-acquisition, c’était surtout pour répéter la valse de le mettre en vitrine pour un autre repêchage d’expansion, alors que c’était désormais le tour du ­Wild du ­Minnesota et des ­Blue ­Jackets de ­Columbus de joindre les rangs de la ­LNH, pour la saison ­2000-01. Chabot fut ainsi sélectionné par ­Columbus, qui le laissèrent dans la ­IHL lors d’un énième retour pour lui à ­Houston.

Après avoir autant fait la girouette en huit ans, ­Chabot mit ensuite le cap sur le vieux continent. Il disputa quatre saisons en ­Allemagne et une saison en ­Autriche. À sa retraite, il devint entraîneur des gardiens, entre autres avec les ­Oilers d’Edmonton et plus récemment pour le ­Wild. En plus d’avoir été disponible à un record de cinq repêchages d’expansion, ­Fréderic ­Chabot détient aussi le record d’avoir été sélectionné par trois équipes lors d’un de ces repêchages. Il n’a cependant joué pour aucune d’entre elles. Trois « crushs », trois « ­Je t’aime mieux en ami ». J’espère que son cœur s’en est remis.