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lundi 9 décembre 2019

Chandails avortés




Il arrive qu'une équipe décide de changer son chandail. Mais bien avant d'en arriver au résultat final, on doit passer par des esquisses et même des prototypes réels avant de prendre une décision. Voici quelques-unes de ces propositions de chandails qui ont avorté avant d'être porté durant un match régulier.

Veuillez noter ici que je n'ai pas l'authenticité de toutes ces informations. Beaucoup de ces chandails pourraient s’avérer être des fausses rumeurs ou des chandails ''custom''. Mais la plupart sont apparemment véridiques.




J'ai trouvé sur quelques sites cette photo d'un prototype d'un nouveau chandail pour les Nordiques. Apparemment que ceci daterait de la fin des années 80 mais d'autres sources évoquent 1994, d'autres 1995. Quoiqu'il en soit c'est assez mineur comme proposition de changement alors que la base du chandail reste similaire. Le plus gros changement est l'ajout de plus de couleur rouge et de bandes horizontales dans le chandail ainsi que des numéros en 3D de style Rangers. Je doute cependant de l'authenticité de ce chandail cependant, car pourquoi aurait-on mis le chiffre 3 avec le nom ''Goulet'' alors que son numéro était le 16? Et si c'était plutôt en 1994, pourquoi ne pas avoir pris le 19 de Joe Sakic?




Par la suite je suis tombé sur cette version qui, je suppose, aurait été le chandail à domicile. On retrouve les mêmes numéro de style Rangers mais moins de bandes dans le bas et surtout pas de fleur de lys.




Au final, c'est ce modèle tout à fait différent qui aurait été porté par les Nordiques s'ils étaient restés jusqu'à la saison 1996-97. Un nouveau logo mais aussi la substitution de la couleur rouge par la couleur la plus tendance de l'époque, le turquoise (voir texte du 30 novembre 2013). 




Lors de l'éphémère mode des ''Cooperalls'' du début des années 80, seulement les Whalers et les Flyers emboîtèrent le pas de les porter dans la LNH. Ceci aurait été la version d'un nouveau chandail pour les Jets de Winnipeg allant de paire avec les Cooperalls. La rumeur raconte qu'ils auraient été portés durant des pratiques et même durant des matchs pré-saison. Ce chandail aurait probablement rivalisé avec les Canucks de Vancouver et leur chandail poncho pour le chandail le plus l̶a̶i̶d̶ audacieux.



Ceci était le chandail utilisé lors de la campagne pour le retour des Sénateurs d'Ottawa vers la fin des années 80. Il fut aussi utilisé lors de différentes campagnes publicitaires avant d'être relégué aux oubliettes lors de l'arrivée officielle de l'équipe en 1992. 




Ce concept des Blue Jackets date environ de 1998 ou 1999 alors que le chandail final fut annoncé en septembre 1999 soit un an avant les débuts de l'équipe. Ils ont finalement opté pour des couleurs plus foncées mais on retrouve quelques éléments qui sont restés comme les étoiles aux poignets et le fameux ''Stinger'' sur l'épaule.




Nos fameux Barons de Cleveland auraient porté un nouveau chandail pour la saison 1978-79 s'il n'avaient pas fusionné avec les North Stars du Minnesota. Je crois que c'est une bonne chose, alors que ce chandail est assez générique et n'accote pas leur chandail précédent. Le style Rangers, c'est juste bon pour les Rangers.




Parlant des North Stars, il s'agit de l'équipe dont j'ai trouvé le plus de ces fameux prototypes officiels. Celui-ci aurait été proposé en 1981 soit après leur présence en finale contre les Islanders. L'équipe désirait introduire du noir dans sa palette de couleurs, mais ils optèrent finalement que de le mettre comme couleur secondaire sur leur chandail blanc seulement et plus tard sur leur chandail vert. L'équipe passa toutefois au noir comme couleur dominante en 1991.




Dans la même lignée de ce redesign, ce prototype eut lieu en 1991, et fut une des bases pour leur design final.



On aperçoit ici un autre prototype de 1991, qui à ce que l'on voit, passa bien près d'être leur nouveau chandail. On peut voir sur les manches le futur logo de l'équipe avec l'étoile dans le ''A'' de Stars.





Parfois on fait même des prototypes simplement pour tester le lettrage. Ceci est pratiquement leur version finale mais avec une autre police de caractère. Les North Stars jouèrent d'ailleurs quelques matchs avec une autre version de ce chandail mais avec une tout autre police également.




Même déménagés à Dallas, les Stars continuèrent d'expérimenter avec de nouveaux designs. Celui-ci daterait de 2002 et on peut voir que les Stars auraient expérimenté avec le jaune ''moutarde'' quelque peu après que les Predators aient fait de même. Au final, tout ce que les Stars auront trouvé de mieux sera leur fameux chandail ''Uterus'' en 2003.




Ici on retrouve une variante subtil pour ce prototype de 3e chandail des Oilers avec un logo créé par l'artiste et créateur de Spawn, Todd MacFarlane. Au final, ils enlèveront les bandes diagonales en faveur de bandes horizontales plus traditionnelles.



Ceci est un des plus vieux prototypes que j'ai pu trouvé. Apparemment qu'il serait resté en possession de Danny Wood, un des premiers soigneurs des Kings lors de leur entrée dans la ligue en 1967. Ce prototype est donc réapparu sur internet il y a quelques années lorsque Wood aurait mis ce chandail aux enchères. Le chandail inaugural des Kings sera finalement très similaire mais on peut voir que cette proposition de logo textuel sera quand même adaptée différemment dans le logo officiel de l'équipe.




Cet autre prototype des Kings daterait apparemment de 1995. Finalement ils iront dans une tout autre direction avec leur fameux chandail ''Burger King''...




Ce prototype des défunts Scouts de Kansas City fut rejeté par la LNH pour sa ressemblance trop évidente aux Blackhawks de Chicago. Les Scouts voulaient également s'appeler les Mohawks à l'époque...




Ceci fut une proposition de nouveau chandail pour les Canucks datant de 1989. Le designer voulut introduire le turquoise dans la palette de l'équipe mais ne remporta pas son pari. Il eut cependant la job de simplifier le chandail jaune et noir de l'équipe pour quelque chose de plus agréable à l'oeil. Vous pouvez lire plus sur cette histoire ici.



On a droit ici à un prototype pour le nouveau chandail des Capitals et j'ai même confirmation de la date soit le 16 novembre 2005. Le design de base sera finalement gardé mais ils opteront plutôt pour un logo textuel rappelant leur ancien chandail inaugural à la place de cet aigle. Un autre logo en forme d'aigle sera cependant adapté sur les épaules.



Vous avez probablement déjà vu ce prototype de 3e chandail des Blues pour la saison 1995-96. À l'exception de sa victoire en finale de 1994 avec les Rangers, le refus que ses joueurs portent cette monstruosité fut la meilleure chose que Mike Keenan ait fait dans la LNH.




Vous aviez probablement déjà vu le devant du chandail mais voici de quoi aurait eu l'air le dos du chandail...




D'autres prototypes considérés par les Blues au milieu des années 90...




Ceci fut le chandail utilisé lors de l'inauguration de l'équipe en 1967. Le logo fut retravaillé par la suite et le texte fut enlevé mais la base du chandail resta la même. J'en ai déjà parlé davantage dans le passé. Voir texte du 15 octobre 2013.


Voici pour terminer d'autres atrocités des années 90 qui furent heureusement avortées.






Sources:

mercredi 4 décembre 2019

Nels Stewart




Dans l'histoire de la LNH, seulement 7 joueurs ont détenu le titre du meilleur marqueur de tous les temps. Pendant 15 ans, soit de 1937 à 1952 c'est Nels ''Old Poison'' Stewart qui trônait au sommet.



Né le 29 décembre 1902 à Montréal, mais ayant grandi à Toronto, Robert Nelson Stewart débuta son parcours avec les Indians de Cleveland dans la United States Amateur Hockey Association où il mena la ligue pour les buts marqués durant 4 de ses 5 saisons dans ce circuit. Il fut plus tard surnommé "Old Poison'' en raison de son tir puissant et précis, autant capable d'atteindre le fond du filet que de défigurer un gardien. 

Il joignit les rangs des Maroons de Montréal lors de leur deuxième saison d'existence, en 1925-26. Malgré qu'il évolua quelquefois comme défenseur à ses débuts, il mena la ligue avec un total impressionnant de 34 buts en 36 matchs lors de cette saison recrue et remporta le trophée Hart, en plus d'aider les Maroons à remporter leur première Coupe Stanley contre les Cougars de Victoria, dans ce qui fut la dernière année où le trophée fut disputée entre deux ligues différentes. Il marqua 6 des 10 buts des Maroons en 4 matchs lors de cette finale. Si ces trophées existaient à l'époque, il aurait probablement remporté le Conn Smythe ainsi que le Calder en plus de son trophée Hart.

Contrairement à plusieurs contemporains immortels de l'époque comme Howie Morenz, Aurèle Joliat ou Eddie Shore, le nom de Nels Stewart n'a pas la même prestance que ces derniers. Réputé comme un mauvais patineur, il n'avait effectivement pas l'habitude des montées électrisantes à la Morenz. Grand et costaud pour son époque (6'1'', 200 lbs), il avait plutôt perfectionné l'art de l'échec-avant et du positionnement agressif autour du filet. Ses habiletés à bien flairer les retours et à marquer dans des mauvais angles firent de lui un des premiers marqueurs de style ''garbage goal'' d'importance. D'autres joueur dans ce style étaient déjà apparus par le passé, mais aucun n'avait obtenu un statut de vedette en jouant de la sorte jusqu'à l'arrivée de Stewart. Ce style de jeu fut plus tard perfectionné par des joueurs comme Gordie Drillon, Phil Esposito et Tim Kerr. 

Il était également très solide sur patins et capable de marquer d'une seule main ou en se faisant accrocher. Cependant, sa réputation de mauvais patineur lui colla à la peau et ce fut souvent confondu pour un manque d'effort. Pour d'autres, son coup de patin fut plutôt considéré comme trompeur, alors qu'il pouvait parcourir plus de glace avec ses grandes enjambées. À propos de Stewart, Frank Selke déclara qu'il n'avait jamais vu un joueur qui semblait mettre si peu d'effort pour récolter autant de succès. Il déclara également que Stewart était un des joueurs les plus malins et intelligents qu'il ait vu jouer. Stewart n'était également pas un enfant de chœur, se forgeant également une réputation comme bagarreur et instigateur. Une légende raconte également qu'il aurait maintes fois craché du tabac dans les yeux des gardiens adverses lorsqu'il orbitait autour du filet.

Stewart joua en tout 7 saisons avec les Maroons, connaissant plus tard une saison de 39 buts et 55 points en 44 matchs lors de la saison 1929-30, année où la passe avant en zone offensive fut permise. Il remporta également un deuxième trophée Hart. En compagnie de son ami d'enfance Hooley Smith et de Babe Siebert, il forma pendant plusieurs saisons un des trios les plus redoutables de l'époque, la ''S Line''. Cette ligne était une des meilleures offensivement, mais aussi au niveau de la robustesse alors que les trois figuraient également parmi les plus punis de l'époque. Stewart mena d'ailleurs la ligue pour les minutes de pénalités en 1926-27, avec trois minutes de plus que son grand rival Eddie Shore. Il obtint également le record pour les deux buts les plus rapides lorsqu'il marqua deux buts avec 4 secondes d'écart contre les Bruins en janvier 1931. Ce record fut plus tard égalé par Deron Quint des Jets de Winnipeg en 1995-96.

En difficulté financière durant la grande dépression (voir texte du 1er décembre 2019), les Maroons durent vendre plusieurs joueurs pour survivre. Ils envoyèrent Stewart aux Bruins de Boston avant la saison 1932-33 contre une somme d'argent. Il continua son bon travail avec les Bruins, connaissant deux saisons de 20 buts en 3 ans. Il fut ensuite vendu aux Americans de New York avant la saison 1935-36. Il joua une saison à New York mais dut être renvoyé à Boston l'année suivante alors que les Americans firent défaut dans le paiement de la transaction. Il débuta donc la saison 1936-37 de retour à Boston, mais fut retourné une fois de plus à New York dans une autre transaction d'argent qui aboutit cette fois-ci. C'est avec les Americans qu'il marqua son 272e but en carrière en février 1937. Ce but lui fit donc dépasser Howie Morenz comme meilleur marqueur de l'histoire, mais ce ne fut toutefois pas célébré en grande pompe, alors que Morenz avait marqué son dernier but en janvier 1937, soit seulement 3 semaines avant ce but de Stewart. On ignorait alors que Morenz avait marqué son dernier but car on espérait toujours son retour mais il avait effectivement joué son dernier match. Il mourut de complications suite à une opération quelques semaines plus tard.

Stewart termina l'année avec 26 buts en 43 matchs, soit sa dernière saison de plus de 20 buts. Lors de ce qui était alors une saison plus tranquille dans la ligue, ces 26 buts firent de lui le meneur de la ligue une fois de plus. Il devint peu après le premier joueur à franchir le cap des 300 buts marqués en carrière.

Il joua 3 autres saisons avec les Americans avant de prendre sa retraite après la saison 1939-40. Au moment de sa retraite il avait un total de 324 buts et 191 passes pour 515 points en 650 matchs. Malgré ses excellents débuts comme champion avec les Maroons et ses quelques années parmi l'élite de la ligue, il ne put cimenter davantage sa légende au niveau d'un Howie Morenz. Le fait d'avoir joué majoritairement pour des équipes défuntes n'a pas aidé non plus à faire perdurer son nom. Les Maroons étaient également dans l'ombre de Morenz, Joliat et des Canadiens à Montréal tandis que les Americans étaient dans l'ombre des Rangers, ce qui explique beaucoup.



Son titre de meilleur marqueur de l'histoire de la LNH perdura jusqu'en 1952 lorsque le grand Maurice Richard dépassa Stewart avec son 325e but. Malgré que Stewart termina sa carrière en 1940 et que les saisons sont désormais plus longues, il demeure toujours en 2019 dans le Top 200 des meilleurs marqueurs de l'histoire. Il se retrouve plus précisément au 181e rang devant Dale Hunter et Petr Sykora.

Après sa retraite, Stewart devint entraineur des Sailors de Port Colborne dans la ligue junior de l'Ontario. Lors de la saison 1942-43, il prit en charge la future vedette des Maple Leafs Ted Kennedy, un joueur qui s'apparentait à Stewart par ses talents de marqueur mais aussi son manque de vitesse. Stewart l'aida à perfectionner son jeu de passe et son jeu acharné autour du filet et Kennedy déclara plus tard qu'il fut la plus grande influence qu'il ait eu.

Il fut intronisé au temple de la renommée en 1952, soit 5 ans avant sa mort à l'âge de 54 ans en 1957. Il serait apparemment mort d'une crise cardiaque dans son chalet à Wasaga Beach en Ontario.




Si ça vous intéresse voici pour compléter le résumé des 7 joueurs ayant eu le titre de meilleur marqueur de l'histoire:

Joe Malone (1917 à 1923): Total de 143 buts

Cy Denneny (1923-1933): Total de 247 buts

Howie Morenz (1933 à 1937): Total de 271 buts

Nels Stewart (1937 à 1952): Total de 324 buts

Maurice Richard (1952 à 1963): Total de 544 buts
Gordie Howe (1963 à 1994): Total de 801 buts
Wayne Gretzky (1994 - ) Total de 894 buts

Si Alexander Ovechkin parvient à dépasser Gretzky (678 buts au moment d'écrire ces lignes), il deviendrait le 8e à se mériter le titre du meilleur marqueur de l'histoire. Ovechkin porte le numéro 8...

dimanche 1 décembre 2019

La meilleure équipe défunte (2e partie)




Bienvenue dans la deuxième partie de ce décompte des 19 équipes défuntes de l'histoire de la LNH. Dans la première partie, nous avons débuté de la position 19 jusqu'à la 10ème. Sans plus tarder, continuons donc avec les 9 meilleures équipes défuntes.



Pour plusieurs équipes, c'est le pourcentage de victoire qui détermine leur rang dans ce décompte. Mais quelquefois, j'ai fait fi de ce pourcentage si l'équipe a laissé une quelconque marque d'importance dans l'histoire de la ligue malgré une fiche inférieure. Mais histoire de leur faire gagner quelque chose pour au moins une fois dans leur histoire, j'ai tout de même donné une mention (plus ou moins) honorable à chaque équipe.

À noter que je ne parle ici que des équipes de la LNH à partir de 1917, et non pas des années passées dans la NHA ou l'AMH. Dans la première partie, aucune équipe ne passa le cap des 10 saisons d'existence mais il en est tout autrement dans cette deuxième partie...

Allons-y donc.


#9- Thrashers d'Atlanta (1999-2011) - 11 saisons
 342v - 437d - 45n - 78otl .447% 
1 présence en séries - 0 Coupe Stanley

Grandement aidés dans ce classement par le ''point de perdant'' instauré en 2005, les Thrashers sont la plus récente équipe défunte et Atlanta est la seule équipe américaine à avoir échoué deux fois avec une équipe de la LNH. Les deux seules autres villes à avoir eu deux équipes défuntes sont Montréal (Maroons et Wanderers) et Québec (Bulldogs et Nordiques). Ayant eu des problèmes de propriétaires dès leur arrivée en 1999, les Thrashers n'ont jamais réussi à laisser une grande impression dans la LNH si ce n'est qu'une année ou deux où on pouvait assister aux prouesses d'Ilya Kovalchuk et de Marian Hossa à leur apogée. Sinon, ils ne firent les séries qu'à une reprise, étant balayés en 4 matchs par les Rangers en 2007. Devant ce résumé pas très élogieux, je n'avais guère choix que de les faire reculer de quelques rangs parce que le point de perdant c'est vraiment pour les perdants et d'autres équipes avec une meilleure histoire mais un pourcentage inférieur méritaient davantage de grimper.

Cependant comme récompense contemporaine, les Thrashers se méritent le titre du meilleur faux compte Twitter.


Membres du temple de la renommée: Chris Chelios, Mark Recchi


#8- Americans de New York/Brooklyn (1925-42) - 17 saisons
 255v - 402d - 127n .406% 
5 présences en séries - 0 Coupe Stanley

Fondés par le bootlegger Bill Dwyer (voir texte du 26 octobre 2012), les Americans sont une des équipes défuntes les plus intéressantes. Largement éclipsés en popularité par leur voisins les Rangers (fondés un an après les Americans), ils furent également laissés pour compte par les propriétaires du Madison Square Garden (MSG- propriétaires des Rangers) et éventuellement par la ligue. Malgré une longévité quand même élevée, les Americans n'eurent une fiche gagnante que durant 3 de leurs 17 saisons. L'équipe dut suspendre ses opérations en 1942 dû à des difficultés financières et un manque de joueurs en lien avec la Deuxième guerre mondiale. Après le départ des ''Amerks'', la ligue entra dans la période ''Original 6'' et aucune autre équipe ne s'ajouta aux rangs de la LNH pendant 25 ans.

Le propriétaire des Amerks , Red Dutton, voulait ramener son équipe après la fin de la guerre, mais la ligue refusa. Il était persuadé que MSG avaient fait des pressions envers la ligue pour empêcher le retour des Americans. Dutton déclara donc que les Rangers ne gagneraient plus jamais la Coupe Stanley de son vivant, un sort qui se réalisa alors qu'il mourut en 1987 et que les Rangers ne regagnèrent pas la coupe avant 1994. Donc, comme mention honorable, je déclare les Americans comme étant les meilleurs ''sorciers'' de l'histoire de la LNH.



Membres du temple de la renommée: Billy Burch, Charlie Conacher, Lionel Conacher, Red Dutton, Busher Jackson, Ching Johnson, Harry Oliver, Chuck Rayner, Sweeney Schriner, Eddie Shore, Bullet Joe Simpson, Hooley Smith, Nels Stewart, Roy Worters


#7- Flames d'Atlanta (1972-80) - 8 saisons
 268v - 260d - 108n .506% 
6 présences en séries - 0 Coupe Stanley

La seule équipe défunte moderne à avoir eu une fiche gagnante (par la peau des fesses), les Flames étaient originalement en 3e place de ce décompte dû à leur .506 de pourcentage de victoire. Je trouvais que c'était une aberration et j'ai décidé de les faire reculer principalement à cause de leur courte existence et du peu de joueurs mémorables à avoir joué pour eux. Oui ils ont fait les séries 6 fois sur 8 mais c'était généralement en se qualifiant dans les derniers rangs y donnant accès et ils n'ont seulement remporté que 2 matchs durant ces 6 parcours (fiche globale de 2-15). Ils n'ont également jamais gagné de championnat de division. Donc tout ce peu d'éclat et le fait que la franchise fut un fiasco à Atlanta me donne bonne conscience de les faire reculer.

Au moins les Flames n'ont pas tout perdu, je leur délègue le titre de la meilleure équipe défunte qui survit toujours sous forme de patch d'assistant de capitaine.


Membres du temple de la renommée: Pat Quinn (plus tard comme entraîneur mais pas comme joueur)


#6- Jets de Winnipeg (1979-96) - 17 saisons
 506v - 660d - 172n .442% 
11 présences en séries - 0 Coupe Stanley

L'histoire des Jets est extrêmement similaire aux Whalers (voir plus loin) soit une ancienne équipe phare de l'AMH située dans un petit marché, qui peina à survivre aux années 90 et à la montée des salaires (surtout avec le dollar canadien). Leur pourcentage de victoire est également pratiquement le même. Comme les Whalers, ils étaient également prisonniers d'une division puissante (la Smythe), derrière les Oilers et les Flames et ne gagnèrent que deux rondes en 17 ans dans la LNH. Je leur accorde quand même des points bonus pour s'être faufilé en séries lors de leur dernière année d'existence, offrant un léger sursis à leurs fans qui ont pu au moins leur dire au revoir sur une bonne note.

Je n'ai pas grands autres honneurs à leur décerner mais leurs 3 conquêtes de la coupe AVCO faisaient d'eux la meilleure équipe de l'histoire de l'AMH, donc ça se prend bien.


Membre du temple de la renommée: Dale Hawerchuk, Phil Housley, Bobby Hull, Serge Savard, Teemu Selanne


#5- Whalers de Hartford (1979-97) - 18 saisons
 534v - 709d - 177n .438% 
8 présences en séries - 0 Coupe Stanley

Une des meilleures équipes de l'AMH qui fit partie de la fusion entre cette dernière et la LNH en 1979, les Whalers firent les séries lors de leur première saison en 1979-80 (avec un tas de légendes à leurs derniers milles). Toutefois, de mauvais échanges et un déplacement dans la division Adams vinrent placer l'équipe dans une position d'éternels laissés pour compte alors qu'ils ne purent se démarquer des Bruins, Canadiens ou Nordiques. Ils firent néanmoins les séries durant 7 années consécutives de 1986 à 1992, mais ne gagnèrent qu'une seule ronde durant leur histoire dans la LNH.  Hartford était également le plus petit marché américain et malgré un support indéniable de la communauté, ils peinaient à attirer assez de fans et de support corporatif pour survivre. L'équipe déménagea en Caroline du Nord pour la saison 1997-98, après avoir raté les séries pendant leurs 5 dernières années d'existence.

J'ai préféré les Whalers aux Jets pour le 5e rang malgré que leur pourcentage de victoire soit un peu moins élevé et qu'ils soient allé moins souvent en séries. Je les place toutefois devant pour avoir survécu une année de plus que les Jets et aussi pour avoir gagné un championnat de division (en 1986-87).

Quoiqu'il en soit, je déclare tout de même les Whalers comme l'équipe défunte avec le meilleur logo et le meilleur chandail. Que ce soit la première version ou la deuxième, je m'en fous, j'adore les deux.


Membres du temple de la renommée: Ron Francis, Gordie Howe, Bobby Hull, Dave Keon, Mark Howe, Chris Pronger, Paul Coffey, Brendan Shanahan


#4- Nordiques de Québec (1979-95) - 16 saisons
 497v - 599d - 160n .459% 
9 présences en séries - 0 Coupe Stanley

On pourrait croire que le fait d'être parti un an avant les Jets et deux ans avant les Whalers a aidé au pourcentage de victoire des Nordiques, mais ces derniers étaient sur la pente montante lors de leur départ en 1995 et au grand chagrin des fans québécois, ils ont gagné la Coupe à leur première année au Colorado. Malgré leurs échecs et leurs problèmes (surtout leur désastreuse saison 1989-90), les Nordiques ont quand même été une excellente équipe par moments, terminant deux fois au sommet de leur division (1986 et 1995) et se rendant deux fois en finale de conférence (1982 et 1985).

Signe de leur impact indéniable, je déclare les Nordiques comme étant l'équipe défunte avec les meilleures statistiques de joueurs, alors qu'ils demeurent les seuls à avoir eu un marqueur de 1000 points en Peter Stastny et étaient même très près d'en avoir un deuxième en Michel Goulet...


Membres du temple de la renommée: Michel Goulet, Guy Lafleur, Joe Sakic, Peter Stastny, Mats Sundin, Peter Forsberg


#3- North Stars du Minnesota (1967-93) - 26 saisons
 758v - 970d - 334n .449% 
17 présences en séries - 0 Coupe Stanley - 2 finales

Nés durant la grande expansion de 1967, les North Stars furent assez futiles pendant leur première décennie d'existence, jusqu'à ce que l'équipe fusionne avec les Barons de Cleveland en 1978. L'équipe fut ensuite plus compétitive et accéda même à la finale en 1981, devenant la première équipe de notre décompte à se rendre aussi loin. Ils gagnèrent également deux fois le championnat de leur division (1981-82 et 1983-84). Cependant d'autres années de futilités et de difficultés financières suivirent et malgré une autre présence surprise en finale en 1991, l'équipe dut plier bagage pour le Texas en 1993. Cependant, signe d'un marché très convoité, les fans du Minnesota ne durent attendre que 7 ans avant de recevoir une autre équipe, le Wild en 2000-01.

Comme mention honorable, les North Stars se méritent le titre d'équipe défunte avec la plus longue durée de vie, soit 26 saisons. Ils se méritent également le titre d'équipe défunte avec le plus de défaites soit 970. S'ils étaient restés une saison de plus au Minnesota on aurait pu craquer le 1000... Dommage. Ah pis tant qu'à faire, je leur offre aussi le titre de la meilleure équipe défunte à avoir eu un caméo dans un film pour enfants.


Membres du temple de la renommée: Léo Boivin, Mike Gartner, Larry Murphy, Gump Worsley, Dino Ciccarelli, Mike Modano


#2- Maroons de Montréal (1924-38) - 14 saisons
  271v - 260d - 91n .509% 
11 présences en séries - 2 Coupes Stanley - 3 finales

Après les départs des Wanderers (voir 1ère partie), Montréal était en manque d'un club représentant la partie anglophone de la ville. C'est alors que naquirent les Maroons (et le Forum) lors de la première expansion de de 1924-25 lorsque la ligue passa de 4 à 6 équipes avec eux et les Bruins. Les Maroons furent un succès immédiat au guichet et ils gagnèrent la coupe Stanley à leur deuxième saison seulement, devenant la première équipe de notre décompte à remporter les grands honneurs dans la LNH. Cependant, les difficiles années 30 et la grande dépression vinrent faire des ravages même à Montréal et les Maroons durent vendre quelques-unes de leurs vedettes pour rester à flot.

Les Maroons demeurèrent tout de même compétitifs durant la décennie, remportant une deuxième Coupe en 1935. Mais durant cette même année, les Canadiens furent vendus à la Canadian Arena Company, également propriétaires des Maroons. Malgré la dépression, les Canadiens recevaient plus de support de la communauté francophone et continuaient à amasser de bonnes recettes au guichet. C'était une autre histoire pour les Maroons, qui devinrent graduellement bons derniers au niveau des assistances.

Ils s'accrochèrent jusqu'en 1938 mais après d'autres ventes de feu et deux dernières saisons où ils ratèrent les séries, il devint clair que Montréal et la Canadian Arena Company ne purent garder deux équipes. L'équipe fut suspendue pour la saison 1938-39 et quoique ce ne fut pas considéré comme une fusion (tel que les Barons et les North Stars en 1978), les meilleurs joueurs des Maroons furent transférés aux Canadiens tandis que que les restants furent dispersés à travers la ligue. La franchise resta ensuite dormante pendant presque 10 ans, alors que les propriétaires tentèrent de vendre les droits de la franchise à d'autres villes. L'échéance des droits sur l'équipe arriva cependant en 1947 et les Maroons furent officiellement dissouts, devenant jusqu'à ce jour la dernière équipe championne de la coupe Stanley à déménager ou cesser ses activités.

Comme titre posthume, je déclare les Maroons comme étant la meilleure équipe de la LNH nommée en honneur d'une couleur (qui n'est pas le bleu).



Membres du temple de la renommée: Clint Benedict, Toe Blake, Georges Boucher, Punch Broadbent, King Clancy, Sprague Cleghorn, Lionel Conacher, Alec Connell, Red Dutton, Eddie Gerard, Reg Noble, Babe Siebert, Hooley Smith, Nels Stewart


#1- Senators d'Ottawa (1917-34) - 16 saisons
  258v - 221d - 63n .534% 
9 présences en séries - 4 Coupes Stanley dans la LNH (11 au total)

La meilleure équipe de la première moitié du 20e siècle, l'origine des premiers Senators remontent aux débuts des premières compétitions du hockey comme sport organisé durant les années 1880. Ils évoluèrent en même temps que les différents stages de l'évolution du hockey, comme sport amateur jusqu'aux fondements des diveres premières ligues professionnelles. Ils furent un des clubs fondateurs de la NHA en 1909 et ensuite de la LNH en 1917. En tout, ils gagnèrent 11 fois la coupe Stanley, dont 4 fois dans la LNH, toutes durant les années 20 (1920, 1921, 1923 et 1927), devenant par le fait même la meilleure équipe de cette décennie. Ils se rendirent également 4 fois en finale dans une cause perdante. Même s'ils perdirent quelques joueurs au passage (notamment pour balancer la compétivité dans la ligue), les Senators continuèrent de gagner et de recruter de futurs membres du Temple de la renommée.

Cependant, le marché d'Ottawa était le plus petit de la ligue à l'époque et malgré leurs succès, les Senators étaient dans le rouge. Les expansions des années 20 aux États-Unis vinrent grandement nuire à l'équipe qui peinait à attirer assez de fans aux guichets, surtout contre ces nouvelles équipes moins populaires que Montréal ou Toronto. Leur aréna était petit et désuet, ce qui incita l'équipe et la ligue à leur faire jouer des parties ''locales'' à l'étranger (souvent à Detroit et aussi même à Atlantic City) dans l'espoir de récolter plus de recettes. Lorsque les années 30 et la grande dépression se pointèrent, les Senators durent ouvertement vendre leurs meilleurs joueurs pour survivre. Ils terminèrent bons derniers en 1929-30, chose qui n'était pas arrivé pour eux dans une ligue depuis 1898.

Les propriétaires commencèrent à chercher des acheteurs dans d'autres villes, dont Chicago et Toronto (qui auraient eu une deuxième équipe). L'équipe suspendit ses opérations en 1931-32 mais revinrent l'année suivante, toujours sur le respirateur artificiel. Deux autres saisons au dernier rang suivirent et l'équipe déménagea finalement à St.Louis pour la saison 1934-35. Ce fut également cause perdue pour les nouveaux Eagles (voir 1re partie) et la franchise cessa officiellement ses activités après seulement un an au Missouri.

Une autre incarnation des Senators fut ensuite fondée comme club amateur sénior qui joua dans la Quebec Amateur Hockey Association et ensuite la Ligue Senior de Hockey du Québec. L'équipe gagna la Allan Cup en 1949 mais cessa ses activités en 1954. Contrairement à la croyance populaire, les Senators d'Ottawa actuels nés en 1992 ne sont pas une continuité de cet ancien club. Ils ont cependant installé des bannières célébrant les 11 conquètes de la coupe Stanley et ont retiré le numéro 8 de Frank Finnigan, qui était lors de la création de la nouvelle équipe le dernier survivant de l'édition championne de 1927 et un des participants à la campagne pour ramener une équipe à Ottawa.

Comme titre posthume, pas le choix de déclarer les Senators et ses 4 conquêtes de la coupe comme la meilleure équipe défunte de l'histoire de la LNH, l'équipe défunte la plus influente dans l'histoire du sport et l'équipe défunte avec le plus de membres du temple de la renommée (18).




Membres du temple de la renommée (période LNH): Jack Adams, Clint Benedict, Frank Boucher, George Boucher, Punch Broadbent, Harry Cameron, King Clancy,  Sprague Cleghorn, Alec Connell, Rusty Crawford, Jack Darragh, Cy Denneny, Eddie Gerard, Syd Howe, Frank Nighbor, Hooley Smith, Carl Voss, Cooney Weiland