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lundi 6 juillet 2026

Larry Lozinski

 

Larry Lozinski est originaire d’un village de Saskatchewan qui s’appelle Hudson Bay. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas situé sur le bord de la baie d’Hudson. Son nom est plutôt relié à la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui y a déjà eu un poste de traite. 

Gardien des Bombers de Flin Flon dans la Ligue de l’ouest canadien (la dernière année où la ligue s’est appelée ainsi, puisqu’elle perdit son ″canadien″ en 1978-79 suite à l’ajout d’équipes basées aux États-Unis), il fut repêché par les Red Wings avec un lointain choix de 14e ronde (219e au total) en 1978. Comme il avait à moment déjà presque 20 ans, il passa directement au Red Wings de Kansas City. Il joua peu, puisqu’il se retrouva derrière l’ancien gardien des affreux Capitals des débuts et futur Nordique Ron Low. 

En 1979-80, il se retrouva avec les Wings de Kalamazoo de l’IHL. Lozinski y eut beaucoup plus de temps de glace (69 matchs) et remporta le trophée James Norris comme meilleur gardien de la ligue. Il aida également l’équipe à remporter la Coupe Turner. 

Les Red Wings ont débuté la saison 1980-81 avec deux vétérans devant les buts : Jim Rutherford et Gilles Gilbert, acquis de Boston. Rutherford fut toutefois échangé aux Maple Leafs le 4 décembre. Si Lozinski fut rappelé, l’entraîneur Wayne Maxner (qui venait de remplacer Ted Lindsay derrière le banc d’une équipe des Wings encore mauvaise, une constante à l’époque) mit du temps à lui faire appel. Suite à l’échange, Gilbert joua les 9 matchs suivants. Si on ajoute les 3 autres avant la transaction, cela signifie que Gilbert a joué 12 matchs consécutifs.

C’est finalement le 27 décembre que Lozinski eut son baptême de feu, alors que Maxner l’envoya dans l’action contre une jeune équipe montante, les Oilers de Wayne Gretzky, à Edmonton. Tout de même particulier comme moment pour lui faire débuter sa carrière. C’était un peu comme le jeter en pâture… 

Même si les jeunes Oilers avaient un début de saison ordinaire, il demeure que le fait que Lozinski put les limiter à une nulle de 4-4, même avec une équipe faible devant lui, n’était tout de même pas si mal. À noter que Gretzky a obtenu trois passes dans ce match. 

Cette performance a donc donné confiance à l’entraîneur à confier le filet de nouveau à Lozinski le lendemain à Winnipeg. Toutefois, après 3:13 en première période, les pourtant misérables Jets (2-26-7) avaient déjà pris les devants 2-0 sur des buts de Kris Manery et Morris Lukowich. Maxner retira donc Lozinski pour utiliser Gilbert. Ce dernier sauva les meubles et les Wings l’emportèrent 4-3. 

La suite fut assez typique d’un gardien qui joue avec une équipe de bas de classement. Il y eut de bons moments, comme sa première victoire, 4-1 contre Calgary le 10 janvier. Toutefois, les Flames prirent leur revanche à Calgary cinq jours plus tard, alors qu’ils les blanchirent 10-0, une raclée que Lozinski partagea avec Gilbert. 

Quelques jours plus tard, Détroit se rendit à Los Angeles, où les Kings avaient une bonne saison. Gilbert prit le filet dans un match où les Wings causèrent une certaine surprise en prenant les devants 2-1. Par contre, après 7 minutes en deuxième période, Gilbert se blessa à la hanche et Lozinski prit le but. La suite ne fut pas très élégante. Menés par la Triple couronne (le trio de Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor), les Kings marquèrent 10 buts et l’emportèrent 11-4. Simmer accumula 5 points, alors que Dionne et Taylor en eurent quatre chacun. 

Malgré cette performance laborieuse, la blessure à Gilbert permit à Lozinski de voir passablement d’action. Il joua entre autres lors du match du 28 janvier qui fut nommé la partie inaugurale, suite à la fin de la rénovation du Colisée de Québec. Ce duel, qui fut qualifié d’ennuyeux et qui a inclus une bagarre générale, s’est terminé par un match nul de 2-2. Seul Robbie Ftorek est parvenu à déjouer (deux fois) Lozinski chez le club hôte. 

Avec le retour de Gilbert de sa blessure, le temps de jeu de Lozinski revint ensuite à un niveau plus modeste. Il termina tout de même sa saison 1980-81 en jouant 30 matchs. Sa fiche fut de 6-11-7 et sa moyenne de 4,27. 

La saison suivante, il fut dépassé dans la hiérarchie par l’arrivée du québécois Corrado Micalef, qui seconda Gilbert. En décembre, les Wings firent l’acquisition de Robert Sauvé dans un échange monstre. En plus de Sauvé, Danny Gare, Jim Schoenfeld et Derek Smith se dirigèrent vers le Michigan. En retour, les Wings cédèrent aux Sabres Dale McCourt, Mike Foligno et Brent Peterson. Il n’y avait donc plus vraiment d’espace pour Lozinski, qui passa l’entièreté de la saison dans la Ligue américaine avec les Red Wings d’Adirondack. 

En 1982-83, ce fut Greg Stefan qui passa devant lui et il demeura encore dans la LAH. En fait, il ne revint jamais dans la LNH. 

En 1983-84, même avec Adirondack il n’y avait plus de place pour lui. Il joua une dernière saison avec les Wings de Kalamazoo. 

Lointain choix au repêchage, il profita tout de même de sa chance et du fait qu’il aboutit au sein d’une équipe faible pour se faufiler jusque dans la Ligue nationale. Bien que ce fut pour une courte période, ça demeure un club sélect. En plus, il eut même sa carte de hockey! 

Sources: 

″When It’s time to work the pits, Maxner’s Wings now respond″, CP, December 29, 1980, Windsor Star, page 14, 

″Bossy not up the usual antics but Wings same hapless team″, Canadian Press, Windsor Star, page 20,

″Plasse, le dépanneur des Nordiques″ de Maurice Dumas, 29 janvier 1981, Le Soleil, page C1, 

hockey-reference.com.

 

dimanche 5 juillet 2026

La barbe des séries inversée



La tradition des joueurs portant la barbe des séries remonterait à la dynastie des Islanders de New York du début des années 1980. Diverses raisons expliqueraient ce rituel comme la solidarité, le sacrifice, la détermination, la virilité, la force, l’intimidation ou encore le rasoir oublié dans l’avion et l’aichmophobie (la peur irrationnelle et excessive des objets pointus ou tranchants, ce qui expliquerait des légendes moustachues comme Lanny MacDonald ou des monosourcils mémorables comme ceux de Rick Hampton). C’est lorsque leur équipe est éliminée que les joueurs finissent par se raser afin de mieux profiter de l’air frais sur les terrains de golf. D'autres comme Nick Bonino font mieux en se rasant la barbe pour des oeuvres de charité comme l'illustre ce reportage datant de la coupe Stanley remportée par les Penguins en 2016.


Mais porter la barbe des séries est aussi une tradition pour certains fans dès que leur équipe se qualifie pour les séries. On peut alors voir leur barbe grandir au fur et à mesure que leur équipe avance dans les rondes éliminatoires. Ils la rasent finalement lorsque leur équipe est éliminée. 

Fier partisan des Sabres de Buffalo, Jeremy Huck a choisi de faire le contraire. En effet, il a décidé de ne pas se raser tant que son équipe ne faisait pas les séries! Il a donc attendu 14 longues années pour enlever sa gigantesque barbe digne de ZZ Top, car les Sabres ont le record de la plus longue disette de la LNH! Dans ce reportage diffusé en avril 2026, on peut le voir avant et après être passé chez le barbier. 


Ses enfants ne l’ont jamais connu sans barbe avant ce grand moment de libération, ce qui les a décontenancés au début, surtout sa plus jeune fille cachée ici derrière sa mère.


Jeremy explique que les gens ne le reconnaissent plus, mais sa femme - une grande fan des Sabres comme lui - semble enchantée de ravoir enfin son mari temporairement imberbe.


Précisons que le reportage a été réalisé avant que Buffalo ne soit éliminé par les Habs. Je n’ai pas pu trouver d’autres informations plus récentes au sujet de Jeremy Huck, mais gageons que sa détermination va reprendre du poil de la bête en vue de la prochaine saison!

Par ailleurs, je vous invite à visionner deux belles vidéos liées au retour triomphal des Sabres de Buffalo en séries. Cette première présente un survol rapide des 14 années de disette et l’effervescence de revenir enfin en séries. On revient notamment sur des fans en furie lorsque tout allait mal, qui remettaient même en question leur dévouement au gré des mauvaises performances et des mauvaises décisions de l'équipe. J'avais vu une de ces vidéos à l'époque et ça m'avait frappé.


Cette seconde vidéo donne la parole à leurs fans qui ont enduré 14 années de disette et c’est très touchant. On en voit dont les enfants n'ont jamais connu les Sabres en séries. En tant que fan de la première heure des Sénateurs d'Ottawa, je sais c'est quoi persévérer malgré les saisons ratées pour savourer les moments où ça va enfin mieux! Je suis curieux de voir si des partisans feront comme Jeremy Huck en conservant leur barbe tant que leur équipe ne feront pas les séries. Peut-être du côté des récents Dead Wings de Détroit? À suivre!


Sources

Laurence, J.-C. (2011, 23 avril). La barbe des séries, symbole de virilité et de solidarité. La Presse.

Sardin, V. (2026, 21 mai). D’où vient la barbe des séries au hockey? Noovo Moi.

Winter, H. (2026, 16 avril). Sabres fan finally shaves off playoff drought beard. WIVB.

vendredi 3 juillet 2026

Le (petit) coin des champions

 


En juillet 2025, je suis allé visiter ma famille à Gatineau, ma ville natale et la meilleure au monde (eh oui j’ai un biais pro-gatinois assumé!). Ça fait plusieurs années que je vis heureux au Lac-St-Jean et je subis chaque fois un choc quand je retourne dans mon patelin. La ville a pris de l’ampleur avec des gratte-ciels, des nouveaux quartiers et des bouchons de circulation un peu partout, mais ça reste chez moi et je retrouve encore plein de points d’ancrage de mon enfance. A titre d’exemple, il y a encore les Galeries de Hull, un centre commercial où j’ai notamment vu des gens faire du breakdance sur une scène pour promouvoir le film Beat Street en 1984. J’ai d’ailleurs encore la cassette qu’ils vendaient sur place! Juste en la regardant, j’entends sa toune de rap de Noël funky!


Dans les environs des Galeries de Hull, on trouve plusieurs restos dont un Mikes en face du Wal-Mart (qui n’existait pas dans ma lointaine jeunesse). 


L’an passé, c’est dans ce resto que je suis allé dîner avec mon neveu après avoir joué au soccer avec lui. J’ai toujours aimé la cuisine italienne de chez Mikes. Leurs napkins sont aussi très bien placées sur leurs tables (je cherche toujours à souligner les points forts, aussi minimes soient-ils ; c’est une déformation professionnelle en tant que professeur). 


La raison pour laquelle j’en parle sur LVEUP, c’est que je suis tombé sur quelque chose d’inattendu dans ce resto. En allant aux toilettes, j’ai constaté qu’un chandail des Olympiques de Gatineau - signé par tous les joueurs - était encadré… juste à côté des urinoirs! 


Un beau chandail de mon équipe junior locale trônant dans pareil endroit méritait de s’exclamer « Holy shit! ». Non mais regardez-moi ces belles signatures qui entourent le beau logo des Olympiques de Gatineau! 


Comme vous pouvez le voir, aucune indication sur le cadre ou le chandail ne précise avec certitude l’année de l’édition de cette équipe. C’est donc en analysant les différentes signatures des joueurs qu’on pourrait y parvenir. Une enquête de hockey en ces lieux d’aisance (langage soutenu), pour ne pas dire aux chiottes (langage vulgaire)? Un vrai coup de bol sémantique! 

Je crois reconnaître l’autographe de Francis Wathier (numéro 8). Ça semble la plus claire de toutes. 


Je pense aussi déchiffrer d’autres signatures comme celles de Philippe Dupuis (numéro 10) et de Guillaume Labrecque (numéro 11). 



Par ailleurs, on peut relever l’autographe de Laurence Woodman (numéro 14) et de Yannick Charron (numéro 44) sur le chandail. Ces autographes me permettent d’affirmer qu’il a été signé par l’édition 2003-2004 de la saison régulière et non celle des séries éliminatoires. En effet, en analysant la composition de l’équipe sur le site web de la Ligue canadienne de hockey, on voit que Woodman et Charron ont joué pendant la saison régulière, mais pas pendant les séries



De plus, si on analyse le numéro de chandail de Yannick Charron (#44), je constate que celui-ci a été porté par David Krejci l’année suivante, en 2004-2005. C’est donc grâce à ces détails que j’ose affirmer que le chandail des toilettes du Mikes date de l’édition championne des Olympiques de Gatineau de 2003-2004. Je peux certes me tromper dans mon analyse très sommaire, alors n’hésitez pas à me corriger si c’est le cas! 

En tout cas, installer le chandail autographié par une équipe championne dans les toilettes d’un resto, à côté des urinoirs en plus… On s’approche du boutte de la marde! Ça donne une autre signification à l’expression « ça sent la coupe » ! Ça sent surtout la croupe! En plus, les gens se soulageant doivent tourner le dos à leur urinoir pour bien admirer le chandail (bonjour les dégâts!). C’est certain que si le chandail était accroché au-dessus des urinoirs, il y aurait une file d’attente pour pisser. Peut-être que s’il était accroché dans une cabine, ça servirait de lecture pour agrémenter les évacuations. J’entends déjà le « Il s’élance et pompe! ». Mais si j’arrive à être sérieux deux minutes, la situation n’a juste pas d’allure! Des objets de collection en viennent souvent à sentir le tabac après avoir appartenu à des fumeurs, mais là on aura droit à un parfum Chanel Numéro 2 bien senti! 

Mais bon, mes péripéties gatinoises vous auront au moins donné le goût de mener votre propre enquête entre deux (toilettes) bouchées chez Mikes! Si vous y allez, assurez-vous de vérifier si je ne vous ai pas servi un tissu de mensonges et laissez un commentaire sur notre blogue!

mercredi 1 juillet 2026

Les trophées LVEUP (partie 2 de 3)

 

  


   


Une autre saison terminée, c'est le temps de se contempler dans la célébration de fin d'année avec les fameux trophées personnalisés de La vie est une Puck!

Ici, on en a que faire des marqueurs de buts, des bons gardiens et des joueurs gentilhommes. Contrairement à la LNH, les prix LVEUP récompensent la médiocrité et les statistiques peu flatteuses. 

Pour voir les anciennes éditions des années précédentes, cliquez ici.

Nous faisons un peu différent cette année alors que les 5 premiers trophées ont été dévoilés dans une première partie.

Voici sans plus tarder, la suite des prix LVEUP 2025-26!
 
 



Ancien joueur de seulement 3 matchs dans la LNH avec les Canadiens en 1983-84, Dave Allison a plus tard sévi comme entraîneur par intérim des Sénateurs d'Ottawa pour un très modique 27 matchs (fiche de 2-22-3) lors de la saison 1995-96 avant d'être licencié et remplacé par Jacques Martin. Il n'est jamais revenu dans la LNH suivant ce bref épisode.
 
En honneur de ce parcours éphémère, le Dave Allison Trophy est remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la LNH durant la saison.


Les précédents gagnants :
2024-25 : Jim Montgomery
2023-24: Mike Babcock
2022-23 : Bruce Boudreau
2021-22 : Jeremy Colliton/Joel Quenneville
2020-21 : Claude Julien
2019-20 : Mike Babcock
2018-19 : John Stevens
2017-18 : Alain Vigneault
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards


And the winner is :
Dean Evason

C'est lors du 12 janvier dernier que l'on assista au premier congédiement de coach de la saison lorsque Dean Evason, cet ancien joueur des Whalers et des premiers Sharks de 91-92, fut remercié par les Blue Jackets après une fiche de première moitié de saison de 19-19-0-7. Cette fiche était pourtant vraiment bien digne des Blue Jackets… oubliable.

Il fut remplacé par l'éternel Rick Bowness qui sortit alors de sa retraite pourtant bien méritée. Je suggère d'ailleurs que l'on renomme l'équipe les Blue Bowness en son honneur.

Mais pour Dean Evason, et bien il devra se contenter d'un beau trophée Allison tout neuf. Bravo Dean.




Comme le circuit Bettman, nous récompensons un directeur général, mais nous optons pour élire le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions ou mouvements de personnel de l'année. 
 
Dire qu'il aurait pu seulement demeurer dans notre mémoire comme celui qui a assommé un fan des Rangers dans les estrades avec sa propre chaussure, mais Mad Mike désirait plus de postérité et est ainsi devenu coach et DG des Islanders de New York dans les années 90. Son règne malfamé fut marqué de décisions douteuses comme d'échanger Roberto Luongo, échanger Zdeno Chara et un 1er choix (Jason Spezza) pour Alexei Yashin, signer ce même Yashin pour 10 ans, repêcher Rick DiPietro au premier rang etc... la liste est longue.
 

Les précédents gagnants :
2024-25 : Don Sweeney
2023-24 : Kyle Dubas
2022-23 : Chuck Fletcher
2021-22 : Kelly McCrimmon
2020-21 : Bob Murray
2019-20 : Stan Bowman
2018-19 : Peter Chiarelli
2017-18 : Pierre Dorion 
2016-17 : Tom Rowe  
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis


And the winner is :
Stan Bowman

Avoir le meilleur joueur au monde mais demeurer incapable de l'équiper d'un gardien et d'une défense fiable, tel est le folklore à Edmonton. Après deux présences d'affilée en finale et ces coïts interrompus où ils durent endurer les soubresauts de Stuart Skinner, Stan Bowman et les Oilers passèrent finalement à l'action en décembre dernier. 
 
Dans ce qui est selon nous la pire transaction de la dernière saison, ils échangèrent alors Skinner, Brett Kulak et un choix de 2e ronde de l'an 2029 en retour de...Tristan Jarry et l'ailier Samuel Poulin.

Jarry, dont la dernière saison gagnante remontait à 2022-23, n'était pas vraiment un upgrade à Skinner. Il ne joua que 19 matchs pour terminer la saison et malgré une fiche sur papier acceptable de 9-6-2, il avait une horrible moyenne de 3.86 et un pourcentage d'efficacité de seulement 0.858, ce qui lui vaudrait normalement le trophée Caprice si ce n'était que de ses stats à Edmonton, ses matchs disputés à Pittsburgh arrondissant le tout à un moins pire 0.88. En séries, c'est finalement Connor Ingram qui fut désigné. Jarry a seulement joué un match.

Et la solution pour 2026-27? Engager Mike Babcock... Maudits Oilers. Bowman devient le premier DG de l'histoire à remporter un deuxième trophée Milbury... faut le faire.




 
Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, le Fishsticks Award récompense le pire chiffon à avoir été porté lors d'un match régulier durant la dernière saison.   
 
À moins d'un cas de force majeure, nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH, incluant les matchs extérieurs. Conséquemment, les uniformes du match des étoiles et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre. 


Les précédents gagnants :
2024-25 : New "Jersey"
2023-24:  In Mémoriam - Coyotes de l'Arizona 1996-2024
2022-23 : Le Reverse Retro ultra plate des Blackhawks
2021-22 : Le «Smashville» des Predators
2020-21 : Le Reverse retro «fantôme» des Stars
2019-20 : Le chandail "Bavette Stadium Series" de l'Avalanche
2018-19 : Le 3e chandail noir délavé du Lightning
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is :
Le "Stadium Series" du Lightning


Un des trophées le plus difficile à élire, c'est pourquoi nous préférons la plupart du temps passer au vote démocratique sur Facebook. Cette année, c'est finalement le "TBL" du Lighting qui l'emporte avec l'étrange inclusion du bleu poudre dans la palette de l'équipe et cet atroce TBL en diagonale. Si vous nous connaissez bien ici, vous êtes au courant de notre politique de la "Règle Rangers" pour le lettrage en diagonale. 7 lettres minimum et maximum, avec parfois des exceptions acceptables pour 5,6 ou 8 si c'est bien gêré. Mais TROIS LETTRES? Non.

Résultats du vote populaire:

Avec tout ça, il s'agit du 3e trophée Fishsticks pour le Lightning, eux qui n'ont apparemment pas eu "d'éclair de génie" concernant leur chandail. Ba-dum tsss.



Lors de la saison 2015-16 et l'arrivée d'Alex Semin, nous avons introduit le Mariusz Czerkawski Ceremonial Trophy en honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec le CH en 2002-03 avant d'être expédié dans les mineures et racheté rapidement.
 
Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison. On pourrait simplifier en qualifiant le gagnant du "plus grand flop" de l'année chez le CH mais on peut y apporter certaines nuances selon l'année ou le joueur en question.

Comme critère principal pour le Trophée Czerkawski, nous privilégions les cas d'expériences ratées, comme une signature comme joueur autonome (haut risque ou bas risque) qui a floppé. Ça peut aussi être un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes, un joueur indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine.
 
Les meilleurs facteurs pour trancher en cas d’incertitude peuvent être un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison.


Les précédents gagnants:
2024-25 : Justin Barron
2023-24: Colin White
2022-23 : Evgenii Dadonov
2021-22 : Mike Hoffman
2020-21 : Michael Frolik
2019-20 : Keith Kinkaid
2018-19 : Karl Alzner
2017-18 : Mark Streit 2.0
2016-17 : Greg Pateryn
2015-16 : Alexander Semin
2014-15 : René Bourque
2013-14 : Louis Leblanc
2012-13 : Tomas Kaberle
2011-12 : Scott Gomez
2010-11 : Benoit Pouliot
2009-10 : Sergei Kostitsyn
2008-09 : Mike Komisarek
2007-08 : Mikhail Grabovski
2006-07 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-06 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-04 : Marcel Hossa
2002-03 : Mariusz Czerkawski


And the winner is :
Patrik Laine

Quoi dire de plus... L'expérience Patrik Laine, que l'on considérait l'an dernier comme un risque calculé, s'est finalement terminée après une agonie très longue pour lui, prisonnier des limbes de l'organisation après une autre de ses nombreuses blessures. On aura quand même pu en retirer une saison potable de 20 buts l'an dernier. Mais cette saison, ce ne fut qu'un court passage de 5 matchs ou il ne récolta seulement qu'une maigre passe. Une fois rétabli, on ne s'en fit pas plus qu'il faut sur son cas et il demeura dans les estrades jusqu'à la fin du calendrier. 

Donc 5 matchs, 1 point, 8.7 millions sur le cap salarial. Il est donc un très bon choix pour le Czerkawski.

À la prochaine Pat.

 


Voici pour conclure le Dennis O'Brien Trophy, remis au joueur qui a joué pour le plus grand nombre d'équipes lors de la saison régulière. 
 
À l'origine du nom pour ce trophée, on retrouve Dennis O'Brien, un solide défenseur cogneur mieux connu pour ses années passées au Minnesota dans les années 70. Cependant, durant la saison 1977-78, il eut l'honneur de devenir le premier joueur de l'histoire à jouer un match avec 4 équipes différentes dans la LNH durant la même saison.

Alors qu'il en était à sa 8e saison avec les North Stars, l'équipe le plaça au ballottage et il fut réclamé par les Rockies du Colorado en décembre. Il fut par la suite échangé à nos chers Barons de Cleveland en janvier. Une vingtaine de matchs plus tard, les Barons le placèrent au ballottage à leur tour et il termina la saison avec sa quatrième équipe, les Bruins. Au moins il eut la chance de terminer avec une bonne équipe contrairement aux trois autres… et il participa aux séries de surcroît.

Ce record fut réédité en 1991-92 par Dave McLlwain et plus récemment par Mark Arcobello en 2014-15 et ensuite Jussi Jokinen en 2017-18.


Les précédents gagnants:
2024-25: Daniel Sprong
2023-24: Tobias Bjornfot
2022-23 : Dryden Hunt
2021-22 : Adam Brooks
2020-21 : Greg Pateryn
2019-20 : Ilya Kovalchuk
2018-19 : Chris Wideman 


And the winner is :

Lukas Reichel

Choix de 1ère ronde des Blackhawks en 2020, l'attaquant allemand Lukas Reichel est celui qui a fait le plus de millage et qui a porté le plus de chandails différents durant la saison 2025-26.

Le neveu de l'ancien joueur des Flames Robert Reichel n'est pas parvenu à se démarquer avec les Blackhawks malgré quelques séquences ici et là. L'équipe a finalement abdiqué dans son cas en début de saison, l'échangeant aux Canucks malgré un bon début de saison (4 points en 5 matchs). Ce fut toutefois un fiasco à Vancouver (comme tout le reste de l'organisation) et il n'obtint qu'une seule passe en 14 matchs à Vancouver, étant relégué dans les mineures à Abbotsford.

Finalement en fin de saison, il fut échangé aux Bruins dans un échange de choix au repêchage. Il n'a obtenu que 3 points en 10 matchs avec les Bruins et joué un seul match en séries.

Avec ses 5 chandails portés en 2025-26, Reichel l'emporte. Le seul autre prétendant au titre était notre ancien préféré Brett Kulak, qui lui a joué pour les Oilers, Penguins et Avalanche durant la saison, mais aucun match dans les mineures. 


C'est ce qui conclut les trophées LVEUP 2025-26! Ah mais non. J'ai bien indiqué que c'était en 3 parties n'est-ce pas? 

On a un petit nouveau qui s'en vient. Plus de détails bientôt...