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dimanche 29 mars 2026

Bernie Saunders

 


C’est à Châteauguay qu’a grandi Bernie Saunders. Dans cette région, il a joué pour un entraîneur qui fera parler de lui par la suite, Jacques Demers. 

Sa famille déménagea toutefois à Ajax, près de Toronto. S’alignant avec les Panthers de Pickering, il croisa un autre entraîneur qui travaillera éventuellement dans la LNH, Sherry Bassin, qui sera plus tard assistant directeur-gérant chez les Nordiques, en plus d’être directeur-gérant du club école des As de Cornwall. 

Si Saunders avait vécu des situations de racisme auparavant, la situation empira avec Pickering, mais Bassin mobilisa son équipe derrière lui et alla même jusqu’à la retirer à une occasion, pour qu’on intervienne pour sortir l’adversaire fautif. Saunders, un jeune timide et discret, fut affecté par ces injures, mais il comprenait aussi que le meilleur marqueur de l’équipe n’aiderait pas les siens en passant plus de temps au banc des pénalités. 

 


Au moment d’atteindre le niveau junior, Saunders alla aux camps de Kingston et de Montréal, mais son père insista pour qu’il prenne la voie universitaire, un chemin qui demeurait moins fréquent à l’époque. Il choisit donc les Broncos de l’Université Western Michigan. Après quatre saisons à Kalamazoo, il devint le meilleur buteur de l’histoire du programme, même s’il fut souvent ciblé par ses adversaires. Son coéquipier, Neil Smith, qui sera plus tard directeur-gérant des Rangers et des Islanders, mentionna que, même s’il était conscient de ce qui se passait à ce moment, il n’avait pas réalisé à quel point Saunders était affecté.

Au repêchage de 1979, il fut toutefois ignoré. Il reçut par contre de l’intérêt de Détroit, Winnipeg, Québec et des Islanders. Voulant maximiser ses chances d’atteindre la Ligue nationale, il signa donc avec les Nordiques, qui se joignaient alors à la LNH et qui étaient à ce moment dirigés par son ancien entraîneur, Jacques Demers.

Saunders fut finalement assigné aux Firebirds de Syracuse, une équipe de la Ligue américaine qui servait de club école à Québec et à Pittsburgh et qui était dirigée par l’ex-Nordique Michel Parizeau. Saunders performa bien à ses débuts professionnels et eut même droit à un rappel par les Nordiques.

C’est donc le 19 mars 1980, au Chicago Stadium, qu’il fit des débuts dans la grande ligue. Il devint alors le cinquième joueur noir à l’atteindre, après Willie O’Ree, Mike Marson, Bill Riley et Tony McKegney. Ce grand moment fut toutefois terni par la pluie de ce qu’on appelle aujourd’hui de mots en ″n″ à chaque fois qu’il passait devant le banc des Black Hawks.

Le séjour de Saunders avec les Nordiques dura quatre matchs.

Au camp suivant, il pensait que la bonne performance qu’il y afficha le mettait en bonne position pour faire l’équipe. Il faut toutefois noter qu’avec Marc Tardif, Alain Côté, le robuste John Wensink et le nouveau venu Anton Stastny, il y avait beaucoup de compétition à l’aile gauche. Saunders fut donc retourné dans la Ligue américaine. 


Par contre, les Firebirds de Syracuse avaient cessé leurs activités. Les Nordiques tentèrent donc de les acquérir pour les installer à St-Jean, au Nouveau-Brunswick. Lorsque le plan échoua, ils durent donc loger leurs espoirs où ils purent. Saunders se retrouva alors avec les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, où les Canadiens préféraient faire jouer leur propre relève, qui comprenait entre autres Guy Carbonneau, Craig Laughlin et Dan Daoust, plutôt que les espoirs de leurs rivaux. Il eut donc peu de temps de glace.

Saunders fut tout de même rappelé en novembre. Il joua six matchs et obtint une passe sur un but de Marc Tardif au Colisée.

Lors de son retour avec les Voyageurs, il entendit un coéquipier qui venait de se battre avec un adversaire noir crier le mot en ″n″. Il voulut s’en prendre à lui, mais on l’empêcha. Un des entraîneurs lui expliqua alors que oui, il avait hurlé le mot en ″n″, mais que ce n’était pas destiné à lui, mais à l’autre. Saunders n’en croyait pas ses oreilles…

Saunders termina sa saison 1980-81 avec moins de points que l’année précédente (38 vs 40), tout en jouant plus de matchs (69 vs 38).

Au camp d’entraînement de l’automne 1981, Saunders fut à nouveau retranché. Les Nordiques avaient par contre maintenant un club école à eux, l’Express de Fredericton. L’entraîneur de celui-ci était Jacques Demers, qui tenta de convaincre son ancien joueur de le rejoindre en lui disant qu’ils retourneraient ensemble dans la LNH. Toutefois, Saunders en avait assez. Il demanda donc aux Nordiques de racheter son contrat. Il retourna ensuite dans la ville où il avait connu ses heures de gloire au niveau universitaire, en signant avec les Wings de Kalamazoo de la Ligue internationale.

Il y amassa 75 points en 70 parties et se fit un plaisir de brandir le poing lorsqu’il marquait un but, en signe du Black Power.

Frustré de la tournure des événements, il mit ensuite fin à sa carrière en brûlant ses patins et en jetant ce qui en restait dans un lac.

Il demeura au Michigan, où il se construisit alors une carrière dans l’industrie pharmaceutique, travaillant entre autres pendant 17 ans pour Upjohn.

Dans ses propos, il affiche une certaine sérénité, bien qu’on sente qu’un sentiment d’injustice demeure.  Quelle carrière aurait-il eu s'il avait été blanc?

Si pour lui, la page était tournée, il sentit, dans la foulée du sort réservé à George Floyd et du mouvement Black Lives Matter, le besoin de raconter son histoire. Il écrivit donc ″Shut Out : The Game That Did Not Love Me Black″, publié en 2021.

Aujourd’hui à la retraite, il habite maintenant en Caroline du Sud.

Son frère John, aussi joueur de hockey et aujourd’hui décédé, a connu une longue carrière comme commentateur à ESPN et à la diffusion des matchs des Raptors de la NBA.

Sources :

Cléroux, Benoît et Dumont, Pierre-Yves, Il était une fois… les Nordiques : 100 joueurs racontent, Éditions Sylvain Harvey, Québec, 2024, pages 174 à 176, 190, 201, 229 à 230,

″Bernie Saunders reflects on His Impact on WMU Hockey″ de Paul Morgan, February 6, 2020, WMU (wmubroncos.com),

″’I love the game, but the game didn’t love me’: How hockey shaped one of NHL’s first black players on and off the ice″ de Kamila Hinkson, February 22, 2020, CBC (cbc.ca),

″Color of hockey : Saunders wants to spread diversity message″ de William Douglas, May 11, 2020, (nhl.com),

″Bernie Saunders, NHL’s fifth Black player, opens up on racial discrimination″ de Peter Mendelsohn, June 19, 2020, Sportsnet (sportsnet.ca),

″Livre choc pour un ancien Nordique″ de Stéphane Cadorette, 12 juin 2021, Journal de Québec (journaldequebec.com),

″K-Wings Black Excellence Spotlight: Bernie Saunders″, February 5, 2025, (kwings.com),

hockey-reference.com.

samedi 28 mars 2026

La Collection de cartes LVEUP


  

Voici un projet que je peaufine depuis quelques mois et qui vient finalement d'être complété: la collection de cartes exclusive «La vie est une puck». Ça faisait un bon moment que je désirais concevoir ce projet et cet hiver qui s'éternise était le bon moment de réaliser tout ça.

Cette collection contient du contenu LVEUP à son meilleur. On a réussi à trouver une assez bonne quantité de photographies du domaine public qui se portaient merveilleusement bien à être adaptées sous forme de cartes de hockey. En écrivant les résumés sur ces joueurs et ces équipes au verso des cartes, je me suis rendu compte que l'ensemble de ces cartes représente bien le genre de contenu que La vie est une puck vous a habitué depuis plus de 15 ans. Pour plusieurs de ces joueurs, il s'agit probablement rien de moins que de leur première carte de hockey...

Cliquez ici pour accéder à notre boutique. 

Je ne veux pas «spoiler» l'ensemble des 50 cartes ici mais en voici une en détail pour vous donner un preview:




 On a ici le norvégien Bjørn Skaare, qui avait d'ailleurs eu droit à un texte de Martin ITFOR en 2010

Parmi ces 50 cartes, on retrouve bien sûr quelques membres du Temple de la Renommée, dont certains demeurent assez méconnus. Il y a beaucoup de joueurs de ligues mineures obscures et défuntes comme la Pacific Coast Hockey League, cette ligue mineure-pro de l'ouest nord-américain qui ne fit pas long feu dans les années 40. Il y a aussi plusieurs équipes et ligues défuntes qui sont bien représentées, comme l'ancienne Western Hockey League, la International Hockey League des années 20 et la ligue concurrente de la LNH à ses débuts, la Pacific Coast Hockey Association (PCHA). 

Il y a aussi bien sûr quelques équipes défuntes de la LNH comme les Pirates de Pittsburgh ou les Americans de Brooklyn. 

Il y a aussi des équipes comme les très éphémères Rockets de Philadelphie, qui n'ont existé que trois misérables saisons médiocres dans la AHL:


Donc j'espère que ce projet vous intéressera et que vous aurez l'envie de vous procurer cette collection unique en son genre. Je ne vous garantis pas que vous allez vous mettre riche (quoique on sait jamais), mais vous aiderez à encourager LVEUP dans nos divers projets et à continuer encore plusieurs années. Qui sait, peut-être y aura-t'il davantage de cartes dans une autre série dans le futur?  

Il n'y a qu'une petite quantité de copies de la collection pour l'instant et tout ça est assemblé à la main par moi-même, incluant l'emballage. La collection est disponible en paquets de 5 cartes (7,50$ + shipping) ou bien la collection complète de 50 cartes pour seulement 35$ (+shipping).

La collection vient dans un petit cahier style «duo-tang» en plastique rigide, comme ceci:

 

Ou, si vous ne désirez pas avoir la collection au complet, pensez à commander quelques paquets, le shipping n'est pas aussi dispendieux pour ces derniers:

Au plaisir de voir votre nom sur une enveloppe prochainement. Comme d'habitude, j'envoie également quelques petites surprises avec chaque commande...

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mercredi 25 mars 2026

Joueur oublié des 90's #104 - Sergei Bautin



 


Né le 11 mars 1967 à Rogachyov, dans ce qui est aujourd'hui la Biélorussie, Sergei Bautin a fait ses armes dans la ligue soviétique, d'abord avec le Kristall Saratov en deuxième division, puis ensuite avec le puissant Dynamo de Moscou. C'est là qu'il a bâti sa réputation de défenseur à vocation défensive de premier ordre. Il n'obtenait presque pas de points (6 points en plus de 60 matchs) mais sa présence physique a aidé à remporter le championnat à deux reprises, en 1991 et 1992, au sein d'une équipe qui comptait également Alexei Kovalev, Alexander Karpovtsev et Darius Kasparaitis. 
 
Grand et robuste, il a aussi contribué à la performance de l'Équipe Unifiée qui a remporté quatre de ses cinq matchs lors du tour préliminaire des Jeux olympiques d'Albertville en 1992, ne s'inclinant que face à la Tchécoslovaquie. En séries éliminatoires, ils ont battu la Finlande, les États-Unis et enfin le Canada (3-1), décrochant une médaille d'or historique pour un pays alors en pleine transition.

Quelques mois plus tard, il a représenté la Russie (depuis ré-unifiée) au Championnat du monde, mais en peu de temps, l'ancienne Union soviétique était totalement démantelée et l'équipe a terminé cinquième. 
 
Les joueurs pouvant désormais s'expatrier librement en Amérique du Nord, Bautin a été repêché par les Jets de Winnipeg lors de l'été 1992 au 17ème rang au total. Trois de ses compatriotes et coéquipiers sur la scène internationale furent sélectionnés avant lui : Alexei Yashin (2ème), Kasparaitis (5ème) et Andrei Nazarov (10ème). Les Capitals de Washington ont également choisi Sergei Gonchar au 14ème rang.

À l'époque, demeurer en Russie n'était donc pas la priorité. Les clubs n'avaient plus les moyens de payer les joueurs, le pays traversait une crise majeure et la LNH pouvait enfin mettre la main sur ce qu'elle convoitait depuis des années, des joueurs de hockey russes. En conséquence, presque tout l'effectif du Dynamo Moscou a traversé l'Atlantique.

Bautin a donc rejoint les Jets pour la saison 1992-93. Pendant l'essentiel de ses deux premières années, il fut un élément stable, souvent jumelé à un autre Russe, Igor Ulanov, ou aligné sur le premier bloc aux côtés de Teppo Numminen. Contrairement à beaucoup de ses compatriotes, Bautin avait véritablement adopté le côté physique du jeu nord-américain, se révélant être un adepte des mises en échec solides. Cependant, des doutes subsistaient quant à sa qualité de patinage et sa vision de jeu ; il semblait souvent mal positionné ou accusait un temps de retard par rapport aux autres joueurs de son âge.

Sergei a signé un contrat de trois ans avec les Jets. Malgré le déracinement, son adaptation à sa nouvelle vie ne fut pas trop difficile, le club ayant également recruté Ulanov, le jeune centre Alexei Zhamnov (coix de 4e ronde en 1990) et Evgeny Davydov (12e ronde de 1989).
 
Sa saison recrue s'est plutôt bien déroulée. Il a inscrit un total respectable (et son meiller total à vie en une saison) de 5 buts et 18 mentions d'aide, assortis de 96 minutes de pénalité en 71 matchs, aidant les Jets à atteindre les séries éliminatoires où ils se sont inclinés en six matchs face aux Canucks de Vancouver. 
 
La saison 1993-94 fut beaucoup moins clémente. Le club décida d'échanger le défenseur vedette Phil Housley aux Blues de St. Louis contre Nelson Emerson et Stéphane Quintal, et la nouvelle brigade défensive des Jets ne parvint jamais à se replacer. Après un début de saison correct (6-3-1), une série catastrophique de 2 victoires, 20 défaites et 2 nulles en janvier et février a fait sombrer le club au dernier rang de la Conférence Ouest. 
 
Donc complètement hors du portrait, le 18 février 1994, les Jets ont conclu une transaction avec Detroit, envoyant Bautin et le gardien Bob Essensa aux Red Wings en échange de Dallas Drake et Tim Cheveldae.
 
Sous les nouveaux ordres de Scotty Bowman, les Wings commençaient à accumuler les joueurs russes dans l'idée de former cette fameuse unité complète de cinq joueurs. Avec Fedorov, Kozlov et Konstantinov comme piliers, il en fallait deux de plus : un défenseur et un attaquant. Bautin était initialement censé être ce second défenseur.

Cependant, les Wings ont immédiatement constaté un grave problème de condition physique chez Bautin. Il n'avait aucune endurance, était incapable de soulever son propre poids (185 livres) au développé couché (bench press) et était un gros fumeur, le Chicago Tribune rapportant même qu'il fumait deux paquets par jour. « Côté condition physique, il était tout en bas de notre organisation », a déclaré le directeur général de Winnipeg, John Paddock, après l'échange. « Il n'a aucune rapidité et aucune force. » Bautin ne joua qu'un match à Détroit en fin de saison et se blessa même en entrant en collision avec Kris Draper lors d'un entrainement.
 
Il fut donc envoyé au club-école de l'époque, les Red Wings d'Adirondack dans la ligue américaine pour le lock-out à l'automne 1994, Détroit ne le rappelant aucunement. En fait, les Wings avaient rapidement trouvé la solution pour leur deuxième défenseur du «Russian five» en obtenant nul autre que Viacheslav Fetisov des Devils durant cette saison écourtée de 94-95.

Son contrat signé avec les Jets étant échu, Bautin signa comme agent libre avec San Jose dans l'espoir de jouer avec ses compatriotes Igor Larionov et Sergei Makarov. Son sort ne s'arrangea toutefois pas. Il ne disputa qu'un seul match avec les Sharks en début de saison, son dernier dans la LNH. Les entraîneurs et la direction des Sharks ont rapidement réalisé que le défenseur n'avait plus le coup de patin nécessaire pour la ligue, et il fut envoyé aux Blades de Kansas City dans la IHL. Au même moment à Détroit, le «R5» fut finalement complété avec l'ajout de ce même Larionov, qui fut obtenu de ces même Sharks, en retour d'un gars pas pire pentoute, Ray Sheppard, après seulement 5 matchs au début de la saison.
 


 
Bautin est ensuite devenu assez globe-trotter. Après sa saison 95-96 passée à Kansas City,  il joua deux saisons en Suède avec le Luleå HF, où il mena la ligue pour les minutes de pénalité en 1996-97, une saison en Russie avec le Ak Bars Kazan, et ensuite une en Allemagne (Ice Tigers de Nurnberg). Il joua ensuite deux saisons au Japon (JIHL) avant de revenir terminer sa carrière dans sa patrie avec le Metallurg Manitogorsk et finalement une dernière saison en deuxième division avec le Krylia Sovetov de Moscou.

Après avoir pris sa retrait, Bautin est retourné aux États-Unis pour entraîner des équipes de jeunes à Kansas City, là où il avait joué durant son séjour pour les Sharks. Il a plus tard entraîné au Colorado et de nouveau au Japon avant de rentrer chez lui. Bautin a été intronisé au Temple de la renommée du hockey russe en 2014.

Sergei Bautin s'est éteint la veille du jour de l'An à l'âge de 55 ans, après une longue lutte contre une maladie oncologique.

lundi 23 mars 2026

Tous le joueurs de 1000 buts au hockey professionnel

 
Nous avons droit ici à une contribution d'un lecteur au pseudo de Funda, texte qu'il a d'abord présenté à la radio à l'émission «C'est l'fun le matin, avec Funda» sur les ondes de CHEF 99 Radio Matagami dans la Baie James.


Alex Ovechkin, le joueur russe, vient de marquer son 1000e but en carrière dans la Ligue nationale de hockey, en compilant les statistiques de la saison régulière et des séries éliminatoires. Par contre, on ne mentionne pas les matchs hors-concours, car je n'ai pas réussi à trouver les données.

Il est le deuxième à atteindre ce plateau après Wayne Gretzky.

Je voulais aujourd’hui de parler de tous les joueurs de hockey ayant marqué plus de 1000 buts au niveau professionnel. On inclut toutes les ligues professionnelles, en saison régulière et en séries. Je ne compte pas les compétitions internationales comme les Jeux olympiques. Mes références sont toutes tirées du site HockeyDB.com.

Alex Ovechkin

Oui, il a 1000 buts dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Mais en début de carrière, il a évolué dans deux saisons dans la Superligue russe avec le Dynamo de Moscou et de nouveau dans ce qui était devenu la KHL en 2012-2013 en raison d'un lock-out de la LNH. Au total, en date d'hier, il cumule 1057 buts en 1923 matchs (une moyenne de 0,55 but par match sur 25 saisons pro). 

Ovechkin avec le Dynamo de Moscou


Wayne Gretzky


Celui qui a détenu le record du plus grand nombre de buts dans la LNH en saison régulière du 23 mars 1994 au 26 avril 2025 (soit plus de 31 ans). Au total, en saison et en séries dans la LNH uniquement, Gretzky compte 894 + 122 = 1016 buts.

Mais avant de joindre la Ligue nationale, il a joué un an dans l'Association mondiale de hockey (AMH). Il y a marqué 46 buts, plus 10 en séries. Au total, Wayne Gretzky a donc marqué 1072 buts au hockey professionnel. Il a réussi cet exploit en 22 ans et 1788 parties, soit une moyenne de 0,60 but par match. 

Wayne Gretzky et Gordie Howe au match des étoiles de l'AMH en 1979



Gordie Howe

Le quatrième meilleur compteur de l'histoire de la LNH. Il affiche 801 buts en saison régulière dans la Ligue nationale, plus 68 en séries. Il a aussi joué six ans dans l'Association mondiale pour une récolte totale de 202 buts.

Le grand total pour Gordie Howe est de 1071 buts, soit un seul de moins que Wayne Gretzky. Howe a accompli cela en 2421 parties, soit 0,44 but par match durant 32 saisons complètes. C'est comme si le premier choix au repêchage de cette année, Matthew Schaefer, jouait jusqu'en 2058 !

Bobby Hull


Grosse vedette de la LNH dans les années 60 et au début des années 70. Après 15 ans dans la LNH, il a signé un contrat majeur en 1972 avec la nouvelle ligue : l'Association mondiale de hockey. Hull avait alors 33 ans. Il y joue jusqu'à ce que la ligue fusionne avec la Ligue nationale. Il dispute une dernière saison dans la LNH en 1979-1980, à l'âge de 41 ans.

Au total, séries incluses, il a marqué 672 buts dans la LNH et 346 buts dans l'AMH. Cela donne un grand total de 1018 buts en 1653 matchs. Sa moyenne est de 0,62 but par rencontre durant 23 saisons, ce qui est un meilleur ratio que celui de Wayne Gretzky. 

#9, #9 et #99


Jaromir Jagr

Il a commencé sa carrière professionnelle en 1988 à l'âge de 16 ans et n'a pas arrêté depuis. Par contre, en entrevue sur son compte Instagram le 22 février 2026 (le mois dernier), il annonçait que sa carrière était probablement terminée. C'était une semaine après son 54e anniversaire.

Il a déclaré : « Il faudrait un miracle. Dieu devrait m’aider, entrer en moi et me rajeunir de 15 ans ! Je ne fais rien d’autre que manger et regarder la télé. »

Il a également annoncé qu'il se tenait en forme, mais pas assez pour reprendre la compétition, mentionnant avoir pris 4 à 5 kilos. Il joue depuis 2017 en Extraliga pour le HC Kladno, équipe qu'il a achetée (même s'il a vendu 80 % de ses parts du club en janvier 2025). En six matchs cette saison, il affiche zéro but et une passe. Son dernier match remonte au 21 décembre 2025. 

Jaromir Jagr n'a marqué qu'un seul but (celui-ci), son dernier dans la LNH, avec les Flames de Calgary au début de la saison 2017-18 avant de se retirer après 22 matchs.


Malgré tout, Jagr a évolué dans plusieurs ligues professionnelles : la 1. Liga, l'Extraliga, la Série A, la Superliga, la KHL et la LNH. Au total, il a joué 573 matchs pro en dehors de la LNH pour un total de 203 buts (séries incluses). Dans la Ligue nationale, il a disputé 1941 parties et compté 844 buts.

Son grand total est ainsi de 1047 buts en 2514 matchs, soit une moyenne de 0,41 but par match, alors qu'il en est à sa 38e saison.

Bien qu'il ne revienne peut-être pas au jeu, les médias locaux doutent encore de sa retraite alors que les séries éliminatoires approchent.

Résumé

Plus grand nombre de buts au hockey professionnel : Wayne Gretzky (1072).
Meilleur ratio de buts par match : Bobby Hull (0,62).
Plus grand nombre de parties jouées : Jaromir Jagr (2514).
Plus grand nombre de saisons professionnelles : Jaromir Jagr (38).

J'espère qu'avec tous ces chiffres sur des filets, je ne vous ai pas mêler parce que «ce n'était pas mon but.»


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NOTES de LVEUP :

Il faut ajouter à ce groupe, même s’il s’agit d’une carrière passée dans les niveaux inférieurs du Royaume-Uni, le nom de Tony Hand. 

Ses totaux de buts, dans les différentes ligues britanniques et d’Écosse vont ainsi, séries incluses :

- BHL (British Hockey League – 1982-1996) : 1069 buts en 566 parties 
- BISL (British Ice Hockey Superleague - 1996-2001): 73 buts en 243 parties 
- GBR II (British National League Division 2 – 2001-2004): 77 buts en 137 parties 
- EIHL (Elite Ice Hockey League – 2004-2009): 82 buts en 247 parties 
- EPIHL (English Premier Ice Hockey League 2009-2015): 102 buts en 294 parties  


Tout cela nous donne un total ahurissant de 1403 buts en 1487 parties, soit une moyenne de 0,94 buts par match.

Et ce n’est même pas le véritable total, étant donné qu’il a en plus participé à un grand nombre de tournoi post-séries en Angleterre et ailleurs en Europe. Il y a par exemple la «Autumn Cup» qui fut disputé pendant une grande partie des années 80 et 90 et où il amassa 181 buts en 149 matchs joués. Il y a aussi la «Crossover Cup», la «EIHL Cup», la «Scottish Cup» et j’en passe. 

Voir ce texte d'archive pour en savoir plus sur lui. 

--------- RaySheppard


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