Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

lundi 11 mai 2026

Martin Cibak

Martin Cibak (à gauche) en compagnie du gardien John Grahame

N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

---------------------------------------------------


Né le 17 mai 1980 à Liptovsky Mikulas, le Slovaque Martin Cibak est un joueur de centre qui a disputé 154 matchs avec le Lightning de Tampa Bay, de 2002 à 2006.

Obscur choix de neuvième tour de l'équipe floridienne (252ème au total) en 1998, il a disputé deux saisons dans la Ligue de l'Ouest avec les Tigers de Medicine Hat avant de devenir professionnel en 2000-01.

Il débute dans la Ligue Internationale, avec les Vipers de Détroit, avec qui il amasse dix buts et trente-huit points en 79 joutes. Rien pour écrire à sa mère, mais à vingt ans et à un rang de sélection si tardif, c'est quand même un bon début. Il faut aussi dire que le style de jeu de Cibak était rugueux et qu'il était un joueur physique et intense, dont le rôle en était plus un d'énergie et d'échec-avant. Il était normal de ne pas le voir battre des records en termes de points.

Sa belle tenue lui permettra néanmoins de disputer les vingt-six premiers matchs de sa carrière dans la LNH avec Tampa Bay lors de la saison 2001-02, marquant le premier but de sa carrière le 12 mars 2002 dans un match nul de 4-4 à Atlanta contre les Thrashers. Cibak récoltera un but et cinq passes durant son séjour à Tampa.

Après une saison 2002-03 entièrement passée dans la Ligue Américaine, Cibak est de retour avec le Lightning en 2003-04, et dispute pas moins de soixante-deux matchs en saison (2-7-9, -1), en plus de six en séries (une passe), aidant l'équipe à remporter la première Coupe Stanley de son histoire!

Âgé de seulement 24 ans, Cibak est optimiste pour l'avenir. Il vient de remporter un championnat et de passer toute la saison (moins un match) dans la LNH.

Après la saison 2004-05 annulée à cause d'un lock-out et passée en Tchéquie et en Slovaquie, Cibak est de retour avec les Bolts en 2005-06, sa seule vraie saison complète dans la LNH (aucun match dans les mineures!). Il amasse deux buts et six passes en 65 parties.

Alors âgé de vingt-six ans, le centre de bas d'alignement a disputé 154 matchs avec le Lightning, amassant cinq buts, dix-huit passes et un différentiel de -16.
  
Incapable de tenir le rythme offensivement ou de se démarquer, Cibak voit le Lightning ne pas retenir ses services et il devient libre comme l'air à l'été 2006. Aucune équipe ne lui fait signe, son séjour dans la LNH est terminé.

Mais il est encore jeune et a beaucoup de hockey dans le corps, alors qu'il dispute onze saisons de plus en Europe, dans quatre ligues différentes.

Il commence par un séjour de trois saisons en Suède (Frölunda, Sodertalje), suivi de cinq saisons dans la KHL (quatre équipes).
 
Même dans ces niveaux moins forts, il demeurait un modeste producteur de points. Il a bien inscrit dix-sept buts et trente-deux points à Moscou en 2009-10, mais il n'a pas vraiment approché ces totaux par la suite.

Il a terminé sa carrière avec deux saisons en Tchéquie et une dernière en Slovaquie en 2016-17, dans sa ville natale de Liptovsky Mikulas.



À 37 ans, après une saison de trois buts et neuf points en seulement vingt-neuf matchs, il tire sa révérence, après 912 matchs au hockey professionnel.

À 6 pieds et un pouce, Cibak a toujours été un joueur dérangeant et manquant parfois de discipline sur la glace. Malgré tout, il a inscrit plus de cent buts au niveau professionnel et accumulé plus de mille minutes de pénalité.

Sur la scène internationale, il a remporté le bronze au championnat mondial avec la Slovaquie en 1999, en plus de représenter son pays deux fois au championnat mondial et une, aux Jeux de Vancouver, en 2010.

mardi 28 avril 2026

Quand le fisc a un impact sur la patinoire



La date limite pour soumettre ses rapports d’impôt approche à grands pas. L’avez-vous fait? 

Comme n’importe qui d’autres, les joueurs de hockey doivent payer des impôts et considérant leurs importants salaires, l’aspect fiscal compte. 

Je ne veux pas minimiser la bonne gestion des équipes qui ont gagné la Coupe Stanley, ni minimiser l’incompétence de certains qui n’avaient pas besoin du fisc pour les caler, mais certains faits demeurent. La Coupe a été remporté cinq fois lors des six dernières années par une équipe qui opère dans un état qui ne perçoit pas d’impôt (Lightning x 2, Golden Knights x 1 et Panthers x 2). Pendant ce temps, aucune équipe canadienne n’a levé le précieux trophée depuis plus de trente ans. Dans une période où plusieurs joueurs choisissent leur destination en devenant autonome, une fiscalité favorable est un avantage non-négligeable. 

La question n’est toutefois pas nouvelle. En novembre 1981, le gouvernement fédéral avait un déficit colossal, pendant que l’économie souffrait. Le ministre des finances, Alan MacEachen voulut aller chercher des revenus tout en montrant qu’il allait faire disparaître des échappatoires fiscales pour les plus nantis. Parmi celles-ci, il y avait les rentes d’étalement et les paiements différés, deux stratégies très utilisées par les sportifs. 

À Québec, le capitaine était Robbie Ftorek, le seul américain de l’équipe, et qui disait aimer la ville. Dans son cas, ceci s’ajoutait à une situation déjà compliquée et mal planifiée. 

Pour le Canada, il était citoyen américain, mais résident canadien, parce qu’il avait une maison à Sillery. Pour les États-Unis, il était aussi résident, parce qu’il avait également une maison à Boston et une autre à Phoenix. 

À tout ceci, il fallait ajouter les gourmands impôts québécois. Le gouvernement du Québec était aussi en difficulté et le budget Parizeau avait fait mal. 

La situation de Ftorek était si désespérée que s’il ne quittait pas le Canada avant la fin de 1981, il aurait dû déclarer faillite. 

L’entraîneur Michel Bergeron aimait beaucoup le leadership de Ftorek dans la chambre et aurait préféré le garder, mais le directeur-gérant Maurice Filion accepta d’accommoder son capitaine. Il fut donc échangé aux Rangers le 30 décembre contre Jere Gillis et Dean Talafous. Il faut toutefois dire que Ftorek avait en poche un contrat pour encore trois ans pour 250 000$ annuellement, ce qui en faisait l’un des plus hauts salariés de l’équipe. Pourtant, l’année précédente, sa production de 24 buts le plaçait derrière Peter et Anton Stastny, Michel Goulet et Jacques Richard. Et lors de l’année en cours, Ftorek n’en avait qu’un seul à sa fiche. Son départ permettait alors de rééquilibrer la situation. 

En allant à New York, Ftorek allait ainsi rejoindre Herb Brooks, qui avait été l’entraîneur de l’équipe olympique américaine qui avait surpris le monde en gagnant la médaille d’or à Lake Placid, en 1980. 

L’histoire ne se termine toutefois pas là. Talafous, un autre américain, refusa d’aller à Québec et préféra prendre sa retraite. La ligue statua finalement qu’il serait remplacé par Pat Hickey. Bien qu’il assura qu’il n’avait rien contre Québec, lui dont la mère était originaire de Trois-Rivières, il prit du temps à se rapporter et envisagea même d’entreprendre des recours contre la LNH. Il faut dire que les Nordiques étaient sa quatrième équipe en trois ans (cinq si on prend en considération qu’il a fait deux passages avec les Rangers). À la fin de la saison, il demanda un contrat de trois ans aux Nordiques, mais on l’échangea plutôt aux Blues, en retour de Rick Lapointe. 

Quant à Gillis, qui avait connu de beaux succès avec les Castors de Sherbrooke, il eut de la difficulté à justifier son rang de sélection (4e en 1977) avec les faibles Canucks. Après un bref passage à New York, il espérait avoir enfin l’occasion de se faire justice avec les Nordiques. Il joua 12 matchs et signa avec Buffalo l’année suivante. 

Les Nordiques ne furent toutefois pas les seuls à avoir des problèmes avec les impôts. Leurs rivaux au bout de la 20 eurent aussi un problème avec l’un des deux américains qui portaient leur uniforme, Rod Langway. (L’autre était Chris Nilan.) 

Langway avait signé un contrat de six ans quelques mois avant le budget MacEachen. Il en déchanta rapidement. Une fois qu’il avait payé Québec, Ottawa, le New Hampshire (où il habitait) et Washington, il estimait qu’il payait 70% d’impôt. Un taux de change à 76¢ ne fit qu’empirer la situation. Il exigea donc un échange et menaça même de prendre sa retraite. 

D’autres joueurs non-américains observèrent la situation et commencèrent à demander à être compensé, comme Larry Robinson et Steve Shutt, eux qui avaient vu l’effet d’un échange à une équipe américaine sur les finances de leur ex-coéquipier Guy Lapointe. Guy Lafleur affirma que l’idée d’être échangé au sud de la frontière ne le rebutait plus. Quant à Mark Napier, il devint joueur autonome (avec compensation) dans l’espoir qu’une équipe américaine lui fasse signe. 

À ce sujet, il faut dire que les équipes québécoises étaient celles qui étaient les plus coincées. Si la situation était la même au niveau fédéral, les gouvernements ontarien et albertain étaient beaucoup moins voraces que le Québec. 

Excédé de la situation, le directeur-gérant du Tricolore, Irving Grundman fit une sortie remarquée lors des assises de la ligue, en exigeant la démission de MacEachen. 

En juin, des ajustements furent apportés au budget. Certains étalements furent permis, si on payait l’impôt immédiatement (récupéré plus tard), mais il demeurait encore avantageux d’aller aux États-Unis. 

Si des ententes furent conclues avec Lafleur et Robinson, Grundman dut se résoudre à échanger son insatisfait. Langway prit le chemin de Washington, avec Brian Engblom, Doug Jarvis et Craig Laughlin. En retour, les Canadiens firent l’acquisition de Ryan Walter et Rick Green. Si ceux-ci n’étaient pas avantagés fiscalement par la transaction, ils pouvaient au moins quitter les misérables Capitals. Ironiquement, l’échange permit finalement à Washington d’accéder aux séries, après en avoir été exclus à leurs huit premières saisons. 

Les paiements différés furent remis en place plus tard, diminuant l’écart entre les deux pays. Le taux de change varie d’une année à l’autre (et les joueurs sont maintenant payés en dollars américains), mais l’enjeu fiscal demeure. 

Sources : 

Clairoux, Benoit, Dumont, Pierre-Yves, Il était une fois les Nordiques : 100 joueurs racontent, Édition Sylvain Harvey, 2024, pages 235-236, 

″MacEachen aims to rob wealthy of tax loopholes″ de Ian Hunter, November 13, 1981, Ottawa Citizen, page 38, 

″Robbie Ftorek était totalement lavé″ de Claude Larochelle, 4 janvier 1982, Le Soleil, page C1, 

″Talafous change d’idée″ de Maurice Dumas, 4 janvier 1982, Le Soleil, 4 janvier 1982, page C2, 

″Gillis se révélera-t-il à Québec?″ de Maurice Dumas, 5 janvier 1982, Le Soleil, page C1, 

″Pat Hickey tient son bout″ de Maurice Dumas, 10 mars 1982, Le Soleil, page D1, 

″Napier, Langway may leave Habs″, CP, June 1, 1982, Saskatoon Star-Phoenix, page B2, 

″Canadiens to lose Napier, maybe Langway″ de Red Fisher, June 1, 1982, Montreal Gazette, page B6,

″Les assises démarrent sous le signe de la colère «MacEachen n’a pas fait son ouvrage» - Grundman″ de Bernard Brisset, 8 juin 1982, La Presse, page S4, 

″Pour Langway, de l’argent un échange ou la grève″ de Bernard Brisset, 8 juin 1982, La Presse, page S7, 

″La situation est un peu moins tragique – Les équipes canadiennes demeurent désavantagées″ de Michel Magny, 30 juin 1982, La Presse, page S4, 

″Du pareil au même″, PC, 30 juin 1982, La Presse, page S4, 

″Les agents vont encore conseiller à leurs clients d’aller «jouer ailleurs»″, UPC, 30 juin 1982, La Presse, page S4, 

″Le budget : un cataplasme sur une jambe de bois″ de Réjean Tremblay, 30 juin 1982, La Presse, page S5, 

″Lafleur pondering Canadiens’ offer″, CP, August 12, 1982, Vancouver Sun, page F2, 

″Lafleur going to the top in salary squabble″, UPI, August 27, 1982, Montreal Gazette, page C1, 

″Le hockey et les impôts – Montréal, un cas unique″ de Bernard Brisset, 27 août 1982, La Presse, page S5, 

″Habs not panicking″ de Steve Simmons, October 9, 1982, Calgary Herald, page D2, 

″Le régime des prestations aux employés permet de combler l’écart de rémunération″ de Michel Faille, 22 janvier 1986, Le Devoir, page 12.

 

mercredi 22 avril 2026

Wayne Caufield

 


Né le 26 avril 1943 à Sault-Sainte-Marie, Wayne Caufield débuta son parcours junior en tant que propriété des Red Wings de Détroit en 1962-1963, au sein de trois de leurs clubs affiliés : les Red Wings de Hamilton de la OHA, les Siftos de Goderich dans la ligue junior B de l'Ontario, ainsi que les Red Wings de Weyburn dans la ligue junior de la Saskatchewan.

De 1963 à 1970, Wayne a joué à temps plein dans la mythique Eastern Hockey League (EHL), connaissant un parcours nomade avec des équipes comme les Ramblers de Philadelphie, les Devils de Jersey, les Ducks de Long Island, les Rebels de Salem et les Generals de Greensboro.

Il a occupé le double rôle de joueur-entraîneur pour les Blazers de Syracuse lors de la saison 1967-1968, qui fut d'ailleurs sa meilleure saison offensive avec 95 points, dont 36 buts. En tout, il obtint 156 buts et 207 passes pour un total de 363 points en 367 matchs dans la EHL.

En 1969-1970, il quitta les Rebels à la mi-saison pour rejoindre les Canadians de Sault-Sainte-Marie dans la United States Hockey League (USHL), une ligue senior à ne pas confondre avec l'autre USHL, celle qui avait hébergé des clubs-écoles de la LNH durant les années 40.

Wayne Caufield revint donc dans sa ville natale de Sault-Sainte-Marie et y joua deux saisons. Son fils, Paul Caufield, y était d'ailleurs né quelques mois plus tôt, en août 1968. 

La lignée des Caufield changea toutefois par la suite, lorsqu'en novembre 1972, Wayne s'installe pour de bon au Wisconsin pour devenir joueur-entraîneur des Admirals de Milwaukee, équipe indépendante qui rejoindra la USHL en 1973-1974. Wayne y poursuivit sa carrière de joueur jusqu'à la fin de la saison 1976-1977. En tant qu'entraîneur-adjoint sous la direction d'André Caron, il a mené les Admirals au titre de champions de la USHL en 1975-1976.

Il obtint 272 points (dont 106 buts) en 189 matchs dans la USHL.

Caufield s'est impliqué activement auprès de la Southeastern Hockey Association of Wisconsin (SHAW) lorsque son fils Paul y a fait ses débuts en 1973, suivi de son autre fils Ryan en 1980. Pendant plus de 16 ans, il a entraîné des équipes locales et de compétition au sein de la SHAW, remportant plusieurs tournois d'État. Il a également dirigé des stages de hockey annuels pendant 25 ans, pavant évidemment le chemin pour ses petits-fils Brock et Cole Caufield, qui évoluèrent tous les deux avec succès, nul doute grâce à l'héritage hockey de leur grand-père.

Il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey du Wisconsin en septembre 2011.

Il rendit l'âme le 13 juillet 2018, à l'âge de 75 ans, à Greenfield au Wisconsin.

Wayne Caufield, sa femme Eileen, Brock, Cole, Paul et sa femme Kelly

 

dimanche 19 avril 2026

Marc Rodgers


N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.



-----------------------  


Né le 16 mars 1972 à Shawville en Outaouais, Marc Rodgers est un ailier droit qui a disputé la majorité de son hockey professionnel dans la défunte Ligue Internationale de Hockey, et aussi quelques matchs dans la LNH.

Il a disputé son hockey Midget AAA avec les Frontaliers de l’Outaouais, avant de migrer à la LHJMQ à seize ans, avec les Bisons de Granby. Il est productif durant quatre ans avec eux, culminant avec une saison de 120 points en 1991-92 alors qu’il quitte pour Verdun (Collège Français) à la fin de la saison, échange qui lui sourira puisqu’il remporte la Coupe du Président à la fin des séries.

Malheureusement, surtout en raison de sa taille de 5 pieds 9 pouces, Rodgers n’est pas repêché par une équipe de la LNH. Il devra donc trouver d’autres moyens pour monter les échelons et espérer faire carrière au plus haut niveau. Pourtant, le Québécois n’avait pas froid aux yeux, lui qui se défendait lorsqu’il le fallait et qui a souvent atteint les cent minutes de pénalité en saison régulière.

Il a débuté sa carrière professionnelle en 1992-93 dans la ECHL avec les Thunderbirds de Wheeling, avant de passer la saison suivante avec les Cherokees de Knoxville. Après un total de 93 points en 91 matchs, dont 35 buts, dans l’ECHL, il monte de niveau à mi-chemin de la saison 1993-94 avec le Thunder de Las Vegas, dans l’IHL.

Sa production sera modeste à Vegas, mais il demeure bon marqueur, effleurant la marque des vingt buts lors des deux saisons subséquentes. À la fin de 1995-96, il est échangé aux Grizzlies de Utah et joue un rôle crucial avec l’équipe dans sa route vers la Coupe Turner. 

Il débute la saison 1996-97 avec Utah, mais les Rafales de Québec décident de faire l’acquisition de ses services après cinq matchs et, pour la première et seule fois de sa carrière professionnelle, Marc Rodgers aura la chance de patiner au Québec.

 

En compagnie d’autres locaux comme Steve Larouche (102 points en 79 matchs) et Jesse Bélanger (62 points en 47 matchs), Rodgers fait la pluie et le beau temps avec le club de la Vieille Capitale, amassant 67 points en 70 matchs, sa meilleure saison en carrière au niveau statistique. Il aide les Rafales à atteindre la deuxième ronde des séries, une défaite en six matchs contre les Vipers de Detroit.

Vers la fin de la saison suivante, Rodgers et Larouche sont échangés aux Wolves de Chicago, eux qui sont incapables de reproduire la magie de 1996-97. Ils remporteront ensemble la coupe Turner avec les Wolves en 1998, le deuxième et dernier championnat de la carrière de Marc Rodgers.

À l’été 1998, l’attaquant de Shawville voit enfin son rêve commencer à se matérialiser : il reçoit l’appel de l’organisation des Red Wings de Détroit qui, impressionnés part son récent parcours de victoires dans l’IHL, lui octroient un contrat à titre d’agent libre!

Ainsi donc, Rodgers se retrouve maintenant dans la deuxième ligue en importance au monde (Red Wings d’Adirondack, dans la LAH), et y dispute la totalité de la saison 1998-99. En quatre-vingt joutes, il amasse 19 buts et 57 points.

La saison suivante, il goûte enfin au hockey de la LNH. Il débute la saison 1999-2000 en disputant 21 parties avec les Red Wings, amassant ses deux premiers points (un but et une passe) dans une victoire de 7 à 2 contre les Canucks à Vancouver, le jour du dix-neuvième anniversaire de votre humble serviteur (like it matters!), le 17 novembre 1999.

Malheureusement, dans les vingt autres parties dans lesquelles il est en uniforme, il n’amasse pas d’autres points. Le 11 décembre 1999, dans une victoire de 5 à 4 des Wings à Boston, Rodgers dispute les dernières 10 minutes et 28 secondes de sa carrière dans la LNH, avant de retourner finir la saison dans l’AHL (34 matchs, 8 buts, 18 points).

Il ne dispute que trente-deux matchs en 2000-01 avec Cincinnati et produit assez peu (12 points en 32 matchs), aux prises avec diverses blessures. Après des séjours infructueux dans la DEL (Allemagne, Schwenningen) et la UHL (États-Unis, Knoxville) en 2001-02, il décide de mettre un terme à sa carrière, au jeune âge de trente ans.

Malheureusement pour lui, à 5 pieds et 9 pouces à une époque qui aimait davantage les matamores, Marc Rodgers n’a jamais été très sexy sur les radars de la LNH. Pourtant, il a remporté deux coupes Turner et il a su déjouer les prévisions des experts en enfilant l’uniforme d’une équipe de la meilleure ligue de hockey au monde à 21 reprises, en compagnie de légendes comme Steve Yzerman, Brendan Shanahan, Nicklas Lidstrom, Sergei Fedorov et Igor Larionov, entres autres.