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samedi 24 février 2024

La rivalité Ken Reardon - Cal Gardner



Le billet d’hier raconte l’histoire de Ken Reardon, un joueur reconnu pour son esprit combattif.

En 1946, Reardon avait déjà eu maille à partir avec un partisan des Rangers, se faisant ainsi une certaine réputation à New York.

Le 16 mars 1947, Montréal affrontait encore les Blueshirts à New York. Ces derniers tentaient désespérément de rester dans la course pour la dernière place disponible dans les séries éliminatoires. De l’autre côté, les Canadiens espéraient s’assurer du premier rang en saison régulière, ce qui aurait assuré un montant de 1000$ à chaque joueur.

À la dernière minute du match, Reardon fut coupé à la lèvre lorsque Bryan Hextall (le père de Bryan Jr et de Dennis et le grand-père de Ron) le mit échec, et rencontra en chemin le bâton de Cal Gardner. En quittant la patinoire, Reardon reçut un coup de poing d’un spectateur. Lorsqu’il répliqua, Chuck Rayner, des placiers et finalement d’autres joueurs s’en mêlèrent, le tout vira à la foire. Les coups de poing et de bâton se mirent alors à retentir. Plusieurs Canadiens s’en prirent à des spectateurs. Reardon asséna un coup de bâton à un spectateur qui l’avait insulté. Butch Bouchard se trouva une autre cible pour faire la même chose. Les Rangers rappliquèrent alors pour se porter à la défense de leurs partisans. Maurice Richard, à qui on avait fait la vie dure lors du match, en profita pour prendre sa revanche. Bill Juzda des Rangers sortit amoché de l’échauffourée lorsque son crâne rencontra le bâton du Rocket. Si Reardon eut besoin de 14 points de suture, il n’était plus là lorsque les choses ont dégénéré, puisqu’il avait été escorté par la police vers la clinique de façon plus ou moins amicale.

Reardon était furieux d’avoir été ainsi charcuté, mais le tout s’est passé rapidement et il n’a pas vraiment eu l’occasion de voir à qui appartenait le bâton qui l’avait coupé. Ce n’est que plus tard, alors que Hal Laycoe avait été échangé des Rangers aux Canadiens qu’il eut l’occasion de répondre aux interrogations de Reardon. À partir du moment où il a su que c’était Gardner, sa rancœur avait une cible.

Lors du match du 1er janvier 1949 entre Montréal et Toronto, Reardon fit une remarque qu’on suppose désobligeante à Gardner, qui jouait maintenant pour les Leafs. Ce dernier répondit en lui fracassant son bâton sur la tête. Reardon répliqua et le tout dégénéra en bagarre. Les choses semblaient finalement se calmer lorsque l’entraîneur Dick Irvin leva le bras de Reardon en signe de victoire, ce qui fit reprendre les hostilités. Une bagarre éclata alors dans les estrades, ce qui nécessita l’intervention de la police. Reardon et Gardner furent expulsés du match. Ce dernier écopa en plus d’une amende de 250$. Reardon en reçut quant à lui une de 200$ du président Clarence Campbell. Les deux belligérants furent aussi suspendus pour un match.

La guerre a repris lors du match du 10 novembre 1949, alors que Reardon donna un solide coup de coude à Gardner, ce qui lui causa une blessure à l’épaule, mais qui brisa la mâchoire de Gardner. Lorsqu’on apprit la nouvelle à Reardon, il répondit que ça ne pouvait pas arriver à un meilleur gars. Gardner rata deux mois d’activité.

Si sa blessure lui fit rater le match suivant contre les Rangers, Reardon put revenir pour le match du 13 novembre à Chicago. Le tout tomba à point, puisqu’il devait faire face à la justice en Illinois. En effet, lors du match du 2 novembre contre les Hawks, Reardon n’a pas apprécié qu’un spectateur se penche sur la bande pour, selon ses dires, pratiquement lui arracher son chandail. (Les spectateurs n'étaient pas toujours commodes à cette époque...)  Toujours selon son témoignage en cour, il se retourna brusquement pour se déprendre et ce serait ainsi que son bâton aurait abouti sur la tête du spectateur. Une bagarre éclata et un deuxième partisan voulut s’en prendre à Reardon, et un troisième voulut lui lancer une chaise. Billy Reay frappa aussi un spectateur avec son bâton. Selon sa version des faits, Léo Gravelle vit alors qu’un spectateur voulait s’en prendre à Reardon et utilisa son bâton pour l’arrêter. La victime de Reardon dut recevoir sept points de suture. Peut-être parce que son attaque n’a pas lieu sur la patinoire, Reardon n’eut aucune pénalité, mais Reay en eut une pour mauvaise conduite. Des spectateurs portèrent plainte contre Reardon et Gravelle, mais pas contre Reay. Finalement, le juge exonéra de tout blâme les joueurs et statua que les spectateurs avaient été les agresseurs.

Le conflit Reardon-Gardner eut un rebondissement inattendu en mars, lorsque Reardon accorda une entrevue au magazine Sport. Dans celle-ci, il mentionna :

″Je verrai à ce que Gardner se fasse faire 14 points de suture à la bouche. Il se pourrait que j’attende longtemps, mais je suis patient. Même si je dois attendre à la dernière joute que je jouerai, Gardner l’attrapera et pour de bon.″

Il fut donc convoqué par Clarence Campbell, qui ironiquement, avait été son confrère pendant la guerre, alors qu’ils faisaient partie de la même unité. Le verdict du président fut inattendu et controversé. Il exigea de Reardon qu’il dépose 1000$, montant qu’il perdrait s’il se bataillait avec qui que ce soit, mais particulièrement avec Gardner, d’ici la fin de sa carrière. On nota qu’il s’agissait d’une condamnation à devenir un souffre-douleur, puisqu'il ne pourrait pas répliquer. Considérant le type de joueur qu’était Reardon, il s’agissait en fait de lui enlever pratiquement toute utilité. On souligna aussi que cette déclaration aurait dû demeurer ″off the record″, où ce type de déclaration n'est pas inédit.

Reardon disputa treize autres matchs en saison, deux en séries, et à la fin de cette année mouvementée, il prit sa retraite comme joueur. Est-ce à cause de ce châtiment, ou parce que son jeu rude commençait à laisser des traces sur son corps? Peut-être un peu des deux?

L'animosité entre les deux hommes aurait apparemment duré pendant des décennies par la suite.

Gardner, qui joua par la suite à Chicago et à Boston, est le père de Dave, qui a joué principalement avec les Canadiens, les Seals et les Barons, ainsi que de Paul, qui porté les couleurs des Rockies, des Leafs et des Penguins.

Sources :

″Une bagarre générale marque la victoire du Canadien hier″, PC, 17 mars 1947, La Patrie, page 18,

″Le Canadien perd 5-3 à Toronto mais reste en quatrième place″, PC, 3 janvier 1949, La Patrie, page 18,

″Une amende de $200.00 imposée à Kenny Reardon par Campbell″, 4 janvier 1949, Montréal-Matin, page 13,

″Les Canadiens subissent une défaite à Chicago″, UP, 3 novembre 1949, Montréal-Matin, page 19,

″Gardner en a pour son argent et Ken Reardon n’est pas fâché″ de Charles Mayer, 13 novembre 1949, Le Petit Journal, page 87,

″Ken Reardon et Léo Gravelle sont exonérés de tout blâme″, PA, 16 novembre 1949, La Patrie, page 18,

″Ignoble décision du président Campbell dans l’affaire Reardon″, 2 mars 1950, Montréal-Matin, page 20,

″En noir et blanc″ d’Armand Jokisch, 2 mars 1950, Montréal-Matin, page 22,

″Campbell impose une amende de $1,000 à Reardon″, 2 mars 1950, Le Canada, page 9,

″One Man’s Opinion″ de Gorde Hunter, June 12, 1962, Calgary Herald, page 11,

″Playing the Field″ de Dink Carroll, March 12, 1968, Montreal Gazette, page 32,

″Rangers and Canadiens had the greatest fight of all-time″ de Stan Fischler, July 11, 2015, The Hockey News (thehockeynews.com).

vendredi 23 février 2024

Ken Reardon



Alors qu’il était jeune à Winnipeg, Ken Reardon dut quitter l’école pour aider sa famille à joindre les deux bouts. Il travailla alors comme livreur de télégrammes. Sur la glace, il ne cassait rien, et c’est plutôt son frère Terry qui attirait l’attention.

C’est finalement avec sa robustesse que le défenseur se fit un nom, malgré un talent limité. À 17 ans, il rejoignit finalement une équipe junior d’Edmonton, où sa famille avait depuis déménagé.

Si son frère eut l’occasion de jouer ses premiers matchs dans la LNH en février 1939 avec les Bruins, Ken dut attendre en novembre 1940 pour se joindre aux Canadiens. Terry vint ensuite rejoindre Ken à Montréal l’année suivante, mais la réunion fut toutefois de courte durée. En 1942, Ken alla rejoindre l’armée. Il put alors jouer avec les Commandos d'Ottawa et remporter la Coupe Allan en 1943. Il alla plus tard en Europe sur les champs de bataille et revint aux Canadiens pour la saison 1945-46. De son côté, Terry, qui servit également dans l’armée, retourna à Boston après la guerre. Les deux frères eurent toutefois l’occasion de croiser le fer, puisque les Bruins et les Canadiens se retrouvèrent en bout de ligne en finale. Les Reardon ne se firent pas de cadeau lors de ce duel, et c’est Ken qui eut finalement le dessus et qui se retrouva du côté des vainqueurs.

Sur une base individuelle, Ken fut choisi au sein de la deuxième équipe d’étoiles, avant d’être choisi sur la première en 1947. En fait, il fut choisi au sein de la première ou de la deuxième équipe d’étoiles à chaque année jusqu’à la fin de sa carrière de joueur, en 1950. À ce moment, malgré ses 30 ans, l’usure causée par son jeu robuste fit son effet et il prit sa retraite.

Pendant cette période où plusieurs avaient aussi des emplois ailleurs en plus de jouer au hockey, Ken, qui était reconnu pour ses tenues d’une grande élégance, travaillait comme représentant d’une distillerie. Petit détail, Reardon ne buvait pas d’alcool, mais selon ses dires, il pouvait quand même faire la promotion d’un produit, basée sur son analyse des ingrédients… Le beau Ken s’était aussi fait remarquer en épousant la fille du propriétaire des Canadiens à l’époque, le sénateur Donat Raymond.

Il entreprit ensuite sa carrière de gestionnaire, où le Tricolore lui demanda de s’impliquer dans la gestion des Mohawks de Cincinnati, une équipe affiliée. Bien qu’il ne fut pas avec l’équipe pendant l’entièreté de cette période, il aida les Mohawks à remporter consécutivement cinq Coupes Turner (le titre de la Ligue internationale ou IHL). Il fut aussi dépisteur dans l’ouest, avant de revenir à Montréal, pour servir comme adjoint du directeur-général Frank Selke. En 1955, alors qu’il fallait remplacer Dick Irvin derrière le banc des Canadiens, il y avait trois candidats finalistes, tous des anciens joueurs : Toe Blake, qui avait été entraîneur des Braves de Valleyfield de la Ligue senior, Roger Léger, qui était entraîneur à Shawinigan dans la même ligue, et Billy Reay, qui était entraîneur à Victoria dans la Ligue de l’ouest. C’est finalement Reardon qui a fait prévaloir son appui à Blake, son ancien coéquipier.

Dans ces fonctions, Reardon fit partie de l’équipe lors des cinq Coupes consécutives de 1956 à 1960. Le choix de Blake était finalement une bonne idée. Il fut par la suite nommé vice-président.

Reardon fut élu au Temple de la renommée en 1966.

Il est décédé à Saint-Sauveur en 2008 à l’âge de 86 ans des suites d’une longue maladie.

Sources:

″Que font les joueurs de hockey entre les parties?″ de Charles Mayer, 16 mars 1947, Le Petit Journal, page 53,

″Toe Blake, instructeur du Canadien″, 8 juin 1955, La Presse, page 42,

″Avec un club comme les Canadiens j’espère livrer une lutte serrée aux autres équipes″ (Toe Blake) de Jacques Beauchamp, 9 juin 1955, Montréal-Matin, page 24,

″One Man’s Opinion″ de Gorde Hunter, June 12, 1962, Calgary Herald, page 11,

"Le sénateur Donat Raymond est décédé", 6 juin 1963, La Presse, page 3,

″Décès de Kenny Reardon, La Presse Canadienne, 15 mars 2008, RDS (rds.ca).

mercredi 21 février 2024

L'accident de Tim Horton

Il y a cinquante ans aujourd’hui, la légende des Leafs et le restaurateur Tim Horton nous quittait dans des circonstances tragiques. Mais avant d’en venir à ceci, reculons un peu dans le temps.

Les Sabres de Buffalo se sont joints à la ligue en 1970. Bien qu’une équipe d’expansion, leurs débuts ont tout de même été respectables. Ils ont d’abord bénéficié de la fin de l’exception culturelle pour pouvoir repêcher Gilbert Perreault avec leur tout premier choix. Avec l’ex-entraîneur des Leafs Punch Imlach derrière le banc, ils ont terminé devant leurs frères d’expansion (les Canucks), mais aussi devant deux équipes d’expansion de 1967 (les Golden Seals et les Penguins) et même une équipe des Original Six (les Red Wings).

L’année suivante, ils eurent encore la main heureuse en repêchant un autre joueur qui les aida immédiatement, Richard Martin. À la fin de la saison, Pittsburgh voulut acquérir le vétéran Eddie Shack pour l’aider à faire les séries. En retour, Buffalo obtint un jeune qui n’avait pas encore fait ses preuves, René Robert. Éventuellement réuni avec Perreault et Martin, ils deviendront la French Connection, le premier trio marquant de cette période de l’équipe.

En juin 1972, les Sabres saisirent l’occasion d’aller chercher un vétéran pour encadrer leurs jeunes en réclamant au ballotage des Penguins celui qui avait joué 1184 matchs avec les Leafs (et donc qui était bien connu d’Imlach), Tim Horton. Celui-ci envisageait plutôt la retraite, mais son ancien entraîneur réussit à le convaincre qu’il pouvait toujours contribuer.

En 1972-73, Horton joua 68 matchs et permit aux Sabres d’atteindre les séries pour une première fois. Il conserva son domicile à Toronto et fut autorisé à ne se présenter qu’à une ou deux pratiques par semaine. S’il parlait peu dans la chambre, il avait un rôle de professeur et de conseiller et son opinion était recherchée. De plus, sa condition physique était irréprochable. Horton décida donc de revenir l’année suivante.

Le 20 février 1974, les Sabres ont affronté les Leafs au Gardens. Le dimanche précédent, lors d’un match contre Détroit, Horton avait été blessé à la joue. En raison de la douleur qu’il éprouvait, il avait donc demandé à l’entraîneur Joe Crozier de ne pas jouer en troisième période, dans un match où il fut malgré tout choisi comme la troisième étoile. De plus, il avait demandé de ne pas revenir à Buffalo avec le reste de l’équipe. Il alla plutôt rencontrer son partenaire d’affaires Ron Joyce, avec qui il possédait sa chaîne de beignes et cafés depuis 1964 puis, vers 4h, il prit le chemin de Buffalo. Il avait pris des antidouleurs et quelques bières.

Sur le Queen Elizabeth Way, aux alentours de St.Catharines, un policier avertit ses collègues qu’une voiture roulait à 100 milles à l’heure (160 km/h) dans une zone de 60 (97 km/h). Il s’agissait de la De Tomaso Pantera qu’Imlach avait offerte à Horton pour le convaincre de retarder sa retraite.

De Tomaso Pantera

Un peu plus de 50 km plus loin, alors qu’il était poursuivi, Horton effectua une violente sortie de route et fit plusieurs tonneaux. Le temps était clair et la chaussée était sèche.  Ne portant pas de ceinture de sécurité, il fut éjecté de la voiture. On le retrouva à 123 pieds (37 m) du bolide, qui lui, traversa un terre-plein de 4 m avant de se retrouver en direction inverse. Horton fut tué sur le coup. Il avait 44 ans.  Celui qui était reconnu comme étant affable et un bon coéquipier laissa dans le deuil son épouse et ses quatre filles.

Le soir même, les Sabres étaient à domicile pour affronter les Flames d’Atlanta. Crozier déclara alors à son équipe que rien ne ramènerait Horton et qu’il aurait voulu qu’ils retournent au travail et qu’ils se battent pour une place en séries. Par contre, les deux équipes portèrent un brassard noir en signe de deuil. Buffalo parvint malgré tout à soutirer un verdict nul de 4-4 aux Flames.

Un an plus tard, Joyce racheta les parts de la chaîne de restauration qui avait à ce moment une trentaine de sites, qui appartenaient dorénavant à l’épouse d’Horton. La transaction se chiffra à 1 million $, et Joyce en fit ensuite le géant qu’on connait aujourd’hui.

Horton, vainqueur de quatre coupes Stanley, fut admis au Temple de la renommée en 1977.

Sources:

"Crash claims Horton", Canadian Press, February 21, 1974, The Windsor Star, page 1,

"Tributes to Horton accentuate grief", Canadian Press, February 22, 1974, The Windsor Star, page 20,

"Perreault, Martin et Robert ont perdu leur professeur" d’Yvon Pedneault, 22 février 1974, La Presse, page B4,

″Horton’s death shocks the hockey world ′A great defenseman, a great person′ ″, CP, February 22, 1974, Montreal Gazette, page 30,

″Luce sparks three-goal Buffalo rally″, UPI, February 22, 1974, Montreal Gazette, page 31,

″Horton widow dead at 68″, December 26, 2000, CBC Sports (cbc.ca),

"Remembering Tim Horton" de Chris Iorfida, February 21, 2013, CBC (cbc.ca),

wikipedia.org.

samedi 17 février 2024

Les serviettes de cerbères (dernière partie)


Ça y est! Faites jouer la chanson « The final countdown » au volume maximal sur votre radio-cassette! Vous allez découvrir qui est le gardien de but le plus servietté des années 1980 chez O-Pee-Chee! 

Certains attendent le Messie, d’autres l’autobus. Mais vous, chers fans de LVEUP, vous attendiez ce texte avec la patience d'un grille-pain débranché! Ce texte sera d'ailleurs la première chose que votre Alzheimer effacera de votre cerveau rempli d’anecdotes saugrenues sur le hockey! 

Je vous l'annonce fièrement : le grand gagnant de cette analyse historique est nul autre que Don Edwards avec SEPT apparitions serviettées dans les cartes et autocollants O-Pee-Chee! Sortez le champagne le plus cheap qui soit! Au pire, prenez un verre d'eau dans l'étang le plus près de chez vous pour célébrer ce fait hautement scientifique!

Comme keithacton l'a bien expliqué dans son billet de LVEUP sur Don Edwards, ce petit gardien de but (5 pieds 8) a pu prendre le filet des Sabres de Buffalo en 1977 après une blessure à Gerry Desjardins et une colère d'Al Smith qui sacra son camp dans la WHA. Il connut ensuite une très bonne séquence avec Buffalo comme en témoigne son trophée Vézina (1980) et ses participations au match des étoiles (1980, 1982). Il fut toutefois échangé à Calgary (1982-1985) où ses performances furent moins étincelantes avec une moyenne de buts alloués toujours en haut de 4,00. Il termina ensuite sa carrière dans l'équipe de son enfance, les Maple Leafs (1985-1986), toujours sans retrouver le succès de son séjour à Buffalo. Il remporta toutefois la Allan Cup en 1987 avec la juteuse équipe des Brantford Mott's Clammatos. Sa vie personnelle connut un tournant tragique en 1991, mais je vous invite à lire le texte de keithacton pour en savoir davantage à ce sujet. Le billet que vous lisez actuellement se concentre sur les photos de Don Edwards accoutré d'une serviette réconfortante.

En compagnie de Bob Sauvé et d'un gant flou en avant-plan

2e apparition de cette carte dans cette série à cause de ce sacré Bob Sauvé!

Don Edwards a carrément l'air inquiet sur cette photo. Peut-être a-t-il peur du flou?

Il semble avoir repris confiance, sûrement grâce à sa serviette d'un blanc éclatant!

Même pour les blanchissages, O-Pee-Chee célèbre la serviette de Don Edwards. 
Glen Resch ne mérite pas d'être honoré de la même façon!

Edwards a aussi eu la chance d'être immortalisé avec une serviette sur un autocollant O-Pee-Chee.
On lui donne un bonus pour ses doigts bien tapés!

Désormais sur le banc très chaud des Flames où sa carrière a connu une descente en enfer

Nom d'une pistache! C'est déjà la fin de cette grande enquête visuelle! Que d'émotions fortes! Que de sueur numérique! Vous vous demandez peut-être si ça a valu la peine de lire 5 textes sur des photos de serviettes de gardien de but. Si c'est le cas, mon travail est fait! J'ai atteint mon but: vous n'avez pas jeté la serviette! Oh que oui que je vais faire ce jeu de mots pourri pour terminer le tout! :P

Mais sérieusement, le nombre de photos de gardiens de but avec des serviettes démontre que la compagnie O-Pee-Chee ne se forçait pas bin bin à l'époque pour produire des images de qualité pour ses produits. Dire que des jeunes ouvraient des paquets de cartes ou d'autocollants de leur sport favori pour se retrouver avec des photos de gardiens en période d'échauffement avec une serviette au cou! C'est carrément honteux, surtout pour la première moitié des années 1980 où ça semblait plus récurrent. Ce fut une bonne chose que Upper Deck arrive sur le marché dans les années 1990, car ça a augmenté fortement la qualité graphique des cartes de hockey. Je tiens toutefois à signaler que ce n'était pas juste O-Pee-Chee qui a osé utiliser des photos de gardiens de but portant des serviettes. La terrible série Pro Set l'a aussi fait comme en témoigne cette carte de Kay Withmore avec deux photos serviettées.


Je vous encourage à nous signaler d'autres cartes de gardiens de but avec des serviettes ou d'autres détails loufoques qui pourraient faire l'objet d'une nouvelle enquête internationale de la part de votre blogue favori! Je parle de La Vie Est Une Puck bien entendu!

Source des photos :
Ebay

Lisez les anciens textes de la série de billets sur les Serviettes de cerbères:

1re partie - une apparition

2e partie - deux apparitions

3e partie - trois apparitions

4e partie - quatre apparitions