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lundi 31 décembre 2018

Escapade à Brooklyn





Une fois à New York, en plus des Rangers, j’en ai également profité pour aller voir leurs voisins, les Islanders.

Après un début dans la ligue pratiquement exemplaire, qui a culminé avec les Coupes de 1980, 1981, 1982 et 1983, les Islanders se sont enfoncés dans une médiocrité navrante depuis trop longtemps. La désolation dans laquelle baigne cette franchise autrefois fière a probablement atteint son sommet avec la situation de son domicile. Voulant quitter le désuet Nassau Coliseum, l’ancien propriétaire Charles Wang (celui qui a nommé son gardien auxiliaire Garth Snow comme directeur-gérant) a misé sur un projet immobilier qui a finalement été rejeté par référendum par les électeurs de Nassau County.


Les Islanders ont donc dû se rabattre à demander aux Nets de la NBA, détenus par le milliardaire russe Mikhail Prokhorov, de les héberger dans le récent Barclays Center. Ce bel aréna fait partie d’un redéveloppement immobilier de 4,9 milliards de dollars. Par contre, il comporte deux grandes faiblesses pour les Islanders. Il est situé à Brooklyn, à l’autre bout de Long Island et loin de la base naturelle de fans des Islanders, mais surtout, il n’a jamais été conçu pour le hockey, seulement pour le basketball. La surface de jeu a donc dû être étirée d’un côté, ce qui fait en sorte que des sièges se retrouvent avec une vue partiellement obstruée et que le tableau indicateur, au centre de la surface au basketball, se retrouve décentré pour le hockey. De plus, la qualité de la glace y est médiocre.

Le tableau est décentré
À l'étage du haut, à l'extrémité, on ne voit pas le but.  On concentre donc la foule dans les autres sections.
Heureusement, une solution est à l’horizon. Un nouveau projet a été approuvé à Belmont Park, qui sera prêt d’ici un peu plus de deux ans. Entre temps, les Isles ont déjà retourné au vieux Nassau Coliseum (rénové mais d’une capacité réduite à 13 000, la plus faible de la ligue). Cette année, ils partagent leurs matchs entre le Barclays et le Nassau. Pour les deux années suivantes, il est question que les Islanders retournent en permanence au Nassau. D’abord, les foules au Barclays sont faibles. De plus, pour les propriétaires de l’immeuble, il est plus lucratif d’y tenir des concerts que de tolérer leurs indésirables locataires qui jouent dans l’indifférence. Il fallait donc que je vois ça avant que cette absurdité ne prenne fin!
Les Nets sont peut-être chez eux, mais leur palmarès se limitent à deux titres de la défunte ABA

Au moins, les Islanders, eux, ont leurs quatre Coupes...

Contrairement aux Rangers, qui évoluent dans un quartier plus chromé où on retrouve une quantité de bureaux, de commerces et de touristes, les Islanders sont dans un environnement où il y a une vie de quartier, avec des gens qui y habitent. Et si celui-ci vit présentement une transformation appuyée par la construction de nombreuses tours d’habitation, on peut quand même y voir quelques traces d’une période moins prospère. J'en ai profité pour manger chez Junior's, un deli qui est une institution dans le coin.

On s’y rend facilement en métro, la station étant tout juste à côté du Barclays.

D’une capacité déjà faible de 15 813, on donne l’impression d’avoir une foule respectable en concentrant les spectateurs dans les sections où les sièges sont ″normaux″. Les sections à vue obstruée sont vides. Pour un match contre Ottawa, il y avait 13 434 personnes, mais il y a eu des matchs avec des assistances beaucoup plus faibles.

Toutefois, de toute évidence, les Islanders ne sont pas chez eux. Les allées sont aux couleurs des Nets, pas de orange, ni de bleu. Sur les murs, dans les endroits que j’ai vus, on fait référence au basketball dans Brooklyn au fil des ans. Rien sur le hockey. Il s’agit d’un bel immeuble, dessiné par le renommé architecte d’origine canadienne Frank Gehry. Les matériaux sont de belle qualité. Par contre, c’est clairement un aréna de basketball.

C'est noir et blanc et il y a des photos de basket, pas de hockey

Si les billets sont beaucoup moins chers que chez les Rangers, pour les amateurs de bière, veuillez noter qu’une grosse canette y est étonnamment plus chère qu’au MSG. Il en coûte 15$ (US évidemment) chez les Rangers, 16$ au Barclays et 17$ pour une bière importée (incluant de la Labatt bleue).

Pour ce qui s’est passé sur la glace, les deux gardiens, Thomas Greiss (remplacé par Robin Lehner en deuxième) et Mike McKenna, ont été plutôt généreux de leur personne. Du côté des Sénateurs, Thomas Chabot a été blessé. Sans lui, les Islanders ont compté quatre buts en troisième, dont deux de Mathew Barzal. Les locaux l’ont finalement emporté 6-3, dans un match qui s’est terminé avec trois bagarres dans la dernière minute.

Sources : ″Islanders are indifferent about leaving Barclays″ de Brett Cyrgalis, 15 novembre 2018, New York Post (nypost.com).

Ce partisan n'a de toute évidence pas apprécié la signature de John Tavares avec les Leafs...

Pour ceux que ça intéresse, on peut toujours se procurer un Fishsticks!

dimanche 30 décembre 2018

Escapade à New York





Pour Noël cette année, j’ai décidé de m’offrir une virée sportive new yorkaise.  Il fut une période où il était très difficile de mettre la main sur des billets des parties des Rangers, mais en raison de leur reconstruction, c’est un peu plus accessible.  Accessible, dans le sens de disponibilité, puisque d’un point de vue monétaire, bien qu’une tarification dynamique soit appliquée, ces billets sont parmi les plus chers (sinon les plus chers) de la ligue, en plus d’être accompagnés de frais de billetterie assez salés.  Une fois mes billets achetés, je me suis demandé si je n’étais pas tombé sur la tête…

Le Madison Square Garden vu de l'extérieur
 
Le Madison Square Garden actuel est le quatrième du nom, même s’il n’est plus sur Madison Square.  Il est situé en plein cœur de la Grosse pomme, dans le Midtown, au-dessus de la gare Penn Station.  Inauguré en 1968, il s’agit maintenant du plus vieil aréna de la ligue et le seul qui ne porte pas le nom d’un commanditaire.
 
Comme le terrain sur lequel il est n’appartient pas à son propriétaire, il a été question à un moment de forcer sa reconstruction ailleurs pour permettre l’agrandissement de la gare, mais un plan a finalement été élaboré pour laisser l’aréna intact.  À noter que son propriétaire (MSG Company, une compagnie cotée en bourse qui détient également les Rangers, les Knicks de la NBA et un réseau de câble) a tout de même investi plus d’un milliard de dollars pour le rénover entre 2011 et 2013.
 
D’une capacité de 18 006 pour le hockey, on y circule assez bien.  Les sections du haut sur les côtés ont toutefois devant eux une passerelle qui obstrue la vue d’une partie du tableau, en plus de celle de l’emblématique plafond circulaire.  Celles-ci ont été mises en place pour ajouter des sièges supplémentaires.  
 
Les allées sont larges et modernes
 

 

Du haut, une partie de la vue du tableau est obstruée
 
Le fameux plafond
 
On y retrouve une variété de nourriture (on est à New York après tout…) et en plus de la bière, on peut se procurer une coupe de vin (pré-emballée!). 
 
Une coupe de vin pré-emballée
 
Première fois que je voyais un tableau qui indique le temps d'attente aux différents kiosques
 
Dans la section où j’étais, il y avait sur le mur un encadré qui signale la victoire de 1994.  L’équipe souligne d’ailleurs cette année le 25e anniversaire de cette rare victoire de la Coupe Stanley.  Au cours de la soirée, on a aussi fait référence à la longue histoire de l’équipe sur le tableau indicateur, même si elle n’est pas si glorieuse.  On nous a entre autres présentés Rodrigue Gilbert, qui était sur place ce soir-là.
 
La fameuse Coupe de 1994
 
Au fil des ans, les Rangers ont honoré dix joueurs différents en retirant huit numéros, ce qui représente tout de même une moyenne de 2,5 joueurs par Coupe remportée.  Comme c’est le cas pour les Canadiens, les joueurs des premières années sont absents.  On retrouve entre autres la GAG Line (Ratelle, Gilbert et Hadfield) au complet et quatre joueurs qui y étaient en 1994 (Graves, Leetch, Messier et Richter).
 
 
 
Les Rangers partagent le MSG avec les Knicks de la NBA, une autre équipe prestigieuse qui n’a pourtant remporté que deux championnats depuis leur fondation en 1946.  On y présente également une multitude de concerts, en plus d’avoir été le site de nombreux galas de lutte et de soirées de boxe.
 
Pour le match lui-même, on a annoncé une salle comble, bien qu’il y avait quelques bancs vides, principalement dans les sections du bas.  (On peut supposer qu’il s’agissait de billets de saison déjà vendus.)
 
Les rares bancs vides étaient en bas
La foule était enthousiaste et ceux qui portaient les couleurs de leur équipe étaient nombreux.  Les ″Let’s Go Rangers″ ont été abondants et bruyants.  Chris Kreider a suscité de l’espoir en marquant deux buts.  Henrik Lundqvist a connu un solide début de match dans les buts et a même obtenu une passe sur le deuxième but de Kreider, mais il a permis à Zach Werenski d’égaliser la marque pour les Blue Jackets en fin de troisième.  Une fois en prolongation, il n’a fallu que 31 secondes à Pierre-Luc Dubois pour refroidir l’atmosphère en donnant la victoire à Columbus.

Il y avait beaucoup de Zuccarello, mais j'ai aussi vu un Gretzky, un Jagr et un Gilbert et des Brassard

 

dimanche 23 décembre 2018

Walt Tkaczuk




Cette année, Brady Tkachuk s’est joint aux Sénateurs et commence déjà à faire sentir sa présence.  Il a rejoint dans la LNH son frère Matthew, qui s’aligne avec les Flames.  Les deux Tkachuk suivent les traces de leur père Keith, qui a connu une longue carrière, principalement avec les Jets, les Coyotes et les Blues.

Le nom Tkachuk est ukrainien d’origine, mais dans la famille qui nous intéresse, il a été américanisé.

On retrouve chez le Crunch de Syracuse, la filiale du Lightning, un joueur qui porte un nom similaire, Boris Katchouk, un ontarien.

Mais avant eux, il y en a eu un autre qui porte un nom semblable mais écrit différemment (et qui se prononce pratiquement identiquement), Walt Tkaczuk.

Né en Allemagne de l’Ouest, ses parents déménagèrent dans le nord de l’Ontario alors qu’il était enfant.  Son père y travailla comme mineur, où le jeune Walt se joignit même à lui comme dynamiteur pendant un certain temps.

Initialement, il paraissait frêle, n’avait pas un bon lancer, ni un bon coup de patin.  Par contre, il avait un grand instinct du jeu, en plus d’une grande détermination, d’une bonne force physique et d’une éthique de travail irréprochable.  Lors de son stage avec les Rangers de Kitchener, alors affiliés aux Rangers, il parvint à capitaliser sur ses forces et à combler ses faiblesses.

C’est en 1967-68, l’année de la première expansion, que Tkaczuk fit ses débuts avec les Blueshirts, en étant rappelé pour deux matchs.  Il devint ainsi le premier allemand de naissance à jouer dans la LNH.  Il s’agissait d’une période où la franchise reprenait vie après une longue traversée du désert, en plus d’avoir déménagé dans la quatrième (et actuelle) version du Madison Square Garden.

C’est toutefois l’année suivante que Tkaczuk fit vraiment sa place dans l’équipe.  Si l’attaque était en bonne partie un produit de la GAG (Goal A Game) line composée de Jean Ratelle, Rod Gilbert et Vic Hadfield, Tkaczuk avait un rôle important au sein des Rangers.  Lui, Bill Fairbairn et Dave Balon (remplacé plus tard par Steve Vickers) faisaient partie de la Bulldog Line.  Tkaczuk était passé maître dans l’art de couvrir les meilleurs joueurs adverses, en plus d’exceller dans les mises au jeu. 

En 1972, Tkaczuk fut invité à se joindre à l’équipe canadienne pour la Série du siècle, mais il déclina l’offre, en raison du fait qu’il tenait une école de hockey durant l’été.  Il fut donc remplacé par le beaucoup moins civil Bobby Clarke et la cheville de Valeri Kharlamov en conserva ainsi un souvenir impérissable…

Tkaczuk a finalement passé toute sa carrière avec les Rangers.  Bien que l’équipe ne faisait pas constamment partie de l’élite, elle atteignit tout de même la finale en 1972 et en 1979, sans toutefois mettre la main sur la précieuse Coupe.

Sur une base individuelle, bien que sous-estimé, Tkaczuk eut tout de même six saisons de plus de 20 buts, avec un total de 227 en carrière.  Ses 945 matchs joués représentent le cinquième plus haut total de l’équipe.  Ses 678 points, le sixième.

Malheureusement, le tout s’est terminé sur une note moins intéressante.  Le 2 février 1981, contre les Kings, alors qu’il était dans sa première saison comme capitaine de l’équipe, une rondelle lui causa une blessure à l’œil.  En plus des huit points de suture au-dessus de celui-ci, elle abîma sa rétine.  Il ne rejoua plus par la suite, mais il passa les deux saisons suivantes comme entraîneur-adjoint.

Il est maintenant co-propriétaire d’un club de golf et d’une montagne de glissade en tube à St.Mary’s, dans le sud de l’Ontario.

Sources : « Tkaczuk Out For 2 weeks », 4 février 1981, New York Times (nytimes.com), hhof.com, waterlooregionmuseum.ca, wikipedia.org.

dimanche 16 décembre 2018

Promo - High Liner





Poussé par un engouement sans précédent, le début des années 1990 a représenté une période faste pour les collections de cartes de hockey.  Les entreprises qui ont produit des séries se sont multipliées et celles-ci produisaient souvent plusieurs séries, imprimées dans des quantités industrielles.

À ces séries régulières s’ajoutaient celles dans les produits alimentaires.  Le concept des ″food issues″ n’était certainement pas nouveau, mais cette fois, il a été poussé un peu plus loin qu’aux items traditionnellement achetés par ou pour des enfants ou des jeunes.

En 1992-93, pour le centenaire de la Coupe Stanley, la compagnie de poisson High Liner produisit une série de 28 cartes de 27 équipes qui ont remporté la Coupe (ainsi qu’une 28e qui fait la liste des autres cartes).



Sur chaque carte, on fait une brève histoire de l’équipe, on énumère les victoires de la franchise et on identifie les joueurs de la photo d’une des éditions victorieuses.  Cette série avait l’avantage de ramener de vieilles photos d’équipes qu’on avait oublié qu’elles avaient gagné la Coupe (comme par exemple les Metropolitans de Seattle).

Évidemment, pour avoir 28 cartes (différentes!), il fallait manger beaucoup de bâtonnets de poisson…

Il faut croire que la série eut un certain succès, puisque High Liner a récidivé l’année suivante.  Cette fois, le thème était les gardiens de buts.  La série, cette fois limitée à 15 cartes, montraient six gagnants du Trophée Vézina contemporains, six autres du passé, en plus du gardien de l’équipe des recrues de cette année (Félix Potvin).  Le tout était complété par une carte sur l’évolution des masques et une autre du Trophée Vézina.



Il y avait également un billet à gratter pour un concours.



Évidemment, la carte était dans un cellophane pour éviter que le poisson abîme la carte… ou lui donne son odeur!