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jeudi 22 mai 2014

Jean Ratelle








Une série contre les Rangers qui suit une série contre les Bruins est une bonne occasion d’écrire un billet au sujet de Jean Ratelle, un grand joueur originaire du Lac St-Jean qui s’est illustré avec les deux équipes.
 
C’est alors qu’il étudiait au collège qu’il rencontra Rodrigue Gilbert.  Il s’en suivit une longue amitié qui eut des impacts plus tard.  Lorsque Gilbert fut signé par une équipe junior B affiliée aux Rangers, il recommanda fortement son copain Ratelle.  Lorsqu’il eut un essai avec Guelph, le plus haut club junior affilié aux Rangers, il eut encore de bons mots pour lui.
 
Les deux eurent l’occasion de jouer leurs premiers matchs dans la LNH en 1960-61, mais Gilbert fit sa place plus rapidement.  De son côté, Ratelle fit la navette entre la filiale de la Ligue Américaine, à Baltimore, et New York pendant quelques saisons.  Les Rangers désiraient que Ratelle devienne plus agressif, lui dont le jeu était tout en finesse.  La situation ne lui plaisait guère et il envisagea même d’abandonner le hockey pour tenter sa chance au baseball, dans l’organisation des Braves de Milwaukee.  De plus, en 1963-64, il subit une sévère blessure au dos qui vint près de mettre fin à sa carrière.  Une délicate intervention chirurgicale et une longue réhabilitation furent nécessaires.
 
C’est finalement en 1964-65 que Ratelle fit définitivement sa place dans la Grosse Pomme et qu’il put rejoindre pour de bon Gilbert.  L’équipe était toujours dans une longue période pénible, mais il y avait finalement de l’espoir. 
 
Dans les années qui suivirent, la GAG (Goal A Game) line, composée de Ratelle, Gilbert et Vic Hadfield fut au cœur du renouveau des Rangers.  En 1971-72, ils terminèrent troisième, quatrième et cinquième meilleurs pointeurs de la ligue.  Ratelle eut même une chance légitime de remporter le championnat des compteurs, jusqu’à ce qu’une blessure à la cheville vienne écourter sa saison.  En 63 matchs, il accumula tout de même 109 points.  Cette marque fut la plus haute de l’histoire des Rangers jusqu’en 2006, lorsque Jaromir Jagr la surpassa. 
 
Il put revenir à temps pour la finale, que les Rangers avaient atteinte pour la première fois en vingt-deux ans.  Ils durent par contre s’avouer vaincus devant les Bruins.  La saison de Ratelle fut tout de même couronnée par un Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme, alors qu’il n’accumula que quatre minutes de pénalité).  Il fut aussi voté par ses pairs le meilleur joueur de la ligue (Trophée Lester B. Pearson à l’époque, Trophée Ted Lindsay aujourd’hui).
 
La GAG line n’a pas seulement joué ensemble pendant près de dix ans.  Ses trois membres se sont retrouvés au sein de l’équipe Canada lors de la Série du siècle, en 1972 (bien que Hadfield ait quitté l’équipe avant la fin de la série).  Ratelle fut d’ailleurs l’un des capitaines. 
 
En novembre 1975, Harry Sinden et Don Cherry voulurent secouer leur équipe en frappant un grand coup.  Les Bruins échangèrent donc leur grande vedette Phil Esposito avec Carol Vadnais aux Rangers (faisant ainsi d’Esposito une autre vedette qui a terminé sa carrière avec les Blueshirts).  En retour, les Bruins mirent la main sur Ratelle, le défenseur Brad Park et Joe Zanussi.  Pour la première fois depuis longtemps, Ratelle se sépara donc de son coéquipier Rod Gilbert.  Le joueur de grande classe s’intégra tout de même bien chez les Big Bad Bruins, alors qu’il amassa 105 points et remporta un autre Lady Byng.  Il s’agit d’une des rares occasions où un joueur remporta un trophée en ayant joué pour deux équipes différentes.
 
Les Bruins étaient alors une très bonne équipe, mais qui retrouvaient constamment les Canadiens sur leur chemin (en finale en 1977 et en 1978, en demi-finale en 1979). 
 
Ratelle prit sa retraite suite à la saison 1980-81.  Il prit part aux séries à chacune de ses quinze dernières campagnes.  Il participa à trois finales.  Toutefois, il ne remporta jamais la Coupe Stanley.
 
En saison régulière, il joua 1281 matchs, montrant une fiche de 491-776-1267, avec seulement 276 minutes de pénalité.
 
Il passa ensuite quatre saisons comme assistant de l’entraîneur Gerry Cheevers, son ex-coéquipier. 
 
Il est membre du Temple de la renommée du hockey depuis 1985.
 
Sources :  “One on one with Jean Ratelle” de Kevin O’Shea, 9 mai 2008 (hhof.com),  hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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