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dimanche 27 avril 2025

Joueur oublié des 90's #101 - Chris Joseph


 

 

Chris Joseph est né le 10 septembre 1969 à Burnaby en Colombie-Britanique. Costaud, rapide et agile, le défenseur des Thunderbirds de Seattle attira grandement l'attention des recruteurs de la LNH, tellement que les Penguins de Pittsburgh en firent leur choix de première ronde avec la 5e sélection au total en 1987.

Cependant, il ne fut initialement membre des Penguins que pour un très court moment. Il parvint à faire l'équipe dès l'automne 1987 mais au même moment, les Oilers étaient en dispute contractuelle avec leur star en défense Paul Coffey. Ce dernier fit donc la grève en début de saison avant d'être échangé aux Penguins le 24 novembre 1987 lors d'une méga-transaction. En retour de Coffey, Dave Hunter et Wayne Van Dorp, les Oilers obtinrent Dave Hannan, Moe Mantha, Craig Simpson ainsi que le jeune prospect Chris Joseph, qui, on l'espérait, parviendrait peut-être à remplacer Coffey, des attentes on ne peut moins réalistes. Au moins, les Oilers avaient pu soutirer Craig Simpson dans l’équation, un joueur qui rendra de grands services à l'organisation.

Donc Joseph n'avait joué que 17 matchs avec les Penguins avant l'échange, amassant 4 passes. Après 7 autres matchs à Edmonton, il fut décidé de le retourner dans la WHL avec les Thunderbirds. En 1988-89, il partagea la saison entre Edmonton et leur club-école au Cap Breton, jouant 44 matchs dans la LNH. La saison suivante, ce fut le même scénario, mais cette fois-ci seulement 4 matchs avec le grand club et le restant de la saison au Cap Breton, ce qui le disqualifia d'avoir son nom gravé sur la coupe de 1990.


Sa meilleure saison à Edmonton fut celle de 1990-91 où il obtint 22 points en 49 matchs. Cependant, le même manège recommença l'année suivante qu'il passa en majorité dans les mineures. Ensuite, lors de la saison 92-93, il ne joua que 33 matchs, passant le restant de la saison sur la liste des blessés.

Après seulement 10 matchs lors de la saison 93-94, il était désormais rendu 9e défenseur dans l'organigramme des Oilers et il demanda alors d'être échangé. Non seulement il n'avait pas répondu aux attentes justifiant son rang élevé au repêchage, mais on lui reprochait également son manque d'implication physique. Glen Sather exauça son souhait, l'envoyant au Lightning en retour de Bob Beers. 

C'est à Tampa Bay qu'on vit finalement éclore un peu le talent offensif de Joseph alors qu'il termina la saison avec 11 buts et 20 passes en 76 matchs. Ce n'était cependant pas assez pour convaincre le Lightning de le garder alors qu'il fut laissé sans protection au repêchage intraligue en janvier 1995 à la reprise des activités suite à la grève.

C'est alors que les Penguins le réclamèrent. Il joua deux saisons complètes à Pittsburgh avant d'être de nouveau laissé sans protection au repêchage intraligue en 1996. Il devint ainsi la propriété des Canucks de Vancouver où il joua l'entièreté de la saison 96-97.


 


Il signa ensuite comme agent libre avec les Flyers, mais il joua que très peu avec eux, étant blessé, laissé de côté ou relégué dans les mineures. En deux saisons passées dans l'organisation, il ne joua que 17 matchs à Philadelphie. 

Le va-et-vient reprit donc par la suite. Il signa tout d'abord un contrat avec les Sénateurs, mais il fut de nouveau laissé sans protection au repêchage intraligue. C'est alors que les Canucks le réclamèrent de nouveau. Après 38 matchs lors de ce deuxième séjour à Vancouver, il fut placé au ballotage, encore, et ce sont les Coyotes de Phoenix qui le réclamèrent cette fois-ci.

Le même manège continua de plus belle lors de la saison 2000-01 alors que les Coyotes le placèrent eux aussi au ballotage. Il fut réclamé par les Thrashers avec qui il joua ses 19 derniers matchs dans la LNH. 

Il termina ensuite sa carrière en Europe, joua un an en Finlande, 3 ans en Allemagne et une dernière saison en Italie en 2005-06 où il remporta le championnat.

Après sa retraite, il retourna s'établir à Edmonton où il est devenu pompier et a sa propre école de hockey pour les jeunes.

En 510 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 39 buts et 112 passes pour 151 points.

Alors qu'il était âgé de 20 ans, son fils Jaxon Joseph fit malheureusement partie des victimes de l'accident d'autobus des Broncos de Humboldt en avril 2018 où 16 personnes perdirent la vie.



samedi 19 avril 2025

Daignault Rolland



Il y a quelques temps, mon collègue Kirk McLean a écrit un billet au sujet d’un projet marketing futuriste du fabricant d’équipement Daignault Rolland. Ceci m’a donné l’idée d’écrire un texte au sujet de cette entreprise, qui a fabriqué il y a déjà quelques décennies mon gant de baseball qui, malgré que je l’aie amplement utilisé, est absolument indestructible. Il ne s’en fait plus des comme ça… Je l’adore!

Mon cher gant!
Cela étant dit, j’ai écrit ce texte avec ce que j’ai pu trouver en faisant des recherches, sans source interne. Si vous y avez travaillé ou si vous connaissez quelqu’un y a travaillé et que vous avez des détails intéressants ou si vous notez des inexactitudes, j’aimerais avoir de vos nouvelles.

L’entreprise débute en 1920 sous le nom de Sporting Goods Agencies. À ce moment, elle œuvre dans le domaine de l’importation et l’export d’articles de sports.

En 1924, elle devient manufacturier d’équipement de ski, de pêche, de hockey et de baseball.

C’est en 1936 que l’entreprise s’incorpore sous le nom de Daignault Rolland, au moment où René Daignault remplace son père Rodolphe.  Des produits étaient toutefois déjà vendus sous ce nom.  Monsieur Rolland était quant à lui le comptable de l'entreprise. 

À cette époque, difficile d'avoir mieux que Morenz et Joliat
comme porte-paroles
Dans les années 1970, René et son fils Marcel décident de se concentrer sur le hockey, le baseball et les vêtements.

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, l’industrie parvient à résister à la compétition, qui parvenait un peu des États-Unis, mais aussi de l’Europe. Toutefois des entreprises comme la finlandaise Koho et la suédoise Jofa commencent à attirer l’attention.

En 1985, le chiffre d’affaires de DR est de 4M$ (dont 95% au Canada, bien qu’il y ait de l’exportation vers l’Europe). Une centaine d’employés travaillent à ce moment pour l’entreprise située dans le quartier montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve, près du Stade Olympique. À ce moment, Gilles a remplacé son père Marcel à la tête de la compagnie.

Reconnu pour sa fiabilité (entre autres pour l’équipement de gardien de but), le fabricant se concentre alors sur le haut de gamme, alors que pour des raisons de coûts, l’entrée de gamme vient dorénavant de Corée.

Un livret contenant les règles de la balle-molle publié par DR.  Contribution de notre lectrice Hélène Langlois qui possède ce livret.  On la remercie.

La qualité du produit est alors reconnue, puisqu’à la fin des années 1980, environ 20% des joueurs de la LNH portaient des gants DR.

En 1990, la récession a forcé l’entreprise à se moderniser et s’automatiser, elle qui demeurait alors plutôt artisanale. On y effectue des investissements de 2,4M$, tout en ajoutant une surface de 30 000pi2 de production à l’usine sur la rue de Rouen. Par contre, avec ces investissements, ils ont tout de même réussi à conserver leurs 140 employés, dont certains sont les derniers à produire des gants de baseball au Canada, puisqu’il ne reste plus aucune autre entreprise à le faire.

En 1993-94, la LNH a exigé 6500$ pour pouvoir fournir ses joueurs, sinon la marque devait être recouverte. DR a refusé, considérant la manœuvre comme discutable et estimant que cette visibilité ne leur apportait pas tant de ventes. Était-ce une erreur? Dur à dire. Ceci n’empêche toutefois pas qu’avec Sher-WoodCCM, Daoust, Victoriaville, I-Tech et Maska, DR contribue à la domination québécoise de cette industrie, qui fabrique à cette époque 60% de la production mondiale. Jusque-là, l’industrie continue à résister à la compétition, qui parvenait encore un peu des États-Unis, mais aussi de l’Europe.

En mai 1997, la retraite de son bras droit, Gilles Bossé, ainsi que l’arrivée de joueurs majeurs comme Nike, a incité Gilles Daignault à chercher un acquéreur pour l’entreprise fondée par son arrière-grand-père. Une transaction est venue près de se réaliser avec Rawlings, avant d’avorter.

En novembre de la même année, un liquidateur fut nommé pour écouler toute la marchandise située à l’usine sur de Rouen.

Par la suite, la marque s’est retrouvée, dans le giron d’Igloo Vikski, une entreprise de Ste-Agathe-des-Monts, spécialisée dans l’importation et la distribution d’équipement de ski, mais qui avait aussi mis la main sur Ferland en 1990. Elle suit donc une tendance lourde dans l’industrie, qui se consolide et qui, de plus en plus, ne conserve que le développement de produits, pour confier la fabrication en sous-traitance à des pays asiatiques. Après que Nike eut avalé Bauer, c’est pendant cette période que Reebok absorbe CCM et Mission met le grappin sur I-Tech. (Nike et Reebok feront plus tard marche arrière.)

En 2006, c’est au tour d’Igloo Vikski d’être acquis par R. Lanctôt, un autre distributeur d’équipements de ski. À ce moment, Igloo emploie 33 personnes.

Si R. Lanctôt existe toujours, son site internet ne fait plus référence à aucun produit DR.

L’ancienne usine, dont la plus vieille partie sur la rue de La Salle date de 1910, existe toujours. On y retrouve des espaces de bureau.

La vieille partie, au 2194 de La Salle. En plus de quelques malheureux graffitis, on peut aussi voir que l'immeuble avait auparavant abrité La Parisienne Shoes Co. 


La nouvelle partie, au 4220 de Rouen.  Il y a de l'espace disponible si ça vous intéresse.

Sources:

“Équipé… et mieux de l’être” d’Alain Bouchard, Le Soleil, 1er novembre 1984, page S8,

“Bonne gestion et croissance planifiée assurent le succès de Daignault-Rolland” de Lucie Piché, Les Affaires, 19 janvier 1985, page 18,

″Daignault Rolland : 3 M$ pour agrandir et moderniser ses usines de Montréal″ de Martin Vallières, Les Affaires, 3 juin 1989, page 28,

″La récession a forcé Daignault Rolland à s’agrandir et à se moderniser″, Les Affaires, 18 juillet 1992, page 2,

″Une industrie majoritairement québécoise″ de Pierre Ladouceur, La Presse, 6 février 1993, page H5,

″Igloo Vikski prépare la meilleure année de son histoire″ de Bernard Mooney, Les Affaires, 6 mars 1993, page 34,

“Daigneault (sic) – Rolland, maître ès gants″ de Gilles Marcotte, Le Devoir, 2 juin 1994, page B5,

″Daignault Rolland cherche preneur″ de Martin Vallières, La Presse, 14 mai 1997, page D1,

″Liquidation complète, Équipement de sport″, La Presse, 26 novembre 1997, page A5,

″Le match est loin d’être gagné pour les fabricants québécois″ de Martin Vallières, La Presse, 22 janvier 2004, page D1,

“Le Québec mis en échec″ de Marie Tison, La Presse, 5 juin 2004, page D1,

“R. Lanctôt achète Igloo Vikski″ d’Alain Bisson, 6 décembre 2006, Le Journal de Montréal (tvanouvelles.ca),

montreal.ca, rlanctot.com.

samedi 12 avril 2025

Histoires de coupes: 1996

 




Chaque édition de champions qui se retrouve inscrite annuellement sur le trophée comporte son lot d'histoire et de petits détails fascinants. Il y a bien sûr des joueurs vedettes que l'on reconnait inévitablement, mais moi, ce que je préfère, ce sont évidemment les joueurs no-names ou ceux que je ne me souvenais pas qu'ils avaient joué avec l'équipe ou même qu'ils avaient gagné la coupe. Parfois aussi, ce sont les membres du staff qui me fascinent. 

Donc, au cours du texte, je porte mon choix sur un ou deux joueurs qui détonnent du lot par leur présence.

Chapitres précédents: 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 1995


Joueurs: Troy Murray, Joe Sakic (Captain), Mike Ricci (A), Peter Forsberg, Stéphane Yelle, Dave Hannan, Chris Simon, Valeri Kamensky, Warren Rychel, Adam Deadmarsh, René Corbet, Claude Lemieux, Mike Keane, Scott Young, Sylvain Lefebvre (A), Uwe Krupp, Alexei Gusarov, Craig Wolanin (A), Curtis Leschyshyn (A), Sandis Ozolinsh, Jon Klemm, Adam Foote, Patrick Roy, Stéphane Fiset

Staff: Charlie Lyons (Chairman/Chief Executive Officer/Owner/President/Governor), Pierre Lacroix (Vice President/General Manager), Marc Crawford (Head Coach), Joel Quenneville (Asst. Coach), Jacques Cloutier (Goaltending Coach), Francois Giguere (Asst. General Manager), Michel Goulet (Director of Player Personnel), Dave Draper (Chief Scout), Jean Martineau (Director of Public Relations), Pat Karns (Athletic Trainer), Matthew Sokolowski (Asst. Trainer), Rob McLean (Equipment Manager), Mike Kramer (Asst. Equipment Manager), Brock Gibbins (Asst. Equipment Manager), Skip Allen (Strength-Conditioning Coach), Paul Fixter (Video Coordinator), Leo Vyssokov (Massage Therapist)

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Chez les joueurs, on avait droit à deux premières avec la présence du premier joueur originaire de la Lettonie à avoir son nom sur la coupe en la personne de Sandis Ozolinsh. Également dans le même genre de première, on retrouvait Uwe Krupp en tant que premier Allemand.

On retrouvait bien sûr bon nombre d'anciens Nordiques, dont plusieurs qu'on avait à peine vu à Québec avant le déménagement comme René Corbet ou Jon Klemm qui n'avaient joué qu'une poignée de matchs à Québec. Même Peter Forsberg n'y avait joué qu'une seule saison.

Il y avait aussi une bonne batch d'anciens Canadiens dans le tas, comme Claude Lemieux, Sylvain Lefebvre, Mike Keane et probablement un autre que j'oublie.

Mais ici je porte mon choix comme joueur «LVEUP» sur nul autre que Troy Murray. En fait c'est ce joueur qui m'a quelque peu inspiré à faire cette série, alors que sa présence dans cette équipe avait toujours échappé à mon radar.


Joueur de longue date des Blackhawks, Murray avait été repêché par Chicago en 1980 lors d'un repêchage qui changea le visage de la franchise pour plusieurs saisons, alors qu'il s'agissait du même repêchage leur procurant Denis Savard et Steve Larmer. 

Il joua avec les Hawks de 1982 à 1991, connaissant même une splendide saison de 99 points en 1985-86, saison qui lui valut également le trophée Selke. Mais il oscillait le reste du temps autour des 50-60 points.  Il passa aux Jets en 1991 et fut immédiatement nommé capitaine. Il fut retourné aux Blackhawks durant la saison 1992-93 mais fut échangé de nouveau la saison suivante, cette fois aux Sénateurs d'Ottawa. Le même pattern se répéta alors qu'il fut de nouveau échangé en milieu de saison l'année suivante, cette fois aux Penguins.

Agent libre durant l'été 1995, il signa alors avec l'Avalanche et il joua 63 matchs avec eux en saison, amassant 21 points. Il joua ensuite 8 matchs en séries, mais aucun en finale contre les Panthers.

Après cette conquête, il fut libéré et signa dans la IHL avec les Wolves de Chicago où il joua une dernière saison avant de prendre sa retraite. Il retourna ensuite dans l'organisation des Blackhawks, comme commentateur télé.

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Du côté du staff, il faisait du bien de voir d'anciens Nordiques ayant trimé dur durant les années 80 comme Michel Goulet. 

Mais il y avait aussi un autre qui avait du vivre le difficile début des années 90, le cerbère Jacques Cloutier. Il s'était amené avec les Nordiques durant la saison 1990-91 et y avait joué une soixantaine de matchs jusqu'à sa retraite en 1994. 

Il avait ensuite joint les rangs des Aces de Cornwall comme entraîneur des gardiens et gradua avec l'Avalanche à temps pour cette saison 1995-96 et cette conquête. Il fut en poste avec l'Avalanche jusqu'en 2009, ce qui en faisait le plus long terme jamais occupé par un membre du staff dans l'histoire de l'organisation. Il occupa ensuite les mêmes fonctions avec les Flames de 2012 à 2016.


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Et parmi les autres faits inusités par rapport à cette coupe de 1996, il y avait originalement une erreur lors de la gravure du nom d'Adam Deadmarsh qui était alors gravé sous le nom «Deadmarch». Une correction fut plus tard apportée et son nom est désormais bien inscrit. 

À noter également que la coupe de 1996 fut le premier championnat de l'histoire pour un club de sport professionnel de Denver ou du Colorado.

En plus de répéter l'exploit en 2001 et 2022, ils furent ensuite rejoints par:

  • les Denver de Broncos (NFL): 1997, 1998, 2015)
  • Le Mammoth du Colorado (Crosse): 2006, 2022
  • Les Rapids du Colorado (MLS): 2010
  • Les Nuggets de Denver (NBA): 2023


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C'était donc les histoires de la coupe de 1996. On se revoit avec les Red Wings de 1997.

 

 

mercredi 9 avril 2025

Quiz hardcore LVEUP: Capitals de Washington

 





C'est l'heure de retourner dans le hardcore avec un autre quiz LVEUP. 

Aujourd'hui, les Capitals.

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