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dimanche 31 mai 2026

La seule présence en séries des Rockies du Colorado



Je suis tombé l'autre jour sur cette publication expliquant que de toutes les équipes existantes de la LNH, seuls les Devils du New Jersey n'ont jamais été balayé en séries. Il y a bien sûr comme vous voyez le Mammouth, le Kraken et les Golden Knights qui font également partie du portrait mais comme ce sont des franchises toutes jeunes, ils ne sont évidemment pas encore pris en considération.

Mais si on considère le Mammouth comme étant la continuation des Coyotes de l'Arizona et des premiers Jets de Winnipeg, et bien il faut sans hésitation garrocher le mammoth dans la grosse batch de gauche avec tous les autres...


 

J'étais un peu perplexe avec ce tableau et fallait bien que j'aille vérifier. Il est cependant bien vrai que les Devils n'ont jamais perdu une série avec une fiche pire que 4-1 depuis leurs débuts en 1982-83. 

Mais si vous êtes familiers avec notre contenu ici, vous savez bien que pour nous, les Devils du New Jersey ne seront jamais seulement les Devils du New Jersey. 

Ici, quand on pense aux Devils du New Jersey, on parle plutôt de la franchise des "Devils du New Jersey/Rockies du Colorado/Scouts de Kansas City". Tsé, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et inutile?

Donc, si ça vous dit rien, résumons rapidement. La franchise des Devils a d'abord commencé ses activités sous le nom des Scouts de Kansas City, équipe d'expansion pour la saison 1974-75, en même temps que les Capitals de Washington. La santé du hockey professionnel était alors tellement précaire avec les récentes expansions et la concurrence de l'AMH, tellement que les Capitals et les Scouts furent deux des pires équipes d'expansion de l'histoire, les Capitals terminant leur première saisons avec la pire fiche de tous les temps (8-67-5) tandis que les Scouts firent à peine mieux avec une fiche de 15-54-11.

On considéra même que l'expansion de 1974 était une erreur, tellement que la seule utilité des deux équipes pour la ligue fut d'être utilisés comme équipe de démonstration lors d'une tournée au Japon au printemps 1976, la fameuse Coca-Cola Bottler's cup.

Wilf Paiement avec les Scouts de Kansas City

Les mauvaises performances sur la glace n'étaient pas le seul problème des Scouts. L'équipe souffrait également de la flambée des salaires des joueurs, d'un ralentissement économique dans le Midwest et d'une faible affluence. Les Scouts n'attiraient en moyenne que 8 218 spectateurs par match alors qu'à l'époque, la moyenne de la ligue tournait autour de 13 000. Les 37 investisseurs de l'équipe, criblés de dettes, ont alors choisi de vendre la franchise après seulement deux saisons.

C'est alors que naquit la franchise des Rockies du Colorado pour la saison 1976-77. Après une première saison de 20 victoires et 54 points, les Rockies remplacèrent leur entraîneur par le légendaire joueur et entraîneur des ligues mineures, Pat Kelly. Ce même Pat Kelly qui fut plus tard fondateur et commissaire de la ECHL dont le trophée de championnat porte son nom. Kelly ne parvint pas vraiment à redresser la barque chambranlante des Rockies alors que l'équipe n'obtint que 19 victoires en 1977-78. 

Cependant, avec un sommet dans la LNH de 21 matchs nuls et un total de 59 points, le meilleur total ever en tant que Scouts/Rockies, l'équipe parvint miraculeusement à se tailler une place en séries, notamment grâce au fait que la section Smythe était très faible avec les Canucks, Blues et les éternels abonnés des bas fonds à l'époque, les North Stars. Seuls les Blackhawks étaient de taille dans cette division et les Rockies terminèrent donc deuxièmes in extremis et purent participer aux séries de 1978.


À l'époque, le meilleur club de chaque section se méritait un laisser-passer en deuxième ronde tandis que les autres clubs devaient s'affronter lors d'une série 2 de 3 en première ronde. Grâce à leurs deuxième rang dans la division Smythe, les Rockies durent donc se mesurer aux deuxièmes de la section Patrick. 

Malheureusement pour eux, la division Patrick était davantage boostée avec les Islanders en première place devant les encore puissants Flyers de Philadelphie, qui eurent alors l'honneur de devenir les premiers adversaires des Rockies en séries.

Les Flyers avaient bien sûr tout un alignement avec des joueurs comme Bobby Clarke, Bill Barber et Reggie Leach ainsi qu'un Bernard Parent toujours dominant. Les Rockies eux n'avaient que très peu de punch en attaque, les seuls dignes de mention étant Wilf Paiement (87 points) ainsi que deux pas pires défenseurs en Barry Beck et John Van Boxmeer. Dans les buts pour les Rockies se retrouvait l'ancien des Flyers Doug Favell ainsi que Michel Plasse comme adjoint. 

Cependant, les Rockies ne furent pas la proie facile que l'on croyait lorsque la série débuta le 11 avril 1978. À domicile à Philadelphie, les Flyers procédèrent à un barrage en force de 44 tirs contre seulement 18, mais les Rockies parvinent à tenir la marque à 2-2 jusqu'en fin de troisième période. Mais avec seulement 22 secondes d'écoulées en début de prolongation, Mel Bridgman marqua contre Favell et les Flyers l'emportèrent.

La série se transposa ensuite à Denver ou les Rockies tentèrent tant bien que mal de contenir les Flyers (48 tirs) à une marque finale de 3-1. Le seul à marquer devant les partisans des Rockies fut l'obscur défenseur Dennis Owchar en première période, mais les Rockies donnèrent du fil à retordre jusqu'à la toute fin du match. 


Mais au final, c'en était fini de cette série expéditive et somme toute sans histoire. Les Flyers passèrent en deuxième ronde contre les Sabres de Buffalo dont ils disposèrent rapidement par la marque de 4-1. Ils s'inclinèrent finalement en finale de conférence contre les Bruins.

Pour leur part, ce fut la première et dernière présence en séries des Rockies, et la dernière pour la franchise jusqu'au début de l'émergence des Devils en 1988, où la jeune équipe surprit tout le monde et se rendit à son tour jusqu'en 3e ronde.

Les Devils n'avaient pas encore la version 
finale de leur logo lors de leur première
 séance du repêchage en 1982.

Les Rockies jouèrent 4 autres saisons difficiles au Colorado. Minés par l'instabilité, ils eurent sept entraîneurs en quatre ans — aucun n'étant resté plus d'une saison complète — et les propriétaires ont changé de mains à deux reprises au cours de cette même période. En 1982, l'équipe continuait de faire face à de graves difficultés financières et fut de nouveau mise en vente. 

Cela a notamment donné lieu à une tentative d'achat ratée par un groupe d'investisseurs d'Ottawa, dont l'intention était de déménager les Rockies dans la capitale canadienne. On alla même jusqu'à envisager une fusion de l'équipe avec les Capitals, à l'image de ce que la ligue avait fait quatre ans plus tôt entre les Barons de Cleveland et les North Stars du Minnesota. Finalement, la franchise fut vendue en mai au magnat du transport maritime du New Jersey, John McMullen, qui était également propriétaire des Astros de Houston dans la Ligue majeure de baseball.

C'était alors la fin des éphémères Rockies du Colorado dont le nom fut toutefois récupéré au baseball majeur en 1993 par l'arrivée d'une équipe d'expansion au Colorado. 

Les partisans de hockey de Denver purent enfin revoir du hockey de séries en 1996 avec leur nouvelle équipe du nom de l'Avalanche. Les Devils et l'Avalanche furent ensuite deux des meilleures équipes au tournant du millénaire, s'affrontant même en grande finale en 2001 lors d'une série épique de 7 matchs remportée par l'Avalanche.

Donc au final, OUI, la franchise des Devils a déjà été blanchie en séries, sous une incarnation différente et seulement lors d'une courte série préliminaire 2 de 3. Mais ils ont été blanchi quand même lors de leur histoire, même si c'était ailleurs qu'au New Jersey. 

My job here is done... Désolé au gars qui a fait le graphique...

Si ça vous intéresse, ces deux seuls matchs en séries dans l'existence ses Rockies existent sur YouTube, grâce à un transfert de VHS granuleux comme on les adore...

 

 

lundi 27 janvier 2025

Les équipes de quart de siècle du Canadiens - Édition médiocre









Dernièrement, la LNH a dévoilé les équipes du dernier quart de siècle pour (presque) toutes les équipes de la Ligue. Mais ici à "La Vie est une Puck", nous célébrons la médiocrité. C'est pourquoi nous avons mis l'épaule à la roue pour vous dévoiler les "Équipes Poches du dernier quart de siècle" des Canadiens de Montréal.

Malgré trois présences dans le carré d'as et une finale de la coupe Stanley, le CH n'a pas toujours présenté des équipes dignes de la meilleure ligue au monde. Certaines recrues ont fait chou blanc dans leur possibilité de montrer leur savoir-faire alors qu'à d'autres occasions, ce sont des vétérans de passage qui se sont solidement planté.

Nous avons, comme la LNH, créé deux équipes : l'avant-dernière position et la dernière position. Ne vous attendez pas à des choix "classiques" comme les David Schlemko, Dwight King, Steve Ott ou autre Kassian de ce monde. Nous avons fait nos recherches et vous présentons des joueurs qui n'ont fait que passer et qui vous feront penser des choses comme "C'est qui cet huluberlu ?", "J'avais oublié qu'il avait passé à Montréal", "Il a si peu joué ?" et "Je le préfère comme analyste à TVA Sports".


Une belle équipe que nous avons là. À l'aile gauche, nous avons Drayson Bowman qui, sur sa photo officielle, semblait lui même se demander ce qu'il crissait là. Après un passage de 5 saisons dans l'organisation des Hurricanes de la Caroline, à se balader entre les Ligues Américaine et Nationale, Bowman signa en 2014 un contrat à 2 volets avec les Habs. Quoique efficace avec les Bulldogs d'Hamilton, il se fit plus que discret lors d'un rappel de trois matchs avec le Canadiens, n'écrivant son nom sur la feuille de pointage qu'à la section "Alignement". Il repartit avec son baluchon à la fin de la saison et accrocha ses patins trois ans plus tard.

Au centre, Martin St-Pierre promenait déjà son équipement un peu partout dans le monde (Canada, États-Unis, Autriche, Russie & Finlande) depuis 9 ans lorsqu'il reçut un appel de Marc Bergevin à la fin de l'été 2013 qui devait ressembler à "Hey, t'as joué 38 games dans le show puis tu te trimballes partout, ça te dirait de poser tes fesses à Hamilton le temps d'une saison ?". C'est ainsi que St-Pierre disputa 71 matchs avec les Bulldogs et fut rappelé pour un match à Montréal. Aucun but, aucune passe, pas de temps au cachot et un différentiel de 0 plus tard, St-Pierre reprit sa poche de hockey et alla visiter l'ancien continent pour un autre 7 ans avant de tout mettre au rancart.

Comme ailier droit, on retrouve un ancien choix de 6e ronde en 2012 des Capitals, le "grand" Riley Barber. Après quatre saisons à Hershey dans la AHL (et 3 matchs anonyme à Washington), le barbier signa un contrat le 1er juillet 2019 avec le Canadien. Suite à 39 matchs avec le Rocket de Laval, il fut assigné avec le grand club le temps de 9 matchs, où son seul fait marquant fut de se faire attribuer 2 minutes de pénalité. Échangé en février aux Penguins dans un échange mineur, il fut (comme tout le monde d'ailleurs) à l'arrêt quelques semaines plus tard dû à la pandémie. Il joua 4 matchs deux ans plus tard avec Détroit avant de s'exiler dans la KHL.

À la défense, nous retrouvons Bryan Allen, un vétéran de 15 saisons acquis en novembre 2014 des Ducks en retour de la fierté de Lac-la-Biche, Rene Bourque. Allen ne joua que 5 matchs avec les Canadiens, obtint le seul point de ce groupe (une passe), se fit prendre en défaut par les officiels à une occasion et récolta un différentiel de -2. Ensuite il tomba malade, et fut envoyé dans les mineures après s'être fait volé son poste par Nathan Beaulieu pendant sa convalescence. Il annonça sa retraite après la saison. À ses côtés prend place le jeune Brendon Nash qui, tout juste sorti de l'université Cornell, disputait sa première saison professionnelle en 2010-11. Ses bonnes performances à Hamilton lui valurent un rappel, où il ne put faire mieux qu'un différentiel de -1 en deux parties. Il disparut rapidement des plans de l'état-major du CH et ne retoucha jamais plus à la LNH jusqu'à sa retraite en 2020.

Défendant la cage, un espoir qui n'a jamais réussi à percé au niveau des attentes, le fitch Éric Fichaud. Après avoir été de passage dans quelques organisations, le CH l'avait recruté par le ballotage en février 2000, l'envoyant avec les Citadelles de Québec de la AHL. Il fut appelé en renfort à Montréal à quelques occasions, mais surtout par mesure préventive. En novembre 2000, il vint en relève à José Théodore, accordant le but vainqueur aux Capitals. Il fut envoyé dans la mêlée dès le lendemain, se faisant sortir avec un peu plus d'une période ayant accordé trois buts. Il fut ainsi crédité de la défaite aux mains des Maple Leafs. Avec 4 buts accordés en 62 minutes de jeu, il retourna dans les mineures et ensuite dans la Ligue Nord-Américaine avant d'être repêché par TVA Sports.


Pour cette équipe de dernière position, nous retrouvons le pire des 25 dernières saisons dans la métropole. À l'aile gauche, notre choix est Nigel Dawes. N'ayant pu convaincre les Thrashers d'Atlanta de le garder dans le grand club, il fut acquis par le Canadien en février 2011. Il s'aligna que pour 4 petits matchs avec Montréal qui en vint à la même conclusion qu'Atlanta : Dawes était invisible et n'était plus de calibre pour la Ligue. Il fut envoyé à Hamilton où il performa bien et alla se faire oublier des partisans nord-américain dans la KHL, où il performa très bien pendant 12 saisons.

Au centre, la mise en jeu perdue est confiée à Brock Trotter. Signé par Montréal à sa sortie de l'Université de Denver, Trotter connu une belle progression dans la AHL, qui lui valut un rappel lors de la saison 2009-2010. Par contre, les deux matchs disputés avec le CH furent loin d'être convainquant. Fiche de -1 et aucun point. Il fut rapidement retourné dans les mineures, endroit qu'il ne quitta que pour aller joué en Asie et en Europe pendant sept ans. Il ne fit guère mieux lors de deux autres tentatives en Amérique du Nord par la suite, alors qu'il ne put inscrire qu'une passe en 4 matchs dans la AHL et une autre passe en 8 matchs dans la ECHL …

Arrivé à Montréal en même temps que Rene Bourque, le jeune ailier droit Patrick Holland avait connu du succès dans les rangs junior. Une fois arrivé chez les professionnels par contre, la marche fut très haute à gravir et il se fit relativement discret à Hamilton. Sans trop savoir comment, il a toutefois obtenu un rappel en 2013-14 qui durera le temps de cinq matchs, où il se fit tellement discret que les amateurs ne durent même pas le remarquer. Aucun point et un différentiel de 0, c'est à se demander s'il n'a pas joué exclusivement sur le banc. Au début de la saison suivante, il fut envoyé à Winnipeg en compagnie de Peter Budaj en retour d'Eric Tangradi, qui aurait très bien put se retrouver dans cette liste également. Les performances de Holland déclinèrent rapidement et il accrocha ses patins deux ans plus tard.

La paire de défense est loin de ressembler à ce que le Big Three des années 70 pouvaient proposer aux amateurs. Arrivé en même temps que Nigel Dawes (quel échange de m&rde), Brent Sopel fut une énorme déception en saison régulière, alors qu'en douze matchs à Montréal, il ne put faire mieux qu'une fiche de -1. Il fit toutefois partie de l'alignement lors des séries éliminatoires et obtint le seul but de ces deux formations alors que Boston élimina le Canadien en 7 matchs. Il quitta à la fin de la saison pour la KHL avant de faire un dernier tour de piste en Amérique lors de la saison 2014-15. Son binôme sur cette paire défensive est nul autre que le présent joueur du Kraken des Firebirds de Coachella Valley Gustav Olofsson. Acquis en octobre 2018 du Wild du Minnesota, Olofsson fut assigné à la ligue qui lui correspond, soit la Ligue Américaine. Le Canadien eut toutefois besoin de ses services la saison suivante et en trois parties, il se fit envoyé au cachot à une occasion et obtint le pire différentiel du groupe avec une fiche de -4. Le CH le laissa aller à la fin de la saison suivante et le Kraken l'amena dans leur organisation.

Pour garder les buts, notre non confiance est entre les gants de Michael McNiven. Pauvre Michael. Après un passage rempli de succès dans la OHL (41 victoires à sa dernière saison !) avec l'Attack d'Owen Sound, le Canadien lui offrit un contrat des ligues mineures en septembre 2015. Ayant abattu beaucoup de travail honnête à différents paliers dans les clubs école, réchauffant le banc lors de 3-4 rappels dans la LNH, il a vu les nouvelles recrues passer devant lui. C'est alors qu'il lança un message via les journaux : "Donnez moi ma chance" ! Il l'obtint le 24 janvier 2022, venant en relève à Cayden Primeau pour la troisième période d'un match au Minnesota. En 7 lancers, il accorda 3 buts dans une défaite de 8-2. McNiven retourna dans l'AHL et fut échangé quelques semaines plus tard et ne revint jamais dans la LNH.