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dimanche 13 septembre 2020

Des programmes des Oilers




Comme continuation dans ma fascination sur les publications imprimées des divers clubs de hockey professionnels, je ne savais pas vraiment comment faire une suite. À la base, mon premier article ne parlait seulement que des Blackhawks tandis que le deuxième était un mix d'équipes et d'années random. Pour le 3e je me suis concentré sur les premières décennies de la LNH.

Nous voici revenus aujourd'hui pour une 4e partie et je crois que je vais y aller comme le premier et me concentrer sur une équipe en particulier. Ce qui est amusant lorsqu'on se concentre avec une seule équipe c'est d'observer les tendances de design selon l'équipe en question et l'évolution selon les années. Pour un graphiste c'est comme une déformation professionnelle de sur-analyser ces publications éphémères mais j'aime ça que voulez-vous... J'ai donc choisi une de mes équipes préférées, les Oilers!


Voici donc une collection de divers programmes, guides médias et magazines publiés par les Oilers depuis leurs débuts jusqu'à aujourd'hui.



La première publication de cette nouvelle équipe lors de son entrée dans la nouvelle AMH en 1972-73 alors qu'elle se nommait les Oilers de l'Alberta. Comme de circonstance la photo est en noir et blanc et comme bonus on trouve de superbes trous pour cahier à anneaux sur le côté. Le joueur sur la couverture est Jim Harrison, leur premier champion compteur avec 86 points en 72-73.


J'adore le look retro de celui-là quoique l'effet ''perspective'' dans le fanion avec le lettrage oblique est mal centré et un peu raté. À leur défense, ce n'est pas toujours évident d'effectuer un tel effet et j'imagine qu'en 1974 ce devait être encore plus compliqué de faire ça manuellement et non pas en 5 minutes à l'ordinateur. Ils ont aussi un peu abusé de ce style de lettrage particulier du logo des Oilers, surtout pour les années dans le bas. Disons que ce style ''western'' fonctionne bien dans leur logo circulaire mais pas ailleurs...

Un super document d'époque qui a su capturer l'essence du hockey des années 70; une mêlée générale, des joueurs avec des affros et des moustaches et un gardien avec un superbe masque intimidant. Difficile de croire de nos jours qu'une telle photo a été utilisée pour un guide ''media''. Points bonus pour le ''Edmonton'' autour du logo... et aussi pour le caméo de Paul Schmyr, le #3 de l'équipe adverse, les Crusaders de Cleveland, qui rejoindra les Oilers en 1977 et qui sera brièvement ''kapitaine'' (avec un K) pendant 2 saisons.

Celui-ci est un peu plus basique. On dirait qu'il a été conçu par le comité en charge de l'album des finissants de votre école secondaire...

Premier guide de l'ère Gretzky et de l'ère NHL après la fusion de 1979.

Celui-ci est un programme de match dont j'ignore la date. Ultra simple et basique mais je ne sais pas pourquoi, je le trouve super.

Match d'exhibition contre l'Union Soviétique. Je voulais savoir le résultat du match et j'ai découvert que le match est en entier sur Youtube...

Le super tandem Moog/Fuhr

Les années de dynastie faisaient en sorte qu'on ne manquait pas de joueurs vedettes et d'exploits à mettre en couverture. En plus ils n'avaient même pas gagné la coupe en 1986... Seulement le trophée des Présidents, le Jack Adams de Glen Sather, le Norris de Paul Coffey et le Hart et Art Ross de Gretzky...

J'ai inclus celui-ci parce que je ne reconnaissais pas du tout ce joueur au caque JOFA et au numéro 23. Après mes recherches, il s'agit du défenseur suédois Tomas Jonsson, un joueur qui m'intrigue d'ailleurs depuis un bon moment. À ce moment, il venait d'être obtenu des Islanders où il jouait depuis la saison 1981-82 et était un de leurs défenseurs les plus constants après Denis Potvin. Il ne joua que 20 matchs avec les Oilers pour terminer cette saison 1988-89 et il retourna jouer en Suède par la suite.

Ici j'ignore quel est le concept pour cette couverture. On sent la vibe ''célébration'' ou ''anniversaire'' avec le logo du 75e de la ligue. Ou peut-être que c'était le 20e des Oilers? Quoique l'équipe débuta dans l'AMH en 1972-73 et non pas en 1971... J'ai aucune idée qui sont les hommes sur cette couverture à l'exception de celui à gauche qui est l'ex-gardien Ron Low. J’imagine que les deux autres sont aussi d'anciens joueurs.

Une autre couverture spéciale anniversaire ici avec le 100e de la Coupe Stanley. On y retrouve un mélange assez bizarre dans le choix des photographies car il n'y a pas grand chose qui a rapport aux Oilers. Premièrement au centre on retrouve une photo de Foster Hewitt, cet ancien animateur légendaire de CBC, avec une dédicace adressée ''To CCM hockey fans...'' Ensuite on retrouve une photos des Maroons de Montréal? Drôle de choix. Deux cartes de hockey de la Coupe Stanley alors qu'une aurait été suffisante. À travers tout ça il n'y a pas aucun lien avec les Oilers. On retrouve bien deux coupures de journaux mentionnant l'ancienne équipe des Eskimos d'Edmonton mais rien au sujet de Wayne Gretzky ou aucune autre mention des années de dynastie de l'équipe. Je crois qu'en 1992-93 on évitait de trop en parler pour ne pas déprimer les fans davantage... Mais il me semble que j'aurais remplacé une des deux cartes de la coupe par une photo de la première conquête de 1984.

D'ailleurs on peut voir dans les années 90 que les choix de sujets disponibles étaient moins glorieux que durant les années 80. Ici en 93-94 on a droit à de l'ultra générique mais j'aime bien quand même.

Il était temps de parler de la relève chez les Oilers et nous voici en 1994-95 avec Jason Arnott en couverture. Choix de 1re ronde en 1993 (7e au total), on espérait beaucoup de lui mais ça ne s'est jamais matérialisé comme prévu. Je me demandais ce qu'il faisait ici avec sa main droite qui semble vouloir tenir quelque chose d'invisible ou qui est tombé par terre. Peut-être qu'il manque quelque chose que le graphiste devait ajouter mais qui a oublié...
Après 2 ou 3 regards plus attentifs j'ai compris qu'il lance la rondelle dans les airs... Je croyais auparavant que la rondelle faisait partie de ce montage de texte bizarre du coin supérieur gauche...

Voici un autre programme avec un autre membre de cette fameuse relève des Oilers, cette fois-ci il s'agit du flop Jason Bonsignore, le 4e choix au total de 1994 qui ne récolta que 16 points en 79 matchs dans la LNH. Je me dois de reparler de lui plus en détails éventuellement.


Ici je ne sais pas trop à quoi ils ont pensé. C'est pas parce que tu PEUX faire du 3D que tu DOIS nécessairement faire du 3D. Je comprends le concept mais il me semble qu'une meilleure référence au hockey aurait été préférable. Peut-être une photo de joueurs en arrière-plan au lieu de ces énormes tuyaux verts dégueulasses...

Ça c'est de la couverture anniversaire. Ici on parle seulement de 20 ans dans la LNH et non pas au total avec les années de l'AMH. J'aime bien ce montage avec illustations et le fait d'y avoir inclus des joueurs plus récents à ce moment comme Doug Weight et Curtis Joseph avec le nouveau chandail.

Celui-là est juste étrange et moche. Encore là ce n'est pas parce qu'il existe des filtres amusants sur Photoshop que tu dois nécessairement t'en servir n'importe comment.

Celui-là est mieux conçu comparativement à l'année précédente.

Des bâtons... Je comprends le concept mais ça aurait été mieux si on avait disons une vingtaine de bâtons avec peut-être le nom et numéros des joueurs? Juste 4 bâtons comme ça c'est un peu raté.

Une couverture drabe et sans vie comme l'équipe et leur chandail à ce moment... Des joueurs de hockey en jeans c'est rarement winner.

Celle-ci est excellente. L'équipe venait de mettre au placard le chandail Reebok foncé discuté précédemment et venait de revenir à temps plein à leur chandail original. On sent grandement ce changement dans le branding de l'équipe avec cette superbe couverture.


Voici pour terminer quelques publications plus récentes:




mercredi 9 septembre 2020

Joueur oublié des 90's #37 - Valeri Zelepukin






Né le 17 septembre 1968 à Voskresensk, une banlieue de Moscou, Valeri Mikhailovich Zelepukin fit d'abord ses classes principalement avec le club de son patelin, le Khimik Voskresensk, où il joua de 1984 à 1991 à l'exception de deux saisons passées avec le CSKA Moscou. Joueur rapide et habile avec la rondelle, il était également capable de se défendre et de jeter les gants occasionnellement. C'est avec ce profil de joueur complet qu'il se fit remarquer et qu'il devint un joueur parfait pour le système de l'équipe qui le repêcha dans la LNH.



Le public nord-américain fit la connaissance de Zelepukin lors du championnat du monde junior de 1987, ce fameux tournoi qui se solda par une disqualification des équipes canadiennes et soviétiques suite au match du 4 janvier 1987 où les deux équipes quittèrent leur banc respectif et déclenchèrent une bagarre générale (voir texte du 26 décembre 2016). Incapables de mettre fin aux disputes, les officiels quittèrent le match et les responsables de l'aréna éteignirent les lumières. Le match fut annulé et les deux équipes furent ainsi disqualifiées.

Zelepukin fut malgré lui un des acteurs principaux des événements qui menèrent à cette mêlée. C'est tout d'abord un joueur du nom de Pavel Kostichkin qui démarra les premières hostilités en cinglant Theoren Fleury, qui se rua ensuite sur Kostichkin. Zelepukin, qui jouait alors avec une blessure à l'épaule, était au même moment aux prises avec Mike Keane qui avait le dessus. La légende raconte que l'attaquant Evgeny Davydov quitta le banc des russes pour défendre Zelepukin et c'est ainsi que les canadiens firent de même et que les choses dégradèrent totalement.





Zelepukin n'était alors qu'un joueur de soutien qui jouait principalement sur les trios défensifs. Mais le tout changea durant la saison 1989-90 lorsqu'il revint avec le Khimik Voskeresensk après ses deux années passées avec le CSKA. Il débloqua offensivement avec 17 buts et 31 points en 46 matchs en plus de participer à la Super Series de 1990, cette tournée annuelle de matchs d'exhibition entre des clubs russes et quelques clubs de la LNH.

Zelepukin obtint 3 buts lors de cette série de 6 matchs, ce qui convainquit les Devils du New Jersey de prendre un pari tardif en faisant sa sélection en 11e ronde (221 au total) du repêchage de 1990. Il était à l'époque assez commun de voir des équipes de la LNH prendre de tels paris sur des joueurs soviétiques plus âgés lors des dernières rondes.

Il joua une dernière saison avec le Khimik en 1990-91, année où il remporta également la médaille de bronze aux championnats du monde.

Il fit ensuite le saut en Amérique lorsque les Devils l'assignèrent avec leur club-école, les Devils d'Utica pour la saison 1991-92. Il démarra en force à Utica avec une récolte forte impressionnante de 20 buts et 9 passes en seulement 22 matchs, suite à quoi les Devils furent assez convaincus et le firent monter dans la LNH. Il termina donc la saison au New Jersey et s'en sortit bien avec 13 buts et 31 points en 44 matchs en plus de deux points en 4 matchs des séries.

Zelepukin avec son capitaine Bruce Driver en arrière-plan... retenez ce nom

Il confirma ensuite sa place dans la hiérarchie de la jeune équipe montante avec 23 buts et un sommet en carrière de 64 points durant la saison 1992-93. Le Devils se firent toutefois éliminer de nouveau en première ronde et amenèrent un nouvel entraîneur du nom de Jacques Lemaire pour la saison 1993-94. Zelepukin régressa à 57 points mais obtint tout de même un sommet de 26 buts dans le nouveau système de Lemaire qui mena les Devils à leur première saison de 100 points de leur histoire.

Zelepukin marqua ensuite le plus grand but de sa carrière soit le but égalisateur avec seulement 7.7 secondes à jouer lors du 7e match de la finale de conférence contre les Rangers. Les Devils s'inclinèrent toutefois en prolongation mais ce n'était que partie remise.





Les Devils se reprirent en 1995 après le lock-out et remportèrent leur première Coupe Stanley. Zelepukin n'était cependant plus vraiment un facteur à ce moment. Il ne joua que 4 matchs durant cette saison écourtée alors qu'il fut inactif pendant 3 mois après avoir été atteint à l’œil par le bâton de son coéquipier Bruce Driver lors d'un entraînement. Il revint à temps pour la fin de la saison et les séries mais fut rétrogradé sur les deux derniers trios et n'obtint que 3 points en 18 matchs lors de ces séries, étant même laissé de côté lors du 4e match décisif de la finale contre les Red Wings.

Il ne fut ensuite plus jamais le même après cette blessure et ce n'est que par très courts moments qu'il retrouva sa touche offensive d'autrefois. Il n'obtint que 6 buts et 15 points en 61 matchs la saison suivante avant de rebondir quelque peu en 1996-97 avec 14 buts et 38 points.

Lors de la saison 1997-98, les Devils étaient en impasse avec l'attaquant Bill Guérin qui avait fait la grève au camp d'entraînement et qui avait des problèmes personnels avec Lou Lamoriello. Dans l'autre conférence, les Oilers d'Edmonton avaient des problèmes similaires avec leur jeune attaquant Jason Arnott. Les deux équipes s'échangèrent donc leurs cas à problèmes respectifs. Guerin mit le cap sur Edmonton en compagnie de Zelepukin en retour d'Arnott et du défenseur Bryan Muir.



Après une fiche de seulement 2 buts et 10 passes en 35 matchs au New Jersey, Zelepukin espérait retrouver le fond du filet avec une équipe plus offensive. Ce ne fut malheureusement pas le cas alors qu'il obtint des statistiques presque identiques avec les Oilers où il obtint 2 buts et 10 passes en 33 matchs. Au moins il put tout de même retirer du bon de sa saison 1997-98 alors qu'il fit partie de l'équipe olympique russe pour les jeux de Nagano avec qui il remporta la médaille d'argent.

Mais les Oilers ne continuèrent pas l'aventure dans son cas et l'envoyèrent aux Flyers avant la saison suivante en retour de l'ailier Daniel Lacroix. Il joua deux saisons comme joueur de soutien à Philadelphie, amassant respectivement 25 et 32 points. Il signa ensuite comme agent libre avec les Blackhawks en 2000-01.

Après un maigre 3 buts et 7 points en 36 matchs, les Blackhawks l'envoyèrent terminer la saison dans la ligue américaine avec les Admirals de Norfolk. Il s'agissait de son premier séjour dans la ligue américaine depuis la saison 1991-92. N'ayant pas davantage de plan d'avenir pour ce joueur décevant, les Blackhawks le gardèrent également dans la AHL la saison suivante.

Ses obligations contractuelles envers les Blackhawks terminées, Zelepukin retourna en Russie pour la saison 2002-03. Il joua d'abord une saison pour le Ak Bars Kazan et ensuite deux saisons pour le SKA St-Petersbourg. Il termina ensuite sa carrière à la maison en jouant une dernière saison avec le Khimik Mytishchi, son ancien club des années 80 qui venait tout juste de changer de nom en 2005.

Après sa retraite, il devint directeur général du Metallurg Novokuznetsket entre 2013 et 2016 et il occupa ensuite les même fonctions avec le Severstal Cherepovets en 2017-18 avant d'être remercié.

En 595 matchs dans la LNH, il obtint 117 buts et 177 passes pour 295 points.



Sources:
ZELEPUKIN HAS EYES ON RETURN, NY Daily News, 15 oct. 1995
New Jersey Devils’ Unsung Heroes, Pucks and Pitchfork
Valeri Zelepukin: A New Jersey Devils Cult Hero, All About the Jersey
Zelepukin no throw-in on Arnott trade, Edmonton Journal 6 jan. 1998
Blackhawks demote Zelepukin. CBC 28 jan. 2001

vendredi 4 septembre 2020

Chandails à revoir





Jusqu'à tout récemment, mes rêves les plus fous étaient de revoir les anciens chandails des Whalers et des Canucks sur la glace. Ces souhaits furent exaucés lors des dernières saisons, mais il me reste encore quelques items sur ma liste.

Voici donc quelques chandails que j'aimerais bien voir faire un comeback dans la LNH éventuellement.

Senators d'Ottawa

Le chandail original des Senators est selon moi le meilleur qu'ils aient porté et ils s'en sont éloigné progressivement au cours des années jusqu'à nous donner leur chandail actuel sans âme et sans joie qui fait partie de nos lauréats à chaque année pour le trophée Fishsticks sans jamais gagner... Parce que oui il est horrible mais pas assez pour nous faire vomir comme il faut. 

Leur premier chandail était simple mais également assez chic, donnant un aspect sérieux et quand même menaçant (surtout le chandail noir). On le sait, c'était dans les années difficiles d'expansion de l'équipe, ce qui dut aider dans la décision de s'en départir. Le blanc a cependant survécu plus longtemps que le noir, soit jusqu'en 2007. Mais les Senators sont en quête d'une nouvelle identité présentement et je crois qu'un retour à un chandail du genre serait le bienvenu pour tout le monde. Je crois d'ailleurs que l'on va voir ce changement arriver assez rapidement. Des rumeurs ont circulé à cet effet il y a quelques mois et pour l'instant on sait que le logo va revenir la saison prochaine et possiblement ces chandails...

J'opterais pour le chandail sans les bandes blanches aux bras soit celui d'Alexandre Daigle sur la photo. Celui avec le blanc est aussi acceptable mais je préfère l'autre car les numéros ressortent davantage.


Bruins de Boston

Selon moi voici l'ultime chandail des Bruins. Quand j'entends le mot ''Bruins'' le première chose que j'imagine c'est Raymond Bourque, Cam Neely ou Andy Moog et son superbe masque dans ce chandail.  Depuis 1995 jusqu'à aujourd'hui, l'équipe préfère avoir des bandes aux épaules, ce qui n'est pas nécessairement mauvais mais je ne sais pas pourquoi mais pour les Bruins on dirait que je préfère sans. Ils pourraient ramener ce chandail occasionnellement comme 3e chandail et je serais content.

Je crois que c'est la patch à l'épaule qui fait tout le charme.


Flames de Calgary

Ici ce n'est pas un grand changement comparé à leur chandail actuel mais cette version du chandail des Flames de l'ère des années 2000 était nettement supérieure avant qu'ils optent pour l'ajout de bandes latérales inutiles le long du corps.

Comparez cette image avec celle-ci et dites-moi que j'ai pas raison...


Stars de Dallas

J'aime bien le chandail actuel des Stars mais ils pourraient se permettre de sortir un 3e chandail vintage de temps en temps. Celui-ci ferait l'affaire et rappellerait aux fans les premières années de la franchise aux Texas tout en honorant l'ancienne incarnation au Minnesota. Ce chandail fut effectivement porté par les North Stars lors de leurs deux dernières saisons soit en 1991-92 et 1992-93. Par la suite, les Stars ont gardé le même design lors de leurs premières années à Dallas en ajoutant une patch à l'épaule de la forme de l'état du Texas. Certains préfèrent l'ancien des North Stars et je ne le déteste pas non plus mais j'ai un petit faible pour celui-ci qui est moins agressant à l’œil et qui comporte toujours de belles teintes de vert, quoique plus subtiles.


Oilers d'Edmonton

Probablement mon favoritisme bien documenté sur les Oilers de 2006 mais j'ai toujours adoré cette version du chandail plus foncé. J'aime particulièrement l'effet que donnent les contours au lettrage et la teinte de couleur ''bronze'' au lieu du orange. Je préfère malgré tout le chandail classique des Oilers mais celui-ci mériterait bien un petit retour comme 3e chandail. Peut-être en 2026 pour célébrer les 20 ans de cette équipe cendrillon?


Canadiens de Montréal

On entend parler de plus en plus d'un nouveau 3e chandail pour le Canadien et bien pour moi le choix n'est pas compliqué. Je retournerais à ce chandail blanc qui est selon plusieurs encore plus beau que le blanc traditionnel du Canadien. Difficile de contredire ce fait mais le blanc classique est classique pour une raison. Mais je verrais bien ce 3e chandail revenir de façon permanente et non plus occasionnel comme dans les années 2000. En fait je me ravise alors qu'il ne fut porté que durant la saison 2006-07 et avant ça de 1944 à 1947. Je croyais que c'était plus longtemps que ça. Et bien il s'agit d'une injustice qu'il faut corriger.

Et non pas question de faire ça... Quoique ça ne serait pas la pire chose au monde mais je préfère le blanc.


Et justement si on pousse la question plus loin, je verrais bien le Canadien rendre hommage aux anciennes équipes défuntes de la ville comme les Maroons et les Wanderers. Peut-être pas comme 3e chandail mais pour un match extérieur ou quelque chose du genre. Peut-être un uniforme hybride des 3 équipes en même temps? Ça serait peut-être laid... ou peut-être que non? Je vous reviens la dessus si je me décide un jour à faire une maquette...


Predators de Nashville

Ce 3e chandail plus sobre des Predators ne fut porté que seulement 2 saisons (2009 à 2011) et est un peu passé dans le beurre mais je l'aimais bien. Il était pas mal mieux que leurs autres chandails qu'il portaient à l’époque. Pas spectaculaire on s'entend mais ils pourraient s'en inspirer pour un futur 3e chandail...


Blues de St.Louis

Oui je sais, beaucoup de mes chandails à revoir proviennent du début des années 90. En fait une grande partie de mes articles et références proviennent de cette période bénie... Alors je continue ici avec les Blues. Je n'aime pas vraiment leur chandail actuel. Je trouve qu'il est un des plus ennuyant de la LNH... Celui-ci des années ''Hull and Oates'' était nettement supérieur malgré sa simplicité mais ils l'ont massacré par la suite... D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi ils ont ramené le chandail Gretzky comme 3e chandail au lieu de celui-ci.


Jets de Winnipeg

Pour terminer ici, ce n'est pas tant ce chandail ultra basique des anciens Jets que j'aimerais revoir mais plutôt le logo. J'aimerais bien voir un nouveau design pour les nouveaux Jets qui récupérerait ce logo que je trouve incroyable.


dimanche 30 août 2020

Rick Lanz



La semaine dernière, il s’agissait du 52e anniversaire d’un triste événement. C’est à ce moment que les troupes des pays membres du Pacte de Varsovie entrèrent en Tchécoslovaquie, pour prendre le contrôle du pays et mettre fin aux réformes de ce qu’on avait appelé le printemps de Prague. 

À ce moment, Rick Lanz, qui n’avait pas encore 7 ans, et sa famille étaient en vacances à la mer noire. Apprenant l’invasion de leur pays par les Soviétiques et leurs alliés, la famille Lanz mit plutôt le cap vers le Canada. Rick grandit donc à London, en Ontario. 

Bien qu’aussi un adepte du lancer du disque, il se concentra sur le hockey et se retrouva éventuellement avec les Generals d’Oshawa de la Ligue de l’Ontario. 

Défenseur relativement offensif, Lanz attira l’attention des dépisteurs et fut repêché par les Canucks au 7e rang à l’encan de 1980, tout juste après Paul Coffey. Au sein d’une équipe sans éclat, Lanz se mérita un poste immédiatement.  D’ailleurs, il marqua à son premier match, un but gagnant aux dépends de Gilles Gilbert des Red Wings. 

L’année suivante, les Canucks firent sur surplace, mais l’arrivée de Roger Neilson derrière le banc à la toute fin de la saison sembla leur procurer un inespéré regain d’énergie. Alors qu’au premier tour, Vancouver balaya Calgary, dans l’autre série de la division Smythe, Los Angeles surprit les jeunes et puissants Oilers. Il en résulta une confrontation au deuxième tour entre les deux équipes du Pacifique, que Vancouver remporta facilement. 

En demi-finale, Vancouver affronta Chicago, une autre équipe qui avait surpris. En disposant de Hawks, les Canucks, une équipe qui n’avait jamais remporté une seule série en 11 ans, atteignaient la finale. Ils furent ensuite balayés par les puissants Islanders, mais peu importe. Le roi Richard (Richard Brodeur) et sa bande ont fait bonne impression. 

Malheureusement pour Lanz, suite à une sérieuse blessure au genou, il ne joua que 39 matchs en saison régulière et rata en entier ce parcours épique en séries. Par contre, comme il parlait tchèque, il put au moins servir d’interprète à ses nouveaux coéquipier, Ivan Hlinka et Jiri Bubla, à leur arrivée. 

Par la suite, Lanz augmenta sa contribution, connaissant entre autres des saisons de 10, 18 et 15 buts. Toutefois, les succès des Canucks en séries de 1982 se sont avéré un événement isolé. L’équipe est ensuite retombée dans une certaine médiocrité pour plusieurs années. La faiblesse de l’équipe lui permit toutefois d’être invité à faire partie de l’équipe nationale canadienne lors des championnats du monde en 1983 en Allemagne de l’Ouest, et de se mériter une médaille de bronze. 

Lanz quitta finalement Vancouver en décembre 1986, lorsqu’il fut échangé aux Leafs, contre l’actuel directeur-gérant des Canucks, Jim Benning, ainsi que Dan Hodgson.

Il jouera à Toronto un peu plus de deux ans, avant de faire des arrêts en Suisse, dans la Ligue internationale, en plus de jouer un match avec les Hawks. 

Suite à sa carrière de joueur, Lanz est retourné sur la côte ouest, où il est devenu entraîneur, principalement dans la BCHL, mais aussi au niveau junior. Parmi les joueurs qu’il a eus sous ses ordres, on compte entre autres Scott Gomez et Kyle Turris. Il a aussi été dépisteur pour l’Avalanche. 

Sources : "1956 : Budapest; 1968 : Prague", AFP – UPI – Reuter - PA, Le Soleil, 21 août 1968, page 1,

"Canucks beat Wings with three late goals", CP, Edmonton Journal, October 11, 1980, page H3,

hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.