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mercredi 13 avril 2011

Viktor Konovalenko


(Viktor Konovalenko en 1966, célébrant la victoire du Championnat du monde se déroulant en Yougoslavie)

Voici un petit vidéo de la victoire de l'URSS aux Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. Après une victoire de 5-0 sur le Canada en finale, l'équipe se rua sur le gardien Viktor Konovalenko, héros de cette victoire, afin de le lancer dans les airs pour célébrer la victoire...



C'est quelque chose qui s'est perdu...

Avant l'arrivée de Vladislav Tretiak, Viktor Konovalenko (Ви́ктор Конова́ленко) était le grand gardien soviétique. La grosse particularité de ce gardien fut qu'il n'avait pas été formé par le célèbre CSKA, l'équipe de l'Armée Rouge. Lorsqu'il ne faisait pas parti de la grosse machine rouge, Kovovalenko évoluait avec le club de sa ville natale, le Torpedo Gorky (ville qui se nomme Nizhny Novgorod de nos jours). C'est dans cette ville qu'il naquit en 1938. À l'âge de 14 ans, afin d'aider sa famille, il se trouva un emploi au sein de l'usine d'automobile de Gorki. C'est à cette époque qu'il débuta le hockey en tant qu'attaquant tout en évoluant également comme avant au soccer.

C'est en 1956 qu'il débuta avec le club sénior du Torpedo Gorky. Avec ce club, il se fit très tôt remarquer comme étant le meilleur gardien du championnat soviétique, ce qui lui valut une invitation pour l'équipe nationale dès 1961. En tant que gardien du Torpedo, il atteignit la finale du championnat en 1961 où ils s'inclinèrent contre le trop puissant CSKA... En 1970, toujours avec le Torpedo, il fut nommé meilleur joueur du championnat national soviétique... Dans une ligue un peu trop "ammanchée" pour que le CSKA soit plus fort que l'autre, tirer son épingle du jeu était une rareté.


(Konovalenko avec le Torpedo. Il existe très peu de vidéos ou de photos de Konovalenko, notamment avec le Torpedo Gorki. Celle-ci étant une très rare.)

Mais comme je l'ai dis plus haut, Viktor Konovalenko fut avant-tout connu pour être le redoutable gardien de la puissante équipe nationale soviétique. Il fut le cerbère de la machine rouge lors des championnats du monde de l'équipe de 1963 à 1968 ainsi qu'en 1970 et en 1971. Il ne fut pas seulement le gardien de l'URSS lors des jeux de 1964 à Innsbruck. En 1970, la même année où il fut consacré le joueur le plus important du championnat soviétique, il fut placé sur l'équipe d'étoile du championnat mondial.

Malgré ses succès, Konovalenko était considéré comme le côté faible de l'équipe de l'URSS. Le fait qu'il ne fut pas formé au sein du CSKA fit en sorte qu'il était une sorte de paria du redoutable système militaire soviétique développé par le père du hockey soviétique, Anatoli Tarasov. En fait, à cette époque, la faille du système soviétique avait toujours été le gardien. En fait, même en Amérique du Nord également, outre Terry Sawchuk et Jacques Plante, le gardien était une position pas très élaborée. Représentant néanmoins le meilleur gardien du championnat soviétique, Tarasov ne pouvait faire autrement que de garder Konovalenko dans système tant qu'il ne trouvera pas son gardien idéal qu'il pourra former dès son jeune âge et à sa manière dans le système du CSKA... En 1969 par contre, il fut exclus de l'équipe de l'URSS car il se plaint de sa position de rare joueur non-membre du CSKA au sein de l'équipe. Il fut réintroduit par contre l'année suivante, son remplaçant, Viktor Zinger du Spartak Moscou, n'ayant pas démontré un talent supérieur.

Ce jeune gardien que le tsar du hockey soviétique Aatoli Tarasov attendait fut bien sûr Vladislav Tretiak. C'est en 1972 devant la montée de ce gardien prodige formé à la dure dans le système du CSKA que Konovalenko ne put faire autrement que de lui remettre le chandail numéro 20 en 1972. Avec Tretiak, c'est même la mémoire de Kovovalenko s'ombra.

Après s'être retiré du jeu en 1972, Konovalenko retourna à Gorki afin d'être l'entraîneur du Torpedo. On raconte qu'il régnait tellement en maître dans le hockey local qu'il se permettait de fumer derrière le banc. C'est également en travaillant au Palais des sports Avtozavodskaya de sa ville natale qu'il mourut, ayant une attaque lors d'une réunion de planification en 1996...

Le Palais des Sports local fut renommé à son nom peu de temps après son décès. Un buste àa son effigie est placée à l'entrée de l'aréna et son numéro 20 est retiré par le Torpedo Nizhny Novgorod, équipe évoluant dorénavant dans la KHL...

Il fut intronisé au Temple de la Renommée de l'IIHF en 2007...

Son surnom était "L'ours russe" (русский медведь)


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