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mardi 7 juillet 2020

Pavel Bure - Carte Upper Deck 93-94





Je vous ai précédemment parlé de ma série de cartes de hockey favorite, les Upper Deck 1993-94 dans deux articles passés (1re partie, 2e partie). Cependant il y avait une carte qui se méritait un regard plus approfondi, la carte #35, celle de la supervedette des Canucks, le ''Russian Rocket'', Pavel Bure.



À première vue, il s'agit somme toute d'une carte assez standard de la série, avec une belle photo en action au devant. Il ne s'agissait toutefois pas d'une de mes préférés car en terme de carte de Bure, j'en ai des pas mal meilleures. Cependant en regardant de plus près, plusieurs éléments font maintenant de cette carte une de mes préférées mais plus par l'apport des personnages secondaires qui en font partie.



Premièrement on retrouve cette femme aux cheveux blancs d'un âge indéfinissable et aux énormes lunettes. On dirait une grand-maman hipster. Son regard vide de vie me fascine particulièrement...



Il y a ensuite ce dude en dessous du logo d'Upper Deck avec des lunettes fumées et une veste cousue directement dans un drapeau américain. Il me rappelle à la fois ''le Duc'' et ''Walter'', les deux personnages principaux du film ''Le Grand Lebowski'' . On dirait aussi qu'il porte des écouteurs ou un genre de poste radio à ses oreilles.

Comme on peut voir sur la carte avec l'autre joueur près de Bure, le match avait lieu à Los Angeles et on donc on retrouvait de drôles de moineaux dans les estrades durant ces années-là...

Donc en plus de cette magnifique photo au devant de la carte, il y a aussi un personnage secondaire à l'arrière qui me fascine tout autant:




On y voit Bure avec un beau manteau de cuir en train de signer des bâtons de hockey. Encore là pas exactement le meilleur derrière de carte alors que la série avait comme particularité de nous donner deux bonnes photos en action sur la plupart des cartes. Ce genre de photo hors contexte était plutôt occasionnel, comme celle de Joel Otto en train de jouer au Football ou bien mieux encore celle d'Eric Desjardins en train de boire une bière après la conquête de la Coupe Stanley.

Cependant en regardant plus attentivement on retrouve un autre personnage en arrière-plan en train de signer des photos:



Je croyais d'abord qu'il s'agissait d'Alexei Yashin car il lui ressemble beaucoup. Ça aurait fait du sens car la photo aurait peut-être pu être prise lors d'un championnat international et les deux joueurs sont russes. Cependant en regardant encore de plus près on voit un logo des Maple Leafs derrière lui. Comme la plupart des photos furent prises lors de la saison 1992-93, je ne crois pas qu'il s'agit de Yashin car ce dernier était encore en Russie durant cette saison. Comme il semble s'agir d'une séance de dédicaces d'équipes de la LNH, la photo dut être prise au kiosque des Canucks et ce joueur doit plutôt être un des coéquipiers de Bure à Vancouver.

Je mets donc un petit deux sur l'ancien joueur du Canadien, le défenseur Gerald Diduck donc je crois la présence plus plausible et qui y ressemble davantage:


Qui dit mieux?

dimanche 5 juillet 2020

Joueur oublié des 90's #34 - Jock Callander




Né le 23 avril 1961 à Regina, William Darren ''Jock'' Callander n'aura joué qu'une centaine de matchs dans la LNH mais il fut un des meilleurs marqueurs de l'histoire des ligues mineures et il aura quand même eu le temps de laisser sa marque dans la LNH en contribuant au parcours d'une équipe championne.




Callander joua son hockey junior dans sa ville natale avec les Pats de Regina, où il joua 4 ans. Lui et son coéquipier Dave Michayluk terrorisèrent les gardiens de la WHL pendant deux saisons, soit en 1980-81 où Callander obtint 153 points (au 2e rang de la ligue) et ensuite en 1981-82, où il obtint 79 buts et 190 points, bon pour le premier rang des pointeurs. Michayluk eut pour sa part des saisons de 133 et 173 points respectivement. 

Cependant, lors de sa première année d'admissibilité au repêchage, Callander ne fut pas repêché, tandis que Michayluk fut choisi en 4e ronde par les Flyers au repêchage de 1981. Ce repêchage était la première année où les équipes pouvaient repêcher des joueurs âgés de moins de 18 ans et Callander en avait alors 19 tandis que Michayluk en avait 18, ce qui explique selon lui qu'il fut boudé par la LNH. Seulement 5 joueurs de ce repêchage avaient plus de 19 ans.

Il fut toutefois signé par les Blues après son stage junior, mais ne jouera jamais avec eux, évoluant plutôt avec leurs différents clubs-école à Salt Lake City et au Montana dans la CHL. Lorsque la CHL ferma les livres en 1984 et que son contrat avec les Blues se termina, Callander signa dans la IHL avec les Lumberjacks de Muskegon pour la saison 1984-85. Il fit rapidement sa niche dans cette ligue en pleine ascension, récoltant 107 points lors de sa première saison.





Pendant ce temps, son grand ami Michayluk faisait son chemin dans l'organisation des Flyers à travers leurs nombreux clubs-écoles, eux qui changeaient presque annuellement leurs affiliations durant cette période. Il ne joua que 14 matchs avec le grand club, qui le libéra en 1985 après son contrat terminé.  Ayant passé la saison 1984-85 avec le club-école secondaire des Flyers à Kalamazoo, Michayluk espérait y retourner en 1985-86, mais fut plutôt convaincu par le propriétaire des Lumberjacks de venir rejoindre son ancien coéquipier Callander à Muskegon.

Les deux retrouvèrent leur chimie du junior et devinrent un des meilleurs duos de l'histoire de la IHL et des ligues mineures. Callander obtint 111 points en 85-86 tandis que Michaluk en obtint 104. Les Lumberjacks remportèrent également le premier championnat cette même année.

La saison 1986-87 fut encore meilleure pour Callander qui termina au premier rang des pointeurs de la IHL avec 136 points. Cet excellent rendement attira l'attention du club affilié aux Lumberjacks, les Penguins de Pittsburgh, qui le signèrent pour la saison 1987-88 qu'il passa à moitié à Pittsburgh, y jouant ses 41 premiers matchs et récoltant 11 buts et 27 points. Il fit ainsi la navette Pittsburgh/Muskegon pendant les deux saisons suivantes et remporta au passage un deuxième championnat avec Muskegon en 1989.




Il se blessa toutefois pendant la saison 1990-91 et ne joua que 30 matchs. Il se reprit en 1991-92 et franchit de nouveau le plateau des 100 points à Muskegon avec une récolte de 112 points. Cependant, il semblait avoir régressé dans la hiérarchie de la puissante équipe des Penguins, alors qu'il n'avait plus été rappelé depuis mars 1990 et il était incertain de retourner un jour dans la LNH.

Mais tout changa durant les séries de 1992. Alors que les Lumberjacks étaient de nouveau au sommet et se préparaient de nouveau pour la finale, Callander, Michayluk et leur compagnon de trio Mike Needham furent rappelés en renfort par les Penguins, eux aussi en pleines séries et défendant leur titre de 1991. Les Penguins étaient toutefois décimés par les blessures, notamment à Mario Lemieux et Joe Mullen. 

Les 3 meilleurs attaquants des Lumberjacks vinrent donc former ce qui devint la ''Muskegon Line'' à Pittsburgh le temps de quelques matchs. Callander, le premier rappelé, fut celui qui performa le plus avec 1 but et 3 passes en 12 matchs. Michayluk fut rappelé quelques jours plus tard et ne joua donc que 7 matchs, obtenant 1 but et 1 passe. Il s'agissait de ses premiers matchs dans la LNH en presque 10 ans alors que son dernier match avec les Flyers remontait à novembre 1982. Needham ne joua pour sa part que 5 matchs.




Pendant leur absence, les Lumberjacks furent balayés en finale en 4 matchs par les Blades de Kansas City et Callander se sentit un peu triste d'avoir dû laisser ses coéquipiers derrière, mais il réalisait également qu'il s'agissait de l'opportunité d'une vie. Les joueurs de la Muskegon Line virent donc leur nom être gravé sur la Coupe Stanley, car ils jouèrent durant la finale contre Chicago. En fait seulement Callander et Michayluk jouèrent au moins un match en finale, mais Needham obtint malgré tout son nom sur la coupe.

Je crois que l'équipe dut faire pression sur la ligue pour ne pas briser l'esprit de la Muskegon Line, qui était une des histoires ''feel-good'' des médias de Pittsburgh durant ce parcours en séries.


Callander au centre avec la coupe et entouré de Mike Needham (premier à gauche)
et Dave Michayluk (premier à droite de Callander).
Ah et aussi quelques autres joueurs peu importants comme Larry Murphy, Jaromir Jagr et Mario Lemieux


Maintenant agent libre après cette conquête, Callander signa avec la nouvelle équipe du Lightning de Tampa Bay durant l'été 1992. Il joua quelques matchs avec le Lightning en début de cette saison inaugurale, mais n'obtint que 1 but et 1 passe en 8 matchs et fut renvoyé dans les mineures, cette fois avec les Knights d'Atlanta, toujours dans la IHL. Après cette seule saison dans l'organisation du Lightning, il décida de retourner exclusivement avec les Lumberjacks. Cependant, la finale de 1992 furent les derniers matchs de cette franchise à Muskegon alors que l'équipe déménagea ensuite dans un plus grand aréna, à Cleveland.

La IHL était alors en pleine expansion et occupait de plus en plus de gros marchés comme Las Vegas et Chicago, laissant en plan des plus petites villes du midwest comme Muskegon. Les salaires et les conditions s'améliorèrent dans cette ligue qui pensait même pendant un moment à compétionner directement avec la LNH comme circuit majeur (voir texte du 28 janvier 2016). Il faisait donc beaucoup de sens pour un joueur vedette dans cette ligue de signer exclusivement avec une équipe et non pas un contrat incertain à deux volets avec une équipe de la LNH.

Callander continua donc son chemin dans la IHL en Ohio et retrouva une fois de plus son comparse de toujours, Dave Michayluk. Ce dernier joua avec les Lumberjacks jusqu'à sa retraite en 1997, tandis que Callander y joua jusqu'en 2000. Au passage, les deux continuèrent d'empiler les buts et les points jusqu'à cimenter leur légende éternelle dans les livres d'histoire de la IHL et des circuits mineurs. Michayluk, qui obtint 8 saisons de suite de plus de 100 points dans cette ligue, termina sa carrière au premier rang des marqueurs de l'histoire avec 547 buts. Callander termina au 2e rang pour les pointeurs derrière Len Thornson (voir texte du 29 oct. 2016), mais figure au premier rang si on combine les points en saison et en séries avec une récolte de 1402 points.

Une petite parenthèse ironique se produisit pour eux en 1994 lorsque les joueurs des Lumberjacks furent utilisés pour occuper le rôle des Blackhawks de Chicago dans le film ''Sudden Death'' avec Jean-Claude Van Damme. Callander et Michayluk durent donc en quelque sorte re-créer la finale de 1992, mais cette fois-ci dans le camp ennemi...

Il demeura à Cleveland suite à sa retraite, d'abord comme assistant-entraîneur avec les Lumberjacks en 2000-01 soit la dernière année d'existence de la IHL. Il gradua ensuite dans la AHL avec les Aeros de Houston, mais revint plus tard à Cleveland dans la nouvelle organisation des Monsters de Lake Erie. Il demeure à ce jour dans l'organisation, où il occupe plusieurs chaises comme celle du directeur senior des affaires hockey en plus d'être assistant-entraîneur et analyste à la télé locale. Par contre, il n'occupe cette fonction que durant les matchs locaux et non pas sur la route.

Malgré qu'il n'a jamais joué avec les Monsters, son numéro 15 fut retiré l'équipe pour ses années passées avec les Lumberjacks et son implication dans le hockey mineur dans la région. Son numéro fut également retiré par les Pats de Regina.

En 109 matchs dans la LNH, il obtint 22 buts et 29 passes pour 51 points.
En 1054 matchs dans la IHL, il obtint 477 buts et 769 passes pour 1242 points en saison régulière et 73 buts et 87 passes pour 160 points en séries.


Sources:
wikipedia
Hockey DB
Eliteprospects
Has it really been 25 years since the Muskegon line helped win the Stanley Cup?, The Times, 23 avril 2017
League passes into history, The Globe and Mail, 13 juin 2001
Cleveland Lumberjacks: The Land’s Last IHL Team, The Sin Bin, 7 janvier 2020

mardi 30 juin 2020

Séquences vidéos cultes




Depuis que j'ai ouvert mon compte Youtube en 2006, j'ai amassé une quantité considérable de vidéos dans mes favoris et j'y retourne de temps à autres par nostalgie. Plusieurs ont été effacés depuis le temps mais j'y retrouve toujours quelques perles.

J'ai donc pensé en repartager quelques-uns ici, et j'ai choisi les 10 meilleurs (11 en fait) que j'ai pu retrouver, soit quelques-uns de mes moments de hockey favoris depuis que je suis fan.


1. Darren Helm contre les Blackhawks - 2008



Ce vidéo d'un jeune Darren Helm durant un match des séries contre Chicago en 2008 est tout simplement phénoménal. Seul contre 4 et même 5 joueurs des Blackhawks lors d'un désavantage numérique, il tricota avec la rondelle dans le territoire ennemi et gagna de précieuses secondes en plus d'obtenir une chance de marquer. Il reçut des louanges des commentateurs, de ses coéquipiers et de la foule de Detroit qui lui fit même une ovation debout. Il marqua également le but vainqueur en prolongation. Tout simplement génial et j'ai toujours apprécié Helm depuis ce temps, faisant de lui une acquisition primordiale au jeu NHL depuis maintenant plus de 10 ans.


2. Le parcours cendrillon des Oilers en 2006



Flashback de 2006. La LNH est de retour en pleine force après un arrêt d'un an et est en train de me reconquérir avec des séries plus que mémorables. À l'époque j'étais en remise en question professionnelle et personnelle et j'avais une jobine dans un dépanneur où je travaillais souvent de soir et de nuit. Une des choses qui m'a aidé à passer au travers durant le printemps 2006 fut le parcours des Oilers en séries. Comme je terminais souvent de travailler vers 21h, c'était très réconfortant d'aller ensuite regarder les matchs dans l'ouest qui commençaient à 22h à CBC. Ce montage vidéo toujours en ligne depuis 2006 récapitule les 3 premières rondes de ces séries soit leur première ronde contre les champions de la saison régulière, les Red Wings et ensuite les Sharks en 2e ronde et les Mighty Ducks (dernière année sous ce nom) en finale de conférence.

Le grand héros de ces séries fut Fernando Pisani qui sortit de nulle part et obtint 14 buts. Cependant ne riez pas de moi mais mon préféré de ces séries fut Sergei Samsonov... Il était tout simplement magistral durant ces séries (sauf en finale) et vous pouvez voir plusieurs de ses meilleurs moments dans ce vidéo, surtout deux magnifiques passes dont celle sur le but éliminateur dans le match #6 contre Detroit (à 1:50) et une autre encore meilleur contre les Ducks (à 7:53). Il y eut également son but égalisateur lors du 4e match en deuxième ronde alors qu'il sortait du banc des pénalités (à 3:26). Remarquez bien l'ambiance électrique durant les fractions de secondes avant que Samsonov enfile la rondelle dans un filet désert. Quel mauvais move de Toskala quand même... Le ''Do you believe what you've just seen?'' De Jim Hughson est aussi incroyable...

Vous pouvez imaginer ma joie lorsqu'il s'amena ensuite à Montréal durant l'été... et ma déception par la suite lorsqu'il joua comme un pied...

Mais bref ce vidéo ''feel good'' joua en boucle durant plusieurs mois chez moi et je me le reclanche presque annuellement. Il contient tellement de beaux jeux, de beaux buts et même 3 buts en échappée par Michael Peca... Il n'inclut pas la finale (perdue tragiquement en 7 matchs contre la Caroline) mais c'est peut-être mieux ainsi... Cette équipe montée bizarrement après le lock-out avec plein de joueurs de location (Pronger, Peca, Spacek, Samsonov) fut totalement démantelée durant l'été et ne sont pas revenus en séries avant 2017...


4. Le ''No look pass'' de Gretzky à Kurri - 1983



Toujours dans la thématique Oilers mais pas mal plus loin dans le temps, on retrouve ce but de Jari Kurri durant les séries de 1983 contre les Blackhawks. J'avais souvent vu ce fameux but et cette fameuse ''No Look Pass'' dans plusieurs montages et cassettes VHS sur la carrière de Wayne Gretzky et ce but de Kurri est selon moi le meilleur exemple de l'incroyable talent de passeur de Wayne et de sa réputation d'avoir ''des yeux tout le tour de la tête''.

Son sens de l'anticipation et surtout son incroyable chimie (pour ne pas dire synergie) avec Kurri sont aussi parfaitement démontrés ici. Wayne savait instinctivement où allait et où devait être Kurri et il a ainsi effectué selon moi la meilleure passe ''à l'aveuglette'' jamais vue.

Mais avec Gretzky on était jamais sûr de rien. À l'aveuglette c'était peut-être faux vu qu'il avait des yeux tous le tour de la tête...


5. Le 3e but d'Eric Desjardins en finale - 1993



Toujours dans la thématique ''séries'' et ''Wayne Gretzky'' mais cette fois-ci dans une cause perdante pour Wayne, on retrouve ici le but vainqueur d'Eric Desjardins en prolongation lors du 2e match de la finale de 1993 contre les Kings, ce fameux match du bâton illégal de Marty McSorley. Ce but complétait la remontée des Canadiens et le tour du chapeau de Desjardins, toujours le seul défenseur de l'histoire à avoir marqué 3 buts lors d'un match en finale.

Sur ce but j'ai toujours apprécié le travail dans l'ombre effectué par Benoit Brunet, un joueur dont on est davantage habitué à critiquer pour ses années comme commentateur à RDS. Malgré que oui il était mauvais dans ce rôle, j'ai toujours eu de la sympathie (ou appelez ça de la pitié) pour lui car je respectais toujours l'ex-joueur qu'il était et cet extrait y est pour beaucoup car c'est lui qui initia d'abord l'attaque et fit d'abord une belle passe arrière à Desjardins.

Il était ensuite bien placé pour retrouver la rondelle après ce lancer trompeur de Desjardins qui avait raté la cible et qui avait rebondi bizarrement sur la baie vitrée et l'arrière du filet. Pendant que les joueurs totalement désemparés des Kings courraient comme des poules pas de tête après la rondelle, Brunet avait tout l'espace voulu pour repérer la rondelle et la remettre à Desjardins qui avait désormais le temps de mieux viser avec son deuxième tir.

Que de bons moments.


6. Le but de ''JY-O Sakic'' en finale olympique - 2002


(Le vidéo ne fonctionne pas sur Blogger.... cliquez sur le ''Watch on Youtube'' pour le voir

Dans la même veine de vidéos qui vous donne la chair de poule, voici le but de Joe Sakic durant la finale olympique de 2002. Il est rare de voir un but d'assurance aussi excitant. Mais il ne s'agit même pas du but d'assurance alors que le Canada menait déjà 4-2 à ce moment-là. Il s'agit plutôt du but ''coussin'' ou de ''double-assurance'' si vous voulez...

Le brio du commentateur Bob Cole et son fameux ''JY-O SAKIC'' combiné à l'excitation de Gretzky dans les estrades fut un des meilleurs moments de hockey que j'ai pu voir en direct à la télévision.


7. Alex Kovalev vs. Darcy Tucker - 2006




Un excellent moment d'une rivalité Montréal/Toronto qui fait souvent défaut et un des meilleurs moments de Kovalev à Montréal lorsqu'il se vengea rapidement du coup salaud de Darcy Tucker en lui assénant un coup encore plus salaud.


8. Le retour de Mario Lemieux - 2000



Un match mémorable durant des temps obscurs comme fans de hockey (particulièrement les années 1999 et 2000). Moi et quelques amis du CEGEP nous étions même rassemblés chez moi durant le congé de Noël pour regarder ce premier match de Mario après l'annonce de sa sortie de retraite soit le 27 décembre 2000. Il récolta 3 points lors de ce match et un incroyable 76 points en seulement 43 matchs durant une époque où on avait de la difficulté à amasser 50 buts ou 100 points en une saison. Nous étions vraiment contents moi et mes chums d'assister à ce premier but et également au retour (temporaire) du fameux duo Jagr-Lemieux.


9. Les intros de NHL 98 et NHL 99





Deux classiques. Si vous avez déjà vu ma rétrospective sur la série, vous savez que j'adore ces intros.

Je voulais au départ seulement parler du but de Doug Weight (premier extrait dans l'intro de NHL 99) mais ça m'a inévitablement rappelé ces intros et le but de Weight est désormais indissociable de cette intro dans ma tête. Et je préfère malgré tout celle de NHL 98 alors j'ai inclus les deux ici... Je ne comprends pas pourquoi EA Sports ne font plus de tels vidéos dans leurs dernières éditions...


10. P.K. Subban qui anéantit Brad Marchand - 2010



Voici en terminant un des meilleurs moments de Subban à Montréal...




dimanche 28 juin 2020

Upper Deck 93-94 (2e partie)




J'ai écrit il y a quelques années un billet sur ma série préférée de tous les temps, les Upper Deck 93-94. Je retourne souvent à cette série dès que j'ai un feeling nostalgique de 1993 ou bien lorsque je parle d'un joueur dont je me rappelle la carte de cette magnifique série.

Ces temps-ci je suis en train de garnir la banque de photo pour notre nouveau compte Instagram (cliquez ici pour allez vous abonner) et je me devais d'en prendre de mon cartable d'UD 93-94. Comme je possède la série presque au complet, j'avais beaucoup de coups de coeur à choisir mais je ne pouvais pas attendre de les publier sur Instagram à coup d'une par jour car je préfère varier et pas parler d'une seule série. Je vais donc exorciser ce besoin de parler de ces cartes et continuer mon billet de 2015 ici avec une deuxième partie. 


Premièrement voici quelques cartes où vous pouvez voir le meilleur aspect de cette série, soit la qualité des photos et les couleurs éclatantes. Le tout accentué par le design épuré et efficace de la série cette année-là:

J'adore celle-ci de Martin Rucinsky pour la belle vue de la foule et du banc des joueurs au Colisée de Québec à l'arrière-plan en plus d'un caméo d'Eric Desjardins


Et un caméo de Reggie Savage à l'arrière.


Un des joueurs cultes de mon collègue Martin ITFOR qui défend la cage de l'avatar de mon autre collègue Kirk McLean. Une superbe carte.


L'arrière de la carte a plutôt l'air d'une O-Pee-Chee de 1983


Toujours adoré cette carte depuis ma jeunesse. Craigwell a l'air de faire une savate à qui je crois être Alexei Zhitnik.


Encore des couleurs éclatantes à l'arrière et caméo de Vincent Damphousse


Un moustachu culte avec sa nouvelle équipe





Superbe photo de Todd Krygier en accélération avec le banc des Rangers en arrière-plan


Toujours adoré l'endos avec Krygier qui essaie de faire prendre un 4 minutes à l'autre équipe


Un autre de nos joueurs cultes avec (je crois) encore Slegr à l'arrière-plan


Superbe photo en action à l'endos avec Tommy Sodderstrom des Flyers et sa grille géante.


Des cartes de l'expansion de 1993





Les cartes de gardiens font partie des meilleures de la série, en-voici quelques-unes:

Toujours adoré cette carte de John Blue en train de se faire scorer.


On a pas beaucoup revu John Blue par la suite. Il jouait avec Frank Pietrangelo à l'Université du Minnesota.


Un des préférés de Kirk McLean




Un caméo de Curtis Leschyshyn






J'aurais inversé les photos sur cette carte de Felix Potvin. Celle-ci est splendide.


Superbe close-up du masque de McLean


Une autre superbe photo à l'arrière qui est pratiquement meilleure que celle à l'avant. Caméo d'un autre membre de nos biographie en Doug Lidster.


J'ai trop de cartes dont je veux parler je vais donc diviser ça en deux parties. Terminons ici avec quelques joueurs vedettes:

Superbe photo en action. Je vous invite à trouver la rondelle...




Magnifique. Un ptit deux que la puck a rentré...


Caméos de Rick Tocchet, Kevin Stevens et le soigneur des Penguins. Les Penguins avaient l'air méchants dans ces années-là et cette carte ne faisait que confirmer mon feeling...


C'est pas 3 joueurs des Mighty Ducks de 1993-94 qui vont arrêter Joe Nieuwendyk




Drôle de photo en ''fish-eye''


En terminant je suis trop paresseux pour aller trouver qui est le joueur des Blues qui fait un caméo à l'arrière. J'accorderai une demande spéciale au premier lecteur qui me trouve la réponse...

vendredi 26 juin 2020

Joueur oublié des 90's #33 - Frank Pietrangelo





Né le 17 décembre 1964 à Niagara Falls en Ontario, Frank Pietrangelo n'eut qu'une carrière relativement courte et principalement comme gardien adjoint dans la LNH mais il eut  tout de même l'opportunité de briller au bon moment et de laisser sa place dans le folklore sportif de Pittsburgh. 




Après avoir débuté dans le junior B avec les Canucks de Niagara Falls, Pietrangelo joua ensuite dans le junior A avec les Warriors de Brampton. Désirant se faire remarquer davantage dans l'espoir d'être repêché, il opta de prendre l'avenue des universités américaines. Il reçut des offres d'une vingtaine d'équipes intéressés mais s'enrôla finalement avec les Golden Gophers de l'Université du Minnesota car il s'agissait d'une des universités qui formaient le plus de futurs joueurs dans la LNH. Il était cependant le seul canadien de l'équipe, elle qui ne recrutait que très rarement hors de l'état du Minnesota.

Il obtint le poste de partant avec les Gophers et termina sa première saison en 1982-83 avec une fiche de 15-6-1. Les Penguins de Pittsburgh furent assez impressionnés pour tenter leur chance avec lui en le repêchant en 4e ronde (63e) au total du repêchage de 1983. Mais comme plusieurs joueurs universitaires (comme son coéquipier Corey Millen avec les Gophers), il n'était pas considéré comme un espoir de haut niveau et il était bien établi qu'il compléterait ses 4 années d'université avant de devenir professionnel.

Il joua donc 3 autres années avec les Gophers mais ne connut pas d'aussi bonnes saisons que sa première en 82-83 et l'équipe commença à partager le filet avec d'autres gardiens. Il retrouva toutefois sa forme d'antan à sa dernière année avec une fiche de 15-7-0.

Diplôme en poche mais jamais signé par les Penguins ou une autre équipe, Pietrangelo se chercha du boulot pour la saison 1986-87. Heureusement pour lui, son beau-frère était l'ancien joueur des Whalers Rick Ley qui était désormais entraîneur-chef des Lumberjacks de Muskegon dans la IHL. Il fut donc signé par les Lumberjacks et connut une très bonne saison en 1986-87 avec une fiche de 23-11-0 en 35 matchs. Coïncidemment, les Lumberjacks étaient aussi le club-école des Penguins. Ces derniers retrouvèrent donc Pietrangelo sur leur radar et le signèrent enfin pour la saison 1987-88. 

Il obtint quelques départs avec les Penguins au début de la saison mais fut finalement renvoyé à Muskegon après 3 défaites consécutives. Il fut ramené à la mi-janvier et connut de meilleurs moments avec l'équipe, devant même un favori de la foule. Il connut en tout une fiche de 9-11-0 lors de cette première saison au sein d'une équipe douée en offensive mais pourrie en défensive qui peinait à bâtir une équipe compétitive autour de Mario Lemieux. 

Les Penguins avaient également des problèmes dans les buts et sentaient de la pression des fans pour obtenir un véritable gardien numéro un. Il y avait des rumeurs que l'équipe était en tête du derby Andy Moog durant la saison, lui qui était en bris de contrat avec les Oilers. Cependant les Penguins refusèrent les demandes de Glen Sather et le jeu inspiré de Pietrangelo vint calmer un peu leur sentiment d'urgence et ils ne firent pas l'acquisition de Moog qui prit finalement le chemin de Boston.

Pietrangelo ne devint toutefois jamais le numéro un des Penguins alors que ces derniers firent finalement leur move en novembre 1988 lorsqu'ils se portèrent acquéreur du gardien Tom Barrasso des Sabres de Buffalo. Pietrangelo devint donc l'adjoint de Barrasso mais fut également en compétition avec Wendell Young pour ce poste, partageant donc les deux saisons suivantes entre Pittsburgh et Muskegon. En 1989-90, Barrasso fut blessé pendant la moitié de la saison mais c'est Young qui obtint la faveur de l'entraîneur pour le remplacer. À l'aube de la saison 1990-91, Pietrangelo désirait plus de stabilité et en avait assez du va-et-vient dans les mineures. Il considéra des offres pour aller jouer en Italie mais les Penguins lui offrirent finalement un contrat à un volet et optèrent pour une rotation à trois gardiens en 1990-91 où Pietrangelo obtint une fiche moyenne de 10-11-1.

À l'aube des séries de 1991, Young fut blessé à son tour et sa saison était terminée. C'est donc Pietrangelo qui obtint le poste d'adjoint. Il eut finalement sa chance de briller lors de cette première participation en séries de sa carrière. En retard de 3-2 dans leur série de première ronde contre les Devils et avec Barrasso blessé, les Penguins donnèrent les rênes à Pietrangelo pour le 6e match où ils durent également faire sans les services de leur défenseur étoile Paul Coffey. Avec une mince avance de 2-1 en fin de première période, les Penguins furent pénalisés lorsque Pietrangelo obtint une pénalité pour avoir retardé le match.

Durant ce désavantage numérique, Pietrangelo se racheta en attrapant miraculeusement avec sa mitaine un tir à bout portant de Peter Stastny qui avait une cage déserte devant lui. Stastny, les joueurs des Devils et les fans croyaient d'ailleurs tous qu'il s'agissait d'un but certain et avaient même les bras en l'air avant de constater que la rondelle était dans la mitaine de Pietrangelo.



Surnommé jusqu'à ce jour ''The Save'' par les fans des Penguins, cet arrêt sembla couper les jambes des Devils qui s'inclinèrent finalement 4-3 lors de ce match. Pietrangelo blanchit ensuite New Jersey 4-0 lors du 7e match et les Penguins remportèrent la série. Il débuta ensuite la 2e ronde contre les Capitals où il joua les deux premiers matchs et garda les Penguins dans le coup. Barrasso put ensuite revenir alors que la série n'était qu'à 1-1. 

Il eut également la chance de jouer en finale, soit lors du 5e match contre les North Stars alors que la série était égale 2-2. Barrasso fut plaqué par Basil McRae en fin de première et Pietrangelo garda donc le reste du match qui se termina 6-4 pour Pittsburgh. Les Penguins l'emportèrent finalement le match suivant avec Barrasso de retour dans les buts mais Pietrangelo eut la chance de jouer et de performer au bon moment en tant qu'adjoint et s'était pleinement mérité cette bague en 1991.

Mark Recchi en compagnie de Pietrangelo en 1991


Les choses se dégradèrent toutefois pour Pietrangelo à Pittsburgh alors qu'il n'avait pas la même faveur avec le nouvel entraîneur des Penguins Scotty Bowman en plus de rater plusieurs matchs à cause d'une blessure au dos en 1991-92. Il ne joua qu'un seul match pour Bowman après cette blessure et les Penguins firent également une autre transaction impliquant un gardien lorsqu'ils acquirent Ken Wregget des Flyers dans un blockbuster à trois équipes impliquant Coffey, Mark Recchi, Rick Tocchet et plusieurs autres. Il ne joua donc que 5 matchs durant cette saison et frustré de jouer aussi peu, il demanda au DG Craig Patrick de l'échanger à une équipe où il aurait la chance de devenir numéro un. Patrick acquiesça à sa demande en mars 1992 lorsqu'il fut envoyé aux Whalers de Hartford pour des considérations futures.
Beaucoup de gens (dont moi-même au départ) ont souvent confondu cet échange avec celui avec ces même Whalers qui amena Ron Francis à Pittsburgh en mars 1991. Cependant comme vous avez pu voir, Pietrangelo était toujours avec les Penguins et donc coéquipier de Francis lors de leur première coupe en 1991. L'échange était en fait constitué de John Cullen, Zarley Zalapski et Jeff Parker qui prirent le chemin de Hartford en retour de Francis, Ulf Samuelsson et Grant Jennings.

Les Penguins et les Whalers étaient d'ailleurs de fréquents partenaires d'échange. On confond également les joueurs impliqués dans l'échange de Francis avec un autre échange 1 contre 1 entre les deux équipes en décembre 1990 lorsque les Penguins envoyèrent Rob Brown aux Whalers en retour de Scott Young...

L'échange de Pietrangelo fut d'ailleurs plus compliqué car les deux équipes ne purent ensuite s'entendre sur ces ''considérations futures''. Les Penguins désiraient un choix de 3e ronde ainsi que le gardien Kay Whitmore tandis que les Whalers s'y refusaient et offraient seulement deux choix (3e et 4e ronde) en 1994 et la cause alla en arbitrage. L'arbitre (peut-être par pitié dû à l'échange Francis) trancha finalement en faveur des Whalers, probablement pour tenter d'égaliser le score en ce qui concerne les transactions gagnées entre les deux équipes...

Les Whalers étaient toujours compétitifs à ce moment-là mais leur tandem constitué de Peter Sidorkiewicz et Kay Whitmore éprouvait des difficultés. Ils étaient en pourparlers constants avec les Devils pour faire l'acquisition du gardien Sean Burke qui était alors en grève et jouait dans la IHL avec les Gulls de San Diego. Ces négociations traînèrent et les Whalers durent finalement se rabattre sur Pietrangelo comme renfort pour les séries. Pietrangelo termina donc la saison 1991-92 avec les Whalers et obtint une fiche de 3-1-1 en 5 matchs et fut le partant des siens pour les séries où ils s'inclinèrent en 7 matchs contre Montréal, soit la dernière participation aux séries de l'histoire de la franchise à Hartford.


La saison 1992-93 fut ensuite horrible pour Pietrangelo alors qu'il ne devint jamais numéro un car l'équipe obtint finalement Burke des Devils durant la saison morte. Il joua 30 matchs et ne put faire mieux qu'une fiche de 4-15-1 au sein de cette équipe qui commençait son processus de reconstruction. Sa saison 1993-94 ne fut pas meilleure et après l'acquisition du gardien Jeff Reese des Flames en novembre 1993, Pietrangelo fut envoyé dans les mineures avec les Indians de Springfield. Il ne fut rappelé que pour un seul dernier match en mars 1994.

Il fut libéré par les Whalers mais se retrouva un poste avec les Islanders de NY comme agent libre. Il ne joua cependant que quelques matchs pré-saison avant d'être libéré et envoyé au Moose du Minnesota dans la IHL. Il se blessa ensuite au pouce et aux genoux durant cette saison et dut se faire opérer. Il opta alors pour la retraite ou plutôt une sabbatique puisqu'il décida d'enfin faire le saut en Italie après plusieurs années à avoir mis ce plan de côté. Alors que ses parents sont originaires d'Italie, il avait toujours comme plan B de jouer là-bas et avait même la double nationalité depuis 1988. Avec un nouvel entrain et un bilan de santé positif, il signa donc avec le HC Balzano pour la saison 1996-97 avec qui il remporta le championnat Italien lors de sa première année.

Il partagea ensuite la saison 1997-98 en Italie avec le HC Asiago et en Allemagne avec le club Kaufbeurer Adleren première division. Désirant ensuite évoluer dans un marché anglophone pour l'éducation de ses enfants, il signa avec le Storm de Manchester en Angleterre. Il remporta de nouveau un championnat lors de sa première saison avec le Storm mais les blessures le rattrapa lors des saisons suivantes et il prit sa retraite définitive en 2001.

Il devint ensuite agent de joueur et se porta plus tard acquéreur de son premier club junior dans sa ville natale, les Canucks de Niagara Falls où il occupe également le poste d'entraîneur-chef. Il y entraîna d'ailleurs son fils Dylan et sa fille Paige et les deux graduèrent comme leur fils dans la NCAA. Son neveu est le défenseur et capitaine des Blues, Alex Pietrangelo, qui ramena la coupe Stanley dans la famille en 2019.

En 141 matchs dans la LNH, Frank obtint une fiche globale de 46 victoires, 59 défaites et 6 matchs nuls.


Sources:
Hockey draft Central
Greatest hockey legends
The Strangest one of all
NHL.com
WHALERS ACQUIRE PIETRANGELO, Hartford Courrant, 11 mars 1992
Manchester Storm
Stanley Cup winner returned to Niagara Falls to buy junior team, Niagara Falls Review, 4 oct 2017