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mardi 21 juillet 2026

Gord Smith


   


Né le 17 novembre 1949 à Perth en Ontario, le défenseur Gord Smith fit ses classes au sein des Braves de Brockville et des Royals de Cornwall avant d'être sélectionné en 5e ronde (59e au total) au repêchage de 1969 par les Rangers de New York.

Le frère aîné du légendaire gardien Billy Smith ne jouera toutefois jamais pour les Rangers, son parcours avec eux se limitant à un court séjour de 5 matchs avec leur club-école de la CHL, les Knights d'Omaha, qu'il rejoignit pour les séries du printemps 1970 et qu'il aida à remporter le championnat. Après cette seule saison, il fut libéré par les Rangers et il signa alors avec les Kings de Los Angeles, le même club qui repêcha initialement son frère Billy.

Les deux frères ne jouèrent toutefois jamais ensemble, alors que Gord fut prêté aux Blades de New Haven de la EHL tandis que Billy débuta son parcours professionnel avec les Kings de Springfield dans la AHL. Après deux saisons à New Haven, les Kings l'assignèrent à son tour à Springfield, mais à ce moment, Billy avait été sélectionné au repêchage d'expansion par les Islanders et on connaît la suite dans son cas.

Gord joua deux saisons à Springfield et devint un des meilleurs défenseurs de la ligue, terminant au premier rang des défenseurs de la AHL avec 67 points en 1973-74, ce qui lui valut le trophée Eddie Shore, remis au meilleur défenseur du circuit, ainsi qu'une sélection sur la première équipe d'étoiles. Cependant, comme avec les Rangers, il ne joua jamais avec le grand club.

C'est finalement en 1974-75 qu'il put graduer dans la LNH, alors qu'il fut également repêché par un club d'expansion, les Capitals de Washington. Il fit donc ses débuts dans la LNH en même temps que les Capitals, participant au match inaugural de l'équipe le 9 octobre 1974 contre son ancienne équipe, les Rangers. 

Comme vous savez, les Capitals de 1974-75 représentent la pire fiche de l'histoire de la LNH avec un record de médiocrité de 8–67–5 et un autre record de 446 buts accordés. Gord termina cette première saison dans la LNH avec une fiche de 3 buts et 8 passes en 63 matchs ainsi qu'un différentiel de -60.

Gord évolua avec les Capitals jusqu'en 1979, alternant parfois entre le grand club et le club-école. Sa meilleure saison fut celle de 1977-78 qu'il termina avec 4 buts, 11 points et un différentiel de -20. Il fut également nommé capitaine par intérim durant quelques matchs. 

Au même moment, la carrière de son frère prenait son envol spectaculaire à Long Island. Mais pour sa part, Gord en était à ses derniers milles dans la grande ligue. Il fut laissé sans protection par les Caps après la saison 1978-79. Des premiers Capitals de l'édition inaugurale de 1974-75, seul son partenaire en défense Yvon Labre aura joué plus de matchs avec l'équipe, se retirant du jeu en 1981 et devenant le premier joueur de l'équipe à avoir son numéro retiré.

Faisant leur entrée dans la LNH en 1979-80, les Jets de Winnipeg le sélectionnèrent au repêchage d'expansion de 1979.

Le vétéran défenseur ne fit toutefois pas long feu dans la LNH par la suite. Il débuta la saison avec les Jets mais après avoir été blanchi au pointage après les 13 premiers matchs de l'équipe, il fut cédé au club-école de Tulsa dans la CHL. 

Malgré que ses droits furent retournés aux Rangers, il ne revint jamais dans la LNH. Il joua les trois saisons suivantes dans la AHL avec trois clubs différents, les Nighthawks de New Haven, les Indians de Springfield et les Mariners du Maine. Il tira finalement sa révérence après la saison 1982-83.

Après sa retraite, il devint recruteur pour différentes organisations et brièvement entraîneur dans la ligue britannique.

En 299 matchs dans la LNH, Gord Smith récolta 9 buts et 30 passes pour 39 points ainsi que 284 minutes de pénalité.

En plus de Gord et Billy, la famille Smith comprenait également le frère cadet Jack Smith, qui, comme ses deux frères, évolua avec les Royals de Cornwall au niveau junior. Jack joua quelques saisons dans la EHL et au niveau sénior sans jamais se rendre dans la LNH.

lundi 6 juillet 2026

Larry Lozinski

 

Larry Lozinski est originaire d’un village de Saskatchewan qui s’appelle Hudson Bay. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas situé sur le bord de la baie d’Hudson. Son nom est plutôt relié à la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui y a déjà eu un poste de traite. 

Gardien des Bombers de Flin Flon dans la Ligue de l’ouest canadien (la dernière année où la ligue s’est appelée ainsi, puisqu’elle perdit son ″canadien″ en 1978-79 suite à l’ajout d’équipes basées aux États-Unis), il fut repêché par les Red Wings avec un lointain choix de 14e ronde (219e au total) en 1978. Comme il avait à moment déjà presque 20 ans, il passa directement au Red Wings de Kansas City. Il joua peu, puisqu’il se retrouva derrière l’ancien gardien des affreux Capitals des débuts et futur Nordique Ron Low. 

En 1979-80, il se retrouva avec les Wings de Kalamazoo de l’IHL. Lozinski y eut beaucoup plus de temps de glace (69 matchs) et remporta le trophée James Norris comme meilleur gardien de la ligue. Il aida également l’équipe à remporter la Coupe Turner. 

Les Red Wings ont débuté la saison 1980-81 avec deux vétérans devant les buts : Jim Rutherford et Gilles Gilbert, acquis de Boston. Rutherford fut toutefois échangé aux Maple Leafs le 4 décembre. Si Lozinski fut rappelé, l’entraîneur Wayne Maxner (qui venait de remplacer Ted Lindsay derrière le banc d’une équipe des Wings encore mauvaise, une constante à l’époque) mit du temps à lui faire appel. Suite à l’échange, Gilbert joua les 9 matchs suivants. Si on ajoute les 3 autres avant la transaction, cela signifie que Gilbert a joué 12 matchs consécutifs.

C’est finalement le 27 décembre que Lozinski eut son baptême de feu, alors que Maxner l’envoya dans l’action contre une jeune équipe montante, les Oilers de Wayne Gretzky, à Edmonton. Tout de même particulier comme moment pour lui faire débuter sa carrière. C’était un peu comme le jeter en pâture… 

Même si les jeunes Oilers avaient un début de saison ordinaire, il demeure que le fait que Lozinski put les limiter à une nulle de 4-4, même avec une équipe faible devant lui, n’était tout de même pas si mal. À noter que Gretzky a obtenu trois passes dans ce match. 

Cette performance a donc donné confiance à l’entraîneur à confier le filet de nouveau à Lozinski le lendemain à Winnipeg. Toutefois, après 3:13 en première période, les pourtant misérables Jets (2-26-7) avaient déjà pris les devants 2-0 sur des buts de Kris Manery et Morris Lukowich. Maxner retira donc Lozinski pour utiliser Gilbert. Ce dernier sauva les meubles et les Wings l’emportèrent 4-3. 

La suite fut assez typique d’un gardien qui joue avec une équipe de bas de classement. Il y eut de bons moments, comme sa première victoire, 4-1 contre Calgary le 10 janvier. Toutefois, les Flames prirent leur revanche à Calgary cinq jours plus tard, alors qu’ils les blanchirent 10-0, une raclée que Lozinski partagea avec Gilbert. 

Quelques jours plus tard, Détroit se rendit à Los Angeles, où les Kings avaient une bonne saison. Gilbert prit le filet dans un match où les Wings causèrent une certaine surprise en prenant les devants 2-1. Par contre, après 7 minutes en deuxième période, Gilbert se blessa à la hanche et Lozinski prit le but. La suite ne fut pas très élégante. Menés par la Triple couronne (le trio de Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor), les Kings marquèrent 10 buts et l’emportèrent 11-4. Simmer accumula 5 points, alors que Dionne et Taylor en eurent quatre chacun. 

Malgré cette performance laborieuse, la blessure à Gilbert permit à Lozinski de voir passablement d’action. Il joua entre autres lors du match du 28 janvier qui fut nommé la partie inaugurale, suite à la fin de la rénovation du Colisée de Québec. Ce duel, qui fut qualifié d’ennuyeux et qui a inclus une bagarre générale, s’est terminé par un match nul de 2-2. Seul Robbie Ftorek est parvenu à déjouer (deux fois) Lozinski chez le club hôte. 

Avec le retour de Gilbert de sa blessure, le temps de jeu de Lozinski revint ensuite à un niveau plus modeste. Il termina tout de même sa saison 1980-81 en jouant 30 matchs. Sa fiche fut de 6-11-7 et sa moyenne de 4,27. 

La saison suivante, il fut dépassé dans la hiérarchie par l’arrivée du québécois Corrado Micalef, qui seconda Gilbert. En décembre, les Wings firent l’acquisition de Robert Sauvé dans un échange monstre. En plus de Sauvé, Danny Gare, Jim Schoenfeld et Derek Smith se dirigèrent vers le Michigan. En retour, les Wings cédèrent aux Sabres Dale McCourt, Mike Foligno et Brent Peterson. Il n’y avait donc plus vraiment d’espace pour Lozinski, qui passa l’entièreté de la saison dans la Ligue américaine avec les Red Wings d’Adirondack. 

En 1982-83, ce fut Greg Stefan qui passa devant lui et il demeura encore dans la LAH. En fait, il ne revint jamais dans la LNH. 

En 1983-84, même avec Adirondack il n’y avait plus de place pour lui. Il joua une dernière saison avec les Wings de Kalamazoo. 

Lointain choix au repêchage, il profita tout de même de sa chance et du fait qu’il aboutit au sein d’une équipe faible pour se faufiler jusque dans la Ligue nationale. Bien que ce fut pour une courte période, ça demeure un club sélect. En plus, il eut même sa carte de hockey! 

Sources: 

″When It’s time to work the pits, Maxner’s Wings now respond″, CP, December 29, 1980, Windsor Star, page 14, 

″Bossy not up the usual antics but Wings same hapless team″, Canadian Press, Windsor Star, page 20,

″Plasse, le dépanneur des Nordiques″ de Maurice Dumas, 29 janvier 1981, Le Soleil, page C1, 

hockey-reference.com.

 

mercredi 13 mai 2026

Jean-Marc Pelletier




N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Natif d’Atlanta, en Géorgie (États Unis), Jean-Marc Pelletier est un gardien de but qui a disputé sept parties dans la LNH durant sa carrière, soit une avec les Flyers et six avec les Coyotes.

Québécois d’origine, il est né à Atlanta mais il a grandi à Saint-Lambert où il joua son hockey mineur, avant de partir étudier à l’Université Cornell à dix-sept ans, et aussi bien sûr, pour y jouer avec l’équipe comme deuxième gardien.
 
Même s’il est peu utilisé, il montre de belles promesses et les Flyers l’aiment bien. Ils décident donc de le repêcher avec leur sélection de deuxième tour (30e au total) en 1997, même s’il n’a que seize matchs de la NCAA derrière la cravate.

Pour voir plus de rondelles et s’habituer davantage aux rigueurs d’un calendrier plus rempli, il se joint à l’Océanic de Rimouski pour la saison 1997-98 pour ce qui sera sa seule saison dans la LHJMQ. Dans un club qui compte notamment Vincent Lecavalier et Brad Richards, il se rend jusqu’en finale, mais Rimouski baisse pavillon en quatre matchs face à Val d’Or.

L’année suivante (1998-99), le jeune Américain débute sa carrière professionnelle de façon solide. À titre de gardien numéro un des Phantoms dans la Ligue américaine, il garde le fort durant 47 joutes (2.78, .909%), en plus d’avoir la chance de disputer son premier match dans la LNH.

Le hasard faisant bien les choses, le destin voulut que Pelletier obtienne son premier départ le jour de son 21e anniversaire de naissance, le 4 mars 1999, dans un match à Philadelphie contre les Sénateurs d’Ottawa. Les Flyers perdirent le match 5 à 0, et le jeune cerbère accorda les cinq buts de son équipe, sur les vingt-neuf tirs reçus.

Pelletier venait de jouer sa seule partie à Philadelphie. Il s’aligna à nouveau avec les Phantoms en début de saison suivante mais, en janvier 2000, il fait partie de plusieurs joueurs impliqués dans une transaction qui envoyait notamment Rod Brind’Amour en Caroline. Le joueur d’aujourd’hui fit donc ses valises pour continuer son aventure dans l’organisation des Hurricanes.

Malheureusement, l’ancien de l’Océanic n’obtint aucun départ avec les ‘Canes, passant plutôt son temps dans la défunte Ligue internationale durant deux saisons avec les Cyclones de Cincinnati, pour ensuite en passer une autre avec les Lock Monsters de Lowell dans la Ligue américaine. Malgré tout, Pelletier demeure concentré et montre de très bonnes statistiques durant son séjour avec l’organisation des Hurricanes.

En décembre 2002, il est de nouveau échangé, cette fois aux Coyotes, contre un seul autre joueur : le gardien Patrick DesRochers. Cette transaction est positive pour Jean-Marc Pelletier, qui aura la chance de jouer six matchs dans la LNH avec Phoenix, soit deux lors de la saison 2002-03 (deux défaites) et quatre lors de la saison 2003-04 (une victoire - sa seule dans la LNH - et une défaite).

Il fait également très bien dans la Ligue américaine, cette fois avec les Falcons de Springfield, quand il n’avait pas la chance d’être dans la Grande Ligue. Il continuera de jouer dans la LAH durant deux saisons complètes supplémentaires, mais las d’être pris dans les mineures (il avait été échangé à l’organisation des Panthers depuis), il décide d’aller jouer en Allemagne pour la saison 2006-07, avec les Eagles de Mannheim.



Alors âgé de vingt-huit ans, il aide Mannheim à remporter le championnat de la DEL en remplacement du gardien Robert Müller, malheureusement diagnostiqué d’une tumeur au cerveau en novembre 2006. Dans une fin de saison émotive, Pelletier a été crucial dans la conquête du championnat par les Eagles.
Il part ensuite jouer trois autres saisons avec les Freezers de Hambourg, demeurant un excellent portier  dans une équipe qui n’était pas parmi les plus fortes de la DEL. Il prend sa retraite à l’issue de la saison 2009-10, à l’âge de trente-deux ans.

Peut-être n’a-t-il disputé que sept parties dans le circuit Bettman, mais Jean-Marc Pelletier a tout de même joué près de cinq cent parties au hockey professionnel. Dans la DEL, l’AHL et l’IHL, il a montré une moyenne d’environ 2,86 et un taux d’arrêts de .913% durant ses quelques 476 parties disputées, avec quelques saisons avec des taux supérieurs à .920%.

En plus de son championnat à Mannheim, il a aussi eu l’honneur de représenter les États-Unis au Championnat mondial junior de 1998. L’équipe a terminé la compétition au cinquième rang.




dimanche 15 février 2026

Jake Forbes


 


Le gardien Vernon Vivian Forbes, surnommé « Jake » ou « Jumpin' Jackie » en raison de son style de jeu acrobatique, est né le 4 juillet 1897 à Toronto.

Après avoir fait ses classes au hockey mineur dans divers clubs locaux, il joignit les rangs des St.Pats de Toronto durant la saison 1919-20, devenant le 3e gardien du club durant la saison, ce qui était assez rarissime à l'époque. Il devint numéro un des St.Pats la saison suivante et obtint 13 victoires en 20 matchs, aidant le club à terminer au deuxième rang. Pour la saison suivante, en 1921-22, il désirait une augmentation de salaire à 2500 dollars, ce que les St.Pats refusèrent catégoriquement. Il devint alors le premier joueur de la LNH à sacrifier une saison entière. Ce geste d'insubordination, inédit pour l'époque, s'est soldé par la vente de ses droits à la franchise des Tigers d'Hamilton la saison suivante.

Forbes revint donc en action après une saison perdue et joua les trois saisons suivantes à Hamilton, obtenant des statistiques en conséquence d'être dans le pire club de cette jeune ligue à seulement 4 équipes. Il obtint 6 victoires en 24 matchs en 1922-23 et ensuite 9 en 24 en 1923-24.

La chance des Tigers tourna toutefois lors de la saison 1924-25, le club passant de la dernière à la première place d'une ligue désormais à 6 clubs (arrivée des Bruins et Maroons), s'assurant une place en finale de la Coupe Stanley.

Cependant, les choses tournèrent au vinaigre pour Forbes et les Tigers et on peut imaginer que Forbes fut un des principaux architectes de ce qui allait se passer. Cette saison-là, la ligue avait décidé d'augmenter le nombre de matchs de la saison régulière de 24 à 30 sans offrir de compensation financière supplémentaire aux joueurs.

Menés par leur capitaine Billy Burch, Forbes et ses coéquipiers ont exigé une prime de 200 dollars par joueur pour ces rencontres additionnelles. Devant le refus catégorique des propriétaires et les menaces de suspension du président de la LNH, Frank Calder, les joueurs ont maintenu leur position et refusé de disputer les séries éliminatoires. Cette impasse a conduit à la suspension immédiate de l'équipe, privant Jake Forbes de sa meilleure chance de soulever le prestigieux trophée.

Les conséquences de ce bras de fer ont été permanentes pour le gardien de but. Bien que la franchise ait été rachetée et déménagée pour devenir les Americans de New York, et malgré le fait que Forbes soit resté un pilier de la ligue pendant encore plus d'une décennie, il n'a plus jamais eu l'occasion de jouer des matchs éliminatoires. Après avoir disputé seulement deux matchs de séries lors de sa première année complète en 1921, il a passé le reste de sa carrière au sein d'équipes de bas de classement, accumulant un total de 84 victoires contre 114 défaites. Pourtant, son efficacité individuelle est restée remarquable pour l'époque, comme en témoigne sa moyenne de buts alloués de 2,76 et ses 20 blanchissages.


 
Après quelques saisons difficiles avec les Americans et des détours dans les mineures, il fut libéré en 1930. Il passa la saison suivante dans la ligue Can-Am à l'exception de deux matchs avec les anciens Pirates de Pittsburgh, maintenant nommés les Quakers de Philadelphie, deux matchs qui se soldèrent par des défaites pour cette autre club en difficulté, qui connaîtra d'ailleurs un des pires rendements de l'histoire de la LNH avec une fiche de 4–36–4, soit le 2e pire pourcentage de points de l'histoire à 0.136%.

Les saisons suivantes furent à l'image de la difficile décennie des années 30, avec un parcours nomade dans plusieurs clubs et ligues. Il retourna jouer quelques matchs avec les Americans (son dernier dans la LNH en 1933) mais passa la majorité du temps dans les mineures avec les clubs suivants; Eagles de New Haven (Can-Am), Tigers du Bronx (Can-Am), Bulldogs de Windsor (IHL), Stars de Syracuse (IHL), Indians de Springfield (Can-Am), Tecumsehs de London (IHL) et Cardinals de Rochester (IHL).

Il a finalement pris sa retraite en 1936. En s'éteignant à l'âge de 88 ans en 1985, Jake Forbes était le dernier joueur vivant des Tigers de Hamilton.



mercredi 31 décembre 2025

Lionel Bouvrette

 

Originaire de Hawkesbury, Lionel Bouvrette alla poursuivre ses études à Montréal, dans le but d’éventuellement devenir ingénieur. Son chemin a toutefois bifurqué vers le hockey. Sur la liste de négociation des Canadiens, il se retrouva avec les As de Québec de la ligue senior en 1941, tout en travaillant pour le gouvernement du Québec. 

En 1942-43, après une autre saison avec les As, Bouvrette se retrouva au cœur d’une situation particulière. 


 

Après avoir terminé premiers l’année précédente, les Rangers perdirent plusieurs joueurs au recrutement, incluant leur gardien, ″Sugar″ Jim Henry, qui s’était joint à l’armée. Pris au dépourvu, ils se rabattirent sur Steve Buzinski, avec des résultats catastrophiques. On utilisa donc le vétéran Bill Beveridge et le réserviste Jimmy Franks. 

Pour le dernier match de l’année, les Rangers étaient largués depuis longtemps et étaient assurés de terminer derniers. Ils affrontaient les Canadiens au Forum, alors que ceux-ci étaient à un point des Black Hawks et de la dernière place donnant accès aux séries. 

De leur côté, ces mêmes Hawks devaient jouer leur dernier match contre les Red Wings, qui n’avaient rien à gagner, puisqu’ils étaient assurés de terminer en première place. Petit détail, les Wings appartenaient à James E. Norris, qui détenait aussi le Chicago Stadium. Est-ce que Détroit pourrait lever le pied pour permettre aux Hawks de jouer plus de matchs au Chicago Stadium, qui appartenait aussi à leur propriétaire? 

Pour en rajouter une couche, Jimmy Franks était blessé et les Blueshirts demandèrent donc aux Canadiens de leur prêter un gardien, Lionel Bouvrette. Pour ses débuts dans la grande ligue, Bouvrette pouvait donc, en s’illustrant, éliminer l’équipe qui détenait ses droits.  

En cette période où il était fréquent qu'un même gardien joue tous les matchs, Bouvrette devenait le quatrième à garder la cage des Rangers, ce qui était extrêmement rare.  (Certaines sources évoquent même un record pour l'époque.)  Chose certaine, la situation devant le filet avait fortement contribué à leur déchéance. 

Finalement, l’honneur a été sauf. Bouvrette, bombardé par l’adversaire, a connu un fort match, mais Elmer Lach a eu un match de 3 points, alors que Joe Benoit, Buddy O'Connor, Toe Blake et Gordie Drillon en ont obtenu 2 chacun. Montréal l’a emporté 6-3 et ainsi, Bouvrette n'a pas contrecarré les plans de l'équipe à laquelle il appartenait. 

Il restait donc à régler le match entre les Wings de James Norris et les Black Hawks qui jouaient au Chicago Stadium de James Norris. Après le match, les spectateurs demeurèrent au Forum pour suivre les résultats de l’autre partie. (À cette époque, obtenir les résultats des autres confrontations n'était pas aussi facile qu'aujourd'hui.)  C’est finalement Détroit qui l’a emporté 6-5 et Montréal a accédé au ″détail″ comme on disait à l’époque. 

Ce fut toutefois le seul match de Bouvrette dans la LNH. S’il a apparu sur la liste de négociation des Canadiens pendant plusieurs années, il n’a jamais pu s’entendre avec eux. À un moment, le directeur-gérant Tommy Gorman lui a offert 1800$ pour 3 ans, mais Bouvrette en demandait 3000$. Gorman lui demanda alors s’il voulait acheter le Forum. 

Il eut aussi des offres de Toronto, Détroit et des Rangers, mais il préféra demeurer à Québec, alors que de 1942 à 1948, il travaillait aussi comme gérant du personnel à la Morton Engineering. Ceci ne l’empêcha pas en 1943-44 d’aider les As à remporter la Coupe Allan, en plus de se mériter le Trophée Byng de Vimy, remis au meilleur joueur de la ligue, en plus de toucher un salaire de 1300$. 

Bouvrette s’aligna avec les As jusqu’en 1947, après quoi il joua différents rôles dans la communauté, comme par exemple entraîneur de hockey junior, organisateur d’un tournoi de curling et président du club Kiwanis local. 

Il a ensuite déménagé à Dorval à la fin des années 1960. 

Il est décédé en 2000 à l’âge de 85 ans. 

Sources : 

″Le Canadien clôture sa saison contre les Rangers ce soir″, 18 mars 1943, La Presse, page 22, 

″La saison régulière des Canadiens prendra fin ce soir avec une joute très importante″, 18 mars 1943, Montréal-Matin, page 14, 

″Le Canadien termine en 4e place et prendra part au détail″, 19 mars 1943, La Presse, page 20,

″Canadien bat les Rangers 6 à 3 et demeure en lice dans la N.H.L.″, PC, 19 mars 1943, Le Soleil, page 13, 

″Lionel Bouvrette et le Baronet″ de Jacques Arteau, 7 mars 1958, Le Soleil, page 17, 

″Lionel Bouvrette aurait joué dans la LNH avec le Canadien″, 4 janvier 1969, Le Soleil, page 25.

 

dimanche 5 octobre 2025

Des bâtons de gardien personnalisés


En 2003-04, la compagnie Sher-Wood avait sous contrat les gardiens de but de la LNH Patrick Lalime des Sénateurs d'Ottawa et Jocelyn Thibault des Blackhawks de Chicago. Les deux cerbères portaient bien sûr l'équipement de protection Sher-Wood.

Mais les designers chez Sher-Wood sont allé un peu plus loin. Lalime ayant un masque maintenant iconique et Thibault jouant pour l'équipe de la LNH avec le plus beau logo (à mon humble avis), ils décidèrent de leur créer des bâtons avec des designs personnalisé. Ça leur permettait également d'avoir un produit supplémentaire à offrir sur les tablettes pour les amateurs.

C'est subtil dans le cas du bâton du #41 des Blackhawks, mais son surnom "T-BO" est inscrit en forme de tomahawks dans le bas du manche du bâton. Autant Lalime que Thibault ont utilisé ces bâtons au cours de la saison. 


Sher-Wood avait également fait un modèle pour José Théodore, qui utilisait les bâtons Sher-Wood à cette époque, mais son équipement principal était de l'équipementier Vaughn. Théodore n'a jamais utilisé ce modèle dans un match. Peut-être n'aimait-il pas le design ou la direction du Canadien lui a interdit.


Vous pouvez encore trouver ces bâtons en fouillant les différents sites de revente, comme Marketplace.


vendredi 3 octobre 2025

Le numéro 29 chez le Canadien






Avec le décès du grand Ken Dryden le 5 septembre dernier et le tout dernier match de Marc-André Fleury samedi passé, je me suis dit que c'était un bon moment pour voir l'héritage du numéro 29 chez le Canadien de Montréal.

C'est en 1967 que le #29 est porté pour la première fois sur l'uniforme tricolore et il sera d'ailleurs presque exclusif aux gardiens de but jusqu'en 1982. C'est Rogatien Vachon qui est le premier à arborer ce numéro sur son uniforme pour la saison 1967. En 1968-69, Tony Esposito et Ernie Wakely utilisent ce numéro : Esposito pendant ses treize parties devant le filet montréalais et Wakely lors de son seul match de la saison (son deuxième et dernier dans l'uniforme du Canadien)

La saison suivante, le nouveau venu Phil Myre est celui qui hérite du numéro 29, jusqu'à l'arrivée du jeune prodige Ken Dryden. Ce dernier sera le porte étendard de ce numéro jusqu'à sa retraite à la fin de la saison 1979, suite à une (courte) carrière de 8 saisons lui permettant de mettre la main sur 6 coupes Stanley, cinq trophées Vézina ainsi qu'un trophée Conn Smythe et le Calder.

Rick Wamsley - 1980-81

Alors que personne n'utilisa le 29 la saison suivante, c'est un gardien qui aura l'honneur de reprendre le chandail numéro 29 des tablettes, alors que Rick Wamsley fut devant le filet du Canadiens pendant cinq parties, en remportant trois. L'ailier gauche Dave Orleski fut également titulaire du #29 le temps d'un match (et un autre la saison suivante). La saison suivante, c'est le numéro 1 que Wamsley arbora et ce, jusqu'à ce qu'il soit échangé par le Canadien aux Blues de St-Louis dans le cadre du repêchage de 1984, leur permettant de repêcher Shayne Corson en première ronde et Stéphane Richer au deuxième tour. 

L'édition 1981-82 du Canadien amena un nouveau gardien de but, alors que le gardien Mark Holden fut rappelé des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse pour le mois de janvier 1982. Se faisant attribuer le numéro 29, il l'amena sur la glace à une seule occasion, alors qu'il prit la place de Denis Herron pour la troisième période d'une victoire de 6-2 contre les Flames de Calgary. Holden ne disputa que trois autres parties avec le Canadien en deux saisons, portant le numéro 32, avant d'être échangé aux Jets de Winnipeg contre Doug Soetaert.

Holden fut le dernier gardien à porter le numéro 29. Peut-être que les dirigeants du Canadien se sont dit que c'était un sacrilège de laisser un autre portier avoir le numéro d'un futur membre du Temple de la Renommée, lui qui eut son billet d'entrée en 1983. Par contre, comme le numéro était toujours en circulation, d'autres joueurs du Canadien décidèrent de le prendre. Voici la liste de ces joueurs :

John Chabot 1983-84 - Ron Flockhart 1984-85

En 1983-1984, le numéro 29 fut décerné à l'ancien des Olympiques de Hull et des Castors de Sherbrooke, John Chabot, qui disputa 56 parties avec le Canadien en tant que joueur de centre. La saison suivante, il foula la glace pendant dix parties dans l'uniforme bleu-blanc-rouge avant d'être échangé aux Penguins de Pittsburgh en retour de Ron Flockhart, un autre centre. Ce dernier termina la saison dans le poste ET dans la chandail de Chabot. Les préposés à l'équipement ont dû tout simplement arraché le nom de Chabot pour coudre le nom de Flockhart sur le chandail. Il fut transigé à la fin de la saison aux Blues de St-Louis en retour de Perry Ganchar.

Gaston Gingras 1985-1987

Repêché en 1979 par le Canadien, Gaston Gingras fit un retour en février 1985 après un exil d'un peu plus de deux ans avec les Maple Leafs de Toronto. Il resta à Montréal jusqu'en octobre 1987, étant échangé aux Blues de St-Louis. C'est déjà le 3e numéro 29 à être échangé aux Blues …

Gilles Thibaudeau 1987-1989

Signé par le Canadien alors qu'il jouait Junior B à St-Jérôme, Gilles Thibaudeau passa les saisons 1986-87 et 1987-88 principalement à Sherbrooke, mais il fut rappelé et put jouer au total 26 matchs avec le grand club. Alors qu'il portait le numéro 28 à ses premiers matchs à Montréal, il réquisitionna le 29 suite au départ de Gingras. Il resta dans la métropole en 1988-89 mais ne fut utilisé que pendant 32 matchs. Il fut libéré à la fin de la saison et se retrouva avec les Islanders de New York.

Patrick Lebeau 1991 - Jesse Bélanger 1992-93

Repêché en 1989 par le Canadien, Patrick Lebeau formait avec les Canadiens de Fredericton un trio assez redoutable avec Gilbert Dionne et Jesse Bélanger. Il était donc permis de tout espérer du jeune frère de Stéphan. Il ne joua cependant que deux match avec le Canadien en 1991. Après un passage avec l'organisation des Flames et avec les Panthers, Patrick prit le chemin de l'Europe où il connut un peu plus de succès qu'en Amérique. Pour sa part, Bélanger arriva à Fredericton en même temps que Lebeau, mais ne joua avec le grand club pour la première fois qu'en 1991-92. Il fit parti de l'équipe championne de 1993, disputant même 9 matchs en série, inscrivant un point. Les Panthers de la Floride le sélectionnèrent au repêchage d'expansion et revint avec le Canadien en 1999-2000, mais cette fois avec le numéro 40.

Yves Racine 1995-1996

L'ancien des Tigres de Victoriaville arriva à Montréal en provenance de Philadelphie en retour de Kevin Haller en juin 1994. Mais à cause du lock-out, il ne disputa ses premiers matchs avec Montréal qu'en janvier 1995. Il débuta la saison suivante avec le CH avant d'être soumis au ballotage et réclamé par les Sharks en janvier 1996.

Brett Clark 1997-1999

Repêché en 6e ronde par le Canadiens en 1996, Brett Clark disputa une saison avec l'équipe nationale canadienne avant de faire ses débuts avec le club dès la saison suivante, disputant 102 matchs avec le Bleu-blanc-rouge avant d'être réclamé par les Thrashers d'Atlanta au repêchage d'expansion de 1999. Ça fait trois numéro 29 de suite qui se font réclamé par une autre équipe …

Jim Cummins 1999-2000

Le Canadien fit l'acquisition du dur à cuire Jim Cummins au repêchage de 1999 contre un choix de 6e ronde. Il ne fit pas vraiment de flammèche au sein de l'édition du nouveau millénaire. Je me rappelle surtout de lui car lors d'un match en janvier 2000, le CH avait joué contre les Rangers au Centre Molson, dans un match "spécial Original 6" et les deux équipes avec leur chandail foncé. Mais comme les casques étaient bleus dans les deux cas, les arbitres avaient demandé aux joueurs du Canadiens de mettre leurs casques blanc après la première période. C'était laid rare, ils avaient l'air d'une bande de Calimero.

Darryl Shannon 2000

Si vous avez oublié le passage de Shannon avec le Canadien, vous n'êtes pas seul. Surtout connu pour avoir joué avec son frère Darrin avec les Jets de Winnipeg dans les années 90, Shannon s'emmena avec le Tricolore au début de la saison 2000-01. Il ne disputa que 7 matchs anonyme à Montréal et 4 avec les Citadelles de Québec dans la Ligue Américaine. Il fut libéré par le CH et s'envola vers l'Allemagne.

Gino Odjick 2000-2002

Le dernier joueur du Canadien à avoir utilisé le numéro 29 fut le sympathique et regretté Gino Odjick. En fin de carrière, il fut acquis par le Canadien en décembre 2000 en retour entre autre de P.J. Stock. Il fit de son mieux pour s'acquitter de sa tâche d'homme fort, mais le poids des années commençait à se faire ressentir et il ne semblait pas être le préféré de Michel Therrien. Après une saison et demie à Montréal et quelques matchs avec les Citadelles à Québec, Odjick prit une retraite bien mérité. 

Tout comme le numéro 29 d'ailleurs, qui fut finalement retiré par le Canadien en janvier 2007. Utilisé sur 40 ans, le numéro 29 fit parti de 10 équipes championne, dont 6 sur le dos de Ken Dryden.

Ken Dryden, 1947-2025

samedi 20 septembre 2025

Lève-toi et match : réveils-matin de la LNH

 

Entre deux scandales qui font les manchettes chaque jour (merci Donald Trump), je prends le temps de fouiner tranquillement sur Ebay pour dénicher des cossins qui touchent au hockey. Récemment, je me suis dit "hey il doit bien y avoir des réveil-matins avec des équipes ou des joueurs de hockey dessus fabriqués principalement en Chine et vendus à quiconque a des bidous de trop dans sa tirelire". Bin kin! Il y en a certainement sur Ebay et on en trouve pour tous les égouts! :)

Il est l'heure de prendre pour les Red Wings!

On déploie nos ailes avec cet affreux réveil-matin des Red Wings. Il indique l'heure avec des aiguilles qui brillent dans le noir. Quand il est entre 12 et 3 heures, on semble entrer dans un vortex spatiotemporel où la couleur rouge est omniprésente. Selon le beau-frère de ChatGPT, les fans des Red Wings sont donc obligés de porter des vêtements rouges dans cette période de la journée. Le reste du temps, ils doivent porter du blanc. En fait, c'est comme si les Red Wings avaient créé une machine qui contrôle leurs fans! On a affaire à un... cheval Détroit (oh le jeu de mots avec "cheval de Troie" ici!)! Ou alors je délire. Comment ça, c'est la 2e option? Vous faites partie du complot... vous aussi? :P

La rondeur me fait penser au casque de Petr Klima

Ce cadran fonctionne avec une seule batterie AA. Celle-ci doit dater de 2011 pour offrir des heures optimales (et surtout laisser reposer les aiguilles, épuisées de traverser les époques des Dead Wings). En ce mois de septembre 2025, vous pouvez vous procurer cette oeuvre d'heure pour la modique somme de 6,91$ US... et 30$ US de frais de livraison! Une aubaine si on gère notre argent comme la CAQ!

Sa forme est parfaite pour le pogner le matin quand il sonne et le garrocher sur le mur tout en sacrant. Par ailleurs, on dirait qu'ils ont utilisé le même moule de plastique que pour le Buzz Boar, ce fameux véhicule jouet des Cobras qui creuse sa route dans la terre (oui j'étais un grand fan des GIJoes quand j'étais jeune et je l'assume avec fierté!).

J'ai la berlue ou je vois le réveil-matin des Red Wings?!?

Dans les années 1990, on pouvait se procurer des réveil-matins officiels de la LNH qui présentaient un but et son gardien à côté. L'idée était de dormir vraiment stressé en sachant que le gardien constamment pris hors position allait devoir faire un geste désespéré pour arrêter la rondelle. Le cadran est high tech avec un affichage numérique qui présente une surcharge d'informations pour le pauvre ti-pit qui veut juste être fan des Nordiques de l'Avalanche du Colorado. On lui donne l'heure, la date et même un calendrier. Sur le top du net, on voit une lumière rouge qui doit s'allumer quand on met l'alarme. Je dis ça, car je n'ai pas pu trouver de vidéo de ce réveil-matin en action sur les Internets.


Contrairement au réveil-matin très ordinaire des Red Wings présenté précédemment, celui-ci a de quoi de cool en arrière. On voit le derrière du filet en plus du numéro et du nom de famille du gardien de but de l'équipe! Ici c'est Patrick Roy qui a l'honneur d'avoir de l'écriture botchée sur son chandail! Il est quand même chanceux, car je ne sais pas comment le nom de John Vanbiesbrouck  aurait fitté sur le chandail des Panthers!


Vous voulez mieux que ça? Voici un magnifique masque de gardien de but des Blackhawks de Chicago qui cache un réveil-matin!



Les options d'affichage sont moins développées que celui de l'Avalanche, mais demeurent très efficaces pour les besoins d'un réveil matinal. Ça donne l'heure, ça sonne, ça paraît bien! Go Chicago! :)


Par contre, ça doit pas être évident d'appuyer sur le snooze quand l'alarme sonne. Soit tu ouvres la grille pour appuyer sur le bouton, soit tu garroches le casque après t'être tordu les doigts dans la grille. Ou alors il y a un mécanisme que je n'ai pas remarqué sur ce bidule qui coûte environ 70$ CA sur eBay, livraison comprise. Il est encore plus abordable quand on décide de ne pas l'acheter.

Wayne Gretzky a mis son nom et sa face sur tous les cossins imaginables lors de son passage avec les glorieux Oilers d'Edmonton des années 1980. On le voit ici sur un "fantastique" réveil-matin qui vient avec une pile incluse (le deal du siècle)! C'est une grosse boîte de plastique bleue avec un petit écran qui affiche l'heure et une grande photo de Gretzky avec un chandail aux couleurs des Oilers, mais sans leur logo. Ça sent les droits licence qui n'avaient pas été payés par la compagnie Remex de Brampton en Ontario (la ville d'origine de Gretzky en plus! un collègue de LVEUP m'a signalé que c'était plutôt Brantford; désolé pour le 100 km de différence entre les villes!).


Cette "merveille" de réveil-matin offre une garantie d'un an qui est passée date depuis longtemps. Pour les collectionneurs divertis, on peut se le procurer pour la modique somme de 80$ CA en ce mois de septembre 2025. Le truc pour augmenter sa valeur sur Ebay, c'est de le faire autographier par ses frères Brent Gretzky ou Keith Gretzky. Dans le pire des cas, on peut même demander à Glen Gretzky, son frère méconnu qui a eu une carrière obscure comme acteur et écrivain. Pourvu qu'on reste dans la famille, il y a 99% de chance que ça fonctionne pas!


On termine avec des réveil-matins totalement inattendus. Je parle de la "méga-vedette" Timo Meier qui a eu droit à un modèle rétro lors de son passage avec les Sharks de San Jose en 2018! On a même donné un nom à son réveil-matin : le Timo Time!


Comme si ce n'était pas assez, Timo Meier a ensuite été échangé aux Devils du New Jersey, ce qui lui a permis d'obtenir un bobblehead qui donne l'heure en 2024! Non mais il profite tu assez de chaque seconde de sa vie lui!



Je pense avoir compris pourquoi Timo Meier a droit à des réveil-matins avec son nom dessus. Il écrit carrément "Timo Time" pour signer des cartes de hockey comme en témoigne cette carte de hockey officielle de UpperDeck de 2018-2019! C'est un surnom très efficace d'un point de vue marketing et c'est cool de voir qu'il participe à sa propre valorisation comme joueur de hockey!


Remarquez que son "Timo Time" est ici écrit sur une carte "Sign of the Times"! Timo Meier bat donc à plates coutures le marketing de Wayne Gretzky pour les réveil-matins de la LNH!

On prend une pause pour l'applaudir et on se revoit à une date ultérieure pour un prochain texte sur d'autres cossins du hockey qui traînent sur eBay! :)

Photos prises sur Ebay