Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

mercredi 12 juin 2019

Dave Semenko contre Muhammad Ali




Repêché par les Aeros de Houston en 1977, les droits sur Dave Semenko dans l’AMH furent rapidement échangés à Edmonton.  Semenko s’est donc joint aux Oilers avant celui qui définira sa carrière, Wayne Gretzky, qui a été acquis par eux au cours de la saison 1978-79.

En effet, tout au long de sa carrière, Semenko a été reconnu comme étant celui est / a été le fier-à-bras qui veillait sur Gretzky.  Ce statut lui a d’ailleurs donné l’opportunité de faire quelque chose d’assez singulier pour un hockeyeur.

En juin 1983, Gretzky, qui venait de remporter son troisième championnat des compteurs, était bien établi.  Par contre, en tant qu’équipe, les Oilers commençaient aussi à faire tourner les têtes.  En effet, ils avaient le mois précédent atteint la finale de la Coupe Stanley pour la première fois.  Ils avaient toutefois été balayés par des Islanders plus aguerris.  Ils auront néanmoins leur revanche l’année suivante.

Mais avant d’entamer son parcours vers la Coupe, Semenko fut recruté pour un événement promu par l’oncle de son coéquipier Mark, Larry Messier.  Ce dernier faisait partie de l’entourage du boxeur Muhammad Ali et avait quelques mois auparavant organisé une visite de Semenko  et de ses coéquipiers au domicile de Los Angeles de l’ex-champion du monde.

Par la suite, il avait été décidé d’organiser un combat d’exhibition le 12 juin à Edmonton, entre Semenko et Ali, alors que ce dernier avait disputé son dernier vrai combat un peu plus d’un an plus tôt.  Les profits de la soirée étaient destinés à des œuvres de charité.  Ali affirma d’ailleurs qu’il ne participait pas à cette activité pour l’argent, car on ne pourrait pas payer ce qu’il vaut.

Alors qu’il effectuait la promotion du combat, Ali y alla d’un de ses poèmes dont il avait l’habitude de prononcer :

“Ali comes to meet Semenko
“But Semenko starts to retreat
“If Semenko goes back an inch further
“He’ll end up in a ringside seat
“Ali swings with a left
“Ali swings with a right
“The punch knocks Semenko
“Clean out of sight
“Semenko is still rising
“But the referee wears a frown
“For he can’t start counting
“Until Semenko comes down.
“Semenko disappears from view
“The crowd gets in a frantic
“Radar has located him
“He’s somewhere off the Atlantic.
“Who would have thought
“When they came to the fight
“That they would have watched the launching
“Of a Canadian satellite.”

En bout de ligne, près de 6000 personnes ont assisté au combat de trois rondes, précédé de six combats de kickboxing.  Dans le coin de Semenko, on retrouvait Butch Goring des Islanders et Ron Low, l’ex-gardien des Oilers, à ce moment avec les Devils.

Ali a fait le fanfaron pendant la plus grande partie du combat, avant d’ouvrir (un peu) la machine à la fin de la troisième ronde.  Officiellement, le match a été déclaré nul, même si Semenko a quitté le ring en saignant du nez.


À la fin du combat, lorsqu’on a demandé à Ali si Semenko pourrait devenir boxeur, il a répondu que oui, mais que ce ne serait pas une bonne idée.  De son côté, Semenko affirma qu’il comprenait pourquoi Ali avait été un si grand champion et qu’il était heureux de l’avoir affronté après qu’il eut franchi le cap des 40 ans.

On n’imagine pas aujourd’hui une équipe de la LNH qui laisserait un de ses joueurs participer à un tel événement…

Par la suite, Semenko remporta deux Coupes avec les Oilers, en plus de jouer quelques matchs avec les Whalers et les Maple Leafs.

Il est ensuite revenu dans l’entourage des Oilers comme entraîneur-adjoint, commentateur et dépisteur.  Il est décédé en 2017 à 59 ans, d’un cancer du pancréas.

Quant au flamboyant Ali, il fut grandement diminué par la maladie de Parkinson, avant de s’éteindre en 2016, à l’âge de 74 ans.

Sources: “Ali still packs quite a wallop”, CP, 13 juin 1983, Calgary Herald, p.E5, “Just like the old time for Ali in Edmonton”, AP, 13 juin 1983, The Deseret News, p.D5, “Remembering The Time Muhammad Ali Fought Oilers Tough Guy Dave Semenko” de Jared Clinton, 4 juin 2016, The Hockey News (thehockeynews.com), “My two hours with Muhammad Ali” de Terry Jones, 4 juin 2016, Edmonton Sun (edmontonsun.com), hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

mercredi 29 mai 2019

Reggie Leach




Membre de la nation ojibwe, Reggie Leach a grandi à Riverton, Manitoba.  Élevé par ses grands-parents, ce n’est qu’à l’âge de 10 ans qu’il a commencé à jouer au hockey.  Il n’a toutefois pas tardé à démontrer son talent
.
À 16 ans, il se joignit à l’équipe de Flin Flon, une ville encore plus au nord du Manitoba.  Pour subvenir à ses besoins, Leach travaillait pour la compagnie minière qui commanditait son équipe.  C’est aussi au sein de cette même équipe qu’il fit la rencontre d’un coéquipier qui deviendra un ami, Bobby Clarke.

Si Clarke a été choisi en 2e ronde (17e au total) en 1969 par les Flyers, Leach a été choisi au 3e rang en 1970.  Et si les Canadiens avaient habitude de collectionner les choix au repêchage des équipes d’expansion, ils n’étaient pas seuls.  Les champions de la Coupe Stanley, les Bruins, faisaient de même.  C’est donc un choix obtenu des Kings contre Skip Krake qui a permis à Boston de s’approprier les droits du champion marqueur de la Ligue de l’ouest.

Toutefois, les Bruins avaient beaucoup de talent, ce qui laissait peu de place pour Leach.  Au cours de sa deuxième saison dans leur organisation, il fut échangé avec Bob Stewart et Rick Smith aux faibles Golden Seals de la Californie, en retour de Carol Vadnais et Don O’Donoghue.

Leach connut deux saisons de 20 buts avec les Seals, mais ceux-ci étaient égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire mauvais.  En 1972-73, ils terminèrent avant-derniers de la ligue.  Même les Flames d’Atlanta, une équipe d’expansion, ont fait mieux qu’eux.  L’année suivante, les Seals terminent derniers, 20 points derrière les Islanders, la deuxième pire formation.

Le supplice de Leach tirait toutefois à sa fin, puisqu’il fut échangé à nouveau.  Il alla rejoindre son vieil ami Bobby Clarke chez les champions en titre de la Coupe Stanley, les Flyers.  Au sein du trio LCB (Leach, Clarke, Barber), Leach fit sensation, marquant 45 buts, un sommet chez les Broad Street Bullies.  Les Flyers continuèrent sur leur lancée en séries, bousculant tout sur leur passage et en route vers une deuxième Coupe, une première pour Leach.

La saison suivante, 1975-76, fut tout simplement phénoménale pour Leach.  Il ne marqua pas moins de 61 buts, un sommet dans la ligue qui lui aurait valu le Trophée Maurice-Richard s’il avait existé à ce moment.

Sa saison de rêve s’est ensuite poursuivie en séries.  En 16 matchs, il marqua 19 fois.  Leach détient ainsi encore aujourd’hui les records d’équipe chez les Flyers, autant en saison régulière qu’en séries.  Sa marque en séries est également un record de la ligue (égalisé par Jari Kurri en 1985).  Et parmi ceux-ci, cinq furent marqués le 6 mai 1976, en demi-finale, contre les Bruins.  Cet exploit ne fut réalisé que cinq fois en séries dans l’histoire.  C’est suite à cette performance que son coéquipier "Moose" Dupont y alla en pleine télé d’une de ces citations célèbres : "Cinq buts, c’est des buts en tab…"


Malheureusement pour Leach, sa saison de rêve se termina en cauchemar.  Les Flyers furent alors balayés en finale par les Canadiens, dans ce que certains décrivirent le sauvetage du hockey, parce que la finesse de Montréal eut finalement le dessus sur l’intimidation de Philadelphie.  La performance de Leach ne laissa toutefois pas le choix à la ligue, qui lui décerna le Trophée Conn Smythe.  Il est d’ailleurs le seul non-gardien à l’avoir remporté au sein d’une équipe perdante.  Néanmoins, il put tout de même savourer un titre, puisqu’il fit ensuite partie de l’équipe canadienne qui remporta la première Coupe Canada.

Leach a ensuite connu une certaine baisse de régime, avant de revenir avec une saison de 50 buts en 1979-80.  À ce moment, les Flyers ont terminé en tête de la ligue, mais ils durent à nouveau s’incliner en finale contre une dynastie naissante, les Islanders cette fois.

Leach joua ensuite deux autres années à Philadelphie, puis une autre à Détroit, avant de terminer sa carrière dans la Ligue centrale, avec le Magic du Montana.  Ces années furent toutefois assombries par ses problèmes d’alcool, qui l’amena à faire faillite et qui lui coûtèrent son mariage.

Sobre depuis 1985 suite à une cure, il refit sa vie loin de la patinoire en travaillant en vente dans le monde de l’automobile et de l’assurance, avant de démarrer son entreprise de paysagement.

À sa retraite, celui qu’on surnomme le "Riverton Rifle" s’est consacré à l’entraînement d’équipes de hockey mineur, en plus de prononcer des conférences destinées aux jeunes autochtones et pour mettre les jeunes en garde contre les dangers de l’alcool et de la drogue.

Son fils Jamie a joué avec les Penguins, les Whalers et les Panthers au début des années 1990.

Marqueur de 381 buts, il est le seul membre du trio LCB à ne pas faire partie du Temple de la renommée et à ne pas avoir son numéro retiré par les Flyers.

Sources : "Indigenous NHL alumni hit the ice in Yukon to inspire youth" de Mike Rudyk, 8 mars 2018 (cbc.ca), hhof.com, hockeydraftcentral.com, thecanadianencyclopedia.ca, wikipedia.org.

samedi 25 mai 2019

Frank Fredrickson



Frank Fredrickson est né à Winnipeg de parents islandais.  En 1913, il se joignit aux Falcons de l’endroit.  En trois ans, il mit à profit ses talents de buteurs, en plus de jouer avec l’équipe de l’Université du Manitoba.
En 1915, la guerre faisait rage et Fredrickson se joignit alors à l’armée.  Il joua une saison avec l’équipe du 223e bataillon, avant de se diriger vers l’Europe avec ses frères d’armes.  Pendant la guerre, Fredrickson survécut à un naufrage, alors que son navire avait été torpillé par les Allemands.
À son retour au pays, il retourna avec les Falcons, avec qui il marqua 23 buts en 10 matchs.  Ceux-ci firent alors leur chemin jusqu’au titre de la Coupe Allan de 1920.  Encore une fois, Fredrickson remplit le but, en marquant 22 fois en 6 matchs.
Suite à cette victoire, il y avait une nouveauté.  Pour la première fois, le hockey serait représenté aux Jeux Olympiques et ce sont les champions de la Coupe Allan qui furent désignés pour représenter le Canada.  À noter qu’à l’époque, les Jeux d’hiver n’existaient pas encore.  Les Falcons se rendirent donc à Anvers, en Belgique.  Par contre, le tournoi de hockey n’a pas eu lieu en même temps que les autres compétitions d’été.  Fredrickson et ses coéquipiers ont joué au mois d’avril, alors que les autres médailles ont été décernées en août et en septembre.  À partir de 1924, des Jeux d’hiver, distincts, furent organisés.
Lors du tournoi, on remarqua rapidement une grande disparité entre le Canada et les États-Unis d’un côté et les pays européens de l’autre.  De l’aveu même de Fredrickson, il devenait difficile de se restreindre pour ne pas trop humilier l’adversaire.  Ça n’empêcha toutefois pas les Américains de rosser la Tchécoslovaquie 16-0 et la Suisse 29-0.  Du côté canadien, Fredrickson fut le meilleur buteur de son équipe, en comptant 12 fois en 3 matchs, dont 7 lors du match qui assura le Canada de l’or, une victoire de 12-1 contre la Suède.
De retour au pays, Fredrickson songeait à poursuivre sa carrière militaire en se joignant à l’aviation.  Il reçut toutefois une offre de Lester Patrick de 2 500$ pour se joindre à une équipe de sa ligue, l’Association de hockey de la Côte du Pacifique (PCHA).  Il s’aligna donc avec les Aristocrats (plus tard renommés Cougars) de Victoria, l’équipe entraînée par Patrick.
En 1922-23, Fredrickson fut le meilleur buteur (39) et le meilleur pointeur de la ligue (55), cette dernière marque constituant un record de la PCHA.
À cette époque, les champions de l’ouest défiaient les champions de la LNH (uniquement dans l’est) pour la Coupe Stanley.  Fredrickson et ses coéquipiers des Cougars atteignirent ainsi la finale en 1925 et en 1926, parvenant à défaire les Canadiens la première fois et perdant contre les Maroons la deuxième.
Suite à cette saison, la Western Hockey League (WHL), qui a avait absorbé deux ans plus tôt les équipes restantes de la PCHA, cessa à son tour ses activités.  Au même moment, la LNH procédait à une triple expansion.  Les joueurs des Rosebuds de Portland servirent alors de base pour la formation des Black Hawks.  Quant à Fredrickson et plusieurs autres joueurs de Victoria, ils prirent la route de Détroit pour former les Cougars (et futurs Red Wings).  Les Rangers, de leur côté, firent cavalier seul.
Fredrickson ne demeura toutefois pas longtemps avec les faibles Cougars, puisqu’en janvier, il fut échangé aux Bruins.  Au cours de cette campagne 1926-27, il accumula tout de même un respectable total de 18 buts en 44 matchs.
Deux ans plus tard, ce fut au tour des Bruins de l’échanger, aux Pirates de Pittsburgh cette fois, contre Mickey MacKay et 12 000$.  N’ayant joué que 12 matchs avec Boston et n’étant plus là lors de leur victoire de 1929, le nom de Fredrickson n’aurait pas dû se retrouver sur la Coupe Stanley.  Toutefois, pour des raisons obscures, on inclut son nom lorsqu’on refit la Coupe en 1957-58.
En 1929-30, Fredrickson devint l’un des rares joueurs-entraîneurs de l’histoire de la LNH, avec les Pirates.  Ceux-ci connurent par contre la pire saison (5-36-3) de leur peu glorieuse histoire.  Ils déménagèrent ensuite à Philadelphie, mais sans Fredrickson, qui fut libéré et qui retourna à Détroit pour une dernière saison dans la LNH.
Il fut par la suite entraîneur, entre autres des équipes de l’Université de la Colombie-Britannique et de Princeton.
Son passé militaire refit également surface en 1942, alors qu’il mena l’équipe de l’aviation au titre de la Coupe Allan, dans une équipe qui comptait tout de même sur les services de la Kraut Line (Woody Dumart, Milt Schmidt et Bobby Bauer) au complet, qui avaient quitté les Bruins pour se joindre à l’effort de guerre.
Celui qui fut aussi conseiller municipal à Vancouver et qui fut intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1958, est décédé en 1979, à l’aube de ses 84 ans.
Sources : hhof.com, wikipedia.org.

vendredi 24 mai 2019

Gardiens éphémères : Bruins vs Blues








C'est devenu une tradition pour moi de traquer les gardiens éphémères de chaque organisation qui atteint la finale de la Coupe Stanley. Je recherche donc celui qui a participé au moins de match, ou de minutes, dans l'histoire de ces équipes. J'ai fait l’exercice l'an passé et il y a trois ans. Contre toutes attentes et avec toutes les surprises auxquelles nous avons assistées dans les présentes séries, ce sera finalement un duel Blues contre Bruins.  La dernière fois que ces deux équipes ont croisé le fer en finale, c'est en 1970, alors que les Bruins ont vaincu les Blues en 4 matchs, grâce au célèbre but de Bobby Orr.


En atteignant la finale de la Coupe Stanley, les Bruins de Boston sont ainsi la deuxième organisation, avec les Blackhawks de Chicago, à y parvenir pour la troisième occasion depuis 2010. Cependant, Chicago a gagné la coupe à chacune de ses occasions, dont une fois contre Boston en 2013.

En 94 saisons, il y en a eu plusieurs qui ont défendu le filet des bostonnais. C'est cependant Jordan Sigalet qui passa le moins de temps devant leur cage. En fait, Sigalet ne devait même pas être en mesure de disputer ne serait-ce qu'une seconde dans le circuit Bettman. Repêché en 2001 par les Bruins, Sigalet débuta par la suite son parcours universitaire avec l'Université Bowling Green State, où il reçu un diagnostic de sclérose en plaque. Puisque la chaleur et le stress sont deux facteurs qui peuvent déclencher des crises, sa carrière était en péril. Malgré tout, Sigalet se releva les manches et déjoua les pronostics, rejoignant les Bruins de Providence dans la AHL en 2005. Il fut rappelé par les Bruins de Boston en janvier 2006 pour seconder Andrew Raycroft. Le 7 janvier, alors que les Bruins menait 6-3 contre le Lightning de Tampa Bay, Raycroft se blessa sérieusement au poignet, alors qu'il ne restait que 43 secondes au cadran. Sigalet fut donc envoyé dans la mêlée, ne recevant aucun tir. Il retourna à Providence dans l'AHL pour deux autres saisons. Les symptômes de sa sclérose en plaque devenant de plus en plus difficile à concilier avec sa carrière, il décida de disputer une dernière saison, en Autriche. Il devint ensuite entraîneur de gardiens, d'abord pour les Silvertips d'Everett de la BCHL, le Heat d'Abbotsford de l'AHL et, depuis 2014, il est celui des Flames de Calgary.

Les Blues de St-Louis terminent leur 51e saison dans la LNH, depuis leur arrivée suite à l'expansion de 1967. Dès leur arrivée dans la ligue, ils firent leur chemin jusqu'en finale à leur trois premières saisons, sans mettre la main sur la coupe. Ils n'avaient pas atteint la finale depuis.

C'est dès leur deuxième saison qu'ils firent appel à un gardien pour le moins de temps dans leur histoire. En fait, le 13 novembre 1968, c'est Glenn Hall qui devait s'occuper de repousser les attaques des Rangers de New York. À peine deux minutes après le début du match, Hall eu une dispute avec l'officiel Vern Buffey. Puni pour conduite anti-sportive et expulsé de la rencontre, Hall céda sa place à un jeune gardien du nom de Robbie Irons, que les Blues avait acquis l'été précédent (en retour de Camille Henry entre autre). Les débuts de Irons furent très court car il fut blessé par un lancer qu'il reçu à la cheville. Les Blues firent alors habiller Jacques Plante qui était, à l'origine, dans les estrades. Irons ne disputa donc que 2 minutes et 59 secondes du match. Plante, quant à lui disputa les dernières 55 minutes du match, dans une victoire de 3-1 des Blues. Irons retourna ensuite avec la filiale des Blues à Kansas City, dans la CHL pour les deux saisons suivantes. Par la suite, il fit partie des Komets de Fort Wayne pendant 11 saisons avant de prendre sa retraite.

Je vous souhaite donc une excellente finale. Je ne sais pas qui favoriser, alors que les Bruins sont une équipe complète et bien rodée, mais les miracles de Jordan Binnington avec les Blues me font croire que la Coupe Stanley pourrait bien prendre le chemin du Missouri pour la première fois de son histoire.

Sources : hockeydb.com; hockeygoalies.org; “Plante Saves Day For Blues”, 14 novembre 1968, Calgary Herald;

vendredi 10 mai 2019

Joe Miller




Après avoir joué des équipes plus ou moins professionnelles de la région de Pittsburgh, des équipes de la région d’Ottawa et au Minnesota, Joe Miller eut l’occasion de déloger Jake Forbes devant le filet des faibles Americans de New York et de faire ses débuts dans la Ligue nationale en 1927-28.

Miller parvint à se débrouiller, mais il ne put pas faire de miracles derrière une défensive poreuse.  Critiqué malgré tout, il demanda lui-même aux Americans de l’envoyer aux Cataracts de Niagara Falls de la Canadian Professional Hockey League, l’ancêtre de l’IHL.  Jake Forbes prit le chemin inverse et reprit son poste devant le but des Americans.  Par contre, Miller devint ainsi considéré comme un gardien de relève potentiel dans une LNH où les équipes n’avaient qu’un seul portier.

L’occasion se présenta dans des circonstances plutôt dramatiques.  Lors du deuxième match de la finale, le gardien des Rangers Lorne Chabot fut durement atteint près de l’œil gauche.  Comme il ne pouvait pas continuer, les Rangers demandèrent la permission d’utiliser les services d’Alex Connell des Senators, qui se trouvait dans la foule.  Toutefois, leurs adversaires, les Maroons de Montréal, refusèrent.  Devant cette impasse, l’entraîneur et ex-joueur Lester Patrick, décida d’aller lui-même défendre les buts des Rangers, même si ça n’avait jamais été sa position lorsqu’il jouait.  Patrick se débrouilla bien, permettant à New York de l’emporter 2-1 en prolongation et d’égaliser la série.  Toutefois, le problème demeurait pour les autres matchs.

Les deux équipes s’entendirent finalement pour permettre aux Rangers d’utiliser Miller.

L’ex-gardien des Americans put ainsi enfin bénéficier d’une défensive digne de ce nom.  Nels Stewart et Babe Siebert le déjouèrent tout de même, permettant aux Maroons de l’emporter 2-0.  Le jeu de Miller fut néanmoins souligné.  Mais ce n’était que partie remise.

Miller blanchit Montréal lors du quatrième match, remporté 1-0 par New York.  Le cinquième et décisif match aurait donc lieu au Forum.

À ce moment, Frank Boucher marqua deux fois, avant que Miller, solide, ne cède finalement devant Bill Phillips en fin de troisième période.  Il céda ensuite devant Eddie Oatman, mais l’arbitre signala un hors-jeu et annula le but.  Ceci provoqua l’ire de la foule, qui lança une multitude d'objets sur la glace et qui tenta de faire un mauvais parti au président de la ligue, Frank Calder.

Les Rangers tinrent le coup et remportèrent alors une première Coupe Stanley à seulement leur deuxième saison, et Miller en faisait partie.

Les Americans profitèrent alors de la valeur accrue de Miller pour l’envoyer aux Pirates de Pittsburgh avec 20 000$ pour obtenir un autre gardien, Roy Worters.  Ce dernier donna raison aux Americans, en remportant le Trophée Hart.

De son côté, Miller se retrouva à nouveau au sein d’une formation faible, avec une attaque anémique.  Il passa deux ans à Pittsburgh, avant de déménager avec le reste de l’équipe à Philadelphie et de jouer une dernière saison avec les misérables Quakers en 1930-31.  Il joua finalement une dernière saison dans l’IHL, avec Syracuse.

Miller joua donc l’entièreté de ses 127 matchs en saison régulière (24-87-16) avec des équipes non seulement très faibles, mais qui n’existent plus.  Toutefois, la blessure à Lorne Chabot lui permit de participer à trois petits matchs en séries, ses seuls avec une équipe qui existe toujours, qui lui permirent d’avoir son moment de gloire et de remporter une Coupe Stanley avec une équipe qui n’était pas la sienne.

Il est décédé en 1963, à l’âge de 62 ans.

Sources : “Morenz On Scoring Bee As Canadiens Beat Americans”, 5 décembre 1927, Montreal Gazette, page 18, “Americans Jolted Confident Maroon Team, Forcing Tie”, 8 février 1928, Montreal Gazette, page 16, “New York Rangers Even Count In Stanley Cup Competition Defeating Montrealers 2 To 1”, Canadian Press, 9 avril 1928, Ottawa Citizen, page 11, “Joe Miller gardera les buts du club Rangers lors de la troisième partie”, 10 avril 1928, La Patrie, page 10, “Maroons Still Are Favored, Despite Knotted Series”, 10 avril 1928, Montreal Gazette, page 14, “Maroons Took Lead In Hockey Finals, Beat Rangers 2-0”, 11 avril 1928, Montreal Gazette, page 16, "N.Y. Rangers Took Stanley Cup And Hockey Laurels", 16 avril 1928, Montreal Gazette, page 16, hhof.com, wikipedia.org.

mercredi 8 mai 2019

Joueur oublié des 90's #21 - Sergei Nemchinov






Né à Moscou le 14 janvier 1964, Sergei Lvovich Nemchinov était une autre valeur sûre pour les clubs de Moscou et les équipes nationales de Russie durant les années 80 jusqu'à l'effondrement de l'union soviétique. Il devint ensuite une autre valeur sûre dans une autre décennie mais cette fois dans la région de New York...

Il débuta sa carrière en 1981-82 avec le club Krylya Sovetov (ou Soviet Wings en anglais) de Moscou avant de joindre les rangs du CSKA l'année suivante. Il joua trois ans au sein de cette puissante équipe mais dans un rôle secondaire avant de retourner avec les Soviet Wings avec qui il joua de 1985 à 1991. Durant cette période il participa à mainte reprises aux championnats du monde (incluant deux médailles d'or en 1989 et 1990) ainsi qu'à la Coupe Canada de 1987. Il faisait également partie des tournées en amérique du nord contre la LNH en 1989 et 1990. Vous avez peut-être comme moi sa carte O-Pee-Chee de cette fameuse tournée...


Alors que le mur tomba mais qu'on hésitait toujours à sélectionner des joueurs russes, Nemchinov fut un choix tardif des Rangers au repêchage de 1990. Il fut sélectionné à la douzième et dernière ronde au 244e rang (sur 252), faisant de lui le dernier de ce repêchage à avoir joué dans la LNH. Après une dernière saison avec les Soviet Wings en 1990-91, il joignit les rangs des Rangers pour la saison 1991-92. Il s'en sortit bien lors de sa saison recrue, récoltant 30 buts et 58 points en 73 matchs et aidant les Rangers à remporter le trophée du président.

Sa récolte de cette première saison fut toutefois son sommet personnel au niveau de l'offensive, tant au niveau des buts que des points. En 10 saisons subséquentes, il ne dépassa le cap des 20 buts que 2 fois et une seule autre fois le cap des 50 points. Il devint cependant un excellent joueur polyvalent, étant employé dans toutes les facettes du jeu et capable de jouer physiquement au besoin.

En compagnie de plusieurs joueurs qui se greffèrent à l'équipe en même temps que lui (je pense autre autres à Mark Messier et Adam Graves), il participa à la conquête de la coupe Stanley des Rangers en 1994, éclipsant une disette de 54 ans. Cette année-là, il fut un des quatre premiers joueurs russes à écrire son nom sur le fameux trophée, les autres étant Alex Kovalev, Sergei Zubov et Alexander Karpotsev. Il obtint 7 points en 23 matchs durant ces séries.



Il joua avec les Rangers jusqu'en mars 1997 lorsqu'il fut échangé aux Canucks de Vancouver dans un échange permettant aux Rangers de rapatrier Esa Tikkanen à New York. Il ne joua que 6 matchs avec les Canucks pour terminer la saison et il retourna ensuite dans la région de New York, cette fois avec les Islanders, comme agent libre durant l'été 1997.




Il ne joua que deux saisons au sein de la piteuse équipe des Islanders en pleine ère Mike Milbury et il fut éventuellement échangé aux Devils en mars 1999 contre un choix de 4e ronde. En s'amenant au New Jersey, il devint le premier de l'histoire à avoir joué pour les trois équipes de la région de New York. On nomme désormais cet accomplissement le ''Hudson River Triple''. Seulement deux autres joueurs ont fait de même; le gardien Kevin Weekes ainsi que l'attaquant Michael Grabner.

Nemchinov était en plein dans le style défensif recherché par Lou Lamoriello et les Devils. Cette acquisition porta fruit alors qu'il remporta une deuxième coupe Stanley en 2000, également la deuxième pour les Devils, qui comme les Rangers et les Red Wings avant eux étaient aussi garnis de nombreux russes pour cette coupe avec 4 joueurs représentant ce pays; Nemchinov, Alexander Mogilny, Sergei Brylin et Vladimir Malakhov. En plus de l'assistant-entraîneur, le légendaire Viacheslav Fetisov.


Mogilny, Malakhov, Brylin, Nemchinov et Fetisov

Il joua deux autres saisons avec les Devils avant de retourner en Russie pour la saison 2002-03. Il joua ensuite deux dernières saisons pour le Lokomotiv Yaroslavl remportant avec eux le championnat de la Superligue de Russie en 2003.

Après sa retraite, il devint entraîneur pour l'équipe russe des moins de 18 ans et ensuite des moins de 20 ans. Il gradua plus tard comme entraîneur chef du CSKA de Moscou où il fut en poste de 2008 à 2011. Il est présentement assistant entraîneur de l'équipe nationale de la Corée du Sud.

En 761 matchs dans la LNH, il obtint une fiche de 152 buts, 193 passes pour 345 points.

Voici pour terminer un souvenir vintage d'un but d'Alex Kovalev assisté de Nemchinov contre les Nordiques:

mardi 30 avril 2019

Le masque de Martin Brochu








Je suis tombé dernièrement sur une photo de Martin Brochu, ancien gardien de l'organisation du Canadiens lors de la mi-décennie 1990. Son masque me semble ... comment je dirais bien ça ... il me rappelle un masque bien connu mettons ...


Autant je trouvais que le masque de Les Kuntar ressemblait à celui de Patrick Roy, ici Brochu s'est fait faire une copie conforme à 95%. Je me demande comment il a pu être autorisé à utiliser ce design. Le CH n'avait pas d'argent pour ses gardiens à Fredericton puis ils lui ont envoyé l'ancien masque de Roy avec son nom à la place ???

Martin Brochu fut un de mes oubliés de mon texte sur les gardiens n'ayant jamais été capable de récolter une victoire dans la LNH.  Bref, il n'a jamais réussi à disputer un match avec le Tricolore malgré trois ans passés au sein de l'organisation. Il fut échangé aux Capitals de Washington en mars 1996 contre des considérations futures. Il disputa finalement un match dans la LNH ... trois ans plus tard, ne signa aucune victoire en deux départs.

Il eu un parcours nomade pour les trois saisons suivantes, faisant partie des Pirates de Portland, des Flames de St-John et du Moose du Manitoba dans la AHL, avant d'intégrer l'alignement des Canucks de Vancouver pour quelques matchs. Il s'éclipsa vers la Russie pendant un an avant de revenir en Amérique du Nord, pour une saison dans l'organisation des Penguins de Pittsburgh, ne voyant de l'action que pendant 32 minutes dans le circuit Bettman.  Il accrocha ses jambières après trois dernières saisons dans la LNAH.

lundi 22 avril 2019

Équipe All-star des Oubliettes #19 - Islanders de NY






Nous voici rendu aux oubliés des Islanders. 19e équipe sur 31. Un jour je vais finir cette série... Les Golden Knights auront peut-être des joueurs oubliés d'ici-là...

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également. Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc.

Articles précédents de la série:
AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal , Nashville, New Jersey


ATTAQUANTS


Martin Straka
22 matchs (1996)

Le futur joueur vedette des Penguins et des Rangers s'amena à Long Island durant sa 4e saison dans la LNH où il joua en tout pour trois équipes. Il débuta la saison avec les Senators où il jouait depuis la saison précédente après avoir été échangé par les Penguins (il joua 2 fois à Pittsburgh). En janvier 1996, il fit partie d'un échange à trois équipes entre les Senators, les Islanders et les Maple Leafs. La pièce maîtresse de cet échange était le défenseur Bryan Berard qui s'amena à NY après avoir demandé d'être échangé par les Senateurs. Les Islanders n'avaient toutefois pas de grands plans d'avenir pour Straka et il fut placé au ballottage au mois de mars. Il fut réclamé par les Panthers où il joua deux saisons sans trop d'éclat avant d'être libéré. Straka semblait être toute une énigme à l'époque car il avait tout de même marqué 30 buts en 1993-94 avec les Penguins. Les Islanders ne furent donc pas les premiers ni les derniers à abandonner dans son cas. Il signa de nouveau avec les Penguins en 1997-98 et parvint finalement à éclore pour de bon après avoir été rejumelé à son compatriote Jaromir Jagr. 

Il quitta la LNH en 2008 mais joua jusqu'en 2013 en République Tchèque.


Ryan Smyth
18 matchs (2007)

Après 12 saisons à Edmonton, Smyth ne parvint pas à s'entendre sur une prolongation de contrat avec les Oilers. Craignant de le perdre pour rien après la saison, les Oilers l'échangèrent aux Islanders en mars 2007 à la date limite des transactions. Il quitta Edmonton en pleurs mais promit aux partisans qu'il gagnerait la coupe avec les Islanders et la ramènerait à Edmonton. Il obtint 15 points en 18 matchs avec les Islanders qui terminèrent au 8e rang dans l'est. Ils se firent toutefois éliminer rapidement en 1re ronde par les Sabres et Smyth signa avec l'Avalanche durant l'été. Il joua deux ans au Colorado avant d'être échangé aux Kings où il joua également deux ans. Il voulait terminer sa carrière à Edmonton et les Kings exaucèrent son souhait pour la saison 2011-12. Il se retira après la saison 2013-14.

Il n'a jamais pu ramener la coupe à Edmonton...ni à Long Island d'ailleurs.

Kirk Muller
27 matchs (1995-96)

Captain Kirk demeure à ce jour un paria à Long Island où il ne sera pas un joueur oublié de sitôt. Mais pour le reste du monde, son séjour avec les Islanders fut rapidement oublié. 

Ayant eu la promesse de Serge Savard comme quoi il ne serait pas échangé, Muller fut choqué d'apprendre qu'il passait aux Islanders en compagnie de Mathieu Schneider et Craig Darby en échange de Pierre Turgeon et Vladimir Malakhov qui prirent le chemin de Montréal. Il se rapporta à reculons à Long Island, après quelques jours où il refusa de se rapporter à l'équipe en reconstruction. Il aurait apparemment été convaincu par le directeur général des Islanders, Don Maloney, qu'il serait échangé de nouveau durant l'été 95. Il termina donc la saison écourtée de 1995 avec l'équipe, jouant du hockey non-inspiré. L'été passa et Maloney ne trouva pas preneur pour Muller. Maintenant obligé de rester à Long Island avec en plus l'obligation de porter le nouveau chandail horrible de l'équipe, Muller continua à jouer sans âme durant le premier mois de la saison. 

Finalement l'équipe décida de retirer cette distraction du vestiaire et le renvoya chez lui, tout en continuant de le payer en attendant de trouver un acquéreur malgré sa valeur à son plus bas. Maloney fut congédié au début du mois de décembre (avec la situation de Muller comme principale raison) et Mike Milbury fut nommé comme son successeur. Il ordonna à Muller de se rapporter à l'équipe, ce que ce dernier refusa. L'équipe le suspendit donc indéfiniment sans salaire. Les Islanders trouvèrent finalement preneur à la fin du mois de janvier 1996. Il s'agit en fait du même échange à trois équipes impliquant Straka mentionné plus haut alors que Muller prit le chemin de Toronto.

Au final, voici l'échange décortiqué afin de nous démêler:
TORONTO: Kirk Muller (NYI), Don Beaupre (OTT)
OTTAWA: Damian Rhodes (TOR), Wade Redden (NYI)
ISLANDERS: Ken Belanger (TOR), Martin Straka (OTT), Bryan Berard (OTT)

La saga Muller laissa des traces chez les partisans des Islanders. Il est généralement associé au début de l'ère Milbury, une ère interminable pour l'ancienne dynastie.

Mentions honorables:
Richard Zednik (10 matchs 2006-07), Craig Janney (18 matchs 1998-99), Cliff Ronning (40 matchs 2003-04), Thomas Vanek (47 matchs 2013-14), Brian Rolston (49 matchs 2011-12), Wendel Clark (58 matchs 1995-96), Olli Jokinen (82 matchs 1999-00), Trevor Linden (107 matchs 1997-99), Doug Weight (107 matchs 2008-11)


DÉFENSEURS

Alexei Zhitnik
89 matchs (2005-07)


Joueur de longue date des Sabres pendant les années Hasek où il était l'un des rares défenseurs offensifs, Alexei Zhitnik s'amena à Long Island après le lock-out de 2005. Il joua une soixantaine de matchs en 2005-06 comme défenseur #1 des Islanders (sinon on trouvait des Chris Campoli, Brent Sopel et autres Radek Martinek) avant de se blesser pour le reste de la saison. Il joua ensuite 30 autres matchs la saison suivante avant d'être échangé aux Flyers. 

Il était alors clairement dans la phase nomade de sa carrière alors qu'il fut échangé un autre 30 matchs plus tard aux défunts Trashers d'Atlanta. Il joua une dernière saison à Atlanta en 2007-08 et joua ensuite deux autres saisons dans la KHL avant de prendre sa retraite.


Garry Galley
56 matchs (2000-01)

Comme vous pouvez voir, je n'avais guère d'histoires croustillantes à discuter en défense (Zhitnik...wow) alors pour le deuxième poste de défenseur j'ai opté pour un joueur que je pourrais classer dans mon autre série, celle des ''Joueurs oubliés des 90's''; le Longueuillois (note à moi-même, vérifier comment on appelle les gens de Longueil) Garry Galley. Anyway il a plutôt grandi à Ottawa.

Défenseur fiable pendant plus de 17 saisons et presque 1200 matchs et 600 points, Galley est surtout reconnu pour ses passages à Boston auprès de l'escouade de Raymond Bourque ou bien avec les Flyers avec qui il connut ses meilleures saisons (62 points en 92-93 et 70 points en 93-94). Il joua aussi pour les Capitals et les Sabres en plus de deux séjours avec les Kings où il débuta sa carrière en 1984 et où il joua trois autres saisons de 1997 à 2000. Il signa ensuite comme agent libre avec les Islanders pour la saison 2000-01 où il apporta une certaine expérience à la jeune équipe. Il ne joua cependant que 56 matchs (6 buts, 14 passes) avant de se blesser à l'épaule lors d'une bataille avec Vaclav Varada des Sabres. Cette blessure le mit au rancart pour le reste de la saison. Il se remit en forme et désirait continuer sa carrière même à 38 ans. Cependant, aucune équipe ne mordit à l’hameçon et il dut prendre sa retraite.


*BONUS*

Mathieu Schneider
78 matchs (1995-96)

Petit BONUS ici, chose que je fais rarement, mais je trouvais que ma section des défenseurs manquait de punch. Je ne voulais pas inclure Schneider à la base parce que je l'ai mis dans mon équipe des oubliés des Ducks et je ne veux pas toujours parler des mêmes joueurs. Cependant, j'avais cette splendide photo dans mes dossiers d'archives et depuis des années, j'attends de pouvoir en parler. Je ne crois pas avoir déjà vu une photo de hockey aussi laide, mais elle demeure la seule trace de Schneider avec un ''C'' de capitaine (par intérim).

J'avais raté ma chance avec mon autre série (coudonc j'ai donc bien des séries) sur les capitaines (et ceux par intérim) alors voici venu le temps d'en parler. De plus c'est une manière de continuer l'histoire de ces nombreux échanges Milburiens de 1996 discutés plus hauts avec Straka et Muller.

Obtenu en même temps que Muller dans l'échange de Pierre Turgeon, Schneider ne bougonna pas comme Muller et fit son temps à Long Island, participant même au match des étoiles de 1996. Quoique peut-être que son départ de Montréal était plus prévisible que celui de Muller (insérez rumeur d'adultère avec la femme de Patrick Roy ici). Cependant, comme Muller avant lui, il prit le chemin de Toronto lors d'un autre échange controversé de Milbury. Il s'en alla avec les Maple Leafs en compagnie de Wendel Clark (qui fit un retour à Toronto) en retour de 4 joueurs dont le défenseur Kenny Jonsson et un choix de 1re ronde en 1997 (qui devint Roberto Luongo).

En tout, Schneider (le Paul Coffey des pauvres) joua en tout pour 10 équipes durant sa carrière mais à l'époque les Islanders n'étaient que sa deuxième.


Mentions honorables:
J.J Daigneault (18 matchs 1997-98), James Wisniewski (32 matchs 2010-11), Reed Larson (33 matchs 1988-89), Marek Zidlicky (53 matchs 2015-16), Craig Ludwig (75 matchs 1990-91), Tom Poti (78 matchs 2006-07), Lubomir Visnovsky (112 matchs 2012-15)

GARDIEN

Felix Potvin
38 matchs (1999)


Histoire de terminer dans la même veine, voici un autre ex-Leaf qui s'amena à Long Island. En plus il fut échangé contre un autre membre de l'échange à trois équipes (Muller-Straka-etc...) mentionné plus haut. Je voulais d'abord élire Richard Brodeur à sa place mais j'ai déjà parlé de lui dans un autre article (voir texte du 3 mars 2018).

Ayant été supplanté à Toronto par le nouveau venu Curtis Joseph, Felix Le Chat ne joua que très peu en 1998-99 (seulement 5 matchs) avant d'être échangé aux Islanders en janvier 1999 contre Bryan Berard. Comme la majorité des joueurs des Islanders circa 1996-2001, il eut un parcours de misère avec l'équipe; fiche de 2-7-1 en 1998-99 et 5-14-3 en 1999-00. Il ne joua d'ailleurs jamais pour eux en l'an 2000, étant plutôt échangé aux Canucks en décembre 1999 dans un échange impliquant Kevin Weekes et d'autres joueurs. Au moins son célèbre masque fonctionnait quand même bien dans les couleurs des Islanders.

Potvin continua de jouer du hockey médiocre avec les Canucks mais connut une certaine renaissance en 2001 lorsqu'il fut échangé aux Kings où il joua 2 bonnes saisons sur 3. Il termina sa carrière en 2004 après une saison passée avec les Bruins. Il était supposé revenir après le lock-out avec les Thrashers mais apparemment qu'il aurait refusé de signer un contrat à deux volets et prit plutôt sa retraite à ce moment-là.


Mentions honorables:
Richard Brodeur (2 matchs 1979-80), Roberto Luongo (24 matchs 1999-00), John Vanbiesbrouck (44 matchs 2000-01), Ron Hextall (65 matchs 1993-94), Chris Osgood (103 matchs 2001-03), Evgeni Nabokov (123 matchs 2011-14)